Dans les médias

Le prestidigitateur a perdu sa magie

Catégorie : Actualité,Europe / International,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 02/11/2011 à 20:03

A-t-il pour autant convaincu ? Je n’en suis pas sûr, je crois même le contraire. A-t-il dit la vérité ? Je suis certain, pour le coup, que ce ne fut pas le cas.

Nicolas Sarkozy s’est invité jeudi dernier à la télévision, pour un long exercice d’auto-promotion. J’y reviens, tardivement, parce que cette intervention est très significative. Le Président de la République s’était fait rare sur les écrans, il ne s’était pas exprimé depuis le mois de Février devant les Français – une longue absence, trop longue en temps de crise, signe d’un embarras ou d’une impuissance. Sur TF1 et France 2, il pensait sans doute avoir, enfin, la matière pour se valoriser, pour glorifier son bilan et lancer sinon sa campagne, du moins sa candidature présidentielle. Il s’est montré pugnace, au lendemain d’un Conseil européen de crise, et préparé à cet exercice de pédagogie orientée, de communication politique. A-t-il pour autant convaincu ? Je n’en suis pas sûr, je crois même le contraire. A-t-il dit la vérité ? Je suis certain, pour le coup, que ce ne fut pas le cas.

Sa réélection, dès lors, ne serait pas pour nos concitoyens un plaisir, mais la seule solution pour avancer, sous l’aile rassurante d’un protecteur antipathique mais efficace.

On aura, en toute hypothèse, compris le ressort de la campagne présidentielle à venir du candidat de l’UMP. Nicolas Sarkozy se sait impopulaire, définitivement, irrémédiablement. Il ne va donc pas chercher à reconquérir l’amour des Français – l’a-t-il d’ailleurs jamais eu ? – ou à toucher leur coeur, même s’il a confessé quelques erreurs – l’ « énervement », présenté aussi comme une qualité – et évoqué son bonheur privé – dont je lui souhaite, sincèrement, de profiter. Sa thématique sera autre, et triple. Il se présentera, il se présente d’abord, comme un capitaine courageux dans la crise, faisant son « travail » ou son « devoir », sans rétribution d’opinion, mais parce que la dureté des temps l’exige, comme un homme expérimenté et estimé au plan européen et dans le monde. Il expliquera ensuite que sa politique, dure, que ses « réformes », dures, sont les seules possibles, qu’il n’existe pas d’autre voie pour la France. Enfin, dans le même mouvement, il va tenter de discréditer le Parti socialiste et son candidat, chargés de tous les maux du passé, de toutes les insuffisances du pays, et présentés comme incapables de répondre aux défis du moment, d’affronter la tempête européenne, de peser dans la mondialisation. Sa réélection, dès lors, ne serait pas pour nos concitoyens un plaisir, mais la seule solution pour avancer, sous l’aile rassurante d’un protecteur antipathique mais efficace.

Tout cela ne résiste guère à l’examen. Parce que, d’abord, l’accord européen de mercredi dernier ne méritait pas tous les lauriers, ne justifiait pas que l’on pavoise. Bien sûr, il était incontournable de prendre en compte le fait que la Grèce ne pourrait pas s’acquitter de sa dette, que celle-ci devrait connaître une décote, et d’en tirer les conséquences pour les banques. Un échec aurait précipité les marchés dans la panique et la zone euro dans l’inconnu. Il est donc logique que le compromis trouvé à l’arraché ait provoqué le soulagement. Mais que ce fut tardif ! Je n’oublie pas les proclamations du 21 juillet 2011, au lendemain duquel, parait-il, « l’euro était sauvé » – avant que la crise ne reprenne de plus belle. Et puis, au-delà des tergiversations, force est de constater que rien n’est résolu. L’accord s’est fait, en effet, aux conditions allemandes : il n’y a pas, dans les dispositions adoptées, d’autre horizon que l’austérité, aucune perspective de croissance n’est ouverte. Et l’Europe, tournant le dos aux euro-obligations préconisées par la gauche, mais aussi par Jean-Claude Juncker et Giulio Tremonti, a cru bon de se mettre entre les mains des Chinois, affaiblissant dramatiquement sa main dans les négociations commerciales, financières, monétaires, sociales à venir avec ce grand pays. Cette perte de souveraineté là, cette dépendance consentie sont une faute lourde.

Comment s’étonner, dans ces conditions, que George Papandréou, le Premier ministre grec, n’ait pu avaliser cet accord ? Je ne fais pas de son choix un modèle. En effet, je n’ai jamais été un chaud partisan des référendums sur les questions européennes, et il eût été préférable que les partenaires de la Grèce aient été informés au préalable de cette décision, qui sonne comme un coup de tonnerre. Mais il faut être singulièrement présomptueux – Nicolas Sarkozy sait l’être – pour imaginer qu’un plan aussi douloureux pour le peuple grec, puisse être accepté par celui-ci sans validation démocratique. George Papandréou se trouve dans une impasse, et il n’existe pas de solution idéale, dès lors que l’accord ne l’est pas : à défaut de référendum, la Grèce connaitrait une crise gouvernementale ou de nouvelles élections, pendant lesquelles aucune formation politique n’osera défendre l’austérité. C’est pourquoi il faudra demain dessiner une nouvelle donne européenne, plus démocratique, plus équilibrée, davantage soucieuse de la croissance et de la justice sociale. Pour cela, il faudra à la France un autre Président, une autre politique, une autre énergie.

Que de mensonges, en vérité, de la part d’un Président qui est aux responsabilités depuis près de 10 ans, qui ont vu se dégrader de façon vertigineuse le rang de la France, sa compétitivité comparée à l’Allemagne en particulier. Là encore, cela ne trompera personne. Car chacun a en tête l’injustice fiscale de ce quinquennat, si forte pour les couches populaires et les classes moyennes, frappées de 50 milliards d’impôt supplémentaires.

J’ai également trouvé consternante la stratégie de défense du Président : personne, j’en suis persuadé, ne peut sérieusement y croire. La France, à l’écouter, est malade des conséquences de l’action… de la gauche. Ses principales maladies seraient la retraite à 60 ans, décidée au début des années 80, et les 35 heures, conçues en 1997, sans oublier la prolifération du nombre de fonctionnaires. Le remède s’appellerait dès lors « réformes structurelles » – de l’Etat, de la protection sociale. Que de mensonges, en vérité, de la part d’un Président qui est aux responsabilités depuis près de 10 ans, qui ont vu se dégrader de façon vertigineuse le rang de la France, sa compétitivité comparée à l’Allemagne en particulier. Là encore, cela ne trompera personne. Car chacun a en tête l’injustice fiscale de ce quinquennat, si forte pour les couches populaires et les classes moyennes, frappées de 50 milliards d’impôt supplémentaires. Et tout le monde sait que la dette publique, présentée par Nicolas Sarkzoy comme l’ennemie principale, en lieu et place des agences de notation, exemptes de tout défaut, comme la cause de tous nos maux – et contre laquelle il faut en effet lutter – s’est accrue de 500 milliards d’euros depuis 2007 – 25 % de la totalité de notre endettement, en si peu d’années !

Il ne lui suffira pas non plus de caricaturer la gauche et son candidat. Car François Hollande, et c’est sa force, n’est ni démagogue, ni laxiste, ni tiède. Il proposera aux Français, en janvier, moment du lancement véritable de sa campagne, un changement crédible, une politique de vérité

En vérité, Nicolas Sarkozy a beau dire, beau faire, il n’échappera pas à son bilan. Il ne pourra faire oublier son échec, les déceptions d’un quinquennat né dans l’espoir majoritaire, la trahison des promesses attendues – à commencer par le trop fameux « travailler plus pour gagner plus ». Il ne lui suffira pas non plus de caricaturer la gauche et son candidat. Car François Hollande, et c’est sa force, n’est ni démagogue, ni laxiste, ni tiède. Il proposera aux Français, en janvier, moment du lancement véritable de sa campagne, un changement crédible, une politique de vérité – la réduction des déficits publics sera un impératif catégorique – de justice, à travers la réforme fiscale, d’investissement dans l’avenir : l’éducation, la jeunesse, la transition énergétique, l’excellence industrielle et la rénovation républicaine – en particulier à travers la décentralisation et la démocratie sociale. Là, en réalité, réside la véritable protection, celle qu’attendent les Français, celle de notre modèle social et républicain, et non plus dans la posture autoritaire et réactionnaire qu’adopte le Chef de l’Etat dans ses coups de menton, ses approximations et sa fausse gravité, qui dissimule mal une vraie rouerie.

Quelques jours après, il ne reste pas grand choses de son propos, si ce n’est un rideau de fumée qui se dissout et laisse à nouveau apparaître la réalité d’un bilan d’échec, d’un projet vide et d’une action européenne confinée au cercle étroit des Conseils et des coups de fil.

Tel est Nicolas Sarkozy : habile et plein d’une assurance trompeuse, hâbleur et adepte des contre-vérités, prompt à mettre la faute sur les autres et à vanter son action, en un mot irresponsable. Sans doute a-t-il été content de lui, de sa performance, d’une audience élevée – même s’il a fallu, pour cela, occuper les deux premières chaînes, au risque de saturer les écrans. Quelques jours après, il ne reste pas grand choses de son propos, si ce n’est un rideau de fumée qui se dissout et laisse à nouveau apparaître la réalité d’un bilan d’échec, d’un projet vide et d’une action européenne confinée au cercle étroit des Conseils et des coups de fil. Rien, au fond, n’a changé : l’alternance est toujours une exigence démocratique, une forte attente populaire. Le combat contre le Président-candidat commence. L’adversaire sera coriace, il n’est pas imbattable, loin s’en faut : le prestidigitateur a perdu sa magie.

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52 commentaires

  • Nicolas(Nantes) dit :

    Au moins une bonne nouvelle dans les déclarations Fillon : la fin de la loi Scellier, qui était devenue un véritable scandale fiscal.

  • kazem dit :

    Déclaration de Jean-Pierre Chevènement, 5 novembre 2011.

    1. Tout au long de cette année, j’ai beaucoup réfléchi et écouté. J’ai décidé d’être candidat à la présidence de la République en 2012, comme je l’avais annoncé, « pour faire bouger les lignes ». Pour mettre la gauche et la France à la hauteur des défis qui sont devant elles.

    2. Nous sommes en effet à la veille de très fortes secousses. Avec la crise de l’euro, l’Europe se trouve dans l’œil du cyclone.

    3. Ceux qui nous dirigent ou qui aspirent à le faire, pas plus que nos gouvernants de 1940, ne se sont préparés à y faire face. Or, dans cette période de tempêtes, il faudra maintenir le cap des intérêts de la France et de la République, qu’ils ont souvent perdu de vue depuis longtemps (cf.8). C’est pourquoi je suis candidat, pour aider à trouver un chemin.

    4. La crise de la monnaie unique a, en effet, sa cause dans la monnaie unique elle-même, que nos dirigeants ont soutenue tous ensemble, à Maastricht, il y a vingt ans. L’erreur du traité que j’ai combattu a consisté à vouloir transférer à un aréopage de banquiers irresponsables la souveraineté monétaire de dix-sept pays très différents par leurs structures économiques, leurs langues, leurs cultures et leurs options politiques. Or, au lieu de converger, leurs économies ont divergé. L’écart s’est creusé entre l’Allemagne industrielle et excédentaire au Nord et les pays du Sud de l’Europe déficitaires et en voie de désindustrialisation rapide. La monnaie unique était censée unir. Elle divise. Les politiques de rigueur conjuguées conduisent à une récession généralisée.

    5. Le sommet de Bruxelles n’a rien réglé. Il n’a posé que des rustines. Les ressources disponibles du Fonds européen de solidarité financière sont insuffisantes : 250 milliards face aux 3 400 milliards de dettes des cinq pays « sous tension ». Cette insuffisance ouvre la voie à l’ingérence extérieure. Après la Grèce, qui renâcle devant sa mise en tutelle, c’est le tour de l’Italie d’être attaquée et mise sous le contrôle du FMI. La rigueur s’impose par diktat. Au sommet du G20, à Cannes, la crise de l’euro a occulté le reste : la réforme du système monétaire international n’a pas progressé.

    6. Il y a pourtant des solutions pour réconcilier l’Europe avec le progrès et avec la démocratie, essentiellement deux :

    a) Pour sauver la monnaie unique, adosser le Fonds européen de solidarité financière aux ressources de la Banque Centrale européenne, comme l’avait proposé initialement le gouvernement français, afin de casser la spéculation. Donner à la Banque Centrale européenne les mêmes prérogatives que la Banque Centrale américaine qui détient 2000 milliards de bons du Trésor américain et soutient la croissance aux Etats-Unis.

    b) A défaut d’un accord du gouvernement allemand sur cette première solution, le compte à rebours de la dissociation de la zone euro est enclenché. Mais il est encore possible de limiter les dégâts :
    – il faudrait organiser de manière négociée la mutation de la monnaie unique en monnaie commune, projet raisonnable, soutenu il y a une vingtaine d’années par M. Bérégovoy et par M. Balladur ;
    – il faudrait pour cela négocier un système de parités stables et ajustables pour corriger les écarts de compétitivité entre les différents pays tout en préservant l’euro comme « toit européen commun ». Cet euro pourrait être utilisé dans les échanges extérieurs, les monnaies nationales étant réservées aux transactions internes. Il n’est pas déshonorant de rectifier une erreur et de revenir à un système monétaire moins rigide et plus souple.

    7. Malheureusement les dirigeants de l’Europe ne sont pas capables de faire des choix viables et cohérents, soit pour sauver la monnaie unique en réformant son architecture, ce que j’ai toujours proposé, soit pour revenir à une monnaie commune, plus robuste. Ils manquent du plus élémentaire réalisme pour sortir de l’impasse à moindres frais.

    8. Face aux secousses inévitables, il faut garder le cap des intérêts supérieurs de la France et de la République. Ceux qui nous dirigent ou aspirent à le faire, l’ont le plus souvent perdu de vue. Or, il n’est pas de cap pour qui ne connaît pas le port.
    Quels sont ces intérêts majeurs que dans les années à venir il faudra conserver à l’esprit ? J’en vois quatre :

    a) D’abord une monnaie moins chère que l’euro actuel surévalué de 25 %. Une monnaie moins chère pour permettre la réindustrialisation. Notre base industrielle a rétréci de moitié depuis trente ans. Or, sans base productive solide, pas de protection sociale efficace ! Voilà trente ans que je le répète : une industrie moderne c’est la condition de tout le reste : exportations, recherche, emploi, y compris dans les services, avenir de la jeunesse.

    b) Deuxièmement, il faut organiser une Europe de la croissance, avec politique monétaire active, une monnaie non surévaluée, un commerce ouvert aux concurrences loyales, un plan d’investissements dans les secteurs d’avenir (transition énergétique, transports et villes durables, etc.). Il n’est pas normal que l’Europe soit le seul continent voué à la stagnation économique.

    c) Troisièmement il faut préserver, avec la démocratie et les droits du Parlement, notre souveraineté budgétaire et fiscale, sauvegarder notre indépendance en matière énergétique, de défense et de politique extérieure. Pas question de brader l’atout nucléaire de la France. Nos centrales nous donnent une électricité 40 % moins chère que celle qu’il faudrait produire en substitut. Pas question de laisser partir en fumée des centaines de milliards investis depuis un demi-siècle ! Pas question de sacrifier sur l’autel de la règle d’airain budgétaire, la dissuasion nucléaire qui garantit notre sécurité à long terme. Pas question de sacrifier non plus notre siège de membre permanent du Conseil de Sécurité de l’O NU ou notre réseau diplomatique, le deuxième du monde.

    d) Il faut enfin redresser l’Europe : construire une Europe européenne qui soit un pôle dans le monde multipolaire de demain. Une Europe non pas fédérale – ce n’est pas mûr – mais confédérale, appuyée sur ses nations et sur la démocratie qui vit en chacune d’elle, une Europe à géométrie variable, avec une monnaie non pas unique mais commune. Pour construire cette « Europe européenne » une France forte est nécessaire.

    9. Ces quatre grands repères ne sont guère présents à l’esprit de ceux qui nous dirigent ou aspirent à nous diriger.

    a) Selon Nicolas Sarkozy, « si l’euro explose, l’Europe disparaît ». Cela n’a pas de sens. La Grande-Bretagne n’est pas dans l’euro mais elle est dans l’Europe. Celle-ci existait avant l’euro. Elle existera après. Nicolas Sarkozy nous dit qu’il faut coller à l’Allemagne. Il faut certes dialoguer avec elle mais en s’appuyant sur nos propres atouts. Nos modèles sont différents et nos intérêts peuvent l’être temporairement. Trouvons avec l’Allemagne les compromis nécessaires. Nicolas Sarkozy nous fixe l’horizon du « triple A ». Ce n’est pas un projet républicain dans lequel le peuple puisse se reconnaître. C’est transférer la souveraineté populaire aux agences de notation ! Au total, Nicolas Sarkozy ne nous offre à travers la règle d’or – en fait d’airain – que l’horizon d’une austérité à perpétuité.

    b) François Hollande refuse, lui, d’inscrire la règle d’or dans la Constitution mais il l’appliquerait, en réduisant dès 2013 le déficit budgétaire à 3 % du PIB. Je ne discerne pas la logique alternative qu’il propose. Il évoque les eurobonds mais l’Allemagne n’est pas prête à mutualiser sa dette avec celle des autres. Tout au plus accepterait-elle peut-être un emprunt européen pour financer quelques travaux d’infrastructures …

    c) Les invocations au fédéralisme qui se font entendre à gauche et à droite dissimulent le fait que ce fédéralisme ne peut être que coercitif et déboucher sur un espace disciplinaire.

    Les Français ont besoin de repères clairs, sur l’Ecole, la sécurité, l’intégration, mais d’abord sur l’Europe car c’est par là que la maison brûle. Il faut donc une vision et d’abord pour remettre l’Europe sur ses pieds.

    • Footnote dit :

      Déclarations de Jean-Luc Mélenchon, le 4 Novembre

      SUR LE « MODÈLE ALLEMAND »:

      Le « modèle allemand » est la nouvelle coqueluche. Nicolas Sarkozy s’enthousiasme : « Tout mon travail c’est de rapprocher la France d’un système qui marche, celui de l’Allemagne. » Une fascination partagée par l’entourage de François Hollande.
      Test : les investisseurs font-ils d’avantage confiance à l’Allemagne qu’à la France ? Non. La France est largement devant l’Allemagne pour les investissements directs étrangers : plus d’un milliard de dollars en France contre 674 millions en Allemagne, selon les statistiques publiées par la CNUCED.
      Les Allemands sont-ils meilleurs que nous en matière de dette ? Non. En 2010, l’Allemagne avait une dette de 83,2 % du PIB contre 81,7 % pour la France selon Eurostat. L’Allemagne est donc tout autant que la France en dehors de la limite des 60 % du PIB exigée par le Pacte de stabilité.
      La croissance allemande est-elle meilleure que chez nous? Non plus. Sur la dernière décennie elle a été inférieure à celle de la zone euro et moindre qu’en France. D’ailleurs, le « modèle allemand » n’a pas protégé ce pays de la crise : avec une chute de 4,9 %, du PIB il a subi en 2009 une récession deux fois plus importante qu’en France. L’embellie en 2010 est donc un rattrapage. Au final, par rapport à 2008, l’Allemagne marque encore un retard de croissance plus grand qu’en France.

      Le Taux de chômage en Allemagne est-il vraiment plus faible que chez nous ? Non. Officiellement de 6 % contre 9,9 % en France, il a été visuellement dégonflé grâce à la réforme social-démocrate. Elle a rayé des comptes 1,5 millions de sans emploi. Cela correspond exactement à la baisse du chômage affichée depuis 2002. En septembre dernier, le journal Die Welt a aussi révélé que 200 000 chômeurs âgés avaient été radiés. Le ministère allemand du travail a reconnu que 57 % seniors chômeurs n’étaient plus comptés. Autre artifice : la généralisation du chômage partiel, invisible dans les statistiques. Ainsi en 2010 selon Eurostat, il concernait 26,2 % des salariés allemands contre 17,8 % des salariés français.

      La croissance allemande basée sur les exportations est-elle un modèle généralisable? Non. 65 % des exportations allemandes sont destinées à la demande des autres pays européens. S’ils imitaient le « modèle allemand » en contractant leurs achats l’export made in germany s’écroulerait. De plus, ces exportations ne révèlent pas une plus grande performance technique. Selon Eurostat, 16 % de celles-ci concernent des produits de haute technologie. La France c’est 26 % des exportations. L’OCDE note aussi que les Français travaillent 154 heures de plus par an que les Allemands. Et la productivité des travailleurs français est la plus élevée d’Europe. Elle a progressé sur la dernière décennie deux fois plus vite qu’en Allemagne.

      Peut-on importer le modèle allemand ? Non. La démographie Allemande est trop différente de la France. Le taux de fécondité allemand est moitié moindre qu’en France. Depuis trente ans, il y a donc davantage de décès que de naissances outre Rhin. Le pays est donc poussé à privilégier une économie de rente. La France a un besoin vital d’activité. D’ici 2060, la population allemande devrait passer de 82 millions à 65 millions d’habitants. Celle de la France devrait passer dès 2050 à 73 millions d’habitants.

      On ne peut donc pas transposer le « modèle allemand » en France. D’ailleurs est-ce souhaitable ? Les Français veulent-ils vraiment aller plus loin dans la contraction des salaires et la précarité de l’emploi ? Car c’est là l’unique secret qui distingue l’Allemagne des autres pays depuis 10 ans. Ce bilan d’une décennie d’application des lois social-démocrates sur l’emploi est un désastre social. 20 % des salariés sont des travailleurs pauvres. 5 millions de travailleurs doivent se contenter de mini-jobs à 400 euros par mois, sans protection sociale. Faute de SMIC, 2 millions de salariés gagnent moins de 6 euros par heure, alors qu’aucun salarié ne peut gagner moins de 7,06 euros nets de l’heure en France. En 10 ans l’intérim a augmenté de 130 % et les CDD de 22 %. Résultat de cette politique de compression salariale : selon l’OCDE c’est une baisse record de la part du travail dans le PIB allemand : de 76 % à 67 % en sept ans. Neuf points de PIB pris aux travailleurs. Et un taux de pauvreté de 20 % plus élevé en Allemagne qu’en France.

    • Bangor dit :

      Est-ce que la candidature de Chevènement donne plus de chances à la gauche de gagner ? Non ? Alors la droite peut se frotter les mains.

      • Jonas dit :

        Entre Mélenchon, les Verts, et Chevènement, la gauche donne à la droite des occasions inespérées de se frotter les mains. Hélas, trois fois hélas !

      • Footnote dit :

        Qu’est ce qui donne le plus de chances à la droite de gagner:
        – des candidats qui ont une argumentation sur le fond, en face, ou
        – un candidat qui pense que son étiquette l’exempte de toute idée ?
        En 2007 aussi, le PS avait déjà choisi Ségolène prce qu’elle avait plus de chances de gagner… d’après les sondages!
        L’histoire risque fort de se répéter.

        • Bangor dit :

          Ces candidats n’ont pas d’argumentation crédible sur le fond. Par ailleurs, rien ne les empêchait de se présenter à la primaire citoyenne qui leur était ouverte.

  • h-toutcourt dit :

    185 MILLIARDS À RÉCUPÉRER en niches fiscales-sociales, et en intérêts bancaires:

    Un petit calcul tout simple (sur l’année 2009, la pire de la crise):

    15 miliards d’euros de pertes fiscales l’ées aux modifications apportées au barème de l’IRPP depuis 1999
    + 20 milliards d’euros de pertes fiscales sur L’IS
    + 64 milliards d’euros des 6 niches fiscales les plus iniques (régime sociétés , intégration fiscale, niche Copé, défiscalisaton des heures sup, baisse de la TVA restauration, bouclier fiscal)
    + 38 milliards d’euros d’exonération de cotisations sociales
    = 137 milliards de « dépenses fiscales et sociales »

    + 48 milliards d’intérêt annuel de la dette versés aux rentiers et banquiers
    (depuis la loi Pompidou/Giscard du 3 janvier 1973, confirmée par le traité de Lisbonne, obligeant le Trésor public à emprunter au marché privé au lieu de sa Banque centrale)

    = 185 milliards

    Sans cette baisse des impôts des riches et ces intérêts versés aux rentiers, les finances publiques seraient trés largement excédentaires… en ne retenant que les 6 niches les plus notoires sur prés de 500 au total !

    Et Hollande et Aubry se sont empaillés sur nos écrans pour les 0,5 milliards annuels de 6O 000 postes d’enseignants !
    Encore apprend-on par Sapin, Cahusac et consorts que c’était là une erreur de générosité excessive que le candidat officiel ne saurait confirmer aujourd’hui…
    De qui se moque-t-on ?

    Les socialistes, et tout spécialement les sociaux-démocrates, confirment bien la définition qu’en avait donné Léon Blum, dans une maxime restée plus célèbre que celle en exergue sur ce blog, pour avoir vendu benoîtement la mèche :
    « Nous sommes les gérants honnêtes et loyaux du capitalisme »…

  • liberte 2012 dit :

    Nicolas est contre une nouvelle journée de solidarité, c’est pour cela qu’ils ne vont pas l’appliquer!!!!!Tout ça pour faire passer la pillule!!!Toujours des mesures qui seraient et aprés on en enleve, à l’arrivée les gens disent on l’a échappé belle.
    Barouin annonce que les riches seront mis plus à contribution alors qu’ils augmentent les impots indirects!!!De qui vous moquez vous???Les riches vont encore être épargnés, ils persistent et iils signent: on ne doit pas toucher aux 1% les plus riches.
    On est revenu avant 1789, avec 1% des familles qui possedentqui possédent plus de 50 % de la richesse nationale
    lorsque vous pregardez derriere les grandes enseignes, Auchan Norauto, Kiabi etc, etc, vous vous apercevez que dans toutes les grandes villes vous avez le même schéma pour vous pompez votre fric (derriere ce sont toujours les mêmes actionnaires.°Dans le temps vous travailles chez Michelin, vous étiez loger par Michelin et vous dépensiez votre salaire dans le magasin Michelin.
    Ces gens là découpent le pays avec l’aide des politiques entre autres l’UMP qui ratifie toutes les décisions des groupes financiers et agit sur demande du Médef§§§§Ces gens là pendant 10 ans n’ont fait que renforcer les pouvoirs de ces riches possédants et réduit le pouvoir de l’état à leur profit, c’est ce qu’il appelle l’équité.Ils ont martelé que cela créerait des emplois, à l’arrivée :moins de rentrées fiscale, moins de protection, moins d’argent pour la populace, moins d’accés à la justice(ils vont jusqu’à la faire payer , cela montre leur arrogance)
    Il est temps d’arrêter ces gens là, ils ne voient même pas que se forme en Europe des groupes de population qui vont être amenés à établir un ordre nouveau par la violence.Il faudra que la pays s’embrase pour le croire.Ils continuent à étrangler le peuple et de faire croire qu’ils maîtrisent quelque chose, ils ne maîtrisent rien en haut, ils sont aux ordres et comptent sur la police et l’armée , au cas ou cela irait mal§§§Aux premieres manifestations violentes, ils s’enfuiront aprés avoir amené le paays au chaos.
    Les grecs ne vont pas accepter les exigences de l’Allemagne et de la France et cela va dégénérer, l’armée va revenir au pouvoir en Grece pour mettre de l’ordre, c’est le scenario sur lequel compte les dirigeants de droite en Gréce et pas seulement en Gréce.
    Attention!!!!Danger!!!!!

  • Dominique RIVIERE dit :

    Après l’intermède cannois il est peut être utile que F. HOLLANDE rappelle sur un mode gaullo-mitterrandien cette évidence : Nul dans ce pays ne peut espérer tirer sa légitimité de l’étranger quand il a perdu la confiance du peuple souverain…
    Soutien.

  • pierrick dit :

    Une petite remarque sur l’interview Sarkosy-Obama.
    Intellectuellement, cette interview ne grandit pas notre président mais physiquement, assis sur une chaise, le petit Nicolas parait plus grand que le grand Barack. Encore un tour de prestidigitation élyséenne.
    Il faudrait lancer le concours suivant : Y a un truc ?
    J’ai regarder les plans larges des images TV et Nico me semble assis plus haut. Peut-on le prouver ?
    Ca peut paraitre être un détail mais cela fait 5 ans que nous sommes dans la manipulation de l’image avec le pouvoir des chaînes de TV et ça met mal à l’aise d’être constamment pris pour des jambons. Il faut le dénoncer le plus possible pour le décrédibiliser.

  • pascal.petit dit :

    le saviez-vous ?

    Pal Sarkozy a été viré de la Légion étrangère pour cause de Syphilis grave…

    il a refilé sa maladie à sa femme et son fils Nicolas souffre d’une syphilis congénitale.

    ce sont des infos personnelles que je tiens d’un légionnaire copain du père…

    en 72, j’ai pu constater moi-même à quel point nicolas avait des séquelles…

    vous pouvez pister les séquelles sur les images d’archives, d’actualité et en analysant le comportement de cet enfant malade….

  • stone dit :

    Effectivement,la prestation de Sarko et d’Obama fut aussi creuse que consternante.Elle n’avait pour but que de valoriser Sarko pour lui permettre de grappiller qq points dans les sondages.Il est comme la droite grecque: arriver ou rester au pouvoir par ts les moyens en surfant sur la crise. C’est tellement pathétique que ça en devient fascinant!Espérons que les gens s’en rendront compte ou tout au moins une majorité d’électeurs!!!…

  • liberte 2012 dit :

    Avez vous vu le pitoyable numéro Sarkosy encensé par Obama.
    Nicolas Sarkosy dans sa chaise de bébé , plus hauut qu’Obama.Un pitre, il se met en scene , essaye par tous les moyens de paraître un grand.Il est petit par la taille, petit par l’esprit, peti, petit, petit.
    Une stature intenationale inféodée aux USA oui cela on le sait, c’est pourquoi Obama se préte à son jeu, il n’y a pas meilleur en France pour être aux sercices des américains et de leurs groupes financiers.ils ont déjà Olivier Sarkosy au fond Carlyle alors ils ont maintenant la marionnette qu’ils font gesticuler.Le théatre de guignol donnera ses dernieres représentations en mai 2012.
    Combien lui donneront les USA pour les services rendus?

  • FRED30 dit :

    Bonjour Mr Moscovici,
    Comment fait on pour vous poser des questions ?
    D’avance merci

  • guillaumeA dit :

    Sauver la FRANCE;

    En 2012, la gauche va arriver dans une situation terrifiante.
    Une dette a 1850Mds€, un déficit de 80mds€, un déficit commercial de 75Mds€, une croissance proche de 0.

    C’est une situation explosive.

    Que faut il faire?

    La première est un déficit de fonctionnement zéro.
    Il faut y aller a fond.
    Pour la santé:-Diminution de 23€ a 19€ des remboursements de consultations de médecins.
    -interdiction des dépassements d’honoraire.
    -diminution par quatre le nombres de médicament remboursé.
    -tout les crédits pour les hôpitaux et réduction drastique de l’argent donné aux cliniques(l’état n’a pas a subventionné des entreprises privés).

    -enseignements: on coupe les crédits pour les écoles privés, l’état n’a pas a donné de l’argent a des écoles alors qu’il doit se concentré sur le publique.Si l’école privé ne peut survivre, elle absorbé par l’école publique.

    -baisse des cotisations sociales pour les bas salaires sont purement et simplement arrêtés. Elles n’apporte rien en emplois.

    -reprise en main de l’enseignement professionnelle(des subventions massives sont détournés).

    -les collectivités local doivent être aidé. De ce fait il faut la création de grande entreprises publique du service des collectivités local(ex les espaces vert sont donnés a une entreprise publique), il faut des grands groupes pour diminué les frais de fonctionnement.

    -il faut fusionner tout les services de l’état destinés aux citoyens en un guichet unique. Le pôle emploi ,les caisses de retraites, l’assurance maladie, assistante sociale ex… Il faut simplifier les structures d’organisations, unifier les matériels(informatiques,logistiques,mobiliers), faire un système informatique unis et de maintenance commun. Mettre tout le monde dans les mêmes bâtiments pour réduire les frais.

    Voila des réformes qui vont apporter des marges a la France.

  • liberte 2012 dit :

    On parle dans les couloirs d’une 2iéme journée de solidarité!!!Payé par qui au fait?Les salariés et les autres non§§§§§
    Alors on taxe les smicards d’une journée de travail alors qu’ils ne s’en sortent pas.Les professions libérales?Les revenus du capital?Les retraités?
    Certains retraités reçoivent une retraite de 2,3 ou 4 fois supérieures au SMIC mais les taxent-on????
    Maintenant les mêmes voudraient nous imposer une 2éme journée et pourquoi pas 365 pendant qu’ils y sont?
    Les taxes sur le revenu du capital???Quand le gouvernement va t’il prendre sur le revenu l’équivalent à tous les français retraités ou non sous forme de prélévement rajouté aux impots???
    Bien sûr nos amis les riches en seront exempté puisqu’ils s’arrangent toujours pour faire payer aux autres.
    Fillon qui la ramene en reparlant « il n’y a pas de cagnotte cachée » non mais il y a de l’argent caché au fisc chere sommité dans la nullité.L’homme qui disait il y a 4 ans 1/2 « la France est ruinée » Qu’a-t-il fait? rIEN EXON2R2 LES RICHES §§§ cE QUI A AUGMENT2 NOTRE DETTE PAR MANQUE DE RENTR2ES.C’est bien lui le preministre de la France, ou le premier sinistre de kla France avec son compére le grand timonier Sarkosy 1er, roi du déficit et du plus grand cirque européen, l’homme qui en 4 ans et demi fait disparaitre pratiquement 600 milliards d’Euros , le grand prestigitateur mais qui n’arrive pas à les faire réapparaitre!!!! ni dans les caisses, ni en emplois, le plus grand des grand le Houdin de la finance et du vent.
    L’homme à qui vous confier la direction de votre voiture, qui la prete et vous demande à vous de lui rembourser!!!!
    l’homme qui valait 600 milliards et l’homme de sable.Vous leur confier de l’or ils en font du plomb et vous disent que c’est la faute des autres et surtout de vous .Les hommes de cette élite qui vous disent: »Vous nous avez élu, nous sommes l’élite, maintenant on décide et vous la fermez, vous serez obligé de payés et c’est ainsi bande de minables, nous sommes l' »élite française »
    Vous voyez le niveau de l’élite
    Il vous reste un peu d’energie Mesdames et Messieurs, SVP mettez là, au service de l’expédition en 2012 , de ces olibrius et de la bande UMP, versle bagne du désert dans tous leurs mandats.
    Ces gens là supprime le travail des français, supprimons leur travail (même s’ils se reclassent chez leurs amis financiers) on ne leur donnera plus notre argent.

  • J. PICARD dit :

    De manière générale je ne prête guère d’attention à vos interventions mais celle à propos de la situation de la GRECE est d’une rare médiocrité.

  • liberte 2012 dit :

    Sarkosy nous donne encore du « plus de paradis fiscaux » alors que ceux-ci étaient censés avoir disparu en 2008.Toujours son cirque et la mise en scene.
    Au fait il va bien Olivier Sarkosy, le fond qu’il dirige a gagné combien ?????
    Cela interesserait les français de savoir ce qu’il achéte depuis 1 an, non????
    Curieusement personne n’en parle, on préfére parler du bébé alors que ce qui serait trés interessat pour la France ce serait de connaître l’activité financiére de ce fond.
    Même les dirigeants socialistes n’en parlent pas§§§§On demande a des femmes de quitter l’emploi à cause de risque de conflit d’intéret et là, il n’y enn a pas peut être ?Mr le Président, le fils, le frére ces gens là ont tous les droits donc!!!!!!Ce même Présid va demander des efforts au peuple mais nous avons le droit de connqaître en détail les agissements financiers de la famille présidentielle au même titre que les affaires de DSK.
    De toute façon, on le saura bientôt!!!!

  • h-toutcourt dit :

    Suite à la prestation hier soir de Dupont-Aignan et Jacques Généreux sur une des deux chaînes parlementaires, un commentaire s’impose à propos de leur critique commune de l’euro actuel:
    Il semble bien qu’à droite, NDA et MLP soient sur la même longueur d’onde radicale, au sujet de cet euro, contre l’UMP.
    En tant qu’homme de gauche, je regrette que leurs pendants Chevénement et Mélenchon, sur le même sujet, soient moins lucides vis à vis du PS social-démocrate: tous deux ont un plan A qui consiste à « demander » à l’Allemagne un statut modifié de la BCE, le plan B n’étant que roue de secours… C’est Munich, bis repetita !
    Comme disait Churchill, à vouloir éviter l’affrontement et le déshonneur… on a toutes les chances d’avoir les deux (ce qui semble être déjà la tournure que prend le match Sarkozy-Merkel)!
    Jamais l’Allemagne, en effet, n’abandonnera l’orthodoxie monétaire qui a été sa stratégie d’après-guerre, au moment même où elle parvient à ses fins: prendre sa revanche sur le dollar et les anciens alliés, par l’union économique et monétaire qu’eux-mêmes avaient voulu pour la neutraliser en Europe!
    A cette réserve près, il semble bien qu’on ait la même ligne de fracture qu’en 2005: les européistes sociaux-démocrates prêts à avaler toutes les couleuvres de l’euro-libéralisme et du monétarisme allemand pour suivre le caniche de Merkel, face à tous ceux qui se soucient des intérêts nationaux propres à leur peuple et qualifiés, évidemment, de « populistes »!

    Après les protections douanières, la zone euro a fait sauter la dernière variable régulatrice des équilibres économiques entre Etats: le taux de change des monnaies.
    Rien d’étonnant, donc, à ce que les pays du sud s’enfoncent irrémédiablement dans le déficit et la dette, sous monnaie unique, vis à vis de ceux du nord aux monnaies anciennement plus fortes. La variable d’ajustement ayant disparu, le système est en boucle ouverte. D’où la dérive divergente des économies de la zone euro. Vouloir la corriger sans toucher à la monnaie, c’est condamner le sud à l’austérité permanente.

    Impasse, voie sans issue! Voilà ce qu’a dû se dire Georges Papandréou avant de décider de s’en remettre à la décision de son peuple. L’ennui, pour eux comme pour nous, c’est de nous avoir amené jusque là, sans billet de retour: déjà pointe l’augmentation du taux d’emprunt italien à court terme (6,5% ce matin) dont le défaut serait ingérable par les banques… en attendant notre tour.

    C’est maintenant celui de l’Italie:
    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

    Un petit rappel pour la France:
    Lorsque s’acheva l’introduction de l’euro, sous sa forme fiduciaire (2002), notre balance extérieure devint pour la première fois globalement déficitaire, de peu en 2003, puis de 5 milliards en 2004, de 24 en 2005, de 30 en 2006, de 42 en 2007, de 56 en 2008, …et nous en sommes à 75-80 milliards prévus pour 2011 !
    Devant cet état de fait, les admonestations d’auteurs comme Bayrou (2012, état d’urgence) ou Peyrelevade (France, état critique), qui invitent à imiter l’Allemagne, ressemblent à un aveu d’échec: demander à la Sicile de devenir la Bavière ! Même un Etat unifié depuis des siècles, comme la France, garde encore un important differentiel régional que seule la redistribution nationale permet de compenser.
    Les européistes convaincus en appellent donc au fédéralisme, seule solution viable pour continuer dans la même direction. Malheureusement, la route est barrée par les dispositions constitutionnelles de la cour de Karlsrhue qui l’interdisent… L’Allemagne exportatrice veut bien profiter de la consommation européenne désormais captive en euros-marks, mais sans promiscuité excessive.
    Et dire que ces apôtres de l’euro-mark comme monnaie unique, de Delors à Strauss-Kahn en passant par Giscard, étaient tous les meilleurs ministres des finances qui soient ! Ça en dit long sur les autres…

  • Bloggy Bag dit :

    J’aimerais revenir sur la triste annonce de la liquidation du journal de petites annonces Paru Vendu. Ce journal de 1650 salariés qui était leader sur son marché des petites annonces gratuites, était apprécié de ses lecteurs et s’était développé depuis des années sur un modèle économique qui a longtemps fait son succès. Pourtant, malgré ses atouts, malgré la qualité et l’engagement de son personnel, la liquidation a été prononcée.

    Pourquoi ?

    La première explication donnée par l’administratrice judiciaire est conjoncturelle : la crise a largement fait diminuer les ressources publicitaires qui, dans ce modèle de gratuité journalistique, est un élément fondamental. C’est un argument important, pourtant, il me semble que crise ou pas crise, ce modèle économique n’aurait à terme pas tenu.

    En effet, la seconde explication avancée est l’émergence d’autres sociétés travaillant sur un modèle d’économie numérique (comme le bon coin). La semaine dernière, je faisais référence dans un post à une conférence de Michel Serres sur le thème de « l’homme a changé », mais il n’y a pas que l’homme qui soit en train de changer. La mutation numérique de l’économie est en marche, et à marche extrêmement rapide. Le problème est que cette mutation est en grande partie silencieuse jusqu’au moment où un concurrent venu de nulle part explose votre marché (et votre entreprise par la même occasion). Cette rapidité et cette efficacité sont directement rendues possibles grâce aux nouvelles règles économiques issues de l’économie numérique. La mondialisation elle-même ne serait sans doute pas aussi marquée sans le numérique. C’est un changement profond, irrésistible auquel les entreprises et les gouvernements sont extrêmement mal préparés (lorsqu’ils ne sont pas tout bonnement inconscients de ce changement autre que par des signes qu’ils ne savent pas interpréter).

    La numérisation de nos vies et de l’économie est à la fois une menace mortelle mais aussi une formidable opportunité pour nos sociétés qui sont arrivées au bout du modèle de la révolution industrielle et qui doivent se réinventer. Mais s’approprier ce modèle passe par une prise de conscience et de connaissance qui me semblent encore extrêmement éloignées de nos décideurs. Qu’on en juge par la mine déconfite des dirigeants au somment du G20, qui donnent pour certain l’impression d’être à la limite de la crise de nerf ou de la dépression. Ce monde est mort. Bonne nouvelle, nous avons les moyens d’inventer le nouveau, les outils et les conditions sont là, allons-y avec force et détermination. Le temps n’est plus au gestionnaire de patrimoine, il est au bâtisseur d’avenir.

    • jpb dit :

      On peut tout acheter et tout vendre sur « le bon coin », il y a des photos, et on peut afficher des critères de tri, par prix, par date, etc. C’est beaucoup plus parlant qu’un journal fourre tout, aussi il n’est pas étonnant que « Paru Vendu » soit parti dans le décors. Le minitel est également à ranger au musée…

  • Vens dit :

    Un jour les voyous de Marseille
    M’ont fait goûter à leur bouteille
    Les euros et les dollars
    Rien de meilleur pour le cafard
    La terre de France à mes poignets
    C’est comme des fers bien verrouillés

    Marseille, Tais-toi Marseille
    Tu cries trop fort
    Je n’entends plus claquer
    Les voiles dans le port

  • Rcoutouly dit :

    L’entropie du système politique:

    Hier soir, j’ai été voir, au cinéma, l’Exercice de l’Etat de Pierre Schoeller (je vous le recommande). Je venais d’apprendre la décision du premier ministre grec, George Papandréou, décidant d’un référendum qui a plongé de nouveau l’Europe dans le chaos. Et je ne peux m’empêcher de rapprocher les deux informations.

    En effet, ce qui est le plus choquant dans le film de Schoeller, ce n’est pas le cynisme ou l’ambition du personnel politique (on s’en serait douté). Ce qui frappe davantage, c’est la vacuité qui entoure la décision politique. On voit l’importance et le temps accordés à la communication, mais les décisions essentielles pour les citoyens sont pris en un quart de seconde. Après un vague rapport, à peine lu, et quelques considérations idéologiques, on décide, à l’aide d’un bricolage où se mêle des représentations toutes faites sur la société et le flair « politique » des ambitieux.

    Or, à l’extérieur, dans la vraie vie, nos sociétés vivent une complexification croissante et des bouleversements énormes. Dans cette zone de tempête, le navire aurait besoin d’un capitaine et d’un Etat-major totalement concentrés pour nous éviter le naufrage. Mais, on a plutôt l’impression que sur la passerelle, on parle des prochaines montées en grade des officiers en buvant du champagne pendant que « dehors », dans « la vraie vie », le bateau souffre de plus en plus.

    Des décennies de ce traitement, et on comprend que nos sociétés soient à bout de souffle.

    Le cas Papandréou est alors intéressant: il s’agit du capitaine le plus avancé dans le Cyclone. Il est sorti sur le pont, avec son verre de champagne, il s’est pris la tempête dans la tronche. Il a pris peur. Il réagit enfin.

    Aujourd’hui, pour l’Europe, tout l’enjeu est là: alors que la désagrégation est devant nous, que nos vies risquent de basculer, il faut que les capitaines et les officiers cessent de faire l’autruche. Il faut qu’ils s’attaquent avec lucidité aux problèmes que rencontrent leur peuple.

    • lola dit :

      Ce matin,france-inter de 7h à 9h ,émission en direct depuis l’institut français d’Athènes; excellent;des interviews de ceux que l’on n’entend jamais dans et sur les médias habituels ;notamment de 2 « femmes politiques » Dora et Helena qui font une analyse précise de ce qui se passe en Grèce et au G20;et cela dans un français parfait;pas besoin de passer par l’américain;de la « décision » soudaine de Papandréou;de l’attitude brutale et glaciale du « couple » franco-allemand,agissant en maîtres de UE et non en acteurs-locomotives; quel contraste avec le robinet d’eau tiède des commentaires qui continuent à célébrer « l’échec » de N.S. ( P.M.sur son blog) et puis la déploration autour du cas de Marseille ,en gros,on n’y peut rien …crier,comment?

  • liberte 2012 dit :

    Lorsque l’on regarde la position française et allemande en terme de taux d’endettement parmi les paysd’Europe de la zone Euro ou non , c’est à se tordre de rire de voir les donneurs de leçon que sont Sarko et notre chére chanceliere.
    Nous n’avons de cours à donner à personne car même les roumains, polonais, estoniens etc, font mieux que ces 2 supers stars.

    Plus il cause notre grand timonier, moins il en fait.Du vent, on a trouvé notre prochaine source d’énergie, il ira brasser de l’air devant des éoliennes au moins il sera utile, c’est un métier d’avenir pour lui.

  • vivet dit :

    bonjour, je suis une citoyenne de 53 ans et j’ai été  »touché » par les délocalisations de la société de mon marie qui était en région parisienne. j’ai des idées de justices qui malheuseusement disparaissent avec notre société de rentabilité ….
    je trouve que vos discours sont moins  »méchants » quE ceux de
    l’UMP…Je connais bien ces personnes car hélas j’ai grandi dans une famille de droite (mon père travaillait dans la banque …MONDE de la finance ????°
    courange à toute votre équipe, il faudra bien calculer le bilan de monsieur SARKOZY …
    SINCERES SALUTATIONS MMME vivet (je suis depuis quelques années AIDE A DOMICILE, il n’y a que ce travail là dans ma région pour une femme de 53 ANS? J’ai été 25 ANNEES SECRETAIRE CHEZ KARCHER NETTOYEURS HAUTE PRESSION)

  • infox dit :

    Le bref et glacial passage de George Papandréou à Cannes.

    L’ambiance était tendue et les mots « clairs comme de l’eau de roche » lors des deux heures d’entretiens entre le Premier ministre grec et les dirigeants français et allemand, mercredi soir à Cannes.
    La confrontation entre George Papandréou, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel a permis au président français et à la chancelière allemande de clairement dire à leur interlocuteur que la construction européenne ne buterait pas sur les difficultés budgétaires d’Athènes.
    La perspective de voir la Grèce évincée de la zone euro, voire de l’Union européenne, a pour la première fois été évoquée.
    En se rendant à cette réunion, sans assistants à ses côtés, George Papandréou semblait particulièrement isolé. Plus tard, assis à côté de son ministre des Finances face à Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, il s’est vu signifier fermement qu’Athènes ne recevrait plus la moindre aide financière tant que les règles édictées par l’Europe ne seraient pas rigoureusement suivies.
    « Les paroles adressées à la Grèce durant la réunion étaient incroyablement explicites », a rapporté l’une des personnes présentes lors de ces entretiens dans une élégante pièce du Palais des Festivals de Cannes.
    « Il n’y avait aucune agressivité dans les mots, aucune querelle. Seulement des mots clairs comme de l’eau de roche. »
    L’ACCOLADE DE SARKOZY ET MERKEL
    La tension qui précédait la réunion pouvait déjà être lue sur le visage fermé de Nicolas Sarkozy, lorsqu’il attendait le président chinois Hu Jintao sur le tapis rouge du Palais pour l’accueillir à son arrivée au sommet du G20.
    Lors de la conférence de presse conjointe d’Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, la chancelière a qualifié la réunion avec Papandréou de « dure et difficile ».
    « L’euro dans son ensemble doit demeurer stable. Nous préférons que cela se passe avec la Grèce plutôt que sans elle, mais la priorité demeure la stabilité », a-t-elle souligné.
    Le front commun entre Paris et Berlin s’était affiché quelques heures plus tôt lorsque Nicolas Sarkozy, accueillant Angela Merkel à sa descente de la limousine noire qui l’amenait au Palais des Festivals, l’a gratifiée d’une accolade chaleureuse encore inimaginable quelques semaines plus tôt.
    La portée symbolique de ce geste n’a pas échappé aux témoins de la scène, étant donné l’historique de tensions entre les dirigeants du couple franco-allemand, opposés dans leurs propositions de résolution de la crise comme dans leurs style personnel.
    « Les Grecs étaient manifestement surpris de l’union de notre camp », a déclaré une source présente lors des entretiens.
    Le message de Paris et de Berlin a également été martelé successivement par la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, et celui de la Commission européenne, José Manuel Barroso.
    « DANS TOUS SES ETATS »
    Ce défilement de sermons a visiblement eu un effet sur le Premier ministre grec, qui avait stupéfait l’Europe lundi en annonçant son intention d’organiser un référendum sur le plan de sauvetage de son pays.
    « Il n’y a pas eu la moindre différence entre ce qu’a dit Merkel, ce qu’a dit Sarkozy, ce qu’a dit Barroso, ce qu’ont dit Juncker et Lagarde », a rapporté une source.
    « On peut dire que Papandréou était plutôt ébranlé par la réponse des autres dirigeants européens. Cela ne l’a pas dissuadé d’organiser un référendum, mais je pense probable qu’il est parti en regrettant de l’avoir demandé. »
    Jeudi, le chef du gouvernement grec s’orientait toutefois plutôt vers des pourparlers en vue de la formation d’un gouvernement de coalition, qui pourrait effacer la nécessité d’une consultation publique. (voir )
    Mais lundi, la stupeur causée par l’annonce du référendum avait également atteint le ministre grec des Finances, Evangelos Venizelos, qui n’en avait pas été informé au préalable.
    Hospitalisé peu après l’annonce pour des douleurs à l’estomac, Evangelos Venizelos a toutefois pu se rendre quelques heures plus tard à Cannes afin d’y entendre lui-même la réaction des dirigeants européens.
    « Il était dans tous ses états en sortant de la réunion. C’est à peine s’il pouvait parler », a commenté une source au ministère grec des Finances.

  • liberte 2012 dit :

    La farce dure, hélas elle continue de durer.Nicola 1er continue son cirque médiatique dans lequel il s’attribue le beau r^le.
    Quoi qu’il se passe lui c’est toujours bien, mise en scene permanente, jusqu’au bébé à l’affiche par le Figaro le super journal trés neutre.Le meilleur journal, celui qui paraissait pendant la guerre.
    Avec les journalistes on peut réver mais ce sera difficle car la désinformation est permanente jusqu’au jour ou le public ne rira plus!!!!!!!!!!
    On a les pieds sur terre, on a le droit de rêver à un autre monde, celui ou Sarkosy n’existe pas.Un cauchemar finit toujours par passer et l’on se remet, la France va se réveiller et on va bosser pour nous , pas pour cette finance internationale, non , on va changer le monde .De toute façon qu’ils le veuillent ou pas, le peuple reprend toujours les renes , ce jour là, ils l’auront amér de ne pas avoir écouté.

    Les grecs ont le droit à l’auto-détermination comme nous d’ailleurs alors les référendums sont le seul moyen d’avoir une majorité de toutes pensées et appartenance politique.
    Si sarkosy posait la question de confiance au peuple par référendum: Quelle serait la réponse .
    Oui il a été élu avec une majorité mais est ce que l’on doit laisser un démolisseur aller jusqu’au bout d’un mandat?

  • JUMP dit :

    « Le prestidigitateur a perdu sa magie »
    ?
    Voire… et patience.
    Le « numéro » n’est pas encore terminé… et le prestidigitateur a plus d’un tour dans son sac. Si si.

    Dites au comique débutant, qui s’impatiente d’entrer en piste à sa suite, qu’il risque bien d’avoir cinq ans supplémentaires pour peaufiner ses « petites blagues » qui ne font rire que lui et ses quelques amis.

    Le clown blanc risque bien de se transformer en Auguste.

  • h-toutcourt dit :

    Sarkozy, Berlusconi, Papandréou… tous cocus de l’euro-mark !

    Après les protections douanières, la zone euro a fait sauter la dernière variable régulatrice des équilibres économiques entre Etats: le taux de change des monnaies.
    Rien d’étonnant, donc, à ce que les pays du sud s’enfoncent irrémédiablement, sous monnaie unique, dans le déficit et la dette vis à vis de ceux du nord aux monnaies anciennement plus fortes. La variable d’ajustement a disparu. D’où la dérive divergente des économies de la zone euro.
    Un petit rappel pour la France:
    Lorsque s’acheva l’introduction de l’euro, sous sa forme fiduciaire (2002), notre balance extérieure devint pour la première fois globalement déficitaire, de peu en 2003, puis de 5 milliards en 2004, de 24 en 2005, de 30 en 2006, de 42 en 2007, de 56 en 2008, …et nous en sommes à 75-80 milliards prévus pour 2011 !
    Devant cet état de fait, les admonestations d’auteurs comme Bayrou (2012, état d’urgence) ou Peyrelevade (France, état critique), qui invitent à imiter l’Allemagne, ressemblent à un aveu d’échec: demander à la Sicile de devenir la Bavière ! Même un Etat unifié depuis des siècles, comme la France, garde encore un important differentiel régional que seule la redistribution nationale permet de compenser.
    Les européistes convaincus en appellent donc au fédéralisme, seule solution viable pour continuer dans la même direction. Malheureusement, la route est barrée par les dispositions constitutionnelles de la cour de Karlsrhue qui l’interdisent… L’Allemagne exportatrice veut bien profiter de la consommation européenne désormais captive en euros-marks, mais sans promiscuité excessive.
    Impasse, voie sans issue! Voilà ce qu’a dû se dire Georges Papandréou avant de décider de s’en remettre à la décision de son peuple. L’ennui, pour eux comme pour nous, c’est de nous avoir amené jusque là, sans billet de retour: déjà pointe l’augmentation du taux d’emprunt italien à court terme (6,5% ce matin) dont le défaut serait ingérable par les banques… en attendant notre tour.
    Et dire que ces apôtres de l’euro-mark comme monnaie unique, de Delors à Strauss-Kahn en passant par Giscard, étaient tous les meilleurs ministres des finances qui soient ! Ça en dit long sur les autres…

  • Benoit16 dit :

    Guerini refuse de démissionner.
    Par contre il demande aux 50 grands élus socialistes qui, selon lui, ont été condamnés, dont certains en Corrèze, de démissionner.
    Des noms! Je connait Harlem désir et quelques autres… mais 50 !!!

    Si quelqu’un a la liste, çà m’intéresse.

    Le pouvoir de nuisance de Guérini semble être très grand.

    La machine à perdre se remet-elle en route?

  • Jonas dit :

    François Hollande a mille fois raison de déclarer que :
    « cela fait 18 mois que la question grecque est posée aux Européens, et après 18 mois de tergiversations, d’hésitations, d’un premier plan puis d’un second, nous constatons que le gouvernement grec est dans une crise politique. Il y a là une responsabilité sans doute des Grecs mais aussi de ceux qui dirigent l’Europe »

  • Ben dit :

    Comme toujours, Nicolas Sarkozy apparaît sincère et convainquant sur le moment, mais quand on lit ensuite qu’il utilise des chiffres qui sont faux sur le nombre de policiers qui meurent par an, il parait finalement incompétent : http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/morts-et-blesses-dans-les-forces-de-l-ordre-les-droles-de-calculs-de-nicolas-sarkozy-28-10-2011-1390444_53.php . Cela rappelle l’affaire des algues vertes où il laissait croire à son auditoire qu’on supprimait l’azote (élément chimique N) en faisant du méthane (formule chimique CH4) : http://www.saintpierre-express.fr/la-methanisation-nest-pas-la-solution-au-probleme-des-algues-vertes/

    Il y a un article intéressant sur la Grèce ici : http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2011/oct/31/greece-default-euro-consequences?newsfeed=true

  • infox dit :

    Les ministres de la Santé, de l’Education, et des Transports, Andréas Lovérdos, Anna Diamantopoulou et Yannis Ragoussis respectivement, demandent la formation d’un gouvernement d’union nationale, tout en s’opposant au projet de referendum de M. Papandréou. Un autre proche du Premier ministre relaie également cette demande. «Il faut que M. Papandréou se rende chez le président de la République pour qu’il convoque un gouvernement de coalition responsable (…) afin de sortir de l’impasse politique», réclameTélémaque Hytiris.

  • stone dit :

    Hollande a intérêt à se positionner comme Roosevelt en 1932 avec un programme le New Deal préconisant une intervention importante de l’état et une équipe compétente et audacieuse:le Brain Trust.
    Roosevelt fut largement élu face au président sortant Hoover conservateur politiquement et libéral économiquement,totalement dépassé par la crise mondiale de 1929. On peut tirer une leçon de cet exemple vieux de 80 ans!!!…

  • marie mcb dit :

    Papandreaou a raison de proposer un referendum aux Grecs. Si un peuple ne peut pas s’exprimer par le vote, alors il s’exprime par la violence. Pour diminuer les violences en Grèce, il faut demander leurs avis aux Grecs et les laisser voter et choisir leur avenir.
    C’est un acte démocratique.

    • Logico dit :

      Oui. On ne peut pas les empêcher de se suicider s’ils le souhaitent.

      Mais sans nous. Et qu’ils ne viennent pas pleurer après.

  • Vens dit :

    Pierre Moscovici, vous le savez, Guerini vient de reprendre la présidence du Conseil général des Bouches du Rhône après sa mise en examen pour des motifs graves sans réaction claire et audible du Parti socialiste.
    Si la bombe à retardement n’est pas désamorcée, elle ne manquera pas d’exploser d’ici le printemps.
    Courage l’état-major ! Courage Pierre Moscovici !

    • Nicolas(Nantes) dit :

      Je pose une question car je ne sais pas : juridiquement, comment est-il possible de faire démissionner qqun qui a été élu ? D’autant que c’est lui qui préside là.
      Amener les élus socialistes à ne plus voter aucun de ses textes ?

      • Vens dit :

        @ Nicolas Nantes
        On ne peut le démissioner ni de son poste au CG13, ni naturellement de son poste de sénateur, seuls les électeurs le peuvent.
        Mais on peut le mettre avec éclat au ban du PS, ou l’exclure comme ce fut le cas pour Georges Freche (qui,soit dit en passant,avait, avant de faillir verbalement, rendu de plus éminents services à sa ville et à sa région que ce qu’a pu faire (commettre) Jean-Noel.
        Interessant à écouter ou podcaster l’edito de ce matin, 3 novembre, de l’intérimaire d’Alain Duhamel sur RTL.

  • Marie-Pierre de Rieux dit :

    Ce qui serait intéressant ce serait de connaître le point de vue de DSK, en tant qu’ancien directeur du FMI.
    Il était votre premier choix s’il s’était présenté aux peimaies socialistes.
    Lui avez-vous téléphoné pour connaître son opinion ? Ou alors son avis vous indiffère désormais ???

    • Nicolas(Nantes) dit :

      Son dernier avis public sur la question était il y a un mois : il fallait accepter une perte partielle de la dette grecque. Et que de toute façon, la Grèce ne pourrait pas tout rembourser et en tous cas pas en si peu de temps.

      • Vens dit :

        On ne peut le démissioner ni de son poste au CG13, ni naturellement de son poste de sénateur, seuls les électeurs le peuvent.
        Mais on peut le mettre avec éclat au ban du PS, ou l’exclure comme ce fut le cas pour Georges Freche (qui,soit dit en passant,avait, avant de faillir verbalement, rendu de plus éminents services à sa ville et à sa région que ce qu’a pu faire (commettre) Jean-Noel.
        Interessan à écouter ou podcaster l’edito de ce matin, 3 novembre, de l’intérimaire d’Alain Duhamel sur RTL.

  • h-toutcourt dit :

    Il semble, dans cette foire d’empoigne, que les politiques français défendent le suivisme… d’abord de Blair, puis Obama, puis Merkel, et bientôt des dirigeants chinois, pourvu que cela serve les intérêts des lobbies qui les soutiennent. Ce fut le cas pour Sarkozy, mais ça l’est tout autant pour « le système Hollande » si l’on en juge par ceux qui le soutiennent.
    Depuis 1982 (le « tournant de la rigueur » par Delors-Mauroy et leurs conseillers Lamy et Peyrelevade), la France a perdu à ce jeu la moitié de son industrie, passée de 29% du PIB à 13%, en s’accrochant au mark (déflation compétitive) puis à l’euro (nous aurons la monnaie la plus forte du monde… dixit le rentier boursicoteur Giscard d’Estaing!).
    Depuis le début des années 2000, avec l’euro, c’est le plongeon de notre balance extérieure, globalement déficitaire pour la première fois de peu en 2003, puis de 5 milliards l’année suivante… nous en sommes à 75-80 milliards pour cette année !
    Face à cela, on entend toujours les mêmes pingouins cacqueter dans les médias qu’il ne faut surtout rien faire, sauf se restreindre!
    P. Lamy propose qu’on fasse confiance à la Chine:
    http://www.marianne2.fr/Aide-de-la-Chine-a-l-Europe-etes-vous-Lamy-ou-Brunet_a212012.html
    JP. Peyrelevade soutient mordicus qu’on doit imiter l’Allemagne,
    dans son livre « France, état critique », qu’il serait plus juste d’intituler « Peyrelevade, état désespéré », tant le disque est rayé!

    A cet égard, il faut corriger un credo courant sur le « miracle allemand », aujourd’hui comme hier: lorsque, pour une même croissance, la balance de l’un est excédentaire et l’autre à l’équilibre ou déficitaire, où passe la différence ? Tout simplement dans l’inégalité sociale: l’un ne dépense rien pour l’empêcher, l’autre investit en dépenses publiques!
    Il est également interessant de lire à ce sujet les derniers livres de Berruyer (Stop! Tirons les leçons de la crise) et de Larrouturou (Avant le crash ultime): En Allemagne, huit millions de pauvres ont récemment basculé dans la pauvreté! D’où croit-on que provient l’existence de LIDL, la chaîne la moins chère d’Europe? Elle se répand en France pour les mêmes raisons. A force de suivre l’Allemagne… on a des gens qui accouchent au froid, dans des tentes, de bébés condamnés… comme ce week-end !
    L’Allemagne ne fait qu’appliquer l’orthodoxie monétariste austro-allemande qui date du XIXe siècle, fondée par Carl Menger (1840-1921), qui eut comme célèbres disciples von Mises et von Hayek, et plus tard le monétariste « austro-américain » Friedman.
    Or, empêcher sa monnaie de s’évaluer est trés facile, dès l’instant où on le veut ! C’est ce que fait la Chine, malgré une compétitivité déjà grande par les salaires…
    Et nous, c’est l’inverse que nous faisons… sans aucune autre obligation que le monétarisme allemand, alors qu’une dévaluation de 20-25% de l’euro nous ramènerait simplement à son cours d’introduction !
    Et le pire n’est pas encore atteint, car l’Allemagne est toujours en déficit avec la Chine, et ses dirigeants clament: en dehors de la Chine, point de salut !
    Après cela, certains nous diront encore que le libre échange mondialisé n’a rien à voir avec la crise actuelle!
    Une seule consolation: ceux qui le prétendaient il y a peu (P. Krugmann: La mondialisation n’est pas coupable), (D. Cohen: les ennemis de la mondialisation) ont aujourd’hui changé d’avis !

  • Zoé dit :

     » Le Parti Socialiste dont parlent les naïfs n’existe plus. Une primaire jouée à la gonflette médiatique et aux sondages pipeautés ne peut donner mieux que cette banalité d’élire le chef des caciques, inamovible pendant onze années de votes truqués et de synthèses cyniques. Ce n’est pas pour rien que Martine Aubry a pris le risque de dire de lui qu’il est « le candidat du système ». Pourquoi avoir fait comme si elle s’était laissée aller plus loin qu’elle le voulait. Elle sait. Nous savons. Si François Hollande est allé visiter en priorité Zapatero, c’est un symbole voulu et choisi. C’est un signal donné. Il l’est à tous ceux qui comptent dans le monde du conformisme européen. Et aussi de l’atlantisme. Car il a été donné un signe de plus au cours de ce déplacement avec la participation à une séance d’un « think-thank » nord-américain. La présence de Pierre Moscovici en accompagnateur du voyage en Espagne et directeur de campagne de Hollande est à elle seule tout un programme. N’est-il pas l’un de ces personnages qui à l’époque se sont précipités, tout comme Nicolas Sarkozy, à l’ambassade des Etats-Unis pour déplorer le refus de la France de participer à la guerre d’Irak ? Qui peut croire sérieusement que de tels dirigeants fassent autre chose dans l’avenir que ce qu’ils ont toujours cru juste de faire et d’annoncer?  »

    http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/11/02/solidaire-avec-charlie-hebdo-le-g20-en-vain/

    • Footnote dit :

      (Suite au texte ci-dessus)
      Il n’y a qu’un cas qui ne se réalisera jamais, c’est que le programme socialiste soit appliqué. Les raisons pour lesquelles il va passer à la trappe de la main même de ses dirigeants ne manquent pas. La première est le principe même de sa conception. Le texte a été écrit et adopté par des gens qui savaient parfaitement quel sort avait été réservé aux précédents exercices de ce type. Aucun « projet » ni « programme » rédigé par le PS depuis 1995 n’a jamais été ensuite repris par le candidat. La distance a été plus grande avec le document initial à mesure que le parti s’ancrait dans la culture de la Vème République. La distance est actuellement complète. Le candidat fera ce qu’il voudra et ses épigones se chargeront de montrer les bouts de la vraie croix que son propos contiendra. C’est tout.

      Mais la raison la plus importante est que François Hollande inscrit son action dans une cohérence : la compatibilité avec le système du Traité de Lisbonne. Ce traité n’est pas seulement une règle du jeu institutionnelle comme tentent de le faire croire tous ceux qui l’ont adopté en forfaiture au Congrès de Versailles. C’est la constitutionnalisation d’un programme économique, celui de la concurrence libre et non chien_de_lane_lum_okfaussée. Hollande ne désobéira d’aucune façon, jamais, aux accords qui viennent d’être conclus dans le cadre du traitement de la crise de la dette et de l’Euro. Il n’a jamais caché qu’il appliquerait la « règle d’or » même s’il n’en accepte pas le vote « tel que proposé ». Ceci, non parce que cette règle est stupide mais, selon ses dires, parce qu’elle n’est pas assez contraignante dans la version qu’en propose Nicolas Sarkozy.

      Et de là, la troisième raison. La cohérence du programme de François Hollande ne lui est pas donnée de son chef mais de l’extérieur. C’est « le contexte » qui lui donne ses marges de manœuvres ou les lui retire. Le contexte c’est-à-dire la conformité de ce qu’il veut faire avec la règle du compromis de Copenhague, la bible de la politique néo-libérale dans l’Union Européenne, le Traité de Lisbonne et l’accord du 21 juillet dernier qui généralise l’austérité en Europe ! Il n’y a aucune illusion à avoir sur ce point. Sarkozy c’est Merkel, Hollande c’est Zapatero. Ni l’un ni l’autre ne s’en cachent. Mais ce qui est nouveau dans la bataille qui commence c’est que les recettes économiques de ces gens ont déjà été appliquées. Et elles ont échoué. Et la sacro-sainte politique de rigueur a fait la démonstration de sa totale stupidité dans le cas grec. Tout le monde peut observer que leur truc ne marche pas. Et c’est cela le débat avec le candidat socialiste.

    • baillergeau dit :

      Comment écrire cela et ne rien trouver à redire à un accord de second tour ? Où est le menteur ?

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