Nouvelle étape

2011 s’achève, et avec elle la « drôle de campagne » entamée depuis le verdict des primaires socialistes, le 16 octobre. Avec l’arrivée de 2012, va s’engager, dès les premiers jours de l’année qui vient, une nouvelle étape, celle de la confrontation politique décisive qui, 4 mois plus tard, conduira à l’élection d’un nouveau Président de la République. Avant de couper quelques jours – pour dormir, lire, réfléchir, accumuler des forces – je veux revenir sur ce passage.

Nos primaires ont trouvé leur public, rencontré un succès imprévu – personne, en vérité, n’attendait trois millions de votants – leur vainqueur enfin : François Hollande, que j’ai soutenu

Quelle année politique incroyable, pour les socialistes, que 2011 ! Il y a un an, la candidature de Dominique Strauss-Kahn paraissait sinon imparable, du moins vraisemblable, nos primaires, encore dans les limbes, suscitaient le scepticisme, les challengers – à l’exception de François Hollande – n’étaient pas légion. Une étrange course de lenteur semblait s’être engagée, chacun jouant à « attendre le retour » du favori, avec agacement parfois, avec impatience souvent, avec stoïcisme aussi. On sait dans quelles circonstances ce scénario – dont la vraisemblance ne se vérifiera jamais – s’est fracassé. Nos primaires sont sorties du schéma possible de la confirmation, leur caractère décisif et indécis s’est affirmé, une véritable campagne s’est déroulée, avec ses protagonistes, divers et talentueux, avec ses thèmes – le nucléaire, la culture, l’éducation, la maîtrise des finances publiques, la mondialisation… – avec ses débats. Elles ont trouvé leur public, rencontré un succès imprévu – personne, en vérité, n’attendait trois millions de votants – leur vainqueur enfin : François Hollande, que j’ai soutenu. De surcroît elles ont débouché, instantanément, sur le rassemblement, qui nous avait manqué en 2006. Bref elles furent, de bout en bout, un succès, et nous ont alors placé dans un état de grâce puissant et précoce.

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Mise au point

Un contributeur du site Internet Atlantico a publié, il y a quelques jours, un article sur une offre de stage postée sur le portail de Sciences Po Paris. Je n’ai pas souhaité sur le moment commenter les insinuations mensongères et malveillantes contenues dans ce billet, qui prétendait, parce que l’annonce mentionne un défraiement pour le stage, que celui-ci ne serait par rémunéré. Il me semble maintenant utile de préciser les choses et de rétablir la vérité.

Comme tous les députés, j’ai un collaborateur parlementaire, en l’occurrence une assistante, qui tient, à mes côtés, mon bureau de l’Assemblée nationale. C’est elle qui suit mon activité quotidienne de parlementaire. Je propose régulièrement aux étudiants de Sciences-Po Paris – où j’enseigne depuis de nombreuses années en mastère Affaires publiques – mais aussi d’autres écoles et universités, d’effectuer un stage dans le cadre de leurs études à mes côtés. La plupart du temps, celui-ci se fait entre la 4e et la 5e année, période dans laquelle ils ont l’opportunité de faire des stages pour découvrir les métiers qui les intéressent.

Ces stages sont temporaires, de trois à six mois. Les étudiants ont l’occasion de découvrir ce qu’est le quotidien d’un parlementaire, ils ont donc accès à la totalité de mon activité de député, dans la plus grande transparence. Pour cela, ils sont intégrés dans le fonctionnement du bureau parlementaire. Il est arrivé, en outre, que ces stages débouchent sur des embauches, dans mes équipes.

Ces stages sont bien évidemment rémunérés, au-dessus du montant légal mensuel. Pour les commentateurs qui ont colporté ces rumeurs fallacieuses, je rappelle que cette rémunération est légalement une « indemnité », et qu’il convient donc d’utiliser le terme de « défraiement ». Je m’étonne d’ailleurs qu’Atlantico ne publie pas le montant des indemnités de ses propres stagiaires, mais également de ceux engagés auprès des députés de droite, à titre informatif bien évidemment.

Cet épisode serait risible s’il n’était pas révélateur des méthodes d’une droite prête à tout. Pour mieux cacher ses échecs, l’UMP cherche à créer le buzz par de la désinformation et du matraquage. Il suffit pour cela de consulter la liste de ceux qui ont repris sans vérification l’article sur twitter. Cela augure mal de la campagne de Nicolas Sarkozy qui se voulait un Président irréprochable. Je ne voulais pas, quant à moi, laisser davantage courir de tels bruits et salir ma probité.