Quelle semaine !

Quelle semaine ! Elle m’a inspiré, à une semaine du premier tour des primaires, trois réflexions.

Cette Bastille est à son tour tombée, et c’est dire l’ampleur du séisme politique que représente cette victoire inédite.

Je veux tout d’abord dire ma joie de la victoire, historique, de la gauche au Sénat. La Vème République n’avait jamais vécu cette situation. Le Sénat, que Lionel Jospin avait qualifié, brutalement mais non sans raison, d’ « anomalie démocratique », résistait à l’alternance, et semblait pour l’éternité être une chasse gardée de la droite, protégée par un mode de scrutin privilégiant à l’excès les élus des petites communes, réputés plus conservateurs. Cette Bastille est à son tour tombée, et c’est dire l’ampleur du séisme politique que représente cette victoire inédite. La droite, dans un premier temps a voulu nier, en tout cas minimiser sa cinglante défaite, qu’elle n’avait en vérité pas vu venir. Elle a présenté la victoire de la gauche comme la simple traduction « arithmétique » de nos succès aux élections locales depuis 2004. En réalité, elle est tout autant victime d’un désaveu des élus modérés, qui ont longtemps été son socle électoral, révulsés par la politique injuste et inefficace suivie depuis 2007, révoltés contre la stupide réforme territoriale voulue par Nicolas Sarkozy.

Elle exprime à sa façon le rejet sans précédent du pouvoir, la volonté de changement qui monte dans le pays, la vague qui pousse, en 2012, à l’élection d’un autre Président, à l’avènement d’une autre majorité.

Cette rébellion des territoires n’est pas un épiphénomène, mais bel et bien la traduction d’un ébranlement politique d’ampleur. Elle exprime à sa façon le rejet sans précédent du pouvoir, la volonté de changement qui monte dans le pays, la vague qui pousse, en 2012, à l’élection d’un autre Président, à l’avènement d’une autre majorité. En ce sens, comme François Hollande l’a dit, ce vote est sans doute prémonitoire. Demain matin, je l’espère, j’en suis même sûr, le Sénat élira son nouveau Président, Jean-Pierre Bel, architecte patient, à la tête du groupe socialiste, de cette reconquête. La nouvelle majorité qui l’entoure sera, jusqu’en 2012, une force de résistance, sans être – c’est le Sénat, tout de même ! – une opposition radicale et stérile. Elle ne laissera pas avancer davantage l’oeuvre de destruction du modèle économique et social français qui est en marche, elle votera notamment contre le Projet de loi de finances et le PLFSS. Après 2012, si la gauche l’emporte, elle sera un soutien précieux pour l’action, permettant par exemple, enfin, l’adoption des grandes réformes institutionnelles et sociétales – l’évolution du Sénat lui-même, le droit de vote des étrangers aux élections locales, une décentralisation plus affirmée et plus démocratique… – bloquées depuis si longtemps par les Conservateurs. L’équilibre de nos institutions est donc – subtilement – modifié : je m’en réjouis.

Est-ce à dire – et c’est ma deuxième réflexion – que nous avons déjà emporté l’élection présidentielle, que le vainqueur de nos primaires serait automatiquement le prochain Président de la République ? Gardons nous, évidemment, de tout triomphalisme, ne vendons surtout pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué. On le sait, les Français ont des votes de plus en plus stratégiques, l’enjeu des élections n’est pas le même, les protagonistes sont différents. Nicolas Sarkozy demeure un rude compétiteur, il a toujours une image d’énergie et d’autorité liée à sa fonction, issue aussi de ses qualités – mais oui, il en a, en tout cas pour la conquête du pouvoir, sinon pour son exercice. S’il est candidat, comme dirait Alain Juppé, il livrera bataille, appuyé par l’appareil d’Etat, soutenu bon gré mal gré par son parti, porté par certaines forces d’argent. Et la droite, qu’on y prête attention, n’est pas morte en France : ses idées imprègnent le débat politique, ses réseaux, même souffrants et déchirés, restent puissants. Bref, toute autosatisfaction prématurée serait une folle imprudence.

Le Président n’a plus guère de ressources politiques. Son bilan est plus que mince, en vérité il est négatif. Son parti est dramatiquement affaibli et divisé. Les « affaires » touchent désormais le clan du Chef de l’Etat. Les élus locaux ne croient plus en lui.

Plus que jamais, toutefois, mon diagnostic, celui de « défaite interdite » – un livre toujours d’actualité – demeure fondé : Nicolas Sarkozy ne peut plus gagner, la gauche peut encore perdre. Le Président n’a plus guère de ressources politiques. Son bilan est plus que mince, en vérité il est négatif. Son parti est dramatiquement affaibli et divisé. Les « affaires » touchent désormais le clan du Chef de l’Etat. Les élus locaux ne croient plus en lui. Le Centre, humilié, relève la tête. En somme toutes les conditions d’une défaite, pire d’une déroute, du Président sortant sont réunies. Tout cela crée un climat de fin de règne, marqué par les rancoeurs et les doutes. Une interrogation, petit à petit, émerge : peut-il se représenter ? Le veut-il seulement, tout d’abord ? Sa lassitude manifeste, l’ampleur de son échec, son éloignement des Français, l’attrait de la politique internationale, sa fascination évidente pour l’argent devraient, s’il était rationnel, le pousser à renoncer : il doit, forcément, se poser la question. En toute hypothèse, personne, à droite, ne peut le concurrencer, même si ses successeurs potentiels – Alain Juppé, de retour, François Fillon, aux aguets – le soutiennent officiellement tout en rêvant les yeux ouverts d’un destin.

La droite est donc « pat », mal partie avec Nicolas Sarkozy, en grave difficulté sans lui. Elle vit, si les socialistes sont à la hauteur de l’enjeu, son crépuscule.

En fait, Nicolas Sarkozy est à la fois pour la droite un problème majeur et une solution hypothétique. Il a amené son camp au bord de l’explosion, voire de la disparition. Il est un catastrophique candidat de second tour, dont les capacités de rassemblement sont nulles. Mais il reste, j’en suis persuadé, le seul candidat de premier tour possible pour l’UMP, qui dans l’hypothèse de son retrait se déchirerait, écartelée entre les ambitions rivales des anciens Premiers ministres et les prétentions de la jeune garde, elle-même minée par ses détestations – entre Jean-François Copé et Xavier Bertrand, François Baroin et Bruno Lemaire – et perdrait de sa capacité d’attraction, au point de risquer l’élimination au profit d’une Marine Le Pen peu convaincante mais qui se nourrit avidement des dégâts de la crise. La droite est donc « pat », mal partie avec Nicolas Sarkozy, en grave difficulté sans lui. Elle vit, si les socialistes sont à la hauteur de l’enjeu, son crépuscule. En ceci, notre victoire sénatoriale est à la fois le révélateur de son effondrement et un premier coup de tocsin.

C’est dire, et j’en termine par cette troisième réflexion, l’ampleur de notre responsabilité et l’enjeu décisif des primaires. Jusqu’à présent, notre contrat est rempli, et le deuxième débat des candidat(e)s, mercredi dernier, a plutôt renforcé notre main. Certains craignaient ou au contraire espéraient qu’il soit marqué par l’agressivité, qu’il donne libre cours aux divisions. Ce ne fut pas le cas, au contraire. Chacun aura compris, à l’issue de ces deux heures trente d’échanges d’une qualité inégale, mais intenses, que le Parti socialiste aura, le 10 ou le 17 octobre, un(e) candidat(e) accepté(e) par tous, que le débat opposait des femmes et des hommes soucieux d’imprimer leur marque, d’affirmer leurs différences, désireux de l’emporter, mais partageant l’essentiel et attentifs à ne pas insulter l’avenir, à ne pas offrir d’armes à l’adversaire commun, Nicolas Sarkozy. Ces primaires du respect, que j’appelais de mes voeux, sont le gage de nos succès futurs.

J’ai confiance : à l’issue de nos primaires, nous aurons un parti rassemblé autour d’un candidat rassembleur, pour transformer l’essai sénatorial et permettre au pays de changer d’avenir.

Qui, enfin, sera notre candidat(e) ? Les Français qui se rendront nombreux aux urnes le 9 octobre le décideront. Il me semble – mais je conviens n’être pas totalement objectif – que le débat de mercredi a permis quelques clarifications. Si chacun(e) a pu valoriser ses qualités, François Hollande est apparu aux observateurs, mais aussi à de nombreux citoyens, comme le plus réaliste, le plus serein, le mieux préparé, le mieux à même de faire gagner la gauche et de diriger le pays en temps de crise. Sans céder à la petite musique réconfortante – qui peut aussi être démobilisatrice – des sondages, j’ai la conviction que ce choix, petit à petit, s’impose. Il reste 8 jours de campagne pour faire partager ce sentiment au plus grand nombre. J’ai confiance : à l’issue de nos primaires, nous aurons un parti rassemblé autour d’un candidat rassembleur, pour transformer l’essai sénatorial et permettre au pays de changer d’avenir.

49 réflexions au sujet de « Quelle semaine ! »

  1. Permettez-moi de vous demander l’hospitalité pour répondre aux mensonges que profère sans honte Louis Souvet… Je suis régulièrement censuré sur son blog et je ne me résous pas à le laisser dire n’importe quoi sans autres réactions que celles de ses affidés dont le sectarisme et la bêtise me laissent sans voix. Mais comme je sais que les lecteurs de Louis Souvet viennent aussi régulièrement sur votre blog…
    Je réagis au post de Louis Souvet, du 3 octobre, sur le changement de majorité au Sénat.
    Pour Lionel Jospin, le Sénat ne constituait pas une anomalie constitutionnelle, mais plutôt une anomalie démocratique, comme vous le rappelez vous-même. Il ne remettait pas en cause le fondement institutionnel du Sénat mais simplement le fait que l’alternance politique n’y semblait pas possible. La raison en était simple : un mode de scrutin conçu sur mesure, où la sur-représentation des territoires ruraux favorisait le centre et la droite.
    Et, quoique qu’en dise Souvet, je suis persuadé que Jospin maintiendrait son appréciation aujourd’hui ! Car il n’est pas une girouette et sa cohérence politique ne se mesurera jamais à l’aune d’une opportunité électorale, fusse-t-elle historique ! Tout ça pour dire que ce n’est pas parce que la gauche a gagné le Sénat qu’il ne faudrait pas réformer le mode de scrutin !

  2. Si même Attali est là, alors, la fête peut vraîment commencer:

    LA GAUCHE CAPITALISTE

    Certes à gauche, il y a beaucoup de riches ou enrichis grâce à la politique et ses connivences ; songeons à DSK et consorts. Il y a aussi beaucoup de renégats du marxisme. Ce n’est pas le vrai problème ; après tout pourquoi interdire à un riche de pistonner la gauche comme le fait M. Bergé ? Ce serait sombrer d’emblée dans la restriction des libertés.

    Le problème est bien plus grave : les socialos en peau de lapin, baptisés sociaux-démocrates, se sont totalement immergés dans le grand bain du capitalisme. Ils y adhèrent, ils le favorisent, ils le soutiennent. Songeons à ce que c’est sous les socialos que la libre circulation des capitaux, les avantages et libertés accordées à la finance, le plongeon dans le libre-échange sans règles autres que commerciales, la « concurrence libre et non faussée, les stock-options, les LBO, la désindexation des salaires sur l’inflation, le début de l’abaissement des impôts pour les riches, etc. ont démarré ou on été votés. Les socialos continuent d’afficher les valeurs antiques de la gauche : justice sociale, laïcité, solidarité, nécessité du collectif et du public, etc. Mais visiblement la pratique reste contraire ; le discours tourne à vide et les faits l’invalident depuis 1983 en France. En Allemagne, c’est un social-démocrate, Schröder, qui a installé le plan le plus antisocial de ce pays pour faire de la désinflation compétitive (pour exporter à moindre coût) au détriment de ses voisins. Au Royaume-Uni, le blairisme a mené une politique libérale ripolinée avec un peu plus de préoccupations sociales qu’en avait Mme Thatcher. En Espagne, les socialos se sont contentés des prêts à faible taux permis par l’euro pour faire de la spéculation immobilière et abaisser le chômage (aujourd’hui 20 %, record de la zone euro).

    Depuis longtemps, les socialos ne font que gérer le capitalisme et adhérer au libéralisme. Ils ont encouragé l’individualisme tout en le complétant par un zeste de communautarisme (un éléphant en Angleterre) ; ils ont fait dans le culturel, le relativisme des valeurs, la propulsion de la « différence », etc. Et cela sans voir que cela profitait au libéralo-capitalisme qui se nourrit des différences pour diviser et régner, qui préfère que les gens s’adonnent à leurs petits destins privés au lieu de s’investir dans le collectif. La gauche capitaliste n’a de cesse que d’encourager la consommation alors que c’est le moteur du capitalisme financier et du libéralisme individualiste en même temps que la cause de la destruction de l’environnement. La différence avec la droite consiste à rééquilibrer les moyens des consommateurs défavorisés, via une redistribution plus équitable, ce qui évidemment permet à ces derniers d’avoir les narines juste au-dessus de la fosse à purin, ce qui les maintient dans un sentiment de résignation peu propice au changement. En gros, la réponse socialiste moderne aux injustices et à l’exploitation structurelle par le capital consiste à dire aux peuples : à partir du piquet auquel vous êtes attachés, voulez-vous 3,5 % de corde en plus pour aller brouter un peu plus loin l’herbe consumériste pourtant tondue très ras par les puissants?

    Les socialo-capitalistes restent dans le champ de l’économie libérale dont ils « abreuvent les sillons » avec les larmes du peuple qui ne voit pas d’alternative plus séduisante que d’être exploité soit par la droite, soit par la gauche. « Bonnet blanc et blanc bonnet », disait Duclos years ago ; ça n’a pas changé comme dit Julot Essuie-glace pour lui. Ils ne proposent aucune réforme de structure pour avoir un autre modèle de société comme si le capital était la fin de l’histoire, de l’Etat et de la politique (thèse à la mode). Envers la crise, ils sont comme une poule devant un couteau sans manche. Ils ne savent pas que faire car ils ne veulent pas vraiment changer de système. Ils y sont trop bien installés avec leurs fiefs politiques, locaux, régionaux ou nationaux. Ils émargent grassement au budget de la république ; songeons qu’un « députain » (« un maréchal, des maraîchers, un général, des générés », un député, des…) nous coûte, passé partout, environ 22 000 euros par mois. Ils cumulent souvent les mandats électifs et ceux de leurs amis capitalistes qui les soutiennent (c’est dire leur dangerosité vis-à-vis de ces derniers). Il y a plus de 600 000 postes électifs en France (1 pour 100 habitants, record mondial). Bref, ils sont installés, institutionnalisés dans la pseudo-démocratie représentative, comme moult syndicats. Le système leur convient tout à fait. Pourquoi modifier quelque chose qui marche … pour eux et leurs confrères de la droite. Ils partagent la toile d’araignée libérale avec la grosse mygale UMP, eux n’étant qu’une épeire.

    La gauche capitaliste fait semblant de ne pas voir que les structures (fiscales, économiques, politiques, sociales), qui contiennent la logique « fricophile » du capital et « l’esprit du capitalisme » qui lui sert de ferment et de liant moral, sont porteuses de toutes les injustices et du désastre écologique en cours. Elle gère, elle fait de la « gouvernance » comme les copains de droite. Du temps de la gauche mitterrandienne, on a vu poindre un vague secrétariat d’Etat à l’économie sociale et fort peu de modifications des règles pour encourager et favoriser ce secteur porteur d’une autre conception de l’économie et des relations de travail. Au contraire, on a permis à Bruxelles d’aligner la mutualité sur les règles commerciales empêchant ainsi celle-ci de subventionner sa part sociale par sa composante commerciale. On a vu peu à peu (sous la droite et la gauche) les grands services ou entreprises publics passer dans la logique commerciale et de la rentabilité en reniant le principe de l’accès aux mêmes prestations pour tous.

    Pourtant, toutes les prémices ou solutions d’un autre modèle socio-économique existent ici et là. Il suffirait de les organiser, de les financer, de les fédérer au lieu d’exonérer le capital privé d’impôts et de cotisations sociales. Je ne vais pas le dire ici l’ayant fait avant et ailleurs. La réforme radicale et urgente à opérer tout de suite est la socialisation (au sens de participation de toutes les forces sociopolitiques à la définition d’objectifs mutualistes et de la autonome gestion par les salariés) de la banque, de l’assurance et du crédit. Tout cela serait chapeauté par la banque de France, devenue banque du peuple, laquelle referait des avances de fonds au pays. Ce secteur socialisé aurait pour mission 1ère de financer coopératives, mutuelles, entreprises d’insertion et de requalification-reconversion, associations d’aide aux personnes, etc. Parallèlement, il faudrait remplacer la démocratie représentative par celle que j’ai décrite dans « agir ensemble dans un monde partagé ». cela va bien au-delà de la VIème république du sémillant Monte-au-Bourg.

    • Bravo! De mieux en mieux…
      Je ne pouvais espérer davantage pour confirmer mes dires:
      (h-toutcourt | le 19 septembre 2011 à 21:2)

      BONNET D’ÂNE POUR LE PROFESSEUR ATTALI

      Dans un récent best-seller sur la dette publique [Tous ruinés dans dix ans?]… Selon le professeur, l’écart entre dépenses et recettes « se creuse tout naturellement ». d’abord parce que la « productivité des services publics » augmente moins vite que la productivité moyenne de l’économie. Ensuite et surtout, parce « qu’il est trés facile de créer ou d’augmenter une dépense publique », alors « qu’il faut déployer beaucoup d’efforts et de courage pour s’attaquer à tout avantage acquis » et qu’il est « trés difficile decréer ou d’augmenter un impôt ».
      A l’unisson avec l’ensemble des éditorialistes, le professeur Attali nous le répète: la dette vient de la prodigalité congénitale de l’Etat et du conservatisme des bénéficiaires des « avantages acquis ».
      La démonstration ne s’appuie étonamment sur aucun chiffre. Le lecteur sceptique ou simplement curieux doit se reporter aux tableaux en annexe, tout à la fin de l’ouvrage. Et là, stupéfaction: les chiffres indiquent au contraire une baisse de la part des dépenses publiques dans le PIB en France, de 55% en 1993 [arrivée de Balladur] à 53% en 2008 [Sarkozy, pour les baisser encore], (tableau 15). Sur la même période, la dette publique est passée de 45% à 78% du PIB (tableau 13).
      Le professeur Attali pourra continer d’être invité dans les médias et de raconter n’importe quoi… à moins qu’un journaliste ne se décide à regarder les chiffres ou à lire ce livre [comme à l’émission « on est pas couchés » où il quitta le plateau inopinément!].

      LE RAPPORT 2011 DE LA COUR DES COMPTES

      Pour les seules dépenses fiscales, la Cour épingle « le caractère flou et l’incohérence de la liste des dépenses fiscales », le premier permettant d’enlever certains dispositifs de la liste en question…
      En réintégrant les dispositifs retirés depuis 2004, les seules « dépenses fiscales » bondissent à 148 milliards!
      Et JP de nous expliquer que les chiffres de Piketty et consorts, qui sont largement inférieurs, relèvent de « l’illusion fiscale »!
      Pour le professeur Peyrelevade, en raison de son grand âge, et surtout pour ne pas risquer l’excommunication… nous nous contenterons de la question:
      Bonnet de nuit?

    • Je tiens également à signaler là l’illustration à point nommée de mon propre commentaire à siolgnal (Footnote | le 03 octobre 2011 à 19:39), ceci étant, comme pour h-toutcourt, la référence peyrelevadienne originale, la seule, l’unique, sur son blog de « la refondation »…

      @ Siolgnal, et son échelle « abondanciste » des rémunérations au mérite:
      « Je propose une échelle allant de 0 à 6 : 0 pour les banquiers et financiers, 1 droit pour les politicards et les manageurs, 3 pour les ouvriers et employés vrais créateurs de la richesse, 4 pour les ingénieurs, 5 pour les chercheurs, professeurs et enseignants, 6 pour les inventeurs et créateurs. »

      Je suis d’autant plus en accord avec cette échelle que j’en avais moi-même plus modestement esquissé les prémisses, au précédent billet, dans Footnote | le 21 septembre 2011 à 19:40 :

      » Aprés la lecture du récit de h-toutcourt | le 20 septembre 2011 à 23:25, on comprend beaucoup mieux: les « sciences-po-éco-fi » qui se répandent sur «la paresse» des autres, quand ce n’est pas pour leur dire qu’ils sont «mauvais», ne sont d’aucune utilité pour les «sciences-ex-math-phy» dont ils saccagent le boulot, quand ce n’est pas pour en porter les fruits aux chinois…
      Dans la guerre d’influence que les premiers sont malheureusement en train de gagner (on en voit les résultats!) contre les seconds, il est un dicton que ces derniers ont appris à connaître:
      Quand on ne sait pas faire, on dirige [politicards et managers]!
      Quand on ne sait pas diriger, on conseille [banquiers et financiers]!
      Quand on ne sait pas conseiller, on enseigne [économistes-prévisionnistes]!
      En rester là serait oublier les plus forts: ceux qui n’entrent dans aucun des quatre cas ! »

      On notera ainsi quelque approfondissement, dans le bas du classement, qui s’explicite à partir de h-toutcourt | le 19 septembre 2011 à 21:27 :
      – la catégorie [économistes-prévisionnistes] est dite des bonnets d’âne
      – la catégorie-reine de ceux qui ont épuisé sans succés toutes les possibilités, est dite des bonnets de nuit…

    • Bangor, vous avez raison de souligner l’événement. J.Attali fait un remarquable effort de … subjectivité, qui force l’admiration alors qu’on le voit parallèlement aujourd’hui en pleine extase devant ces fameux neutrinos, assez délirants dit-on. Cela dit, F.Hollande lui devant sa carrière, il est bien naturel qu’il reste son chouchou. Nul n’oserait imaginer qu’un J.Attali puisse se contredire.

  3. Les socialos de droite, qui foisonnent, commencent à faire dans leur froc. Si la crise se renforce et même éclate avant les élections, que vont-ils pouvoir faire alors que leurs solutions restent dans le cadre libéral rafistolé par quelques rustines sociales ? Ont-ils vraiment intérêt à saisir le bâton merdeux au risque de se fâcher définitivement avec le peuple ?
    Ils feraient mieux d’aider à développer un mouvement social de grande ampleur, associant et fédérant tous les acteurs de la société civile. Dans ce cadre, ils pourraient faciliter l’émergence d’un contre-projet antilibéral issu de ladite société civile au lieu des sphères technocratiques et politicardes. Michel Onfray ne vient-il pas d’écrire dans le Monde que son idéal socialiste était proudhonien ? Il vaut bien mieux miser sur le mouvement social, qui dispose de l’arme redoutable de la grève générale, que de rester dans la politicaillerie et le libéralisme commercial et financier.
    C’est de la société qu’il faut espérer un avenir de justice, de développement écologique, de refus du tout-marché, de coopération dans la solidarité au lieu de compétition dans l’individualisme exacerbé. La politique est à la fois impuissante et disqualifiée. Mais cette optique est en dehors de l’entendement des socialos qui sont imprégnés de libéralisme, d’économisme et d’étatisme, poisons qu’ils ont sucé en général à l’ENA, ce qui les a mithridatisés contre le socialisme décentralisateur, fédératif et mutuelliste, contre la défense de l’intérêt général, contre le souci du peuple. Ils ne voient pas, parce qu’ils sont eux-mêmes en haut, que la rénovation du pays viendra d’en bas. Ils ne songent qu’à leur rente de pouvoir politique sur la société.

  4. A force d’entendre ces déclarations de non-candidature, on finit par se demander si la droite a vraiment envie de conserver le pouvoir. En d’autres termes on commence à penser qu’après avoir commis les exactions qu’on sait, impuissante a proposer un corpus idéologique adapté aux menaces grandissantes de la crise, elle est en train de fourguer à la gauche le mistigri, espérant bien sûr en tirer profit plus tard, le moment (re)venu. De jour en jour il apparaît clairement que N.Sarkozy, venu au pouvoir selon une de ces anomalies dont l’Histoire a le secret, est aujourd’hui le candidat par défaut rêvé, sa défaite devant être, évidemment, le tremplin pour une foule d’ambitieux d’ores et déjà connus. Quant aux « idées » dans cette affaire, avec leur effet sur l’avenir du pays pour autant qu’elles puissent triompher, ce sera pour plus tard. Que des gens comme J.-L. Borloo ou A. Juppé, trop compromis dans l’actuelle majorité, n’aient guère envie de perdre demain, cela se conçoit. Mais que la droite n’ait plus rien à faire valoir ouvertement, laissant à N.Sarkozy le soin d’achever le moribond, voilà qui en dit long sur la mentalité de ces gens-là. Cela nous amène en tout cas, une fois de plus, à réfléchir sur les effets pervers d’une personnalisation abusive de la fonction présidentielle. La démocratie ne saurait évidemment y trouver son compte.

  5. J’attends avec impatience le prochain débat et j’espère que les candidats se respecteront comme il l’ont fait jusqu’à présent. Un débat n’est démocratique que si chacun des candidats respecte les autres.
    Le chiffre six est un excellent chiffre pour ce type de débat.
    Ni trop, ni trop peu. Exactement le bon chiffre.
    Courage à Dominique Strauss Kahn.

  6. kazem a écrit sur le blog de Peyrelevade:

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    Il ne sert à rien de s’abreuver des péripéties au jour le jour du feuilleton des euro-dettes publiques, si l’on n’en extrait pas l’essentiel:

    LE LANCEMENT DE L’EURO COMPORTAIT-T-IL UNE ERREUR INSTITUTIONNELLE… VOULUE ?

    Tous les économistes l’ont souligné: il n’y a pas d’exemple d’union monétaire à devise unique qui ait survécu avec des pays conservant leur souveraineté. L’émission d’emprunts d’Etat, lorsque celle-ci est récurrente, constitue en effet l’épreuve de vérité:
    1/ un pays souverain, qui la main sur sa propre Banque centrale, peut toujours alléger le fardeau par la monétisation, fut-elle indirecte. C’est le cas des Etats-Unis, pourtant plus mal en point que la zone euro, et où la Fed a procédé à près de 2000 milliards de dollars de rachats, depuis la crise.
    2/ un pays qui a renoncé à ce droit au profit d’une entité commune, se voit contraint d’en référer aux autres membres en cas de nécessité. Si les autres acceptent d’en partager les conséquences (accrocs à la BCE, FESF, bons européens, etc.), cela revient à faire bourse commune.
    Or, faire bourse commune c’est le fondement même de la fédéralisation…
    Croire que les iniateurs de la création de l’euro, où tous les banquiers centraux étaient partie prenante, auraient été inavertis de cette logique, serait leur faire injure.
    La zone euro n’a donc plus le choix qu’entre deux alternatives:
    – le retour en arrière par la dissolution de la zone… car la divergence grecque touchera vite d’autres pays.
    – la fuite en avant par le pas décisif de la fédéralisation monétaire… qui entraîne sans peine les suivants.
    Les politiques et les opinions ont beau se débattre, les faits et les échéances sont là! De Merkel et Papandréou, le plus piégé des deux n’est peut-être pas celui qu’on pense.
    Ainsi se vérifie la stratégie esquissée par Jean Monnet lorsqu’il prononça les mots célèbres:
    L’Europe ne se fera pas d’un coup, mais par petites touches, à petits pas…
    l’un de ces pas dans l’esprit du banquier Monnet (c’était fatal) étant celui d’une monnaie européenne susceptible de disputer un jour au dollar son rôle de monnaie de réserve.
    Il semble qu’Obama commence ait commencé à l’intégrer à son discours… et aux tensions récentes à l’égard des banques européennes de la zone euro.

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    A en croire l’interview ci-dessous, Peyrelevade, lui, ne l’a pas encore intégré, et répète comme tout le monde:
    http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/jean-peyrelevade-les-banques-francaises-sont-fragiles_262628.html

    Comme quoi, lorsqu’on a peur de se tromper, il suffit d’écouter Peyrelevade pour agir en conséquence: la vérité se trouve toujours à l’opposé !

    • Quand on pense que Peyrelevade a choisi de soutenir Hollande…au second tour, on en vient même à se demander si ce dernier sera au second tour !

  7. La route vers 2012 est une suite de batailles. Le sénat représente une de ces batailles que l’on vient encore de gagner, mais surtout une bataille sacrément importante.

    La prochaine aura lieu dimanche prochain. Si la participation est importante, alors de fait la droite aura encore subie une défaite, et si par ailleurs la gauche votait pour FH à plus de 50% (nous n’en sommes pas si loin) alors l’ump ressortirait groguie, elle qui raille les primaires à chaque occasion.
    Dimanche nous exprimons un choix, mais nous pouvons aussi par la même occasion affaiblir un peu plus la droite sur la route de 2012.

    • Bloggy, dimanche ce n’est pas Hollande contre Sarko, c’est Hollande contre Aubry, Royal, Valls, Montebourg, Baylet. La manip a des limites. Ce ne sont pas les sondages qui doivent déterminer le choix du vote. Je rappelle que face à Sarko au deuxieme tour, Aubry et Hollande sont à égalité « selon les sondages ». Cela commence a suffire ! Votons pour une femme compétente et combative et qui a fait ses preuves pas pour un personnage miterrandien adepte de la synthese molle et construit par des communiquants, votons Aubry le 9 octobre !

      • Cela commence a suffire ! Votons pour une femme compétente et combative et qui a fait ses preuves pas pour un personnage miterrandien adepte de la synthese molle et construit par des communiquants,

        Votons Ségolène Royal le 9 octobre !

        • « Votons pour une femme compétente et combative »
          C’est bien le problème : Aubry est compétente et Royal est combative. Hollande est compétent et combatif… Mais c’est un homme.

          • Bah sur le coup, je reste sur mon idée que non, le meilleur résultat n’est pas une victoire au premier tour, mais plutôt un score de 45 à 50% pour avoir un second tour (d’autant que les primaires ont une bonne image, autant en profiter) afin de permettre un premier rassemblement sous forme de second tour. Tout ce qui sera rassemblé au second tour ne sera pas à faire après le second tour.

            N’oublions jamais une chose : si une personne est élue dès le premier tour avec 55%, cela signifie aussi qu’il y aura 45% qui n’auront pas voté pour cette personne…

      • je ne parle pas des sondages mais des primaires qui doivent etre un elan pour notrre candidat. plus l elan est puissant mieux ce sera. une victoire au 1er tour va dans ce sens d autant plus qu on ne s y attend pas vraiment. la victoire passe par des victoires s etape marquntes.

        • Alors si tu ne parles pas des sondages, il ne faut pas dire « on est pas loin des 50% », les incantations c’est toi qui les fait…oui je suis d’accord, on ne s’y attand pas mais Aubry sera élue dés le 9 octobre !

          • Et bien c’est parfait alors puisque tu me rejoints sur un élément : une victoire nette, et si possible dès dimanche donnerait une impulsion forte à la personnalité choisie.

    • Bloggy, vous êtes un peu dans la précipitation et si vous attendiez que les gens de Gauche votent avant de nous parler de la Droite … vous mélangez un peu tout !

      Que vous donniez votre préférence soit, mais que vous compariez les résultats du Sénat avec ceux de Dimanche prochain !

      Pour ma part Dimanche je vote pour une Femme Politique PS combative et qui a un bon bilan celui de la Région Poitou-Charentes et qui n’a pas peur de donner clairement ses objectifs et non dire on verra plus tard pour le non-cumul, on verra si la croissance est bonne , on verra si ça fait plaisir ou non à tel de mes soutiens …

      Certains annoncent des idées sur la Croissance Verte et bien chez nous le 7ème Salon a lieu …

      http://salon.croissanceverte.poitou-charentes.fr/

      • je ne compare pas tu m as mal lu. je dis que la victoire final depend de victoires intermediair
        es marquntes. Dimanche doit en etre une.

        • C’est déjà une victoire que le PS ait organisé ces Primaires, que les Français s’y intéressent ! de toute façon le ou la gagnante sera Socialiste !!

    • Cher Bloggy Bag, il n’est pas impossible de considérer que la vraie vedette du jour c’est, non pas F.Hollande, mais A.Montebourg. Non seulement parce que son éloquence et sa personne ont une indéniable vertu décapante, mais parce que ses propositions sont effectivement de nature à emporter l’adhésion spontanée de qui constate l’impuissance des responsables installés, propositions qui n’ont pourtant que peu de chances d’être mises en pratique avant longtemps, qu’on voie cela d’un bon œil ou non. Le paradoxe n’empêche pas qu’au regard du poids des « idées » c’est bien A.Montebourg qui met aujourd’hui le plus sévèrement à mal une grande part de ce que représente Sarkozy, l’insolence de la droite en échec patent, donnant sens s’il le fallait à l’aversion qu’il suscite. Le succès récent d’A.Montebourg est significatif, et se comprend d’autant mieux que sur lui se cristallise la méfiance qu’il n’est pas rare d’entendre à l’égard du discours « socialiste » lui-même (au sens très très large …), empêtré qu’il paraît parfois, jusqu’à entraîner le soupçon que pour cause de crise il en est au mieux réduit à faire du recyclage. Pour l’élection présidentielle à venir, dont la configuration nous est encore inconnue, rappelons-le, aussi bien dans ses composantes internes qu’extérieures, la question essentielle, je crois, est de (pré)juger sur qui l’adversaire pourrait avoir le moins de prise dans tous les cas de figures. La moindre faille ou le moindre doute, dans l’ordre idéologique (le seul intouchable, en fait) plus que programmatique (c’est la règle du jeu), et c’est le tir à vue. Sans oublier l’ « esprit de résistance » grandissant, à gauche bien sûr, mais généralement chez tous les laissés pour compte, que les temps à venir n’annoncent pas vraiment comme devant s’affaiblir … En tout cas, prenons soin de ne pas offrir en cadeau à la droite une cible trop facile. Dans l’état où elle est, elle n’attend plus que cela.

  8. Désolé de refroidir les ardeurs mais en Essonne nous sommes nombreux a nous interroger sur la vraie rupture de gauche que peut amener Francois le dernier débat laisse une drole de saveur de l’accompagnement de la crise et de faire passer le message que TOUT le monde doit payer!!!

    Comment va t’il integrer les voix et propositions de Mr Montebourg?

    Cette fois le peuple sera vigilant de meme pour une vraie arrivée de la 6eme République

    Bien cordialement

    • bah la question inverse se pose également. Si Montebourg gagnait, comment ferait-il pour intégrer les propositions des autres ? Ou s’il perd, comment ferait-il pour s’intégrer dans l’équipe des autres.

  9. L’aggravation de la crise et des conséquences de la politique antipopulaire de Nicolas Sarkozy, le spectacle lamentable offert par les turpitudes des affairistes en tout genre qui peuplent les allées du pouvoir, portent à choisir Ségolène Royal comme porte-drapeau des forces du changement.

    Parce qu’elle avance des propositions justes, fortes et claires de réforme du système bancaire et de la fiscalité, sans la réalisation desquelles aucune promesse sociale ne pourra être tenue.

    Parce qu’elle propose d’agir au plan national, européen et aussi mondial dans une démarche ouverte et constructive et non par des replis illusoires coûteux et non conformes à la vocation de la gauche.

    Parce que c’est une femme de caractère, volontaire et combative qui a su tirer leçon de son expérience et qui a prouvé sa compétence et son intégrité non dans le seul discours, mais par des actes dans sa Région et dans les diverses responsabilités qu’elle a déjà assumées.

    Il faut gagner et ensuite réussir, car le devoir est double. On n’y parviendra pas dans le flou des propos, les promesses creuses et la recherche d’un consensus mou, mais par le courage, l’inventivité et la détermination à faire avancer des solutions concrètes et neuves et à susciter ainsi l’élan et la confiance du pays.

    Ségolène Royal est la mieux placée pour y parvenir.

    Charles Fiterman

    Ancien Ministre

  10. Montebourg est en train de siphonner les voix d’Aubry et apparaît de + en + comme le candidat de la gauche socialiste; si elle gauchit son discours et agresse encore Holl., elle perdra des voix « centristes »(Delanoë, Huchon etc…): elle est donc cuite!!!
    Le paysage se décante: Valls pour la droite, Holl. pour le centre et Montebourg pour la gauche.
    Par ailleurs, j’approuve totalement le texte de P.M. rationnel et équilibré.

    • Oui Montebourg commence a inquiéter chez Aubry…

      Faut dire que la dynamique est pour lui.
      Les médias couvrent tout ses déplacement et son discours intéresse les gens.

      Montebourg veut aller contre Hollande en finale.

      Cela est gagnable pour lui face a Hollande en finale.
      Il peut mobiliser l’extrême gauche et les verts contre Hollande.

      De plus j’ai l’impression que le matraquage que Hollande est leader va finir par lui jouer des tours(hollande), les gens vont se dirent « je vote au premier tour pour le plaisir et le deuxième pour le sérieux ».

      J’observe sur le terrain le transfert progressif des voix pour Royal et Aubry vers Montebourg. De plus Valls commence a pomper sur Hollande.

      Je sens un premier tour très compliqué.

      • Non Guillaume,

        Montebourg contre Hollande ne peut pas gagner. Pour une seule raison : la gauche veut vraiment gagner cette fois-ci, et quand bien même elle approuverait les idées de Montebourg, elle sait que face à Sarko, il perdra. Qu’on apprécie ou non les idées de Montebourg, y’a pas photo, la gauche choisira un candidat qui a une chance de gagner, et pas simplement un candidat qui lui correspond vraiment ou pas. C’est mon avis.

        • « la gauche veut vraiment gagner cette fois-ci  » mais une grande partie voulait aussi gagner en 2007 (17 millions …) !!

          • je ne faisais pas référence à 2007, mais au fait qu’aujourd’hui, la gauche a encore plus envie de gagner et qu’elle ne risquera pas de choisir Montebourg au lieu de Hollande. Maintenant, si on pense que Montebourg a plus de chances de battre Sarko que Hollande, c’est à plus rien y comprendre.

            Et pour 2007, on nous a répété que les 2 millions de voix d’écart concernaient surtout les retraités. Alors croire que des retraités vont préférer Montebourg… J’ai comme un énorme doute.

          • Nicolas , déjà cette fois si tous les Responsables Socialistes votent pour l’un ou l’une des leurs ce sera bien !!

          • 2 millions d’écart, ça ne représente pas les simples représentants socialistes.

            Et de toute façon, tu n’empêcheras pas untel ou unetelle de ne pas voter PS s’il n’est pas convaincu par le candidat. C’est comme ça. Ca a toujours été le cas. Demande si les adversaires internes de Mitterrand ont tous voté pour lui, idem pour Jospin en 2002. Il faut faire avec et espérer que le candidat retenu rassemble bien son camp.

    • Effectivement, AM fédère la gauche radicale du PS et le vote protestataire interne. De fait, il est apparu 3 voies possible :
      – Valls à la « droite » du PS
      – Montebourg à la « gauche » du PS
      – Hollande comme pivot rassembleur et le plus à même de faire la synthèse (on lui reproche souvent ce côté, pour le coup c’est ici une vraie qualité et un vrai avantage).

      Les autres auront bien du mal à se singulariser par rapport à ces 3 la.

  11. Bonjour Pierre, bonjour à tous,

    Je partage ton analyse sur le fond même si je n’ai pas utilisé les mêmes signaux pour exprimer ce possible et cette responsabilité.

    Une responsabilité pour tous les candidats et la montée des uns ou des autres n’est pas un problème si cela ramène plus de monde à la primaire. Ce qui serait un souci c’est un échange en vase clos.

    http://kainto.blogspot.com/2011/10/modifications-des-lignes.html

  12. Bonjour,

    Je souhaite vous faire part d’un nouveau site internet que nous avons mis en place récemment :
    http://www.elu2012.com est un site internet dédié aux internautes désirant exprimer et soutenir leur candidat à la présidentielle 2012.
    Le principe est très simple: il suffit de cliquer sur le bouton « Je soutiens » en face de la personnalité désirée et entrer votre pseudo pour soutenir.
    Chaque internaute ne peut voter qu’une seule fois par jour. Chaque soutien compte dans le calcul du pourcentage de chaque personnalité,
    plus vous êtes nombreux à soutenir mieux sera le score (pourcentage) de votre candidate ou candidat, le soutien peut être régulier(voire quotidien).
    A noter que ce site est complèment anonyme et sans aucune pensée envers aucun des candidats. Notre seule motivation est de mettre
    un site à la portée de la communauté des internautes pour créer un buzz autour de son candidat préféré.

    Vous souhaitant un bon SOUTIENS.

    Paul Nguyen

    PS: Vous pouvez également télécharger la version Android :https://market.android.com/search?q=elu2012&so=1&c=apps

  13. Pierrot le guerillero vous le dit, « ce choix, petit à petit, s’impose »:
    Avec Hollande, « le plus réaliste », HASTA LA VICTORIA SIEMPRE !

    Comme dirait sans mal Sarkozy, s’il était encore dans la course:
    « Qui peut croire une fable pareille? »

    Plaisanterie mise à part, un sénat qui bascule à gauche c’est un signe tel qu’une chèvre présentée par la gauche gagnerait les élections présidentielles …tant la droite s’est déconsidérée avec Tsarko 1er !
    Une raison de plus qui élimine tout souci de « vote utile », au profit d’un vrai vote à gauche… Quand la route est libre, « fais ce que voudras » dit le sage !
    Les moins inspirés dans l’histoire furent les Villepinistes qui ont rejoint Sarko, il y a quelques mois, pour de malheureux porte-feuilles de pacotille.
    Même les centristes du Nouveau Centre commencent à regretter de ne pas être restés chez Bayrou. Au moins, là, ils auraient pu donner le change…
    Car change il y a: le discours de Bayrou est de plus en plus indistingable de celui des socialistes « réalistes », comme dit Pierre. Songeons que son livre « 2012 Etat d’urgence » est le fac-simile de celui de Peyrelevade qui se dit le plus fervent support de Valls et Hollande, et voudrait bien échapper à la retraite en renouvelant ses exploits du « conseiller au tournant de la rigueur » qu’il fut en 1982 !

    Pour ceux qui voudraient juger de la consanguinité:
    http://lemonde-emploi.blog.lemonde.fr/2011/09/27/en-1929-les-partisans-dune-action-concertee-etaient-rares/#comment-4929

  14. Très belle analyse, Pierre, comme toujours. Le seul hic est la poussée de Montebourg qui est assez justement servi par les circonstances puisque, le premier et longtemps assez seul, il a dénoncé les turpitudes de l’Elysée, de certaines fédérations du PS, du régime de 1958 et de la mondialisation financière. Cela n’enlève rien aux mérites de François Hollande mais je constate un enthousiasme croissant pour Montebourg. Une nouvelle affaire de maffiosi corses au sein du PS et il gagne la primaire.

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