4 réflexions au sujet de « Pierre Moscovici invité de RTL »

  1. A 63% les Français désapprouvent l’accord sur le désaccord. Pire, 71% des sympathisants PS souhaitent son retrait ! Qu’est-ce que cela sera quand tout le monde aura effectivement lu et compris cet accord qui après le paragraphe MOX semble être truffé de perles comme (je cite Le Parisien) ce curieux passage sur l’ONU que certains dirigeants socialistes semblaient découvrir. « Ça n’avait même pas été suggéré », estime ainsi l’un des négociateurs du groupe de travail sur l’international. Pierre Moscovici, le directeur de campagne de François Hollande, a tenté d’éteindre l’incendie en précisant qu’il n’était « pas question de remettre en cause le statut de membre permanent de la France au Conseil de sécurité ni son droit de veto ».

  2. Monsieur
    Tout à fait d’accord avec l’intervention de « HAYE » du 24 novembre 2011. qui souligne votre vocabulaire.
    Comme Cécile Duflot, vous n’avez aucun respect pour notre pays qui est la France. Vous ne souhaitez que battre « un Président ».
    N’oubliez pas qu’il est toujours le Président de tous les Français, ne vous en déplaise.
    Par ailleurs, vous parlez comme si vous étiez déjà Premier Ministre.
    Outre vos ambitions, Cécile Duflot et vous même, vous défendez un programme que vous savez totalement inapplicable et irresponsable. Sur quelle planète êtes-vous ?
    Mais que dire maintenant vous concernant personnellement:
    -d’un cujé de campagne au loyer faramineux tandis que vous reprochez le « bling bling » ailleurs.
    – de cet accord, listant les désaccords « verts » aboutissant juste à un parachutage et rien de plus; c’est de l’arrivisme, ni plus, ni moins et la récompense serait que, cette législative là soit perdue.
    – il ne suffit pas de critiquer; il faut agir et le PS en ce moment ne montre que des sottises qui risquent de vous coûter ce que vous croyez être acquis. La dernière en date étant le Sénat; vous ne pensez pas que les Français sont suffisamment divisés pour en rajouter une couche. Vous proposez, puisque c’est seulement le Sénat, et ensuite vous reprochez à notre Président de se prononcer sur le sujet? Seriez-vous, comme beaucoup le disent désormais, l’incarnation de la pensée unique? Vous êtes décidemment totalement suffisant et bien peu rassurant.
    Soyez un peu plus humble, comme la majorité de nos concitoyens et adoptez un langage respectueux, le seul que peut comprendre une véritable démocratie.
    Vous risquez fort d’être « l’arroseur arrosé….. » !!!!

  3. Monsieur
    Mon intervention ne concerne que la « forme »
    Mais par pitié quand vous parlez de la FRANCE évitez de dire : « ce pays »* « ce pays » est le votre , respectez le donc en disant: la France – Notre Pays – mon Pays – la République française….Etc
    Même chose pour son Président: on ne dit pas « ce président » mais « le Président »…. en son temps il fut choisi par une majorité de Français….
    Vous prétendez être un démocrate, (ce que je pense!!) évitez de tomber dans ce « piège » navrant.
    Merci de tenir compte de cette remarque, j’ai trop de respect pour MON pays que j’ai servi 35 ans pour ne pas être consterné par votre manière de vous exprimer.
    * intervention sur RTL du 24/11 au moins 4 fois…..

  4. POUR UN VRAI PROGRAMME :
    La re-industrialisation de nos pays, dont on parle tant, ne saurait se faire, si elle se fait, qu’avec un sérieux changement des règles du jeu. Il sera même déjà difficile de stopper la dégradation !

    PARCE QU’ON NE PROTÈGE PAS NOS INNOVATIONS…
    ET QU’ON ABANDONNE L’EXPLOITATION À LA MONDIALISATION !
    A quoi cela sert-il d’éduquer nos jeunes jusqu’au Doctorat ès Sciences, si c’est pour en laisser les fruits aux hommes d’affaires chinois exploitant leurs congénères ?
    Ainsi Alcatel, qui avait bénéficié d’innovations de la recherche publique (CNRS, UNiversité, etc.) est aller les porter en 2002 à des bureaux d’étude en Chine, après avoir divisé ses propres effectifs par deux !
    C’est aussi vrai des Etats-Unis dont les universités, notamment de la côte ouest, sont envahis d’asiatiques envoyés par leur pays pour y « pomper » les résultats scientifiques et technologiques, et violer les brevets !

    Qu’on me comprenne bien:
    La Mondialisation à long terme ne peut être qu’un bien pour tous les peuples actuellement défavorisés. Mais la transition doit se faire avec équité si l’on ne veut pas habiller Paul en déshabillant Jacques !
    On voit bien, en cas d’aggravation de la crise, en quoi nos populations largement urbanisées d’aujourd’hui n’auraient plus, comme en 39-45, la possibilité de s’appuyer sur les campagnes, ou même d’un retour à la condition du tiers-monde. La transition serait catastrophique, car tout (transports, télécommunications, énergie, information, etc.) fonctionne aujourd’hui sur des schémas irréversibles qui rendent vulnérable au moindre retour en arrière.
    Dans le même ordre d’idées, un « défaut » européen serait plus meurtrier qu’on ne semble le penser… en envisageant ce scénario d’un coeur léger.
    Si l’Argentine a pu s’en relever exceptionnellement vite, c’est qu’il s’agissait d’un pays à surplus alimentaire fortement exportateur.
    Dans une moindre mesure, c’est aussi le cas de l’Europe du Sud, mais gare à la crise généralisée pour la Grande-Bretagne et l’Irlande qui ont connu dans le passé la famine pour moins que ça !

    A l’inverse, on comprend le parti-pris du rentier spéculateur ou du banquier « engagé » (Peyrelevade) qui profite du système: n’étant pas au nombre des producteurs, mais de ceux qui en profitent, leur intérêt objectif est de pouvoir déplacer leurs mises pour maximiser leurs gains dans un « level playing ground » sans obstacle, c’est à dire exempt de toute régulation et de toute implication publique.

    Ainsi, Peyrelevade, qui nous revient d’Afrique (du Nord) pour une chasse (au contrat) reprend-t-il sa rangaine sur son blog « La refondation du capitalisme »:
    « Les propositions de François Bayrou ne sont pas démagogiques, c’est le moins qu’on puisse dire. Et je pense que François Hollande, que je soutiens, est lui aussi lucide. Il sait que le défaut de compétitivité de l’économie française est un défi immense. Quel projet proposera-t-il pour y répondre ? J’attends de voir. »
    Mais le conseiller scientifique à Terra Nova ne perd pas son temps, et livre à François Hollande ses réflexions de conservateur libéral (si,si, ça existe!) infiltré depuis longtemps à gauche:
    ON CROIRAIT ENTENDRE UN DISQUE RAYÉ !
    Les mêmes contre-vérités sont répétées à satiété, les unes après les autres:

    1/ « Il faut que les salaires non pas diminuent mais augmentent moins vite que la productivité… Or c’est le contraire qui se passe depuis dix ans. »
    Totalement faux:
    Cf la courbe 2 de la référence ci-dessous (concernant la France) que l’on retrouve partout, sous diverses formes… http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3010
    On y voit les salaires brutalement décrocher au « tournant de la rigueur » de 82.
    Car 1982, c’est le moment du “don Delors” au patronnat, celui de la desindexation des salaires sur les prix…et donc sur la productivité.
    Le ministre en question s’en félicitera plus tard en ces termes:
    ” Nous avons obtenu la suppression de l’indexation des salaires sans une grève ! ” (Cité in Jean Lacouture et Patrick Rotman: Mitterand, le roman du pouvoir, Seuil, 2000)
    Les salaires ne purent jamais reprendre la même progression que leur productivité, ce dont l’auteur se félicitait il y a peu, dans son avant-dernier livre
    « L’erreur historique », publié en août 2008:
    “C’est ainsi que fut pris le virage de politique économique de Juin 1982, puis mars 1983, vers ce que Lionel Jospin, alors premier secrétaire du parti socialiste, crut bon d’appeler la parenthèse de la rigueur, commettant ainsi une erreur de forme et de fond…” (p.151)
    “De 1982 à 1984, le taux de croissance de l’économie française fut divisé par deux (de 2,4 à 1,2%)… Simultanément, en 1983 et 1984, le pouvoir d’achat des ménages subit une légère diminution (-0,1 puis -1,1%), ce qui était conforme à la politique suivie.” (p.156-157)
    Autrefois, sur ce blog, l’auteur s’évertuait à justifier comme un fait inévitable ce type de décrochage en baisse qu’il avait, en fait, contribué à provoquer…
    Aujourd’hui, non seulement il en nie l’existence, mais prétend contre toute évidence chiffrée que c’est dans l’autre sens !

    2/ « Le problème s’est aggravé avec les 35 heures qui ont été imposées à l’économie française par un acte législatif »
    Des évaluations réalisées par la DARES au début des années 2000, concluent cependant que les entreprises qui se sont engagées les premières dans la réduction du temps de travail étaient plutôt plus dynamiques que les autres et qu’elles ont créé en deux ans 9 à 12 % d’emplois en plus que les autres. La Dares concluait donc que la réduction du temps de travail a été massivement créatrice d’emplois (presque 200 000 emplois créés à la mi-2000).
    (cf Wikipedia sur le temps de travail)

    3/ « les capacités de notre appareil de production ont perdu en compétitivité…
    Sur l’ensemble de sa vie professionnelle, l’Allemand travaille plus que nous. »
    La compétitivité n’a rien à voir avec la longévité du travailleur (bien au contraire!). Ce qui compte, c’est son coût global, y compris l’amortissement des prestations sociales et de l’imposition:
    Or, selon un rapport de de la Sécurité Sociale de 2010 (ccss201006):
    LE COÛT DU TRAVAIL EN ALLEMAGNE RESTE NEANMOINS PLUS CHER QU’EN FRANCE !
    Je cite : « Le salaire annuel brut moyen des salariés travaillant à temps plein dans l’industrie et les services est largement plus élevé en Allemagne qu’en France (43 942 € en 2008 contre 32 826 €, soit une différence de 34%). L’écart se réduit mais reste substantiel au niveau du coût du travail annuel par salarié (52 458 € contre 46 711 €, soit 12%). Il est sensiblement plus faible, en restant positif, pour le revenu net après impôt (25 167 € contre 23 694 €, soit 6%).
    Le niveau supérieur du salaire moyen et du coût annuel du travail en Allemagne ne semble pas être justifié par une productivité supérieure du travail et n’est que partiellement lié au nombre d’heures travaillées. »

    4/ « Il faut sortir d’une économie de la consommation pour entrer dans une économie de production. »
    Rester sous l’euro-mark actuel, c’est s’offrir en marché captif à l’Allemagne qui a investi dans l’économie anti-keynésienne de la sous-consommation intérieure:
    Sa balance commerciale est largement excédentaire, alors que la notre est déficitaire. Pourtant, le PIB par tête (et donc le revenu par tête) ainsi que la croissance sont les mêmes depuis des années ! Où passe la différence ? En consommation intérieure réduite (ce pourquoi LIDL est allemand), avec une population où il n’y a pas de SMIC, et où 8 millions de plus ont récemment basculé sous le seuil de pauvreté…
    Mais évidemment, pour les banquiers qui appartiennent à une classe qui perd de vue l’objectif de l’économie réelle et de la société, la pauvreté qu’importe !
    Ils n’osent pas encore nous dire « vive la Chine », mais ils devraient: la Chine, elle, conjugue une monnaie volontairement faible avec l’anti-keynesianisme, de sorte qu’elle est largement excédentaire vis à vis de l’Allemagne, avec beaucoup plus de pauvreté et… d’inégalités !

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