Dernière ligne droite

Dans deux jours se tiendra le premier tour des primaires citoyennes organisées par le Parti socialiste. Il s’agit d’un rendez-vous essentiel : le gagnant de cette compétition démocratique aura la responsabilité majeure d’affronter Nicolas Sarkozy, de préparer l’alternance, il aura aussi de grandes chances, dans l’état actuel du pays, d’être le prochain Président de la République. C’est aussi un bouleversement de notre vie politique nationale : les primaires, si elles sont comme tout l’indique un succès de bout en bout, changeront les pratiques de l’ensemble des partis, comme le montre la fascination récente de personnalités de droite, à commencer par le Premier ministre François Fillon. Je veux ici faire un premier bilan et lancer un dernier appel.

Les primaires étaient, elles sont encore un formidable défi. Nous étions en effet confrontés à trois risques majeurs. Nous risquions, tout d’abord, le bide. Si nos débats n’avaient rencontré qu’un succès médiocre, si le vote n’avait rassemblé – attendons d’ailleurs de voir ce qu’il en sera réellement dimanche – qu’un faible nombre de votants, en un mot si nous n’avions pas fait de nos primaires autre chose qu’un gros Congrès du Parti socialiste, nous aurions été moqués, à juste titre reconnaissons le. Nous pouvions aussi connaitre un « bug ». L’organisation d’un tel scrutin demandait une organisation minutieuse, un contrôle précis, une mobilisation forte : la tâche était lourde, il n’allait pas de soi qu’un parti politique en ait les moyens. Enfin, et c’était d’ailleurs l’espoir de Nicolas Sarkozy et de la droite, nous pouvions offrir le spectacle d’une formation fracturée, tomber dans le péché mignon de la division, et dès lors sortir collectivement affaiblis de cette confrontation.

D’ores et déjà, nous pouvons nous féliciter de la campagne qui s’achève. Bien sûr, je ne connais pas la participation effective dimanche, qui est au demeurant la première inconnue du scrutin. Mais tout laisse à penser qu’elle sera élevée – je crois, comme le Président de la Haute autorité des primaires, Jean-Pierre Mignard, que la fourchette comprise entre 1 et 2 millions de votants, au départ inespérée, est réaliste. L’intérêt de nos concitoyens pour les primaires est puissant : les sondages, l’affluence forte aux réunions publiques, les audiences impressionnantes des débats télévisés, le bouche à oreille tout simplement, sont à cet égard autant d’indices convergents. Je suis en outre persuadé que notre organisation, après des tatonnements logiques, est à la hauteur : les 10 000 bureaux de vote sont prêts à accueillir des millions de participants, les dispositifs de contrôle paraissent – même s’il faudra comme dans toute élection être vigilants – capables de garantir un vote propre, incontestable.

Reste l’essentiel, le débat politique : je crois pouvoir dire qu’il a été à la hauteur

Reste l’essentiel, le débat politique : je crois pouvoir dire qu’il a été à la hauteur. Cela n’allait pas de soi : l’importance de l’enjeu était de nature à tendre le climat, la force des personnalités pouvait provoquer des chocs. Et pourtant, l’alchimie a été réussie. A l’issue de ces mois de campagne, et d’abord après les trois débats télévisés entre les candidats, les Français sont en mesure de faire un choix éclairé et serein. Comme il fallait s’y attendre – à quoi bon, sans celà, organiser des primaires ? – les différences entre les candidats ont été marquées – différences d’attitude, de vision, de priorités, d’incarnation, de conception de la gouvernance du pays – sans que la référence à un projet commun n’ait été oubliée. Chacun aura son favori ou sa préférence – c’est la démocratie. Des tempéraments se sont révélés, d’autres ont été confirmés, personne ne s’est effondré, et la compétition a été d’une bonne tenue. Enfin, malgré certaines crispations inévitables et une tendance, en fin de course, à laisser libre cours à des attaques personnelles hors de propos – dont François Hollande a été, convenons-en, la principale cible – personne n’a insulté l’avenir : à l’issue des primaires, il y aura une équipe rassemblée autour d’un(e) candidat(e) reconnu(e) par tous, la gauche socialiste aura un dispositif solide. C’est pourquoi je suis persuadé qu’en définitive – comme les enquêtes d’opinion le montrent d’ailleurs – nous sortons collectivement gagnants et renforcés de cet exercice sans précédent. Les primaires, toutefois, ne sont pas terminées : après le bilan, je veux dire quelques mots sur la dernière ligne droite qui nous sépare du premier tour, dimanche 9 octobre.

je vous demande, par tous les moyens qui sont en votre possession, de convaincre vos proches, vos connaissances, de participer aux primaires dimanche

Car c’est dans le verdict des urnes que se décidera, in fine, l’ampleur du succès des primaires. Les critères d’une primaire pleinement réussie sont pour moi de deux ordres. Je souhaite d’abord une primaire nombreuse. L’afflux de votants sera pour la gauche un formidable appui, pour Nicolas Sarkozy un terrible avertissement. Les électeurs du 9 octobre seront demain, s’ils le veulent – mais ils auront fait le premier pas en ce sens – des « activistes », disponibles pour la campagne du candidat socialiste. Ils nous donneront une force inédite. C’est pourquoi je vous demande, par tous les moyens qui sont en votre possession, de convaincre vos proches, vos connaissances, de participer aux primaires dimanche. Pour trouver les bureaux de vote, qui fermeront à 19 heures, vous pouvez cliquer ici http://fh12.fr/l/a ou appeler le 08 25 05 20 12.

François Hollande a montré qu’il était prêt à la bataille contre Nicolas Sarkozy, avec autour de lui, je le crois, une équipe solide, à la fois expérimentée et nouvelle

Enfin, et surtout, les primaires doivent sélectionner un(e) candidat(e) qui fasse gagner la gauche en 2012 – car tel est en définitive le critère du choix. Chaque vote est respectable. Mais il y a aussi une responsabilité dans le vote. On connait le mien. François Hollande a mené, et nous avec lui, une campagne cohérente et constante. Il a martelé, sans arrêt, des thèmes simples et forts : la vertu budgétaire, incontournable, la justice sociale et fiscale, indissociable d’une approche socialiste, la foi dans l’avenir, pour la jeunesse, à travers l’éducation, le rétablissement d’un fonctionnement républicain équilibré et exemplaire, l’engagement européen. Il a sillonné le pays, qu’il connait mieux que quiconque, avec ces messages. Il n’a attaqué personne, il est resté digne lorsqu’il était mis en cause, il a fait preuve de sérénité et de maitrise de soi, démontré sa compétence, son énergie et son sang-froid. Il a montré qu’il était prêt à la bataille contre Nicolas Sarkozy, avec autour de lui, je le crois, une équipe solide, à la fois expérimentée et nouvelle. Il mérite les suffrages.

Ce que j’espère, en vérité, c’est un résultat net dimanche, qui permette au candidat arrivé en tête d’aborder le second tour en rassembleur

Quel est mon espoir pour dimanche ? Contrairement à ce qu’a pu laisser penser la manipulation de mauvaise foi d’un tweet anodin, je n’ai jamais fait preuve d’excès de confiance, encore moins d’arrogance. Je ne rêve pas d’une victoire au premier tour : avec six candidats, tous honorables, c’est improbable. Et dès lors qu’il y a un scrutin à deux tours, le second, si c’est le verdict des urnes, doit évidemment avoir lieu : il ne doit y avoir aucun arrangement, aucune maneuvre, seulement des choix de conviction. Non, rien n’est acquis, et les bons sondages ne me grisent pas : François Hollande, depuis le début de la campagne, a su marier la tranquilité du favori et l’humilité du candidat, il sait comme moi que le seul résultat qui vaille est celui de l’élection. Ce que j’espère, en vérité, c’est un résultat net dimanche, qui permette au candidat arrivé en tête d’aborder le second tour en rassembleur, qui lui donne de la force, de l’élan, qui présage d’une victoire claire, incontestable, gage d’une forte campagne présidentielle. C’est pourquoi il faut, j’en suis convaincu, que l’écart au soir du premier tour soit le plus large possible, en faveur du candidat le mieux à même de battre Nicolas Sarkozy. Pour moi, c’est François Hollande. Je vous appelle donc, en respectant pleinement le choix éventuellement différent de chacun d’entre vous, à lui apporter votre voix. A dimanche.

76 réflexions au sujet de « Dernière ligne droite »

  1. En Afrique aussi, nous plaçons nos espoirs dans une victoire nette de François Hollande. La gauche peut sauver la france et trouver avec la juste réponse aux relations fraco-africaines. Nous rêvons aussi de liberté, de justice et de réussite économique. Bonne chance à Hollande

  2. Titre de l’article « Dernière ligne droite », vous avez oublié quelque chose : il fallait mettre « Dernière ligne à droite « .
    Les vrais socialistes, ils votent pour qui et maintenant et en 2012 ???
    Tellement devenu un parti de bobo que la banlieue, les ouvriers, n’y croient même plus et ne sont pas déplacés.
    Quand en plus, les militants ont l’habitude de se faire voler leur vote… On comprend…
    En tout cas, bravo au cumulard capable de mener tous ses mandats, capable en 2007 de mener une double vie en pleine campagne présidentielle (moi à l’époque, avec le mari, on a sacrifié notre vie de famille pour être sur le terrain, on aurait pas pu trouver le temps d’aller voir en ailleurs !) Vous me direz ne confondez pas les militants avec les élus : d’ailleurs Hollande a fêté sa victoire (?!) dimanche avec 300 VIP triés sur le volet pour ne pas se mélanger aux pauvres mecs qui se battent pour lui sur le terrain. Pour se tailler une stature de président, il a du trop regarder Sarko… Il a pu qu’à demander à sa compagne qui a bossé pour Bolloré et Lagardère un Yacht et le Fouquet’s !!!

  3. un mot Bravo!!!

    s’il vous plait Mr Hollande ne changez pas de cap notre pays est dans une mauvaise situation nous avons besoin de vous.
    s’il vous plait reagissez et nous vous laissez pas prendre au piège par Mr Montebourg avec ces 17% que fait on des 60% des votants Aubry Hollande vous voulez nous oublier non non.
    je reponds a Mr Hamon oui oui Mr la maison france a besoin d’un bon gestionnaire oui je confirme car le roi Sarko nous a tué nous a ruiné a appauvri la France.
    si nous avons une semaine comme cela a commencé je peux garantir que nous allons encore perdre en 2012 donc Messieurs dames faites attention Mr Montebourg calmez vous….
    bonne chance tenez bon.

  4. Bonjour CHERS AMIS de gauche ET chers soutiens à François,

    Pourquoi et comment François doit gagner le 16 octobre ? (A FAIRE TRANSMETTRE A GRAND NOMBRE DE PERSONNES)

    Bravo et félicitations pour la première place occupée par François à l’issue du premier tour des primaires socialistes. Un écart de 8 points est un gouffre abyssal même si le camp de Martine a tendance et a tout à gagner à le minimiser. Dans tous les cas, mieux vaut être à la place de François que de celle de Martine. Cette première place met François dans la situation légitime de RASSEMBLEUR NATUREL des peuples de Gauche pour gagner en 2012.

    En effet, une victoire de Martine AUBRY, à laquelle je ne crois pas du tout, offrirait UN PLATEAU DORE DE CRITIQUES à la droite pour discréditer et railler la Gauche: comment une candidate par défaut – elle misait sur DSK-, au demeurant 1ère secrétaire du PS, arrivée en seconde position au premier tour des primaires avec 30% dans son propre camp, pourrait-elle convaincre les Français d’aller massivement battre la droite et Sarkozy à la présidentielle de 2012.? Donc, il n’est pas question au PS et à la Gauche de donner à la droite le bâton pour se faire battre.

    Pour cette raison, François HOLLANDE est notre « homme » et notre carte majeure pour remporter la présidentielle de 2012.

    Avec les soutiens francs, massifs et sans équivoque de Pascal VALLS (6%), et de Jean Michel Bayet (1%), François affrontera le second tour avec un atout majeur: un potentiel de 45 à 46%, soit près de 4 ou 5% de la victoire.
    Mathématiquement, si toutes les choses restent égales par ailleurs au second tour (nombre d’électeurs, pourcentage de voix…), sur un total de 24% de voix remportées par Arnaud Montebourg (17%) et Ségolène Royal (7%), François Hollande n’aura besoin que de MOINS DE 25% des voix de ces 24% …. alors que Martine devrait obligatoirement attirer au minimum 75% (soit les 3/4) des voix d’Arnaud et de Ségolène pour conserver le maigre espoir d’atteindre la barre de 50%. Mission plus que périlleuse pour elle.

    François l’emporterait haut la main dimanche prochain s’il parvenait à capter 30% des voix d’Arnaud et de Ségolène, ce qui représente près de 7%, un pourcentage qui ajouté à son matelas confortable du premier tour (46%) lui permettrait de remporter le dimanche prochain avec 53% de voix. Ce qui est largement à sa portée d’autant que François est arrivé dimanche dernier en tête dans plus de 80% des bureaux de votes. C’est un plébiscite qui devrait être confirmé le 16 octobre car UN PREMIER NE DOIT PAS PERDRE. Une défaite de François, ce serait un mauvais message adressé à la France et une excellente nouvelle pour nos adversaires. AUSSI, faisons tout pour permettre à François de GAGNER LARGEMENT avec 60% de voix le 16 octobre, car Sarkozy sera UN ADVERSAIRE CORIACE et il faudra lui donner par nos votes de dimanche, FORCE ET FORTE DOSE DE LÉGITIMITÉ pour l’aider à le battre.Ce qui reviendrait à convaincre plus de 50% des électeurs d’Arnaud et de Ségolène, même si comme on vient de le démontrer François pourrait se contenter de récupérer près de 25% de ces voix.Mieux vaudrait donc viser plus haut et plus fort.

    Bien cordialement et amicalement

    Isidore FEUJO
    Expert-comptable
    à La Celle Saint Cloud

    • Vous écrivez « (..) comment une candidate par défaut – elle misait sur DSK- (..) » :

      Assez marrant quand on sait que Moscovici soutenait à fond DSK et maintenant Hollande …

    • « Avec les soutiens francs, massifs et sans équivoque de Pascal VALLS (6%), et de Jean Michel Bayet (1%), François affrontera le second tour avec un atout majeur: un potentiel de 45 à 46%, soit près de 4 ou 5% de la victoire. » !!!
      Il vaudrait mieux que Mr Feujo soit plus fort en math qu’en lecture!!! (Sans compter que Hollande veut supprimer les redoublements pour financer ses projets sur l’éducation nationale…)
      Quand il s’adresse aux « amis de la gauche », pour gagner des voix, je lui conseille « aux amis de la droite de la gauche… » il y gagnera plus d’électeurs…

  5. Oui, il est necessaire d’arreter de croire que se dire de gauche suffit, quoi qu’en disent certains.L’économie n’est pas de gauche ou de droite ,elle est une et une seule.Pour distribuer, il faut créer et c’est bien là le probleme.Certains réclament de la distribution, c’est normal lorqqu’il y a une richesse à partager.L’élément que ne veulent pas voir les ultras, c’est que nous ne controlons plus la richesse en France .Rétablir les frontieres, on vit en autarcie?????Montebourg parle de démondialisation, c’est quoi????
    La réalité économique est que beaucoup de français veulent plus d’argent et lorsqu’ils dépensent ils veulent payer moins et que font ils, ils privilégient le produit importé.Cela a entrainer la fermeture de nombre de site de production, c’est cela la réalité, le comprtement du consommateur, c’est la que doit commencer le combat :A la consommation.Nous ne pouvons fermer les frontieres mais le français est maître de ce qu’il achete!!!!Nombre de produits ne sont plus fabriqués en France pour 2 raison le consommateur et la grande distribution qui est inféodée à 6 grandes familles et quelques distributeurs importants.La consommation est aux mains de grandes familles possedant pratiquement tous les reseaux GSA,GSB, Discounteurss, magasins vêtements etc, etc.
    Alors distribuer une richesse commencent par la fabriquer, et la controler.Alors gauche, gauche, ne veut rien dire .Il y a d’abord urgence à légiférer sur le controle des flux monétaires, le controle des marges, le controle de la concurrence,.Il suffit de regarder comment sont traités les producteurs, on les étrangle, on les oblige à produire plus pour ne rien gagner.Alors produire des richesses commence par le fait de payer justement le fruit du travail et ce n’est pas un discours droitier.Laisser le champ économique et financier à la droite dans les débats est une erreur.Il faut proposer un vrai projet de devdloppement, de controle et de répartition.Controler fait peur car on a l’impression que cela empêche la créationpourtant c’est comme le code de la route.Imaginez s’il n’y avait pas de code, pas de controle!!!!!!Ce serait l’anarchie et actuellement ce sont les anarchistes financiers qui pillent le pays et ruinent les états.Pourtant la richesse peut être gérée par les politiques.C’est à ce niveau que l’on doit travailler.Lever des impots justes, taxer les produits de la consommation, oui par tranche de besoins (alimentaires, équipements, ou superficiels) On peut taxer des produits d’utilité courante en fonction du coût du produit.Par contre il faut s’affranchir de l’Europe à ce niveau ou faire évoluerles systemes.Je ne suis pas d’accord avec Valls sur certains points mais il ne dit pas que des conneries, Ségolene non plus.Toute idée de justice et de construction de l’état de la future société doit être écoutée.Je disais recement qu’il fallait revoir la fiscalité des parts pour établir un forfait par enfant pour que tout enfant français soit traité de la même façon,riche ou pauvre.Tirer sur le riche ne regle rien pour le pauvre.Travailler pour modifier toutes les injustices crées par nos politiques au fil du temps c’est le point essentiel.La gauche a fait des erreurs , le monde évolue, cela ne veut pas dire que l’on doit laisser faire,non!!!Il y a necessité à projeter l’avenir dans les changements en reflechechissant sur les mesures indispensables au modernisme.Marx aurait encore sa place aujourd’hui mais il modifierait son discours pour l’adapter à ce monde.Ce ne sont pas des querelles qui regleront les soucis, non c’est l’approche pragmatique et il faut esperer que FH puisse avoir autour de lui des gens des differentes factions françaises.

  6. Démocratie, Liberté.
    Il nous faut installer enfin un régime démocratique en France, quelque soit le nom que vous lui donniez. Il faut en finir avec ce régime bonapartiste rampant, ce discours d’hommes politiques qui se croient éclairés à l’avant garde des masses qu’il faudrait éclairer, tromper même pour leur bien. C’est terminé désormais, les français veulent (exigent) eux-aussi la démocratie, de vrais contre pouvoirs (presse, justice, législatif, universitaire, pouvoirs locaux, etc.), des hommes politiques modestes qui restent à leur place, certe toute leur place mais que leur place ; place que les citoyens leur ont donnée. Simplement, doucement mais fermement.
    Quel nouveau régime ? Je suis sceptique sur un sytème parlementaire à l’anglaise ou à l’allemande pour la France, car étant donné la culture bonapartiste française si fortement ancrée, de gauche comme de droite, cela risquerait de signifier tous les pouvoirs entre les mains du premier ministre (législatif, exécutif, judiciaire, et donc évidemment presse). J’ai tendance plutôt à préférer un renforcement du pouvoir présidentiel, c’est à dire sans premier ministre, avec une véritable autonomie du parlement, renforcement du pouvoir de ce dernier, et renouvellement d’un seul mandat pour le président, etc.

  7. Il est certain que la rupure ne peut se faire brutalement, que l’on peut toujours appeler à une 6 iéme république, ce n’est pas pour autant que le changement se fasse.Il est nécessaire d’avoir une charte de gouvernement avec un projet précis dans le contenu et les échéances pour la mise en application des changements voulu par la société française.Le porteur de ce projet se doit donc de tenir compte des différentes composantes et d’apporter dees solutions précises aux attentes des composantes de la société.
    Il est temps d’arreter de penser gauche, gauche, la société est multiple et les mesures à prendre concernent tout le monde.Je n’énumere pas les mesures ou les composantes de la société française, il est important de tenir compte des valeurs de chacun et chacune et éviter de monter les uns contre les autres, de pénaliser le travail ou l’investissement, l’argent est le moteur de l’économie et la création de richesse et sa juste répartition pour faire tourner l’économie et creer la croissance necessaire à l’emploi doit être au coeur des préoccupations.La droite qui était pour beaucoup la garante de l’orthodoxie financiere a fait la preuve de son incompétence, la gauche a fait des erreurs dans le passé.On doit gérer les fluxs financiers et réduire la dette rapidement, ce ne sera pas simple mais la bataille de l’emploi du gouvernement se gagnera là.Diriger les fluxs financiers vers les solutions d’avenir.Pour cela on doit prendre en compte la réalité actuelle et les attentes des français tout en évitant de se déchirer et de tirer sur les perdants car il n’y a pas réellement de perdant dans cette primaire.Les idées des uns et des autres courant nourissent le débat et le projet .Le plan de bataille doit faire place aprés cette primaire à un vrai plan de gouvernement pour expliquer à tous la vérité.

    • On connaît enfin le mot d’ordre qui a manqué à Hollande et Valls durant cette campagne; c’est celui fourni ci-dessus par LOYARTE:

      « Il est temps d’arreter de penser gauche, gauche,… »

      Nul doute qu’avec un slogan pareil, pour un deuxième tour visant à désigner le meilleur candidat de la gauche face à la droite, Hollande va faire un malheur… à droite!

      Dans son livre qu’évoque ci-dessous kazem, Chevènement explique ses raisons de se présenter. Il en trouvera ici une de plus!

  8. En ces temps de primaires incomplètes à gauche, on est tous heureux de retrouver si rapidement, en librairie, un nouveau livre-programme de cet auteur que Peyrelevade, soutien de Hollande, a dépeint sur son blog comme «l’incarnation la plus éminente de ce curieux alliage, qu’alimentent aujourd’hui Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg et quelques autres» dont «le coup de menton souverainiste dissimule la carence de la réflexion économique qui n’a jamais dépassé un keynésianisme primaire et mal assimilé.»

    CHEVÈNEMENT RÉPOND À LA QUESTION:

    (kazem | le 02 octobre 2011)
    L’EURO ÉTAIT-T-IL UNE ERREUR INSTITUTIONNELLE… VOULUE ?
    Tous les économistes l’ont souligné: il n’y a pas d’exemple d’union monétaire à devise unique qui ait survécu avec des pays conservant leur souveraineté. L’émission d’emprunts d’Etat, lorsque celle-ci est récurrente, constitue en effet l’épreuve de vérité:
    1/ un pays souverain, qui la main sur sa propre Banque centrale, peut toujours alléger le fardeau par la monétisation, fut-elle indirecte. C’est le cas des Etats-Unis, pourtant plus mal en point que la zone euro, et où la Fed a procédé à près de 2000 milliards de dollars de rachats, depuis la crise.
    2/ un pays qui a renoncé à ce droit au profit d’une entité commune, se voit contraint d’en référer aux autres membres en cas de nécessité. Si les autres acceptent d’en partager les conséquences (accrocs à la BCE, FESF, bons européens, etc.), cela revient à faire bourse commune.
    Or, faire bourse commune c’est le fondement même de la fédéralisation…
    Croire que les iniateurs de la création de l’euro, où tous les banquiers centraux étaient partie prenante, auraient été inavertis de cette logique, serait leur faire injure.
    La zone euro n’a donc plus le choix qu’entre deux alternatives:
    – le retour en arrière par la dissolution de la zone… car la divergence grecque touchera vite d’autres pays.
    – la fuite en avant par le pas décisif de la fédéralisation monétaire… qui entraîne sans peine les suivants…
    Ainsi se vérifie la stratégie esquissée par Jean Monnet lorsqu’il prononça les mots célèbres:
    L’Europe ne se fera pas d’un coup, mais par petites touches, à petits pas…
    l’un de ces pas dans l’esprit du banquier Monnet (c’était fatal) étant celui d’une monnaie européenne susceptible de disputer un jour au dollar son rôle de monnaie de réserve [mais nous le payons, pour l’instant, très cher!].

    …PAR SON DERNIER LIVRE « Sortir la France de l’impasse » (oct. 2011)
    ou Chevènement raconte: DU VICE CONSTITUTIF AU GRAND SAUT FEDERAL

    « [Le banquier] Jean Monnet, pour parvenir à ses fins, a voulu placer les peuples d’Europe devant le fait accompli, ou plutôt devant une succession de faits accomplis. » (p.12)
    « Ce fut, en 1951, la Communauté européenne du charbon et de l’acier (Ceca); on voit ce qu’il en reste aujourd’hui: ArcelorMittal, une multinatinale de droit néerlandais dont le patron est un Indien vivant à Londres. Triomphe du capitalisme multinational ! » (p.80-81)
    « Le projet d’union monétaire, lui, d’abord conçu dans les années 70 à 80, était censé compléter le marché commun. Il a débouché sur une monnaie unique …Les créateurs de la monnaie unique pariaient que celle-ci allait renforcer les convergences entre les pays membres. C’est le contraire qui s’est produit: les divergences se sont accrues… sans qu’il soit désormais possible d’opérer les corrections monétaires (dévaluations/réévaluations) auxquelles on avait l’habitude de procéder. » (p.38-39)
    « En voulant ficeler l’Allemagne, la France qui a toujours dû périodiquement dévaluer sa monnaie, de 1945 à 1975, pour préserver la compétitivité de ses produits… s’est elle-même ficelée. Le déficit abyssal de notre commerce extérieur (plus de 70 milliards d’euros prévus en 2011, après 51 milliards en 2010) en témoigne. » (p.17-18)
    « C’est le vice constitutif… qui est en cause: la monnaie unique a été bâtie non seulement dans l’ignorance des nations, mais, plus encore, avec la volonté de les conduire à faire le « grand saut fédéral ». (p.39)
    La monnaie unique était une monnaie politique qui devait conduire au fédéralisme. Elle nous met aujourd’hui au pied du mur; c’est ici qu’il faut sauter!
    [Mais pourquoi, dira-t-on, cet acharnement à vouloir diluer la France et la ficeler ainsi? Il n’est qu’à écouter les prédicateurs pour comprendre: tous partie prenante des milieux financiers, ils voient dans l’Europe le moyen idéal de soumettre malgré elle la France républicaine à ce capitalisme libéralisé qui peut rapporter sans limite… aux bénéficiaires]:

    M. Alain Minc, visiteur nocturne de M. Sarkozy, déclare dans Le Monde du 6 août 2011: « Si l’euro pète, tout le monde meurt. Il va ressortir un pas en avant avec la crise italienne; Merkel va accepter une intégration qu’elle n’a pas acceptée en Juillet ». Il poursuit dans le Journal du dimanche du 7 août: « Si l’Italie saute, l’Allemagne saute, l’Europe aussi, et le monde enfin. Donc l’Italie ne sautera pas. Nous allons à marche forcée vers une gouvernance économique commune… »
    M. Jean-Pierre Jouyet, qui conseille François Hollande [et nommé à la tête de l’Autorité des marchés financiers par Sarkozy], ne tient pas un raisonnement très différent: « Le fédéralisme va se faire. C’est cela ou le système saute » (Le Monde, 6 août).
    Jacques Attali, autre conseiller du président de la république, dans le monde du 11 août 2011, s’exclame: « Le risque n’est pas de voir la Grèce sortir de l’Euro par le bas, mais de voir l’Allemagne sortir par le haut. Pour l’éviter, il fauit créer les conditions d’un vrai fédéralisme. Il appartient à la France de convaincre l’Allemagne qu’elle a tout à y gagner ».
    Certains se souviennent peut-être que Jacques Attali s’était fait, avec Michel Rocard, en avril 1974, …le protagoniste du franc fort qui ne collait pas vraiment avec l’orientation du programme socialiste « Changer la vie ». Il eut gain de cause en 1983 quand Mitterrand, après avoir hésité [et consulté], décida de maintenir le franc dans le SME à une parité surévaluée… Et voilà à quoi les thuriféraires du francs fort, trente sept ans après, voudraient nous conduire aujourd’hui: à supplier l’Allemagne de bien vouloir mettre la France en cage! » (p.39-41)
    « Au plan économique, le choix d’une monnaie forte et même surévaluée l’a conduite , depuis trente ans, à une progressive désindustrialisation. La part de l’industrie était de 30% dans le PIB. Elle est aujourd’hui de 13%. Il n’y a aucune chance que cette part se redresse tant que l’euro restera une monnaie surévaluée. » (p.23)

    Espérons que Montebourg saura rappeler ces préoccupations essentielles à Martine Aubry…
    Quant à Hollande, occupé à « rassembler » ses esprits, il ne comprendrait même pas de quoi il s’agit!

  9. @Gilles

    En général on adhère à un fun club que si on à des choses à partager, surtout si celui ci est politique.

    Concernant les personnes qui ont voté Montebourg voire Royal, ce qui est sure c’est qu’une bonne et grande partie ne votera pas dimanche prochain, je pense par contre que d’autre personnes qui n’ont pas quelque part pro Hollande ou pro Aubry mais qui n’ont pas voter hier pour une raison ou pour une autre le feront dimanche parce que du coup l’enjeu et le challenge sont plus interessant.

    Maintenant Hollande veux prouver qu’il est le plus rassembleur, l’homme de la synthèse à l’occasion unique de nous prouver qu’il peux faire une synthèse qui ne soit pas seulement la recherche du plus petit dénominateur commun comme lors du congres du Mans après les divisions sur le traité européen, mais une synthèse qui qui permettrait à tous les candidats de ne pas se renier sur leur engagement et sur leur valeur le tous dans un programme cohérent.

    Un projet qui regroupe:
    1- Une profonde rénovation du système politique au moins à la clé:

    – Un statut de l’élu avec le non cumul des mandats (en écoutant Aubry on a l’impression que Hollande est contre) + faire en sorte qu’un élu même président de la république soit justiciable comme les autres dans les affaires de droit commun, notamment les confit d’intérêt, prise d’intérêt, corruptions…

    – Une large et profonde décentralisation
    – Une refonte de la justice avec plus d’indépendance par rapport au pouvoir politique
    – Plus de pouvoir pour la cours des comptes
    – Allez plus loin sur les libertés fondamentales et les droits de l’homme
    – Refonder le sénat car ne l’oublions pas, si la droite reprend quelque force dans les élection locales et régionales en 2014 on reperd le sénat.
    – Et bien d’autre reformes importantes en matière d’état de droit et de démocratie.
    Alors n’ayons pas peur des mot appelons à une nouvelle république qui forcement ne peux être que la 6ième république.

    2- Une mutation écologique qui concernera l’énergie, le développement local (rural et urbain), l’industrie ….

    3- Une véritable reforme fiscale qu’Hollande à bien défendu

    4- Reprendre l’idée de la reforme des retraites émise par Aubry voire aller plus loin en gardant les paramètres de financement d’Aubry tout en proposant la retraite à point pour 2013.

    Qu’il nous propose un projet (pas programme) de synthèse qui pour une fois parle au plus grand nombre d’entre nous qui soit aussi intransigeant sur les valeurs et les principes , un véritable programme de gauche qui soit un minimum enthousiasment, avec quelque de risque tout en restant crédible.

    Mais seras-t-il capable d’une telle synthèse ? …

  10. Communiqué de JL MÉLENCHON sur la primaire socialiste
    (9 octobre 2011 / 21h50)
    Je félicite le Parti Socialiste pour ce beau résultat de la mobilisation de ses militants et ses élus depuis plusieurs mois. Sur les dix-sept millions d’électeurs de gauche du deuxième tour de 2007, il est parvenu à en rassembler plus d’un million et demi [ou deux] pour choisir son candidat. Je note que les votes ont placé en tête les deux candidats du programme officiel du Parti socialiste. Leurs nuances ont été trop faibles pour qu’ils soient clairement départagés. Mais je note surtout la percée spectaculaire d’Arnaud Montebourg et des idées de rupture qu’il porte dans des termes souvent identiques à ceux du Front de Gauche. Je forme le vœu qu’il n’en diminue pas la signification et la portée. J’espère donc qu’il n’accepte aucun marchandage ni arrangement de circonstances pour le deuxième tour.
    Quoi qu’il en soit, le Front de gauche aura son candidat au premier tour de l’élection présidentielle et je porterai avec le programme « l’humain d’abord » le projet de la sixième république, de la planification écologique, de la bataille pour juguler la finance et en finir avec le système de l’Europe du laisser faire.

    • Mélenchon soutenait Ségolène Royal en 2007
      En 2011 il soutient Montebourg arrivé troisième à la primaire.
      Mélenchon visionnaire…

  11. Le chois est maintenant entre FH et MA , Pas de tractation , les participants aux votes doivent choisir eux mêmes.Les électeurs sont assez grands pour mesurer qui peut porter le projet le plus proche de leurs attentes.Montebourg est battu, c’est un mauvais terme il représente des aspirations, Valls aussi, Ségolene aussi.Le projet doit donc porter des éléments fondateurs d’une nouvelle société.
    La necessité est de gagner la présidentielle , c’est l’objectif ensuite de gouverner en gagnant l’assemblée et de faire des réformes de fond pour l’équité.
    La leçon à retenir du mandat de Sarkosy est :le nombre de ministres, de secrétaires d’état( dont beaucoup de délinquants) .On a vu ce qu’était le népotisme et le favoritisme.Alors cela suffit!!!
    Dominique De Villepin a une excellente remarque récement en faisant ressortir qu’il y avait 4-5 ministres qui travaillent.Donc il serait souhaitable que les candidats s’engagent à réformer le fonctionnement du gouvernement en le réduisant à des grands poles de fonctionnement d’état avec des collaborateurs issus des différents monde de l’éduction, industriel, culturel, écologie, etc, etc.
    L’important est de réduire les dépenses et gagner en efficacité en ayant de vraies compétences proches de la société.
    Un président, 4 grandes organisations de gestion décisionnaire, des spécialistes du terrain .Voilà ce que je propose à nos futurs dirigeants de l’état français.Un état géré et dirigé par de vrais plans d’action pas par répatition des avantages à ces engagés politiques qui sont déjà des notables élus.Un gouvernement de la société pour la société c’est cela qui doit prévaloir pour mon favori à savoir FH

  12. J’ai voté hier. Mais je suis surpris de la maxime avec laquelle se définit Mr Moscovici. Il était un soutien de DSK, qui a été remplacé par M. Aubry, et il soutient donc F. Hollande … La maxime de Léon Blum est : « L’homme libre est celui qui n’a pas peur d’aller jusqu’au bout de sa pensée ». Ca la fout mal. De plus, je viens également de (re)voir le compte-rendu du vote à Versailles au sujet du traite de Lisbonne. En 2007, le PS et sa candidate nous disait que si le traité était représenté, il y aurait référendum. Et là, la majorité di PS, dont M. Moscovici, s’est abstenu. La aussi, par rapport à Blum, ça la fout mal …

  13. S’imaginer que l’essentiel est le soutien de tel ou tel candidat, que l’essentiel est d’acheter l’image globale qu’il semble donner, serait un très fort aveuglement. Comprenez qu’à part les militants purs et durs, à part les fan clubs, les électeurs matures, de plus en plus nombreux, se sont positionnés sur des points précis des engagements des uns et des autres. Il faudra donc les convaincre sur ces points précis, par exemple l’université et la recherche, comme je le précisais dans mon message précédent. Prenez les électeurs et les citoyens au sérieux et non pas comme une masse à laquelle il faudrait vendre une marque de savon. Comprenez que le monde change de culture, que nous sommes à l’heure de la communication citoyenne internet….
    Gilles Denis

  14. L’essentiel n’est pas le soutien de tel ou tel candidat du 1er tour mais la capacité des deux restants à convaincre les électeurs du 1er tour qui n’ont pas voté pour eux, et c’est très loin d’être gagné. Sur le sujet de l’université, Montebourg et Aubry rassemblent chacun les deux camps opposés du PS : Monthubert d’un côté qui porte les valeurs et les espérances universitaires, Julliard et Axel Kahn de l’autre qui ont plus ou moins soutenu Pécresse, la LRU, et le pouvoir administratif. Je vois mal, par exemple, les universitaires nombreux à avoir voté Montebourg aller voter Aubry, si elle ne modifie pas clairement ses positions sur l’université, sans parler de Hollande qui est un peu hors jeu, avec son côté purement gestionnaire, qui donne l’impression d’être peu apte à se dégager des idées communes des gestionnaires à la mode France Télécom, et peu apte à libérer la recherche et l’université.

    Certaines positions de Montebourg, comme la mondialisation, seront difficiles à concilier (et Hollande et Aubry sont en tête), mais il y a des sujets, comme l’université et la recherche, qui ne devraient pas être perçus comme révolutionnaires et sur lesquels il doit être possible d’accepter d’écouter sérieusement les aspirations des universitaires et des cherhceurs… Mais je suis sans doute trop optimiste. Alors je ne voterais pas dimanche prochain ni l’année prochaine pour le PS…

    Cordialement, Gilles Denis

    • « Sur le sujet de l’université, Montebourg et Aubry rassemblent chacun les deux camps opposés du PS : Monthubert d’un côté, Julliard et Axel Kahn de l’autre »
      On se permettra de vous objecter, si vous le voulez bien, que les choses ne sont peut-être pas aussi simples, pour peu qu’on ait sous les yeux le récent appel d’intellectuels et de chercheurs soutenant l’action de M.Aubry en matière de « vie des idées », appel où se côtoient sans difficulté …Bertrand Monthubert et Axel Kahn. Quant à l’argumentation de Bertrand Monthubert en faveur d’A.Montebourg en particulier, laquelle fait naturellement une place importante à l’université en appelant « une nouvelle loi centrée sur la démocratie, la collégialité, les libertés académiques » (in Mediapart), on n’y voit pas vraiment une raison de partager votre scepticisme, au contraire ! S’il y a un point sur lequel la convergence avec M.Aubry (sans nécessairement exclure F.Hollande) n’est pas inimaginable, c’est bien celui-là, me semble-t-il …
      http://www.martineaubry.fr/article/avec-martine-aubry-lappel-des-intellectuels-et-des-chercheurs

      • Alors vous ne lisez pas ce qu’Aubry, Axel Kahn, Juillard et les autres (Collet, Lichtenberger, Berger…) écrivent sur l’enseignement, l’université et la recherche. L’évolution de la position officielle d’Aubry sur la LRU, « remplacer la LRU » étant devenu « réécrire la LRU » (qu’est-ce que ça signifie ?) ne peut que nous inquièter très fortement sachant que certains feront tout pour garder leur pouvoir. Le changement de culture, de république, passe aussi par redonner de la liberté à l’université et à la recherche, en supprimant LRU, Aeres, ANR… Qui au PS sont prêts à respecter l’université et la recherche ? Je ne vois pas, pour l’instant ils courent se jetter dans les bras de tous ceux qui ont demandé à Pécresse et obtenu la LRU.

        • Voici en tout cas la réponse de M.Aubry, qui, je pense, pourrait être largement partagée au PS : « Dès le début du quinquennat, j’organiserai des Assises de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour préparer, avec l’ensemble des acteurs et des représentants du milieu scientifique, universitaire et étudiant, une grande loi pour l’enseignement supérieur et la recherche qui remettra à plat l’ensemble des textes tant contestés par la communauté universitaire depuis 2007. La loi LRU sera réformée pour favoriser une autonomie des établissements d’enseignement supérieur et des organismes de recherche, fondée sur la collégialité universitaire, la démocratie interne et sur l’attribution de moyens matériels et humains accrus pour faire vivre cette autonomie dans de bonnes conditions. » Un champ de bataille en perspective ? Pas nécessairement, même si les « usages » universitaires n’y répugnent pas, comme on le sait …
          http://www.martineaubry.fr/mes-convictions/universite

  15. Pierre
    Par pitié ne vous jetez pas dans la gueule du loup pour assurer la victoire.
    S’il y a des enseignements à tirer du score de Montebourg, il ne faut pas bouleverser le discours pour ramasser la mise. Deux raisons à celà:
    -Une partie des électeurs de Montebourg ne se rendront pas au second tour pour « choisir ». N’oublions pas que AM a martelé durant la campagne que Aubry et Hollande étaient deux candidats rigoureusement identiques. Seraient-ils devenus soudainement et brutalement si différenciés pour donner une consigne de vote. Si AM optait pour cette voie, cela ne serait qu’une énième contradiction du personnage.
    -Hollande le dit lui même, il se projette dans l’après primaire en cas de succès. Sans doute parviendrait-il à rassembler plus largement face à Sarkozy qu’Aubry (c’est une des raisons qui m’ont poussé à le choisir). Comment comprendre dès lors un ajustement du discours sur des thématiques qu’il n’a pas épousé durant plus de 3 mois de campagne? Il faut garder une constance dans le discours, surtout si l’on croît en ce que l’on dit.

    Il ne s’agit pas d’un congrès!

    RIP Ségolène. Bien que farouche adversaire de sa ligne politique et pourfendeur de sa personne, et quelque part ravi de voir que la bulle se dégonfle, j’éprouve un certain malaise à la voir pleurer. Je saluerai donc sa pugnacité politique. Elle devra à mon avis faire partie de l’équipe gouvernementale en mai prochain si la gauche gagne.

    • écoutez les électeurs, le ras le bol des Français, leur colère sourde… Vous ne gagnerez pas sans clarification et sans audace. Gilles Denis

      • Vous n’avez pas beaucoup réfléchi pour écrire cela ! vous oubliez que la plupart de ce qui compose le projet socialiste ce sont en grande partie ses idées …

        Si beaucoup ne réfléchissent pas plus que vous et ont voté pas étonnant que les sondages l’aient emporté !

    • Eh bien, vous en êtes à implorer la « pitié » – c’est dire votre fébrilité en compagnie de votre candidat, M.Hollande. M’est avis que vous avez déjà intégré votre défaite.
      Bien à vous

  16. Il me semble que les non qualifiés au second tour de la primaire ne devraient pas donner de consignes de votes, afin de ne pas abimer le rassemblement après le 16 octobre. Et puis franchement si le (la) candidat(e) qu’ils appuient n’est pas désigné(e), ça rendra peu crédible et peu sincère le soutien au vainqueur final de la primaire.

  17. Après ce second tour, je me permet de suggérer une « tactique » mais finalement plus une décision de raison à mon sens à François Hollande et Martine Aubry. Je pense que, sur une confrontation de projet, il serait dangereux pour le PS de voir un résultat inférieur à 60% pour le candidat sortant. De même, je pense que pour respecter les 17% de Montebourg et les 30% de Martine Aubry, il est important de montrer, avant le second tour, que le programme des deux candidats peut être mis en commun. L’idée est que symboliser par un résultat proche de 50% que près de la moitié des sympathisant PS préfèrerait un programme alternatif à celui à 100% de François Hollande ne sera pas gratifiant, d’une part car cela rappelle comment, après la victoire de Nicolas Sarkozy, plus de 47% de la population a été mise de coté, d’autre part cela portera plus l’idée d’individualisme que de regroupement. Je pense qu’à ce stade, François Hollande, ou Martine Aubry, doivent réellement montrer, non pas par des phrases vagues mais par des décisions précises, que le rassemblement et le respect des autres candidats et des votes est une réalité. Je ne connais pas LA solution, mais je pense qu’il serait bien de trouver la décision à prendre dans l’entre deux tour pour ne pas supprimer la possibilité de choix mais en montrant bien que le rassemblement, y compris parmi les primo votant du candidat A, qu’il est plus intéressant de se rassembler derrière B. Mais B doit montrer, par des mesures concrètes, qu’il respecte A. Pourquoi ne pas prendre Martine Aubry comme première Ministre ? Est ce si déplacé d’annoncer ses choix « en amont »… Ou bien François Hollande, qui parle de rassemblement, va t’il noyauter le gouvernement avec son équipe simplement car ils ont soutenu sa campagne ? On parle de la perte de confiance dans la politique, choisir cette dernière option ne ferait que détériorer cette même confiance.

  18. Bonsoir,
    Sur le site général du PS ( via Google ) je vois une forte rubrique « Martine Aubry… mais aucune François Hollande ni les autres candidats d’ailleurs… Est-ce bien normal???

  19. Bonsoir,

    Il est vrai que ces primaires ont été une vraie bouffée d’air dans l’ambiance politique morose ou nous plonge la crise financière et les affaires nauséabonde de la droite.

    Les primaires ont permis au peuple français d’entendre un vrai débat politique mais surtout pas politicien, c’est ce que j’attendais depuis le début des primaires et c’est pour cela que je les avais défendu. J’aurai préféré des primaires plus longue, 3 mois avant juillet cela auraient été parfait (il n’y a qu’à voire comment les UMP pestent sur la « surmédiatisation » qui les a rendu inaudible, sans parler du processus qui les ringardise ) mais les Strauss Khaniens l’année dernière l’ont voulu autrement.

    Intéressant de voire que ceux qui ont été contre la primaire Hollande et Aubry (jusqu’à ce que la défaite des européennes lui fasse changer d’avis) sont ceux qui ont le plus profités de ce processus.

    Perso ces derniers jours, même si je suis aujourd’hui plus intéressée par la politique dans le monde arabe qu’en France (pour l’instant) j’étais plus proche des idées de Montebourg que des autres en gardant une certaine sympathie pour Sego mais que je n’arrivait plus à suivre, Montebourg me semblant nettement plus cohérent.

    Aujourd’hui le choix est entre Aubry et Hollande, j’avoue qu’avec ce choix une partie de mes utopies s’envole. Il n’y a rien d’enthousiasmant à voter pour deux gestionnaires à la Jospin avec tout le respect que j’ai pour Jospin et pour les gestionnaires en général, mais en ces temps confus on aurait voulu quelqu’un qui change les choses et qui ne se contente pas de gerer même si la gestion sera forcement plus vertueuse.

    Maintenant entre Aubry et Hollande (même si les deux ne m’enchante pas plus que cela) je préférai qu’Hollande l’emporte parce que tout simplement l’entourage d’Aubry ce n’est pas possible, en les voyant, j’ai l’impression de voire des loups aux grandes dents (sauf peut être Hamon) c’est juste repoussant, pas possible. Je n’oublie pas les magouilles d’Aubry au congrès et ça c’est aggravé dernièrement avec son soutiens à Guérini qu’elle doit regretter amèrement à l’heure actuelle.

    Pour qu’Hollande l’emporte, il faudra que Montebourg et Royal le soutiennent, il faudra surtout que les personnes qui ont voté pour les deux se retrouvent chez Hollande. Il faudra les rassurés et pour les rassurer,il n’y a pas 36 façons.

    D’abord il faudra dire franchement qu’Hollande est totalement favorable de la 6ième république, et plus loin à une transformation des institutions pour plus de démocratie.

    De plus s’il est élu et qu’il le fait réellement, je suis sure qu’il rentrera dans l’Histoire pour avoir mis fin à une république archaïque quasi bananière et avoir redonner au peuple sa voix, d’autant plus que les constituantes et les changement démocratiques sont aujourd’hui à la mode à travers la planète. Cette idées et avant tout une idée de Montebourg donc il ne serait que justice qu’il puisse s’occuper de ce chantier les prochaines années.

    Secondo, il faudrait que Hollande adopte le discours de Sego sur la transformation écologique et dire que ce projet sera au cœur de son projet la aussi ce chantier pourrait lui être réserver.

    Tierto, pour rassurer le peuple de gauche, il faudrait lui dire que si la gauche arrive au pouvoir le contribuable ne payera plus pour les banques et qu’il défendra une régulation au niveau européen voire mondiale. Défendre pourquoi pas(on peux rêver) le fait que la France demandera un changement des statuts de la BCE pour que ce soit elle qui prête aux états comme toute les banques centrales du monde et non plus les banques privées.

    Enfin faire de Taubira une porte parole (Et beaucoup + plus tard) ça aura vraiment de la gueule.

    Voici mes conseils qui valent ce qu’elles valent mais que je crois intéressantes.

  20. Montebourg a déporté le PS vers la gauche, avec sans doute une forte participation de nos amis mélanchonistes.
    Hollande trop faible à moins de 40% pour s’imposer.
    Le deuxième tour va être violent et le PS va y laisser des plumes. Aubry a gagné. Son discours était révélateur par rapport à celui de FH. C’est déjà plié.

    C’est une excellente nouvelle pour l’UMP qui n’en espérait pas tant.
    MA va faire peur aux centristes qui étaient prêts è voter FH.
    Le succès de la primaire risque bien d’être amer.

    • ça commence.

      quand Hollande était assuré de gagner tout le monde parlait de rassemblement. maintenant on parle déjà en se divisant.

      peu importe qui, le résultat sera au pire 51/49 au mieux 53/47. celui ou celle qui va l’emporter aura un seul objectif à réaliser, faire immédiatement équipe avec le perdant. ils devront travailler ensemble et ne pas se contenter d’une union de façade.

      une solution, que celui qui gagne annonce que l’étroitesse des résultats oblige à prendre en compte les 2 stratégies et affirme qu’en cas de victoire en 2012, l’autre sera premier ministre. du coup les 2 ont à y gagner et auront envie de gagner

      • Oui, le score sera serré et même à 55/45, il y aura obligation pour le gagnant ou la gagnante de faire aussitôt monter le perdant ou la

      • Oui, le score sera serré et même à 55/45, il y aura obligation pour le gagnant ou la gagnante de faire aussitôt monter le perdant ou la perdante sur scène pour montrer qu’ils sont deux ensemble. Il faudra le rassemblement immédiat des deux prétendants. Ne surtout pas reproduire les erreurs de 2006.

  21. Nantes sud, deux bureaux réunis : 522 votes, Hollande 39,7% – Aubry 33,1% – Montebourg 16,7% – Royal 5,6% – Valls 4,8% – Baylet 0,2%

  22. Il est dommage que les personnes ayant déménagé en cours d’année ont été privées de ce vote historique dans leur nouvelle commune . Les listes étant arrêtées depuis février, beaucoup d’électeurs n’ont pas pu voter…Le taux de participation en pâtira malheureusement ! Une Chti devenue Rochelaise

  23. Pas de tractations et de calcul, on vote et aprés c’est au candidat le mieux placé de diriger et aux autres d’apporter un franc soutien.Pas comme avec ségolene et donner la victoire à Sarko.C’est toujours le souci au PS la distribution des postes avant la victoire.
    Soit le programme prévu, chiffré des promesses est voté par l’assemblée et donc concrétisé dans les votes aprés la victoire et c’est donc la représentation populaire qui compte.Ou alors ce sont des notables de la soit disant élite qui décident et qui n’appliquent pas ce qui est prévu et dans ce cas ce n’est même pas la peine de voter.C’est souventle probleme des politiques français.La représentation des élites prend systematiquement le dessus et quand on voit ce que fait cette élite proclamée c’est à se tordre de rire.
    Donc Valls ou autres francs tireus devront calmer leurs ambitions comme certains chevaux sur le retour.La rénovation de la gauche, ne passe pas par la droitisation des idées , non!!!L’économie se crée et se développe par le travail et la créativité pas par la finance.La finance se répartit des richesses non produites alors les idées de Valls!!!!Il est proche en terme d’idée du Sarkosysme et des bandes de pillards .Il est plus à droite que Bayrou alos si c’est pour avoir ce genre de type au gouvernement,non merci .Sur le dossier des retraites entre autres, il fait partie de ceux qui sont trés dangereux pour ceux qui travaillent dur, Le financement des retraites devant se faire simplement par la récupération des sommes non versées et cadeaux Sarkosien .Sur ce point il est complétement à coté de mla plaque.C’est le genre de type a passé vers le centre droit d’ici peu et rejoindre Borllo s’il n’a pas un gros poste.C’est un arriviste.Avis personnel et trés tranché n’est ce pas.Avec des gens comme lui autant laissé Sarko!!!!

    • Si M.Aubry fait troisième , il y a des chances pour qu’elle soutienne Ségo vu les tensions avec F.Hollande.

    • Mon avis qui ne vaut que ce qu’il vaut.

      Au second tour l’écart sera faible. La pire des choses serait donc de dire « nous avons gagné les autres suivent ».

      Il faudra, si on veut gagner en 2012 que celui ou celle qui sera en tête fasse de suite une équipe avec TOUT le monde en laissant une place forte à son second surtout si comme je le pense l’écart est faible.

      Il ne faut pas refaire l’erreur de Royal laissant les autres au pied du podium. Je suis sur d’ailleurs qu’elle n’aurait pas refait cette erreur si elle avait été choisie aujourd’hui.

      Une crainte, le second tour est ouvert et il pourrait y avoir de la baston ce qui serait préjudiciable. On a déjà vu ce soir sur France2 Fabius faire sa publicité Aubry et Moscovici affirmer la victoire de Hollande.

      Attention

      • M. Moscovici n’a rien affirmer de ce genre. Au casino, les jeux sont faits signifie que chacun à placer sa mise, donc chaque candidat a posé sa ligne, ses arguments. Voila tout.
        Mais vous avez totalement raison sur le reste !

      • non c sûr, ne surtout pas refaire les erreurs (des 3 camps) de 2006. Il faudra immédiatement mettre tout le monde (gagnants et perdants) sur la même scène et faire bosser tout le monde.

  24. Que François Hollande intègre manuel valls a un haut niveau dans son équipe please car je ne pense avoir été la seule a voter fh des le 1er tour pour lE mettre en position de force malgré une forte envie de voter pour valls
    J espère avoir eu raison de lui faire confiance dans ce sens

  25. Avec les chiffres cités ci dessous, j’avais fait mon petit calcul, absolument pas scientifique évidemment.
    Je tombais sur 2 millions et demi de participants, voire un peu plus.
    Rendez vous dans quelques heures.

  26. 744000 votants sur 2/3 des bureaux de vote à 13h .
    Sondage intention de vote à 13h BVA:
    -F.Hollande: 32%
    -S.Royale : 23%
    -M.AUBRY: 21%
    -M.VALS : 13%
    -A.MONTEBOURG : 9%
    -JM BAYLET : 2%

  27. Je reviens d’aller voter. Sur 4500 inscrits, ils ont 400 bulletins et à 12h10 déjà 90 votants, en plus sur un bureau qui regroupe des communes de droite. C’est bon signe !
    (Le fait qu’il fasse moche ce dimanche est peut-être une bonne nouvelle aussi… pour une fois.)

  28. bonjour,
    militante de gauche, très impliquée dans la vie politique, ayant toujours voté, je suis extrêment decue que le PS n’est pas pensé a mettre a jour les listes electorales fin aout. En effet environ 3 millions de gens demenagent par an, notamment au moment des vacances d’ete et surtout les fonctionnaires, vivier de gauche qui ne pourront donc pas voter.
    je me suis inscrite au 21 juin soit 15 jours après mon emmenagement et j’ai du renoncer a voter ! faute d’etre sur la liste electorale au 31 decembre (bien evidement !) c’est honteux a 51 ans d’etre exclu ainsi. J’ai deménager 20 fois en 35 ans et jamais je n’ai raté une election ayant toujours prit mes précautions. Vous vous privez ainsi de milliers de votes. Que doit on penser si vous n’avez pas su inclure les nomades de la fonction publique ? j’ai du mal a croire que personne dans les hautes sphéres du PS n est envisagé ces cas si courant
    j’attends de votre part une réaction.
    malgrès tout j’ai contribuer a votre campagne en donnant mon obole mais franchement le coeur n’y etait pas
    cordialement
    ANDRE

  29. Pour l’instant, moins de votants que prévu dans les antilles et en Amérique avec Martine Aubry en tête. Est-on sûr d’avoir 1 million de votants ce soir?

  30. Avant de dire que la primaire est un succès, je suggère d’attendre les résultats de Dimanche (1 million ou 2?)… puis du deuxième tour (s’il y a lieu)… puis surtout de l’élection présidentielle de Mai 2012.

    Si le (ou la) candidat(e) choisi(e) n’est pas élu(e), nous pourrons alors affirmer que cette primaire était un échec et un marché de dupe.

    A titre personnel, si Martine Aubry est désignée, je suis convaincu que nous perdrons face à Sarkozy qui n’attend que cela, Hollande lui paraissant autrement plus redoutable par sa capacité à rassembler au centre droit.

    Mais ce n’est que mon avis, bien sûr.

    • On a de plus en plus l’impression que le PS n’est plus un parti mais une association de book-makers. Peu importe le cheval, ce qui importe c’est combien il peut finir à l’arrivée !
      Le programme du candidat (si tant est qu’il y en ait un), on s’en soucie comme d’une guigne!

      Rappelons tout de même que c’est avec ce genre d’argument « utile » que fut choisi le mauvais cheval en 2007, malgré des primaires militantes, et que c’est en passe de recommencer…avec des primaires encore plus « ouvertes ».

      • Du n’importe quoi ! quand la Candidate rassemble 17 millions de voix sans être soutenue même dans son propre parti ! Jospin en 2002 a fait 4 millions ?

      • Tout à fait. Entre la sortie du nucléaire et fumer des joints, il n’y a pas de projet de vie. Les valeurs ne découlent pas d’un idéal, l’analyse de l’évolution technologique passe à la trappe, c’est le plus consensuel qui gagne la coupe. On se demande où est passé la politique, celle qui fait rêver.

  31. Pour moi non plus, ce ne sera pas FH, pour des tas de raisons qui ont été déjà évoquées ci-dessous, et une de plus qui est peut-être passée inapperçue dans tous ces discours : il se fait déjà tirer l’oreille pour remettre les postes d’enseignants qui ont été supprimés à l’EN, mais prétend qu' »il y a encore des économies à faire » notamment sur les redoublements……. là c’est aussi complètement hallucinant sa perception « économique » et sa compréhension de la question enseignante, aucun discours de fond !!!

    Ni FH, ni SR d’ailleurs !

  32. « HOLLANDE ET AUBRY NOUS ONT FAIT PERDRE EN 2002 »
    (Extrait)

    Arnaud Montebourg défend sa candidature à la primaire du PS contre les candidats du système Hollande et Aubry, et son projet de «démondialisation» auquel il a consacré un livre (1).

    – Qu’est-ce qui vous différencie des autres ?

    Les candidatures de François Hollande et de Martine Aubry sont… solubles dans la mondialisation. Elles ne remettent pas en cause le système. Ce sont des gestionnaires du moindre mal. Ce qui est en train de se passer – la montée du rejet du politique – a un rapport direct avec le fait que les dirigeants, y compris de gauche, ont théorisé leur propre impuissance.

    – Comment êtes-vous arrivé à l’idée que la démondialisation devait être votre axe de campagne, voire celui de la présidentielle ?

    C’est une conscience ancienne, des idées qui ont été réveillées plus fortement par la crise de 2008-2009. Il n’y a pas de sortie de crise possible sans renaissance de la politique. Le nouveau socialisme, c’est rendre la politique plus forte que la mondialisation. C’est un chemin plus difficile, plus audacieux, mais indispensable pour éviter des désastres futurs. Moi, je suis candidat à la transformation du système, pas à la gestion du système.

    – C’est encore une critique en creux de François Hollande et de Martine Aubry…

    J’ai envie de dire que ce sont les mêmes qu’il y a dix ans. Ce sont ceux qui nous ont fait perdre en 2002, qui avaient déjà rédigé le projet à cette époque, qui sont candidats en 2012. Par ailleurs, je considère être le meilleur rassembleur de toutes les gauches. Jean-Luc Mélenchon a dit qu’il ne serait pas candidat si j’étais le candidat du PS, Jean-Pierre Chevènement a dit qu’il voterait pour moi s’il votait aux primaires. Nicolas Hulot a déclaré que j’étais le meilleur candidat écologiste et Christiane Taubira est dans mon comité de soutien. Donc quand vous me dites «avec qui ?», je vous réponds : moins de barons, plus de personnalités. Je considère que ma candidature rassemble au-delà des appareils et du vieil appareil du PS.

    – Dans votre livre, vous faites le procès des politiques qui ont baissé les bras. Pourquoi vous, vous y arriveriez mieux ?

    On peut considérer que la conflictualité n’est pas nécessaire, qu’il faut se couler dans un moule qui n’est pas le nôtre. A accepter cela, le PS disparaîtra. Ma position, c’est que la politique doit être plus forte. Donc la question, c’est la quantité à mettre dans la seringue de l’action politique. C’est le sens de ma candidature.

    Propos recueillis par Laure Bretton

    Libération, 24 mai 2011

    (1) «Votez pour la démondialisation !», Flammarion. 92 pp., 2 euros.

  33. J’ai longtemps Hésité pour ce vote.

    J’ai décidé de voter Montebourg car il est pour moi le candidat qui a le mieux compris la crise actuel.

    Sa réforme Bancaire montre qu’il a compris l’enjeu de notre temps et c’est la principal mesure de cette primaire.

    J’appelle a ne pas Voter Hollande pour une raison:
    – son contrat de génération est une hallucination économique. Cela va ruiner notre protection sociale car cela va couter 45mds€ chaque année au bout de 3 ans.
    Explication: les chiffres avancés donne 12-13Mds€ pour le mettre en action. Déjà c’est une fourchette basse car le fait d’embaucher un jeune de moins de 25 ans et garder un salarié va couter très chère .Les DRH vont tout de suite engager un jeune et mettre en face un cadre de 50 ans qui coute très chère en masse salarial. Résultat une entreprise va empocher 120 000€ pour un cadre qui lui coute 40 000€ de cotisation salarial par an.

    Même les petites entreprises vont aller dans la brèche : un patron salarié de plus de 50 ans va se déclarer être le sénior et donc se payé une augmentation(les cotisations donnés à l’état dans sa poche) et prendre un jeune au smic pour faire répondre a la contrainte…

    De plus les dispenses de cotisations sociale sont sur 3 ans: 3 fois 12mds€ cela fait 36mds€ en charge pleine du dispositif(je suis sur que cela va être plus).

    Ce n’est pas la première fois que Hollande fait des fautes de calculs dans la campagne, les 60 000 postes dans l’éducation ne vont pas couter 2.5mds€ sur 5 ans mais c’est 7mds€ . 500m€ de budget en plus chaque année sur 5 ans c’est 7 mds€ en cumulé et pas 2.5mds€

    • Opposer les jeunes aux vieux est démagogique. Cela ne résous en rien le problème de fond. Les progrès de la robotisation, de la mécanisation et de l’informatisation font fondre l’emploi partout autour de la planète. Un politique incapable d’intégrer cette dynamique n’a plus sa place dans le débat national.

    • Le salaire citoyen universel fait partie des propositions ? En plus d’une réforme de l’impôt progressif universel, bien entendu. Si par le plus grand des hasards, Nicolas Sarkozy venait trianguler sur cette thématique, en sus d’une primaire à droite qu’il serait certain de gagner, nous aurions droit à un grand éclat de rire. Le classique comique de répétition, 2002 Jospin, 2006 Ségolène, 2012 Hollande.

  34. Il est imortant de faire parler les différences et de se respecter.L’UMP claironnait que le PS était divisé et se gaussait, aujourd’hui il se déchire dans leurs différences.Le PS aujord’hui don, fait parler ses différences et c’est heureux.A 2 on n’est déjà parfois en desaccord alors!!!!
    Réunir, rassembler, tenir compte des différences et de la réalité c’est vital.Pourtant Fh doit aller plus loin et faire valoir les compétences de gestion et les capacités de choix et de création des français dans les poliques à conduire.Il est necessaire de bien faire comprendre que Sarko et ses soutiens sont les causeurs de troubles et l’appat du gain financier est devenu prépondérant.Nous ne devons en aucun cas payer pour les fautes des spéculateurs.Le PS doit impérativement chiffrer et faire connaître à qui à profiteé ces manipulations et captation des profits.MLême dans la crise qui découle du comprtement de ces ultra-libéraux, ce sont les mêmes qui profitent,alors!!!!!Quelles mesures va-t-il prendre, comment va-t-il faire payer ces fauteurs de troubles? Combien va t-il récupérer sur ces gens là? N’oublions pas que sous couvert de rapatrier des capitaux on oublie de dire que l’on a affaire à des délinquants.Alors la sécurité nationale, passe aussi par la poursuite de ceux-ci pour donner une bonne image à l’opinion.La vertu commence là, condamner les fraudeurs, poursuivre les tricheurs mais aider les entrepreneurs, les créateurs de la vraie richesse et des emplois (les PME)La bataille pour l’emploi se jouera là et sur l’évolution de l’économie écologique.Il ne faut pas se voiler la face, des différences ne posent pas de probleme , ce qui compte c’est de creer une dynamique française par l’unioon et la reconnaissance du travail.Il y a donc necessité de préciser l’évolution, le coût, les effets des impulsions.Les différences n’ont jamais été source réelle de division pou peut que l’on en parle.Par contre le nombrilisme de certains (comme Fabius ou Lang) ne contribue pas à l’impératif de cohésion du mouvement.L’égo doit disparaitre au profit de l’interêt du peuple et le peuple c’est l’ensemble des couches de notre société.Egalitaire et non égalitarisme, respect ne veut pas dire se faire mmarcher dessus par certains membres du PS ou par des futurs opposants de droite.Le seul ennemi aujourd’hui est Nicolas 1er(pour l’instant) le 2iéme est Mme Le Pen, et le 3éme est nous même , chacun d’entre nous qui croit en un candidat avant la primaire et qui pourrait ne pas soutenir le ou la gagnante de celle-ci.Moscovici le fait bien ressentir et fh n’a jusqu’à présent poas cessé d’éviter l’affrontement.Aprés la primaire, il va sortir je le crois gagnant et c’est là le moment vital des renoncements aux égos!!!!Se battre pour gagner, pour battre le seul ennemi du peuple Nicolas.La 2éme phase necessite de parler clairement aux français et de quantifier les coûts sinon!!!!!La droitebénéficie d’une prime sur l’orthodoxie financiere, alors que cela fait trés longtemps qu’elle creuse les deficits et les dettes.La campagne se gagnera sur ce axe.Alors il serait souhaitable de bien analyser cela pour faire passer le message d’une gauche sérieuse, gestionnaire, dynamique, ne distribuant pas de faux espoir et qui fera valoir que leur victoire apportera des solutions dans les 5 prochaines années sans qu’il n’y ait le moindre miracle à attendre mais qu’on pourra avoir une équité et une égalité plus simplement vraie.L’espoir est souvent déçu par la réalité, alors de la simplicité, de la pédagogie et des mesures à prendre bien comprises par toutes les couches.Réunification et exemplarité des battus et la victoire sera proche.Hollande est attendu par l’UMP parce qu’il le croit faible, alors la stratégie devra changer et il devra mordre et assener les vérités économiques decette droite outranciére.Je ne doute pas de sa victoire et celle des français avec lui.Allezsi rien n’est jamais gagné d’avance je crois vraiment qu’il sera le bon représentant pour la France.

  35. Plus dure sera la chute de la « gauche molle ». RV dimanche vers 22 heures…
    Bien à vous « camarades »

  36. Mr Moscovici , Je pense pour ma part qu’il ne s’agit pas seulement de « battre N S  » comme vous le soulignez à la fin de votre article ci-dessus, mais il faut que les Français votent pour celui ou celle qui fait les meilleures propositions pour notre beau Pays.

    Pour moi ce ne sera pas FH qui n’a pas été clair dutout sur ses propositions, restant flou pour ne vexer personne sans doute, donc pour moi ce serait l’inconnu sur la retraite, les impôts, le non-cumul etc… de plus pas prècis sur les chiffres !

    http://www.lejdd.fr/Election-presidentielle-2012/Actualite/Education-Royal-meilleure-en-calcul-qu-Hollande-detecteur-de-mensonges-401655/

    Donc pour moi ce sera SR qui a déjà mis en oeuvre dans sa Région beaucoup de propositions reprises d’ailleurs par le PS après les avoir moquées pour certaines !

    Dans chaque camp il y a des talents, et espérons que quel que soit le résultat la Gauche saura se rassembler contrairement à 2007.

  37. Voici le pb de la campagne des primaires:les 5 candidats ont ts approuvé le fameux projet.
    Dc, pour se différencier, ils n’en parlent qua siment pas,ils jouent sur leur personnalité et leur charisme, ils se trouvent de crèneaux jugés porteurs(la droite pour Valls, la gauche pour Montebourg),ils attaquent leurs concurrents(sauf Hollande); ce phénomène est accentué par les débats télévisés dt il ne fallait pas abuser.Heureusement que tt ça se termine!!!

  38. P.Moscovici, donc, « respecte pleinement le choix éventuellement différent de chacun » de ses lecteurs. On ne peut qu’être sensible à cette concession, une tolérance qui force le respect en ces temps où le totalitarisme politico-médiatique aboutit à tout, sauf à stimuler le sens critique des citoyens. Le « respect » aura d’ailleurs été un des mots-clés de cette primaire, mais à tel point que cela finit par être suspect, car on peut se demander quel besoin il y a de répéter sans cesse qu’on respecte ses concurrents : Il suffit d’en donner la preuve, par exemple en prenant en considération leurs arguments, auxquels précisément on dit vouer du respect, ne serait-ce que pour expliciter, même par simple politesse, les objections qu’on leur fait. Après tout, c’est la base même d’un dialogue qui se veut constructif, à moins qu’il ne s’agisse pas de cela dans une primaire. Ainsi reste-t-on rêveur devant ces protestations de « respect », comme on l’est aujourd’hui quand P.Moscovici écrit : « Chaque vote est respectable. Mais il y a aussi une responsabilité dans le vote. » Heureusement qu’il ne s’agit pas d’un « tweet anodin», car l’esprit le plus simple ne manquerait pas de comprendre qu’il y a respect et respect, selon qu’on est plus ou moins « responsable », les critères restant à déterminer, ou plutôt à trouver dans ce qui crève les yeux, selon l’auteur.
    Il faudra sans doute un jour revenir sur ces « mots-clés » que les stratèges en communication politique n’éviteront pas d’exploiter dans la prochaine campagne, comme ils le sont déjà. Le mot « vérité » par exemple, asséné inlassablement, un des plus aptes, comme on le sait, à susciter la terreur et faire plier n’importe qui, alors que ce qui caractérise la « vérité » en politique ce sont, trop souvent, hélas ! tous les mensonges par omission qu’elle implique. Il faut y associer évidemment la « crédibilité », qui s’obtient aisément dès lors qu’on affiche des chiffres, parfois incontestables mais toujours utilisables à des fins diverses, voire opposées. Dès lors le champ sémantique est tout grand ouvert, nous faisant passer de la crédibilité des uns à la crédulité des autres.
    La solution, peut-être, serait de préférer au culte de la « crédibilité » l’idée de fiabilité. La nuance est d’importance, car, s’appuyant sur l’expérience, elle permet de dépasser en partie le conjoncturel, têtu mais par définition éphémère, pour ouvrir la porte au progrès, le seul mot qui vaille dans tout cela.

  39. J’étais plutôt sceptique sur la qualité de débats télévisés avec six candidats, je croyais que ça serait la cacophonie, mais au final le résultat est positif. Chacun a pu exprimer ses idées et sa ligne politique, et le débat entre les candidats, courtois.

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