Dans les médias

Étriqué

Catégorie : Actualité,Europe / International,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 02/12/2011 à 15:55

Impossible, aujourd’hui, d’échapper au « discours de Toulon » de Nicolas Sarkozy, qui a saturé l’espace médiatique, squatté les écrans, envahi les commentaires de la presse. Il s’agissait d’une gigantesque opération de communication, cela n’a échappé à personne, mais aussi d’une profession de foi du candidat Sarkozy, non dénuée de sens. Je veux y répondre.

Je le redis ici – ce n’est pas anecdotique, mais sérieux et même grave – il est inacceptable que le premier responsable français fasse ainsi campagne, aux frais du contribuable, au mépris des lois sur le financement de la vie politique

Une évidence, d’abord, ce fut un discours de campagne, autant et plus qu’une intervention de chef de l’Etat. Nicolas Sarkozy est certes encore Président de la République pour cinq mois, il fait désormais à peine semblant d’incarner l’intérêt général et de respecter la discipline qu’impose sa fonction. Je le redis ici – ce n’est pas anecdotique, mais sérieux et même grave – il est inacceptable que le premier responsable français fasse ainsi campagne, aux frais du contribuable, au mépris des lois sur le financement de la vie politique – fort peu appliquées il est vrai s’agissant de l’élection présidentielle, comme l’a confessé hier un ancien membre du Conseil constitutionnel à propos de la validation des comptes de campagne d’Edouard Balladur en 1995. C’est à la fois une indécence, une injustice et une illégalité. Les Français, j’en suis sûr, n’en sont pas dupes, et ne l’apprécient pas. Pour ma part, j’ai été mal à l’aise de voir cette salle peuplée uniquement de militants UMP, au garde à vous, écouter un candidat critique, caricaturer la gauche sur les deniers publics. Ce n’est pas l’image que je me fais de la France et de notre République.

Toulon 2 montre l’ampleur des échecs, des approximations, des mensonges du candidat-Président.

Nous avons aussi assisté à un discours d’aveu, ou de reniement. Quelle drôle d’idée, au fond, d’être revenu à Toulon, où Nicolas Sarkozy avait prononcé, en 2008, un discours « de vérité » face à la crise, qui s’est avéré être une supercherie ! Toulon 2 montre l’ampleur des échecs, des approximations, des mensonges du candidat-Président. Celui-ci avait alors annoncé la sortie de crise et le retour de l’Etat : nous entrons en récession, et le marché triomphe, le capitalisme sans règles domine. Il avait promis la moralisation du capitalisme financier, celui-ce ne connait aucune limite : les bonus sont toujours là, les traders fous prospèrent, les agences de notation sanctionnent toujours sans contrôle. Il avait annoncé une fiscalité écologique : il y a renoncé. Il avait promis de refuser l’austérité et de partager justement les efforts : la rigueur extrême est là, et la justice sociale et fiscale n’est pas. En vérité Nicolas Sarkozy a eu tort de revenir sur les lieux du crime : il a ainsi signé sa faute.

Nicolas Sarkozy était, hier soir, loin, très loin des Français et de leurs préoccupations. Lequel d’entre eux pouvait trouver un écho à ses inquiétudes, une perspective pour ses enfants, une solution à ses problèmes – le chômage qui frappe, le pouvoir d’achat qui stagne, l’industrie qui décline, la protection sociale qui s’érode – dans ce discours abstrait, glacé, promettant seulement l’austérité ?

Fut-ce un discours historique ? J’en doute, je ne le crois vraiment pas en fait. Le candidat sortant a voulu se montrer présidentiel, sa posture était calme, son débit plus lent qu’à l’accoutumée, il s’est gardé d’effets oratoires – on sentait au moins autant la patte du sage secrétaire général de l’Elysée, ancien du Trésor, Xavier Musca, que du « serial writter » aux accents séguinistes, Henri Guaino. Posant en majesté au dessus du drapeau français, et pour faire bonne mesure du drapeau allemand, il a cherché à donner une image de force, de sérénité. Bref, la communication régnait en maître dans cette opération. Pourtant, un je-ne-sais-quoi m’a gêné, j’y ai réfléchi et je l’ai défini : Nicolas Sarkozy était, hier soir, loin, très loin des Français et de leurs préoccupations. Lequel d’entre eux pouvait trouver un écho à ses inquiétudes, une perspective pour ses enfants, une solution à ses problèmes – le chômage qui frappe, le pouvoir d’achat qui stagne, l’industrie qui décline, la protection sociale qui s’érode – dans ce discours abstrait, glacé, promettant seulement l’austérité ? Poser la question, c’est y répondre : Nicolas Sarkozy se parlait en fait à lui-même, et de lui-même.

il s’agit désormais de « travailler plus pour ne pas gagner moins », autrement dit de l’obsession de défaire les 35 heures sans augmenter les salaires.

Sur quoi, en effet, débouche la péroraison sarkozyste ? On n’en retiendra, au fond, que trois choses. D’abord, que les promesses de 2007 sont définitivement enterrées – à dire vrai, on s’en doutait – et que le nouveau monde, la nouvelle étape offerts par le candidat UMP n’ouvrent pas d’autre espoir que l’austérité pour l’éternité. En 2007, l’ancien ministre de l’Intérieur de Jacques Chirac mettait en avant la « valeur travail » – c’était le fameux « travailler plus pour gagner plus ». Aujourd’hui, il parle toujours du travail, mais son ambition est dégradée – il s’agit désormais de « travailler plus pour ne pas gagner moins », autrement dit de l’obsession de défaire les 35 heures sans augmenter les salaires. Nicolas Sarkozy a aussi proposé la réunion d’un « sommet social » en janvier. Je ne vois pas, en vérité l’intérêt autre qu’électoral de ce rendez-vous, consenti par un Président en fin de course, privé de toute crédibilité, sans grain à moudre. Les organisations syndicales décideront de l’attitude qu’elles doivent tenir. En toute hypothèse, ce ne peut être qu’un sommet sans perspectives, sans vraie légitimité, en bref un sommet de dupes.

Pour autant, s’il est nécessaire et même indispensable, le tandem franco-allemand n’est pas suffisant, il ne saurait être exclusif : là est l’erreur de Nicolas Sarkozy. L’Europe a une ambition, une visée plus vaste, celle d’unifier les peuples à l’échelle du continent, d’y promouvoir un modèle économique, culturel, social, environnemental, original.

Reste la grande affaire : le « grand dessein européen » de Nicolas Sarkozy. Pour moi, il se définit d’un mot : étriqué. L’Europe du candidat sortant, pour résumer, c’est une union franco-allemande cimentée par un traité d’austérité. Cette vision est, pour moi, erronée sur bien des points. Un mot, d’abord, sur le couple franco-allemand. J’y suis attaché, et je demande qu’à gauche on se défie de la moindre expression qui réveille un sentiment anti-allemand que l’histoire a banni, dont elle a montré la nocivité. Hors de la bonne entente entre la France et l’Allemagne, il n’est point de salut en Europe : le binôme que nous formons est aujourd’hui comme hier, aujourd’hui plus qu’hier peut-être, le moteur, le ciment de l’Europe. François Hollande le sait, il en est convaincu, il en parlera d’ailleurs dès dimanche à Berlin, au Congrès du SPD, dont il est l’invité. Pour autant, s’il est nécessaire et même indispensable, le tandem franco-allemand n’est pas suffisant, il ne saurait être exclusif : là est l’erreur de Nicolas Sarkozy. L’Europe a une ambition, une visée plus vaste, celle d’unifier les peuples à l’échelle du continent, d’y promouvoir un modèle économique, culturel, social, environnemental, original. Elle ne peut se confiner à un tête à tête de puissances « AAA » – au demeurant inégales – enfermées dans un dialogue intergouvernemental. Ce serait une formidable régression : je ne l’accepte pas.

Le nouveau traité européen proposé par Nicolas Sarkozy à Angela Merkel est-il enfin, la pierre philosophale ? Non, je ne le crois pas, je pense même tout le contraire. D’abord parce que ce traité sera, s’il voit le jour, exagérément restreint. Il s’agit en fait d’une idée allemande, ou plutôt pour être précis d’une idée des conservateurs allemands, de la CDU/CSU d’Angela Merkel, destinée à satisfaire l’obsession de la stabilité chère à son électorat. Le projet de la Chancelière est clair, elle l’a explicité ce matin lors d’un discours au Bundestag : elle souhaite une « union budgétaire », une « union de la stabilité » dont l’élément central sera un plafond d’endettement. Nicolas Sarkozy fait sienne cette conception, parce qu’il est faible et parce qu’il a affaibli la France : il suit, Madame Merkel décide. Cette relation déséquilibrée n’est pas porteuse de sens et d’avenir.

C’est pourquoi je crains que cette initiative, loin de rassurer, ne nous fasse perdre du temps et qu’elle ne soit rejetée : la judiciarisation de l’Europe, le contrôle par la Cour de justice de nos politiques budgétaires n’est pas acceptable pour la France, ni j’en suis sûr par beaucoup de nos partenaires.

Je ne crois pas, ensuite, à la nécessité d’un tel traité. Pour avoir été ministre des Affaires européennes à l’époque du traité de Nice, membre de la Convention européenne, puis vice-Président du Parlement européen à l’occasion du débat sur le TCE, je sais d’expérience, que la ratification d’un traité est un processus long, complexe, qui divise. C’est d’autant plus vrai dans la situation présente, où personne ne sait s’il s’agit d’un traité de l’Union à 27 – ce qui est la conception de nos voisins extérieurs à l’euro – à 17 – c’est l’idée d’Angela Merkel – ou à quelques uns – ce que semble vouloir Nicolas Sarkozy. Cela ne répond pas, en vérité, à l’urgence du moment : la sortie de la crise économique et financière par le haut, qui suppose une Europe volontaire et pas une Union punitive. C’est pourquoi je crains que cette initiative, loin de rassurer, ne nous fasse perdre du temps et qu’elle ne soit rejetée : la judiciarisation de l’Europe, le contrôle par la Cour de justice de nos politiques budgétaires n’est pas acceptable pour la France, ni j’en suis sûr par beaucoup de nos partenaires.

Au final, je trouve donc le discours de Toulon à la fois étriqué et anxiogène, pour tout dire à côté de la plaque. La solution réside davantage dans le pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance proposé par François Hollande à Bruxelles, qui suppose entre autre l’octroi à la BCE d’un rôle de prêteur en dernier ressort – qu’elle s’apprête d’ailleurs à exercer – la mise en place d’euro-obligations et une initiative de croissance européenne. C’est cette thèse qu’il va développer à nouveau à Berlin, avec le projet d’une relation franco-allemande à la fois forte et équilibrée. C’est cette vision dont les Français ont besoin. Il ne faut pas, vraiment, qu’il y ait un Toulon 3. Pour cela, l’alternance en 2012 est un impératif catégorique.

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58 commentaires

  • Monique dit :

    SOURCE Par Ben Peri http://www.benperi.eu
    http://www.scribd.com/doc/56276258/La-Mondialisation

    LE COURONNEMENT DE NOTRE POLITIQUE
    Somes-nous fiers de notre stratégie ?Et bien : Oui, je peux vous dire que les sages de Sion en sont très fiers, et vous aussi avez tous motifs d’être fiers à votre tour,pour nous avoir permis de réussir cet exceptionnel challenge.La salle exulte, les applaudissements fusent, certains poussent des cris de triomphe en gesticulant, qui se transforme en un gigantesque brouhaha, pendant que le thème des cœurs de Tannhäuser de Richard Wagner emplit la salle !Après de longues minutes, une fois le calme revenu, SalomonHerzl poursuit : – Voilà, nous sommes maintenant à la croisée des chemins, il ne nous reste plus qu’à attendre… Un peu de patience et nous entrerons, et vous entrerez avec nous, dans notre royaume par la grande porte.La salle est en ébullition et gronde d’entendement. Il faudra de longues minutes avant qu’elle ne retrouve le calme.Puis, affichant ce que l’on pourrait prendre pour un sourire forcé de ses lèvres décharnées et avec un regard d’aigle acéré, Salomon Herzl, qui apprécie particulièrement sa maîtrise des participants, enchaîne :- Je n’en connais pas un qui aimerait être traité de la façon dont nous traitons les « combattants ennemis ».- Les regards se sont instantanément figés et un lourd silence a envahi la salle.…/…

    TOUS LES PAYS SONT EN FAILLITE
    Il devient paternel et protecteur lorsqu’il avance :- Vous comprendrez que les manigances économiques, que nous avons imposées aux états, ne sauraient être utilisées que par nous ,et dans le but de suivre notre agenda pour la conquête du monde.- N’importe quel type de prêt provoque l’infirmité d’un État. Les prêts pendent comme des épées de Damoclès au-dessus de la tête des dirigeants, qui au lieu de prendre le nécessaire auprès de leurs sujets par une taxe temporaire viennent alors, suppliants – mais aussi conscients des commissions qu’ils touchent – manger dans la main de nos banquiers. Les prêts à des états sont des sangsues dont il est impossible de se débarrasser jusqu’à ce que l’État tombe de lui-même, ou bien s’en débarrasse. Mais aucun état Goy ne s’en est jamais débarrassé. En bons politiciens, ils insistent toujours dans cette fuite en avant qu’ils jugent salutaire avec cette constante arrière-pensée :
    « Et après moi le déluge… »
    , ils insistent toujours……/…
    LES ÉTATS RENONCERONT BIENTÔT A LEUR SOUVERAINETÉ
    Le jour où ces pays passeront devant la « commission de surendettement » que nous leur imposerons, nous serons impitoyables… Nous n’effacerons leurs dettes qu’à la seule condition d’un renoncement formel à la souveraineté de leurs pays au profit de notre Gouvernement Mondial.Ce jour sera notre couronnement suprême, car les peuples ne pourront plus jamais revenir en arrière.…/…
    Post-scriptum Ce serait une folie de laisser les destinés du monde entre les mains d’un « Syndicat du Crime », dépourvu de toute éthique et de toute humanité, qui depuis deux siècles n’a cessé de prouver de quoi il était capable, et dont l’objectif exprimé est de diriger le monde par la force brutale d’un gouvernement despote, et dont les plans incluent la réduction de la population mondiale, de plus 6 milliards d’individus…
    Autant agir quand il est encore temps… Et agir, c’est voter pour reprendre en main nos démocraties et envoyer à la retraite anticipée tous les politiciens qui depuis des lustres ont fossoyé nos démocraties. J’espère de tout mon cœur que ce livre vous aura au moins appris pourquoi il faut voter, mais surtout pour qui ne surtout plus jamais voter, car une fois déchus de leurs mandat sélectoraux, ils ne toucheront plus les subsides du « cartel du crime ».Suite sur le site

  • RIONSUN PEU dit :

    Quelques citations de nos hommes politiques!!!réelles ces citations.N’y voyez pas autre chose qu’un moment de détente mais qu’ils sont dés fois trés marrants

    ** »Même en avion, nous serons tous dans le même bateau »** **Jacques
    > Toubon**
    > > **
    > > *
    > > * « Voici que s’avance l’immobilisme, et nous ne savons pas comment
    > l’arrêter »** **Edgar Faure**
    > > *
    > > * »Saint Louis rendait la justice sous un chêne. Pierre Arpaillange la
    > rend comme un gland » **André Santini*
    > >
    > > * « * *Je me demande si l’on n’en a pas trop fait pour les obsèques de
    > François Mitterrand. Je ne me souviens pas qu’on en ait fait autant pour
    > Giscard »** **André Santini**
    > > *
    > > * « La meilleure façon de résoudre le chômage, c’est de travailler »**Raymond
    > Barre**
    > > *
    > >
    > > * « Il est plus facile de céder son siège à une femme dans l’autobus qu’à
    > l’Assemblée nationale »** **Laurent Fabius*
    > >
    > > * « Villepin fait tout, je fais le reste »**Renaud Muselier*
    >
    > *
    >
    > « Cette semaine, le gouvernement fait un sans-faute; il est vrai que nous
    > ne sommes que mardi »François Goulard
    > >
    > > « Il doit bien rester un angle de tir pour la paix »Bernard Kouchner
    > >
    > > « Mamère Noël est une ordure »Michel Charasse
    > >
    > > « La moitié du nuage d’ozone qui sévit dans la région parisienne est
    > d’importation anglaise et allemande »Roselyne Bachelot
    > >
    > > « C’est l’union d’un postier et d’une timbrée »Dominique Strauss-Kahn, à
    > propos de l’alliance LO-LCR
    > >
    > > « A mon âge, l’immortalité est devenue une valeur-refuge » Valéry Giscard
    > d’Estaing, reçu à l’Académie française
    > >
    > > « Je ne suis candidat à rien »Nicolas Sarkozy
    > >
    > > « C’est un texte facilement lisible, limpide et assez joliment écrit: je
    > le dis d’autant plus aisément que c’est moi qui l’ai écrit » Valéry
    > Giscard d’Estaing, au sujet du projet de Constitution européenne
    > >
    > > « C’est une bonne idée d’avoir choisi le référendum, à condition que la
    > réponse soit oui »Valéry Giscard d’Estaing, au sujet du projet de
    > Constitution européenne
    > >
    > > « Si Bush et Thatcher avaient eu un enfant ensemble, ils l’auraient appelé
    > Sarkozy » Robert Hue
    > >
    > > « J’étais partisan du non, mais, face à la montée du non, je vote oui »Manuel
    > Valls
    > >
    > > « Que l’on soit pour ou contre la Turquie, on ne pourra pas changer
    > l’endroit où elle se trouve »Michel Barnier
    > >
    > > « Les veuves vivent plus longtemps que leurs conjoints »Jean-Pierre Raffarin
    > >
    > > « Le pétrole est une ressource inépuisable qui va se faire de plus en
    > plus rare » Dominique de Villepin
    > >
    > > « Même quand je ne dis rien, cela fait du bruit » Ségolène Royal:
    > *

  • H-aussicourt dit :

    Le type même de l’erreur évidente de raisonnement :

    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/219444;sarkozy-et-son-discours-de-toulon-chevenement-peut-retirer-sa-candidature.html

    Ainsi, selon le NouvelObs, le discours de Toulon 2 de la part de Sarkozy aurait annéxé l’aspect intergouvernemental européen cher à Chevènement, ce qui rendrait sa candidature inutile…
    Quelle erreur !
    Si plus personne à gauche n’est là pour représenter cette fibre nationale, fort répandue dans une large partie de l’électorat, celle-ci ira grossir le flot de ceux tentés de faire confiance au « Sarko nouveau qui est arrivé », de préférence au « capitaine de pédalo » qui continue son train-train d’européiste béat sans voir ce qu’a vu Sarko: l’opinion est ulcérée, plus encore qu’en 2005, contre cette Europe des financiers et des technocrates dans laquelle s’est engluée la France !
    L’europe des nations revient en force depuis que l’affrontement sur l’euro, la dette et la BCE, est total avec l’Allemagne. On a tous vu Merkel à la télé, martelant du poing son pupitre (Nein, Nein!) devant son public allemand pour bien signifier que l’Allemagne imposerait sa manière. Ce n’est pas la première fois dans l’histoire que cet entêtement allemand nous conduirait à la catastrophe…
    Entendre Hollande, dans ces conditions, dénoncer les « relents germanophobes » chez ceux qui en parlent, satisfait peut-être une poignée d’irréductibles européistes, mais témoigne qu’il a perdu tout contact avec les populations et l’électorat !
    Sarko, lui, se couche en bon caniche devant Merkel, mais il a au moins l’intelligence de faire croire le contraire.
    Tout ça sent son 21 avril à plein nez, d’autant que la date officielle prévue semble faite pour un pied de nez: après le 21…, le 22 avril !

    • Jean-pierre aussant dit :

      Voici quatre ans que je vis en Allemagne et je ne peux que confirmer les propos de Montebourg. Ce nationalisme allemand qui est d ailleurs plus un ressentiment historique chronique qu’un nationalisme prend sa source dans un énorme sentiment d infériorité. Contrairement a ce que beaucoup de français ignorant pensent, L Allemagne, n a pas de complexe de supériorité mais au fond un complexe d infériorités civilisationnel monstrueux par rapport a la France, complexe qui se manifeste quotidiennement dans ses medias par des articles toujours plus ou moins anti français (et pas seulement dans la presse populaire).Les Allemands se sécurisent comme ils le peuvent. Au fond l Allemagne ne pardonne pas a la France d avoir inventé il y a 200 ans, avec les lumières et la révolution, la démocratie moderne et cela a une époque ou elle-même n était encore qu’ une mosaïque de principautés ou l on ne parlait souvent même pas la même langue. Quasiment jusqu’ a l épopée napoléonienne ces principautés germaniques étaient pour la plupart francophiles. Bismarck a compris que la seule façon d unir l Allemagne, était non seulement une guerre contre la France mais aussi et surtout une diabolisation en profondeur de la France, cet amour de la France, il fallait l extirper du cœur des Allemands. Si les principautés germaniques étaient restées francophiles, Bismarck n n’aurait jamais réussi son coup. Non seulement le nationalisme Allemand mais l existence même de l Allemagne en tant qu’état unifie, par définition prennent leur source dans la satanisation de la France. Au fond il n’est pas faux de dire que sans la France il n y aurait pas eu d Allemagne. L hostilités par rapport a la France est pour les élites allemandes quelque chose de vital. Certes cette hostilité est souvent à lire entre les lignes, elle n n’est pas toujours frontale. (Apres tout les allies ont gagne la guerre et les tètes nucléaires se trouvent en France, il faut tout de même agir avec précaution)). Monsieur Westerwelle qui est en réalité le vrai patron en Allemagne (Au fond Madame Merkel n ose pas s imposer au diktat du FPD) en est la meilleure illustration. Monsieur Westerwelle qui des le début a mené une politique anti-française. Le paradis sur terre pour le ministre des affaires étrangères allemand serait un monde dans lequel l Allemagne et la Chine, fortes de leur économie, pourront contre l héritage des lumières et du christianisme, imposer leur diktat a l ensemble des nations. Cette Allemagne existe et Montebourg a raison de solliciter un peu plus de Realpolitik.

  • Léon_Botia dit :

    Petite info que j’ai fait suivre par mail à Montabourg

    Le 19 mai 2010, Yves Tréard du Figaro a écrit dans ce journal un billet intitulé « Merckel un Bismark en jupon »

    Faites le savoir

    • benoit16 dit :

      Le problème c’est que Thréard n’est qu’un journaliste.
      Alors que Montebourg est un responsable politique arrivé 3ème à la primaire et appelé à être ministre en cas d’élection de FH.
      C’est précisément ce genre de c… qui risquent de plomber cette éventualité.
      La droite ne s’y est d’ailleurs pas trompée.

      • H-aussicourt dit :

        Montebourg est assez intelligent pour comprendre qu’il y a moins à gagner dans un hypothétique placement derrière un Hollande déjà déprécié, qu’en gardant toute sa liberté de parole en vue d’un recours, le moment venu, après tout ce qu’aura loupé Hollande.
        En tous cas, ça nous change un peu du profil trop connu: pensée unique couleur de muraille, et action aux abonnés absents !

    • Amelle dit :

      Non mais, il ne faut pas tomber non plus dans le piège de la droite qui détourne le regard.

      Si demain un membre du SPD qualifie Sarko de Petit Napoléon (III parce que Bonaparte, il en est trop loin), en quoi ce serait francophobe?

      La droite ne sait ou ne veut pas répondre aux critiques suite au discours de Toulon, elle occupe les média avec une prétendu germanophobie, alors que je suis sure que eux même n’y croient pas une seconde.

  • H-aussicourt dit :

    LA RÉQUISITION SOUVERAINE MÉPRISÉE AU NOM DE L’EUROPE :

    Les banques centrales des pays continuent d’exister. Elles sont certes liées à la BCE et s’interdisent de procéder à toute création monétaire, mais il s’agit ici d’une interdiction légale qui met en jeu les lois nationales, et non pas d’une impossibilité technique. Il faudrait pour cela procéder à une réquisition des banques centrales (en France, de la Banque de France) pour une période temporaire.
    Dès lors, et sous le contrôle du ministère des finances, la Banque de France pourrait créditer le Trésor Public d’une somme importante, de 500 à 750 milliards d’euros. Elle le ferait par un simple jeu d’écriture, acceptant en échange des titres pour une somme équivalente et portant une rémunération de 0,5 %. Avec cette somme, le Trésor rachèterait en priorité les titres détenus par les non-résidents, ce qui aboutirait à faire baisser le poids des intérêts sur le budget.
    La réquisition existe dans notre droit. Cependant, il est illusoire de croire que l’on pourrait trouver un accord avant de passer à l’action. Il convient donc de procéder à cette réquisition. Les conséquences seront immédiates :
    1. On criera à la rupture des traités. Mais aucun moyen n’existe pour expulser un pays (et donc la France) de la zone euro. Quant à la faire condamner par la Cour de Luxembourg, il nous suffira d’annoncer que nous émettrons autant d’argent qu’il le faudra pour payer une amende.
    2. Ayant montré l’exemple, et l’inanité des mesures de rétorsion, il est certain que d’autres pays nous emboîteront le pas.
    3. L’effet inflationniste de ces mesures cumulées sera très faible, en raison de la récession qui domine en Europe.
    4. En revanche, cette création monétaire devrait faire baisser le taux de change de l’euro par rapport au dollar américain, ce qui pourrait apporter une bouffée d’oxygène bienvenue aux pays d’Europe du Sud et à la France.
    L’Allemagne serait alors mise devant le choix suivant. Elle pourrait décider d’accepter ce coup de force considérant que légalement le statut de la BCE n’a pas changé. Un sommet des pays concernés, où les règles pour fixer la quantité de monnaie à créer seraient déterminées, pourrait se tenir dans les semaines suivant cette décision. Si l’Allemagne n’accepte pas cette solution, la seule possibilité qui lui resterait serait de sortir de l’euro, en prenant le risque que la réévaluation du mark retrouvé se combine avec la tendance à la dépréciation de l’euro et aboutisse à un écart de taux de change de 40 % à 50 %, dont les conséquences seraient négatives pour l’industrie allemande. De plus, elle laisserait la France dans une situation favorable.
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/01/requisitionnons-les-banques-centrales_1611913_3232.html#ens_id=1611378

    Non seulement Sapir a raison, mais cette solution est déjà envisagée par d’autres (cf J Généreux dans son dernier livre avec Mélenchon).
    Le parti-pris sur « l’hyperinflation » de la monétisation directe est totalement infondé, vis à vis de la monétisation indirecte: cette dernière est plus inflationniste, car elle revient à récompenser la spéculation en ajoutant au passage des intérêts indus !
    AJ Holbecq a assez montré, sur son site PostJorion, l’effet délétère des intérêts cumulés qui finissent par représenter la seule motivation des dettes!

    L’Italie a pratiqué les deux monétisations (directe jusqu’en 1949 et indirecte ensuite). Je rappele que c’est est avec la monétisation indirecte des années 50 que la Lire s’est le plus dévaluée…
    En réalité, le non-dit dans tout cela est qu’il s’agit de pressions hégémoniques de la part des gros “détenteurs de monnaie”, c’est à dire banquiers et rentiers, pour éviter une “monnaie fondante” à leur détriment. Celle-ci fut le cas en France durant les trente glorieuses, ce qui permit aux jeunes ménages d’emprunter aisément et de se loger, au détriment des possédants vivant de leurs rentes et de leurs loyers!

    Il est temps de dénoncer cette légende de l’hyperinflation de la monétisation directe alors que la monétisation indirecte est plus inflationniste et plus dangereuse (cf P. Artus). Elle n’est défendue, comme beaucoup d’autres choses, que par les lobbies conservateurs des possédants et des financiers qui ont tout intérêt à en convaincre le vulgum pecus !

    La solution Sapir-Généreux-(Holbecq?) est la défense idoîne face à ces lobbies qui nous ont enfermé dans l’Europe de Maastricht – Lisbonne. En permettant de (ou incitant à) sortir, s’ils le veulent, les ordolibéraux allemands de cet euro monétisé, elle donne lieu à la solution “en douceur” que je préconisais:
    L’euro restant nominalement la monnaie des autres, c’est lui qui se verrait dévalué, mais avec précaution par les marchés… car c’est dans cette monnaie que leur serait remboursée la dette nominale ! Et aucune crainte de représailles par l’intérêt sur de nouveaux emprunts: avec la monétisation directe, il n’y en a plus !
    Tout cela montre bien que les solutions existent bel et bien. Pourquoi n’en entend-t-on pas parler, ou le moins possible? Parce que les lobbies libéraux font tout pour maintenir les peuples dans la pensée unique qui leur convient:
    chez nous c’est le PSUMP, outre-Rhin c’est le CDUSPD…

    • H-aussicourt dit :

      J’ajoute en conclusion (et support) de mon commentaire précédent:

      Qu’on arrête donc cette mauvaise querelle faite à la monétisation directe: la France, pour l’avoir utilisée durant toute la durée des trente glorieuses, s’en est mieux portée que l’Allemagne en termes de croissance, et que l’Italie lorsqu’elle a céssé, et ce malgré deux guerres à notre charge (Indochine, Algérie) durant cette période !
      A croire que seules des raisons d’intérêt supérieur… du colonialisme bénéficiaire aux mêmes ont pu convaincre ces derniers de l’utiliser pour (leur) bonne cause. Mais l’intérêt général, jamais!
      Ce fut pourtant le cas des grands projets de l’ère Gaulliste (l’Atome, l’Espace, avec le CEA, Concorde/Airbus, le TGV, etc.) que nos libéraux européens (Delors, Lamy, Strauss-Kahn, etc.) ont bien été incapables de relancer…
      Pire, ils en ont abandonné les fruits à l’Allemagne dans ce malheureux « deal » que fut EADS, avec la même erreur qu’aujourd’hui: surtout ne pas déplaire aux allemands…

      SOUVENEZ-VOUS DE LA PHOTO DANS LES JOURNAUX:

      A droite y figurent les deux naufrageurs de l’industrie aérospatiale française.
      Strauss-Kahn et Jospin.
      A gauche, aux dépens de la France, les trois bénéficiaires : le chancelier Schröder, Jünger Schrempp, président de Deutsch Aerospace et Jean-Luc Lagardère.

      Le gouvernement Jospin a cru bon, aux dépens de l’intérêt national, de faire deux somptueux cadeaux :

      – A J.L. Lagardère, en contrepartie d’une somme dérisoire, plus de 30 % du capital de la Société nationale Aérospatiale. L’Aérospatiale était en quelque sorte l’aboutissement des bureaux d’études qui avaient conçu et permis la commercialisation de la Caravelle, du Concorde, d’Airbus, mais aussi des Nordatlas, des Vautours, des hélicoptères, des engins balistiques et tactiques, des satellites, alors que la DASA n’était qu’un modeste sous-traitant mais qui, fusionné avec l’Aérospatiale bradée à Lagardère (Matra) et après privatisation, devait former EADS.

      – Aux Allemands la fusion accordait 30 % du capital, le gouvernement français n’en gardant que 15 % (et J.L. Lagardère également 15 %). Mais la nouvelle société possédait 80 % du capital d’Airbus, l’entreprise placée sous contrôle allemand par l’intermédiaire de la participation de Daimler-Chrysler, l’industrie automobile allemande devenant aussi aérospatiale. Autre cadeau partiel, EADS siégerait en Hollande et serait une société de droit hollandais, la France perdant le fleuron de ses « ex-activités » aérospatiales.

      L’affaire fut présentée comme une « victoire (française) nette et sans bavure » par le Nouvel Observateur (du 21 octobre 1999). Il fallait tromper les Français et leur faire croire au génie politique de leurs dirigeants alors que l’accord conclu à Strasbourg le 14 octobre 1991 est pour eux catastrophique. Elie Cohen, chercheur au CNRS, fut à peu près le seul, à avoir dit la vérité : « Le seul point fort de la spécialisation industrielle de la France, qui était l’aéronautique, est en train d’être bradé » (Libération). Mentant outrageusement, le Nouvel Observateur (daté du 21-27.10.1999) titrait ainsi son article : « Comment la France a raflé la mise », alors qu’en réalité, la mise c’était notre industrie aérospatiale qu’elle livrait aux profits du secteur privé et à une firme automobile allemande. Six ans plus tard, Pascal Aubert dans la Tribune (29 juin 2006) écrira que EADS, « cette magnifique entreprise est, en réalité, une pétaudière ».

      Le Nouvel Observateur, désireux d’amplifier encore sa dithyrambe, citait les propos naïfs et, depuis infirmés par les faits de Lionel Jospin : « (EADS) un outil puissant de la construction d’une Europe forte, solidaire et maîtrisant pleinement son avenir… (approuvant) le caractère équilibré de l’actionnariat, stable et de long terme, du nouveau groupe puissamment et durablement ancré à l’Europe ». Autant de stupides contre-vérités. Messieurs Lagardère et Bishoff se sont empressés de vendre une part de leurs actions tandis que Noël Forgeard cédait ses stocks options au bon moment et que les Britanniques cherchaient à vendre leur participation… Autant de témoignages de la « stabilité » de l’actionnariat » vantée par Lionel Jospin, avec D.S.K. pour complice.

      Pour la France et pour la soi-disant « construction européenne », l’accord créant EADS a de bien plus graves conséquences que la seule avidité financière et de carrière de ses dirigeants.

      – D’abord, n’ayant aucune idée des exigences d’une entreprise scientifique, technique et commerciale aérospatiale, les politiciens français se sont « fait berner » par leurs homologues allemands, mais ils ont mis sur pied une sorte de monstre politico-administratif qui ne pouvait aboutir qu’à l’échec : direction binationale, multiplication des niveaux de responsabilité, recours à un nombre trop élevé d’implantations industrielles, à une pléthore de sous-traitants de nationalité, de culture technique et de méthodes de travail différentes. Résultat : six années de chamailleries au sommet, de rivalités nationales, de spéculations financières douteuses, de coups bas dont l’affaire Clearstream n’a révélé que quelques aspects. Ceci au détriment de l’intérêt national délibérément bafoué.

      – La France détenait plus de la moitié du marché mondial des avions de combat, marché gagné au cours des années 50 et 60. Elle l’a totalement et irrémédiablement perdu au profit des matériels anglo-allemands et américains (F.16, F.18 hier, J.35 demain) : Coût : plus de 200.000 spécialistes et 2.000 ou 3.000 ingénieurs conduits à se « reconvertir » ou à relever de l’ANPE et disparition d’un fort potentiel de science et de technicité.

      – Si les bureaux d’étude de EADS ont mis cinq ans pour calculer et réaliser la prototype d’un avion de très gros tonnage (plus du double de celui des appareils antérieurement commercialisés), l’industrialisation du projet A 380 est un échec. Le calendrier des livraisons aux entreprises de transport aérien ne sera pas tenu ; il faudra indemniser les acquéreurs et subir le discrédit d’une firme à la direction équivoque, incapable de tenir ses engagements. Résultats : une « restructuration » de l’ensemble, euphémisme pour annoncer des économies sur l’emploi de la contribution d’EADS au chômage. La société d’entretien technique SOGERMA en a déjà été la victime, la contraction du nombre des sous-traitants en fera beaucoup d’autres. « L’outil puissant de la construction de l’Europe » de M. Lionel Jospin, en quenouille.

  • Hervé dit :

    Difficile en effet d’échapper au discours de Toulon. Le plus désolant est qu’il a un écho dans l’opinion. Surfant sur la vague catastrophiste qui règne aujourd’hui, Sarkozy réussit le tour de force de se présenter comme le plus apte à redresser la situation. Martelant le fait qu’il faut payer ses dettes, il s’ingénie à insinuer que la seule façon de payer ses dettes et d’imposer une cure de pauvreté à tout le monde.
    Enfin pas tout à fait tout le monde : pas question bien sûr de toucher aux profits et aux bonus de ceux qui ont le plus profité de l’inflation de la dette. La purge que Sarko nous propose est dans la grande tradition de la politique de droite : on prend dans la poche des classes moyennes, on précarise encore plus les plus démunis et on épargne les plus riches. La richesse créée dans ce pays est pourtant partagée entre les salariés et les actionnaires. Mais c’est au seul salariés de payer la note… Alors que les actionnaires des banques et des grandes entreprises ont profité bien plus que les salariés du « crédit gratuit » qui a alimenté notre économie pendant 10 ans.
    J’espère que le discours du Parti Socialiste et de François Hollande va se faire entendre sur ce sujet… tout comme sur celui de la réforme du traité européen !

  • Amelle dit :

    Sarko devrait aller au chevet du RER A demain.

    ESt ce que quelqu’un peux lui expliquer que ni Paris, ni les hauts Seine et encore moins l’Ile de France ne sont des annexes du jardin de l’Elysée ou de la lanterne, qu’ils ne sont pas la France, qu’ils n’y a dans ces territoires une multitude d’élus justement élus pour se charger du transport de leurs administrés, qu’il y a un ministre de transport chargé …Ben justement de transport.

    CE qu’on attend du président de la république en cette période c’est de trouver une solution au problème de la dette,une perspective pour l’emploi, une croissance et un moyen de diminuer le chômage et si possible pour tout les français et pas seulement les parisiens.

  • Paul dit :

    @ Julie dit  » J’y étais hier soir ! Franchement bravo ! ça requinque et il y avait plein de monde. Très convainquant en tous cas. Pour celles et ceux qui n’y étaient pas, ça vaut le coup de regarder et d’entendre. »

    http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/12/01/discours-de-jean-luc-melenchon-au-meeting-de-talence-33/

    Bonjour Julie ! Moi aussi j’y étais ! C’est vrai que ça fait réfléchir. Quand on voit ce qu’il se passe en Grèce, ça fait vraiment cogiter : http://www.dailymotion.com/video/xmpawn_temoignage-dimitri-assemblee-citoyenne-grabels_news

    • Villard dit :

      Fait ch… ce pauvre Melanchon,
      Il ferait mieux d’aider François Hollande à mettre un moteur Hors-bord sur son pédalo.

  • Garnier dit :

    Réquisitionner les banques centrales ! Quel est l’avis de François Hollande ?

    La France c’est aujourd’hui plus de 1600 milliards de dettes. C’est 50 milliards par an pour payer les seuls intérêts. Si les taux augmentent, ce qui est le cas aujourd’hui, ce seront 60, 70, 80 à 100 milliards d’intérêts annuels. Il faut que chacun comprenne que la dette n’est pas un excès de dépense mais une source de profits pour quelques uns.
    Aucun plan de rigueur ne pourra venir à bout de cette dégénérescence de l’économie européenne.
    Quel est le plan de nos gouvernants actuels ? Aucun ! Ne rien changer. Tuer les Etats pour les livrer aux prédateurs. La Grèce et l’Italie sont déjà tombées entre leurs mains. Demain, ce sera l’Espagne, le Portugal, la France et toute l’Europe. C’est effectivement la seule zone commerciale du monde qui n’a aucune frontière économique pour protéger ses habitants des importations sauvages des marchands d’esclaves.
    Nous sommes donc au bout de la route et les grandes espérances du monde du travail ne peuvent provenir que d’ailleurs !
    De nombreux économistes, mais pas seulement, font preuves d’optimisme et c’est rassurant.
    Il y a donc des solutions pour sauver le peuple de la haine et de la guerre.
    La réponse qui me parait résumer toutes les autres est celle formulée par Jacques Sapir dans les colonnes du Monde. (Réquisitionnons les banques centrales !1er décembre 2011) Il faut réquisitionner des banques centrales (en France, la Banque de France) pour une période temporaire. Cette dernière pourrait créditer le Trésor Public de 500 à 750 milliards d’Euros par simple jeu d’écriture ! Avec cette somme, le Trésor rachèterait en priorité les titres détenus par les non-résidents, ce qui aboutirait à faire baisser le poids des intérêts sur le budget. Cet économiste nous explique que la réquisition existe dans notre droit et que les conséquences seront immédiates. C’est vrai explique t-il, « on criera à la rupture des traités, mais aucun moyen n’existe pour expulser un pays (et donc la France) de la zone euro ». La France montrera ainsi la voix ce qui apportera une bouffée d’oxygène bienvenue aux pays d’Europe du Sud et à la France qui sont aujourd’hui dans l’impasse.
    Le pays retrouvera ainsi le moyen d’investir pour relancer son industrie et réparer (en partie) les dégâts des prédateurs actuellement au pouvoir. Existe-t-il une autre solution ?

    Quel est l’avis de François Hollande ?
    Denis Garnier

    • Bangor dit :

      « Quel est l’avis de François Hollande ? »

      Pourquoi poser la question puisque vous connaissez la réponse ? Si François Hollande était proche des idées ultra-gauchistes de Jacques Sapir, cela se saurait.

  • stone dit :

    Les critiques de gauche vis à vis de F.H. sont inutiles voire nuisibles même si elles peuvent paraître valables; en effet,on sait que ce candidat est le seul en mesure de faire gicler Sarko (d’où les attaques de la droite exclusivement contre lui). Il faut donc lui donner des conseils appuyés et exercer de fortes pressions sur lui une fois qu’il aura été élu ;comme il n’a pas un tempérament de dictateur, ce type d’action doit être efficace…

  • Christine R dit :

    à lambda

    Le jour où N Sarkory sera cohérent et diplomate on sonnera les cloches! mais il peut quand même marquer des points si F Hollande ne réagit pas immédiatement à la hauteur des enjeux.
    Attendons plutôt le discours de François Hollande au congrès du SPD. Le QG, le bureau en foutoir, ce ne sont que des « à côté ».

  • Arnaud dit :

    Il est vraisemblable que « dodo la saumure » va charger DSK dans le sulfureux dossier du Carlton

    • rions un peu dit :

      Ne pas confondre « Dodo la saumure » avec DSK appelé désormais « Dodo le bromure ».

  • Woshe dit :

    Bonjour,

    En cas de second tour Sarko / Hollande, je m’abstiendrai. Je pense que Hollande ne résoudra rien et créera de nouveau la désillusion au sein du peuple de gauche. Ensuite, ce sont toujours les mêmes qui rament pour essayer d’expliquer au boulot, dans la famille que si, la gauche, il faut y croire, etc. Terminé pour moi. Le coup du vote utile ne marchera pas cette fois. Ne voyez-vous pas la situation tourner ?

    Cordialement,

    Woshe

    • Emilie dit :

      Woshe

      Pour qui allez voter au 1 er tour , puisque vous nous parlez ou plutôt nous ecrivez votre abstention au 2 eme tour?

      Assez de critiquer F Hollande !! Voyez vous perso j’aime mieux être plumée par F Hollande que la Sarko car je suis sure que ce sera moins douleureux et surtout plus juste.

      La crise est là, elle ne date pas d’aujourd’hui qu »a fait Sarkozy? toujours plus pour ceux qui gagnent plus.

  • Christine R dit :

    F Hollande aura du mal à défendre les eurobonds s’il réfute parallelement un contrôle des budgets nationaux par la commission européenne, parceque l’un va difficilement sans l’autre. On ne pourra pas mutualiser la dette sans garde fous. C’est un choix central de sa campagne de F Hollande qui va se jouer là dessus, il faudrait qu’il soit très clair dans son discours.

    • Nicolas(Nantes) dit :

      Tout à fait d’accord. Vouloir faire accepter à tous les pays de mutualiser les dettes de tout le monde, sans pour autant contrôler ensemble un minimum la gestion de chaque pays, c’est encore une grosse boulette qui se prépare.

      Si plusieurs familles d’un même quartier décident de mettre ses dettes dans un pot commun mais qu’après, personne ne regarde si le voisin ne fait pas trop de conneries dans son budget et ses dépenses, personne n’accepterait ça.

    • Bangor dit :

      Très juste.

    • Christine R dit :

      J’ajoute qu’on est en train de marcher sur la tête: après l’arrogance dont a pu faire preuve N Sarkozy à l’égard de l’Allemagne et de tous nos partenaires européens, ce sont les socialistes qui passent pour « germanophobes » à cause de quelques discours marginaux (certains ont manqué une occasion de se taire),repris en boucle par la presse comme si c’était les déclarations du siècle.
      C’est dès à présent que le candidat doit recadrer, autant sur son projet européen que sur la tonalité du discours socialiste, en nous épargnant la rengaine du souvrainisme débridé, parceque le sommet européen n’attend pas l’ouverture de la campagne électorale française, c’est la semaine prochaine et il y a une carte majeure à jouer.

      • ?! dit :

        « …l’arrogance dont a pu faire preuve N Sarkozy à l’égard de l’Allemagne… »

        Quelle arrogance?

        • Christine R dit :

          Je faisais allusion au début du quinquénat où tout est mal parti.
          Mais ça n’empêche pas que ce sera difficile à présent quel que soit le candidat, car Angela Merkel, on peut lui reprocher de ne pas toujours jouer collectif, mais je ne crois pas qu’elle agisse par rancune ou inimitié, elle est au dessus de ça…du moins c’est comme ça que je la vois. Elle fait ce qu’elle croit être bien pour l’intérêt de son pays. D’où la nécessité d’être très cohérent, constructif, diplomate et très persuasif en face.

          • lambda dit :

            « D’où la nécessité d’être très cohérent, constructif, diplomate et très persuasif en face. »
            C’est exactement ce que fait Sarkozy.
            La posture de Hollande est ridicule. Qui peut croire qu’il ferait plier Merkel alors qu’il n’arrive même pas à s’imposer dans son propre parti!
            Voir accord PS/EELV dénoncé dès le lendemain.
            Il n’arrive même pas à imposer la candidature de Faouzi Lamdaoui, son propre chef de cabinet, aux législatives face à un candidat pro-Aubry.
            Il n’a toujours pas de QG de campagne.
            Il est bordélique, désorganisé selon ses proches. Son bureau est un vrai foutoir.
            Les journalistes sont prévenus la veille d’une opération de com’ genre visite d’un bar pour sourds-muets.
            Hollande apparaitra de plus en plus pour ce qu’il est: un dillettante.
            Face à la machine de guerre UMP et à ses « amis », il va exploser en vol.

          • Emilie dit :

            Il ne faut jamais perdre de vue le début du quinquenat de N Sarkozy…

            Comment peut on si vite oublier toutes les hontes dont il nous a infligées ?

    • Amelle dit :

      Sur les eurobons, pour une fois je comprends Merkel, comment accepter de mutualiser la dette quand chaque pays a son système fiscal et une politique économique qui n’est pas obligé de prendre en compte l’intérêt des autres européens?

      Il faut avant tout harmoniser un minimum la fiscalité, ce devrait être la priorité de la commission au lieu de vouloir contrôler les budgets de pays souverain, choses que les peuples n’accepteraient pas.

      • Bangor dit :

        Et pourtant, Amelle, le problème posé à l’Europe est budgétaire autant que fiscal. Je pense que Merkel a raison quand elle plaide pour plus d’intégration européenne, y compris dans le domaine budgétaire. Il faudrait plus de fédéralisme alors que la France est davantage pour la méthode intergouvernementale.
        Toi-même, Amelle, lorsque tu évoque des « budgets de pays souverains », tu restes dans une approche intergouvernementale et non communautaire.

      • Nicolas(Nantes) dit :

        Amelle, vouloir harmoniser la fiscalité, c’est déjà empiéter sur les choix budgétaires de chaque Etat souverain… Peut-être que les peuples n’accepteraient pas qu’un gouvernement européen choisisse les dispositions fiscales communes dans toute l’UE, mais à ce moment-là, on ne mutualise pas les dettes.

        Pour moi, il est impossible de mutualiser les dettes sans harmoniser les pratiques fiscales et budgétaires.

  • stone dit :

    Les propos des socialistes sur le chômage sont peu crédibles: les gens pensent que la hausse du chômage est due à la crise et que les socialistes pourraient très difficilement ou même pas du tout le faire baisser si le contexte général est identique à maintenant. Il faudrait donc affiner un peu plus notre discours et cesser de répéter mécaniquement que le gouvernement est responsable du chômage;car les gens ne nous croient pas quand on dit ça!…

    • lola dit :

      le texte du 1/12 auquel il est fait allusion,est tout juste bon à amuser des potaches desoeuvrés,et est d’une rare inanité,d’une rare nullité;l' »humour » français a du plomb dans l’aile . C’est navrant.

  • Villard dit :

    La mise en place d’une union budgétaire fait froid dans le dos !
    Définition des Eurobonds :
    L’Eurobond est un instrument de dette négociable et commun à plusieurs pays de la zone euro.
    il est le produit d’émissions obligataires, émises par une agence commune, il sera redistribué aux Trésors nationaux sur la base d’un échéancier budgétaire pluriannuel élaboré en concertation par les différents pays impliqués.

    Par exemple, supposons que l’Education nationale dépasse son budget pour rénover ses établissements, il sera donc nécessaire d’emprunter d’où une demande à l’agence pour négocier des Eurobonds, CONTROLE et VERIFICATION, DIFFUSION à ECHEANCES par cette agence….Bref on sera des petits garçons qui demanderont notre argent de poche à notre maman l’Allemagne…. Car bien entendu TOUT est en Allemagne, BCE, Agence d’union budgétaire ….
    C’est une PANGERMANIE Européenne !

    • domi 25 dit :

      La France,actuellement, court deja derriere les preteurs les moins chers.Sans etre regardante( Droits de l’Homme par exemple ).

  • J. DESOBEAU dit :

    je souhaite préciser ma « signature », réalisant que je ne suis pas seul à porter ce nom en Midi Pyrénées: veuillez m’excuser.

  • DESOBEAU dit :

    Je veux parler de l' »image » du Président à Toulon, et je dis que ses procédés ruinent sa « crédibilité ». Quand la chancelière fait un discours important, elle le fait devant le Bundestag, et ce sont les élus de la représentation nationale allemande qui applaudissent. Quand notre actuel Président veut dire des choses importantes, il parle devant cinq mille « partisans » triés sur le volet quelque part en France…Cette « différence » mériterait peut-être d’être notée…

    • lola dit :

      cette analyse n’est pas entièrement juste :le président ne « ruine sa crédibilité » qu’aux yeux de ceux qui ont gardé la tête froide et qui jugent grotesque ce début dramatique »la france a peur » ,de même que ce final enflammé,le président-sauveur minuscule sur cette scène immense,entonnant la Marseillaise reprise par une salle surexcitée et conquise; à trop en faire …est-ce là l’attitude d’un Président de la R ??malgré cela,il s’attache nombre d’électeurs,sans nul doute .Pour contrer cette dérive,il faut en face,une équipe solide,soudée,prudente;en fait,une force de l’ombre;à ce qu’il me semble.

  • Bangor dit :

    On parle beaucoup de la crise de l’euro, mais pas de l’Europe dans la crise.
    Or, Sarkozy propose une Europe plus intégrée et plus disciplinée, ce qui est déjà un progrès.
    Merkel pousse vers plus de fédéralisme, ce qui est encore mieux.
    Chez nous, c’est la position de Hollande qui risque d’apparaitre comme étriquée. Est-il, oui ou non, pour une Europe fédérale ?

  • Julie dit :

    J’y étais hier soir ! Franchement bravo ! ça requinque et il y avait plein de monde. Très convainquant en tous cas.
    Pour celles et ceux qui n’y étaient pas, ça vaut le coup de regarder et d’entendre.

    http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/12/01/discours-de-jean-luc-melenchon-au-meeting-de-talence-33/

    • Bangor dit :

      J’ai écouté les trente premières secondes, ce qui est suffisant. On présente Mélenchon comme « notre candidat au premier comme au second tour » et ce serait convaincant ?

      • lola dit :

        J’en ai écouté un peu plus;et la stature de tribun qu’adopte JLM est,pour le moins,peu convaincante ;mais les salles,bien « chauffées » ,font tjrs recette !

  • oh well dit :

    L’UMP a prouvé son incompétence et sa dangerosité sur les questions économiques, cela me semble assez clair. Mais je trouve vos remarques malhonnêtes et vos propositions dangereuses. Par exemple:

    – Angela Merkel souhaite trouver des moyens pour que l’on respecte un plafond d’endettement (ça ne semble pas être une idée totalement inepte). Nicolas Sarkozy dit qu’il le souhaite aussi. Vous trouvez que Nicolas Sarkozy est nullos car se faisant il suivrai Mme Merkel, ce qui à vos yeux montrerai qu’il est faible. La force ça consiste j’imagine à envoyer chier toutes les idées des autres, même les bonnes, juste pour prouver que nous, ha ha, on ne suit personne (normalement c’est autour de 2 ou 3 ans que les enfants on une période de ce genre, enfin je crois, je ne connais pas d’enfant).
    Quelle misérable définition de la force cela constituerait !
    Bon, en réalité, si l’on examine les prises de positions du PS depuis plusieurs années, on voit qu’il s’agît là d’arguments systématiques purement politiciens, c’est à dire de mauvaise foi, destinés à taper sur un concurrent quoi qu’il fasse (c’est exactement ce que font les républicains avec Obama… voila ou vous en êtes). Cet abaissement du débat est désolant et écœurant. En vous y adonnant, vous devenez un fossoyeur de la raison.

    – Vous militez pour la création d’euro-obligations. C’est un débat intéressant. Il existe tout un tas d’arguments contre ces euros-obligations. J’aurai aimé que vous les examiniez et que vous nous présentiez vous réflexions à leur propos et vos contres arguments. Rien de tout cela. Je crois que c’est dût au fait que 98% de votre temps psychique est occupé à concevoir des critiques a adresser à Nicolas Sarkozy. C’est malheureusement beaucoup moins intéressant, surtout au regard de leur niveau (voir première remarque). Sur cette proposition d’euro-obligations je crois que vous faites fausse route et qu’elle ne va pas résoudre les problème mais les amplifier. Les euros-obligation sont une magnifique invention qui va permettre aux pays européens de s’endetter encore plus. La fuite en avant vers un désastre plus grand (mais se produisant un peu plus tard), voila l’idée. C’est un peu flippant.

  • lambda dit :

    Les allemands, qui ne voulaient des eurobonds à aucun prix, vont sans doute finir par les accepter sous conditions, après leur déconvenue sur leur dernière émission souscrite à 60% seulement.
    Finalement, contrairement à ce qu’on dit, ce sont eux qui vont manger leur chapeau. Sarkozy a raison d’être patient et permettre à Merkel d’accepter l’inacceptable pour un allemand.

    Tout le monde répète en boucle que ça permettrait à chaque pays, en mutualisant les dettes, d’emprunter aux taux AAA, soit autour de 2%.
    Rien n’est moins sûr. Les allemands pensent, peut-être à juste raison, qu’au contraire, les réactions des marchés, sceptiques, les obligeraient à emprunter à des taux français (3 à 4%), pire, « grecs » ou « italiens » à 6 ou 8% ou +.
    Qui peut le savoir?
    Chaque pays réagit selon ses propres valeurs héritées de son histoire. C’est humain.
    C’est pourquoi les tirades de Montebourg sont honteuses.
    Pour finir, comprenez que le même populisme est à l’oeuvre en Allemagne. Il appartient aux responsables politiques de ne pas rajouter d’huile sur le feu.

    • Nicolas(Nantes) dit :

      bah si les gouvernements pensent encore qu’il est possible d’emprunter à 2% comme avec un AAA, indépendamment de la puissance économique du pays ou de la gestion des finances internes, c’est à désespérer.

      C’est exactement ce que la Grèce a cru en entrant dans l’Euro : emprunter et emprunter et emprunter aux mêmes taux que les pays les plus puissants de l’UE, et ce sans contrainte de bonne gestion…

  • stone dit :

    On constate que , »bizarrement »,depuis quelque temps,les médias publics ne font qu’inviter des ministres( même les plus nuls ou les plus insignifiants)ou,à la rigueur,des candidats marginaux de toute manière tous hostiles au P.S.!Ce qui leur permet de déclarer sentencieusement que les socialistes n’ont rien à proposer,sont divisés etc…,bref la rengaine habituelle. A leur décharge, ils doivent subir de très sèrieuses pressions…Affaire à suivre…

    • Nicolas(Nantes) dit :

      non, c le contre-coup des primaires, le PS avait trop d’avance selon les décomptes du CSA, mais ça va vite revenir à l’équilibre.

  • guillaumeA dit :

    L’accord avec les Allemands ne tient pas debout.

    Sans un accord sur des Euros-Bonds, la BCE qui fait du quantitative easing(un plan de 1200mds€), l’union qui empreinte pour faire des projets européen, une banque publique européenne pour financer les états, il y a pas de solution.

    Tout est lié.

    La première est l’intervention de la BCE pour calmer les marchés.
    Ensuite des euros-bonds qui prennent 60% des dettes des états.
    Une banque publique européenne pour ce qui est au delà de 60% de dette.
    Et un plan de relance avec l’union qui empreinte.

    Le reste c’est de la blague.
    Les plans de rigueur vont aggravé la crise.

    • Nicolas(Nantes) dit :

      oui mais convaincre les Allemands d’adopter ce genre de système face à la gestion calamiteuse d’un des membres (Grèce), à la faiblesse économique chronique d’autres (ex. Portugal) ou à l’hyper-spécialisation d’autres encore (ex. Irlande) ?

  • NRV dit :

    Il semblerait que la difficulté est peut-être plus au PS qu’à l’UMP.
    http://www.lejdd.fr/Election-presidentielle-2012/Actualite/Crise-Hollande-face-a-un-electorat-partage-433229/?from=cover
    La droite a le culte du chef. C’est sa force.
    Hollande est malmené par tout le monde à gauche. Mélanchon, Eva Joly.
    Et que dire d’Aubry et de Solférino qui imposent un accord innacceptable avec EELV.
    Hollande n’a même pas été à même d’imposer Faouzi Lamdaoui, son propre chef de cabinet, aux prochaines législatives!!!
    Il manque TOTALEMENT d’autorité.
    A partir de là, comment les français pourraient-ils croire qu’il va réussir à amener Merkel à partager ses vues sur la résolution de la crise?
    IL N’EST PAS CRÉDIBLE tout simplement. Et à travers lui le PS tout entier. Ainsi que toute la gauche suicidaire.
    Chaque jour qui passe nous rapproche d’un 21 avril bis, j’en ai bien peur.

    • domi 25 dit :

      L’autorité? Laquelle?Il change tellement d’avis!Parlons de son bilan.

    • COPA dit :

      Je ne pense pas que l’action autoritaire de la part d’un dirigeant ou petite échelle celle d’un manageur est d’imposer ses vues à l’image de notre cher Président. Nous ne sommes plus dans un style de management ou de gouvernance du 19 ième siècle. Il est regrettable que certains candidats malmènent M Hollande sur le plan personnel alors qu’ils devraient se concentrer sur les débats affairant aux idées, au programme. Il ne s’agit pas d’imposer mais de trouver le consensus, d’écouter les avis et de prendre les décisions qui s’imposent fussent-elles difficiles
      Une chose aussi, si je peux me permettre, il y a bien longtemps que je ne regarde plus les médias télévisés. Mes sources d’information sont ailleurs et diversifiées.

      • Pascal dit :

        hormis l’accord avecles verts dont il a fini par se détacher et auquel il n’en était sans doute pas le responsable, se campagne depuis reprend du sens et tiend la route.

  • domi 25 dit :

    Le Président de la République(ainsi que le candidat pour 2012) devrait venir dans le Pays de Montbeliard.Il pourrait ainsi expliquer aux chomeurs ou futurs chomeurs comment travailler plus !

  • Philippe Perrot Minnot dit :

    Monsieur,
    Certes la critique justifiée est souvent nécessaire, mais ne pensez vous pas qu’il serait préférable que les politiques proposent de vraies INNOVATIONS, fruits de méthodes concrètes et applicables, qui peuvent s’employer pour aider les chômeurs en difficulté à retrouver de l’activité, les malades à espérer des solutions naturelles de santé moins coûteuses que celles qui creusent les déficits, les enfants à accéder à des savoirs qui les sortent de l’IGNORANCE…
    Une Culture qui réconcilie enfin l’Homme avec la Nature…
    A Montbéliard il existe de l’INNOVATION appliquée avec méthode pour aider des cadres au chômage à retrouver une activité, mais en êtes vous informé? Cette INNOVATION se pratique chez vous… venez voir…c’est du concret…

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