L’histoire se répète-t-elle ?

Convention d'investiture de François Hollande

Les socialistes ont trouvé le leader dont ils avaient besoin, conscient des enjeux, prêt à la confrontation avec la droite.

La Convention nationale du Parti socialiste, samedi dernier, s’est bien déroulée. Elle a montré, à travers les prises de position des candidats aux primaires, l’effectivité du rassemblement des socialistes, l’engagement d’une unité sans faille dans la bataille présidentielle. Le discours de François Hollande, qu’il a écrit lui-même, a été à la hauteur des attentes : clair, puissant, maîtrisé, il a tracé la feuille de route stratégique et politique pour les mois qui viennent. Les socialistes ont trouvé le leader dont ils avaient besoin, conscient des enjeux, prêt à la confrontation avec la droite.

L’élection présidentielle est donc désormais lancée, avec de vraies chances de succès – même si, comme François Hollande l’a fait lui-même, les sondages euphoriques doivent être relativisés. Le candidat socialiste ne fera pas – sans doute – 39 % au premier tour, plus de 60 % au second. En France, on le sait, les élections à deux tours finissent toujours par converger vers un duel à 50-50. Et Nicolas Sarkozy, s’il est un exécrable président, en échec sur tous les terrains – l’économique et le social, la sécurité, la politique intérieure et l’Europe – peut être un redoutable concurrent, d’autant qu’il sera soutenu par un appareil d’Etat durement mis au pas durant ce quinquennat, et appuyé par de puissants groupes d’intérêt. La droite française est au plus bas, et même en voie de décomposition – comme le montre la situation à Paris, où la médiation molle de Jean-François Copé ne parvient pas à étouffer la violence des coups échangés entre François Fillon et Rachida Dati – minée par ses divisions. Pour autant, elle n’est pas morte, elle ne peut que se redresser dans la campagne, resserrer les rangs sous peine de disparaître.

François Hollande a su, jusqu’à présent, saisir, à travers son « rêve français », la double demande de transformation et de crédibilité qui marque le climat politique du pays.

La prudence, par principe, par expérience aussi – nous avons connu trop de désillusions dans le passé pour aujourd’hui céder à l’arrogance – s’impose donc : pour autant, la victoire de la gauche est possible, voire probable. Car les enquêtes d’opinion, certes optimistes, ont un sens. Elles expriment la force du rejet de Nicolas Sarkozy. Elles montrent aussi l’ampleur des attentes qui se tournent vers nous. Si François Hollande, aujourd’hui, recueille des intentions de vote plus élevées qu’aucun autre socialiste sous la Vème République – seul le François Mitterrand de 1988, celui de la « France unie », a pu un bref moment rivaliser – c’est parce que l’attente du changement est d’une force inédite. C’est aussi parce que les primaires ont lavé le Parti socialiste du passé de divisions et de médiocrité qui a terni les dernières années, parce que ce bain démocratique a donné à notre candidat une légitimité sans précédent. C’est enfin parce que François Hollande a su, jusqu’à présent, saisir, à travers son « rêve français », la double demande de transformation et de crédibilité qui marque le climat politique du pays.

Est-il dès lors écrit que nous vivrons, en 2012, une nouvelle version de mai 1981 ? En y réfléchissant, il est vrai que les similitudes sont nombreuses et troublantes. Similitudes, d’abord, dans la situation du pays. La France, en 2011 comme en 1981, est en crise. Elle avait, dans les années 70, connu les chocs pétroliers et une tourmente monétaire qui avaient mis fin aux « 30 glorieuses » et fait entrer les Français dans l’ère du chômage de masse. Aujourd’hui, elle est frappée par une crise systémique de grande ampleur, à la fois mondiale, européenne et nationale, économique, sociale et financière, qui nous menace de stagnation, de sous-emploi durable et d’instabilité. Cette crise, à l’évidence, fragilise les dirigeants en place, à la fois parce qu’ils en paient le prix politique et parce qu’il sont, partiellement au moins, responsables de l’incapacité du politique à la surmonter, comptables d’un échec.

En 2011 comme en 1981, on sent la volonté de rendre à la République sa dignité et sa sérénité, et c’est un moteur puissant de changement.

Les similitudes sont politiques, aussi : comme en 1981, la République française est fragilisée. La présidence finissante de Valéry Giscard d’Estaing avait été marquée par le climat des « affaires » – au demeurant moins lourdes que celles qui caractérisent le sarkozisme au crépuscule. Les « diamants de Bokassa » avaient sapé la confiance mise dans le président sortant à la fin des années 70, l’assassinat du prince de Broglie avait pour le moins dérouté. Aujourd’hui les comportements claniques – on songe à la tentative du président de la République de nommer son fils à la tête de l’EPAD – les outrances des amitiés avec les plus fortunés – je pense au troublant arbitrage consenti en faveur de Bernard Tapie ou aux mystères de l’affaire Bettencourt – les dérives de certains comportements au sein même de l’appareil d’Etat troublent – la confiance maintenue par Claude Guéant à Bernard Squarchini après la mise en examen de ce dernier dans l’affaire des « fadettes » est une faute – créent une ambiance délétère. En 2011 comme en 1981, on sent la volonté de rendre à la République sa dignité et sa sérénité, et c’est un moteur puissant de changement.

On ne peut, enfin, qu’être frappé par les ressemblances dans la configuration des candidatures. Nicolas Sarkozy fait en effet furieusement penser à Valéry Giscard d’Estaing. Bien sûr, les deux hommes sont très différents, VGE est centriste, Nicolas Sarkozy a été formé dans la matrice RPR, et la distance un peu technocratique de l’ancien Président est loin de la trivialité de l’actuel. Pour autant, tous deux ont connu des parcours comparables. L’un et l’autre, en effet, sont arrivés jeunes à l’Elysée, le premier en s’imposant à la famille gaulliste, le deuxième enterrant le chiraquisme. Tous deux sont des communicateurs de talent, aptes à simplifier les problèmes, des libéraux revendiqués, tous deux ont provoqué, lors de leur élection, l’espoir d’un changement, d’un nouveau souffle – certes conservateur voire réactionnaire – dans la politique française. Tous deux se sont petit à petit enfermés dans leur palais, coupés des Français, durcis voire devenus amers, niant leur impopularité du haut de la force de leurs certitudes.

« Il faut un Président à la France », disait VGE, « il faut un capitaine courageux dans la tempête » suggère Nicolas Sarkozy : en somme, il faudrait continuer avec les sortants, tout simplement parce qu’ils le sont et auraient seuls les attributs intrinsèques de la fonction, face à des adversaires lilliputiens.

L’un et l’autre, terminant meurtris un mandat d’échec, ont choisi des stratégies altières et courtes. « Il faut un Président à la France », disait VGE, « il faut un capitaine courageux dans la tempête » suggère Nicolas Sarkozy : en somme, il faudrait continuer avec les sortants, tout simplement parce qu’ils le sont et auraient seuls les attributs intrinsèques de la fonction, face à des adversaires lilliputiens. Cela ne peut pas marcher. D’abord parce qu’on ne peut pas convaincre en proposant de perpétuer des politiques rejetées, inefficaces et injustes : ce serait ignorer la demande, l’attente d’un changement et d’un espoir, qui existe en 2011 comme elle existait en 1981. Ensuite parce que cette posture découle d’une incroyable sous-estimation de la gauche et de ses candidats. François Mitterrand, en 1981, avait été dépeint par Giscard comme l’homme du passé : il a renvoyé le Président sortant à son passif. François Hollande n’est pas arrivé là où il en est par hasard : il a fait montre d’une incroyable ténacité, il s’est imposé à bien des adversités, bien des doutes, parce qu’il a une forte confiance en lui et un indéniable talent politique : les procès qui lui sont faits – l’inexpérience ou la mollesse – ne tiendront pas, ils ne feront pas gagner la droite.

Est-ce à dire que l’histoire se répète, de façon mécanique ? Bien sûr que non ! Car la France, l’Europe, le monde ont changé, se sont modernisés et ouverts, pour le meilleur et parfois pour le pire. Parce que le paysage politique est bouleversé. Au « quadrille bipolaire » cher à Maurice Duverger – 2 partis à gauche, 2 à droite – a succédé un puzzle plus compliqué – un parti dominant dans une gauche morcelée, un parti unique atomisé à droite, l’émergence d’une sensibilité écologiste à respecter, le retour au premier plan de l’extrême-droite, la supériorité de la gauche dans les collectivités locales et désormais au Sénat. Enfin, les prétendants d’aujourd’hui ne sont pas les clones de ceux d’hier, ils ont leur personnalité propre, leur talent spécifique. Et s’il fallait absolument une comparaison finale, disons que la situation de la gauche, des socialistes, est plus favorable qu’en 1981, bien que le pays se soit paradoxalement, à certains égards, droitisé.

Mais nous avons désormais en main, si nous savons éviter les écueils, traditionnels pour la gauche, de la division ou de la surenchère, tous les atouts pour l’emporter.

J’en termine avec cet exercice de style. Jamais, depuis 1981, nos chances n’ont été aussi fortes. Jamais, depuis lors, la droite et son champion n’ont été aussi faibles, jamais notre camp n’a été aussi cohérent, jamais les perspectives de victoire n’ont été aussi encourageantes. Le combat pour l’élection présidentielle de 2012 sera dur, sans doute au final serré. Mais nous avons désormais en main, si nous savons éviter les écueils, traditionnels pour la gauche, de la division ou de la surenchère, tous les atouts pour l’emporter. La responsabilité qui pèse sur nous, et en premier lieu sur François Hollande est immense : plus que jamais, la défaite est interdite.

Photo : cc Philippe Grangeaud : Solfé Communications

63 réflexions au sujet de « L’histoire se répète-t-elle ? »

  1. Je suggere qu’aprés la victoire de 2012, on fasse ouvrir une enquete sur les mouvements boursiers sur les banques depuis 2008.
    Il est anormal que l’état emprunte au privé et soit obliger de leur preter tout en empruntant auprés d’elles.A moins que je ne me trompe c’est pourtant ce que l’état est obligé!!!!! de faire.
    Donc curieusement, d’enormes mouvements se font sur le cours de ces mêmes banques que l’on doit sauvées!!!!
    Ces mouvements profitent à des spéculateurs et à des fonds privés.Il est plus qu’urgent de démasquer à qui profite ces mouvements.
    N’oublions pas qu’Olivier Sarkosy est à la tête d’un fond de 2 milliards d’Euros dans le groupe Carlyle.
    Il est plus que surprenant donc de ne jamais entendre parler à qui profitent ces mouvements financiers.
    Je suis d’avis de demander à FH de faire promesse de diligenter une enquête sur ces mouvements et s’il y a eu collusion de récuperer ces sommes prés des fautifs.Inutile de demander à la COB elle n’est pas crédible.

    D’autre part il y a urgence à sortir de ce systeme d’emprunt prés des banques privées et de rétablir la liberté de l’état français.

  2. Sarkosy fait croire qu’il est crédible sur le plan international.On constate que ce sont les allemands qui ont gagné, car la France n’est plus crédible sur le plan financier.Sarkosy est prêt à n’importe quoi en faisant intervenir la Chine.on sera pieds et poings liés en terme de dépendance pour les achats et nos emprunts.Nous n’aurons plus de capacité de réaction.La dette doit être acheter en interne par les européns pour conserver la liberté de prendre des mesures de rétorsion contre les chinois et d’autres d’ailleurs.
    Sarko est intervenu en Lybie et alors, juste avant il était en train de faire convoyer à la Tunisie des moyens pour mater les rebelles, vrai ou pas vrai?
    La Lybie à qui il avait vendu une centrale nucléaire, montrant sa clairvoyance!!!!
    Il enfume
    Il tire sur les dictateurs le lundi, le mardi il en reçoit un et lui vend differentes choses, seul compte pour lui d’essayer de placer de la marchandise.Il n’a aucune vue à moyen ou long terme, il se fiche de l' »évolution des pays, ce qui compte pour lui c’est de faire croire.
    Ceux qui en France croient qu’il a une stature internationale sot de grands naîfs.Il a la même aura que Busch celui qui a ruiné les USA et laissé le boulet à Obama.On voit le genre.Sarko va bientôt attaquer la Syrie, l’Iran, la Chine?????
    Il est discrédité à l’intérieur car c’est l’homme de la ruine et à l’extérieur il passe pour une girouette.Les allemans l’adorent tellement il est narcissique, il ne se rend même pas compte qu’on se moque de lui à l’étranger.

    • « Sarkosy fait croire qu’il est crédible »
      Oui, en tout cas, les gens touchent tjrs la CAF, le RSA, leur salaire, leur retraite.
      Partisan, je veux bien, mais il ne faut tout de même pas tomber dans la critique systématique un peu trop simple.

  3. L’adversaire présumé des socialistes est très costaud en petites phrases assassines.
    Hollande n’a pas èté convaincant en réponse à la prestation télévisée.
    Sur les 60 000 profs oui, mais sur l’attaque des 35 h. Rien, or même moi je suis troublé.
    Je n’avais jamais entendu dire que l’industrie automobile avat souffert des 35 h. Or pour un français qui s’y connaît pas trop, le dernier qui à parlé à toujours raison.

  4. LE « JUSTE ÉCHANGE » ET LA QUESTION DU PROTECTIONNISME

    L’ÉTAT DE LA SITUATION
    Nos pays se sont dotés en près de quatre-vingts ans de législations sociales puis écologiques relativement avancées, et même si l’effort fourni a été trop modeste, il faut lui reconnaître l’immense mérite d’exister. Cependant, ces politiques sont aujourd’hui largement entamées au nom de « l’efficacité » économique. En réalité, derrière cet argument se trouve le problème des pays émergents, et particulièrement de ceux qui ont le plus vite progressé en productivité.
    Un rapport indique que le ratio entre la progression des salaires et celle de la productivité a été d’environ 50 % pour la Chine mais aussi pour les pays de l’ex-Europe de l’Est.
    En ce qui concerne la Chine, la productivité y est de 7 % de la moyenne française alors que les salaires y sont de 3 %. Pour ce qui est des ex-PECO, la productivité est de 26 % de la moyenne de l’UE mais le salaire se trouve être dans un rapport de 1 à 6, soit de 16,67 %. Si l’on se fonde sur ces moyennes, nous constatons que l’avantage de marché de ces pays est dans un rapport de 1,56 en ce qui concerne les ex-PECO et de 2,1 en ce qui concerne la Chine.
    C’est bien évidemment un problème majeur en ce qui concerne les importations issues de ces pays. De plus, les effets de qualité ne sont pas en prendre en compte en ce qui concerne les PECO car l’installation de producteurs européens y a considérables réduit l’écart de qualité. En ce qui concerne la Chine, le phénomène de rattrapage que l’on constate depuis les années 1990 a certainement réduit l’écart de qualité, du moins dans les branches qui sont exportatrices.

    L’AMPLEUR RÉELLE DES DÉLOCALISATIONS
    Le phénomène des délocalisations et de la concurrence sur les emplois est la forme prise aujourd’hui par la compétition entre les territoires, qui oppose désormais les emplois de toute une population et non plus seulement de la population directement concernée.
    Par ailleurs, pour tout emploi industriel perdu, nous avons des pertes induites dans les services. L’effet multiplicateur des pertes d’emplois provoquées par les délocalisations, qu’elles soient directes ou indirectes, vient alors s’ajouter aux destructions d’emplois induites par le troisième effet. Nos pays ont un véritable problème avec les produits importés, soit des ex-PECO, soit depuis la Chine.

    LES CONSÉQUENCES SUR LES SALARIÉS
    Si l’on tente d’évaluer les effets en pertes fiscales dans des pays qui ont développé un modèle social avancé, sur la base des coûts actuels en France, un chiffre de l’ordre de 100 à 150 milliards de dollars (soit de 80 à 120 milliards d’euros au taux de change de 1,20 USD pour un euro) par an apparaît alors comme une fourchette minimale pour les pays de l’Union européenne (essentiellement ceux du « cœur historique »). Toute réévaluation de l’euro au-dessus de ce seuil aggrave le problème.
    Tant que l’on sera dans un système qui considérera uniquement comme « déloyales » des subventions ou des protections, et non des dispositifs institutionnels qui maintiennent les niveaux des salaires et de la protection à ce qu’ils étaient initialement, nous courrons le risque de voir nos propres systèmes de protection être démantelés par les pressions concurrentielles.

    LA NÉCESSITÉ D’UN PROTECTIONNISME
    La question d’un double protectionnisme est alors posée pour se protéger contre une concurrence largement « déloyale », dans le sens que nous lui donnons ici. Soit nous imposons, par la force s’il le faut, aux pays en voie de développement dont les niveaux de productivité tendent à se rapprocher des nôtres le même type de règles de protection que nous avons institué. Une telle solution est odieuse. Soit nous laissons nos protections se défaire sous le coup de la concurrence issue de ces pays et nous nous résignons à une convergence sur la base du moins offrant et du moins disant.
    L’institution de mesures de protectionnisme social et écologique nous permettrait à la fois de garantir nos niveaux de protection ET d’organiser une convergence vers le haut dans ce domaine. Telle est évidemment la voie dans laquelle il convient de s’engager. Par ce protectionnisme social et écologique, on peut contribuer dans une large mesure à un processus de convergence. Les pays qui seront taxés le seront à la hauteur de la différence entre leur gains en productivité et leurs gains en salaires et protection sociale ainsi qu’en protection écologique.

    • Encore un mélenchoniste (à moins que vous soyez au Front National, ce qui revient au même) qui propose sa solution passéïste.

    • Supposons qu’on taxe, aux frontières de l’UE, un produit chinois. Ce sont les consommateurs européens qui paieraient la taxe qui serait neutre pour les producteurs chinois.

  5. La droite commence à nous saouler avec le projet de 60000 postes ds l’éducation nationale. D’abord , cela ne concerne pas que des enseignants, ensuite il n’y en aura que 12000 créés en 2012, enfin il ne s’agit pas vraiment de nouvelles créations, mais du rétablissement d’une toute petite partie de postes supprimés. Le financement paraît assuré, mais on peut toujours sabrer ds le budget des armées où il y a de sèrieux gaspillages permanents sans parler du coût de la guerre de Libye!!!…

    • Il y a quelques jours, Michel Sapin précisait sur iTélé que, « bien entendu, [la création de 60.000 postes] est compensée par des baisses de postes ailleurs ». « L’idée est de ne pas augmenter le nombre de fonctionnaires, a-t-il poursuivi. Je dirais même que l’idée est de stabiliser la masse salariale de l’Etat dans le budget de l’Etat ».

    • Non. C’et faux ce que tu écris. Le financement des fonctionnaires va jusqu’à leur retraite assurée par l’Etat, donc par le contribuable. La guerre en Libye n’est pas si onéreuse que cela, d’autant qu’on ne fait pas la guerre pour rien: il y aura des marchés en contrepartie. Enfin Hollande ressort des vieilles recettes avec cette affaire de création de fonctionnaires, emplois d’avenir, etc. Nous sommes au XXIème siècle, pas en 1997.

      • C’est ce que vous écrivez qui est faux. Les fonctionnaires bénéficient d’un régime particulier de retraite qui fonctionne selon le principe de répartition, ce qui signifie que les fonctionnaires en activité cotisent pour payer les pensions de leurs collègues retraités. Ce régime est en équilibre et souvent bénéficiaire, en grande partie parce que le nombre de fonctionnaires ayant augmenté le ratio actifs/inactifs est meilleur que dans le régime général.

        • Sauf que le salaire c’est pas le fait d’une cotisation du fonctionnaire mais bien de l’argent public. En outre, la proposition de M. Hollande coûte, au bas mot, sur 5 ans + de 7 milliards et non 2,5 milliards. C’est ce qu’en disent les commentateurs (Le Monde.fr). Le mieux serait de libéraliser l’école avec un patron, comme chez les cathos. Alors là, bien sûr, ce serait différent: une vraie « petite entreprise ».

  6. Concernant la Tunisie, déjà l’idée à battre en brèche est que les tunisiens se seraient jetés dans les bras des islamistes. Il est très important de noter que le succès d’Ennahda aux élections a des motifs politiques et non religieux. D’abord, les partis qui s’en sont bien sortis sont ceux qui avait été durement réprimés par la dictature, notamment Ennahda et le CPR. Ensuite, le succès d’Ennahda s’explique par une bonne stratégie, un programme et une campagne axés sur le redressement de l’économie et une campagne de terrain quand les partis de gauche ont payé leur division et leur stratégie d’attaquer Ennahda sur les valeurs. Tout ça pour dire que le vote tunisien n’était pas un vote religieux, et que, de mon point de vue, le peuple tunisien rejette majoritairement l’extremisme religieux. Quels que soient les véritables intentions d’Ennahda, le peuple tient à ses libertés et à la démocratie. De plus, si Ennahda aura un droit de véto à l’assemblée, ils ne seront pas majoritaires et ne pourront faire ce qu’ils veulent. Je conclus donc en disant que si Ennahda dérive vers des positions plus extrêmes, ils risquent de le payer dans les urnes. Je pense qu’il faut être très vigilant vis à vis d’Ennahda, mais avoir foi dans le peuple tunisien.
    Qui vivra verra.

    • Et aussi, ce qu’on oublie beaucoup trop, c’est que les tunisiens ont donné un très bel exemple, sans précédent, de véritables élections démocratiques dans un pays arabes. N’oublions pas non pus qu’il y a dans ce monde une aspiration à la liberté et la démocratie, si l’Europe se replie dans l’islamophobie plutôt que de faire son possible pour favoriser la démocratie et rester vigilant sur les droits des femmes et la liberté et face à l’extremisme religieux, alors l’Europe aura quelque part manqué à un devoir historique.

  7. Sarko espère profiter de la crise pour gagner des points dans les sondages et se refaire une virginité politique. Cela peut marcher auprès d’électeurs âgés et craintifs qui,malheureusement, st nombreux à voter!..Ceci dit,ça n’ira pas bcp + loin,les gens n’étant pas dupes de ces manoeuvres. Il faut cependant que les responsables P.S.soient très « pointus »quand ils parlent des solutions socialistes à cette crise pour ne pas se faire taxer d’incompétence, de naïveté etc…

    • Oui, tout à fait. Il va gagner avec la crise. Avec DSK il aurait perdu; avec Hollande, ça ne peut pas le faire – non qu’il ne soit pas capable mais simplement parce qu’il n’a pas le profil d’un homme d’Etat. C’est plié donc, mais à droite.

      • Les français ont parfaitement compris que la politique de Sarkozy vise à exonérer les catégories les plus aisées des conséquences de la crise. C’est tellement choquant que même dans ces catégories aisées beaucoup voudront éloigner Sarkozy et voteront pour Hollande.

        • Euh, ce serait pas au temps de feu Mitterrand que les « classes favorisées » ont appris à « s’enrichir en dormant »? – surtout à compter de 1983…
          L’enthousiasme des primaires c’est une chose mais, perso, lorsque je regarde tel ou tel candidat à la télé, pour le coup je me dis que Sarkozy à encore un quinquennat devant lui. Mais je peux me tromper – pourtant j’évite le subjectif.

    • Sarkozy incarne la crise a lui seul et il n est pas sur d etre au second tour. nous devons integrer lepen fille dans nos schemzs de campagne.

      • Sarkozy pas certain d’être au second tour?
        Avec Hollande, çà marche aussi.
        Ne jamais sous-estimer son adversaire… ni sur-estimer son candidat.
        Six mois c’est long. Wait and see…

      • La crise vient des peuples qui ont été complices de la dette actuelle par une sorte d’infantilisme (assistance, etc.). Ne pas tout mélanger. Sarkozy est certes piètre gouvernant mais les autres ne valent pas mieux.

  8. Amelle, tu as le droit de croire à la sincerité des musulmans modérés de Tunisie qui prendraient l’exemple de la turquie.
    Leur prinipal dirigeant prone la charie at la guerre contre Israel.
    Il a mis si je puis dire de l’eau dans son vin , ces dernieres années.Maintenant on verra ce que cela donnera à l’usage.Les tunisiens connaissent le bonheur de la liberté, ils pourraient déchanter trés vite.

  9. @Pierre
    Je serai content de retrouver à travers ce blog tes opinions sur ce qu’il se passe en Lybie, Syrie et Tunisie actuellement.

    Tu étais il y a quelques temps le seul au PS à pouvoir parler intelligemment de politique étrangère (en compagnie de Védrine). Je continue à le penser. Seulement, on n’entend plus beaucoup ta voix dans ce domaine en ce moment alors qu’il se passe des choses très importantes.

    Par ailleurs la politique internationale a été la grande absente des débats des primaires. Il ne faut pas pour autant que cette dimension devienne étrangère à notre discours. Nous devons dire des choses fortes dans ce domaine.

    Je comprends que tu sois très pris en ce moment et plus concentré sur des questions très politiques. Se profile la direction de campagne du candidat socialiste à la présidentielle.

    Je persiste néanmoins à penser que le siège du quai d’Orsay qui sera distribué à un socialiste en cas de victoire en mai prochain te siérait à merveille. Ma crédulité ne m’aveugle pas au point d’imaginer que tu vises sans doute autre chose. Toutefois quand j’entends Barbier dire qu’Hollande pourrait envoyer Royal « dans les pattes » de Juppé sur les questions internationales, ça me fait un peu peur.

    • D’accord avec toi Guillaume, il faut une parole forte sur l’international, ce n’est pas le sujet majeur mais c’est quand même très important.
      Notons que la victoire d’Ennahda est aussi pour beaucoup une défaite de la gauche qui n’a pas su s’entendre alors qu’ils ont beaucoup de convergences, et sont arrivés en ordre complètement dispersé aux élections, et qui a voulu axer la campagne sur les valeurs en attaquant Ennahda pendant que ces derniers axaient leur campagne sur l’économie, ce qui était bien joué car la révolution tunisienne a fortement fait baisser l’activité touristique qui est un des moteurs fondamentaux de la croissance tunisienne. J’espère que la gauche ou les gauches tunisiennes, retiendront les leçons de leur echec !
      Pour les postes, inutile de mettre la charrue avant les boeufs, surtout devant les médias. Qu’il y ait des négo en coulisses je peux le comprendre mais qu’on ne perde pas de vue l’essentiel, qu’on ne pense pas que c’est gagné (car ce n’est pas du tout le cas, les choses peuvent changer, la bataille sera rude et devra être mené de toutes nos forces), et que cela ne sorte pas dans les médias, c’est du plus mauvais effet.

      • D’où la nécessité d’une Internationale Socialiste qui ait une voix qui porte, surtout dans cette période de démocratisation de certains pays arbes. COmment peut-on laisser des partis progressistes se diviser autant alors qu’unis ils auraient pu peser dans le débat et reléguer le parti Ennadha.
        Il y a sans doute des spécificités nationales qui nous échappent, et ennadha n’est sans doute pas le parti ultra islamique qu’on veut bien nous dépeindre dans les milieux islamophobes. J’ai du mal toutefois à admettre, en bon républicain, que le logiciel de partis politiques puissent être influencés par des dogmes religieux, fussent-ils modérés. L’exemple turque peut servir de contre-exemple, même si certaines sorties d’Erdogan sont contestables. Mais je pense qu’il faut que l’IS prenne plus de poids, définisse des axes, des lignes rouges également aux partis sociaux-démocrates membres. Il serait intéressant qu’idéologiquement, elle fournisse des idées structurantes de la social-démocratie du 21e siècle.
        Il est curieux de constater qu’à l’heure de la mondialisation, les organisations supra-nationales PSE inclus aient des difficultés à exister, à proposer, à impulser des dynamiques.

        Malgré des intiatives d’Aubry et du président du SPD allemand sur des thématiques européennes, il faudrait aller plus en avant pour définir un projet social-démocrate dans la période que nous traversons. Or nous sommes trop repliés sur nos « petits » soucis nationaux, nos échéances internes.

        Il faudra faire attention par ailleurs dans la campagne à ne pas se laisser enfermer sur les questions internationales par Sarkozy qui a déjà esquissé un angle d’attaque sur la candidature en socialiste en se vantant de traiter des problèmes du monde avec OBama quand FH parle à M. dugenou.

        Si sur le plan intérieur, Sarkozy semble avoir perdu sa complète crédibilité aux yeux des électeurs, il n’en est pas de même sur le plan international qui pourra lui valoir une opinion relativement plus favorable. A nous donc de ne pas paraître pour un parti qui n’aurait rien à dire sur les sujets diplomatiques brûlants. Hollande a, à mon avis fort à faire, car sur certains points le parti peut être divisé. I faudra s’assurer que la personne chargé de ces questions dans l’équipe définisse des positions claires et incontestables.

        • Quel, est par exemple, la position du PS sur l’inscription de l’Etat Palestinien à l’ONU? Du véto américain. Ce point a été totalement évincé par les questions économiques et sociales pendant les primaires.

  10. L’HISTOIRE QUI RISQUE DE SE RÉPÉTER, C’EST CELLE DE 2007 ! (Suite)

    Le redressement des déficits du libre-échange avec monnaie surévaluée, c’est tout pour la pomme des salariés, ce que traite un programme économique et social en soutien de F. Hollande:

    LE REDRESSEMENT ( dans « France, état critique », Plon, Septembre 2011)
    par J. Peyrelevade, membre du conseil scientifique de TERRA NOVA
    Retenez bien ces trois là: Bayrou-Hollande-Peyrelevade. Vous en entendrez parler durant la campagne présidentielle; le dernier soutient à la fois les deux premiers (entretien chez « Zemmour et Naulleau », sur Paris première), ce qui augure bien de leur proximité programmatique…

    [On l’a vite compris, à la lecture du reste de l’ouvrage, c’est à une économie de guerre permanente entre les pays qu’invite J. Peyrelevade]:
    « Ce qu’il faut, c’est que les pays européens déficitaires, dont la France, regagnent en compétitivité vis à vis du reste du monde. Ils s’amélioreront du coup vis à vis de l’Allemagne. » (p 101)
    [et l’Allemagne voudra alors regagner son « espace vital », etc.]
    « Nous avons en France une déformation idéologique, à droite comme à gauche, selon laquelle il faut par priorité soutenir la consommation. [Nein!],
    Il faut investir… et donc renoncer à consommer.
    Juste un exemple, celui du modèle chinois: le niveau actuel de la consommation y représente environ 40% du PIB annuel. La Chine a un taux d’investissement, certes excessif, qui est de l’ordre de 50% de son PIB. A supposer que le PIB chinois double en sept ans à [ce] taux d’investissement trés élevé, la consommation doublera également… » (p 36-37)
    [L’ennui de ce raisonnement libéral, c’est qu’il repose sur les autres pour absorber l’excédent, sinon c’est la crise… (on disait autrefois: comme en 29!)]

    LA MÉTHODE
    « … on ne peut être que très inquiet lorsqu’on observe les positionnements actuels des divers partis et candidats à l’élection de 2012, qui sont tous hors sujet. Nous sommes à la veille d’un indispensable redressement mais pour l’instant le discours n’en est porté par aucune voix autorisée. Le gouvernement actuel, malgré une prise de conscience des difficultés, propose une thérapie qui relève de l’homéopathie. Il est trés loin de proposer une action de l’intensité voulue. » (p 176)

    LE PROJET SOCIALISTE [sic]
    « Réduire ce qui peut l’être des dépenses publiques, contraindre l’évolution dans le temps de l’Etat-providence, augmenter les prélèvements libératoires supportés par les ménages, voilà ce qui attend les Français. (p 183)
    « Pour réduire le déficit, il faut immanquablement ralentir la progression des dépenses de retraite, d’assurance maladie, d’allocations familiales, auxquelles on devra bientôt ajouter celles pour la dépendance. Dès lors, l’affirmation du retour en arrière sur la réforme des retraites relève de la pure démagogie. » (p 181)

    ESQUISSE D’UN PROGRAMME
    « L’addition, ensuite, en considérant, pour simplifier, que la durée du redressement est celle d’un quinquennat:
    … 25 milliards par an, ce qui rejoint l’estimation de la cour des comptes.
    Même étalé, même supportable, cela représente toutefois un effort que la France n’a jamais produit sur une telle longueur. Cela signifie aussi nécessairement, inutile de le cacher, pendant toute cette période d’ajustement, une faible progression du pouvoir d’achat individuel des Français. » (p 184-185)

    LA FRANCE et les cotisations sociales
    « Les dépenses sociales, compte tenu de l’allongement de la durée de vie, des progrès médicaux, des problèmes de dépendance, progressent spontanément au minimum d’un point de plus, soit une vingtaine de milliards d’euros supplémentaires par an. L’Etat ne peut pas suivre le mouvement et colmater en permanence une fuite de cette ampleur. La situation de nos finances publiques imposant de stabiliser le montant de la dépense couverte par l’intervention de l’Etat, une partie croissante doit être prise en charge par les ménages eux-mêmes. Il n’y a pas d’autre option.
    [Mais si! JP ne disait-il pas sur son blog, en parlant des revenus du capital:
    « Si on les impose comme les revenus du travail, à 30% en moyenne, on gagne à tout casser (compte-tenu des incontournables exonérations) une vingtaine de milliards d’euros… »]
    Pour les retraites… il n’existe pas d’autre solution sérieuse que de… faire glisser dans le temps, progressivement, l’âge du départ effectif en retraite.
    En matière d’assurance-maladie, il est inéluctable à terme que nous basculions au moins partiellement vers un système assurantiel. » (p 189-190)
    [Pourtant, O. Berruyer, dans « Stop! Tirons les leçons de la crise », souligne «ces cotisations sont stigmatisées par les idéologues néoconservateurs …mais les Etats-Unis sont le pays développé qui dépense le moins pour sa santé sous forme socialisée;…et ce sont eux qui dépensent le plus pour leur santé au global – sous forme privée. Ainsi, en quoi remplacer 1000E d’impôts pour la santé par 1500E de dépenses privées, pour strictement la même chose pour le patient, est-il une bonne idée? Bref, en l’espèce, l’idéologie forcenée devrait céder la place à plus de pragmatisme…»]

    LA LOI TEPA et les 35 heures
    Le passage aux trente-cinq heures, dans les conditions et au moment où il a été décidé, a été un crime contre l’économie et Lionel Jospin en fut l’auteur, sur une inspiration malheureuse de Dominique Strauss-Kahn…
    Halte au feu! Halte à l’imagination populiste! (p 196)
    [Berruyer, dans le même ouvrage sus-dit, relève pourtant sur les graphiques:
    « On constate que la mise en place des trente cinq heures coincida avec la plus forte augmentation du pouvoir d’achat en France depuis dix ans.
    On n’observe aucun impact négatif des 35 heures sur l’emploi – au contraire, la situation de l’emploi s’améliore un peu comparativement.
    Le dernier graphique démontre l’absence du moindre impact négatif des 35 heures sur la croissance »]

    LA FISCALITÉ
    « …un des plus vieux fantasmes de la gauche: les revenus du capital seraient largement détaxés en France, au point qu’il suffirait de les imposer comme les revenus du travail pour réduire la pression fiscale sur la grande majorité de la population…. Ce n’est certes pas avec de telles recettes que l’on règlera les problèmes de déficit public de notre pays.
    Si on veut redresser notre compétitivité, il convient d’organiser un transfert significatif de charges des entreprises vers les ménages… Une hausse de plusieurs points de la TVA (comme l’a fait l’Allemagne) ou de la CSG, compensant la diminution des charges sociales des entreprises, est inéluctable. »
    [Mais non! JP ne disait-il pas sur son blog en parlant des revenus du capital:
    « Si on les impose comme les revenus du travail, à 30% en moyenne, on gagne à tout casser (compte-tenu des incontournables exonérations) une vingtaine de milliards d’euros… »
    Tout d’abord, pourquoi « incontournables exonérations », alors qu’il y a en France 468 niches fiscales pour les particuliers nantis, représentant 72 milliards, aggravées de « déclassements » qui portent le total à 145 milliards, selon un décompte récent détaillé par La Chaîne Parlementaire…? et pourquoi qualifier, même une vingtaine de milliards, de « à tout casser » quand ils représentent 40% du total de l’impôt sur le revenu, seule base d’imposition juste qui a bien besoin d’être relevée…?]

  11. .En France c’est une répiublique laique comme l’était d’ailleurs la Turquie.maintenant le gouvernement Turc fait partie d’un groupe politique religieux.Les tunisiens comme les Lybiens sont libres de voter avec tous les risques pour des groupes religieux.Ils ne connaissent pas la réalité de la démocratie, ils vote choisir leur maître!!!!!.Regardez ‘Arabie Saoudite ou le Yemen par exemple bonjour le type de lois, bien sur ce n’est pas une démocratie mais c’est ce que les tunisiens ou les lybiens risqent d’avoiru.Maintenant ils sont libres de leur destin et ils feront de nouveau une guerre si cela tourne mal.Ces groupes religieux avancent masqués et on verra à l’avenir.En France pas de souci , le droit de vote des étrangers ne concerne pas concerne des tas de gens qui travaillent, payent des impots et font vivre la société.Pourquoi commencent on a montrer du doigt les étrangers et les désigner comme musulmans!!!!En France l’étranger aujourd’hui est un musulman, jusqu’à preuve du contraire c’est une religion.Etre contre le droit de vote des étrangers ( même si l’on doit effectivement avoir des régles) c’est accepter qu’il participe activement à la société sans pouvoir avoir le droit de s’exprimer dans la vie des communes.Cela en fait des gens que l’on refuse d’intégrer alors que l’on ne parle que d’intégration à droite entre autre!!!!

  12. L’HISTOIRE QUI RISQUE DE SE RÉPÉTER, C’EST CELLE DE 2007 !

    Au billet antérieur « L’ÉLAN » », je relevais (21.10.18h57) chez Moscovici:
    « les priorités de François Hollande – la vérité sur les comptes publics, l’investissement dans la jeunesse et dans l’éducation, la réforme fiscale – seront mises en avant… »
    On constate là une étrange mise en avant, comme pour Ségolène en 2007:

    LES MÊMES PRIORITÉS QUE BAYROU
    Dans son livre « 2012, Etat d’urgence », Bayrou développe:

    L’HÉMORRAGIE DES COMPTES PUBLICS: CELLE DE NOTRE COMMERCE EXTÉRIEUR (p.60-62)
    « Aujourd’hui, si la France connaît une chute continue, avec un déficit du commerce exctérieur de 75 à 80 milliards, l’Allemagne connait un excédent de 150 à 200 milliards!
    Que reste-t-il aux « désenchantés » quand les sorties sont à ce point supérieures aux rentrées?L’emprunt pour tout, l’emprunt pour payer les fonctionnaires, pour payer les retraites, pour payer les feuilles de sécu. La dette toujours plus lourde, toujours plus grave, et qui augmente proportionnellement à la gravité de l’hemorragie.
    Quand on en est là, on n’est plus unpays indépendant. »

    LE PREMIER GISEMENT DE RESSOURCES: L’IMPÔT
    « Il s’agira [tout d’abord] de s’attaquer aux niches fiscales. En réalité… ce sera un exploit que de trouver sur ces sommes d’une année sur l’autre une vingtaine de milliards.
    Pour arriver aux milliards de recettes supplémentaires nécessaires, j’ai la conviction qu’une augmentation de deux points de la TVA s’imposera… une rentrée fiscale de quelque vingt milliards.
    Enfin une augmentation des tranches de l’impôt sur le revenu…, tranche supplémentaire de 45% (au lieu de 41% aujurd’hui), et tranche extraordinaire de 50% pour les revenus très elevés… »

    LA MEILLEURE ÉDUCATION DU MONDE
    « Les objectifs de l’école, du collège, du lycée, au lieu d’être perpétuellement dévalués, doivent être réévalués. D’année en année, on a repoussé à l’étage supérieur ce qu’on échouait à transmettre au bon niveau; on a renvoyé au collège la transmission de bases qui relevaient de l’école primaire; on a renvoyé au lycée l’édification du socle de connaissances qui était la mission du collège; et l’université se voit chargée de transmettre ce que le lycée n’est pas arrivé à garantir.
    L’Université doit conquérir l’excellence réputée être le lot des grandes écoles. Elle doit voir le doctorat popularisé, notamment auprès des DRH d’entreprises, comme une formation qui qualifie pour la responsablité d’encadrement. »

    Je commentais ensuite la fin de la phrase de Pierre MOSCOVICI: « Soyons
    conscients que nos concitoyens sont dans l’attente…,
    et lucides sur la difficulté des temps : leur mentir serait à la fois malhonnête et vain. »
    en soulignant: rien n’est dit de « lucide », à l’issue des primaires, sur les causes de ces difficultés:
    – nos divergences dans l’UE et l’endettement de la zone euro (rien n’en a été dit pendant les primaires).
    – nos déficits dans la mondialisation et l’OMC (où les réponses faites à Montebourg ont été de pure forme).
    Est-ce à dire que l’on cache

    LE MÊME AVEUGLEMENT QUE BAYROU ?
    Dans le même livre sus-dit, Bayrou ne réalise même pas son aveu sur le rôle du MONÉTARISME austro-allemand de l’euro(-mark):

    UNE HÉMORRAGIE RÉCENTE ET CONTINUE DU COMMERCE EXTÉRIEUR
    « Cette hémorragie est relativement récente. Elle est continue, elle nous entraîne par le fond. Pourtant, jusqu’au début des années 2000 [l’entrée en vigueur de l’euro], nous avons étéà l’équilibre ou excédentaires. Les sorties et les entrées dans notre pays étaient du même ordre; Et même souvent bénéficiaires.
    Et puis, vers les années 2003, nous avons pris le toboggan…
    Jusqu’au début des annèes 2000, dans les échanges avec l’Allemagne comme dans la concurrence avec l’Allemagne, la France progresse. A parir de 2002/2003, en cinq ans, tout le terrain gagné est reperdu.
    Aujourd’hui, la France connaît une chute continue, avec un déficit du commerce extérieur de 75 à 80 milliards… »
    [ N’avions nous pas dit (24.10.20h54):
    La souveraineté monétaire de l’Etat par financement du Trésor, au moyen de la Banque centrale, a été l’outil utilisé pendant les trente glorieuses (y compris sous le général de Gaulle, malgré les admonestations de Jacques Rueff) ?
    Cela nous ont valu une croissance moyenne supérieure à 5%, identique à celle de l’Allemagne et le double des Etats-Unis, malgré des dévaluations/réévaluations en sens inverse de part et d’autre du Rhin…
    Ce qui prouve que chaque pays a sa façon de fonctionner, en vertu de particularismes séculiers qu’il ne faut pas négliger, et que le fonctionnement actuel de notre zone monétaire « non-optimale » n’est en fait optimal que pour l’Allemagne et ses satellites, puisque l’euro… c’est le mark ! ]

    LA CONTRADICTION AVEC UNE POLITIQUE DE L’OFFRE
    « Il n’y aura pas de protectionisme français. Ce serait choisir la pire des impasses… Encore moins y aura-t-il protectionnisme européen.
    Parmi les différences qui rendent la compétition difficile entre nous, européens, et le reste du monde, en particulier l’Asie, il en est que nous n’effacerons pas.
    Une des règles de base du commerce libre, c’est que l’appréciation des monnaies doit être libre, elle aussi. La valeur des monnaies s’adapte à la réelle puissance des économies, ainsi la monnaie veut dire quelque chose et les prix ne sont pas faussés. »
    [ N’avions-nous pas dit, ici même: L’EURO, UNE ERREUR INSTITUTIONNELLE VOULUE ?
    Tous les économistes l’ont souligné: il n’y a pas d’exemple d’union monétaire à devise unique qui ait survécu avec des pays économiquement distincts conservant leur souveraineté.
    Croire que les iniateurs de la création de l’euro, où tous les banquiers centraux étaient partie prenante, auraient été inavertis de cette logique, serait leur faire injure.
    Les politiques et les opinions ont beau se débattre, les faits et les échéances sont là: une monnaie unique, avec une politique libre-échangiste de l’offre, c’est à celui qui se serrera le plus la ceinture pour survivre au dépens des autres ! Ce n’est plus l’union, mais le conflit économique permanent au détriment des salariés ]

  13. Bonjour Monsieur,
    Je me retrouve dans les valeurs de F Hollande, mais une chose sur laquelle il devra absolument revenir pour que je vote pour lui en 2012, c’est le vote des étrangers aux élections locales.
    L’autoriser ce sera favoriser le communautarisme, et nous devons tout faire pour lutter contre, c’est une question de survie de notre République, et les résultats de Ennahda aux élections Tunisiennes pour les 2 circonscriptions de France doivent faire réfléchir.

    • Quelle est le rapport entre le vote des étranger aux élections municipales et communautarisme ? Et que change le fait que Ennahdha a eu 4 sièges /9 pour les députés des tunisiens à l’étranger zone France ?

      • Bonsoir,
        1-La communauté votera pour le candidat qui lui sera favorable, la renforçant d’autant.
        2-Exemple : la communauté de Tunisie en France a voté pour 30/33% pour des islamistes aux élections tunisiennes, montrant clairement qu’elle ne veut pas croire en la République Française, en la laicité, est il alors raisonnable qu’elle vote un jour en France? Je ne le crois définitivement pas.

        • Par ailleurs à part l’appellation islamique, brandi tel un épouvantail, que savez-vous de leurs propositions ? Et que savez-vous de la communauté tunisienne en France ? ou même de la Tunisie ? Je vous trouve bien catégorique.

        • La reconnaissance par le droit de vote d’une citoyenneté même partielle puisqu’il n’est question que d’élections locales va plutôt dans le sens de l’intégration, en principe c’est le but. Les gens votent pour le candidat qu’ils veulent, un élu digne de l’être n’a pas à favoriser ni à défavoriser une communauté, il est n’est pas élu par tous mais élu pour tous.

        • Concernant la communauté qui voterai pour le candidat qui lui sera favorable, ça n’a aucun sens vu que toute les enquête montre que les musulmans ne votent pas de la même manière. Maintenant on peux comprendre qu’ils ne voteront pas non plus en masse pour un xénophobe comme les français d’ailleurs.

          Sur les tunisiens qui à 30/33% qui ne serait pas vraiment laic, cela voudrait dire que 67/70% des tunisiens (qui ses ont senti concerné par les élection et ont voté) eux croient en la laicité ce qui est pour moi assez encourageant je trouve. Sauf que cela n’a rien a voire avec le droit de vote aux élections locales.

          Moi je trouve deux vertus au moins à accorder le droit de vote au étranger non communautaire.

          1/- Donner une voix à des personnes qu’on entend jamais, en leur donnant le droits de vote, on les intègre d’office, on les intéresse à la vie municipale et la vie de quartier. On leur donne une certaine dignité qu’ils n’ont pas dans leurs pays d’origine quand celui ci est un régime autoritaire.

          2/- Les personnes qui auront ce droit pour la grande majorité seront les parents d’enfants français venu dans les années 60/70v voire avant, en leur donnant ce droit, on donne le moyen aux parent d’être des exemples aux enfants et aux petits enfants, ces dernier réaliseront qu’ils sont pleinement citoyen, qu’il ne sont pas à la marge de la société ce qui n’est pas toujours le cas.

          Je rappelle que les citoyens européens ont déjà ce droit.

          • Vos arguments tiennent la route, mais je ne suis pas convaincu. J’attends de voir ce que F Hollande décidera finalement. A suivre donc en ce qui me concerne avant mon choix devant les urnes.

    • non mais le vote « communautariste » existe déjà, et ce depuis belle lurette!

      Qu’il soit religieux (musulman mais catho bien avant), sexuel et associé (gay / condition féminine), de classe sociale (ouvrier / patronat), et même d’âge entre jeunes et vieux.

      Dans un vote, il y a toujours une part de choix collectif et une part de choix individuel en fonction de sa propre situation. Ce nouveau vote n’y changerait pas grand chose.

      Par contre, la question à se poser est : est-il ou non légitime que des non-européens vivant en France depuis au moins 10 ans, en règle au niveau papier et fiscal, votent pour leur municipalité ?
      Pour moi c’est oui.

      L’élection municipale n’est pas une question de choix national, de patrie, ce qui appartient clairement à la nationalité française, mais simplement une élection pour des règles de vie et des choix communs sur une localité, n’influençant en rien les habitants d’autres endroits dans le pays.

      • « Par contre, la question à se poser est : est-il ou non légitime que des non-européens vivant en France depuis au moins 10 ans, en règle au niveau papier et fiscal, votent pour leur municipalité ?
        Pour moi c’est oui. »

        Pour moi aussi c’est oui.

        Par contre, et je ne sais pas ce qu’en dit le PS, je suis contre le fait que des étrangers, de l’union européenne ou en dehors, puissent être des élus de la République. Dans mon idée, un élu de la république doit être de nationalité française (ou avec une double nationalité ce qui revient à dire de nationalité française.).

    • Je sais qu’on nous présente Ennahda comme le parti islamiste mais qu’est ce que cela signifie au juste, tant du point de vue occidental et du point de vue tunisien ? Honnêtement je ne connais pas les positions de ce parti. Mais dans le contexte tunisien, et par rapport à nos références, il pourrait être l’équivalent d’un parti démocrate-chrétien, version première moitié du XX siècle.

      • Est-ce forcément réjouissant ? :)

        Plus concrètement, la laïcité tunisienne mis en place par le dictateur Ben Ali va peut-être évoluer.

        Si c’est le cas, ne soyons pas naïfs, il serait préférable pour nous qu’elle évolue vers notre style de vie, et non pas vers la mode iranienne.

        Je suis pas un pro mais c’est vrai que le mot de « sharia » fait peur.

        • Ouais j’ai peut être un peu poussé en disant version première moitié du XX siècle, c’est pas très rassurent ;-)

          Un parti démocrate-chrétien ou démocrate-islamique reste un parti conservateur mais c’est pas forcément synonyme d’intégrisme à la mode afghane (talibans) ou iranienne.

          • oui c sûr, mais sans aller jusqu’à la mode afghane, y’a quand même moyen de bien pourrir la vie des femmes et des minorités, même en restant modéré, avec la sharia.

            Polygamie, divorce, port du voile, scolarisation, droit de vote, obligation d’une sexualité unique, etc…

          • Les droits des femmes et les libertés de conscience et de religion sont les éléments les plus importants à respecter.
            Un exemple : le droit égal des hommes et des femmes face au divorce, que les femmes n’aient pas besoin de l’autorisation de leur mari pour divorcer. En Tunisie je ne pense pas qu’il y ait de risque mais en Libye il me semble qu’ils veulent instaurer cela notamment.

            Après c’est sûr, faut faire la part des choses, Ennahda c’est pas les mollah d’iran.

          • D’un point de vue français et progressiste/ socialiste, je suis absolument d’accord avec vous. J’essaye juste de re-contextualiser les choses. On verra bien à l’usure, en particulier via le contenu de la future Constitution. Mais dans la phase constituante, je n’imagine pas qu’ils n’organisent pas/ prolongent pas un gouvernement d’union nationale.

          • Je reviens tout de même sur ce que j’ai dit, il faut rester extrêmement vigilants vis à vis d’Ennahda, si ce n’est méfiants : ils ont une très forte tendance au double discours, sous des dehors de discours modérés, leur base est véritablement salafiste. Donc attention.

      • Il est vrai qu’on nous présente unanimement Ennahda comme un parti islamiste alors que ses responsables n’emploient pas ce mot mais se revendiquent d’un parti islamique. Manoeuvre ou pas?Il est trop tôt pour le savoir mais j’ai plutôt confiance en l’aspiration démocratique du peuple tunisien qui n’acceptera pas n’importe quoi.
        Je suis beaucoup plus dubitative pour la Lybie,
        Que ces messieurs du CNT nous expliquent comment on peut être à la fois modéré et pour la sharia qui ne pourrit pas modérément mais surement la vie des femmes comme dit Nicolas de Nantes, d’accord avec lui.

        • Idem, autant concernant Ennahdha, je pense qu’ils sont sincères quand ils disent vouloir s’inspirer du modèle turc autant je trouve aberrant la déclaration de président du CNT qui n’est même pas élu et qui décide à lui seul le rôle de la Charia dans la nouvelle Lybie.

          Bon ils est vrai que sa déclaration ne se resume pas à cela puisqu’il a d’abord insister sur le devoir d’unité et sur le desarmement de la société mais franchement le voire parler de polygamie un jour de libération à laisser plus d’un dubitatif.

          Perso je pense que c’était une manœuvre électoraliste qui vise à couper l’herbe sous les pieds des islamistes qui ont libéré Tripoli, Misrata et Syrte et qui prennent du coup pas mal de poids par rapport au CNT.

  14. La France a besoin de retrouver un sens au sein du monde !
    Surtout depuis 2007 , risée de tous a travers le monde la France a besoin de redorer son blason .
    Les idées et promesses des Socialistes et bientôt je l espère de toute la Gauche francaise unie pour un véritable changement , nous font REVER
    NOUS VOULONS MAINTENANT VIVRE CE REVE !

  15. Merci à Manuel Valls pour sa fidélité, sa sincérité et sa défense de la vérité.

  16. Pour guillaume
    Nous sommes d’accord pour remettre l’etat à sa place, sa juste place.Actionnaire de controle à 51% cela suffit.Vu la descente aux enfers de leurs cours, ils ont peur de la nationalisation mais ils risquent la ruine totale si les états ne viennent pas à leur secours.
    Alors, on peut attendre un peu et rafler la majorité du capital de ces banques.

  17. UN PARALLÈLE OSÉ… ET FALLACIEUX:
    MIEUX QUE LE DROIT D’INVENTAIRE, LE DÉTOURNEMENT D’HÉRITAGE !

    Voyons en quoi la social-démocratie derrière Hollande n’a rien des mitterrandistes de la première époque:

    Le 13 Fevrier 1982, après une longue bataille parlementaire, le décret de NATIONALISATION venait d’être publié.
    Les neuf plus grands groupes industriels passaient sous le contrôle de l’Etat, mais aussi la quasi-totalité du secteur financier. Trente six banques étaient sur la liste, dont les plus prestigieuses, PARIBAS, SUEZ, ROTHSCHILD, WORMS, le CREDIT COMMERCIAL de FRANCE, le CREDIT DU NORD, LA HENIN.
    Même à la libération, le gouvernement n’avait pas osé aller aussi loin.
    On va voir que cela n’est pas prêt de se reproduire, étant donné le type de gauche à laquelle la gauche mitterrandienne a laissé la place:

    A peine Chirac est-il premier ministre de la cohabitation que la droite engage tout de suite le programme: en moins de deux ans, le CCF, la SOCIÉTÉ GÉNÉRALE, et naturellement, PARIBAS et SUEZ sont privatisés. Revenue au pouvoir en 1988, la gauche tente de reprendre le contrôle de la SOCIÉTÉ GÉNÉRALE. UAP, alors premier groupe d’assurance français, refuse de suivre et l’opération capote.
    Or, à qui la gauche avait-elle confié la présidence de l’UAP ? A Jean Peyrelevade qui se comporta comme suit, selon les archives du sénat:

    ————————————————————————-
    SÉNAT (RAPPORT ORIGINAL):

    SECONDE SESSION ORDINAIRE DE 1988 – 1989
    Rapport remis à Monsieur le Président du Sénat le 21 avril 1989
    Dépôt publié au Journal officiel du 22 avril 1989
    Annexe au procès-verbal de la séance du 26 avril 1989
    RAPPORT FAIT au nom de la commission de contrôle de l’action des
    organismes publics ayant trait à des opérations financières
    portant sur le capital des sociétés privatisées, créée en vertu d ‘une
    résolution adoptée par le Sénat le 20 décembre 1988

    Les trois assureurs publics actionnaires de la Société Générale ont observé , dans l’affaire, des comportements radicalement différents:

    a) le double refus de l’UAP
    – Le refus initial de s’associer au montage:
    Au lendemain même de sa nomination à la tète de l’UAP, fin juillet 1988, M. Jean Peyrelevade a été contacté personnellement par M. Georges Pébereau pour qu’il participe à l’opération projetée sur la Société Générale.
    Le Président de l’UAP a décliné la proposition qui lui était faite
    d’entrer à hauteur de 500 MF dans le dispositif.
    Le refus « immédiat » opposé à M. Georges Pébereau tient à la nature du projet : le président de l’UAP a eu le sentiment que ce Projet « était un peu ambigu pour une démarche amicale et que, s’il s’agissait d’une Opération de prise de contrôle, il n’y avait à l’évidence, pas assez d’argent sur la table » .
    Sauf, nouvelle ambiguité, à disposer de l’assurance d’un complément apporté par des fonds publics ?
    – L’abstention de l’UAP en novembre 1988:
    A la mi-novembre 1988, le président de l’UAP s’est entretenu au téléphone à deux ou trois reprises avec le ministre des Finances « sur quelques aspects techniques » de l’affaire Société Générale.
    Le ministre d’Etat lui aurait fait part de « certaines préoccupations ».
    Mais M. Jean Peyrelevade ne considère pas que le contenu de ces conversations téléphoniques ait répondu à la définition que l’on peut donner d’un ordre ou d’une demande.
    « Tout au plus, un souhait, peut-être… »
    – Ni ordre, ni demande: en conséquence, le président de l’UAP s’est abstenu de procéder en novembre à des achats de titres Société Générale conformément à l’analyse qui était la sienne de la stratégie de l’UAP et de la structure de son portefeuille.

    b) La neutralité des AGF
    c) la bonne volonté partiale du GAN
    ————————————————————————–

    Dès 1991, les privatisations reprennent. Elles ne s’arrêterons plus, sous la droite comme sous la gauche, CREDIT LOCAL de FRANCE, BNP, le CIC, La HENIN, tout y passe.
    La gauche achève de se rallier aux idées libérales avec Dominique Strauss-Kahn qui, choisi comme ministre des finances par Lionel Jospin en 1997, argumente dans Le Monde du 6 Juillet 1999: « Lionel jospin a placé l’intérêt national au coeur de la stratégie du gouvernement à l’égard du secteur public ». « L’intérêt national », pour lui, se décline sous la forme de nouvelles privatisations. Plus rapides même que celles menées par ses prédécesseurs de droite:
    Le CREDIT LYONNAIS est introduit en bourse; les derniers groupes d’assurance, AGF et GAN, passent sous contrôle privé avant d’être engloutis par des groupes mondiaux. AXA prend le contrôle de l’UAP, BNP reprend PARIBAS.
    Pas un instant, à gauche, où le PS est dirigé par François Hollande, il n’est envisagé de conserver au moins quelques banques sous contrôle public. Avec l’avènement de la monnaie unique européenne et de la mondialisation, les marchés pourvoiront à tout…

    Lorsque Nicolas Sarkozy arrive à l’Elysée en Mai 2007, l’essentiel du travail est donc achevé. Le monde bancaire français est de plain-pied dans la finance mondiale. La crise financière de 2008 viendra illustrer ce que cela signifie…
    En urgence, l’Etat est obligé de débloquer 20 milliards d’euros pour aider les banques et de leur accorder 90 milliards de garantie pour continuer à assurer le financement de l’économie. Tout cela a été accordé sans contrepartie: le gouvernement n’a demandé ni actions ni sièges dans les conseils d’administration. Il ne s’agit pas de faire entrer à nouveau l’Etat dans les banques, plaide le monde bancaire…
    ————————————————————————-

    Et c’est aujourd’hui ces gens que l’on retrouve dans le sillage de François Hollande, candidat du PS aux élections présidentielles:
    – l’un, Jean Peyrelevade, lui réserve publiquement son soutien, à défaut de Valls, son premier choix…
    – l’autre, Dominique Strauus-Kahn, voit l’essentiel de ses troupes rejoindre comme un seul homme le candidat Hollande, à défaut de mieux dans le l’euro-libéralisme et la mondialisation financière…

    Pierre Moscovici pose béatement la question: « l’histoire se répète-t-elle ? »
    La réponse est manifestement: PAS AVEC CELUI-LA !

    (Etabli selon la trame des privatisations exposée dans « Les jours heureux », sur le programme du Conseil National de le Résistance de mars 1944, par « Citoyens résistants d’hier et d’aujourd’hui »)

    • Oui c’est que je défends.
      La nationalisation des banques pour une partie est nécessaire.

      La dérive du système financier en France est dans l’héritage de la gauche.

      Le drame de 81 c’est que l’on a mit la main sur le système financier a 95%. En 83-84 on a fait des réformes qui aurait due être faite dès 81,une modernisation extraordinaire du système.
      A l’époque ce n’est pas dangereux car l’état garde le contrôle car c’est l’actionnaire.
      Les réformes 83-84 ne vont pas produire d’effet assez rapidement pour sauver la gauche en 86.

      En 86 ,la droite revient au pouvoir et privatise. La différence avant 81 c’est que le système financier se retrouve plus puissant et plus libre. La tutelle de l’état disparait, les mégas fusions commencent(concentration des banques en 5 groupes aujourd’hui)et développement d’activité financière a risque.

      Le système financier d’aujourd’hui est le résultat de l’échec de la gauche de 81.
      Des nationalisation sans stratégie et des réformes qui vont servir à la droite car faite trop tard.

      Aujourd’hui , la prise de contrôle des banques en France demande 70Mds€. Ce n’est pas très chère et on peut gagner beaucoup.

      Déjà le PS dit a tout le monde que la séparation des banques va être faite(banque de dépôts et banque d’affaire).
      Les Banques Française sont des Banques Universel, cela veut dire qu’elles ont plusieurs activités.
      La banques de dépôts(qui prête aussi) qui est essentiel. Prête aux particuliers et au PME. Que l’état en contrôle une partie est normal car la garantie de l’état est mit sur cette activité donc le contribuable doit recevoir des dividendes pour cette protection.
      Les banques ont aussi une partie banque d’investissement(ou banque d’affaire) qui intervient sur les marchés mondiaux. De la spéculation et des activités nécessaire pour les grandes entreprises ou l’export. Cette activité doit être sortit des banques de dépôts pour créer de nouvelles identité bancaire.
      L’état privatise ces nouvelle société en gardant 30%(garder un certains contrôle) en réalisant des spin off après que la crise soit passé. Ces nouvelles banques mieux capitalisé que les concurrentes étrangères, avec des bilans totalement assainis , des structures plus souple que les autres dans le monde peuvent donné a l’état 150Mds€ de capital(par les spin off) a utilisé pour diminuer la dette.

      Les banques ont aussi des compagnie d’assurances qui peuvent être aussi séparé des banques de dépôts. L’affaire de savoir si on remet un cadre qui sépare les réseaux assureurs et réseaux banques. Ce n’est plus le cas actuellement mais mérite une réflexion. La aussi l’état en séparant les activités peut réaliser de très bonne affaire…

  18. il manque de la diversité dans cette équipe de campagne.
    vous n’arrêtez pas d’en parler alors appliquez bon de dieu!!!!

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