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Carnets de campagne

Catégorie : Actualité,Le Parti socialiste,Réflexions | Par pierre.moscovici | 23/09/2011 à 16:55

Décidément, j’ai un peu de mal, faute de temps, à conserver une régularité satisfaisante sur ce blog. Je n’imaginais pas forcément, il y a trois mois, que la campagne des primaires serait aussi prenante, mais les différentes tâches d’un « coordinateur » – l’expression veut tout et rien dire – ajoutées à l’exercice de mes mandats locaux, me laissent peu de liberté. Alors, c’est l’impression de cette campagne que je veux vous livrer, à travers trois notations.

Je l’ai dit dès le lendemain, je le répète ici : ce débat a au contraire été un succès, et le premier vainqueur en a été le Parti socialiste

Je reviens, d’abord, sur le débat des candidats sur France 2, le 15 septembre. On pouvait en craindre beaucoup – la droite y avait au contraire mis quelques espoirs. Le pire eût été que la compétition, normale, vire à la confrontation ouverte, qu’elle laisse derrière elle un goût amer de division. Il n’était pas non plus acquis que l’exercice, inédit, soit un succès, d’autant plus que le souci de l’équilibre et la crainte ressentie par certains d’un échange direct, certes non formulée, avaient abouti à une organisation rigide, un peu protocolaire, donc a priori peu vivante. Ajoutons à cela la prudence, voire la tension inhérentes à l’enjeu : un échec n’aurait en réalité surpris personne. Je l’ai dit dès le lendemain, je le répète ici : ce débat a au contraire été un succès, et le premier vainqueur en a été le Parti socialiste.

L’audience du débat témoigne à l’évidence d’une attente de gauche, d’un désir d’alternance d’une grande puissance

En effet, comme toujours dans un débat, chacun aura apprécié son ou sa champion(ne) – c’est logique, il n’y a pas de KO dans ce type de rencontre. Il m’a semblé, à moi, que François Hollande n’est pas apparu – c’est même un euphémisme – comme le moins préparé au seul combat qui vaille, à la bataille qui nous rassemble, à l’élection présidentielle elle-même, à la confrontation avec Nicolas Sarkozy. Mais l’essentiel était ailleurs. Cet échange, de bonne facture même si quelques mises en cause, accentuées dans le courant de la semaine suivante, n’étaient pas indispensables, a rencontré un public surprenant – près de 5 millions de téléspectateurs. C’est un record pour ce type d’émission, on a retrouvé là les audiences recueillies par le candidat Sarkozy en 2005-2006, à l’époque où il semblait pouvoir donner un coup de jeune à la politique française, où il suscitait un espoir, dévoyé certes, fallacieux évidemment mais réel, à l’issue de 12 ans de chiraquisme. Cette audience est une bonne nouvelle pour nous, c’est un coup dur pour la droite. Elle témoigne à l’évidence d’une attente de gauche, d’un désir d’alternance d’une grande puissance. A nous, maintenant, de nous en montrer collectivement dignes.

Nous ne devons pas avoir peur du débat

Je tire trois leçons de cette réussite. D’abord, que nous n’avons pas à avoir peur du débat. Deux autres émissions sont prévues, le 28 septembre et le 5 octobre : je souhaite qu’elles soient moins compassées, plus libres, qu’elles permettent des échanges plus directs – moins longs aussi – entre les candidat(e)s, sur les grands sujets – économiques, sociaux, sociaux, écologiques, institutionnels – qui seront au coeur de l’élection présidentielle. Ensuite, que nous avons – ce n’est pas contradictoire avec ce qui précède – l’obligation, le devoir même de maîtriser ce grand débat. Les médias, cette semaine, ont souvent titré sur la « tension » entre les équipes, voire entre les candidats eux-mêmes, ils se sont parfois réjoui des oppositions qui semblaient surgir. C’est, en réalité, l’écume des choses. La primaire ne s’y résume pas, elle est plutôt de bon niveau. Mais il y a là comme un avertissement qui doit être entendu par tous. On peut, on doit même, faire apparaître les différences entre les candidat(e)s. C’est l’objet même de la primaire. Comment procéder au choix, décisif, de celui ou celle qui nous représentera demain pour faire gagner la gauche si l’on évite les comparaisons ? Elles sont légitimes et même nécessaires.

Gardons-nous des attaques personnelles, des agressions inutiles

Gardons nous toutefois des attaques personnelles, des agressions inutiles. Celles-ci donnent à la droite les atouts pour, demain, critiquer notre candidat(e), afin de l’affaiblir. C’est ce qui s’était passé en 2006-2007, c’est ce que nous devons éviter cette fois. C’est pourquoi, si la critique de telle ou telle proposition est acceptable – et en retour réfutable – les soupçons portés sur les qualités individuelles des uns et des autres ne le sont pas. Dernière leçon, enfin : nous devons nous préparer à une primaire plus nombreuse que prévu. L’affluence, au final, nous décevra peut-être. Mais nous ne saurions être dépassés par notre éventuel succès. Chaque électeur potentiel doit pouvoir être accueilli : il faut pour cela prévoir les bureaux de vote, les moyens de contrôle, les bulletins de vote nécessaire, pour une primaire irréprochable, qui nous donnera une force incroyable, qui constituera un atout décisif face à la droite.

Quelques mots, brefs, sur la prestation de Dominique Strauss-Kahn à TF1. Il souhaitait ces explications, elles étaient attendues, elles ont été très suivies. Son propos a été clair : il a reconnu une faute morale, il ne s’est pas prononcé sur la primaire, il a montré les qualités d’économiste qu’on lui connait. Son avenir, on l’a compris, est à construire : je suis convaincu qu’il sera voué à la chose publique, et à gauche. Mais laissons lui le temps, en reprenant sa propre formule : on verra ! On a beaucoup, trop, parlé du « pacte » qui l’aurait lié à Martine Aubry – et aussi à Laurent Fabius. Il est presque étonnant que ce soit un sujet de polémique – tout au plus est-ce un objet de contradictions, les versions des protagonistes étant différentes. Pour ma part, je l’ai toujours dit, je n’ai jamais adhéré à ce type d’accord. On s’en souvient, je n’ai pas suivi la démarche des « reconstructeurs » au Congrès de Reims, et mon choix d’aujourd’hui, quoi qu’en disent curieusement certains ici, est parfaitement cohérent avec mes options d’alors. Mon soutien à Dominique Strauss-Kahn n’était pas automatiquement transférable à une autre personnalité, ma fidélité va d’abord aux convictions et aux positions sociales-démocrates que nous avons défendues si longtemps ensemble, et que je porte désormais, avec beaucoup de mes amis, aux côtés de François Hollande.

François Hollande a, pour moi, le mérite de creuser un sillon, de garder un cap, marqué par un triptyque : la vertu budgétaire, la justice sociale et fiscale, la préparation de l’avenir

Ma dernière observation porte justement sur la campagne que mène celui-ci. Nous travaillons désormais quotidiennement ensemble, de manière fluide et agréable, avec une équipe diverse qui a su trouver sa cohésion – mieux encore son harmonie. Il a, pour moi, le mérite de creuser un sillon, de garder un cap, marqué par un triptyque : la vertu budgétaire, indispensable, la justice sociale et fiscale, nécessaire à la recherche de l’égalité, la préparation de l’avenir, notamment par l’éducation, l’investissement, pour la jeunesse. Pour avoir accompagné François Hollande deux fois cette semaine, en Corse et dans mon pays de Montbéliard, j’ai pu constater qu’il est désormais vu par beaucoup – ouvriers, retraités, enseignants, cadres, étudiants, commerçants, femmes et hommes… – comme le prochain candidat socialiste à la présidentielle. Il y est prêt.

Est-ce à dire, comme certains l’insinuent, qu’il s’y verrait déjà ? Je vois poindre, ici et là, un subtil procès en arrogance. Eh bien, non, ce n’est pas son état d’esprit, ce n’est pas le mien. Il a, bien sûr, la sérénité et la détermination de celui qui sent la victoire possible. Mais il a aussi l’humilité du candidat, qui se réjouit de bons sondages mais sait que seule l’élection compte, et la vigilance du bon politique qu’il est. C’est pourquoi il fera, et nous ferons avec lui, une campagne active, une campagne de terrain, dans la France entière, jusqu’au dernier jour. Je vous en tiendrai évidemment informés.

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70 commentaires

  • stone dit :

    Une remarque très triviale à propos du vote aux primaires : il faut être vigilant en ce qui concerne la sécurité des euros versés surtout s’il y a bcp d’électeurs et en particulier, bien sûr, en début de soirée. Peut-être a-t-on prévu des plantons à l’entrée des bureaux puis qu’on ne peut faire appel à la police,je pense.Il faut bien penser que ces sommes même minimes peuvent en tenter certains!!!…

    • denise dit :

      Ravie de lire que tu as ce souci, j’ai le même et on s’est un peu moqué de mon inquiétude. Du coup, effectivement, j’ai « distribué » quelques adhérents un peu plus baraqués que la moyenne dans les bureaux pour la clôture.

    • Jonas dit :

      C’est un souci totalement légitime, que je partage, notamment parce que j’ai l’intention de faire un don conséquent au PS à cette occasion, pour les primaires et la campagne présidentielle.

      • GEORGE NICOLE dit :

        tu peux faire un chèque à l’ordre de ADFPS et l’envoyer directement 10 rue de Solférino, tu ne tenteras pas le diable et tu recevras un reçu fiscal de 60 % du montant de ton chèque

  • Ben dit :

    Ces primaires sont des primaires de premier tour, destinées à une cuisine électorale interne au parti socialiste. L’électeur de sensibilité anti-sarkozyste qui a envie de savoir pour qui il risque de voter au deuxième tour de la primaire, sommé de signer la déclaration « Je me reconnais dans les valeurs de la Gauche et de la République, dans le projet d’une société de liberté, d’égalité, de fraternité, de laïcité, de justice et de progrès solidaire », n’ira pas forcément beaucoup plus loin.

    La série de concepts égrenés depuis liberté jusqu’à la fin de la phrase n’est pas stupide. En revanche le caractère de serment d’allégeance que constitue l’adhésion à ce que les organisateurs appellent « la Gauche » est liberticide et en contradiction avec les mots liberté et laïcité qui sont écrits plus loin. La droite et la gauche sont des coalitions hétéroclites, mais qui sont matériellement nécessaires pour former des majorités. Donc le mot « gauche » est un mot purement technique. L’écrire avec un G majuscule, c’est constituer une idolâtrie, un opium du peuple, dirait Marx. Le mot République veut dire qu’on n’est pas favorable à une monarchie, mais la République de Venise était une oligarchie. Donc il n’est pas question pour moi de dire amen à n’importe quel type de régime républicain.

    Cette manière de réclamer une allégeance a quelque chose de semblable avec la demande de certains UMP d’instituer une « allégeance aux armes de la France ». Dans les deux cas il y a une volonté d’embrigadement et d’atteinte à la liberté (d’objection) de conscience.

    Je crois en ce que je veux. Je voterai pour qui je veux au deuxième tour. Et tant pis pour les serments et les prêtres des religions à serment.

    • Ben dit :

      Je renvoie au chapitre sur Karl Marx dans « Étapes de la pensée sociologique » de Raymond Aron, dans lequel le communisme est analysé comme un phénomène religieux qui partage avec le judéo-christianisme une eschatologie, c’est à dire un horizon lointain où tout est censé devenir meilleur.

      • h-toutcourt dit :

        IL est vrai que Raymond Aron, lui, faisait encore mieux:

        Apôtre du libéralisme, il pensait à l’instar d’un autre Raymond (Barre) que les masses laborieuses ne sont pas là pour cet « horizon lointain », mais pour se priver tout de suite (« il faut que la France maigrisse! »), dans l’intérêt bien entendu de « la compétitivité » de nos capitalistes…

        Résultat: ceux-la ont aujourd »hui des montagnes de pognon, qu’ils ne peuvent même plus prêter à ceux qui en auraient besoin car ils craignent de ne pouvoir être remboursés…
        On a déjà connu ce scénario, c’est celui des années trente qui avait suivi « la belle époque » (pour les riches): l’issue fut une dévalorisation de tous les actifs, et la ruine générale pour tous!
        Moralité: A trop vouloir gagner…
        ET pour les intellos en chambre, pro-Aron: A trop vouloir bavasser…

    • h-toutcourt dit :

      A lire son deuxième commentaire ci-dessous, on comprend que pour Ben la parole donnée n’ait aucune valeur (« Je crois en ce que je veux. Et tant pis pour les serments…)
      Mais, au fait: personne n’oblige à participer en clandestin à ces primaires, tout comme personne n’obligeait à un pseudo d’imposture sur le blog de Peyrelevade…

  • marie mcb dit :

    Excellente intervention, hier, sur France 5. Vous étiez plus zen que lundi dernier. La victoire aux élections sénatoriales a été gagnée parce que vous êtes plus crédibles que vos adversaires.
    Continuez sur ce chemin, avec loyauté, honnêteté et vérité.
    Les Français ne supportent plus l’injustice ni les mensonges.
    DSK peut prendre part à ce succès, car sa dignité et son courage forcent l’admiration.

  • Valérie dit :

    Et les seniors, on les oublie ? On est vite licencier mais on galère pour retrouver un travail. Et ce, de plus en plus. Alors, comment garder notre dignité et arriver jusqu’à l’âge de la retraite dans de telles conditions ?

    Et, ne venez pas encore parler de contrats aidés, ce n’est pas ce que l’on recherche. Par contre, il faudrait penser à une baisse des charges sur les salaires. bien plus intéressant pour les entreprises ET les salariés qui ont un travail pour leurs compétences et de ce fait, ne se sentent pas « diminuer » par une forme détournée d’assistanat.

    Bref, il est temps que les politiciens se mettent à la place des citoyens; Vous, la cinquantaine arrivant, vous sentez-vous « fini » ? Je suppose que non. parfait, nous aussi !
    Vous, la cinquantaine arrivant, préfériez-vous un emploi « aidé » ou être considéré comme un salarié à part entière ?

    Il est temps de remettre à plat tout un système dépassé. Il est temps de baisser les charges sur les salaires pour les artisans/PME/PMI (principaux employeurs) pour que la structure pour facilité l’emploi soit adaptée à l’évolution sociétale et économique.

    Qui aura le courage de revoir ce système périmé et favorisant l’assistanat et les emplois « aidés » au détriment d’un travail respectable alors que nombre de salariés veulent s’investir et apporter leur savoirs et leurs compétences ?

    Qui aura le courage de revoir le système financier (impôts, banques, etc …), périmé, inadapté et injuste ?

    Qui aura le courage de revoir le système scolaire dépassé et inadapté ? Est-il encore normal de surcharger des classes, d’en fermer autant alors qu’une répartition serait plus judicieuse. Alors qu’il est inacceptable que des enseignants (secondaires, université …) ne sont en face à face avec les élèves que quelques heurs par semaine et ont autant de vacances ? Ne serait-il pas plus intéressant, stimulant et judicieux de créer un autre rythme d’enseignement qui permettrait aux élèves, aux enseignants, aux parents, de se retrouver dans d’autres conditions pour un complément d’enseignement, pour des aides ponctuelles, pour aborder autrement un programme ? Moins de vacances, plus d’implications des enseignants avec en contre-partie, un métier valorisé humainement et financièrement.

    Conclusion : qui aura le courage, la ténacité et la lucidité d’adapter et de rénover notre pays à la réalité d’aujourd’hui ? Il est plus que temps de réagir au plus vite !

    • denise dit :

      Et qui prendra le temps de lire ce que chacun propose au lieu de laisser accroire que les « politiciens » ne savent rien et ne s’occupent de personne ! La réponse à la plupart de vos questions, vous les trouverez dans le projet socialiste.
      Ne méprisez pas trop ceux qui ont besoin d’un emploi « aidé » toutefois ; regardez autour de vous, vous en rencontrerez.
      Mais une remarque : quand vous écrivez  » Il est temps de baisser les charges sur les salaires pour les artisans/PME/PMI (principaux employeurs) pour que la structure pour facilité l’emploi soit adaptée à l’évolution sociétale et économique. » vous pensez à quoi exactement ? Sortir les cotisations familiales des salaires pour les passer sur l’impôt est et sera probablement proposé. Mais pour le reste, que fait-on ? On supprime les cotisations des salariés et des employeurs pour leur santé, pour leur retraite ?
      Quand vous concluez :  » qui aura le courage, la ténacité et la lucidité d’adapter et de rénover notre pays à la réalité d’aujourd’hui ?  » il serait intéressant de savoir à quoi vous voulez adapter notre pays et ce que vous voulez rénover et pour ressembler à qui ?

  • h-toutcourt dit :

    Plus fort que la valls hollandaise,
    2012 ETAT D’URGENCE, par François Bayrou,
    Ni à droite, ni à gauche, tout à la fois et son contraire…

    1/ Tout pour la GUERRE économique !
    « C’est une guerre que nous avons à livrer. Guerre qui ne dit pas son nom…
    Pour gagner une guerre, il faut se concentrer sur l’essentiel… savoir par quoi commence la survie d’abord et la victoire ensuite. » (p.7-8)
    En quatre générations avant nous, quatre guerres: la guerre de70, avec l’arrachement de l’Alsace et la Lorraine, la guerre de 14, avec son million presque et demi de jeunes hommes morts, la sève de notre pays, la guerre de 40 avec les destructions physiqueset, c’est pire, la ruine morale, l’Algérie, avectant de gâchis et d’incompréhensions. De tout cela, nous sommes sortis plus grands, plus forts, plus jeunes. (p.16-17)
    [Mais c’est « Frankreich über alles »!]

    1-bis/ Non, tout pour la MONDIALISATION heureuse !
    « Il n’y aura pas de protectionnisme français.
    Encore moins y aura-t-il un protectionnisme européen.
    Le protectionisme européen ne peut tout simplement pas exister en 2012.
    C’est une immense duperie intellectuelle que de proposer un programme qui requiert l’assentiment de nos voisins, tout en sachant avec certitude que ces voisins n’y souscriront jamais. Jamais au grand jamais. » (p.40-41)
    [Et que croyez vous que disent à nos voisins, leurs hommes politiques…?]
    « Parmi les différences qui rendent la compétition difficile entre nous, Européens, et le reste du monde, en particulier l’Asie, il en est que nous n’effacerons pas… la différence de prix du travail.
    D’ailleurs, cela ne durera pas: l’aspiration au progrés social aura son prix, y compris en Chine et en Inde, chez eux demain, comme elle a eu son prix chez nous hier. » (p.41-42)
    [Hier, il n’y avait précisément pas la financiarisation mondialisée pour laminer les acquis sociaux!]

    1-ter/ Non, finalement tout pour la lutte contre l’OMC !
    « Il est bien plus innacceptable que la concurrence soit artificiellement faussée par des décisions politiques qui avantagent les uns au détriment des autres. » (p.42)
    [Comme le sketch de Bourvil: la concurrence capitaliste par l’exploitation de la misère, oui! la concurrence politique par la monnaie, non!]
    « Tant qu’il est encore temps, l’Europe devrait agir. Elle devrait au moins parler d’une voix forte dans le cadre de l’OMC, où s’éternisent des discussions secondaires, alors que tout le monde est muet sur l’essentiel, sur la déstabilisation dont souffrent nos producteurs exposés à une artificielle concurrence. » (p.44)
    [Comme Roger Pierre et Jean-Marc Thibaud: si nous, l’Europe, n’avions pas Pascal Lamy à l’OMC pour nous empêcher, vous, les chinois, seriez bel et bien embêtés, vous savez!]

    2/ Une seule solution: la MOBILISATION GÉNÉRALE !
    « Peut-on en sortir? Il le faut. Que faut-il faire? Cibler le sujet…
    C’est le programme de Clémenceau en mars 1918: Ma doctrine, dans les circonstances actuelles, c’est que nous sommes en guerre, c’est qu’il faut faire la guerre, ne penser qu’à la guerre, c’est qu’il faut avoir nos pensées tournées vers la guerre et tout sacrifier aux règles qui nous mettraient d’accord dans l’avenir si nous pouvons réussir à assurer le triomphe de la France… » (p.62-63)
    [Mais Clémenceau avait aussi dit: la guerre est une chose trop sérieuse pour qu’on la laisse aux… professionnels de la chose! A méditer…]

    2-bis/ Oui, tout pour l’OFFRE plutôt que la demande!
    « Les choix ici défendus reposent sur une option économique, favoriser l’offre plutôt que la demande.
    La pensée des keynesiens les plus simplistes m’a toujours laissé perplexe.
    Vous faites peut-être repartir la machine économique, mais chez le voisin , ou le lointain. Vous devenez soutien de choix à l’économie allemande ou à l’économie chinoise. » (p.70-71)
    [Au lieu de mettre en cause la vision conflictuelle de l’économie, mieux vaut tous s’affamer mutuellement car… Je veux ne pas qu’un autre en profite!
    On retrouve bien là tout l’idéal du libéralisme]
    « Si l’on doit aider un secteur de l’économie, ce doit donc être le secteur de la production, afin qu’il réponde… à la demande, et non pas le secteur de la demande qui ne peut faire naître… une production. » (p.71)
    [C’est la poule qui fait l’oeuf, et non l’oeuf qui fait… ce genre d’ânerie que les keynésiens n’ont pas fini d’éradiquer…]

    3/ L’exemple ALLEMAND:
    « …il y a à peine sept ans, une étude présentait l’ensemble des décisions que venait de prendre le chancelier socialiste Gerhard Schröder [Agenda 2010].
    L’annonce de ce plan entraîna la rupture de la majorité de gauche. Quelques mois après le début de son application, Angela Merkel entrait à la Chancellerie … Elle en confirmait l’orientation et elle y ajoutait un rééquilibrage des finances publiques et un allègement des charges sociales pesant sur le travail par une augmentation de la TVA (trois points…) » (p.66, 68)
    [Ach…, meine damen und herren, gross malheur !]

    3-bis/ Et non au DIRIGISME!
    « Il faut surtout inciter à reconquérir les champs de bataille considérés comme perdus.Encore faut-il vraiment inciter.
    J’écris inciter, et pas diriger. Une des grandes lignes de clivage de la vie politique, c’est la frontière qui sépare ceux qui croient que l’Etat peut faire à la place des gens, à la place de la société, et ceux qui n’en croient rien. J’appartiens sans hésitation à la seconde catégorie.
    Il ne faut rien comprendre à l’écologie des sociétés, au biotope des sociétés, pour imaginer qu’il puisse exister un pouvoir central assez intelligent, imaginatif, pour répondre tout seul aux milliers d’attentes, de besoins, de hasard qui font la vie » (p.72-73)
    [Pourtant, vous nous expliquiez qu’il nous manque la main de fer d’un Schröder ou d’une Merkel…]

    3-ter/ Alors, tout pour le COMMISSARIAT AU PLAN !
    « Nous n’avons plus l’outil collectif qui permette de réfléchir ainsi ensemble avant de partager, entre pouvoirs publics et secteurs industriels, grandes entreprises et PME, bien sûr indépendantes… mais d’une certaine manière [laquelle?] solidaires, une stratégie nationale.
    Cet outil a existé. C’était le Commissariat au plan… Par sa fonction, il était moderne en nourissant un débat collectif sur les grandes orientations à prendre. Un tel lieu de réflexion est (re)devenu indispensable. La France a besoin d’un Conseil de la production… » (p.74)
    [En somme, une sorte de GOSSPLAN! C’est bien la peine que Peyrelevade se décarcasse à écrire « l’illusion collectiviste » dont il nous a donné la primeur sur son blog!]

    4/ Et pour l’EUROPE, vive la coopération, vive le plan!
    « Une coopérative, ce n’est pas seulement un pacte de solidarité: c’est une entreprise qui a sa personnalité juridique, qui peut prendre des risques et assumer sa part d’initiative.
    Il était du devoir de l’Union européenne, ou de la zone euro, d’assumer cette responsabilité. Les institutions auraient dû assumer un plan d’investissement en direction de l’innovation, financé par une émission d’obligations européennes. De même, elles auraient dû apporter leur garantie, du plus haut niveau de sûreté, au refinancement de la dette des pays en difficulté: Fonds européen, émettant des obligations européennes, pour répondre, après négociation avec les gouvernements, aux besoins de refinancement des Etats en difficulté devant les marchés. » (p.109)
    [Mais, c’est du Mélenchon…!]
    « On voit que l’union européenne sera trés vite à son heure de vérité. Nous ne sommes pas des intérêts nationaux en perpétuelle confrontation. Nous sommes les coopérateurs de notre avenir.  » (p.110)
    [Là, comme disait Coluche, on ne comprend plus le début du livre qu’on avait lu…]
    « Il faudra bien trouver une issue le jour, plus proche qu’on ne le croit, où un grand pays de la zone euro se trouvera attaqué. Les autres pays partenaires ne pourront pas suivre. Alors contraints et forcés, les dirigeants européens feront ce qu’ils auraient dû décider depuis le début. On aura simplement perdu des années, des centaines de milliards auront été exposés… [Euh, plutôt explosés!]  » (p.110)
    [C’est donc pour ça que le ton change à cet endroit, tout comme chez Peyrelevade… Ce n’était finalement, comme dit Marine Le Pen, qu’une question de pogon!]

  • titeuf dit :

    hello pablo , tonio ,cricri,bangor ,christine :

    Ne perdez pas votre temps à écrire sur ce blog car Moscovici et Hollande se foutent de ce que vous racontez et de vos commentaires.

    Ils veulent faire du buzzz sur internet et c’est tout.

    • Bangor dit :

      Je ne connais pas Hollande mais je sais que Pierre lit les commentaires publiés sur son blog en l’absence de toute censure.

    • Pablo dit :

      En même temps, j’écris ici plus pour débattre avec les gens que pour m’adresser à Moscovici ou à son équipe en attendant une réponse personnalisé.

      Je pense qu’il nous lit, assurément moins ces temps-ci, puisqu’il répond toujours d’une manière ou d’une autre à certaines remarques, généralement des reproches, laissés par les bloggueurs.

  • cricri dit :

    Je lis les commentaires, je ne pense pas que le bilan comparatif d’Aubry et d’Hollande à la tete du Ps et les differents congrés intéressent les sympathisants de gauche. Par contre le vrai projet d’Hollande, oui (Hollande avait dit au débat que ses principales mesures, contrat génération et embauche de profs, ne seraient pas aplliqués si il n’y avait pas de croissance, belle crédibilité…)et pas seulement des généralités comme « priorité à la jeunesse, à la réforme fiscale…la guerre c’est pas beau, l’eau ça mouille ». Cahuzac soutien d’Hollande avait dit il y a qques semaines que si Hollande gagnait les primaires il devrait faire des propositions adaptées au contexte actuel sans tenir compte du projet Ps dépassé. Aprés Peyrelevade autre soutien d’Hollande qui proposait une protection sociale moins « confortable », on a qques éclaircissements avec le soutien d’Hollande Jean Pierre Jouyet, ex-ministre de Sarko et responsable de l’AMF un des piliers de la spéculation financiere mondiale. Pour lui il faut un programme « à la Schreoder: coupes sombres dans les budgets sociaux, dérégulation du marché du travail…passer d’une austérité de droite à une austérité de gauche autant garder Sarko. Au moins avec Aubry le projet économique et social est crédible, financé et sera appliqué par une équipe cohérente et ayant travaillé ensemble pendant 3ans.

    • Bangor dit :

      Il faudrait cesser de dire ce qui intéresse les sympatisants de gauche. Apparemment, et ils auront l’occasion de le confirmer lors de la primaire, ce ne sont pas les positions d’Aubry qui sont privilégiées. Faisons preuve d’un peu de patience et nous constaterons si Aubry est majoritaire ou si Royal obtient entre 30 et 50 % des suffrages au premier tour. En attendant, il serait souhaitable de tenir un langage de vérité aux français. En quoi est-il scandaleux de dire qu’un certain nombre de mesures devront être différées s’il n’y a pas de croissance ? Au moment où certains états risquent de faire faillite, il faudra faire preuve d’une rigueur que nous ne soupçonnons pas et il ne faut pas le cacher.

      • denise dit :

        Absolument. Et nous ne sommes peut-être pas au bout de nos surprises. La droite est coutumière de cacher au maximum l’état de leur gabegie. Et même si la comparaison n’est pas totalement pertinente, cela me rappelle l’état dans lequel nous avons trouvé les finances du département d’Indre-et-Loire quand nous l’avons gagné la 1ère fois. La majorité sortante avait caché derrière le radiateur un audit qui faisait état d’une quasi faillite et qui annonçait qu’une hausse des impôts était urgente. Et évidemment, c’est la gauche qui a dû la faire. Ceci pour dire que l’étendue des dégâts peut être encore pire que ce que nous imaginons. Il faut donc être prudent. Dès que FH (ou Aubry ou un autre) est élu président, il faut qu’il fasse faire immédiatement un état des lieux et qu’il explique aux français et qu’il dise en fonction de ça et ça voilà ce que nous prétendons réaliser et en combien de temps et chaque étape et/ou chaque difficulté nouvelle sera présentée aux français. Un peu du style conversation au coin du feu à la Mendès-France, vous voyez.

  • tonio75 dit :

    Sans compter que Martine Aubry a connu de deux défaites électorales : l’élection législative de 2002 et les élections européennes de 2009.
    Les partisans de Martine Aubry devraient être plus modestes à l’avenir.

    • Pablo dit :

      Et ceux d’Hollande un peu plus malin, car si Aubry a perdu l’élection législative en 2002 elle n’était pas candidate aux européennes en 2009.

      • tonio75 dit :

        Elle était quand même première secrétaire. La défaite des élections européennes était en relation avec le déroulé du Congrès de Reims. Après avoir critiqué la synthèse de Francois Hollande, on a connu la division.
        Martine Aubry peut-elle rassembler tous les socialistes? avec Ségolène Royal après les bourrages d’urnes des amis de Guerini au profit de Martine Aubry? avec Arnaud Montebourg après avoir méprisé son rapport sur l’affaire Guérini?

        Francois Hollande a démontré qu’il a pu nous rassembler dans des moments difficiles. Après le 21 Avril 2002, il était présent. Lionel Jospin nous avait lâché… Laurent Fabius, Martine Aubry et DSK se camouflaient derrière lui tout en préservant leurs petites ambitions personnelles.
        Si Martine Aubry n’était pas satisfaite du travail de Francois Hollande, pourquoi n’avait-elle pas déposé une motion lors du Congrès du Mans de 2005? Un manque de courage politique? Ou comment laisser Francois Hollande faire le sale travail.

        • Pablo dit :

          Plusieurs choses:

          1) J’aime bien parce qu’on crédite souvent Hollande des victoires de 2004 – c’est le jeu politico-médiatique – alors qu’on a simplement jouer la carte du vote sanction et du vote utile pour gagner. Et je constate qu’à sa manière, malgré quelques propositions, il nous rejoue un peu le même registre pour promouvoir sa propre candidature.

          2) L’enjeu des primaires n’est pas de savoir qui peut ou non rassembler les socialistes. C’est sur que l’unité aidera pendant la campagne présidentielle (cf 2007), mais c’est pas sur ce critère que les sympathisants viendront voter. Et puis quand j’entends les amis d’Hollande critiquer le mariage des carpes et des lapins autour de la candidature d’Aubry, pour nous parler ensuite de sa capacité à rassembler, ça fait un peu sourire.

          3) Hollande a eu le mérite d’assurer la cohésion de la famille socialiste après 2002, comme Aubry a le mérite d’avoir remis le PS en marche après l’épisode désastreux de Reims et la claque des européennes, avec les conventions etc.

          4) Hollande a du attendre de quitter ses fonctions de Premier secrétaire pour retrouver une liberté de penser et un discours intelligible et qui porte. Preuve qu’il n’a pas su s’imposer à temps. C’est ce qui me gène énormément dans sa démarche aujourd’hui, et justifie pour partie que je ne voterai au premier tour pour lui.

      • Christine dit :

        Il y en a un qui se voit déjà en poste après que Sarkozy lui en ait offert un :

        http://www.mediapart.fr/journal/france/240911/jouyet-en-sulfureux-attache-de-presse-de-hollande

  • tonio75 dit :

    Francois Hollande est attaqué sur son bilan de premier secrétaire.
    Lors du Congrès du Mans en 2005, sa motion  » Rassembler à gauche  » rassemblait DSK, Martine Aubry, Bertrand Delanoe. Ces derniers étaient sans doute bien contents de s’abriter derrière Francois Hollande pour préserver leurs petites ambitions personnelles. Les partisans de Martine Aubry qui ont la plupart voter pour cette motion en dehors de l’aile gauche du PS ne sont pas très bien placés pour critiquer.

    Francois Hollande serait responsable de deux élections présidentielles.Il me semble que Martine Aubry occupait une place plus importante dans le staff de Lionel Jospin.

    Il nous a emmené vèrs de belles victoires électorales : Régionales,Cantonales et Européennes de 2004 et enfin les municipales de 2008.
    Sans oublier LA VICTOIRE DE LA LISTE DE FRANCOIS HOLLANDE AUX ELECTIONS EUROPEENNES DE 1999 CONTRE NICOLAS SARKOZY.

  • titeuf dit :

    les gars , je sais pas si vous savez mais vos commentaires Moscovici ,il s’ en fout completement.
    Ce n’est qu’ une façon de faire parler les gens dans le vide .

    VOUS PERDEZ VOTRE TEMPS À ECRIRE DES KMS DE MOTS QUE JAMAIS PERSONNE CHEZ HOLLANDE OU MOSCOVICI NE LIERONT

    C EST QUE DU BLUFF ET ENCORE UNE FOIS VOUS GOBBEZ !!
    PAUVRE DE NOUS ET DE VOUS AUSSI .

    CE BLOG DISCUSSION N EST QU UN ATTRAPPE NIGAUD !!!

    • bleu-etoiles dit :

      @TITEUF
      tu as raison , en grande partie; c’est pour cela que j’interviens rarement et rapidement; certains prennent cela pour de la faiblesse intellectuelle……

      d’ailleurs , les blogs ou » le pilote » , ne repond jamais, n’ont
      qu’un interet relatif!!!

      au revoir

      • Lilees dit :

        Loin de moi l’idée de critiquer vos interventions, je n’ai pas cette prétention.

        Je me doute bien que votre fidélité à Martine Aubry est tout à fait acquise, et respectable au plus haut point.

  • bleu-etoiles dit :

    F.H ,incapable apres le referendum sur le TCE, en interne, de faire gagner le « OUI »; le nombre de fois ou le PS « n’a pas su apprecier l’évolution de la société » dixit les evaluations sous sa direction de 1er secrt.
    sympathique, blagueur, un bon pote à la  » chirac correzien ».

    je me demande , si quelques uns , n’ont pas de graves problemes de
    mémoire?

    nous avons le choix entre un social-liberalisme mou : F.H ;ou
    une social-democrate rigoureuse : MARTINE AUBRY

    • Pablo dit :

      Je voterai très certainement Martine Aubry lors des primaires, mais je trouve les critiques à l’égard d’Hollande assez excessives. Qu’elles justifient votre préférence pour un autre candidat soit, mais de là à déconsidérer les choix différents des uns et des autres, faut pas pousser non plus. Beaucoup de soc-dems ont fait un choix de raison plus que de conviction.

    • h-toutcourt dit :

      Le bon pote à la « Chirac correzien », est issu comme le révèle son biographe (très) récent, d’une famille d’extrême-droite dont le père était tête de liste à Rouen!
      Chassez le naturel libéral, il revient au galop…

    • Lilees dit :

      Les attaques personnelles -pour ne pas dire physiques- (les termes « flamby », « mou », « rigolard » etc…) ne grandissent pas leurs auteurs et montrent une faiblesse intellectuelle que je ne saurais légitimer.

      Par ailleurs, je ne vois pas en quoi les tendances politiques familiales des uns et des autres ont à voir dans ce débat.

      De même que la représentation des gens s’engageant à gauche devant vivre comme des chanoines pour prétendre gagner la confiance du peuple est d’un ridicule des plus éhontés.

      Pour en revenir au débat, j’approuve largement l’attitude de F. Hollande quant au nucléaire, plutôt que d’essayer de s’attirer la sympathie des écolos en prônant une sortie immédiatement décidée, le cap de 2025 me semble plus cohérent.

      • lola dit :

        à lilles 17h48/ plusieurs blogueurs s’attardent sur le ‘passé’ de tel ou tel,avec insistance,comme si l’on traînait derrière soi la meute de ses ancêtres ! »vivre comme des chanoines » jolie formule,mais il me semble qu’elle évoque la vie festive et confortable de certains ecclésiastiques,au 18°siècle !et cela ne correspond pas à votre remarque !!à cela près,entièrement d’accord avec vous..

        • Lilees dit :

          Hop là, je pars deux jours et je ne parviens plus à suivre le fil de la discussion :)

          @lola à 12:01
          merci pour cette précision; j’avoue mon manque de culture flagrant. J’ai utilisé le terme avec un rapprochement des plus simplistes (tout comme mon esprit), autrement dit, « chanoines » = moines = indigence.
          Je ne savais pas que l’expression ainsi écrite signifiait vivre dans l’oisiveté la plus totale, ce qui nous rapprocherait de fait de la « pensée » des Aubryistes ;)

    • Christine dit :

      bleu-etoiles : 6 candidats et pas deux !

    • denise dit :

      Je veux bien que l’on considère M. Aubry comme une sociale-démocrate rigoureuse, mais je m’interroge sur son premier cercle, les Fabius, Bartolone, Hamon, Emmanuelli, etc…

  • Alceste dit :

    Puisque P.Moscovici nous rappelle son goût pour l’écriture, maintes fois affirmé, et qu’on est bien obligé d’y voir un grand mérite en ces temps où le verbe volant est préjugé faire recette plus sûrement, notre gratitude contraint à un court mot de commentaire.
    Morceau choisi, donc : « F.H. a, pour moi, le mérite de creuser un sillon, de garder un cap, marqué par un triptyque : la vertu budgétaire, indispensable, la justice sociale et fiscale, nécessaire à la recherche de l’égalité, la préparation de l’avenir, notamment par l’éducation, l’investissement, pour la jeunesse ». Cet éloge, où fleurit la métaphore pour notre plus grand plaisir, est probablement justifié, et d’autant plus recevable qu’on ne voit pas bien en quoi il permet de distinguer F.H. des autres candidats, qui, sauf erreur, revendiquent à même hauteur les mêmes ambitions, chose bien naturelle en somme chez qui se réclame du socialisme. Il faut être juste pourtant, car parmi ces visées communes il y a ici une subtilité qui vaut la peine d’être notée : pas d’austérité budgétaire ici, mais de la « vertu », de quoi nous obliger à une pieuse vénération en somme sans avoir à imaginer, toute révérence gardée, qu’il faille comparer F.H. à d’autres, qui seraient en l’occurrence de petite vertu. Va donc pour la vertu, mais peut-être s’agit-il de cette « virtus » objet de tant de considération chez les Romains, celle-là même qui faisait le « vir », en désignait la « valeur », sans oublier bien sûr la virilité ? Quoi qu’il en soit, on reconnaîtra que dans la banalité habituelle de la rhétorique politique le trait est bien trouvé. De quoi plaire assurément à une très large audience, comme l’atteste le témoignage de l’ami J.-P.Jouyet, aux contours politiques très souples comme chacun sait, qui récemment confiait que F.H. pouvait compter non seulement sur lui-même mais aussi sur son épouse, déclarée, elle, « de droite normale », comme il se doit de nos jours pour des tas de raisons.
    Cela dit, au risque de nous répéter, nous pouvons nous demander ce qu’en pense l’électeur « de gauche normale » (et par conséquent le militant de gauche tout simplement), qui n’est pas nécessairement aussi borné qu’on veut trop souvent le faire accroire, mais qui persiste néanmoins bêtement à vouloir qu’on lui donne encore une chance d’avoir confiance au progrès, même si d’aucuns, trop aisément assujettis, comme ils paraissent, à la violence de la mondialisation, semblent avoir banni le terme, sinon l’idée, de leur champ de vision.

    • lola dit :

      Ce que vous appelez « métaphores » ne sont que de pâles formules éculées,des « figements »qui ne sont là que comme remplissage ou pour faire écho dans les esprits .En fait,vous demandez simplement que les possibles présidentiables parlent clair,débarbouillent leur rhétorique enfumée et annoncent la couleur « primaire »,certifiée grand teint.Quant à la « vertu »,il est assurément fait allusion à la Vertu Républicaine,qui conduit chaque citoyen à se « sacrifier »..pour qui ?pour quoi?

    • Bangor dit :

      Je me demande si l’électeur « de gauche normale », qui n’est pas nécessairement aussi borné qu’on veut trop souvent le faire accroire ne se méfie pas du « militant de gauche tout simplement » ou plutôt s’il ne se méfie pas tout simplement du militant de gauche.
      Je me demande également où vous voulez en venir avec vos attaques incessantes de Pierre Moscovici et François Hollande. Votre style brillant, quoique pompeux et professoral, ne masque ni l’absence de réflexion politique ni votre ignorance des mécanismes économiques et financiers.

      • Alceste dit :

        Cher Bangor, bien que mon cas personnel n’ait aucun intérêt dans cet univers virtuel, je me permets d’abord de vous faire observer que s’il s’agit ici de confronter des points de vue le mien n’a aucune raison de céder a priori à quelque autorité que ce soit. Je le pense aujourd’hui autant que je le pensais il y a très longtemps lorsque, tout jeune encore, j’eus l’audace de me présenter à une réunion de section du PS en exhibant ma dernière trouvaille : un livre collectif qui s’appelait « Qu’est-ce que la social-démocratie ? » (M.Rocard et quelques autres). La section en question étant intégralement occupée par le CERES, j’ai encore aujourd’hui la joie d’y avoir obtenu grand succès, tant furent intéressants les noms d’oiseaux que cette audace me valut … Pour ce qui est du congrès de Metz qui s’est tenu à la même époque, le souvenir est un peu moins heureux, car on y mania volontiers l’injure à l’égard de ceux qui prétendaient prendre en compte, aussi, « les mécanismes économiques », ce qui rend votre réplique d’aujourd’hui plutôt piquante à mes yeux. Ma deuxième observation porte sur la permission que vous croyez pouvoir me refuser d’exprimer mon avis sur les événements, dépourvu que je suis, comme ce qui précède le montre, de « réflexion politique ». Il m’est évidemment difficile de vous prouver que vous n’avez pas tout à fait raison, car il faudrait décrire de quelle façon j’ai pu accompagner, supporter et promouvoir à mon niveau l’action des gouvernements de gauche depuis 81, ce que je ne peux pas faire, car cela n’apporte rien au débat et en tout état de cause toujours attaché que je suis à l’idée démodée d’obligation de réserve. Je dois donc me contenter de revendiquer le droit de m’appuyer sur l’expérience pour exprimer quelques exigences. Mais comme je ne veux pas vous ennuyer davantage, je m’en tiendrai ici à dire mes raisons en un mot pour vous faire plaisir, que j’emprunte au souvenir d’un grand … professeur, qui s’appelait Jean Onimus : « L’homme d’un seul livre est un esclave » Il est vrai qu’il ne s’agit pas de politique. Je vous prie de m’en excuser (1).
        (1) L’internet est plein de ressources, décidément. Je ne résiste pas au plaisir de partager ma découverte, faite grâce à vous : http://lettres.ac-rouen.fr/sequences/outil_L/risques.html

        • Bangor dit :

          Il est vrai, cher Alceste, que votre point de vue n’a aucune raison de céder a priori à quelque autorité que ce soit, comme il est vrai que le ton agressif de mon post aurait pu vous autoriser une réponse moins nuancée. J’apprécie votre modération mais, comme Denise naguère, je ne saisis pas le sens de vos positions et je ne comprends pas sur quelles considérations politiques repose, dans votre message auquel j’ai répondu avec trop de véhémence, votre charge contre Pierre Moscovici. Vos critiques semblent surtout d’ordre sémantique et, après avoir noté la différence entre vertu et austérité, pourquoi en faire grief à Pierre ?
          Permettez-moi de revenir sur votre assimilation de l’électeur « de gauche normale » et du « militant de gauche tout simplement » qui n’est pas aussi anodine qu’il y parait. Je lis dans le Monde daté de demain : « Face aux mauvais sondages, Mme Aubry mise sur une campagne de réseaux ». En clair, elle joue les militants de gauche tout contre les électeurs « de gauche normale » dont elle espère qu’ils ne se déplaceront pas pour voter. Elle a donc intérêt à ce que le taux de participation soit faible, d’où le manque de publicité sur l’emplacement des bureaux de vote, d’où le manque probable de bulletins de vote le jour du scrutin.
          Le Monde précise que cette stratégie n’a pas échappé à son principal adversaire. « Martine mobilise les secteurs identifiés, dont elle pense qu’ils viendront à la primaire », diagnostique François Hollande. Dans le même article du Monde, Pierre Moscovici confirme : « La personne âgée, tendance gauche modérée, qui veut voter Hollande, n’est pas forcément autant choyée [par le clan Aubry] que le syndicaliste de GDF.» Contrairement à Pierre, je suis persuadé que le syndicaliste de GDF n’a aucunement l’intention de voter Aubry à cause de son opposition à la stratégie énergétique d’EDF et de GDF. Hollande, qui ne demande pas la sortie du nucléaire mais sa réduction dans le mix de production d’électricité, est beaucoup mieux perçu que Royal et a fortiori Royal dans ce milieu qui vote traditionnellement à gauche.

          • Pablo dit :

            Je n’ai pas la même lecture de l’article du Monde que toi.

            Aubry vise l’électorat de gauche traditionnel, expression un peu fourre tout du reste mais qui comprends militants engagés – jamais très nombreux – et sympathisants de gauche affirmés.

            Hollande est sans doute le candidat le mieux valorisé par les gens de gauche modéré mais il est surtout dans une posture de rassemblement au delà du camp des progressistes (importante pour la présidentielle).

            Je ne sais pas si la stratégie de segmentation d’Aubry est pertinente – manque de vision globale – mais celle d’Hollande peut aussi lui couter la primaire ou tout au moins révéler un écart entre les sondages et le score obtenu in fine.

            Comparaison n’est pas raison mais j’ai lu qu’Hollande avait alerté Jospin d’un risque sérieux d’éviction au premier tour de la présidentielle de 2002 en l’encourageant à faire une campagne de premier tour. Sans doute devrait-il se souvenir de cette leçon…

          • lola dit :

            à Bangor ooh25//manque de publicité sur les bureaux de vote,dites-vous;pourtant,une feuille claire,précise est distribuée dans chaque ville;et le site:lesprimairescitoyennes.fr donne toutes les précisions possibles,avec,en plus,des réponses aux questions que l’on peut se poser;avec,en plus,un n°de Tel;que demander d’autre? (j’avais bien compris que votre post ne s’adressait pas à moi,précédemment !!!!!)

          • denise dit :

            Tiens, c’est gentil de me citer, Bangor. Et il est vrai : je lis toujours Alceste avec plaisir, mais je ne le comprends plus, je ne comprends pas où il veut en venir. Et franchement, je ne vois pas ce qu’apporte ce retour au congrès de Metz dans le débat d’aujourd’hui. Il est vrai qu’une partie des soutiens de M. Aubry tentent de la présenter comme la « vraie sociale-démocrate ». Ceux que je connais dans mon département ont la position inverse : elle serait la « vraie gauche » et saurait mieux que FH la rassembler (sous-entendu JL Mélanchon se retrouverait mieux dans son programme), alors que FH serait de droite, en quelque sorte.

          • Pablo dit :

            Même si le rassemblement de la gauche n’est pas une fin en soi – ça reste une condition nécessaire mais non suffisante pour gagner la présidentielle – la stratégie d’Hollande de rassemblement au delà des progressistes, aussi nécessaire soit-elle, peut faire douter de sa volonté et de sa capacité à se tourner vers l’autre gauche.

        • Bangor dit :

          Erratum : à la fin, il convient de lire « Aubry et a fortiori Royal ». Pardon.

          • Alceste dit :

            Bangor, je vous remercie sincèrement d’avoir pris la peine de faire cet écho à mon propos, car je pense que les difficultés qui sont devant nous n’ont guère de chances d’être surmontées si on ne parvient pas à les aborder sur la base d’une estime mutuelle. C’est bien avec cet état d’esprit que je lis avec la plus grande attention le choix de Denise que vous citez à propos, comme le vôtre d’aujourd’hui, où je vois bien, au moins en partie, une suite logique de ce qui vous faisait pencher naguère pour A.Montebourg quand éclatèrent les turpitudes marseillaises. S’agissant de P.Moscovici, si j’ai choisi de longue date son bloc-notes comme seul lieu d’intervention, c’est bien parce que comme beaucoup d’autres j’y ai trouvé de ces analyses rarissimes sur l’internet où l’on trouve de quoi se nourrir, pour se les « ajouter », je crois l’avoir assez souvent exprimé. Est-ce à dire pour autant qu’on doive perdre tout sens critique ? Les meetings servent à cela, pas l’écriture, je crois. P.Moscovici a aujourd’hui, – malheureusement ou non c’est à chacun de voir – un rôle qui l’oblige au compromis, lequel conduit comme il est d’usage à toute une rhétorique de la séduction, laquelle pose évidemment, ici comme toujours, le fameux problème de la sincérité. Celui-ci n’est pas anodin, car il est au cœur des motivations qui déterminent le choix d’un grand nombre d’électeurs, lesquels ne sont pas nécessairement, comme vous le suggérez, des « militants » et encore moins des experts. J’en viens donc à l’emploi du mot « vertu », dont à vrai dire, je l’avoue, je m’amusais sur le moment au moins autant que je ne m’en scandalisais. Mais puisque cela vous a touché, vous m’offrez l’occasion d’y revenir à la lumière d’une correspondance que le hasard me faire recevoir de Grèce. Celle-ci émane d’un professeur d’Université de Thessalonique, censé par conséquent avoir le recul intellectuel suffisant pour émettre un jugement disons équilibré. Or, sans citer le détail, je peux vous dire que le contenu de sa lettre tient en un mot : la détresse, oui, la détresse, laquelle n’est sans doute rien à côté de celle de ceux qui n’ont pas comme lui la possibilité de trouver dans l’exil de quoi espérer encore. Voudriez-vous dans ces conditions que je tente de faire valoir à ses yeux la « vertu budgétaire » ? Cela n’aurait pas, cela ne pourrait plus avoir de sens pour autant que l’on en accorde aux mots. Et si nous n’avons pas encore la même expérience que la Grèce, laquelle met évidemment sous une lumière crue la nécessité d’agir, nos concitoyens ne sont pas pour autant résignés à se payer de mots, même habilement maquillés, car l’évolution des pratiques démocratiques fait que désormais chacun est capable de dénoncer les faussaires, et en tout état de cause de vendre chèrement sa peau s’il faut le faire.
            Je ne voudrais pas être trop long. J’aurais pourtant bien envie d’évoquer avec vous la question des « stratégies » des candidats … Procès d’intention pour procès d’intention, il me semble que la stratégie de F.Hollande mériterait qu’on s’y arrête au moins autant que celle, préjugée, de M.Aubry. On s’en amuserait presque en se rappelant les propos de F.Hollande lui-même (en janvier, c’est vrai) :
            Citation :
            « En tant qu’ancien premier secrétaire, avez-vous toujours les réseaux pour peser sur les primaires ?
            Le réseau socialiste va être déterminant. A priori on peut se dire que c’est inutile puisque le vote des primaires dépassera les militants socialistes. Mais moi je considère que chaque membre du PS est un leader d’opinion. Il va aller chercher les autres. Son milieu familial, ses amis. Dans le plus profond du parti, je suis plus reconnu que Martine. Elle, elle ne fait pas beaucoup de déplacements. Elle a voulu se différencier de moi. C’est un vieux principe: on remplace des incompétents et on est remplacé par des ingrats. »
            Je n’insiste pas, sauf peut-être sur un point qui toucherait P.Moscovici, je veux parler de ce que j’appellerais volontiers l’axe des conjurés, qui va du Doubs à quelque part dans le Midi en passant évidemment par Dijon et Lyon. J’avoue y trouver peu de traces de ce « sens » que notre hôte donnait naguère à son engagement aux côtés de DSK. Pour tout dire j’y vois surtout la manifestation d’une opposition concertée à la direction du PS, au grand jour enfin, les motivations politiques (légitimes) ne parvenant malheureusement pas à dissimuler les considérations d’ordre personnel. Mais il est vrai qu’il n’y a dans tout cela rien d’autre que de très banal. L’élection présidentielle nous oblige ailleurs, voilà au moins un point qui fait l’unanimité.
            Je n’ai jamais aimé cette idée de primaire. Peut-être parce que j’aurai trop aimé le PS, malgré moi.

          • denise dit :

            Je réponds sous Bangor, faute d’une incrémentation supplémentaire possible pour répondre à Alceste ci-dessous.

            Ah bah, il était temps que j’arrive ! Bon, sérieusement, vous me faites trop d’honneur.
            J’ajoute juste un point au sujet de la phrase  » Le réseau socialiste va être déterminant. A priori on peut se dire que c’est inutile puisque le vote des primaires dépassera les militants socialistes. Mais moi je considère que chaque membre du PS est un leader d’opinion… » qui me fait bondir, même si j’ai bien compris le propos. C’est que le militant socialiste n’est pas seulement un leader d’opinion en faveur de tel ou telle, c’est d’abord et surtout celui qui se coltine tout le boulot. Parce que l’organisation des primaires, la mobilisation, l’information, la recherche des assesseurs et la tenue des bureaux, c’est d’abord lui. A lire nos leaders, on dirait que tout cela se fait tout seul, et que les électeurs vont se débrouiller tous seuls pour voter. Je n’étais pas emballée par l’idée des primaires moi non plus, même si j’y vois aussi de grandes vertus (si je puis me permettre). Mais n’y a-t-il pas grand risque à l’avenir de voir les forces militantes fondre à vue d’œil, faute d’avoir un rôle majeur à jouer, décisionnel, et n’être plus que des exécutants ?

      • lola dit :

        votre post ,je pense,n’était pas incrusté au bon endroit!j’apprécie,pour ma part,les vrais posts de P.Moscovici;mais j’aimerais y découvrir une expression libérée de toutes ces formules convenues,vides qui découragent et peuvent laisser croire à tout et à son contraire du type :creuser son sillon,vertu budgétaire,humilité de candidat.

  • GEORGE NICOLE dit :

    Comment François Hollande peut-il accepter le soutien d’un exclu du PS en 2008 pour alliance avec l’UMP aux élections municipales à Calais.
    Il a crée un nouveau parti le MSDC( mouvement des socio-démocrates du Calaisis),aurait-il la nostalgie de la Rue de la Planche à Paris? Mais celle sur laquelle il s’est embarqué est pourrie.Il « crache » sur le Parti Socialiste Calaisien, a présenté des candidats aux dernières cantonales en se disant socialiste, libre et indépendant. Comment peut-il diriger la mairie de droite (il est premier adjoint et président de la communauté d’agglomération de communes)et faire campagne pour François : cherchez l’erreur.
    Nicole George Franc-Comtoise et ne dit-on pas « Comtois rends-toi nenni ma foi ». Je reviendrai à la charge si nécessaire.
    Amicalement

  • bleu-etoiles dit :

    MARTINE AUBRY , qui a repris le PS , derriére F.H ( quelle comparaison!), qui a lancer les conventions de renovation, mis en place les primaires , promis le non-cumul des mandats (chiche F.H!) et l’galité des salaires h/f , est la veritable candidate
    SOCIAL-DEMOCRATE,
    ses liens avec les syndicats et les dirigeants socialistes européens , souligne son envergure!

    Pierre , que fais-tu avec « flanby » ?

    • denise dit :

      Ce n’est pas parce que des « arguments » sont repris en boucle qu’ils sont forts. Quant au non-cumul et l’égalité des salaires H/F, ce sont les termes du projet socialiste et appartiennent à tous les candidats à la primaire.

  • bleu-etoiles dit :

    une proposition de F.H , qui dénonce sa soi-disante rigueur budgetaire :
    – dans les entreprises , embaucher un jeune , parainer
    par un senior ; avec une pluie d’exoneration fiscale
    cout : 6à10 Md€ , en cinq ans !

    la rigueur est plutot chez MARTINE AUBRY.

    • denise dit :

      Coût très contestable puisque sans compter le coût du chômage du jeune et celui du senior si ceci n’est pas mis en place. Et ce n’est pas une « pluie » d’exonération fiscale mais une exonération des charges sociales.

      Conclusion : la transmission des savoir-faire, la solidarité entre les générations et la baisse du chômage sont donc plutôt chez François HOLLANDE !

  • stone dit :

    Les sondages st bcp + crédibles que l’on ne dit. Ainsi,en 2002,qq jours avt le vote,Le Pen était à plus de 15% en hausse et Jospin à peine à 17% en baisse: la messe était dite ; en 2007, depuis Janvier, ts les sondages ss exception ont donné Sarko gagnant…
    En fait,les gens st influencés ds la mesure où ils n’ont pas envie de voter pour les candidats en baisse, ms plutôt de renforcer les candidats bien placés. Ainsi va la nature humaine!!!…

  • Sirtha dit :

    ca fait du bien de vous relire! Complètement d’accord avec cette analyse!!
    Et surtout, la grande perdante du débat de cette semaine, ce fut la fiscalité sarkozienne!! Enfin on commence à porter le message de son injustice en prime time…

  • h-toutcourt dit :

    Le programme économique et social en soutien de F. Hollande:
    LE REDRESSEMENT ( dans « France, état critique », Plon, Septembre 2011)
    par J. Peyrelevade, membre du conseil scientifique de TERRA NOVA

    RAPPEL
    [On l’a vite compris, à la lecture du reste de l’ouvrage, c’est à une économie de guerre permanente entre les pays qu’invite J. Peyrelevade]:
    « Ce qu’il faut, c’est que les pays européens déficitaires, dont la France, regagnent en compétitivité vis à vis du reste du monde. Ils s’amélioreront du coup vis à vis de l’Allemagne. » (p 101)
    [et l’Allemagne voudra alors regagner son « espace vital », etc.]
    « Nous avons en France une déformation idéologique, à droite comme à gauche, selon laquelle il faut par priorité soutenir la consommation. [Nein!],
    Il faut investir… et donc renoncer à consommer.
    Juste un exemple, celui du modèle chinois: le niveau actuel de la consommation y représente environ 40% du PIB annuel. La Chine a un taux d’investissement, certes excessif, qui est de l’ordre de 50% de son PIB. A supposer que le PIB chinois double en sept ans à [ce] taux d’investissement trés élevé, la consommation doublera également… » (p 36-37)
    [L’ennui de ce raisonnement libéral, c’est qu’il repose sur les autres pour absorber l’excédent, sinon c’est la crise… (on disait autrefois: comme en 29!)]

    LA MÉTHODE
    « … on ne peut être que très inquiet lorsqu’on observe les positionnements actuels des divers partis et candidats à l’élection de 2012, qui sont tous hors sujet. Nous sommes à la veille d’un indispensable redressement mais pour l’instant le discours n’en est porté par aucune voix autorisée. Le gouvernement actuel, malgré une prise de conscience des difficultés, propose une thérapie qui relève de l’homéopathie. Il est trés loin de proposer une action de l’intensité voulue. » (p 176)

    LE PROJET SOCIALISTE [sic]
    « Réduire ce qui peut l’être des dépenses publiques, contraindre l’évolution dans le temps de l’Etat-providence, augmenter les prélèvements libératoires supportés par les ménages, voilà ce qui attend les Français. (p 183)
    « Pour réduire le déficit, il faut immanquablement ralentir la progression des dépenses de retraite, d’assurance maladie, d’allocations familiales, auxquelles on devra bientôt ajouter celles pour la dépendance. Dès lors, l’affirmation du retour en arrière sur la réforme des retraites relève de la pure démagogie. » (p 181)

    ESQUISSE D’UN PROGRAMME
    « L’addition, ensuite, en considérant, pour simplifier, que la durée du redressement est celle d’un quinquennat:
    … 25 milliards par an, ce qui rejoint l’estimation de la cour des comptes.
    Même étalé, même supportable, cela représente toutefois un effort que la France n’a jamais produit sur une telle longueur. Cela signifie aussi nécessairement, inutile de le cacher, pendant toute cette période d’ajustement, une faible progression du pouvoir d’achat individuel des Français. » (p 184-185)

    LA FRANCE et les cotisations sociales
    « Les dépenses sociales, compte tenu de l’allongement de la durée de vie, des progrès médicaux, des problèmes de dépendance, progressent spontanément au minimum d’un point de plus, soit une vingtaine de milliards d’euros supplémentaires par an. L’Etat ne peut pas suivre le mouvement et colmater en permanence une fuite de cette ampleur. La situation de nos finances publiques imposant de stabiliser le montant de la dépense couverte par l’intervention de l’Etat, une partie croissante doit être prise en charge par les ménages eux-mêmes. Il n’y a pas d’autre option.
    [Mais si! JP ne disait-il pas sur son blog, en parlant des revenus du capital:
    « Si on les impose comme les revenus du travail, à 30% en moyenne, on gagne à tout casser (compte-tenu des incontournables exonérations) une vingtaine de milliards d’euros… »]
    Pour les retraites… il n’existe pas d’autre solution sérieuse que de… faire glisser dans le temps, progressivement, l’âge du départ effectif en retraite.
    En matière d’assurance-maladie, il est inéluctable à terme que nous basculions au moins partiellement vers un système assurantiel. » (p 189-190)
    [Pourtant, O. Berruyer, dans « Stop! Tirons les leçons de la crise », souligne «ces cotisations sont stigmatisées par les idéologues néoconservateurs …mais les Etats-Unis sont le pays développé qui dépense le moins pour sa santé sous forme socialisée;…et ce sont eux qui dépensent le plus pour leur santé au global – sous forme privée. Ainsi, en quoi remplacer 1000E d’impôts pour la santé par 1500E de dépenses privées, pour strictement la même chose pour le patient, est-il une bonne idée? Bref, en l’espèce, l’idéologie forcenée devrait céder la place à plus de pragmatisme…»]

    LA LOI TEPA et les 35 heures
    Le passage aux trente-cinq heures, dans les conditions et au moment où il a été décidé, a été un crime contre l’économie et Lionel Jospin en fut l’auteur, sur une inspiration malheureuse de Dominique Strauss-Kahn…
    Halte au feu! Halte à l’imagination populiste! (p 196)
    [Berruyer, dans le même ouvrage susdit, relève pourtant sur les graphiques:
    « On constate que la mise en place des trente cinq heures coincida avec la plus forte augmentation du pouvoir d’achat en France depuis dix ans.
    On n’observe bien aucun impact négatif des 35 heures sur l’emploi – au contraire, la situation de l’emploi s’améliore un peu comparativement.
    Le dernier graphique démontre l’absence du moindre impact négatif des 35 heures sur la croissance »]

    LA FISCALITÉ
    « …un des plus vieux fantasmes de la gauche: les revenus du capital seraient largement détaxés en France, au point qu’il suffirait de les imposer comme les revenus du travail pour réduire la pression fiscale sur la grande majorité de la population…. Ce n’est certes pas avec de telles recettes que l’on règlera les problèmes de déficit public de notre pays.
    Si on veut redresser notre compétitivité, il convient d’organiser un transfert significatif de charges des entreprises vers les ménages… Une hausse de plusieurs points de la TVA (comme l’a fait l’Allemagne) ou de la CSG, compensant la diminution des charges sociales des entreprises, est inéluctable. »
    [Mais non! JP ne disait-il pas sur son blog en parlant des revenus du capital:
    « Si on les impose comme les revenus du travail, à 30% en moyenne, on gagne à tout casser (compte-tenu des incontournables exonérations) une vingtaine de milliards d’euros… »
    Tout d’abord, pourquoi « incontournables exonérations », alors qu’il y a en France 468 niches fiscales pour les particuliers nantis, représentant 72 milliards, aggravées de « déclassements » qui portent le total à 145 milliards, selon un décompte récent détaillé par La Chaîne Parlementaire…? et pourquoi qualifier, même une vingtaine de milliards, de « à tout casser » quand ils représentent 40% du total de l’impôt sur le revenu, seule base d’imposition juste qui a bien besoin d’être relevée…?]

    L’EUROPE
    [Lorsqu’un libéral parle de l’Europe, ce paradi(gme) pavé de bonnes intentions, c’est toujours en baissant le ton comme en entrant dans une église pour y célébrer l’amour et la solidarité de « nos bien chers frères ». Peyrelevade n’y échappe pas et nous délivre ici, en ces temps de menace d’une catastrophe financière, un message du plus pur collectivisme centralisateur qui tranche soudainement avec le reste de l’ouvrage (cf RAPPEL)]:
    « Berlin et Paris ont pour l’instant signifié aux prêteurs qu’ils étaient face à des Etats séparés qu’ils devaient juger selon leurs mérites propres…
    Ce n’est pas ainsi qu’on convainc les peuples. Un gouvernement français digne de ce nom devrait se battre à haute voix pour l’affirmation d’un principe de solidarité absolue. Bien entendu, cette solidarité devrait avoir comme contrepartie une discipline commune, c’est à dire le transfert du pouvoir en matière économique de la nation à l’Europe. Une instance européenne centrale donnerait son approbation explicite à chaque budget national. Elle disposerait aussi d’un pouvoir contraignant pour corriger les déséquilibres économiques, autres que budgétaires, de nature à entraîner des distorsions de compétitivité, comme par exemple l’évolution des salaires, de la productivité, du commerce extérieur. » (p 188-189)
    [Un GOSSPLAN européen, en quelque sorte! Avec Van Rompuy à sa tête… C’est Mélanchon qui va être content! Si, avec ça, Hollande n’arrive pas à être élu… ]

    • lola dit :

      Ce blog serait-il un simple site qui fait de la pub?ne serait-il pas plus efficace, pour vous,de chatter avec J.Peyrelevade ou de lui adresser directement vos remarques ?je suis plongée dans la lecture d’un ouvrage passionnant sur l’organisation des chefferies en Afrique Noire au 18°siècle et je ne m’autorise pas à vous en livrer de longs extraits pour disserter sur N.Diallo ou les rapports entre sexe & pouvoir.

      • h-toutcourt dit :

        « Chatter » avec J.Peyrelevade ou lui adresser directement mes remarques ?
        C’est ce que j’ai fait!

        Mais l’annonce discrète par la presse qu’il soutiendrait F. Hollande valait bien ce coup de chapeau…
        Il est vrai que son blog mentionne aussi Valls, et qu’on l’a vu récemment à l’université d’été de Bayrou, en compagnie de tous les anciens UDF.

        Il est vrai aussi que F. Hollande, comme le révèle son biographe (très) récent, est issu d’une famille d’extrême-droite dont le père était tête de liste!
        Chassez le naturel, il revient au galop…

  • Lionel dit :

    « …mais les différentes tâches d’un « coordinateur » – l’expression veut tout et rien dire – ajoutées à l’exercice de mes mandats locaux, me laisse peu de liberté »

    => C’est ça de cumuler les mandats…

  • youen dit :

    A propos de ne pas avoir peur du débat , je constate que mon commentaire sur l’Afghanistan est resté lettre morte .

    Bonjour ,

    je recommande à ceux et celles que le sujet intéresse de regarder le documentaire d’infrarouge :  » c’est pas le pied la guerre ? , filmé par de jeunes soldats à l’insu de leur hiérarchie. Jeudi 29 , 22h15 , France2 . Ou la guerre sans tabous et criante de vérité. Suivi d’un documentaire sur la névrose traumatique, 23h10 .

    Se mobiliser pour libérer ce conflit de la chappe de plomb qui participe à aveugler le citoyen Français, n’est pas un vain combat .

    Salutations .

  • Christian Delvallez dit :

    Recruter des enseignants!!! 5,3 millions de fonctionnaires au 31.12.2008 soit 20,1% de l’emploi total en France. En 1970 c’était 10%… Seul l’URSS a fait aussi « bien ». Et on connaît la fin…
    Donner de meilleurs salaires aux professeurs ( identiques à ceux de l’Allemagne) avec le même temps de travail soit 25 heures au lieu de 18 par semaine. Un petit calcul rapide montre que vous gagneriez 120 000 emplois sur un an….
    Cela m’apparaît être une mesure bien plus conforme au renouveau de l’enseignement public et à l’action pour l’objectif 0 déficit budgétaire en 2017.
    En dehors de ce point, j’apprécie les lignes politique et économique présentées par François Hollande.

    • lola dit :

      gagner 120000 emplois? vous plaisantez!il serait possible d’en gagner le double:soit 240.000…quelle économie;et cela serait encore plus conforme »au renouveau de l’enseignement public » et à l' »objectif zéro ».

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