Pierre Moscovici invité du RDV RFI-France 24

Pierre Moscovici était jeudi dernier l’invité du RDV RFI-France 24.

Retrouvez également ses deux autres interviews du jeudi 27 octobre sur la Chaîne France 24.

3 réflexions au sujet de « Pierre Moscovici invité du RDV RFI-France 24 »

  1. Bonjour à tous ! Je vous communique le lien l’adresse de mon blog. Vous y trouverez la présentation de mon premier essai, écrit cet été. Je suis un jeune auteur de 21 ans en quête d’avais et de critique. Je compte sur vous, mon texte est écrit pour nous, le peuple.

    http://unepenseecitoyenne.wordpress.com/

  2. L’établissement de deux euros (Germain/Latin ou Nord/sud) est le constat auquel parvient Chjristian Saint-Etienne dans son livre « La fin de l’euro » et les chiffres qu’il donne ne sont pas conjoncturels: la prédisposition industrieuse du Nord et celle plus consommatrice du Sud ne datent pas d’aujourd’hui.
    Raison de plus pour vivre avec sans essayer de dire aux uns « devenez comme les autres », ou réciproquement.
    Mais l’établissement de deux zones ne résoud pas pour autant le problème de la transition sans casse. J’avais imaginé sur ce point un schéma assez proche des conclusions de Frederic Lordon ou Bernard Maris (Dehors l’Allemagne!), il y a quelques billets de cela. Curieusement aucun des mouvements politiques actuels ne semble y avoir songé:

    COMMENT EN SORTIR EN DOUCEUR

    Toutes les propositions actuelles butent sur l’énormité de la dette à éponger en euros actuels. Comme il apparaît clairement, c’est entre 20 et 4O ans qui seraient nécessaires pour un pays comme la France…
    Que dire alors d’un pays comme la Grèce?

    La solution consistant à ce que l’Allemagne et ses satellites, comme ils commencent à l’évoquer, reviennent à une monnaie séparée comme le mark, résoudrait tous les problèmes à la fois:
    Il est important pour que cela fonctionne que les autres pays gardent nominalement l’euro, mais avec une nouvelle politique monétaire rendue possible par l’absence de l’Allemagne et son orthodoxie héritée de l’Ecole Autrichienne. La dévaluation factuelle de cet euro par les marchés réduirait alors continuellement le service de la dette libellée en euros, débloquant la situation pour les pays méditerranéens et la favorisant encore plus pour l’Allemagne et ses satellites dans leur nouvelle monnaie forte.
    Dans ce scenario, il est crucial que ceux qui s’accomoderaient de l’euro-mark actuel (Allemagne, Autriche et, vraisemblablement Pays-bas, Finlande) soient ceux qui sortent de l’euro, pour permettre aux autres pays de retrouver leur souveraineté sur l’euro en redonnant son statut normal à la Banque Centrale (privilège d’émission).
    L’euro redeviendrait ainsi une monnaie comme les autres (y compris le dollar), tout en laissant l’euro-mark à ceux qui s’en accomodent.

    Le schéma est trés souple: en cas de recours abusif à la monétisation de la part de membres du «Club Med », un pays comme la France pourrait à son tour sortir pour retrouver son franc, qui deviendrait plus fort que l’euro nominal restant, etc.
    L’essentiel est de laisser l’euro nominal à ceux qui en ont le plus besoin pour rembourser en euros dévalués.
    Le schéma comporte un autre avantage: plus les spéculateurs dévalueraient l’euro nominal restant, plus ils se punieraient eux-mêmes en dévaluant leurs remboursements nominaux dans cette monnaie.
    Evidemment, tous les banquiers et rentiers de la planète protesteront à l’encontre de ce schèma, mais c’est la seule issue à l’erreur d’aiguillage historique d’une monnaie unique pour des économies divergentes.
    Espérer que ces dernières convergent à terme, c’est attendre le jour où l’économie de la Sicile sera celle de la Bavière!

    L’autre solution, préconisée par les européens acharnés, a également sa logique: elle consiste à proner l’abandon total de souveraineté des pays qui deviendraient ainsi les provinces d’une Europe fédérale. On pourrait alors compenser l’économie sicilienne par celles des bavarois au moyen du budget fédéral, comme on le fait aujourd’hui entre la Corse et l’Ile de France au moyen du budget national.
    Reste à savoir, outre le fait que l’Allemagne n’est pas près d’y souscrire, laquelle des deux solutions est la plus utopique: la première qui arrête le poison, ou la seconde qui recommande d’en boire toujours davantage…tant qu’il ne nous a pas tués?
    Car, si tous les pays étaient d’accord, on aurait déjà un monde fédéral depuis longtemps, ce qui aurait résolu au passage tous les problèmes politiques sous leur forme actuelle… (cf l’attitude d’Israel et des Etats-Unis, suite à la simple reconnaissance de la Palestine par l’UNESCO!)

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