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Pierre Moscovici « Donnons à ce débat Présidentiel la tenue qui est nécessaire »

Catégorie : Actualité,Politique | Par pierre.moscovici | 15/11/2011 à 0:45

Pierre Moscovici était hier matin l’invité de l’émission « Les 4 vérités » sur France 2.

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27 commentaires

  • Le proble me des économistes c’est de faire des prévisions aprés coup!!!!
    Lorsque j’avançais plus de 500 milliards de dettes de plus en 2007 en tant que simple particulier, que disaient nos illustres économistes.
    La crise de 2008 n’a été prévue et annoncée que par un seul économiste.
    Lorsque l’on veut gérer on se doit d’avoir un vrai master plan directeur.
    Recettes, dépenses
    Economies à réaliser à venir et qui seront susceptibles de faire des recettes et celles-ci doivent être évaluées mais pas integrées dans les recettes mais rester en dehors du budget comme ressources éventuelles.
    Quand vous entendez Fillon dire il n’ y a pas de cagnotrte et parler ensuite d’une cagnotte qui serait de 8 ou 9 milliards d’Euros, excusez moi, c’est qui? Guignol .
    Parce que c’est cela les droitiers « tout et son contraire »
    Nous appelons donc la gauche à être résolument offensive avec un VRAI budget de crise , construit pour l’équité et le développement afin de réduire cet endettement par la création de recettes et d’emplois découlant d’une politique volontariste et non pas conservatrice des priviléges de la médiocratie UMP et portée par le grand timonier bling-bling.
    Non au paraitre mais oui à la construction rationnelle de l’avenir de la France à travers ses ressources (matieres, énergies, matiere grise, ses hommes et ses femmes ainsi que ledu peuple)
    arretons de toujours regarder le mauvais et regardons les forces de notre pays, ses ressources humaines et ne donnons pas prise à la droite en tombant dans le piege de dire que la gauche protege les fainéants.
    L’équité commande de lutter contre les abus des uns et des autres (riches ou pauvres) avec la même détermination afin de récompenser les nuées de gens vertueux et travailleurs de ce pays.Ne laissez pas aux droitiers l’orthodoxiefinanciere dans laquelle il se drape, ils sont les plus mauvais en réalité, ne les laissons pas cracher sur les gens de coeur er de gauche en leaissant croire que les gens travailleurs sont à droite.Excusez moi le plus grand nombre de gens qui gagnent de l’argent sont des rentiers et héritiers de grandes familles et bien sur de droite.Alors FH doit porter ce message simple: » nous voulons une équité dans les fruits du travail » pas « travailler plus pour gagner moins, non travailler bien, mieux, dans la dignité et avoir la juste récompense de notre implication dans la création de valeur et de richesses.

  • marie mcb dit :

    Lemaire est un excellent litteraire, mais un économiste absolument nul, comme tous ceux de droite. Les bons économistes sont tous à gauche. De plus, comme l’a dit Pierre Moscovici, se plier aux exigences des agences de notation pour dire dans la meme phrase que les agences de notation ont tort, est tout à fait incohérent surtout pour un littéraire !!!

  • Pour la dette, les responsabilités de toute façon appartiennent aux gestionnaires des finances et des gouvernements successifs.
    Que ce soit du à une insuffisance de rentrées ou un exces de dépenses, donne le résultat que l’on connait et disqualifie particulierement Fillon, Sarkosy et l’UMP donneurs de leçons.
    Le grand Yaka et le Faut qu’on cela donne ce que l’on sait : »rien »
    on peut dépennser un peu trop, cela arrive mais pas continuellement sinon c’est le surendettement.
    S’endetter pour acheter une maison est une bonne dette.
    S’endetter pour se payer des vacances et un tas de choses inutiles montrent un état de manque de capacité de discernement et il ne faut pas s’étonner à l’arrivée de voir les huissiers débarquer.
    On peut avoir un accident de parcours et d’avoir du mal à rembourser un credit immobilier (mais on souscrit une assurance) mais il y a un actif en face.
    Le probleme de la dette souverraine c’est quel actif couvre l’emprunt!!!!!!!
    On emprunte pour faire des prets comme le grand emprunt indexé sur l’or de Giscard.
    Le grand emprunt de Sarko-Fillon pour quoi faire!!!!!Ils ne le savent même pas!!!!!!!!!Demandez le détail des prets, cela eclairera le contribuable de base!!!!! C’est cela La France des gens compétents, une élite extraordinaire .Comme disait Coluche un doyen de falculté qui n’en a même pas la queue d’une!!!!!
    C’est à se bidonner si ce n’était si grave de voir Fillon mordre, aboyer, attaquer ,se dédouaner de ses responsabilité /3C’est la faute à FH si l’on perd notyre triple A, c’est un irresponsble.
    Excusez moi Mr Fillon le triple , le fameux triple AAA est que ce ne serait pas cefameux A que l’on trouve dans la charcuterie et que la capitaine Hadock aimait dire tripleA——–s.Excusez moi mais je n’ai pas pu m’en empêcher mais il y a pour juin 2012 un poste de dépendeur d’A——–s qui se libere dans une fabrique d’une grande marque, vous pourriez postuler, vous avez le profil.
    Pour ce qui est de la mauvaise foi on sait faire si l’on veut mais FH voyez vous saura vous réatribuer votre mérite dans cette affaire d’effraction, d’emprunt, de cass, oui on peut parler de casse ou de cass c’est à vous de voir!!!!J’espere que Pierre Moscovici qui est un homme civilisé et mesuré saura traduire mes différents propos pour notre trés cher gouvernement.

    • h-toutcourt dit :

      Au lieu de tenir des propos de café du commerce, un peu de logique:

      VOIE SANS ISSUE

      Après les protections douanières, la zone euro a fait sauter la dernière variable régulatrice des équilibres économiques entre Etats: le taux de change des monnaies.
      Rien d’étonnant, donc, à ce que les pays du sud s’enfoncent irrémédiablement dans le déficit et la dette, sous monnaie unique, vis à vis de ceux du nord aux monnaies anciennement plus fortes. La variable d’ajustement ayant disparu, le système est en boucle ouverte. D’où la dérive divergente des économies de la zone euro. Vouloir la corriger sans toucher à la monnaie, c’est condamner le sud à l’austérité permanente.

      Impasse, voie sans issue! Voilà ce qu’a dû se dire Georges Papandréou lorsqu’il voulut s’en remettre à la décision de son peuple. L’ennui, pour eux comme pour nous, c’est de nous avoir amené jusque là, sans billet de retour: déjà pointe l’augmentation du taux d’emprunt italien dont le défaut serait ingérable par les banques… en attendant notre tour.

      Un petit rappel pour la France:
      Lorsque s’acheva l’introduction de l’euro, sous sa forme fiduciaire (2002), notre balance commerciale devint pour la première fois globalement déficitaire, de peu en 2003, puis de 5 milliards en 2004, de 24 en 2005, de 30 en 2006, de 42 en 2007, de 56 en 2008, …et nous en sommes à 75-80 milliards prévus pour 2011 !
      Devant cet état de fait, les admonestations d’auteurs comme Bayrou (2012, état d’urgence) ou Peyrelevade (France, état critique), qui invitent à imiter l’Allemagne, ressemblent à un aveu d’échec: demander à la Sicile de devenir la Bavière ! Même un Etat unifié depuis des siècles, comme la France, garde encore un important differentiel régional que seule la redistribution nationale permet de compenser.
      Les européistes convaincus en appellent donc au fédéralisme, seule solution viable pour continuer dans la même direction. Malheureusement, la route est barrée par les dispositions constitutionnelles de la cour de Karlsrhue qui l’interdisent… L’Allemagne exportatrice veut bien profiter de la consommation européenne désormais captive en euros-marks, mais sans promiscuité excessive.
      Et dire que ces apôtres de l’euro-mark comme monnaie unique, de Delors à Strauss-Kahn en passant par Giscard, étaient tous les meilleurs ministres des finances qui soient ! Ça en dit long sur les autres…

    • h-toutcourt dit :

      SUR « L’EXEMPLE ALLEMAND »:

      Il semble que nos politiques UMPS n’aient d’autre idée que le suivisme… d’abord de Blair, puis Merkel (et bientôt des dirigeants chinois). C’est le cas pour Sarkozy, mais ça l’est tout autant pour « le système Hollande » si l’on en juge par le passé de ceux qui le soutiennent:
      Depuis 1982 (le « tournant de la rigueur » par Delors-Mauroy et leurs conseillers Lamy et Peyrelevade), la France a perdu à ce jeu la moitié de son industrie, passée de 29% du PIB à 13%, en s’accrochant au mark (déflation compétitive) puis à l’euro.

      Or, depuis les mêmes années 2000, le PIB par tête des Allemands est strictement identique à celui des français, et de même en croissance (1% pour les deux selon les estimations 2012).
      Cela signifie que le surcroit d’export de l’Allemagne se fait au détriment de sa consommation intérieure, et ne profite donc pas globalement aux allemands.
      Mais PIB identique signifie aussi revenu national identique, par définition. D’où vient donc la plus faible consommation intérieure allemande ? Tout simplement des privations dans les couches inférieures au bénéfice de l’épargne dans les couches supérieures, de même qu’une moindre redistribution que trahit le déficit PAR TÊTE, inférieur à celui de la France.
      Cela ne fait qu’encourager davantage les mêmes pingouins à cacqueter dans les médias qu’il ne faut surtout rien faire, sauf se restreindre en imitant les autres!
      Ainsi, Pascal Lamy propose qu’on fasse confiance à la Chine.
      Le banquier Peyrelevade soutient mordicus qu’on doit imiter l’Allemagne,
      dans son livre « France, état critique », qu’il serait plus juste d’intituler « Peyrelevade, état désespéré », tant le disque est rayé!

      Il faut corriger ce credo courant sur le « miracle allemand », aujourd’hui comme hier:
      Lorsque, pour un même PIB et une même croissance, la balance de l’un est excédentaire et l’autre déficitaire, la différence passe tout simplement dans l’inégalité sociale: on le constate notamment à la part salariale de la valeur ajoutée, qui est inférieure en Allemagne !
      Il est interessant de lire à ce sujet les derniers livres de Berruyer (Stop! Tirons les leçons de la crise) et de Larrouturou (Avant le crash ultime): En Allemagne, huit millions de pauvres ont récemment basculé dans la pauvreté! D’où croit-on que provient l’existence de LIDL, la chaîne la moins chère d’Europe? Elle se répand en France pour les mêmes raisons. A force de suivre l’Allemagne… on a des gens qui accouchent au froid, dans des tentes, de bébés condamnés… comme ce week-end !
      L’Allemagne ne fait qu’appliquer en cela l’orthodoxie monétariste austro-allemande. En revanche, empêcher sa monnaie de s’évaluer est trés facile, dès l’instant où on le veut ! C’est ce que fait la Chine, malgré une compétitivité déjà grande par les salaires…
      Et nous, c’est l’inverse que nous faisons… sans aucune autre obligation que le monétarisme allemand, alors qu’une dévaluation de 20-25% de l’euro nous ramènerait simplement à son cours d’introduction !
      Et le pire n’est pas encore atteint, car l’Allemagne est toujours en déficit avec la Chine, et ses dirigeants clament: en dehors de la Chine, point de salut !
      Après cela, certains nous diront encore que le libre échange mondialisé n’a rien à voir avec la crise actuelle!
      Une seule consolation: ceux qui le prétendaient il y a peu (P. Krugmann: La mondialisation n’est pas coupable), (D. Cohen: les ennemis de la mondialisation) ont aujourd’hui changé d’avis !

    • h-toutcourt dit :

      L’ENTÊTEMENT MONÉTARISTE ALLEMAND :

      L’idée que « si l’Allemagne pratique une politique de monnaie forte depuis la fin de la seconde guerre mondiale c’est plutôt par hantise de ce qu’il leur est arrivé avec leur mark pendant l’entre deux guerres » est un peu courte, même si on l’entend dire partout à défaut d’autre explication.
      Certains vont même jusqu’à lui attribuer la montée du nazisme des années 30 qui vécurent pourtant de la recession et non de l’inflation des années 20.
      Il n’y aurait d’ailleurs rien là de contradictoire avec l’idée de « revanche », puisque la planche à billets des années 20 fut activée pour répondre aux contraintes du lourd tribut de la guerre 14-18 imposé à l’Allemagne par le traité de Versailles. L’orthodoxie monétaire après 39-40 fut donc bien à cet égard une « revanche ».
      Mais, plus fondamentalement, cette idée de monnaie forte remonte, en fait, à l’othodoxie monétaire austro-allemande fondée par Carl Menger (1840-1921), qui eut comme célèbres disciples von Mises et von Hayek, et plus tard le monétariste « austro-américain » Friedman.
      Tout le redressement d’après 39-40 des allemands s’est construit avec cette contrainte en tête, alors qu’on n’était pourtant plus sous les mêmes conditions qu’après 14-18, l’aide américaine ayant touché toute l’Europe. Le redressement français le prouve bien, puisqu’on a eu les mêmes taux de croissance sans s’imposer la même politique monétaire.

      On peut donc se poser la question: l’entêtement des dirigeants allemands dans leur politique monétariste n’est-il pas dû, depuis la guerre à un désir de revanche visant avec obstination, soit seuls (deutschmark), soit avec d’autres (euro), une véritable monnaie de réserve, d’une part conforme à leur tradition, d’autre part comme substitut à tout qui leur a été confisqué après 39-40 [pas de siège au conseil de sécurité, pas d’arme nucléaire, suprématie du dollar]:
      Deutschland über alles , en quelque sorte, via la monnaie !
      Le privilège d’une monnaie de réserve est en effet exorbitant puisqu’on peut, une fois ce statut acquis, se permettre impunément la monétisation (directement ou indirectement), à sa propre discrétion: l’inflation qui peut en résulter est diluée chez tout le monde !
      Avec l’euro-mark, paradoxalement, on n’est pas loin d’entrevoir ce « nirvana monétaire » dont les américains ont joui pendant plus d’un demi-siècle, puisque nombre de pays commencent à loucher vers l’euro comme placement (cf les offres chinoises récentes, et leurs 700 milliards d’euros déjà accumulés). A cet égard, la crise de l’euro est à double face: l’euro est fragile en interne (divergence des économies nationales), mais solide en externe (appréciation face au dollar).

      A ces observations, j’avais reçu la réponse (Blog « Démystifier la finance »):

      « Vous connaissez trés bien votre sujet.
      Je suis francaise,mais vis en Allemagne depuis 20 ans.J´ai reconnu tout ce que vous dites -á partir de la réalité VUE;VÉCUE,et non des livres !Mais c´est bien de savoir qu´ils existent,–pour ceux qui ne vivent pas lá –et qui,ainsi renseignés de vos sources,pourront lire cette matiére trés importante.!
      Merci beaucoup pour vos contributions. »
      Bouchacourt,aus Köln

  • Excusez mon manque d’attention sur ce post des majuscules et des minuscules , je suis un peu fatigué ce soir!!!!
    Je souhaitais souligner que tout le monde ne ressent pas les mots de la même façon et n’en comprend pas forcément le sens.
    On martele sans arrêt trop de social et il est vrai que certaines dépenses sociales sont mal controlées , donc mal distribuées!!!Au même titre que la fiscalité n’est pas necessairement bien comprise .

  • Attention le mot social est un mot qui ne signifie pas grand chose POUR BEAUCOUP DE FRAN9AIS;qUAND VOUS ENTENDEZ DES OUVRIERS DIRENT QU4IL Y A TROP DE SOCIAL? VOUS POUVEZ VOUS POSER DES QUESTIONS;
    Trop parler de social nuit à celui-ci.
    Remettre le travail au centre de la préoccupation
    Devoirs moraux
    Pas l’assistanat mais l’aide aux populations bien ciblée
    Equité et partage des profits
    Actionnaire est galvaudé ( pourtant nombre de salariés sont actionnaires et voient leurs économies fondre)
    Equité et mérite

  • h-toutcourt dit :

    MOSCOVICI PIÉGÉ PAR « MOTS CROISÉS » !

    Tu parles d’une tenue…
    La piètre prestation de « la boîte à paroles stériles » (Moscovici) que d’autres dénoncent sur ce blog, au sujet de l’émission d’hier soir (Mots croisés) face à Bruno Lemaire, n’a malheureusement qu’une cause: l’absence de véritable alternative économique au PS.
    Le titre de l’émission ( LA RIGUEUR…) tenait à lui seul lieu de programme!
    Et Moscovici avait l’air de barboter, tel le pédalo dans la tempête, pendant que l’autre le noyait de son sillage par la logique de la rigueur que le PS a cru bon d’accepter.
    Le spectacle était d’autant plus frappant qu’on avait affaire là à deux ralliés des deux bords d’une même idéologie euro-libérale:
    Avec l’ex-Villepiniste Bruno Lemaire, on découvrait qu’il n’y avait qu’un pas de Sarkozy à Villepin, vite franchi à la faveur d’un portefeuille offert en prix du ralliement.
    Avec l’ex-StraussKahnien Moscovici, venu sans peine à la soupe hollandaise, on notait une seule différence: l’appel à la croissance était d’autant moins crédible qu’il s’inscrivait dans la même logique, sans en renier aucun des axiomes:
    – l’abandon au privé de la création monétaire (Pompidou/Giscard, janvier 1973)
    – la desindexation des salaires sur les prix (Mauroy/Delors, juin 1982)
    – l’euro-mark et la perte de souveraineté monétaire (Jospin/Strauss-Kahn, 1999)
    – le TCE de 2005 (Chirac/Villepin, adoubés par Hollande/Sarkozy posant pour Paris-Match)
    – le TFUE issu de Lisbonne en 2007 (Sarkozy/Fillon, à qui le PS de Hollande s’abstint de s’opposer lors du vote, par la bouche de son porte-parole Moscovici)
    Dans tous les pays d’Europe, s’est mis en place un bipartisme « bonnet blanc et blanc bonnet » qui est bien conforme à la célèbre maxime révèlatrice de Léon Blum, le premier à l’avouer:
    « Nous sommes les gérants honnêtes et loyaux du capitalisme » !
    Jospin avait eu aussi son heure, en déclarant:
    « Mon programme n’est pas un programme… socialiste » !
    Aujourd’hui, Hollande et Moscovici sont là pour dire à peu près la même chose aux marchés que ce que leur disent les responsables grecs et italiens, en nommant un ancien de la BCE et un ancien commissaire européen, conseiller de Goldman Sachs, comme premiers ministres. L’échantillon est parfait…
    Ah! regrettent les Socdems, que n’avons-nous DSK ! Il manque en effet le FMI…

    Et pas un pour poser les vrais questions:
    1/ quelle est la raison d’être des dettes publiques ?
    2/ pourquoi y a-t-il toujours en face des montagnes d’argent privé à prèter ?
    3/ comment évitait-on cela durant les trente glorieuses ?
    4/ pourquoi ne pas reprendre le problème à sa base ?

    1/ Les dettes publiques, La Palisse l’aurait dit, proviennent d’une insuffisance de recettes de l’état face à ses besoins.
    Pourquoi donc ne regarder désormais que du côté des dépenses ?
    L’idéologie libérale ne voit l’économie que de façon conflictuelle: la raison du plus apte à sous-tirer de la plus-value aux autres est toujours la meilleure, tout comme la raison du plus fort ou du plus agressif, à l’ère primitive (sans penser que la civilisation et le progrès sont nés de son dépassement) . Elle est donc l’ennemi de la redistribution et nous enferme dans la logique de l’Etat minimum.

    2/ La traduction concrète de cette idéologie revenue en grâce au début des années 80 (Reagan, Thatcher), ce fut: « starving the beast » (affamer la bête): réduction d’impôts, de dépenses sociales, etc. en laissant s’endetter les secteurs de la société en manque, tant privés que publics.
    L’argent à emprunter ne manque pas: c’est celui dont ne savent plus quoi faire les riches… (théorie des « miettes », ou l’argent dégouline du haut en bas)

    3/ Les trente glorieuses s’inspiraient du contraire: sur la lancée du New Deal qui avait porté les tranches supérieures de l’impôt jusqu’à 91%, avant la guerre, elles reposaient sur l’idée que seule la consommation populaire à grande échelle amène la croissance, l’emploi et la prospérité.
    Keynes avait en outre introduit l’idée que l’Etat ne saurait y être étranger.

    4/ On voit donc une première façon de reprendre le problème, en prenant pour exemple la France :

    -revenir sur les niches fiscales et sociales, tout particulièrement en France où elles furent aggravées par Sarkozy:
    Un petit calcul tout simple suffit (sur l’année 2009, la pire de la crise):
    15 miliards d’euros de pertes fiscales l’ées aux modifications apportées au barème de l’IRPP dès 1999
    + 20 milliards d’euros de pertes fiscales sur L’IS
    + 64 milliards d’euros des 6 niches fiscales les plus iniques (régime sociétés , intégration fiscale, niche Copé, défiscalisaton des heures sup, baisse de la TVA restauration, bouclier fiscal)
    + 38 milliards d’euros d’exonération de cotisations sociales
    = 137 milliards de « dépenses fiscales et sociales »
    Il y a déjà là de quoi stopper le déficit budjétaire, et donc l’endettement public… en ne retenant que les 6 niches les plus notoires sur prés de 500 au total ! (Le député UMP Gilles Carrez, rapporteur général de la commission des finances à l’Assemblée, obtient au total 145 milliards, soit un plus que le déficit record de l’année 2009)

    • Footnote dit :

      LE PÉDALO ÉTAIT BIEN AMENÉ…

      « Le Journal du Dimanche » a proposé à Jean-Luc Mélenchon un entretien jeudi dernier. Ci-dessous le verbatim de ses propos, et non leur déformation, parfois réduite à une seule formule. Le contenu réel éclaire bien les points rapportés ci-dessus.

      JDD : Les mesures prises récemment suffiront-elles à éviter à la France ce qui arrive à l’Italie ?

      JLM : « Non. Il y avait une mesure efficace : que la BCE prête directement aux Etats à 1,25% comme elle le fait aux banques privées qui, elles, prêtent ensuite à 18% à la Grèce. Coupons ce circuit ! Permettons l’emprunt direct. La spéculation serait immédiatement étouffée. Ma thèse était isolée, puis elle s’est élargie au point que le Président de la République en a présenté une version baroque : transformer le FESF en banque. Il y a eu un bras de fer entre la France et l’Allemagne. Sarkozy a capitulé. Il a fait pschitt devant Madame Merkel ! »

      JDD : Cette « saison des tempêtes », comme vous l’appelez, peut-elle bénéficier à Nicolas Sarkozy ?

      JLM : « Je n’ai jamais cru qu’il était battu d’avance. Je vois bien qu’il joue beaucoup de la dramatisation et de la peur pour se présenter en champion capable de tenir la barre. Il peut être cru si ses opposants ont petite mine. Or que voyons-nous ? Nicolas Sarkozy est pour la rigueur et François Hollande est pour « donner un sens à la rigueur ». La rigueur ou la rigueur ? Quelle différence ! Mon travail est de dire : nous, on peut faire tout autrement. »

      JDD : Pour régler la crise, vous mettez dans le même camp François Hollande et Nicolas Sarkozy ?

      JLM : « Ils ont la même analyse de la crise. Hollande et Sarkozy sont deux hommes d’un autre temps. Ils ne voient pas la faillite du système. Je représente dans cette discussion une autre cohérence. Le Front de gauche propose un programme de relance de l’activité. Il y a des outils dedans : le salaire maximum, le SMIC à 1700 euros, la planification écologique. Nous visons une double rupture : avec le capitalisme et avec le productivisme. C’est un programme qui coûte mais qui rapporte aussi de nouvelles recettes. Je voudrais en débattre avec François Hollande. Il ne répond pas. Quel mépris ! »

      JDD : A vous écouter, Hollande élu serait le Papandréou français ?

      JLM : « C’est sa pente ! Notez encore son silence quand la droite et l’extrême-droite entrent au gouvernement grec ! Ici, la ligne de Hollande est incapable de rassembler une majorité populaire pour battre Nicolas Sarkozy. La vraie bataille est de savoir si le peuple français veut tourner la page de ce modèle économique. Les Français seront-ils capables de surmonter la peur et le carcan idéologique dans lequel le duo Sarkozy-Hollande les enferme ? »

      JDD : Vous considérez François Hollande comme plus proche de François Bayrou que de vous ?

      JLM : « Aujourd’hui ? Oui, je le vois bien. Certes, je ne mets pas un signe égal entre lui et Bayrou ou Sarkozy. Mais l’un des enjeux est de savoir où les français placent le curseur contre Sarkozy. Plutôt du côté de Bayrou ou avec le Front de Gauche ? C’est l’un ou l’autre. Les électeurs socialistes vont devoir trancher cette question aussi. C’est un des enjeux du premier tour à gauche. »

      JDD : La ligne de Hollande que vous qualifiez de « sociale-centriste » est-elle conciliable avec la vôtre ?

      JLM : « C’est une autre paire de manches. C’est avec François Hollande à sa tête que le PS s’est aligné sur le Parti Socialiste Européen et le « Oui » à l’Europe libérale. Il enrobe de bons mots et de petites blagues une obstination sociale-libérale depuis ses textes de 1983. Pourtant la gauche gagne les élections quand elle est sur une ligne de gauche et elle les perd quand elle est sur une ligne centriste. A présent, à gauche, pourquoi choisir pour entrer dans la saison des tempêtes, un capitaine de pédalo comme Hollande ? Je suis candidat pour que la gauche l’emporte mais pour changer pour de bon l’avenir. »

      • Bangor dit :

        Comme l’a dit Pierre Moscovici,les propos de Mélenchon sont préoccupants car il est de gauche et quand on est de gauche, c’est la droite qu’on attaque.

        • Footnote dit :

          C’est bien le cas, puisque le PS fait une politique de droite:

          – l’abandon au privé de la création monétaire (Pompidou/Giscard, janvier 1973), contre laquel seul le groupe communiste protesta.
          – la desindexation des salaires sur les prix (Mauroy/Delors, juin 1982). Depuis lors, les salaires perdent tous les jours un peu plus sur leur productivité. Cf courbe graphique 4 dans:
          http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2963
          – l’euro-mark et la perte de souveraineté monétaire (Jospin/Strauss-Kahn, 1999)
          – le TCE de 2005 (Chirac/Villepin, adoubés par Hollande/Sarkozy posant pour Paris-Match)
          – le TFUE issu de Lisbonne en 2007 (Sarkozy/Fillon, à qui le PS de Hollande s’abstint de s’opposer lors du vote, par la bouche de son porte-parole Moscovici)

          On trouve chez S. Halimi (Le grand bond en arrière, Fayard, 2006) cette citation de Delors sur la désindexation, source à l’appui, à l’intention du patronat:
          « Nous avons obtenu la désindexation des salaires sans une seule grève! »

          Ça n’est pas nouveau, comme le rappelait h-toutcourt en citant Léon Blum:
          « Nous sommes les gérants honnêtes et loyaux du capitalisme »
          C’est sans doute ça « aller jusqu’au bout de ses idées » !

    • Bangor dit :

      Ce message trop long est la vingtième ou trentième version de la même rengaine.

      « Les dettes publiques, La Palisse l’aurait dit, proviennent d’une insuffisance de recettes de l’état face à ses besoins »
      Non, La Palice n’aurait pas dit cela. Les dettes proviennent de dépenses trop importantes par rapport aux recettes. Rien à voir avec les besoins.

      • h-toutcourt dit :

        Vous vous moquez du monde ?

        « Les dettes proviennent de dépenses trop importantes par rapport aux recettes. Rien à voir avec les besoins », dixit Bangor.

        Dans ce cas, il n’y a qu’à fixer les recettes à zéro !

        Voilà donc le genre d’âneries qui se raconte entre soi au PS…
        Pas étonnant que vous en soyez réduit au pédalo !

      • h-toutcourt dit :

        Puisque les recettes n’ont « rien à voir avec les besoins », inutile de s’en encombrer…

  • gauche_sociale dit :

    Je suis persuadé que c’est avec 3 grands thèmes très porteurs qu’il faudra marteler que l’on peut gagner.

    La justice sociale
    La lutte contre la fraude FISCALE pour contrer la droite et sa fraude sociale, et accessoirement faire rentrer beaucoup d’argent.

    Reste à en trouver un autre, je pense par exemple à la fin des privilèges ou l’arrêt du gaspillage de l’état, bref il faut chercher dans les trucs que les français de base détestent.
    _________________________________________________

    Tu as été bien meilleurs ce matin sur RMC qu’hier soir à la télé. il faut dire que c’était un piège puisqu’il s’agissait de critiquer la gauche et tout le monde était contre toi.

    J’ai passé un message violent à France 2 à ce sujet

  • gilles dit :

    Lundi 14 novembre, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de la matinale sur BFM-TV et RMC. Il est revenu sur son entretien accordé au Journal Du Dimanche où il dénonce le plan d’austérité mis en place par François Fillon et l’absence de propositions alternatives de la part de François Hollande. Jean-Luc Mélenchon a également décrit la dérive autoritaire de l’Union européenne. Il a enfin réexpliqué sa proposition de référendum sur le nucléaire.

    http://www.placeaupeuple2012.fr/jean-luc-melenchon-sur-bfm-tv-et-rmc/

  • Infox dit :

    Excellent résumé de l’affaire DSK « L’effarante double vie de DSK » avec des détails croustillants dont tout le monde raffole. Si si.
    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/l-effarante-double-vie-de-dsk_1051098.html

  • Lassus dit :

    Bonjour Monsieur Moscovici, Chaque fois que je vous trouve sur les média,j’ ai l’ impression d’ avoir affaire à un automate de boite à paroles stériles , il me semble que votre égaux ne vous fait pas toucher terre, vous vous prenez pour qui ? J’ ai remarqué que lorsque on vous pose une question gênante , votre boite à paroles stériles se met en route, afin de noyer le poisson, ce qui veut dire: Elisez moi….Après on verra ……Ce qui m’ ennui c’ est que vous vous gavez avec notre argent, que vous  » socialiste » devriez mettre fin à toutes ces casquettes, qui ressemble à un holdup des finances publiques, je rajouterais  » en bande organisée », car vous êtes tous droite comme gauche, avide de pouvoir et d’ argent.
    Si vous étiez honnête , vous devriez dire aux Français, que ce ne sont plus les gouvernements qui dirigent, mais la finance, donc votre blabla, ne tient plus, la seule façon de sortir de la crise, c’ est de sortir de ce traquenard qu’ est l’ Europe mondialiste, mais peut être que l’ intérêt financier des hommes politiques de tous bords, c’ est que ça continue comme cela …Héhé….Vive l’ enrichissement personnel, mon compte en banque est de 1.200 euros,  »les » vôtres sont de combien ?
    Allez ,continuez à nous mentir !!!!!!
    Georges Lassus 77 ans

    • gauche_sociale dit :

      Sauf qu’en sortant de l’euro vous allez encore plus dépendre de la finance.

      Marine Le Pen qui doit être votre idole vous conduit vers un point de non retour, REFLECHISSEZ.

      Pensez vous que la dette va disparaitre avec l’euro? C’est le contraire, Le franc sera plus faible et la dette bien plus importante
      Pensez vous que notre compétitivité va s’améliorer? Globalement non et si le prix des importations augmente avec une dévaluation c’est les petits revenus qui vont crever.

      Je prends souvent cet exemple qui marche aussi pour expliquer le risque de la TVA sociale.

      Un pull de bonne qualité (on ne fait plus que ça) coûte au moins 60 euros s’il est fabriqué en France
      Un pull pour un ouvrier coûte 10 euros fabriqué en chine.

      Si on dévalue de 50% après passage au franc,le pull français sera toujours à 60 euros converti en franc et le pull bas de gamme sera à 15 euros converti en francs.

      Mon exemple est simpliste car en fait le prix français augmente lui aussi avec la hausse du prix des matières premières induite par la dévaluation.

      Le programme de Le Pen est une imposture.

  • VIDAL dit :

    Bonjour,
    Suite à l’émission de FR2, hier au soir, je suis en pétard !!!

    Le parti socialiste était l’accusé………INCROYABLE !

    Bruno Le Maire citait des chiffres, et vous, vous vous défendiez !
    on marche sur la tête, c’est le gouvernement actuel qui nous a mis dans la mélasse, qui a aggravé la dette…….pas la Gauche !

    C’est à la majorité actuelle de se défendre et à nous d’attaquer, de leur demander des comptes et de proposer NOS solutions, pas l’inverse…….. REPRENEZ-VOUS, ce n’est pas à eux de mener la danse, nous allons à la catastophe si les débats suivent ce chemin là….. vous devriez savoir qu’ils sont très très bons dans l’exercice de désinformation.
    Il faut attaquer, attaquer encore et prendre le dessus des débats !!

  • MERLIER Michel dit :

    D’accord avec Gauche sociale, nous avons besoin de justice sociale et force est de reconnaitre qu’en France nous sommes plus près d’une dicttature que d’une démocratie car toute loi ou projet qui ne conviennent pas au gouvernement est systèmatiquement retoquée. Redonner les vrais pouvoirs au peuple est aussi une des bases de notre justice sociale

  • MERLIER Michel dit :

    Bonjour et avant tout bien pour le choix de l’équipe de campagne qui je l’expère remttra les pendules a l’heure.Assez de dénigrements de notre candidat. Il serait bon d’anooncer soit un grenelle (un vrai cette fois pas comme a droite) sur le nucleaire voire emettre l’éventualité de consulter les français par référendum, et annoncer de créer un véritable ministère de l’écologie.
    En matière de justice ou Mr Hollande est décrié, revoir la loi pour supprimer les remises de peine, et créer une véritable peine de perpétuité sans issue de sortir (donc suppression de la durée de sureté) redorerait le blason socialiste en matière de justice et donnerait a réflechir aux futurs délinquants
    Bon courage et bonne chance car nous espèrons depuis très longtemps ce changement. a vous de convaincre les trops nombreux indécis.

  • gauche_sociale dit :

    Juste UN MOT si quelques responsable font remonter les choses.

    J’aimerai que le thème principal de la campagne soit: « Oui il faut de la rigueur mais notre différence avec la droite c’est que nous ferons cette rigueur avec un seul objectif LA JUSTICE SOCIALE.

    Il faut baser votre campagne sur la JUSTICE SOCIALE

    Et il faut faire ressortir toutes les injustices sociales (c’est facile) des décision qui sont prises par la droite.

    JUSTICE SOCIALE

    • Bangor dit :

      Pour une fois, nous sommes d’accord. Au delà des différences parfois profondes qui séparent les courants de gauche, il faut rechercher ce qui peut nous unir, ce qui fonde les valeurs de gauche face à la droite. Or, lorsqu’on réfléchit à la signification d’un engagement à gauche, on arrive très vite à cette notion de justice sociale. C’est cela qu’il faut mettre en avant tout en débattant, sereinement si possible, sur l’Europe ou sur la politique énergétique.

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