88 réflexions au sujet de « Pierre Moscovici invité de « Mardi politique » RFI / 20 minutes / Le Point »

  1. Réponse à « alain gen »:ds ce mail,je ne disais pas ce que je pense, mais ce que des gens disent ou me disent;c’est la triste réalité!
    Autre exemple de propos ,cette fois ci, d’un homme de droite qui n’y connaît pas grand’chose en politique mais qui vote:tous les candidats socialistes sont des zozos sauf un qui exprime des choses valables:Valls…A méditer!!!

  2. Beaucoup de gens ne croient pas un mot des interminables projets économiques et financiers de nos 5 candidats,car ils pensent(à tort,biensûr!)qu’ils ne seront pas appliqués surtout les plus radicaux vu la situation dont on héritera en mai 2012. Il vaudrait mieux insister plus, pendant la campagne, sur les sujets dits « sociétaux » plus compréhensibles et à moindre incidence financière…Ce sera plus rentable électoralement.C’est un conseil « gratuit »!!!

    • Petite leçon de mépris par Monsieur « Stone » : prenons les gens pour des cons, c’est électoralement payant…

  3. Les débats des primaires ont malheureusement porté sur tout sauf l’essentiel (pourquoi la crise des dettes publiques dans nos pays?)
    Seul Montebourg y a fait allusion en parlant de la politique monétaire (non-monétisation par la BCE), de la fiscalité (on ne prend pas le capital « là où il est ») et de la mondialisation (dès-harmonisation sociale captée par les profits).
    Pour mieux le comprendre:
    http://postjorion.wordpress.com/2011/10/05/210-a-j-holbecq-creation-monetaire-en-15/

    • C’est en effet tout le problème de la mondialisation brutalement imposée par l’OMC de Pascal Lamy:
      Comme pour l’Europe, les libéraux ont prétendu qu’imposer la concurrence nivellerait par le haut, alors que ce fut l’inverse. Ce sont les pays socialisés dont on a dilapidé les acquis, au profit du capital qui a pu ainsi délocaliser là où ils sont inexistants, sans y améliorer notablement la consommation intérieure.
      Qui ne voit que les difficultés à tenir notre santé publique, nos retraites, etc. sont dues à la concurrence par le pire qu’a entraîné la mondialisation libérale, au lieu de la protection du mieux qu’aurait produit l’harmonisation régulée.
      Montebourg tire la seule conclusion qui convient dans l’immédiat:
      protégeons-nous si l’on ne veut pas que continue cette « grande régression »!
      L’Europe est la seule à ne pas le faire, par sa monnaie surévaluée, ses frontières ouvertes à tous les vents, etc.
      Démondialiser, c’est surtout déniaiser les esprits!

    • UNE CONSÉQUENCE DE LA DÈS-HARMONISATION LIBÉRALE :
      SECURITE SOCIALE, LES TRAVAUX DE DEMOLITION ONT COMMENCE !

      Au lendemain de la guerre, lorsque les ordonnances de 1945 créent la sécurité sociale, l’univers patronal, discrédité pour avoir massivement collaboré, faisait profil bas.
      Pas moins de trente quatre compagnies d’assurances sont nationalisées dans le cadre du programme du CNR « impliquant l’éviction des grandes féodalités financières de la direction de l’écconomie ».
      L’heure de la revanche est enfin venue. Les assurances privées, écartées du marché de la santé en 1945, ont maintenant le vent en poupe. IL leur en a fallu de la patience, du travailde lobbying et d’influence, de la minutie dans la communication pour que leur appétit commercial, dans ce secteur sacralisé de la santé, apparaisse comme légitime.

      1989: LE SIGNAL DE LA RECONQUÊTE
      Cette stratégie s’appuie naturellement sur l’essor de la doctrine néolibérale, qui gagne progressivement du terrain en France, aussi bien dans les milieux intellectuels que dans l’opinion publique et dont l’essence est de stigmatiser le fardeau de l’impôt et des charges sociales de l’Etat-providence (parmi ses nombreux thuriféraires: Milton Friedman, Ronald Reagan, Margaret Thatcher, Edouard Balladur, Jean-Claude Trichet…).
      Le signal de départ est précisément donné en 1989. Alors que treize des plus grandes compagnies d’assurances viennent de sortir du giron de l’Etat à l’occasion des privatisationsmenées par Chirac Premier Ministre lors de la première cohabitation (1986-1988), la loi Evin de Décembre 1989 (adoptée à l’initiative du gouvernement Rocard) officialise l’entrée des assureurs privés dans la complémentaire maladie.
      On assiste au cours des années 1990 à la revendication par le patronat d’une individualisation des risques et d’une privatisation de la sécurité sociale, comme le raconte Julien Duval, chercheur au CNRS: « Dans les années 1990, Claude Bébéar, président d’Axa, adepte du « modèle américain », défendit au journal télévisé l’idée que les assurreurs privés, alors cantonnés aux couvertures complémentaires, devraient pouvoir intervenir « dès le premier franc ».

      ANNÉES 2000: LA « REFONDATION SOCIALE » DU MEDEF
      L’Institut Montaigne, le think-tank créé par Claude Bébéar en 2000, produit des études qui contribuent à conditionner politiques, médias et opinion à cette idée de privatisation.Cet ardent lobbying va porter ses fruits, une fois la droite revenue au pouvoir en 2002.
      Un Institut des données de santé est créé, premier jalon vers un nouveau Graal pour les assureurs: l’accès aux données de santé pour les assureurs. Concrètement, ils veulent obtenir les données individuelles pour mettre leur nez dans les ordonnances des médecins et refuser le remboursement de tel médicament prescrit ou de tel examen complémentaire, pour choisir les patients les plus rentables, c’est à dire les moins malades, et pour augmenter les primes ouexclure les patients atteints de pathologies lourdes et donc coûteuses.
      La patronne du MEDEF doit précisément son élection à son poste, le 5 juillet 2005, au soutien des compagnies d’assurances. Elle est ainsi la première représentante des « services » (banques, assurances) à la tête de l’organisation patronale…

      LA PRIVATISATION RAMPANTE DE NICOLAS SARKOZY
      A peine élu, le nouveau président annonce qu’il va « ouvrir un grand débat sur le financement de la santé »… pour déterminer « ce qui doit être pris en charge par la collectivité ou par les individus ».
      En fait, poursuivre dans cette voie en donnant chaque année « plus de responsabilité aux complémentaires » est une façon pour le gouvernement Fillon d’opérer sans bruit une privatisation partielle du système. En vingt ans, la part de marché des mutuelles a regressé de 68% à 54%, tandis que celle des compagnies d’assurances a explosé (28% en 2009, contre 18% dix ans plus tôt).
      Le président d’Axa, Henri de Castries, n’avait-ilpas répondu à Laurence Parisot, ce 12 Décembre 2005: « Il faut une génération pour changer un système de santé » ?

      AU NOM DU PROFIT, LA FIN PROGRAMMÉE DU SYSTÈME SOLIDAIRE
      Le système est donc chaque jour davantage accaparé par des entreprises commerciales, loin des fondements ehiques de 1945.
      Qu’en sera-t-il à l’avenir, si ces assurances privées sont prépondérantes, pour les personnes malades aux faibles revenus ? Il pourrait leur être bien difficile de trouver une compagnie qui les accepte ou qui ne leur demande pas un pont d’or hors de portée.
      Cette évolution irait à l’encontre des fondements du système solidaire, puisque celui-ci a justement été conçu pour ceux, quels que soient leurs revenus, qui sont touchés par la maladie et nonpas pour ceux qui seraient moins coûeux car moins malades.

    • Pour en savoir plus sur nos acquis sociaux et nos services publics en déliquescence, lire:
      Les Jours heureux (Le programme du CNR et comment il est en train d’être détruit par Sarkozy… et d’autres), Editions La Découverte

  4. Les débats des primaires PS sont une totale réussite. Ils donnent un immense élan de modernité démocratique à la gauche et un grand coup de vieux à la droite.
    Bravo.
    Et toujours courage à DSK.
    S’il n’avait pas été aussi digne, les primaires n’auraient pas pu être une telle réussite.

    • Si on pouvait laisser DSK en dehors de la campagne présidentielle (et donc a fortiori de celle des primaires également) ce serait vraiment mieux ! Pour le coup je suis d’accord avec Christine.

    • Faire l’apologie de DSK, mettre en avant sa dignité et lui trouver quelques crédits dans la réussite des primaires PS, c’est à mourir de rire.
      Laisse-le, rouler sa caisse dans sa Porche, dans son Riad ou dans son appartement place des Vosges.
      Après son comportement, tout sauf digne, moins on l’entend et moins on le voit, mieux on se porte.

  5. Mr Moscovici

    Quelle déception, votre phrase « les jeux sont faits » et que faites-vous des votes des Français qui vont se déplacer à la Primaire et qui je l’espère vous feront mentir ! et pour tous ceux qui souffrent dans notre Pays on est loin d’un jeu …

    • M. Moscovici voulait simplement dire que les dés étaient jetés, les français pourront choisir en connaissance de cause après les trois débats. C’était peut-être maladroit, en tout cas ça a été mal interpreté.
      Inutile d’en faire une affaire d’état, mais je comprend qu’à l’approche du vote tout le monde s’échauffe un peu, c’est la loi du genre.
      Je suis vraiment content que ces primaires ait été marqués pour l’essentiel par le sceau du respect mutuel et de l’esprit de responsabilité. Pourvu que ça le soit jusqu’au bout et que l’avenir ne soit pas insulté.

      • En effet que la Gauche ne reproduise pas l’erreur de 2007 qui a vu le manque de soutien à Gauche à sa Candidate qui malgré cela avait fait un score très honorable (17 millions )…

        Sans avoir de cartes ici ou là , en simple sympathisante depuis 30 ans tout de même je pense que la seule capable d’amener le peuple à voter en masse et dans sa diversité du Centre au Front de Gauche avec les Ecologistes etc… c’est Ségolène Royal et si comme je j’espère le vote la désigne, le Stade Charlety sera trop petit , il faudra le Stade de France pour rassembler tous ceux qui espèrent!

        • pour info, les 18% de Bayrou principalement venus de la gauche qui ne croyait pas en Royal englobe un peu plus que les quelques responsables PS qui ont trainé les pieds. Faut arrêter de refaire l’histoire ou de la revisiter en boucle. 2007 c’est le passé, faut pas rester bloqué dessus.

  6. En réponse à votre message d’hier soir ….

    Cher Pierre,
    Votre personnalité et votre action politique sous Jospin avaient retenu mon attention. J’ai regretté votre soutien à DSK. J’ai finalement apprécié votre ralliement à F. Hollande. Las…
    Pourquoi avoir précipité la hola en annonçant dès hier soir la victoire de votre candidat ? Pour afficher votre clairvoyance? humilier vos amis, adversaires de circonstance ? Ce triomphalisme impatient (arrogant?) devrait-il alors tout gâcher ?
    A la réflexion, non! Je fais confiance à votre discernement. Et je compte sur le pragmatisme des fermes soutiens de F. Hollande (objectivement qui mieux que F. Hollande pourrait rallier la quasi-totalité des suffrages de gauche sans effrayer les centristes et autres modérés aujourd’hui égarés dans la mosaïque UMP profondément fissurée). Ainsi rassuré sur l’absence de risque de faire chuter F. Hollande, je voterai donc A. Montebourg. Je n’hésite plus à soutenir un projet de vraie rupture avec l’ultra-libéralisme ….Je sais que pour prétendre gouverner en 2012, la gauche social-démocrate devra pourtant encore composer avec .
    Mon choix repose sur l’espoir que A. Montebourg comptera parmi les quelques piliers sur lesquels F.Hollande devra s’appuyer. Son projet renoue avec la vraie gauche, celle du retour à la Démocratie, en France et en Europe. Il fait aussi le lien avec Mélenchon, autre trublion qui ne manque pas de me séduire.
    Beaucoup comme moi croient à la possibilité de gouverner dans le respect prioritaire des valeurs humanistes et sociales. Je veux que gouvernement et parlement retiennent en toute circonstance, d’abord l’intérêt des plus démunis, ensuite celui du plus grand nombre ; contre les intérêts particuliers, et sans considération de leurs pouvoirs de contrainte proclamés.
    Je veux aussi que la gauche redémarre l’ascenseur social en panne depuis plus de 20 ans.
    Ainsi, la gauche, qui dans ma jeunesse s’est jointe à la position traditionnelle des droites pour dévaloriser l’impôt sur le revenu et encourager son évitement par tout artifice, doit revaloriser cet impôt progressif et le réformer pour en faire un vecteur incontournable de redistribution sociale.
    De même, la gauche de gouvernement doit casser la reproduction systématique des élites : en taxant fortement les successions, au-delà de quelques dizaines de milliers d’EUROS ; en confisquant la part supérieure des revenus exorbitants (au-delà de 100 kEUR/personne).
    J’attends encore du futur pouvoir qu’il multiplie les classes d’une 15 d’élèves dans les zones défavorisées ; en y créant des postes nouveaux, avec des embauches mais aussi en réduisant les moyens des établissements scolaires élus par les familles aisées, dans lesquels 1 enseignant pour 50 élèves ne poserait pas de problème (j’en connais !).

    Signé : S. Houdbine
    un ex-cadre supérieur retraité, né d’une famille pauvre et nombreuse ; heureux bénéficiaire de l’ascenseur social des « 30 glorieuses », notamment de la démocratisation de l’enseignement en particulier ; père et grand-père d’enfants privilégiés.

  7. Oui les hommes politiques ont des réseaux d’amis et c’est necessaire.Aprés il faut bien les choisir lorsque l’on gouverne pour éviter qu’il puissse y avoir un souci d’interêt.Les réseaux permettent de réussir sur le plan professionnel et d’avoir des soutien pour changer les choses.On ne réussit pas seul.

    • Vous avez tout à fait raison.

      Ainsi la fondation Saint-Simon, créée en 1982 pour « dépasser certaine pesanteurs du passé…,pour ouvrir intellectuellement un nouvel espace à la pensée réformatrice »…alimenta des groupes de réflexion destinés à préparer « l’ajustement structurel de la France ». Dans son sénacle d’experts, on retrouve les PDG Beffa de Saint -Gobain, Schweitzer de Renault, Pébereau de la BNP, Mer d’Usinor Sacilor, Soubie d’Altedia Communication, etc. Sans oublier le président de Bolloré Technologies et le directeur général de la banque Pallas Stern.
      L’une des idées centrales des rapporteurs, « la préférence française pour le chômage » (une note de la fondation Saint-Simon publiée en février 1994 sous la plume de Denis Olivennes, du Nouvel Observateur, portait déjà ce titre) n’est elle-même que la resucée d’une exigence ancienne de Raymond Barre: celle d’une désinflation sociale compétitive ».
      Alain Minc fut le trésorier de la fondation Saint-Simon. Jean Peyrelevade en constitua une recrue appréciée. Ils ne manquaient pas d’amis dans les médias, ce qui leur permit d’injecter plus facilement dans les veines de la société leurs théories de « la rationnalité ». Et ce qui conféra une coloration de gauche à des idées qui ne l’étaient pas.
      Dès 1982/83, les socialistes français desindexent les salaires sur les prix, une orientation que l’économiste Alain Cotta assimilera à un « Don Delors » au patronnat. L’offrande correspond à un prélèvement de 230 milliards de francs sur les salaires. Le ministre socialiste en question s’en félicitera quelques années plus tard: « Nous avons obtenu la suppression de l’indexation des salaires sans une grève! ».

      En 2001, la République des idées a emboîté le pas à la fondation Saint-Simon auto-dissoute en 1999. Présidée par Pierre Rosanvallon, elle a pour trésorier Jean Peyrelevade.
      La Fondation Jean Jaurès, le Club À gauche en Europe, s’inscrivent dans le même spectre idéologique.
      Pour lancer le club À gauche en Europe, Dominique Strauss-Kahn, Michel Rocard et Pierre Moscovici n’hésitèrent pas à égrener un chapelet de lieux communs: « le monde a changé…; face à ces mutations, les schémas d’analyse politiques traditionnels ne semblent plus adaptés; etc. »
      Juste avant les élections législaives de mars 1993, le ministre français de l’Industrie et du Commerce exterieur, Dominique Strauss-Kahn est interrogé par le Wall Street Journal sur « ce qui va changer si la droite l’emporte ». Sa réponse: « Rien. Leur politique économique ne sera pas très différente de la notre ».

      On comprend pourquoi tous les Strauss-Kahniens sont allés se réfugier chez Hollande qui tient des propos jugés « réalistes »!

      • Vous citez l’interview de 1993 en le résumant à une phrase. J’ai beau cherché sur le net, impossible de trouver (l’intégralité de) l’entretien. Pas contre la réponse de DSK, ça oui, et on la met à toutes les sauces.

        Or je considère, sur les seules indications que vous fournissez, qu’il répondait alors en tant que Ministre de l’Industrie et du Commerce Extérieur à un journal de référence pour les acteurs économiques et financiers (entreprises et investisseurs), et qu’à ce titre, il jouait son rôle de représentant des intérêts français.

        Quel intérêt il y avait-il à dire « Non la droite fera pire que nous » ou inversement « La droite agira plus dans vos intérêts » ?

        Et par ailleurs à défaut de retrouver l’intégralité de l’entretien, on peut se demander à quoi se réfère la « politique économique » en question : la politique commerciale ou la politique macroéconomique.

  8. voilà un p’tit bout de temps que j’ étais pas venu sur le blog à Mosco… j’ ai rien raté :

    ni les bétises des thierryz and co ,

    ni les boulettes de Mosco : « les jeux sont faits ,disait il  »

    pour un sans faute , faudra repasser .

    enfin ,heureusement que personne ne lit toutes ces bêtises ….

    La présidentielle ne passera pas par internet car on y lit tout et son contraire ,donc c’est inefficace pour faire campagne.

  9. Eh oui, c’était bien un vrai Thierry… comme on peut s’en apercevoir à la lecture de l’Express, et il y a matière à développer sur
    LE SYSTÈME HOLLANDE
    …Hollande est entouré d’amis qui baignent dans le milieu patronal, comme Jean-Pierre Jouyet (président de l’Autorité des marchés financiers) ou Paul Boury, conseil en lobbying.
    Dans le monde de l’assurance, Hollande parle avec Denis Kessler (Scor) ou Bernard Spitz (président de la Fédération française des sociétés d’assurances). Dans l’industrie, il connaît bien Christophe de Margerie (Total), voit Gérard Mestrallet (GDF-Suez), apprécie la vision industrialiste d’un Jean-Louis Beffa (Saint-Gobain).
    A la rentrée, il a déjeuné avec le patron de Vivendi, Jean-Bernard Lévy. Des rencontres sont organisées avec Claude Bébéar (Axa) et Michel Pébereau (BNP Paribas), ténors du monde des affaires. Au début de juillet, le candidat a planché devant l’Association française des entreprises privées, ce discret cénacle de grandes sociétés.

    Développons donc:

    1/ JP Jouyet, le plus proche, l’ami de toujours, n’eut aucun scrupule à se faire nommer par Sarkozy à la tête de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF). D’ailleurs, comme auraient dit Roger Pierre et Jean-Marc Thibault,
    quelle autoritééééé !
    Jugez-en (d’après BA):
    Dexia, qui vient de s’effondrer, avait eu les meilleurs résultats des stress-tests de la France ,l’Allemagne et la Belgique réunis
    Tier Core One:
    -Dexia :10,4 %
    -Santander:8,4 %
    -Deustchebank:6,5%
    -CA:8,5%
    -BNP:7,9%
    -SG:6,6 %
    Que va-t-il falloir faire pour sauver les autres?
    L’euro est une escroquerie monumentale avec ou sans…[Jouyet] !

    2/ Son interlocuteur dans le monde de l’assurance est bien Denis Kessler, l’ancien N° 2 du MEDEF de 1994 à 1998, celui qui déclarait tout de go en félicitant le nouveau président de la République Sarkozy, le 4 octobre 2007, dans le magazine Challenges :
    « À y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! ».
    C’est le même Denis Kessler qui confia, il y a quelques années la direction de la commission de prospective du CNPF, actuel MEDEF, à Pascal Lamy dont on ne s’étonne plus de l’action aujourd’hui à la tête de l’OMC, pour le compte des patrons.
    Des références, comme on peut en juger, et des amis qui ne veulent que le bonheur du peuple de gauche !

    3/ Ses rencontres avec Bébéar, l’ancien PDG d’Axa, ont du être passionnantes lorsqu’on lit ce qu’écrivait ce dernier dans Le Figaro Magazine à propos de sa création de think-tanks ultra-libéraux, tels l’Institut Montaigne, présentés comme « laboratoires d’idées indépendants »:
     » C’est cette démarche intellectuelle qui me passionne, car je suis convaincu qu’il faut une ambiance générale pour changer les mentalités et rendre les réformes possibles. Il y a vingt ans, nous étions quelques assureurs à avoir chargé Denis Kessler et Dominique Strauss-Kahn d’une étude sur les fonds de pension. Ils avaient démontré tout l’intérêt de ces fonds , s’opposant en cela à l’opinion générale, et il nous a fallu vingt ans d’explications, de conférences pour faire admettre à 80% de la population qu’il était salutaire de compléter par une dose de capitalisation la retraite par répartition. »
    Et l’on voudrait, après cela, que Hollande ruine tous les efforts de ses amis…?

    • Qu’on me permette d’ajouter:

      Quant à son dernier interlocuteur Michel Pébéreau, ne pas le confondre avec Jean Peyrelevade, son soutien récemment déclaré. Le premier est un proche de Sarkozy, le second de Bayrou… C’est eux qui lui ont sans doute appris à leur façon ce qu’il prétend savoir de la dette publique et dont il a fait étalage devant un parterre médusé:

      http://www.dailymotion.com/video/xh26ks

    • Quant à Bangor qui veut faire savant en recopiant Wikipedia, qu’il sache qu’il ne faut dans ce cas rien oublier, sous peine d’être soi-même « sectaire »… et inculte de surcroit (qu’il recherche l’etymologie latine inter-jectare: s’il a fait du latin, il comprendra mieux pourquoi le sens est très large!) :

      Une interjection peut prendre la forme d’une onomatopée ; elle peut être aussi un mot emprunté, soit au français soit aux autres langues.

      * Les onomatopées, qui, pour certains théoriciens, constituent en fait les seules vraies interjections, consistent en des imitations de bruits, de sons, de cris de diverses sources:
      – soit humaine tels : Aïe ! Ouille ! Atchoum ! Berk ! Blablabla ! Bof ! Brrr ! Glouglou ! Han ! Hem ! Hum ! Hop ! Hou ! Miam-miam ! Ouf ! Ouste ! Peuh ! Pouah ! Pouih ! Patati Patata ! Psitt ! Scrogneugneu ! Sniff ! Zou ! Schbloing…
      – soit animale tels : cocorico, coin-coin, coucou, cui-cui, hi-han, meuh, miaou, ouaf-ouaf, wouh-wouh, gné!…
      – soit naturelle tels : Badaboum! Bang ! Boum ! Clac ! Crac ! Flic flac ! Flop ! Patatras ! Plouf ! Paf ! Vlan ! Hop !
      – soit liées aux objets humains tels : Clic-clac ! Couac ! Flonflon ! Pin-pon ! Tic-tac ! Toc-toc ! Tut-tut ! Vroum-vroum !…

      * Une autre catégorie d’interjections est constituée par un certain nombre d’emprunts. Elles sont parfois appelées fausses interjections. Quand l’emprunt est effectué à partir du français, on a affaire à un changement de catégorie et on parle de dérivation impropre. Au contraire, quand l’emprunt est effectué à partir d’une langue étrangère, on parle d’emprunt lexical :
      Bon ! Bonjour ! Bravo ! Adieu, Ça, alors ! Chiche !Courage ! Debout ! En avant ! Hardi ! Hourra ! Malheur ! Au secours ! Merci ! Mince ! Mon Dieu ! Non ! Olé ! Pardi ! Saperlipopette ! Si ! Zut ! Hélas! Oyez !
      Ciao ! Bye bye ! ! Go ! Help ! Stop ! Peace

      L’interjection est la plus archaïque des catégories de mots. Elle est indépendante des mots qui précèdent ou qui suivent : ne se rattachant jamais, ni directement ni indirectement, au couple constitué par le verbe et le sujet, elle doit être considérée comme étant hors syntaxe. En effet, se suffisant à elle seule, elle ne complète rien (étymologiquement, interjection signifie jeté au milieu).

      * En revanche, lorsqu’elle consiste en une dérivation impropre (un emprunt aux autres espèces : nom, pronom, verbe, adjectif ou adverbe), une interjection peut alors avoir des satellites (des compléments, des expansions…) :
      Temps de cochon !
      Le nom commun « cochon » est complément du nom « temps », employé comme une interjection.
      Purée de nous autres !
      Le groupe nominal « de nous autres » (composé d’une préposition, d’un pronom personnel et d’un adjectif indéfini) a pour fonction : complément de l’interjection (c’est-à-dire, complément du nom) « purée ».

      * On remarquera par ailleurs, que l’apostrophe (le fait de nommer la personne à qui s’adresse le discours) et la phrase nominale (ou phrase averbale, phrase privée de verbe) s’apparentent aux interjections :
      Jean, nous avons un problème ! Pas de panique !
      Le nom propre « Jean » est une apostrophe. La phrase « Pas de panique ! » est une phrase nominale, qui peut également être analysée comme une interjection.

      • J’ai hésité entre « temps de cochon » et » schbloing  » pour résumer mes sensations du jour ;j’ai pris mon pied à lire votre post:adorables délices pour une âme spleenétique plongée dans le pot aux nuages ;une oasis au milieu de critiques qu’on sentirait près de.. et prêts à..s’entre-déchirer,enfin, presque;j’ai aimé vos explications:phrase averbale , id est, privée de verbe;tous mes sèmes s’en sont émus;trêve de plaisanterie,ça fait du bien de sortir de la crise,des affaires et du Couac40 ;merci à vous,vraiment;et Zou « avanie et framboise sont les mamelles du destin ».(de mémoire,sans votre érudition d’acier) à Footnote 17h18

    • Je faisais donc allusion aux inter-jections de la part de vos acolytes, faites d’ « emprunt aux autres espèces (adjectifs en l’occurrence) qui « peut alors avoir des satellites » (nom du candidat dénigré, en l’occurrence, le plus souvent Ségolène Royal…)
      Suis-je assez claaaiiir ? (Là, c’est Jean Yanne!)

      • Non, ce nest pas clair, à moins que vous ayez confondu « interjection » et « interpellation ».

        • Je ne confonds aucunement:

          – inter-pellation consiste à s’adresser à l’interessé en le désignant comme tel

          – inter-jection consiste à en parler en le désignant comme tel
          – intro-jection consiste à parler de soi-même en se désignant comme tel
          http://www.docteur-grr.fr/introjection.html

          inter-jectare : jeter vers, envers, etc.

  10. Restons calmes la route est encore longue et nous avons déjà enregistré une première victoire avec des débats dignes et constructifs. La gauche sort grandie de ces primaires. François Hollande a une posture et un comportement de président. Il sera capable de rassembler le parti socialiste et bien au delà toute la gauche et tous ceux qui souhaitent un changement en 2012.

  11. Le débat d’hier a été pollué, au début, par les questions lourdes,superficielles, maladroites et malveillantes de Joffrin. Ce journaliste est d’une bêtise abyssale à l’oral( ses écrits sont moins mauvais!); on dirait qu’il a honte d’être catalogué à gauche ,alors il ne fait que critiquer celle-ci à contre-temps. C’est pathétique!!!
    Par ailleurs si P.M.a dit que « les jeux étaient faits »,c’était pour le moins maladroit même si tout le monde le sait…

  12. Avant de « vendre la peau de l’ours » comme tu l’as fait avec DSK, tu ferais mieux de proposer de LUTTER contre l’Europe de BARROSO et le traité de LISBONNE qui a mis les populations dans des DIFFICULTES où elles ne sont pas responsables alors que les financiers leur demandent toujours plus d’austérité. Tu devrais également nous expliquer comment relancer l’économie française, l’emploi et les services publics non en partageant le privé mais en soutenant les SALARIES( assez de privatisations rampantes prônées par les sociaux-démocrates!!!), comment également lutter contre l’EUROPE DROITIERE qui a ouvert les frontières trop rapidement pour permettre les délocalisations, comment rétablir l’EGALITE FISCALE entre les SALARIES, RETRAITES et les PLUS FORTUNES.

  13. Hamon dit ceci :
    « Politiquement, on a jamais eu autant de marge de manœuvre et ça invite à l’ambition et pas à la timidité ».
    Si les marges de manoeuvre politiques au sens des institution politiques françaises, n’ont jamais été aussi grande, les marges de manoeuvre politiques au sens économique et budgétaires, elle, n’ont jamais été aussi réduites, et cela doit instamment inciter à une grande prudence. Et la prudence n’empèche pas l’ambition, je dirais même que dans la situation actuelle, la prudence est une condition sine qua non de l’ambition. Toute ambition qui ne tiendrait pas compte de la très grande difficulté des finances publiques serait téméraire et irresponsable.

  14. @Alceste
    Je suis triste et déçue. Vous devenez méchant. Pour les partisans d’Aubry, l’exercice consiste donc à attaquer tous azimuts, et maintenant de tenter de discréditer F. Hollande à partir des qualités ou du passé ou des actions de chaque soutien qu’il reçoit. Cela me fait penser au congrès de Rennes, où on devait couper des têtes. Si cela continue, il ne restera plus grand monde qui trouve grâce, qui soit assez vertueux. Et lisant les propos de B. Hamon ce matin, qui et alors qu’il est porte-parole du PS, non seulement fait clairement campagne pour Aubry mais se permet en plus de tacler Hollande, je me dis qu’il est bien difficile de faire son job quand on a l’appareil du parti contre soi. Une vraie machine de guerre qui devrait être uniquement destinée à battre Sarkozy, et qui risque de nous faire perdre puisqu’elle aura concentré ses tirs sur l’un des meilleurs, et peut-être le meilleur, qui puissent le battre. La fameuse formule « la machine à perdre » est en marche.

    • Cela fait longtemps qu’Alceste, dissimulé derrière son style, deverse régulièrement ici sa bile sur François Hollande. Je me suis toujours demandé d’où venait une telle haine (si ce n’est pas de la haine ça y ressemble).

    • Mais enfin, Denise, où voyez vous de la « méchanceté » dans ma très courte observation ? Au contraire, j’ai rappelé un souvenir personnel d’une façon telle que vous devriez imaginer un réel attachement à la personne de J.Lang. La citation que j’ai faite n’avait pour but que de contribuer, si cela se peut, à la compréhension du personnage, plus compliquée que les commentaires insultants à son endroit, hélas d’usage sur internet aujourd’hui même, ne le laissent entendre. Elle n’est en rien une mise en cause de son (votre) choix (1). D’autant moins que Jack Lang n’a pas eu l’idée un peu folle, cette fois-ci, de célébrer F.Hollande comme une « lame d’acier », ainsi qu’il l’avait fait en 2007 à propos de S.Royal ( 2)… Et si j’aime J.Lang, comme beaucoup d’autres (mais plus rarement au PS, vous le savez aussi bien que moi), c’est, notamment, d’une part parce qu’il fut la figure de proue que chacun connaît dans l’espace culturel indissociable des années Mitterrand, d’autre part parce qu’il a toujours été l’indéfectible défenseur d’une école de qualité (3), laquelle ne lui a toujours paru possible que si les professeurs de l’enseignement public jouissaient de l’estime du pays. Lionel Jospin ne s’y était pas trompé lorsque naguère il s’est résolu à se séparer de Claude Allègre (soutenu par F.Hollande) et lui a confié à nouveau le ministère de l’E.N. Quant au « fond », le recrutement des professeurs, je crois m’être déjà exprimé ici. Je n’aurai pas la vanité de prétendre que vous avez pu me lire il y a quelque temps lorsque, ayant rappelé que l’école était victime d’une véritable spoliation, j’ai cru bon d’ajouter, avec quelques raisons de le faire, qu’on ne fabriquait pas, hélas ! des professeurs de haute qualité du jour au lendemain, d’où mon extrême méfiance à l’égard des déclarations soudaines de votre favori, qui ont surpris tout le monde, vous le savez bien. Que le volontarisme, comme on dit, ait pu séduire J.Lang, je le conçois d’autant mieux qu’il est, objectivement, nécessaire en cette matière. Mais qu’il soit utilisé comme un argument à la gloire exclusive d’un des candidats me paraît être d’une parfaite incongruité, même si l’enthousiasme fait pardonner bien des choses. Sauf omission de ma part, je ne connais aucun socialiste qui, s’agissant de l’école publique, ne participe pas de ce « volontarisme », d’une façon ou d’une autre. Mais c’est justement sur ce dernier point que réside le problème. Et on n’en est pas sorti, je vous assure. Bref, puisque vous vous en prenez à moi, à ma grande confusion, sachez qu’en général j’essaye de comprendre avant de livrer ici quelque réflexion que ce soit, laquelle, je l’espère, n’est ni plus ni moins légitime que d’autres avec lesquelles elle cohabite. Cela dit, n’ayant pas forcément une âme de sans-culotte, on peut bien sûr préférer le confort du silence. Mais finalement ce n’est pas très facile quand vous pousse une petite idée de ce que peut être un « contrat de générations ».
      (1) D’ailleurs, je ne vois pas ce qui pourrait m’y autoriser, pas plus que je n’aurais l’idée de m’en prendre à l’admirable Ariane Mnouchkine, dont l’affection pour S.Royal correspond si bien à ce qu’elle fait elle-même à la Cartoucherie.
      (2) Pour le coup, cela aurait été abusif …
      (3) Il est notamment une des rarissimes voix qu’on ait entendues à gauche pour y inscrire la fréquentation des « humanités » comme un élément essentiel dans l’épanouissement des individus.

    • On peut comprendre. L’attitude arriviste du clan hollande est détestable. Pour les primaires, c’est sans doute gagné, pour le reste…

      J’avoue je l’ai déjà écrit que je ne voterai pas pour lui au premier tour en 2012. Je pense que nous serons très nombreux à aller voir ailleurs.

      Au second, s’il est encore là ce sera pêche à la ligne.

      Oui moi aussi je déteste Hollande. Un arriviste qui a été incapable de gérer le parti et qui profite de la remise en ordre effectuée par son successeur pour se présenter. Je ne parlerai pas de Moscovici, qui se ressemble s’assemble.

      Ceci dit, le pire pour moi c’est d’entendre cet incapable s’exprimer. L’image que donnent de lui les guignols est très réaliste. S’y ajoute SURTOUT l’axe politique qu’il nous propose, plus proche de la politique de Sarkozy que de celle de la gauche.

      Une chose est certaine, s’il passe en 2012, lui non plus ne fera pas deux mandats. Comme Sarkozy, je lui donne 6 mois pour chuter à 25% de cote de popularité.

      Désolé mais je n’ai absolument AUCUNE confiance dans cette équipe pour changer la France et ce ne sont pas quelques annonces tellement ridicules qu’elles ne seront pas tenues qui me feront changer d’avis.

      Un espoir, il baisse de plus en plus dans les sondages et d’autres à gauche progressent, pas sur qu’il soit au second tour.

    • Sauf que M. Hollande n’a rien à faire dans cette primaire. Martine Aubry à la « légitimité », sinon à quoi sert une Première secrétaire?
      La candidature d’Hollande ne vise qu’à faire éclater le PS, alors que sa gestion du PS a été calamiteuse, taxée de « consensus mou » et en finale de « cadavre à la renverse » (BHL).
      Hollande va perdre au second tour des primaires.

  15. Thierry est bien thierry,mais pas le Thierry qui..que….et Loyarte est bien le même qui… sous un autre pseudo a déjà dit …la même chose. Pitié ,remisez tous ces avatars de fortune et endossez,une fois pour toutes ,votre pseudo;on vous lira et on y verra plus clair /

    • Ben, c’est à dire que ça fait plus de trois ans que je m’appelle Thierry sur ce forum.
      Qui plus est, c’est mon vrai prénom.
      Je ne vais quand même pas changer parce que quelqu’un a choisi le même ! (je parle de celui qui a donc mis en ligne un extrait d’un article de l’Express, si j’ai bien compris; si ce Thierry-là me lit, qu’il change de pseudo. Merci Thierry !

    • Pour Lola, merci de ne pas raconter n’importe quoi.Mon pseudo est celui-ci et je n’écris pas la même chose sous un autre.Si d’autres personnes écrivent des propos similaires sous un autre pseudo c’est leur droit.
      Par respect pour les autres évitez donc d’avancer ce genre de certitude.
      Je n’ai pas de justification à donner mais je n’ai posté que 2 fois et voilà donc mon 3éme uniquement sous ce pseudo.Voilà alors, faites partagez vos idées et si certains points vous posent des problémes questionnez, c’est avec plaisir que les autres vous répondrons.
      Alors, ne pensez pas que vous êtes la seule à avoir du courage et d’écrire sous le même pseudo .Merci d’avance de bien vouloir vous excuser.
      Je viens sur ce blog pour voir et lire les propos tenus par les uns et les autres, cela me permet aussi de m’exprimer et je n’ai pas besoin de changer de pseudo pour dire telle ou telle chose.J’ai toute ma vie assumé mes idées et ce bien avant le net.Donc cela dit le but de ces posts est d’abord la liberté d’expression et d’avoir les opinions de chacun.Je m’aperçois qu’en France on accuse facilement les uns et les autres sans le moindre élémenten sa possession (voir affaire DSK)

      • à Loyarte 18h41 / Je faisais allusion à votre post du 05oct 18h21 où se trouvait la phrase : »comme je le disais sous un autre pseudo » (sic) .C’est tout.Je ne comprends pas votre réaction; mais je n’ai nulle envie d’engager un duel sur ce point !!quant à penser que je suis la seule à avoir du courage ….en gardant le même pseudo !! que nenni,cher blogueur ,le courage à ce prix-là,c’est du pipi de papillon,comme l’on dit dans mon pays ;et je poste avec …mon prénom!!! j’ajouterai que je n’ai pas mis en cause votre liberté d’expression.Pour moi,l’affaire est clause.

        • Lola, vous vudrez bien m’excuser car j’ai été imprécis dans mon post et vous avez raison.
          Je voulais dire que dans un autre forum sous un autre pseudo.Donc vous avez parfaitement raison de faire état de cela .Vous n’avez fait ressortir qu’une erreur dans ma phraséologie et j’aurai du me relire avant de vous répondre.
          C’est important!!!!!Merci donc de m’avoir répondu pour me le faire remarquer.

  16. F.Hollande , adore l’humour, c’est bien connu , aussi , hier soir en regardant le dernier débat : je me suis rappellé sa
    marionnette, dans les »guignols » !!

  17. Si la dernière pirouette de J.Lang, cet insaisissable Protée, peut étonner les esprits politiquement innocents, on ne peut malgré tout s’empêcher de lui vouer de la tendresse, car on ne se défait pas aisément de ses meilleurs souvenirs de jeunesse – il s’agit en l’occurrence d’une courte tranche de vie commune, le théâtre universitaire à Nancy, quelle époque ! Pour comprendre, il faudrait donc encore entendre ce Jack Lang-Caligula, nous sommes à la fin de la pièce ; Caligula est à son miroir :
    «Tout a l’air si compliqué. Tout est si simple pourtant. Si j’avais eu la lune, si l’amour suffisait, tout serait changé. Mais où étancher cette soif ? Quel cœur, quel dieu auraient pour moi la profondeur d’un lac? [s’agenouillant en pleurant]. Rien dans ce monde, ni dans l’autre, qui soit à ma mesure. Je sais pourtant, et tu sais aussi [il tend la main vers le miroir en pleurant], qu’il suffirait que l’impossible soit. L’impossible ! je l’ai cherché aux limites du monde, aux confins de moi-même. J’ai tendu mes mains, [criant] je tends mes mains et c’est toi que je rencontre, toujours toi en face de moi […] Je n’ai pas pris la voie qu’il fallait, je n’aboutis à rien. Ma liberté n’est pas la bonne.»
    [Le miroir se brise, et dans le même moment entrent les conjurés en armes. Tous frappent. Dans un dernier hoquet, Caligula, riant et râlant, hurle : ] Je suis encore vivant !
    (Rideau] (1)
    Cela dit, il faut reconnaître, sans poésie, qu’aujourd’hui son argumentation ne vaut pas tripette.
    (1) Camus, Caligula, IV, 14.

    • à Alceste 10h58/ »lui vouer de la tendresse  » ?je dirais plutôt ressentir une infinie tristesse;c’est grâce à J.Lang que j’ai pu voir (j’étais bien jeune..) Ubu Roi joué par le théâtre de la Balustrade de Prague,et bien d’autres « choses » encore;le voir ou l’entendre dans de nbreuses émissions usant de circonlocutions,de sous-entendus m’a semblé affligeant.Qu’il choisisse son candidat et qu’il le proclame,c’est son droit;mais qu’il le justifie en mettant en avant le plan proposé par F.Hollande pour l’école,témoigne d’un manque de discernement:il ne suffira pas d’injecter dans l’enseignement,un nombre lambda d’enseignants;la maladie est bien plus profonde,semble-t-il,et il y aura besoin de remèdes autrement plus puissants.Quel candidat de gauche a analysé la situation ??

      • Je n’ai pas lu qu’il ait écrit, je n’ai pas entendu qu’il ait dit « qu’il suffirait d’injecter dans l’enseignement un nombre lambda d’enseignants », mais que c’était la 1ère chose à faire pour redonner confiance et mettre les moyens de base sans lesquels aucune réforme en profondeur ne pourrait aboutir.

        • A Denise 13h10/je n’avais pas mis de guillemets !!c’est moi qui ai translaté ses propos ,à partir de communications nombreuses et diverses.L’éducation nationale ,l’instruction publique,est ,de l’aveu de tous ,malade ;il ne suffira pas d’imiter tel ou tel pays ,de trouver 15000 profs par an ;ce sera bcoup plus compliqué,je pense;mes enfants sont grands,mais en tant que citoyen,et non de parent d’élève,je m’intéresse à la question, primordiale.Et,si j’avais à choisir F.H. je le choisirais pour quantité d’autres et bonnes raisons !(vos posts,denise,st tjrs pleins de bon sens ,merci)
          PS- si j’emploie un conditionnel,c’est,peut-être que je n’ai pas encore choisi.

          • J’ai mis des guillemets pour reprendre ce que vous écriviez vous-même. Je partage votre avis 1) c’est une question primordiale, et c’est une des raisons pour lesquelles je voterai Hollande, parce que c’est sa priorité (avec la réforme fiscale, et je la mets en tête aussi), 2) ce n’est pas simple, et Hollande fixe des priorités mais ne fait pas dans le simplisme.
            C’est comme l’attaque en règle qui est faite contre lui (toujours par le camp Aubry, et ils commencent vraiment à m’inquiéter) pour la loi Hadopi ; ils écrivent qu’il « fait volte-face », alors que, surtout sur des sujets techniques comme celui-là, il vaut mieux faire un travail de réflexion. Et si je cite l’exemple de la loi Hadopi, c’est pour montrer à quel point ils font feu de tout bois, puisque je doute qu’il s’agisse d’un sujet majeur qui détermine l’avenir de la France. Je trouve même que c’est du clientélisme éhonté ; Aubry se lance dans un catalogue complet de promesses à toutes les catégories. Elle serait déglinguée au cours de la campagne face à la droite et au Modem.
            Je crains énormément l’état réel dans lequel on va trouver la France et les finances publiques, et je crains que l’on se lance à nouveau dans de vaines promesses qui déçoivent beaucoup face au réel. Si c’est pour que le pays nous lâche dès les premiers mois, ce n’est même pas la peine d’essayer de prendre le pouvoir.

  18. Bonjour M. Moscovici,

    N’ayant pas trouvé sur le site de campagne de François Hollande le moyen de donner un avis (étonnant pour quelqu’un qui devrait être à l’écoute), j’interviens ici.

    Malheureusement, la lamentable volte-face de François sur Hadopi vient de lui faire perdre une quantité de voix d’internautes.
    J’ai autour de moi un paquet de gens qui viennent de me dire qu’ils allaient finalement voter Aubry à la primaire.
    Dommage de se griller ainsi, hein ?

    Cordialement.

    Line

    • Perso, je voterai Aubry en octobre et Sarkozy en mai 2012. Il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis, et là sur l’automne je me sens aubryste. Vous l’avez voulu ouverte votre primaire, eh bien on va vous l’ouvrir!
      signé: un citoyen

        • @Bangor
          Aucune incohérence: juste de l’opportunisme, surtout participer à faire battre M. Hollande qui joue un peu trop, à mon sens, la « politique du coucou » dans le nid de la légitimité de Martine Aubry.
          Enfin, M. Hollande a bien affirmé que la primaire citoyenne est « ouverte à tous », appuyant même le propos sur RTL au « Gand Jury » en réponse à E. Mougeotte… Alors oui je serai de gauche à l’automne et de droite au printemps car, ne rêvez pas: depuis « l’empêchement » de DSK la gauche a perdu la présidentielle de 2012.
          Bon vote, « camarade ».

          • J’ai bien envie d’utiliser les mots rétorqués par notre si mauvais président lorsque, au salon de l’agriculture, un homme refusa de lui serrer la main.

          • Non Appolinus, j’ai plus de classe que vous, le philistin de droite.

  19. Les socialistes ont toujours autant de mal à parler vrai.pour être élu, il faut rassembler et pour le faire, il faut éviter de froisser la susceptibilité des uns et des autres.
    Si vous n’êtes pas élu vous ne pouvez rien faire donc on ment n’est ce pas.
    Pourtant il faudra être vrai et éviter de faire les conneries de Sarko.
    Etre vrai n’est pas de promettre n’importe quoi!!!Non c’est de tenir des engagements alors plutôt ne rien dire et ensuite faire que l’inverse.
    Je pense qu la crise n’est pas due auhazard et on la voyait arriver .L’avertissement de 2008 n’a servi à rien, aucune mesure de controle de la spéculation n’a été prise par Nicolas 1er contrairement à ce qu’il disait.La droite outranciére et les ultra-libéraux font de la captation de richesses et font croire à l’appauvrissement pour tenir le peuple et une partie de celui-ci les croit.
    Tout est dans la création de richesses et de partage de celles-ci.Sans travail, on ne produit rien et l’on ne consomme rien et on meurt.On doit créer et c’est l’investissement créatif qui crée les futures richesses et c’est là que le PS doit intervenir et promouvoir le travail pour répartir le capital produit.Ce serait long à expliquer mais pourtant c’est le coeur du rôle de l’état.Donner les orientations et les moyens de faire (voir Airbus)
    Contrairement au professeur Nimbus qui est contre la nationalisation des banques mais qui utilise l’argent public pour les soutenir alors que l’UMP traite les gens de marxiste quand eux utilisent l’argent public pour des interêts privés, on doit revenir au rôle moteur de l’état et des banques.
    On doit integrer le systeme bancaire à l’état et non pas mutualiser les pertes.On integre les créances en capital et on controle le flux financier pour orienter et éviter la divagation de ses investissements.
    Il n’y a rien de critiquable dans l’interventionnisme de l’état si l’on convertit les aides en actions et que l’état a son juste retour sur ses financements mais il doit avoir un vrai droit de regard.
    On doit non pas nationaliser mais rationnaliser , controler, impulser c’est une vision Marxiennne et non pas marxiste.Le socialisme doit gérer son image mais doit être fier d’être au service du peuple tout en ne perdant pas de vue que le systeme capitalisme est un bon systeme et seul l’homme est mauvais car c’est lui qui a un comportement pernicieux par sa férocité et sa cupidité.
    On doit assumer le socialisme à la force de l’état et ce n’est pas un dogmatisme sectaire.On eduque, on forme, on cree, on se développe et l’on partage les produits de tout cela.Tout le rete est litterature.Hollande doit accepter ce fait et il ralliera des modérés du centre droit qui ont une vision proche.Le systeme financier n’est mauvais que par ceux qui le compose.Est il normal de rétribuer des fortunes des gens qui à la premiere tempête appelle l’état au secours???Non alors il faut être clair.
    La répartition des fruits d’une société doit prendre en compte le fait que l’égalité n’est pas égalitariste, non elle promeut une saine répatition et doit récompenser le travailleur et non pas le oisif.Elle doit aider le faible mais ne pas oublier qu’il doit aussi faire un effort pour lui même et l’éduquer pour cela.Elle doit demander à chacun de faire quelque chose dans son domaine de compétence et ne pas attendre toujours les solutions de l’extérieur.
    Comme je le disais sous un autre pseudo:Est il normal d’avoir une différence de valeur comptable des la naissance par les parts fiscales?Tous les enfants sont égaux, donc un forfait fiscal.
    Un livret d’épargne d’entreprise dans toute entreprise (libre à chacun d’y mettre une partie de ses primess.
    Un controle des banques en terme de coût
    La suppression des niches fiscales profitant aux nantis (la déduction de montants importants pour des cours privés alors qu’il n’y a pas d’argent pour l’école, ça c’est Sarko)Totalement inéquitable
    La suppression de la TVA pour les terrain pour les jeunes gens lors de l’accession à la propriété pour leur permettre d’acheter un logement au lieu de faire du Sellier ou autres systemes qui profitent à qui???aux plus riches
    Revoir les plans de la tva c’est à explorer (faible pour l’alimentaire, plus fort pour les services, tres elevés sur le superficiel)
    Je souhaite que Hollande passe car s’il est normal , il pensera qu’il faut promouvoir le travail des masses par l’encouragement des profits et du partage de ceux ci.
    Il faut croire en l’avenir du capitalisme socialiste

  20. Quand Hollande aura été élu ,il faudra bien que ses concurrents se rangent à ses côtés sans « états d’âme » et fassent campagne énergiquement pour lui. Cela va sans dire ,mais ça va encore mieux en le disant.
    Il faudra surtout que les fans de ses concurrents qui l’ont abreuvé d’injures se calment et encore mieux se taisent:c’est le meileur service qu’ils peuvent rendre à la gauche!!!…

    • Si vous attendiez Dimanche soir ! les sondages ne voteront pas …

      • Effectivement, attendons le vote.
        Mais il est vrai que le rassemblement derrière le ou la vainqueur(e?) est fondamental. Regardons aux Etats-Unis récemment : la campagne des primaires entre Barack Obama et Hilary Clinton a été extrêmement dûres, pourtant, à peine Clinton avait elle renoncé qu’elle s’entendait avec Obama et fut presque immediatement à fond derrière lui.
        Il faut que les candidats vaincus fasse preuve de responsabilité et se range sans la moindre hésitation derrière le gagnant ou la gagnante. Si les candidats vaincus savent faire preuve de cette responsabilité, leurs soutiens et leurs « fans » (je trouve le mot inapproprié) devraient les suivre.

        • D’accord avec vous Jonas pour le mot « fan » complètement inapproprié , je soutiens SR pour ses actions (Croissance Verte, Aide au PME, Sauvetage d’ Heuliez, aides aux jeunes , pass-contraception, son esprit de rassembleuse comme dans sa Région avec les Communistes, les Ecologistes, les Syndicalistes, les Centristes-Humanistes etc) … mais je ne m’estime en rien une « fan » !

    • M. Hollande président de la République? En France? Et qui va l’élire?
      La vérité est qu’il n’y a personne à gauche. Même si, Martine Aubry est une femme d’Etat. Mais son problème c’est que c’est une femme. Perso ça ne me gêne pas, mais je fais encore partie de la minorité. On vous espère moins de déveine pour 2017.

  21. Le flood des sectaires est pénible.
    J’irais bien flooder sur le blog de mélenchon, mais mes com’ en désaccord avec lui ne sont jamais publiés alors je laisse tomber. Ici, la liberté d’expression est quasi totale.

    • J’en suis bien d’accord, et je pense ne pas en abuser…
      ce qui ne m’a pas semblé le cas de tous vos congénères PS ici, à en juger par le niveau de certaines interjections à l’endroit des candidats.

      • Je pense que vous en abusez pourtant et vos congénères aussi, mais je suis d’accord sur les interjections.

      • Interjections ? Exemples d’interjections : Ah ! Eh ! Oh ! Ha ! Hé ! Hi ! hi ! Hue ! Ohé.
        J’en conclue que votre phrase n’a pas plus de signification que vos raisonnements répétitifs, fumeux et sectaires.

  22. Et les « quinze commandements » imposés aux grecs par les canonnières des banques de la troïka UE/BCE/FMI, Hollande est au courant et n’en parle pas ? Il donc faut les faire connaître:

    1. Coupes dans les effectifs – saisonniers ou fixes – dans toutes les administrations, y compris les enseignants.
    2. Etendre le chômage technique à l’ensemble du secteur public et application immédiate du système.
    3. Egalisation de la taxe sur le fuel domestique sur celle du gas-oil.
    4. Permettre la retenue sur salaire de l’impôt de solidarité destiné à financer les caisses de chômage.
    5. Baisse des retraites pour les marins et les anciens employés de l’opérateur téléphonique OTE.
    6. Suppression des subventions à la Poste pour la distribution de la presse.
    7. Nouveau cadre juridique dans le secteur public pour réduire les indemnités de départ et les heures supplémentaires.
    8. Gel des retraites primaires et complémentaires jusqu’en 2015.
    9. Augmentation des amendes pour les constructions illégales.
    10. Fusion ou fermeture de 35 agences d’Etat.
    11. Fusion ou fermeture de 10 autres structures: agence nationale de la jeunesse, organisme de télévision publique, société de l’immobilier public, société des biens immobiliers touristique, etc.
    12. Recensement des biens mobiliers et immobiliers sous le contrôle de l’Etat.
    13. Recenser tous les avantages sociaux et prestations de santé; signature de négociations collectives dans 16 hôpitaux privés ; signature de contrats entre hôpitaux privés et publics pour la locations de lits.
    14. Nouvelle loi pour réduire les retraites agricoles.
    15. Réduire les prix des médicaments en passant des accords avec les laboratoires pharmaceutiques.

    La Grèce a pourtant de tout autres marges de manoeuvres:
    – Les armateurs grecs (2eme flotte marchande mondiale) sont exempts d’impôts
    – l’Eglise (premier propriétaire foncier du pays) est exempte d’impôts
    – le budjet des militaires est disproportionné avec leurs besoins en temps de paix

    L’UE et la zone euro auraient une excellente occasion de montrer leur solidarité aux grecs: au chantage à la délocalisation des armateurs, il suffirait d’opposer l’interdiction d’apponter en Europe aux pavillons de complaisance (une mesure qui nous ferait également du bien!). C’est ça aussi la régulation anti-libérale…
    Mais sans doute les socialistes de la zone euro sont-ils plus solidaires des armateurs que du peuple grec.

    • Ce qui suit le « mais sans doute » de la fin est de trop. Dommage. Il arrive un moment où on se lasse débattre avec les sectaires.

      • Vous n’avez donc pas compris:
        « Sans doute les socialistes de la zone euro… » se réfère à la qualité de président de l’Internationale Socialiste qui est celle de Papandréou.

        C’est donc en connaissance de cause que les autres socialistes de la zone euro sont solidaires de Papandréou pour taire les quinze commandements qui s’abattent sur les prolétaires grecs, au lieu de mesures concernant les armateurs, l’église et les militaires.
        Il est vrai que Hollande a l’intention d’appliquer quelque chose de la même eau, en France, si l’on en croit son entourage… et ses fréquentations: Jouyet, Kessler, Bébéar, que du beau monde !

        Je dirais donc plutôt, pour ma part:
        Quinze commandements… quinze raisons de ne pas voter Hollande !

  23. Les 10 raisons pour lesquelles je voterai F. Hollande aux Primaires

    1) Pour son parcours, pour sa ténacité, pour son côté laborieux pierre après pierre. FH n’est pas né avec une cuiller politique dans la bouche, bien au contraire. Si sa mère était assistante sociale, son père était médecin (ORL) et d’extrême droite à ses pires moments (il a été candidat soutien de Tixier-Vignancourt à Rouen) avant de tout plaquer pour se lancer dans des affaires immobilières contestables, avec une éternelle obsession : les chars russes aux portes de Paris. Beaucoup affirment que leurs enfances ont beaucoup rapproché FH et Ségolène Royal plus tard. Tout brillant étudiant qu’il était (Sciences Po, HEC, ENA), il est « entré en politique » par la petite porte, mais très tôt et en adorateur de F. Mitterrand, et puis il a tout gravi marche après marche. Une sorte de méritocratie républicaine à la française, même s’il n’était pas fils d’ouvrier et ouvrier lui-même à la Bérégovoy (dont je révère toujours autant la mémoire).

    2) Parce qu’il a gagné ses premiers galons en osant aller affronter le Champion de la droite en Corrèze, en 1981, alors qu’il n’avait que 27 ans, et que là encore, il a creusé son sillon, en débutant au bas de l’échelle, comme « simple » conseiller municipal à Ussel. FH ne concourt pas en sprint mais en endurance, et il a très tôt compris que pour sauter un mur, il ne fallait pas commencer par se fracasser la tête dedans, mais qu’il valait mieux prendre de l’élan. Il est élu député en 1988 dans la circonscription de Tulle grâce au bon report des voix communistes au second tour suite à une campagne « courtoise ».

    3) Parce qu’il n’a jamais fait allégeance à qui que ce soit au sein du PS, ni à Rocard, ni à Jospin, ni à Fabius ; c’est une caractéristique qui lui est propre, et elle lui a permis d’être toujours l’homme recours, et de ne jamais accepter « d’avaler des couleuvres » pour cause de discipline de courant. Et c’est une caractéristique particulièrement heureuse pour un futur Chef de l’Etat dans la Vè qui est censé être « au-dessus des partis ». Pour ceux que l’histoire du PS intéresse, je me souviens que, jeune militante, j’avais rejoint le groupe des « transcourants » dont il était à l’origine (avec Le Brian, Mignard et Gaillard) pour essayer de transcender les « chapelles », les « écuries » ; une belle idée vite étouffée dans l’œuf par les « éléphants ».

    4) Parce que je suis, idéologiquement, une sociale-démocrate, et qu’il en est, aujourd’hui, le meilleur représentant au sein du PS. Il est celui qui a préparé la montée en puissance de J. Delors, au grand dam du « dauphin » de F. Mitterrand, L. Fabius, avec l’ami avec qui il dispense ses cours d’économie à Sciences Po, P. Moscovici. Parce qu’il a entrevu les dérives sectaires et irréalistes du Parti Socialiste, qui se traduiront par une cinglante défaite aux législatives de 1993 (élection de la chambre la plus massivement à droite du XXè siècle), il a concouru à promouvoir la future candidature de J. Delors, comme le mieux à même de rassembler la gauche et tout le pays. Et parce qu’il aura subi lui-même la défaite, puisqu’il est battu en 1993, et qu’il connaît une « traversée du désert », que l’on sait très formatrice pour ceux qui savent rebondir.

    5) Parce que « flamby » a en fait des nerfs d’acier et un rare sens des responsabilités et qu’il a tenu la barre d’un Parti Socialiste à la dérive, que l’on tenait pour mort après 2002, qu’il a su maintenir et amener à de nombreuses victoires locales et européennes (un score historique aux Européennes de 2004, 29% ; pour mémoire, nous n’avons fait que 16% aux dernières, soit quasiment jeu égal avec les Verts), et qu’il a su le sauver de l’implosion après la fronde des « nonistes » en 2005. Les militants de base comme moi savent qu’il a tenu la barre par gros temps, au cours de 10 années de tempêtes les plus houleuses et douloureuses qu’aient pu connaître ceux de ma génération. Si nous avons remporté la victoire historique qu’est la conquête du Sénat et que le PS est plus qu’en ordre de marche pour conquérir la Présidence, c’est en grande partie grâce à sa ténacité. Et parce qu’il a soumis sa déclaration de candidature à la légitimité démocratique, après les élections cantonales (et sachant qu’il ne s’est pas fait élire dans son fief, imperdable pour la gauche, mais qu’il est allé décrocher un siège de plus pour la majorité départementale, en allant investir un canton réputé de droite).

    6) Parce que son comportement aux cours de ces primaires est exemplaire, qu’il a très tôt expliqué que toute critique envers des concurrents se retourneraient contre l’élu final, et qu’il s’y est tenu, qu’il est le champion de la synthèse et du respect des autres, et qu’il sera le plus à même, le plus conciliant pour rassembler le PS d’abord et nos partenaires ensuite pour l’assaut final.

    7) Parce qu’il ne faut pas se tromper d’élection ; il ne s’agit pas de législatives où chacun peut/doit faire entendre sa musique particulière, sa sensibilité, pour constituer un gouvernement tenant compte (en représentants et en ligne politique) le mieux possible du paysage politique = un gouvernement à l’image du parlement = un parlement à l’image d’un peuple. Dans cette fichue Vème République, il s’agit d’un élu du peuple au suffrage direct qui fixe un cap, une vision d’avenir, qui est garant du vivre ensemble et du fonctionnement le plus harmonieux des institutions, assez fin et sensible pour « sentir » les aspirations de la nation dans son ensemble et de chaque citoyen en particulier.

    8) Parce que face au candidat de la droite, je fais confiance à FH et à ses capacités de rebond, sa vivacité, ses trouvailles ; et aussi parce qu’il respecte son adversaire, et même, il l’estime. Ce dernier point est un atout. Il lui mettra l’estocade avec courtoisie. Par ailleurs, que l’on y croie ou pas, qu’on partage cette vision du déroulement du congrès de Reims ou pas, les « hommes du président » ont tout prévu pour en faire un point d’attaque mortel contre M. Aubry. Contre Hollande, il ne peut pas y avoir de coup tordu, il n’y a aucune casserole à sortir, il faudra bien que la campagne des présidentielles ne se déroule que sur le fond.

    9) Parce que l’image de la France, ce petit pays au destin et au message universel, est à redresser, son image à l’étranger en particulier, cette image qui a été rabaissée à un niveau rare de médiocrité, je souhaite qu’elle soit incarnée par un homme fin, cultivé, doux mais tenace, souriant et affable, bourré d’humour et même d’autodérision, histoire de rompre avec notre arrogance coutumière si peu appréciée.

    10) Enfin, parce qu’il s’est préparé de loin, rigoureusement et en profondeur, y compris sur le programme et les sujets de fond qu’il a su faire intégrer au projet socialiste, comme la réforme fiscale, son domaine d’expertise et sujet de prédilection, et qu’il s’apprêtait sereinement à affronter le favori des sondages aux Primaires et entendait même, sûr de lui, le dépasser par sa détermination et son implantation en France « profonde ».

    Pour toutes ces raisons et parce qu’une élection se gagne dès le 1er tour, je voterai F. Hollande dès dimanche prochain.

  24. Paris-Match du 17 mars 2005,

    Hollande et Sarkozy se rencontraient à Paris-Match, s’accordant sur la «constitution» européenne. La photo de Paris-Match était là pour immortaliser la scène et bien faire comprendre au bon peuple le oui-oui à l’euro-libéralisme de l’UMPS… et ça continue!

    L’Elysée, Lundi 29 octobre 2007,

    François Hollande rendait visite à Nicolas Sarkozy. Une pure courtoise en fait, car le secrétaire national du Parti socialiste avait déjà dévoilé sur France 2, le matin même, le cadeau qu’il comptait offrir au chef de l’Etat : un ralliement inconditionnel à son « mini Traité » européen.
    Ils ont troqué les tabourets du studio photo de Paris Match pour le cuir profond des fauteuils de l’Elysée. Ce jour-là, il va le voir à l’Elysée et promet de voter son «traité simplifié».
    L’entente est toujours aussi cordiale entre le chef de la majorité et celui de l’opposition.
    Le deal: annoncer que le PS s’abstiendra de voter contre…
    Ultime lâcheté: c’est Pierre Moscovici qui héritera de la corvée de bois vert, pour « l’explication de vote » à l’assemblée nationale.

    http://www.marianne2.fr/Entre-Hollande-et-Sarkozy-c-est-encore-et-toujours-oui_a80815.html

    • En ne soutenant pas son Ex en 2007, Hollande, alors Secrétaire du PS, a fait perdre la Gauche.
      Son avantage aujourd’hui, est qu’on ne peut pas lui reprocher d’avoir fait telle ou telle chose. Ce n’est pas parce qu’on s’appelle François comme Mitterrand qu’il faut singer ses mimiques agaçantes et qui en font fuir plus d’un.
      Il a le profil pour faire perdre à nouveau la Gauche en 2012. Cela n’a pas échappé au camp d’en face, qui lui accorde ses faveurs par le biais de la presse et des sondages !

      • Sans doute est-ce votre vision des choses, mais pour avoir suivi attentivement la campagne de 2007, M.Hollande n’a pas failli à son devoir de premier secrétaire du PS et a soutenu la candidate socialiste sans faille. La mésentente entre les deux à probablement dû gêner la campagne, c’est sûr, mais ça n’est pas une absence du soutien.

        « Cela n’a pas échappé au camp d’en face, qui lui accorde ses faveurs par le biais de la presse et des sondages ! »

        N’importe quoi. D’un part les sondages sont réguliers, avec toutes les mises en garde habituelles sur les sondages, et encore plus ceux sur les primaires qui sont à prendre avec encore plus de pincette, mais ils sont réguliers, pas manipulés, il faut arrêter avec ça.
        Et de deux, le camp d’en face disait du bien de Hollande quand DSK leur faisait peur, après que DSK fut hors du jeu, ils ont critiqué très vivement M.Hollande.

    • Avec les patrons, il ne s’affiche pas…Pourtant, il les rencontre, les sonde et les écoute. Il en connaît beaucoup, du fait de son parcours. Il y a ceux qui lui sont familiers… D’autres lui sont proches pour cause de formation commune (HEC et/ou ENA): Henri de Castries (Axa) a beau être sarkozyste, les deux hommes sont liés par un peu plus qu’une simple camaraderie forgée par les batailles de polochon du service militaire. Enfin, Hollande est entouré d’amis qui baignent dans le milieu patronal, comme Jean-Pierre Jouyet (président de l’Autorité des marchés financiers) ou Paul Boury, conseil en lobbying.

      Dans le monde de l’assurance, Hollande parle avec Denis Kessler (Scor) ou Bernard Spitz (président de la Fédération française des sociétés d’assurances). Dans l’industrie, il connaît bien Christophe de Margerie (Total), voit Gérard Mestrallet (GDF-Suez), apprécie la vision industrialiste d’un Jean-Louis Beffa (Saint-Gobain).

      A la rentrée, il a déjeuné avec le patron de Vivendi, Jean-Bernard Lévy. Des rencontres sont organisées avec Claude Bébéar (Axa) et Michel Pébereau (BNP Paribas), ténors du monde des affaires. Au début de juillet, le candidat a planché devant l’Association française des entreprises privées, ce discret cénacle de grandes sociétés.

      • L’ami de Hollande et Strauss-Kahn, Denis Kessler, devenu N° 2 du MEDEF de 1994 à 1998, est celui qui déclarait tout de go en félicitant le nouveau président de la République Sarkozy, le 4 octobre 2007, dans le magazine Challenges :
        « À y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! ».

      • peut-être aurait-il fallu,qu’en loques ,il se soit décidé à vivre dans une anfractuosité d’une colline corrézienne,fréquentant les papillons et lisant des exemplaires recyclés du chasseur français….

      • Thierry n’a pas écrit un mot de son message qui n’est qu’une copie d’un article de l’Express d’aujourd’hui (pages 58 et 60). Il aurait été élégant et honnête de le signaler.

        • Je signale au passage que je suis Thiery, mais pas le même !
          Je suis le Thierry soutenant Ségolène Royal et « ferraillant » avec vous depuis quelques années déjà.

          J’ajoute que je ne lis pas l’Express et que je suis une bûche en économie…
          Mais c’est ça le problème: des Thierry il y en a sûrement quelques-uns, mais qui eux ont eu l’intelligence de prendre un pseudo…

    • Parler d’UMPS est très douteux, très dangereux, et montre une ignorance des différences profondes entre les deux partis. C’est une réthorique bonne pour le front national !!!

      Quand au traité simplifié, si les nonistes n’avaient pas mystifié leur monde en nous jurant leurs grands dieux que la constitution européeene nous emmenait vers l’ultra libéralisme et qu’il y avait un plan B. Deux assertions totalement fausses

      • hum, je finis ma phrases :
        Si les nonistes…… plan B, nous n’en serions pas là. Deux assertions…

      • Monsieur fait dans le style, triste sire ce Jonas – sûrement un chômeur!

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