Dans les médias

Pierre Moscovici invité de « Bourdin 2012 »

Catégorie : Actualité,Politique | Par pierre.moscovici | 15/11/2011 à 16:34

Pierre Moscovici était ce matin l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV.


Pierre Moscovici par BFMTV

Be Sociable, Share!

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , ,


6 commentaires

  • Chrystel dit :

    Mr Moscovici,

    J’ai écouté attentivement votre interview de ce matin et j’ai eu envie de participer à ma façon en vous faisant part de mes impressions…

    J’ai commencé par me dire  » tiens Moscovici enfin quelqu’un qui mérite qu’on l’écoute ». J’ai apprécié votre intervention, votre optimisme, votre volonté d’avancer ensemble.
    Cependant deux points me laissent perplexe:
    – Vous avez débuté votre intervention en nous faisant ressentir qu’il s’agissait d’une campagne qui serait à mener « contre » la droite et non pas « pour » les français. Depuis de nombreux mois nous sommes pris à parti de ces tensions gauche/droite. En tant qu’électrice, mon jugement ne portera pas sur celui qui aura fait le moins de « bétises » mais sur votre capacité à trouver un compromis avec votre adversaire et à savoir avancer avec lui. Ne gagneriez-vous pas à mettre en avant vos points forts, vos idées?

    – Vous finissez votre intervention sur l’EPR pourquoi sur un sujet aussi sensible montrez vous une position aussi inflexible ? Oui les enjeux financiers, politiques sont majeurs mais les citoyens français ne peuvent-ils avoir un avis divergeant sans pour autant devoir voter pour les verts ?

    Cette campagne ne sera « efficace, tournée vers les français, moderne » que si vous cherchez à rompre avec les habitudes, les usages, soyez novateurs et ouverts, nous vous attendons.

  • De graeve Bertrand dit :

    Bonjour Mr Moscovici,

    les temps sont durs, pour l’Europe, la France, et surtout pour le peuple, enfin pour la très grande majorité d’entre nous… et ce qui me pousse à vous écrire ce soir. J’ai des envies de changements et la volonté de me mettre au service de ce si beau pays…
    Je pense avoir l’idée de campagne qui fera gagner François Hollande en 2012, aussi j’aimerais vous rencontrer pour en echanger.
    Contactez moi SVP,

    Très cordialement
    Bertrand De graeve

  • h-toutcourt dit :

    MOSCOVICI PIÉGÉ PAR « MOTS CROISÉS » !

    Tu parles d’une tenue…
    La piètre prestation de « la boîte à paroles stériles » (Moscovici) que d’autres dénoncent sur ce blog, au sujet de l’émission d’hier soir (Mots croisés) face à Bruno Lemaire, n’a malheureusement qu’une cause: l’absence de véritable alternative économique au PS.
    Le titre de l’émission ( LA RIGUEUR…) tenait à lui seul lieu de programme!
    Et Moscovici avait l’air de barboter, tel le pédalo dans la tempête, pendant que l’autre le noyait de son sillage par la logique de la rigueur que le PS a cru bon d’accepter.
    Le spectacle était d’autant plus frappant qu’on avait affaire là à deux ralliés des deux bords d’une même idéologie euro-libérale:
    Avec l’ex-Villepiniste Bruno Lemaire, on découvrait qu’il n’y avait qu’un pas de Sarkozy à Villepin, vite franchi à la faveur d’un portefeuille offert en prix du ralliement.
    Avec l’ex-StraussKahnien Moscovici, venu sans peine à la soupe hollandaise, on notait une seule différence: l’appel à la croissance était d’autant moins crédible qu’il s’inscrivait dans la même logique, sans en renier aucun des axiomes:
    – l’abandon au privé de la création monétaire (Pompidou/Giscard, janvier 1973)
    – la desindexation des salaires sur les prix (Mauroy/Delors, juin 1982)
    – l’euro-mark et la perte de souveraineté monétaire (Jospin/Strauss-Kahn, 1999)
    – le TCE de 2005 (Chirac/Villepin, adoubés par Hollande/Sarkozy posant pour Paris-Match)
    – le TFUE issu de Lisbonne en 2007 (Sarkozy/Fillon, à qui le PS de Hollande s’abstint de s’opposer lors du vote, par la bouche de son porte-parole Moscovici)
    Dans tous les pays d’Europe, s’est mis en place un bipartisme « bonnet blanc et blanc bonnet » qui est bien conforme à la célèbre maxime révèlatrice de Léon Blum, le premier à l’avouer:
    « Nous sommes les gérants honnêtes et loyaux du capitalisme » !
    Jospin avait eu aussi son heure, en déclarant:
    « Mon programme n’est pas un programme… socialiste » !
    Aujourd’hui, Hollande et Moscovici sont là pour dire à peu près la même chose aux marchés que ce que leur disent les responsables grecs et italiens, en nommant un ancien de la BCE et un ancien commissaire européen, conseiller de Goldman Sachs, comme premiers ministres. L’échantillon est parfait…
    Ah! regrettent les Socdems, que n’avons-nous DSK ! Il manque en effet le FMI…

    Et pas un pour poser les vrais questions:
    1/ quelle est la raison d’être des dettes publiques ?
    2/ pourquoi y a-t-il toujours en face des montagnes d’argent privé à prèter ?
    3/ comment évitait-on cela durant les trente glorieuses ?
    4/ pourquoi ne pas reprendre le problème à sa base ?

    1/ Les dettes publiques, La Palisse l’aurait dit, proviennent d’une insuffisance de recettes de l’état face à ses besoins.
    Pourquoi donc ne regarder désormais que du côté des dépenses ?
    L’idéologie libérale ne voit l’économie que de façon conflictuelle: la raison du plus apte à sous-tirer de la plus-value aux autres est toujours la meilleure, tout comme la raison du plus fort ou du plus agressif, à l’ère primitive (sans penser que la civilisation et le progrès sont nés de son dépassement) . Elle est donc l’ennemi de la redistribution et nous enferme dans la logique de l’Etat minimum.

    2/ La traduction concrète de cette idéologie revenue en grâce au début des années 80 (Reagan, Thatcher), ce fut: « starving the beast » (affamer la bête): réduction d’impôts, de dépenses sociales, etc. en laissant s’endetter les secteurs de la société en manque, tant privés que publics.
    L’argent à emprunter ne manque pas: c’est celui dont ne savent plus quoi faire les riches… (théorie des « miettes », ou l’argent dégouline du haut en bas)

    3/ Les trente glorieuses s’inspiraient du contraire: sur la lancée du New Deal qui avait porté les tranches supérieures de l’impôt jusqu’à 91%, avant la guerre, elles reposaient sur l’idée que seule la consommation populaire à grande échelle amène la croissance, l’emploi et la prospérité.
    Keynes avait en outre introduit l’idée que l’Etat ne saurait y être étranger.

    4/ On voit donc une première façon de reprendre le problème, en prenant pour exemple la France :

    -revenir sur les niches fiscales et sociales, tout particulièrement en France où elles furent aggravées par Sarkozy:
    Un petit calcul tout simple suffit (sur l’année 2009, la pire de la crise):
    15 miliards d’euros de pertes fiscales l’ées aux modifications apportées au barème de l’IRPP dès 1999
    + 20 milliards d’euros de pertes fiscales sur L’IS
    + 64 milliards d’euros des 6 niches fiscales les plus iniques (régime sociétés , intégration fiscale, niche Copé, défiscalisaton des heures sup, baisse de la TVA restauration, bouclier fiscal)
    + 38 milliards d’euros d’exonération de cotisations sociales
    = 137 milliards de « dépenses fiscales et sociales »
    Il y a déjà là de quoi stopper le déficit budjétaire, et donc l’endettement public… en ne retenant que les 6 niches les plus notoires sur prés de 500 au total ! (Le député UMP Gilles Carrez, rapporteur général de la commission des finances à l’Assemblée, obtient au total 145 milliards, soit un plus que le déficit record de l’année 2009)

    • Footnote dit :

      LE PÉDALO ÉTAIT BIEN AMENÉ…

      « Le Journal du Dimanche » a proposé à Jean-Luc Mélenchon un entretien jeudi dernier. Ci-dessous le verbatim de ses propos, et non leur déformation, parfois réduite à une seule formule. Le contenu réel éclaire bien les points rapportés ci-dessus.

      JDD : Les mesures prises récemment suffiront-elles à éviter à la France ce qui arrive à l’Italie ?

      JLM : « Non. Il y avait une mesure efficace : que la BCE prête directement aux Etats à 1,25% comme elle le fait aux banques privées qui, elles, prêtent ensuite à 18% à la Grèce. Coupons ce circuit ! Permettons l’emprunt direct. La spéculation serait immédiatement étouffée. Ma thèse était isolée, puis elle s’est élargie au point que le Président de la République en a présenté une version baroque : transformer le FESF en banque. Il y a eu un bras de fer entre la France et l’Allemagne. Sarkozy a capitulé. Il a fait pschitt devant Madame Merkel ! »

      JDD : Cette « saison des tempêtes », comme vous l’appelez, peut-elle bénéficier à Nicolas Sarkozy ?

      JLM : « Je n’ai jamais cru qu’il était battu d’avance. Je vois bien qu’il joue beaucoup de la dramatisation et de la peur pour se présenter en champion capable de tenir la barre. Il peut être cru si ses opposants ont petite mine. Or que voyons-nous ? Nicolas Sarkozy est pour la rigueur et François Hollande est pour « donner un sens à la rigueur ». La rigueur ou la rigueur ? Quelle différence ! Mon travail est de dire : nous, on peut faire tout autrement. »

      JDD : Pour régler la crise, vous mettez dans le même camp François Hollande et Nicolas Sarkozy ?

      JLM : « Ils ont la même analyse de la crise. Hollande et Sarkozy sont deux hommes d’un autre temps. Ils ne voient pas la faillite du système. Je représente dans cette discussion une autre cohérence. Le Front de gauche propose un programme de relance de l’activité. Il y a des outils dedans : le salaire maximum, le SMIC à 1700 euros, la planification écologique. Nous visons une double rupture : avec le capitalisme et avec le productivisme. C’est un programme qui coûte mais qui rapporte aussi de nouvelles recettes. Je voudrais en débattre avec François Hollande. Il ne répond pas. Quel mépris ! »

      JDD : A vous écouter, Hollande élu serait le Papandréou français ?

      JLM : « C’est sa pente ! Notez encore son silence quand la droite et l’extrême-droite entrent au gouvernement grec ! Ici, la ligne de Hollande est incapable de rassembler une majorité populaire pour battre Nicolas Sarkozy. La vraie bataille est de savoir si le peuple français veut tourner la page de ce modèle économique. Les Français seront-ils capables de surmonter la peur et le carcan idéologique dans lequel le duo Sarkozy-Hollande les enferme ? »

      JDD : Vous considérez François Hollande comme plus proche de François Bayrou que de vous ?

      JLM : « Aujourd’hui ? Oui, je le vois bien. Certes, je ne mets pas un signe égal entre lui et Bayrou ou Sarkozy. Mais l’un des enjeux est de savoir où les français placent le curseur contre Sarkozy. Plutôt du côté de Bayrou ou avec le Front de Gauche ? C’est l’un ou l’autre. Les électeurs socialistes vont devoir trancher cette question aussi. C’est un des enjeux du premier tour à gauche. »

      JDD : La ligne de Hollande que vous qualifiez de « sociale-centriste » est-elle conciliable avec la vôtre ?

      JLM : « C’est une autre paire de manches. C’est avec François Hollande à sa tête que le PS s’est aligné sur le Parti Socialiste Européen et le « Oui » à l’Europe libérale. Il enrobe de bons mots et de petites blagues une obstination sociale-libérale depuis ses textes de 1983. Pourtant la gauche gagne les élections quand elle est sur une ligne de gauche et elle les perd quand elle est sur une ligne centriste. A présent, à gauche, pourquoi choisir pour entrer dans la saison des tempêtes, un capitaine de pédalo comme Hollande ? Je suis candidat pour que la gauche l’emporte mais pour changer pour de bon l’avenir. »

Flux RSS des commentaires de cet article.