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Nouvelle étape

Catégorie : Actualité,Le Parti socialiste,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 23/12/2011 à 17:31

2011 s’achève, et avec elle la « drôle de campagne » entamée depuis le verdict des primaires socialistes, le 16 octobre. Avec l’arrivée de 2012, va s’engager, dès les premiers jours de l’année qui vient, une nouvelle étape, celle de la confrontation politique décisive qui, 4 mois plus tard, conduira à l’élection d’un nouveau Président de la République. Avant de couper quelques jours – pour dormir, lire, réfléchir, accumuler des forces – je veux revenir sur ce passage.

Nos primaires ont trouvé leur public, rencontré un succès imprévu – personne, en vérité, n’attendait trois millions de votants – leur vainqueur enfin : François Hollande, que j’ai soutenu

Quelle année politique incroyable, pour les socialistes, que 2011 ! Il y a un an, la candidature de Dominique Strauss-Kahn paraissait sinon imparable, du moins vraisemblable, nos primaires, encore dans les limbes, suscitaient le scepticisme, les challengers – à l’exception de François Hollande – n’étaient pas légion. Une étrange course de lenteur semblait s’être engagée, chacun jouant à « attendre le retour » du favori, avec agacement parfois, avec impatience souvent, avec stoïcisme aussi. On sait dans quelles circonstances ce scénario – dont la vraisemblance ne se vérifiera jamais – s’est fracassé. Nos primaires sont sorties du schéma possible de la confirmation, leur caractère décisif et indécis s’est affirmé, une véritable campagne s’est déroulée, avec ses protagonistes, divers et talentueux, avec ses thèmes – le nucléaire, la culture, l’éducation, la maîtrise des finances publiques, la mondialisation… – avec ses débats. Elles ont trouvé leur public, rencontré un succès imprévu – personne, en vérité, n’attendait trois millions de votants – leur vainqueur enfin : François Hollande, que j’ai soutenu. De surcroît elles ont débouché, instantanément, sur le rassemblement, qui nous avait manqué en 2006. Bref elles furent, de bout en bout, un succès, et nous ont alors placé dans un état de grâce puissant et précoce.

Depuis lors, après l’investiture, forte et réussie, de François Hollande, s’est ouverte une période plus complexe, plus délicate à gérer aussi, qui a pu ici et là susciter des interrogations, en tout cas des commentaires. Ce moment, à vrai dire, était plus que prévisible, logique. Il était en effet impossible de partir, 6 mois avant l’échéance, en campagne d’emblée, fleur au fusil, pied au plancher. Il fallait nécessairement en passer par une phase de parachèvement du rassemblement – les relations entre le candidat et le parti permettent aujourd’hui l’unité parfaite de la campagne – de constitution des équipes – dont j’ai été en partie responsable, en tant que directeur de campagne – de travail sur le fond – par exemple, 20 pôles thématiques sont aujourd’hui au travail, réunis par plusieurs centaines d’experts, pour alimenter le projet présidentiel. Reconnaissons aussi que ls circonstances ne furent pas des plus faciles. L’accord entre le Parti socialiste et EELV, s’il était nécessaire à la culture de coalition voulue à la fois par François Hollande et par Martine Aubry, n’est pas né dans la facilité – prétendre le contraire serait mentir. Le Président sortant, de son côté, a joué à outrance de son statut pour se camper, dans une période de crise, comme un capitaine mal aimé mais courageux et compétent, volant de G20 surplombé par le séisme politique grec en sommets de la dernière chance, pour finalement atterrir sur un projet de traité étroit et punitif, assorti d’une perte probable du « triple A » français.

La charge de la droite fut violente, odieuse, souvent vulgaire, à l’image de ses porteurs

Parallèlement, la droite s’est lancée, en meute, dans une entreprise brutale de discrédit politique de la gauche et personnel de François Hollande. Comme si nous étions, au fond, une force illégitime, accessoirement peu sensible à l’intérêt national et pourquoi pas anti-française, dirigée par des incapables, indignes de l’exercice du pouvoir, voire par des irresponsables. La charge fut violente, odieuse, souvent vulgaire, à l’image de ses porteurs – parmi lesquels Nadine Morano et, plus surprenant, Laurent Wauquiez, se sont disputés la palme de la virulence. Il s’agit là, sans doute, d’un simple apéritif, d’un vague avant-goût de la campagne que prépare une droite qui considère l’Etat comme sa propriété naturelle, et qui fera tout pour conserver son monopole. Le choc, destiné à impressionner, à blesser, fut toutefois rude. Cette attitude a son avantage – nous savons, au moins, ce que sera la stratégie, frontale, désespérée au besoin de la droite. Elle a aussi son revers – elle dégrade le débat public, elle l’abaisse et ce faisant l’attire sur le terrain du plus brutal. Nous voilà, en tout cas, prévenus : la campagne de 2012 ne sera pas une partie de plaisir, mais un combat de tranchées, sans retenue ni égards. La gauche socialiste devra, à l’occasion, forcer sa nature : sans tomber dans les travers de nos adversaires, sans patauger comme eux dans la boue, nous ne laisserons rien passer !

Malgré cette offensive, les fondamentaux politiques n’ont pas changé : le désir d’alternance reste dominant

Et pourtant, malgré ces circonstances plus difficiles, malgré cette offensive, les fondamentaux politiques n’ont pas changé : le désir d’alternance reste dominant. Les enquêtes d’opinion, certes, ne donnent plus des premiers tours rêvés – à 35 %, voire 39 % pour François Hollande : nous savions qu’un retour à des chiffres plus réalistes s’imposerait. Mais il demeure, quels que soient les instituts, nettement en tête, et écrase dans tous les sondages le président-candidat au second tour, par un écart de plus de dix points – le score moyen est de 57%/43 %. Rien, en fait, n’a bougé, l’ascension de Nicolas Sarkozy, complaisamment mise en scène par certains médias, est tout sauf irrésistible – son discours de Toulon, notamment, parce qu’il était anxiogène et sans souffle, a fait un flop retentissant. Cette stabilité est la marque d’une défiance persistante et profonde envers le chef de l’UMP : une majorité de Français, définitivement sans doute, n’en veut plus. Elle témoigne aussi d’une confiance forte faite à François Hollande, qui a su tenir bon sur ses convictions – il l’a signifié sur le nucléaire, sur le siège de la France, au Conseil de sécurité de l’ONU, sur l’Europe – et dont la solidité, comme l’empathie, rassurent et entrainent.

Une campagne réussie a ses rythmes : la machine est prête, le candidat a un cap, des idées claires, un rapport établi avec les Français, les choses vont naturellement s’accélérer

Chacun sait, pourtant, que l’attente est forte, et qu’il faut, dès la rentrée, passer à une autre phase, tout aussi sereine mais plus offensive, bref monter en puissance. Une campagne réussie a ses rythmes : la machine est prête, le candidat a un cap, des idées claires, un rapport établi avec les Français, les choses vont naturellement s’accélérer. Je ne veux pas ici dévoiler nos batteries : cela n’aurait pas de sens. Mais quelques évidences s’imposent. Nicolas Sarkozy, tout d’abord, a beau tenter une dernière manoeuvre d’illusionniste, prétendre qu’il a changé, qu’il est enfin devenu Chef d’Etat, afficher sa culture littéraire et sa sagesse nouvelles, peut-être même s’épancher et se repentir : il n’échappera pas à son bilan, fait d’une explosion de la dette et du chômage, d’une panne de la croissance, d’un échec cuisant sur la sécurité, d’une montée insupportable des injustices. Nous saurons le lui rappeler : la perte du « triple A », hier « trésor national », aujourd’hui simple apport technique dont la dérobade ne « serait pas un cataclysme », pour reprendre l’expression d’Alain Juppé, est à cet égard tout un symbole.

Nous mènerons aussi campagne sur nos thèmes, pour faire davantage encore lever un espoir, sans lequel il n’y a pas d’élection porteuse de sens et d’avenir. François Hollande, en vérité, a sa cohérence depuis longtemps. Il a adopté, très tôt, une attitude responsable : les comptes publics devront, par respect de nos engagements internationaux, pour élargir aussi nos marges de manoeuvre et promouvoir les services publics, être redressés. Mais cela se fera dans la justice, fiscale, sociale, territoriale. Et le redressement du pays, par la priorité donnée à l’éducation et à la jeunesse, par la volonté de transformer la donne énergétique, par l’engagement de réindustrialisation de la France, sera conduit avec force. Ses propositions, bien sûr, seront précisées et développées : l’élection présidentielle est, avant tout et surtout, une confrontation d’idées, de valeurs, de projets. En 2012, face à la révolution conservatrice du sarkozisme, ce sera le cas, plus que jamais. Enfin, une campagne victorieuse suppose une mobilisation de toutes les forces attachées au changement : il y aura, dans notre démarche, de la ferveur, de l’enthousiasme, de la proximité. Notre candidat ira donc vite, fort, constamment, à la rencontre des Français.

En 2011, j’ai écrit un livre dont le titre, « défaite interdite », reste pour moi – comme ses analyses d’ailleurs – valides : pour la France et pour les Français, pour la gauche elle-même, nous avons un devoir de victoire

Comme vous, j’attends que 2012 soit l’année du changement et de l’espoir retrouvé. J’y travaille avec confiance, avec sérénité, mais aussi avec vigilance – en demandant aux esprits chagrins, aux commentateurs anonymes et pessimistes, de se souvenir qu’une campagne est aussi une bataille psychologique, où la cohésion et la solidarité sont décisives et que, comme l’écrivait Jules César, « la discipline est la force principale des armées » –. En 2011, j’ai écrit un livre dont le titre, « défaite interdite », reste pour moi – comme ses analyses d’ailleurs – valides : pour la France et pour les Français, pour la gauche elle-même, nous avons un devoir de victoire. Après 10 ans de droite, dont 5 années de sarkozisme, 24 ans après la réélection de François Mitterrand, je souhaite ardemment que, le 6 mai, apparaisse sur nos écrans le visage d’un deuxième Président de la République socialiste, François Hollande. J’y consacre et y consacrerai toutes mes forces. En attendant de vous retrouver, je vous souhaite, ainsi qu’à vos familles, à ceux que vous aimez, à vos proches, de bonnes fêtes et une heureuse année 2012.

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55 commentaires

  • buzz dit :

    Le parti Fidesz du premier ministre conservateur hongrois, Viktor Orban, a fait adopter vendredi au Parlement une modification de la Constitution qui rend rétroactivement le Parti socialiste (MSZP) responsable des crimes commis par l’ancien Parti communiste dont il est issu.

    A partir du 1er janvier 2012, date de l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution, « comme successeur légal, le MSZP (Parti socialiste, vainqueur de trois élections démocratiques en 1994, 2002 et 2006) est coupable des crimes de l’ancien régime » communiste, stipule la loi constitutionnelle adoptée grâce à la majorité des deux tiers dont dispose le Fidesz au Parlement.

    Le Parti socialiste, une « organisation criminelle »

    La loi stipule que les retraites des quelques survivants parmi les anciens dirigeants communistes pourraient être revues à la baisse, voire complètement supprimées. Suit une longue liste des « crimes » du régime communiste: « La suppression de la jeune démocratie hongroise à la fin de la Seconde Guerre mondiale avec un soutien soviétique, les meurtres de citoyens, l’endettement de la nation, les travaux forcés et les tortures de citoyens, la discrimination des personnes fondées sur leurs origines, leurs croyances politiques ou encore l’espionnage de leurs vies privées ».

    Le MSZP et son prédécesseur, le Parti communiste (Parti socialiste ouvrier hongrois – MSZMP) sont aussi considérés comme responsables de l’échec du soulèvement de 1956 et de la « terreur » qui lui a succédé. Le Parti socialiste est qualifié « d’organisation criminelle », dont les dirigeants ont « une responsabilité qui ne se dissipera jamais ». « Le MSZP partage cette responsabilité en tant qu’héritier du patrimoine du MSZMP, grâce aux liens personnels qui ont assuré la continuité » entre les deux entités, dit la nouvelle loi constitutionnelle. (AFP)

    Voilà au moins une loi mémorielle intelligente qui permettra peut-être un jour de poursuivre les bourreaux et de rendre justice à leurs victimes.

  • Ronald Fries dit :

    François Hollande ou Eva Joly?

    Telle est la question!

    Entre les deux mon coeur balance!

    Mais pouvez-vous seulement vous imaginer qu’Eva Joly, ou plutôt son comité d’analyses énergétiques, a fait retirer d’un blog la soutenant une possibilité de produire de l’électricité sans utilisation de combustibles, sans parler de solaire ou d’éolien, encore moins de géothermie?

    Comment est-ce possible que l’on veuille cacher une découverte qui peut nous donner une solution sérieuse et définitive à nos problèmes d’environnement et d’énergie, uniquement pour protéger des lobbies qui ne pensent qu’à s’enrichir?

    Le bon peuple français n’a-t-il pas droit à une électricité à bon marché et en plus écologique?

    Serait-ce parce que cette solution élimine également les lignes de distribution à haute tension?

    Serait-ce parce que cette solution pourrait être utilisée sur des véhicules de tout genre: trains, navires, camions, voitures?

    Serait-ce parce que cette solution diminuerait drastiquement l’utilisation de batteries?

    Serait-ce parce que cette solution couperait l’herbe sous les pieds de chercheurs comme ce glouton de réacteur à fusion qui ne fonctionnera que „peut-être“ dans une cinquantaine d’années?

    Serait-ce parce que cette solution nous offrirait des milliers de postes de travail?

    Serait-ce parce que cette solution ouvrirait les portes à d’autres applications technologiques?

    Serait-ce parce que cette solution nous permettrait de produire de l’hydrogène à bon marché?

    Beaucoup de questions? Non, mais chacune à une réponse bien spécifique!

    Et beaucoup d’élus sont contre notre bien-être, contre une solution, même les mouvements écologiques ne veulent rien en savoir. Pourquoi? Tout simplement, que feront-ils quand la solution sera effective?

    Pour plus d’infos: ronaldfries@gmail.com

  • HENRYK3 dit :

    Je compte sur vous pour mettre le Turbo à la rentrée.
    Nous avons besoin d’une campagne pédagogique, que tous les problèmes soient abordés et notamment celui de la dette et des économies nécessaires.
    Les problèmes sont complexes et il faudra prendre le temps d’expliquer sans s’occuper du pdt-candidat clandestin qui attendra le plus tard possible pour se présenter.
    J’espère que votre projet sera bon et au point.

  • RiveGauche dit :

    «la discipline est la force principale des armées»

    et une vraie armée n’abandonne jamais ses soldats.

    http://alexandre-thomas-forum.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/12/29/presidentielle-2012-francois-hollande-defendra-le-projet-soc.html?c

  • baillergeau dit :

    Tu sais ce que je sais, François ne gagnera pas ne gouvernera pas sans briser l’armure qui le contraint. Il ne faut plus contraindre le capitalisme mais le briser :
    *fin de la spéculation sans lien avec les véritables opérations financières,
    *fin militaire des paradis fiscaux, immédiatement par un putsch – 13e demi-brigade de Légion étrangère en place à Djibouti –
    *Création européenne à l’échelle de fondatuers : europe politique à 6 , 15 et plus pour ceux veulent manger au gateau à venir !
    *Celui qui ne parle ni anglais ni allemand ne peut pas être ministre !
    Si tu ne pousses pas à cela, tu es mort par ensevelissement !

  • seb dit :

    Juste pour rire…

    http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2011/12/29/aubry-vote-sarkozy-et-autres-histoires-dhomonymes-227926

    Après quelques recherches, il semblerait qu’un « Pierre Moscovici » habiterait en Savoie ! Un cousin peut être ?

  • malika dit :

    Mais il faut un peu redescendre sur terre. Je sais que le père noel est dans le ciel mais tout de même comment voulez vous que françois hollande soit à la tête d’un pays alors qu’il n’a jamais été élu dans un gouvernement. de plus j’ai pu lire que son département est le département le plus endetté de france. Allons nous sommes actuellement dans une situation très délicate et veut il rendre la france aussi endettée que la Corrèze ?

    • Pablo dit :

      La Corrèze est effectivement un département très endetté (peut être même le plus endetté, à confirmer toutefois) mais François Hollande n’est Président du Conseil Général que depuis 2008. Il est important de préciser qu’avant lui, le département était à droite. Depuis son arrivée, il s’efforce de contenir la dette en réduisant certaines dépenses.

      Quant au critère d’expérience ministérielle, que chacun valorisa dans son choix selon ses intérêts et sa sensibilité, il faut rappeler que plusieurs dirigeants européens et américains ont accédés aux hautes fonctions sans avoir d’expériences ministérielles préalables. Cela limiterai d’autant plus l’alternance lorsqu’une majorité reste durablement au pouvoir (la gauche par rapport à la droite en 1981).

    • Pablo dit :

      Sur la situation financière de la Corrèze, je me permet de mettre en lien deux documents:

      1) La réponse de François Hollande au rapport de la Chambre régionale des comptes du Limousin sur la période 2002-2009. Il explique et justifie ses choix budgétaires et notamment les mesures de redressement.

      http://www.ccomptes.fr/fr/CRC15/documents/ROD/LIO051010.pdf

      2) Un article du Figaro sur le budget 2012 de la Corrèze,où l’on peut voir là aussi que François Hollande sait prendre les mesures de redressement lorsqu’elles s’imposent.

      http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/12/03/97002-20111203FILWWW00432-cure-d-austerite-pour-la-correze.php

    • seb dit :

      Pour commencer, il n’y a pas besoin d’être élu…Pour être membre d’un Gouvernement.

      Ensuite, aux vues des « prouesses » observées jusqu’alors par les « ex Ministres »…Une fonction ministérielle n’est pas franchement un gage de « savoir faire » !

      Surtout, pour être au service (à la tête ?) du pays (notre belle France) il suffit de remplir trois compétences : être vertueux, être compétent, être apte.

      Jusqu’à maintenant, ce précepte – hérité de notre DDHC national – n’a pas été beaucoup observé. On s’est retrouvé avec des personnes issues d’écoles, en principe prestigieuses, mais qui se sont révélées peu capables, peu compétentes ou peu vertueuses, quand ce n’est les trois. L’ex le plus emblématique étant une certaine Ministre de la Justice qui (pour moi) doit ses galons à ses charmes féminins plutôt qu’à ses critères méritocratiques !

      M. HOLLANDE n’a pas été Ministre ? Et alors. Quelle importance ?
      -Napoléon Bonaparte non plus : on lui pas mal de notre « administration » !
      -Les députés de 1789 n’avaient pas d’expérience « législative » : ils n’en ont pas moins réalisé un texte intemporel et bien écrit, qui est le pilier juridique de notre pays !
      -Quant au Général De Gaulle, s’il m’en souvient, à part avoir été un « petit commis » il n’a pas exercé de fonction particulière ! Et quand bien même…Etre un bon Ministre de la guerre ne fait pas de vous un diplomate accomplie ou un Premier Ministre performant !

      Je ne sais pas très bien quelles sont les « atouts » de M.HOLLANDE. En revanche, lui dénier un poste parce qu’il n’a jamais montré son incompétence ministérielle (ou même sa compétence : imaginez Colbert Premier Ministre ! Un excellent Ministre n’est pas « naturellement » interchangeable !) me parait assez éloigné de la volonté « méritocratique » de notre pays !

      Au reste, quand je vois la « qualité » des « responsables » du moment…Je me dis que cela doit (finalement) être une vertu de ne pas en être ! BARROSO – qui a plombé le Portugal – est Président de la Commission Européenne (vertu ? Une courtisanerie permanente. Il fallait le mettre aux Affaires Etrangères !), M. DRAGHI – qui a falsifié les comptes grecs – se retrouve à la BCE ! (Qui a dit que les malhonnêtes devaient toujours payés ?) Et je ne parle même pas du futur Président du PE, qui applaudit l’enterrement de la minime « démocratie » européenne ! (Qu’il soit « socialiste » n’y change rien)

      • C’est sur que Sarkosy avec son expérience et celle de ses ministres trés polyvalent(ils passent d’un ministere à un autre)ont montré le niveau de compétences de notre élite droitiere!!!!

      • lola dit :

        @Seb .celui qui est à la tête d’un état,doit (devrait) être au service de la nation;et ,parfois cela le rend impopulai-re(vous devez en avoir des ex ) 3 conditions à remplir,dites-vous :être vertueux ;soit;vertu au sens vertu civique,comme Montesquieu la définit très bien dans « l’esprit des lois » ; vertu morale ,comme le montre Voltaire dans Zadig :le prétendant qui ressort de la chambre des coffres(obscure) et qui danse avec grâce et légèreté est le meilleur, il ne s’en est pas mis plein les poches.Mais être2&3: apte et compétent est plus difficile à cerner ;comment les citoyens peuvent-ils s’y retrouver,au milieu des tapages et battages de la Campagne???

    • lola dit :

      « il faut redescendre un peu sur terre »!et garder un peu de bon sens :on n’est pas ELU dans un gouvernement, on est proposé par le 1°ministre et agrée par le président de la république .Les membres du gouvernement,donc les ministres, n’ont pas besoin d’êtres des « élus »(du peuple);un candidat à la présidence peut avoir une expérience et des compétences sans avoir été ministre(cf :vaçlav havel). Quant à l’endettement de la Corrèze, que je ne connais pas,c’est la patate chaude qui est utilisée avec grand plaisir par la droite.Maintenant,la question reste posée :F.H. a-t-il des éléments de solution qui permettraient à la France et à l’Europe d’avoir la tête hors du marécage ?A lui de les montrer st de convaincre les citoyens.

  • Rungis dit :

    Bien d’accord avec jpb, le PS n’a aucune idée, malheureusement et se contenterait de gérer au jours le jour sous la pression de Bruxelles, des marchés et -qu’on le veuille ou non- de l’Allemagne.

    Si cette affirmation de PS sans aucune idée devait être étayée, je suggère aux lecteurs de ce blog d’aller voir dans le Pays de Montbéliard « la vacuité qui les anime ». P. Moscovici en étant le porte parole, la preuve vivante. Vous pouvez aller lire les blogs locaux sur Montbéliard vous serez édifiés.

  • jpb dit :

    Depuis 2007, a été développé le principe du salaire citoyen, comme faisant partie d’une démarche raisonnée face aux progrès de la mécanisation et de la robotisation, en phase avec les idéaux des Lumières, l’augmentation de l’autonomie du citoyen, et l’amélioration du bien-être pour tous. Force est de constater l’autisme généralisé qui règne dans les structures dirigeantes du PS, préparant l’alternance comme un match de foot, supporters inclus.
    Une bonne branlée en 2012, serait donc le meilleur moyen de les mettre face à la vacuité qui les anime, si tant est qu’ils aient encore la capacité d’autocritique. La « défaite interdite » est un voeu pieux quand aucun esprit ne guide la force politique, et qu’il ne reste que l’errance sur un champ de bataille déserté.

    • Pablo dit :

      Christine Boutin a inclus le revenu citoyen dans ses propositions pour 2012. Villepin en avait également parlé un temps mais je ne sais pas si c’est encore à l’ordre du jour.

      • Christine boutin sait ce que c’est une mission payée trés chere pour ne rien faire!!!!!N’est ce pas!!!!!!Vous vous souvenez de ses émoluments.Elle peut parler de salaire citoyen, lorsqu’en tant que citoyen, elle bénéficie de rémunération et de frais de mission mirobolants!!!!!!
        Donc Pablo le salaire citoyen se transforme en revenu!!!!!

        • Pablo dit :

          Pour information, bien avant votre arrivée sur ce blog Jpb, Denise et quelques autres ont discuté du principe et des modalités d’un salaire citoyen/ allocation d’autonomie/ revenu citoyen, chacun lui donnant un nom différent.

          • Bien avant, vous jouez sur l’antériorité.cela vous donne du crédit.Mais vous vous utilisiez dans votre post salaire, vous utilisez le terme de revenu.
            Je vous ai dit dans mon post que le salaire cela demande un travail.
            Juste pour vous dire que bien avant que je n’écrive sur ce blog, j’ai aussi participé à des débats politique.
            Je ne vois pas en quoi cela ne vous donna autorité .Bien avant vous il y a eu d’autre génération et le savoir se fait à travers l’échange.Je vous renvois à votre position sur un sujet ou votre argument n’est que « je me voulais payer un espagnol »
            Si vous voulez parler de politique et des différentes idées idées proposées ,on peut aussi remonter à Proudhon .Les propositions de distribution d’argent ne manquent pas chez les assistés mais créer de la richesse, là il n’y a pas beaucoup d’idées et de candidats.Par contre réclamer la part du gateau que l’autre à su faire là il y a du monde.
            Vous confondez le socialisme et l’assistanat.
            Allez demander à FH ce qu’il pense du revenu citoyen et qu’il l’integre dans son programme et il perdra les élections.Le rôle de l’état n’est pas celui de répondre oui à tous les quémandeurs.Un état fort l’est par la capacité de chacun à se prendre en charge et apporter des compétences à la société .Le contraire c’est le recul et la faillite de la société.
            Alors pour finir les arguments, j’en ai parlé bien avant que vous n’arriviez n’a jamais fait avancer un débat .Donnez moi les éléments économiques, le coût d’un revenu citoyen et comment cela va booster les emplois en France.Tout ce que vous savez dire , c’est je ne peux pas travailler donc les autres doivent me donner un salaire parce que je suis là!!!!!Maintenant vous passez au revenu et Christine Boutin peut aussi en parler ,elle connait le sujet de recevoir un paquet de fric pour ne rien foutre.
            Maintenant vous allez me traiter de faciste sans doute.
            Les français n’ont toujours as compris que les solutions sont en eux et qu’il faut utiliser l’energie pour essayer de creer et non pas de tendre la main.

          • Pablo dit :

            Vous êtes décidément un excité du clavier, vous…

  • Bangor dit :

    comme l’écrivait Jules César, « la discipline est la force principale des armées »

    Je ferai donc preuve d’indiscipline car nous n’avons décidément pas de chance avec les citations et César n’a sans doute pas écrit cela. On le voit mal mettre en avant la discipline des armées avant de franchir le Rubicon. Non seulement cette citation est erronée, mais elle est idiote. Elle pourrait se décliner, du point de vue du simple soldat, dans la célèbre formule : « bête et discipliné ». Dans le domaine politique, elle est inopérante et contre- productive. Loin de se soumettre à une quelconque discipline de parti, un citoyen éclairé vote pour celui qui a su le convaincre, pas pour celui qui lui donne l’ordre de le suivre.

    • Pablo dit :

      « bête et discipliné »…. Il y a aussi le fameux principe « réfléchir, c’est commencer à désobéir » mais qui en plus d’être inadapté à la situation politique présente, serait ici insultant pour les militants et les citoyens.

    • lola dit :

      César n’a sûrement pas dit cela, mais quelle importance !le passage du Rubicon ,tel que rapporté par Lucain dans la « Pharsale » est un très grand moment.Qu’est-ce qu’un citoyen éclairé ?chaque électeur ne se croit-il pas éclairé,au moment où il vote? il choisit celui qui a su le convaincre, mais de quoi ?hic jacet lepus !a dit je ne sais plus qui ; Z convainc l’électeur K, qu’il va faire son bonheur ; lui explique-t-il comment?’Loin de se soumettre à une discipline de parti’ entraîne à se poser des questions,très aiguës….très nécessaires.

    • lola dit :

      @Bangor. ‘savoir convaincre’ …lire « le pouvoir des fables » La Fontaine VIII 4 (la référence est exacte,pour 1 fois !)

  • Aprés les discours des bienfaits de la mondialisation, de l’Europe bienfaitrice qui régle tout.Le nouveau discours est: »Le produire en France »
    These nationaliste, on fait quoi????Mesdames etMessieurs ? On emêche les produits étrangers d’entrer aprés avoir ouvert toutes les frontieres, dit que Bruxelles nous l’imposait, que l’OMC ne permet pas de ne pas laisser entrer les produits.
    Je suis curieux de voir l’argumentation de nos politiques!!!!!!
    Merci de nous expliquer ; »comment vous allez inciter les entreprises à investir dans la production en France lorsque l’on sait que la grande distribution ou la distribution tout court étrangle tous les fournisseurs pour qu’ils produisent moins cher , ce qui amene les producteurs à aller aussi chercher des coûts du travail moins élevés ainsi qu’une possibilité d’échapper aux impots !!!!
    De beaux discours mais la réalité necessite svp une explication du projet et des mesures.Les beaux parleurs qui disent tout et son cpontraire suivant le vent pour les élections , on le sait sont les mêmes qui ont permis par le libre échange total, la perméabilité du pays alors que nos chers concurrents américains ou chinois se dotaient de moyens de controler leurs échanges.

  • Tortu dit :

    On se veut l’homme libre de Léon Blum, mais on a une pensée désolante parce qu’elle n’a aucune intelligence stratégique.

    Il faut combattre l’extrême-droite par la thématique de l’espoir. En fait toute la droite, jusqu’à Bayrou, tombe dans le désespoir de l’action politique. Mais pour donner des leçons il faut être parfait, il faut donner espoir, ce que ne fait pas Mosco à se reposer sur ses lauriers comme le PS sur la gauche depuis 1990.

    Plus de détails sur la thématique de l’ESPOIR si on me le permet : http://mort-du-ps.blogspot.com/2011/12/le-pen-et-bayrou-premiers-adversaires.html

    • lola dit :

      point de vue intéressant et article intéressant.J’ai lu un article à l’acidité titillante sur F. Bayrou;c’est sur E-Torpedo;j’en ai oublié le titre …L’expression ‘intelligence statégique’est très bien trouvé ;non,l’élection n’est pas pliée ,loin s’en faut.

    • lola dit :

      @Tortu.un autre article du même site (Octobre) sur la primaire,est aussi intéressant.

  • lola dit :

    Un arrêt pour souffler entre 2 périodes festives,un coup d’oeil sur le blog de P.M. ;stupéfaction :au post ,somme toute optimiste et un peu falôt,de P.M. répondent des posts roboratifs,acidulés,précis,quant aux critiques et aux analyses;les deux étant pleines de pertinence :comment croire que la grande majorité des FR. ne veulent plus de N.S. ? Comment croire que l' »alternance » soit représentée par le seul F.H. ??Défaite interdite ?je préférerais plutôt :comment convaincre,comment agir,qu’espérer,dans quels délais,quels progrès,pour qui,pour quoi ..etc ( mais cela ne fait pas un titre vendable)Il nous est promis un F.Hollande »nouveau » ,en janvier ;on l’attend et on l’espère,pugnace,net dans ses analyses du système en place,précis dans ses projets(ce qui ne signifie pas promesses)gommant tout flou à l’égard des autres formations,présentant un équipe de campagne aux missions très claires ;on pourra, alors parler d’optimisme, d’élan ;j’ai lu tous les posts avec attention (stupide, n’est-ce pas !!) et je suis allée réfléchir ..à l’envergure du « candidat » F.H.Sans ces derniers posts,j’aurais, peut-être ,regarder flotter les bulles de Champagne, en attendant la suite .

    • Bangor dit :

      « regarder flotter les bulles de Champagne, en attendant la suite . »

      Le muscadet fut plus adapté à Otte. Merci de m’avoir conseillé cette lecture. Je ne connaissais pas l’auteur et c’était une grave lacune.

      • lola dit :

        @bangor. Chouette que cela vous ait plu !j ai lu d’autres <"livres"de lui, sur les fleurs,les papillons, tous écrits avec la même maîtrise,la même élégance, la même profondeur;et cela vaut bien un long essai politique ; ou plutôt cela rééquilibre les essais 'philosophico-politiques'; pour "l'épopée amoureuse du papillon" ,je préfère un Chablis …avec très grande modération !!mais dès les premiers jours de Janvier,je me mets à l'eau minérale,en me plongeant dans Condorcet.Bon Muscadet,bonnes bulles à vous.

      • lola dit :

        @Bangor : il ne va peut-être pas de soi que je ne suis ni critique ou conseiller littéraire,ni représentant en vins et spiritueux(au féminin).Je lis, je passe du temps ds les librairies(ce qui n’empêche pas de vivre)et je suis consternée souvent, du style embouteillé de livres dits politiques, qui oublient d’être simples et clairs.Et,si je me souviens bien,il y a,dans « le plateau de fruits… » un passage sur la vie en société , des moules, qui mène à réfléchir.Je crois aussi que les livres doivent circuler …si Otte vous a plu,eh bien, c’est chouette !

  • Goux dit :

    Bonjour, il me semble qu’un argument majeur n’est pas ou peu entendu: Le Sarkozy vertueux, protecteur, fer de lance face à cette crise qui révèlerait à l’opposé toutes les valeurs négatives de l’argent roi, du profit qui broie l’humain…, ce Sarkozy n’existe pas. Parçe que Sarko est le pur produit de ce système qui est aujourd’hui en crise. L’un et l’autre sont confondus. Défendre le premier, c’est prendre le risque de l’autre.
    Il suffit de se rappeler le casting du Fouquet’s, , il suffit de se rappeler le reflèxe du repos sur le Yacht, il suffit de se remettre en memoire les cadeaux fiscaux, les lois qui protègent les amis grands industriels, il suffit de se remémorer la « Françe des propriétaires » qui était un argument de campagne de 2007il s’agissait bien de créer en France un système de subprimes dont plus personne n’ignore aujourd’hui la perversité. On ne doit qu’au déclenchement précoce de la crise initiale d’Aout 2008 d’avoir contrarié la mise en oeuvre d’un tel système.
    Aujourd’hui les fonds monétaires, les états, les banques continuent de faire circuler des flots financiers intacts, pendant que nous repassons e cap symbolique et dramatique du million de chômeurs. Cette politique est limpide, ses effets néfastes sont une évidence.
    Pour l’avenir: faut-il conserver un président qui bien qu’il s’érige en premier défenseur est en réalité un promoteur essentiel de cette crise, parce qu’il est cette crise, ou faut-il remettre l’homme, le citoyen au premier rang, celui il n’aurait du quitter’ un système au service des hommes et pas l’inverse.
    Les valeurs de gauche sont notre seule perspective.
    Bon courage
    Cordialement

    • seb dit :

      Je suis d’accord avec vous. J’irai même à dire que beaucoup de personnes sont convaincues par vos propos.

      M. SARKOZY n’est pas un bon Président et il l’artisan de la crise actuelle. Ne serait ce que parce qu’en violant les traités européens – qui interdisent toute solidarité européenne de nature financière et plus encore l’injection par la BCE de liquidités envers les « Etats » – il a provoqué (avec ses collègues européens) un effet de contagion…Qui est à la source de nos problèmes.

      Si l’on avait laissé les mauvaises banques faire faillite, tout en protégeant l’épargne des citoyens (il y a plusieurs possibilités pour le faire), on ne serait pas dans cette situation où (une fois de plus en violation des traités): le FMI sort de sa mission (aider les pays pauvres : si l’Etat grec a fait banqueroute la Grèce, elle, est riche), la BCE fait du grand n’importe quoi, et les politiques, pardonnez moi le mot, se prostituent devant des agences de notation à la fiabilité douteuse ! Un acte au reste contreproductif, car pour rétablir l’ordre économique, il faut de la confiance : comment en avoir envers des hommes qui promettent de respecter des bouts de papiers que, par le passé et actuellement, ils violent constamment ?

      Ce qui est embêtant, c’est que M. HOLLANDE, s’il n’est pas artisan du système, s’en fait complice. Pour ma part, je ne l’ai pas entendu, à un quelconque moment, critiquer voire s’indigner (ce qui serait pourtant normal) la violation des traités. Et par là même, de la Constitution.

      C’est, sans doute, que M. HOLLANDE n’a pas conscience – ou se moque – du fait que violer les traités ou les actes constitutionnels d’une Nation, c’est atteindre les droits et libertés du genre humain.

      A moins que cela ne soit qu’une question de courage…A l’ex des parlementaires (pourtant majoritaire) qui gardèrent le silence lors du procès tronqué de Louis XVI (qui en a fait un martyr pour les chrétiens : merci les révolutionnaires de pacotille !), qui baissèrent la tête quand il fallu se prononcer sur la « mise à jour de la Terreur », et qui prirent la poudre d’escampette quand il fallu décider du sort de Louis XVI ! (Lequel fut sans doute ravi de savoir que sa destinée avait été décidé par le « oui » de son cousin mais plus surement encore par le « blanc/abstention » des parlementaires qui pourtant (sur le papier) lui affirmaient leur soutien !

      L’époque peut cependant trouver des excuses à ces parlementaires. M. HOLLANDE, s’il se risquait à endosser le manteau présidentiel avant l’heure – qui exige (c’est un devoir constitutionnel) de ses porteurs la GARANTIE des engagements du pays (nationaux, européens ou internationaux), n’aurait pas à craindre, lui, un coup de fourche ou de se retrouver la tête sur une pique.

      En fait, M. HOLLANDE aurait tout intérêt à critiquer la situation actuelle – qui ne se limite pas à M. SARKOZY – en sortant de ce rôle de contemplatif ou/et de complice passif du système, ne serait ce que pour des raisons personnelles : commencer un quinquennat en validant la ruine des épargnants n’est pas forcément du meilleur effet !

      Je n’ai pas entendu une seule réaction de sa part, concernant l’action menée par la BCE : LTRO de son petit nom ! Il y en aurait, pourtant, des choses à dire…Surtout au sujet d’une opération menée par M. DRAGHI, le type (faut il le rappeler) qui a aidé la Grèce a truqué ses chiffres, par l’entreprise de Golman Sach, l’employeur (alors) de DRAGHI !

      Il est clair depuis l’origine que, pour une banque centrale, être prêteur de dernier recours signifie prêter à des institutions bancaires réputées solvables (Ndvb : et qui ont simplement un problème de liquidité). Cela ne peut être fait que contre du bon collatéral, et à un taux d’intérêt pénalisant. Voilà ce que signifie « prêteur de dernier ressort ».

      Il est clair que la LTRO ne répond pas à cette définition : le collatéral exigible peut n’être noté que « Simple A », ce qui est juste correct, et le taux d’intérêt exigé est tout sauf pénalisant. En fait, le taux exigé par la BCE est très inférieur à ce que le marché exigerait d’un placement noté simple A actuellement !

      En clair, cela veut dire que la BCE ACCEPTE DE PRENDRE A SON COMPTE DANS SON BILAN, POUR TROIS ANS, les risques portés par des placements notés « A » et sur lesquels les banques ont de sérieux doutes (elles veulent donc s’en débarasser), et permet à ces mêmes banques de rechercher des usages moins risqués et correctement rémunérés pour cet « argent frais » créé de nulle part par la BCE… Si tant est que de tels placements existent aujourd’hui.

      Par conséquent, la LTRO ne peut en aucun cas être considérée comme une opération « classique » d’amélioration de la liquidité des placements bancaires.

      La LTRO risque t’elle de rendre plus facile le placement des dettes des pays périphériques ? C’est improbable. Selon cette analyse de TF market advisor, un banquier normalement constitué recherchera à utiliser la LTRO en priorité pour substituer cette modalité de financement contre d’autres plus chères ou plus risquées, puis, seulement, pour éventuellement acheter des bons à moins de 3 ans (il serait suicidaire d’acheter des bons d’une maturité supérieure à la période de remboursement de la LTRO) et d’un rendement correct (c’est à dire nettement supérieur à 1%).

      Et de ce point de vue, seuls les bons à 2 ans belges, espagnols ou italiens pourraient convenir… Sauf que les banques n’en prendront que si elles pensent que le risque de non remboursement est nul. Seule les plus téméraires se lanceront donc dans l’achat de bons, même de court terme, de pays du « club med », car structurellement, rien n’a vraiment changé chez les PIIGS, et l’on ne voit pas d’où la croissance indispensable pour améliorer la situation pourrait venir !

      Bref, les banques n’utiliseront donc pas, sauf incitation cachée au grand public, les fonds levés par la LTRO pour acheter massivement des bons italiens à 10 ans.

      Alors, au final, en quoi consiste cette opération de la BCE ? Quelle est sa finalité ?

      Ruiner les épargnants ! La LTRO est, en effet, une opération de transfert de risque de portefeuille EXISTANT porté par les banques privées vers la BCE. En clair : un « bailout furtif » de banques qui, sans cela, seraient clairement insolvables. En agissant de la sorte, la BCE est en contradiction avec toutes les règles de bonne gestion des banques centrales !

      Il ne s’agit donc pas d’une monétisation des dettes souveraines, mais d’une monétisation furtive d’actifs de banques privées dont la valeur est sujette à caution.

      Naturellement, la BCE espère que, dans les 3 ans, les banques pourront, grâce à une reprise venue d’on ne sait où, se « refaire », rembourser les sommes empruntées au titre du LTRO, reprendre leur collatéral et absorber les éventuelles pertes sur ces titres grâce aux gains engrangés pendant les 3 ans du deal.

      Mais que cette reprise ne veuille pas se manifester, qu’un nouveau cygne noir vienne plomber un peu plus les perspectives de la zone euro, alors c’est la BCE qui subira les pertes que les banques commerciales auraient dû porter. Pertes qui seront absorbées par la production Ex Nihilo d’euros tous neufs, ce qui détruira lentement d’abord, puis rapidement ensuite, la valeur de l’épargne européenne…!

      M. HOLLANDE semble se soucier – comme M. SARKOZY – comme d’une guigne de ce « problème » là ! A moins que cela ne soit son « conseiller » en économie…

      Quoi qu’il en soit, les banquiers, eux, peuvent être heureux ! M. DRAGUI fait leur fortune et fait payer par les contribuables/épargnants leurs fautes passées et actuelles d’achat d’actifs douteux !

      On se demande bien (moi en tout cas) ce qui peut expliquer un tel silence chez M. HOLLANDE. Etre à la tête d’un pays d’épargnants ruinés, avec comme note un B- (parce qu’il ne faut pas être futé pour comprendre que, si la BCE devient « risquée » elle même (alors que les banques privées ne le seront artificiellement plus) cela va se répercuter sur les Etats membres de la zone euro et permettre aux banques, elles, de faire de providentiels profits, tout ceci sans remise en cause de leur part…Puisque « l’Etat » viendra toujours les défendre, bétises ou pas !

      Il faut bien comprendre que la BCE relache très fortement ses critères d’acceptation de collatéral sans rémunérer son risque en conséquence. Et si elle allonge la maturité de prêts existants, c’est qu’elle sait que les emprunteurs risquent l’insolvabilité.

      De son coté, la FED augmente son bilan à vitesse grand V en le chargeant avec des produits de daube : cela va se finir en monétisation fleuve, que l’on s’efforce de retarder en espérant on ne sait quel miracle. Tout ça pour sauver des agents économiques qui se sont lamentablement gamellés et qui ne font plus leur job de financement de l’investissement productif !

      Il y a bien sur une raison « politique » à cette démarche, du moins du coté de l’Allemagne et de la France. M. SARKOZY veut « passer » 2012 et Mme MERKEL fera tout pour éviter jusqu’en 2013 (élections en Allemagne) de se prendre les conséquences de ses actes.

      Ce qui est plus surprenant, c’est que – alors qu’en Allemagne, çà y est, l’opposition a compris que MERKEL allait leur donner un bébé pas très sain à gérer – M.HOLLANDE soit toujours extrêmement « candide » dès qu’il s’agit de l’UE, confondant toujours l’Institution et le projet européen…Ce qui est stupide : j’aime la France. Je ne trouve pas étrange ou anormal de critiquer M. SARKOZY ! J’aime le projet européen. Je ne pense pas qu’il soit « politiquement incorrect » de dénoncer ceux qui participent à sa ruine en prétendant le contraire !

      Et venant d’un candidat qui (on l’espère) souhaite redresser les choses (ne serait ce que pour avoir un quinquennat tranquille : et M. HOLLANDE semble apprécier la tranquillité) il est très surprenant que ce dernier laisse M. SARKOZY lui plomber sa présidence (car au fond de moi, je pense que M. SARKOZY cherche moins à gagner en 2012 qu’à préparer sa réélection en 2017, via un plombage maitrisé de la présidence HOLLANDE.

    • Pour Goux, si vous allez dans la rue et si vous discutez avec les gens , la grande majorité vous dira ce que vous écrivez.
      Le grand souci n’est pas l’impopularité de Sarko mais l’absence de visibilité dans un projet clair avec de vraies perspectives de développement.
      Les gens disent »de toute façon, il n’y en a pas un qui est meilleur que l’autre et c’est toujours les mêmes qui trinquent » ce qui amene de nouvelles voix au FN;
      Maintenant les valeurs de gauche, excusez moi de vous dire qu’une partie des élus PS s’assoit dessus vu le comprtement dans des affaires récentes hélas.
      Quand va-t-on voir un candidat présenter une vraie satature d’homme d’état?FH est un homme honnête , je le crois, porteur de la candidature PS.Maintenant la victoire se joue non pas sur les valeurs de la gauche mais sur les valeurs tout court du travail et d’emploi , d’avoir des perspectives d’un futur, non pas d’idéologie mais d’une espérance d’une société qui permet à l’homme de vivre tout simplement.
      Les jeunes générations sont pessimistes, à 20 ans avoir peur de l’avenir n’est pas normal, ce sont eux qui doivent créer leur futur, prendre leur destin en main et ne pas attendre que tout se régle tout seul!!!!
      On perçoit une démission et une résignation que je comprends pas.C’est dans la crise que l’on doit s’investir pour changer les choses et cela ne sert à rien de geindre.Rien ne changera sans une volonté de l’homme qui mettra la pression sur les dirigeants.Tout le monde attend un ordre nouveau , ce n’est pas simplement en dénonçeant le traitre, le petit caporal que les élections basculeront.C’est en faisant adhérer les gens à un vrai projet de société.Aujourd’hui que propose-t-on ?
      Des aides, des emplois aidés, toujours pareil .Quelles voies nouvelles montre-t-on pour que la jeunesse s’investisse dans des projets porteurs d’emplois?A-t-on
      un plan de création d’emplois dans les énergies nouvelles, dans les médias de demain, dans toute la technologie de demain pour proposer des études adaptées et préparer les jeunes à créer leur job à travers de nouveaux axes d’entreprises à développer?
      Les politiques sont tous vagues.Le moi je, moi jec’est uniquement le discours .Il est venu le temps d’avoir une vraie politique de développement FH l’a t-il??????
      Tirer sur Sarko est une chose, proposer un avenir et pouvoir être entendu en est une autre.

  • DEVOIR DE VICTOIRE dit :

    Oui, nous avons un devoir de victoire, je suis d’accord avec toi, Pierre! Mais l’image que nous avons donnée ces derniers temps était déplorable, il faut bien le reconnaitre ! Et même si comme tu le soulignes si bien il est logique que la côte de François Hollande ait baissé dans les sondages, tu oublies de mentionner deux ou trois petites choses : la première, c’est que la valse hésitation des négociations avec EELV a été délétère pour notre image avec les parachutages que l’on sait. La seconde, c’est que les investitures des candidats aux législatives ont été tout sauf démocratiques (j’en sais quelque chose, ayant moi-même été victime de l’appareil); enfin l’arrivée du candidat Bayrou, bien que prêtant à rire, est une mauvaise chose pour la gauche et pour Hollande, car il lui prendra des points précieux. Et même s’il n’est aps de gauche, loin s’en faut, son positionnement n’est pas très loin de celui de François Hollande sur bien des points.

  • Lambda dit :

    « La charge fut violente, odieuse, souvent vulgaire, à l’image de ses porteurs – parmi lesquels Nadine Morano et, plus surprenant, Laurent Wauquiez »

    Ben oui, Morano n’est qu’une fille du peuple. Vous pensez, un père camionneur et une mère ouvrière! Quelle vulgarité!
    Alors que Wauquiez, lui, est un énarque bien propre sur lui et qui a pété dans la soie dès son plus jeune âge!
    Quand on parle de PROLOPHOBIE…

    • seb dit :

      Il n’est guère étonnant que M. MOSCOVICI pointe la vulgarité de Mme MORENO. (Ou Mme PUGELLE ? Perso, je serais son ex époux (M. MORENO)je n’aimerais pas qu’elle avilisse mon patronyme à tout instant!)

      La considérer comme une « fille du peuple », comme une représentante des milieux populaires est, me semble t il, lui faire bien trop d’honneur.

      J’irai même à dire que Mme MORENO fait tout son possible pour faire du tort à ceux qu’on nomme (bien imparfaitement) les CSP -.

      Dans tous ses actes, dans toutes ses paroles, Mme MORENO incarne le STEREOTYPE négatif du Peuple. Ce que jadis (et peut être encore en privé) on appelait la populace.

      Derrière ce mot, l’image d’un ivrogne, d’une femme dévêtue, de gens sales, vulgaires, injurieux et toujours très peu sains d’esprit. Et, pour couronner le tout, très crédules. Des gens qui parlent une langue qui n’est pas le français, qu’on pourrait nommer le charabia et qui, en dehors de gémir, se réduit finalement à une bande de grossiers personnages, fainéants et insultants, capables de violence gratuite et de propos verbaux très vulgaires.

      Si, aux yeux de M. SARKOZY – des Ministres et parlementaires – Mme MORENO incarne le « Peuple », en est la « fille »…Alors je comprends pourquoi le chef d’Etat a pu parler des Bretons comme de « cons », insulter l’un de nos compatriotes à un salon prestigieux (« casse toi pauv con ») et pourquoi, également, il prend les Français pour des demeurés !

      Si, aux yeux de M. HOLLANDE – et de son équipe – le « Peuple » est incarné par Mme MORENO, je comprends aussi pourquoi ce dernier passe un temps fou à expliquer des évidences, ne se « lance » pas, et pourquoi également, il peut avoir peur de circuler (en France) dans nos rues sans service de sécurité !

      Pardonnez moi de préférer, comme incarnation du Peuple, une jeune fille comme Jeanne ! Candide sans doute, mais dotée de raison. Simple certes, mais capable de répondre en argumentant au lieu d’injurier ses adversaires. Ferme, probablement, mais capable de douceur aussi, même envers ses ennemis. Une jeune fille qui avait conscience, aussi, que sa haute mission, nécessitait qu’elle donne du Peuple Français une image positive. Histoire de lui donner envie de se décarcasser pour ledit Peuple…Au lieu de constamment lui proposer jeux, vins, sangs et luxure !

      • La droite cherche une réction pour pourrir la campagne afin d’éviter que celle-ci ne focalise l’attention des français sur les éléments importants.
        Ils sont devenus des adeptes de la lecture de Voici, Gala ou autres magazines du genre.
        Le souci est de voir une partie du PS en arriver à la base , au même fonctionnement en tirant sr les alliés du PS à savoir EELV .
        Le danger est de tomber dans ce piege et de se focaliser sur l’homme et non pas le programme et le bilan.
        Donner une bonne image pour FH est vitale, au dessus de la mélée tout en écoutant, proposer de bonnes solutions aux français.Il serait souhaitable qu’Eva Joly comprenne cela aussi , ainsi que Mélechon.Des différences mais le respect entre les différents représentants des courants populaires et cela est nécessaire pour les militants.
        En quelques mois , FH a perdu des voix et il en perdra d’autres.Le premier tour sera difficile.Bayrou bénéficie d’une cote de sympathie naturelle qui va de 12à 15% .Il empiéte sur Sarko, FH EELV.
        Tant que l’on integre pas le fait qu’il est necessaire de gagner dans le respect des concurrents le premier tour, il ne faut pas croire que FH gagnera le 2éme.Pour bénéficier des voix qui seront allées se positionner sur certains candidats qui présentent une autre vue, il faudra avoir admis cette légitime fifférennce.
        Ecouter est une chose, entendre en est une autre et proposer la synthese en sera la principale difficulté.

      • lola dit :

        @Seb:Madame Morano,voyons !c’est un lapsus volontaire ?

        • seb dit :

          En partie…

          La dame ayant la « plainte facile » je préfère éviter les mauvaises surprises !

          Et puis, il y a (en effet) un petit « lapsus » : quand je vais chez mon coiffeur (et oui, cela m’arrive) il y a une photo d’une fille qui a sa coupe (à la dame). Donc je me dis qu’elle doit fréquenter un salon « Moreno » !!!

  • grelet dit :

    travaillant dans un grand etablissement postal lors de nos repas la presidentielle revient souvent dansles conversations c est un grand avertissement de tres nombreux collegues previennent en cas de second tour sarkozy le pen ils voteront le pen sans hesiter nous les petits fonctionnaires nous connaissons depuis l arrivee de sarkozy une perte de pouvoir d achat enorme pour la premeire fois depuis des decennies on a eu un controle des cadences l ambiance est tres mauvaise et beaucoup espere avant toute chose que sarkozy deguerpisse la crise sera toujours la en mai 2012mais comme disait barbara le fond de l air a change l air serait plus respirable le monde du travail attend impatiemment le depart de sarkozy qui nous a humilie nous les classesmoyennes nous comptons sur vous le ps divisions interdites

  • Benoît C. dit :

    Il va falloir battre la campagne (dans les usines, dans les salles de classe, dans les services publics, auprès des protestataires, des entrepreneurs, des nantis aussi, chez nos voisins européens ou plus lointains).
    Il faut faire comprendre à TOUS, que la FRATERNITE et l’EGALITE sont l’intérêt de chacun, il faudra être pédagogue. M.Hollande en a pris le chemin, bien que cela soit extrêment difficiel dans un monde où chacun se relpit sur ses intérêts particuliers et à court terme.
    Bon courage à toute l’équipe que vous coordonnez M.Moscovici et surtout prenez en compte l’humain avant tout, renvoyez les technocrates au bac à sable.

    • seb dit :

      « Battre la campagne » dans divers lieux n’a aucun sens, si M. HOLLANDE ne suscite pas l’espoir (et pas seulement l’échappatoire à M. SARKOZY), en marketing on dirait « s’il ne suscite pas un besoin ».

      Etant chef d’entreprise, quand je vends mes produits, je ne m’épuise pas à prendre l’annuaire téléphonique pour, au petit bonheur la chance, obtenir quelques rendez vous précieux !

      Une telle « prestation » n’a aucun intérêt. Ce qui me permet de vivre – la vente desdits produits – c’est ma capacité à savoir mettre en valeur ma personne (quand les gens vous font confiance, vous avez gagné) et les produits que je présente.

      Et bien, si j’ose dire, M. MOSCOVICI, a le même « boulot » : il doit « vendre » M. HOLLANDE…Mais pas en le mettant en tête de gondole ou en le soldant parce qu’il croit qu’ainsi la ménagère achetera le produit.

      S’il veut obtenir des ventes – des voix – et par là même la confiance, qui suscite un bouche à oreille (gratuit et plus performant qu’aucune méthode de « vente ») il convient qu’il sache faire se différencier le brave HOLLANDE, qui pour l’heure, suit plutôt qu’il ne prend la tête.

  • seb dit :

    Quelques remarques :

    -Incontestablement, les primaires du PS – merci Arnaud ? – ont été un très bon exercice pour votre parti et le candidat HOLLANDE. Certaines personnes – qui ne peuvent être qualifiées de « droite » (encore moins gaullistes) – ont cru pouvoir gloser sur le nombre de participants ou leur âge (mineurs aux yeux de la loi), il n’en reste pas moins que le déplacement de trois millions de personnes doit être salué et représente un élan positif envers la force politique d’opposition qu’est le PS.

    Sur le plan médiatique ou/et barométrique, la campagne des primaires a intéressé, également, un nombre important de nos concitoyens – dont votre serviteur – qui ont eu la joie (si rare) de voir des candidats échanger sur leur approche du programme socialiste et non confondre les primaires avec un concours de miss bas de gamme.

    -Sur la même lancée, le PS s’est plutôt bien sorti de l’affaire DSK. Si des couacs ont eu lieu dans les premiers temps – les dirigeants du PS ayant une approche de la présomption d’innocence à géométrie variable, qu’ils partagent, du reste, avec la pseudo droite ou les pseudos centristes – le PS (grâce à la main de velours de Martine ?) a bien redressé la barre. On peut même adresser quelques remerciements à une certaine femme de ménage d’un grand hôtel new yorkais de nous avoir préservé de DSK ! Un homme qui, alors qu’il a un rendez vous avec sa fille, utilise dix minutes de son temps à besogner une jeune femme (consentante ou pas, on ne le saura jamais), sans prendre le soin adéquat à cette tâche (puisqu’elle a eu à s’en plaindre) ne peut, à l’évidence, convenir à la France, qui aime les bons vivants…Pas les jouisseurs de passage.

    Sur d’autres affaires – celles financières – le PS a toujours beaucoup de mal à faire le ménage. Les amitiés prenant, souvent, le pas sur l’intérêt général. Là encore, il convient de remercier Arnaud pour ses coups bien sentis à l’endroit de ceux qui avilissent le parti et nuisent (il faut qu’il s’en souvienne) le candidat du PS ! Le silence de M. HOLLANDE sur ces affaires faisant – à mon grand regret – le pendant au silence/à la négation des affaires concernant M.SARKOZY.

    Il faudrait – et c’est sans doute le rôle d’un chef de campagne – que M. HOLLANDE soit entouré par quelqu’un qui protège, si j’ose dire, son honneur. Jouer les vierges effarouchées – moi, connaitre les us et coutumes des fédérations PS ? Moi, être au courant que l’argent public a été bien mal géré chez certains amis intimes ? – c’est prendre le risque majeur d’être soupçonné. Donner corps au soupçon, c’est mettre en péril son crédit, sa parole, son honneur.

    La malheureuse Antoinette ne voyait sans doute rien de grave à ce que les médisants colportent sur son compte des rumeurs bien peu innocentes ! Son silence lui paraissait probablement la réponse adéquate. La vérité, c’est que pour se préserver de ses ennemis, il lui aurait fallu revenir à la cour (c’est-à-dire quitter le petit Trianon), faire amende honorable pour sa conduite (via la confession ou un pèlerinage) et (le plus important) passer suffisamment de temps avec son époux pour prouver au Royaume qu’en la Maison de France, le maître savait assumer ses droits conjugaux autant que ses devoirs !

    Si M. HOLLANDE veut prouver sa fermeté, son sens de l’honorabilité, et je dirai même son caractère incorruptible – autant de choses que les Français reprochent à M. SARKOZY de ne pas posséder, au passage – il va les lui falloir démontrer par des actes. Et être sévère envers ses amis/collègues peu scrupuleux. La réputation de Robespierre, de Philippe le Bel ou encore d’un certain Saint Louis, ne vient pas de jolis discours mais d’actes fermes et décisifs.

    S’il n’est pas capable de punir, dans son propre camp, ceux qui font mal à la France, comment voulez vous que les Français le suivent ? J’en reviens toujours à l’Histoire mais…Faut il rappeler que, le cœur sans doute gros mais l’esprit ferme, Charles VII a dû donner TANNEGUY DU CHATEL au duc de Bourgogne, tant pour renouer avec ce dernier que pour prouver au Royaume qu’il n’approuvait pas l’assassinat de son oncle ? Que Charles V, de son coté, fit mettre à la potence certains de ses familiers, qui à force de manipuler le Trésor, voulurent en prendre une part ? Et que Saint Louis n’hésita pas à punir ses chevaliers – comme du reste Charles VIII – quand ceux-ci commettaient des crimes (viols, violences gratuites) alors considérés (par les propres victimes même des faits) comme un châtiment de guerre ?

    -Concernant l’accord EELV et PS, je pense – et c’est franchement dommage – que M. HOLLANDE a commis (surtout) une bêtise, en ne comprenant pas le statut d’élu. Je veux dire par là qu’il a (semble t il) paru naturel au PS de traiter d’un accord partisan ayant une finalité de rassemblement, sans faire appel à son candidat (M. HOLLANDE) et sans non plus intégrer Mme JOLY aux négociations. Résultat ? L’accord est apparu comme une belle supercherie puisque M. HOLLANDE, par ses hésitations, prétendait un jour l’assumer l’autre s’en dédire…Et de son coté, Mme JOLY ne paraissait pas être d’accord avec la négociation opérée par les instances partisanes. D’où cette semaine médiatique éprouvante, qui aurait fort bien pu être évitée, via un dialogue, disons diplomatique, entre les deux candidats ! Les instances partisanes traitant la négociation, M. HOLLANDE faisant preuve de courtoisie et respect envers Mme JOLY et inversement. Je ne fais plus de politique…Mais j’ai souvenance que pour avoir un conseil municipal harmonieux, il convient d’être un tantinet diplomate. M. HOLLANDE aurait il, seulement pris en compte l’aspiration de Mme JOLY à ne pas seulement être une potiche à voix pour le deuxième tour, il aurait non seulement prouver ses qualités (que je crois réelles) diplomatiques mais solidifier un accord salué tant par les instances partisanes que par la base même.

    -Concernant le désir d’alternance : il est indéniable que les Français ne veulent plus de M. SARKOZY. Mais veulent ils, forcément, de M. HOLLANDE ? A six mois de la présidentielle, je ne pense pas que les sondages (en dehors de faire les affaires de quelques boites privées) soient révélateurs d’un soutien ou d’une opposition quelconque. Au reste, s’appuyer sur eux pour considérer que l’alternance passe, nécessairement par M. HOLLANDE, c’est faire un très mauvais diagnostic.

    Le PS, à ce que je sache, n’est pas seul à représenter une alternative. Marine ou l’autre François, chacun à leur manière, mais également Eva ou pourquoi pas d’autres candidats à venir, sont des opposants à M. SARKOZY. Je vais reprendre l’ex historique mais…En 1428, si les Français n’aimaient guère le régent Anglais…Ils n’étaient pas, pour autant, des soutiens inconditionnels à la cause de Charles VII !

    Pour les Bourguignons, le régent n’était pas l’idéal mais leur espoir reposait en la personne de Henri VI, fils du roi d’Angleterre et de la reine Catherine de France. C’est, en partie, parce que Jeanne mettait des obstacles à la réalisation de la paix éternelle promise par le traité de Troyes, qu’ils s’en prirent à elle. Croire, dès lors, que la seule détestation ou disons, l’absence de soutien à M. SARKOZY, apportera la France sur un plateau à M. HOLLANDE, c’est se fourvoyer. Pour arriver à ses fins, M.HOLLANDE devra d’abord enlever sa carapace de roi de Bourges et s’emparer de l’armure du Conquérant.

    Autre chose : cette focalisation sur le deuxième tour est peu pertinente. Déjà, au cas où le PS l’ignorerait, les Français détestent, viscéralement, le lavage de cerveaux. Leur dire que tout est plié, c’est courir le risque d’un retour de bâton. Souvenez vous de M. SARKOZY en 2007. Sa petite phrase sur ses chances d’être Président demain lui ont fait perdre dix points en trois jours ! Il lui a fallu faire amende honorable pour revenir dans le jeu. Donc…Attention, danger. Si les Français aiment les hommes providentiels, ils estiment surtout ceux qui sont le fruit du hasard. Le gars qui, du départ, nous dit – avant l’élection même – qu’il battra tout le monde au deuxième, ne peut que susciter l’exaspération.

    M.SARKOZY joue, effectivement, de son image. Ce n’est pas surprenant. Ce qui le serait, c’est que M. HOLLANDE oublie une chose : en mai 68, le pays a pris cause commune pour le mouvement étudiant/industriel. MAIS le pays a aussi donné au Général DE GAULLE une majorité confortable, quelques mois plus tard. Si M.HOLLANDE veut une gloire à la COHN BENDIT, très bien…S’il veut être Président, qu’il ne s’en tienne pas seulement aux prédictions de Mme IRMA. Les sondages disent peut être que M. SARKOZY ne peut plus être Président, l’Histoire également…Ils ne disent pas (en revanche) que M. HOLLANDE est déjà assis à l’Elysée.

    En 1428, Charles VII avait – lui aussi – de bonnes chances de l’emporter. Déjà, il était majeur (au contraire de son rival Henri VI), père (ce qui, là aussi, avait son importance) d’un Dauphin (la continuité dynastique était donc accomplie), il avait une armée dotée de fidèles et populaires capitaines (la HIRE, le Bâtard d’Orléans, etc.) et des droits sur le Royaume (si le traité de Troyes parle de soit disant Dauphin, il n’officialise pas un statut de bâtard) reconnus par ses ennemis même. Mieux ! Si lui-même en est incapable, d’autres lui donnent un entourage fiable et intègre.

    Mais pour tirer le Royaume de la langueur – on parle de la pitié du Royaume de France – il ne suffit pas d’être le mieux à même de ou d’être le meilleur candidat pour expulser celui que tout un chacun hait (les Anglais festoient pendant le long hiver où nombre de parisiens trouveront la mort) ou exècre (notamment parce que le régent privilégie les Anglais au détriment de la noblesse française, dans les assemblées)…Il faut incarner l’espoir, susciter l’élan populaire…Et être capable (aussi) de prouver son amour pour la France.

    M. HOLLANDE a des bonnes chances de l’emporter…Mais celles-ci ne suffisent, à l’évidence, pas. Comme vous le dirons tous les historiens, Charles de France, roi de Bourges, était (aussi) un candidat en passe de…Mais sans Jeanne, l’Histoire aurait bien pu s’écrire autrement.

    Les historiens vous diront aussi que Louis XVI a eu milles occasions de redresser la barre. Les plus parlantes étant, bien évidemment, la fête de la Fédération ou encore son séjour parisien. Redevenir le roi aimé de Cherbourg, eu été possible mais…L’Histoire (ou plutôt Louis XVI) l’a voulu autrement !

  • Barrao Rui dit :

    La politique qui est pratiquée depuis près de 20 ans est plaine de belles phrases vides de sens. Un projet politique doit être présenté comme un projet professionnel.
    Or Vos projets politique à TOUS sont des déclarations d’intention,
    ce n’est pas ce dont un entrepreneur (employait 4 personnes, 1 licenciée 19/12/2011, une en instance de chômage technique 2012)
    a besoin.
    Un projet détaillé et chiffré, clair précis : profesionnel

  • heusicom jean claude dit :

    je vous en suplie unissez vous rassemblez vous avant de partir je voudrai revoir la gauche au pouvoir j’ai 70 ans c’est ma derniere chance je me bat de toute mes forces pour que l’on gagne .
    je vous souhaite de bonnes fetes.

  • Jonas dit :

    La victoire est notre seule option. Nul ne doit faire le moindre mouvement la mettant en péril.
    Joyeuses Fêtes M. Moscovici.

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