9 réflexions au sujet de « Pierre Moscovici invité de l’émission « Les 4 vérités » sur France 2 »

  1. Puisque les 35 heures sont, d’après N. Sarkozy et compagnie, à l’origine des problèmes de compétitivité, de chômage, etc, de la France, pensez-vous que ce serait le mettre dans l’embarras, que de lui demander, le moment venu, s’il va les supprimer ?
    Répondre oui pourrait lui faire courir le risque de se couper d’une partie de son électorat. (A moins qu’il ait déjà perdu les électeurs sensibles à la suppression des RTT ?)
    Répondre non l’obligerait à expliquer pourquoi il les critique tant alors qu’il ne veut pas les supprimer.
    Qu’en pensez-vous ?

    • qu’appelez-vous ‘le moment venu ‘? si c’est lors des rencontres qui précèdent les élections, quel journaliste osera lui poser la question ,de cette façon ? pour le moment, il est le président, il fait des discours,il fait des voyages,il fait des visites …..

      • Pour lui poser la question directement, le moment venu, c’est effectivement lorsqu’il se sera déclaré candidat, lorsqu’il devra présenter son programme.
        Maintenant, est-il judicieux d’attendre ? Dès à présent, F. Hollande, P. Moscovici, M. Valls etc … lorsqu’on les interroge sur les 35 heures (ou pas d’ailleurs) pourraient mettre en avant l’incohérence du Président sur le sujet et le pousser à répondre directement ou par l’intermédiaire de sa bande.
        A moins que la bonne stratégie soit d’attendre le débat d’entre 2 tours ?

  2. Mr Moscovici,il faut que celui qui est au perchoir s’excuse publiquement,il a fait preuve de sectarisme sinon une destitution s’impose.

    • On ne destitue pas un Président d’Assemblée – sauf provocation en duel (çà, ce serait classe !) – en revanche, M. HOLLANDE pourrait confier ses « votes » (il est député donc se doit de travailler pour le pays, pas seulement sillonner la France en tout sens) à une personne de confiance (la belle Delphine) et annoncer sa décision de ne pas revenir au Parlement…Tant que le Président d’icelle n’aura pas fait amende honorable.

      De son coté, Martine (et consorts) doit être irréprochable. Si elle décide d’accueillir le Président à Lille, elle doit lui faire tous les honneurs. Sinon, elle trouve une excuse pour ne pas venir. La « solution » choisie (malheureusement) n’est pas cohérente, encore moins digne : on ne peut pas reprocher à M. ACCOYER de manquer de respect à la représentation nationale (car c’est le cas) en fustigeant l’un de ses porte parole (ici M. HOLLANDE) et trouver normal que la maire de Lille…Témoigne de son irrespect, public, à l’endroit d’un homme qui ne m’inspire guère d’allant, mais n’en demeure pas moins, lui aussi, l’expression d’un choix du Souverain.

      La Nation ne peut pas être sacrée dans un cas, négligeable dans l’autre.

      Cela étant dit, je pense qu’il ne faut pas trop s’apesantir sur le sujet. C’est ce que veut le parti au pouvoir ! Et avancer ses thématiques, au lieu de se laisser « guider » en aveugle.

      -Allez ! Au pif…L’emploi.

      M. HOLLANDE, lors des primaires a promis une usine à gaz – contrat générationnel – mais on peut l’arranger avec un peu de jugeote. Et pour pas un euro en plus ! Si je comprends bien le défi politique que se lance le brave François (enfin arriver à caser ces jeunes récalcitrants et ses séniors toujours actifs), je n’en vois pas bien la finalité économique et sociale.

      Son bon collègue, à la Cour des Comptes, pourrait lui faire parvenir tous les rapports rendus à ce sujet, qui mettent en évidence le coté effet d’aubaine de semblables mesures. Lesquelles mesures profitent, au reste, essentiellement aux grands groupes, mieux informés – normal, ce sont eux qui écrivent les décrets d’application ! Ou les amendements parlementaires ! – que les PME, viviers (pourtant) de nos emplois et (surtout) de notre renouvellement créatif !

      Alors, pourquoi au lieu de s’aventurer (à nouveau) vers l’échec, pourquoi ne pas essayer autre chose ? La taxe plate par ex…Qui est (au passage) une invention de notre brave VAUBAN ?

      Celle ci pourrait être utilisée en remplacement de l’impôt sur les sociétés – avec une assiette « assainie » pour éviter les déductions byzantines qui font les choux gras des multinationales au détriment des PME – ce qui permettrait aux PME de constituer les réserves qui leur permettront de grandir. Et par là même, leur donneront envie d’embaucher et d’investir ! Le produit de cet impôt pourrait être redistribué, pour moitié, pour financer le service de la dette, la seconde partie pour provisionner les dépenses de santé et de retraite à venir. (Nous épargnant, par là même, des pseudos réformes douloureuses à court et moyen terme)

      Le candidat HOLLANDE pourrait proposer un accord – dès à présent –à la CGPME (notamment) et à ETHIQUE (par ex) : il mettrait en place la « dime royale » nouvelle version, dès son annexion à la présidence…Mais pour une période donnée. (Un an) Et renouvelable. De cette façon, les entreprises seront obligées (mais avec bonheur) de jouer le jeu. Les conditions pour le maintien de cette taxe avantageuse, pourraient être l’emploi de personnes entrant sur le marché du travail ou en fin de carrière. Mais aussi, le renoncement à ces pseudos accords de compétitivité qui n’avantagent personne, mais sont une nouvelle entorse au Code du Travail. Et pas un sou n’aura besoin d’être posé pour obtenir semblable accord !

      -Autre sujet, pouvant être abordé : le logement. Pourquoi ne pas proposer de redonner, par défaut, la constructibilité à tout terrain viabilisé, les exceptions pour raison de protection diverses (captages d’eaux potables, zones d’intérêt esthétique majeur) devant faire l’objet de versements de justes compensations, comme le prévoit l’article 16 de la déclaration de 1789 ?

      Cette mesure éliminerait l’essentiel de la volatilité du prix du logement en fonction des conditions macro-économiques, et ramènerait les prix du logement médian aux alentours de 3 fois le revenu médian des ménages, ce qui le rendrait bien plus accessible.

      Et dans le même temps, pourquoi ne pas garantir aux propriétaires qu’ils pourront retrouver un logement en moins de 60 jours, avec intervention de la force publique si nécessaire, en cas de locataire indélicat ? Ce n’est pas faire preuve de manque de cœur que de prôner cela. L’expérience de pays comme le Canada, où les propriétaires n’ont pas peur d’investir dans le locatif, et où les locataires en difficulté trouvent sans difficulté à déménager pour un logement plus petit ou moins bien situé en cas de gêne financière, montre que l’égalité en droit entre locataires et bailleurs donne de meilleurs résultats que la sur protection des locataires…

      Sur ces deux thématiques, il serait très simple d’accrocher le candidat SARKOZY. Tout en défendant des idées crédibles, ne coûtant pas un centime, et surtout efficaces car…Testées !

    • Insulter comme l’a fait quelqu’un qui se doit d’être neutre n’est pas excusable.C’est trop facile,insulter et s’excuser aprés, non.Il doit quitter le perchoir.Debré était un homme de droite qui a su pendant tout le temps ou il a été au perchoir respecter l’opposition et il s’est attiré le respect .
      Non dehors, on ne peut accepter ce genre de propos, c’est lamentable!!!A-t-il connu la guerre ce Monsieur pour utiliser ce genre de propos,de qui se moque t-il? Il insulte plus que gravement les élus démocratiques de gauche, les valeurs de gauche , les électeurs de gauche!!!! on ne peut pas autoriser ces débordements, la droite est agressive, sur le qui-vive, nous ne laisserons pas ces gens là nuire à la démocratie..

      • Quitter le perchoir, à quatre mois des élections, n’aurait aucun sens. Surtout – pour un homme politique s’entend – la punition la plus sévère semble être l’humiliation publique. Laquelle lui a été infligée hier par M. SARKOZY…Ce qui, en soit, pour ce courtisan, vaut réprimande aussi infernale qu’hier les regards (ou pire les silences) de Louis XIV, quand l’un de ses courtisans lui déplaisaient.

        M.DEBRE était d’une toute autre trempe. Loyal oui, vassal non. M. ACCOYER, lui, n’est qu’un courtisan. Il ne vit que de faveur. Comment espérer quoique ce soit d’autre comme conduite, de sa part, que celle d’un courtisan qui, par ses excès, cherche à reconquérir sa place dans le cercle ?

        Le terme de « guerre » est excessif bien sur, mais pas forcément si on le replace dans son contexte. Puisque c’est un courtisan qui parle, il exprime forcément les craintes des courtisans, et les siennes propres.

        Or, que craint il ? Une guerre. Une guerre dans le cercle. Une guerre entre les droites, pour se partager les morceaux de l’UMP ! Une guerre, aussi, pour les circonscriptions. On voit comment çà se bastonne pour obtenir une « bonne place » dès à présent…Alors en cas d’échec de SARKOZY, cela va être la curée !

        Rien d’étonnant, dès lors, que M. ACCOYER parle de guerre. Et puisque seul le « cercle » importe, est il si surprenant qu’il en parle comme de la « France » ? N’est ce pas ce seul bout de France qui lui importe, comme « Versailles » était « la France » aux yeux de la Cour de France. Si une « guerre » avait lieu entre Marie Antoinette et la favorite du roi…La France devait, à coup sur, en être la victime !

  3. Bon…Et bien on avance pas fort ! M. HOLLANDE a été clair, en disant qu’il allait moduler le quotient familial…Incompatible avec la fusion de la CSG et IR ? Et sur le plafond, on n’est toujours pas beaucoup plus informé…Foyer ou individu ? Cela change beaucoup de choses…! J’ai envie de dire vivement qu’arrive le programme…En espérant que l’on aura soin de le lire à ce moment là.

    Concernant l’interview :

    -au sujet du journaliste, bon c’est rodé. Seul petit truc irritant : l’appel à l’émotion. Je sais bien que cela fait bien, mais si l’on peut s’y attendre, n’est ce pas d’abord des solutions que l’on vous demande, au moins des idées ?

    -concernant l’étude sur le temps de travail, je vous ai trouvé un peu maladroit. Je veux dire par là que lier compétitivité et temps passé au travail, n’a aucun sens. Ce qui est surprenant, ce n’est donc pas que les Français travaille moins, mais qu’on lie cette supposée faiblesse avec une quelconque notion de compétitivité ! Pour s’en rendre compte, et se convaincre de l’absurdité d’une telle étude, il suffit de prendre quelques ex.

    Prenons le fleuron de notre beau pays : l’agriculture. La France est une terre agricole depuis fort longtemps. Nos paysans, aujourd’hui, ne se lèvent plus aux aurores pour rentrer à point d’heure. Ils n’ont plus à passer de longues heures sur les chemins pour tenter de vendre leurs sacs de denrées ou rentrer la récolte. Et pourtant…La France produit considérablement plus qu’à l’époque de Henri IV ou de Louis Philippe, sans parler même du Général De Gaulle ! Et pourquoi donc ? Grâce aux progrès réalisés en matière mécanique – plus besoin de chevaux pour tirer les chariots – grâce à la paix (forcément !)

    Même chose du coté de l’industrie ! La robotisation, le fordisme, le taylorisme, l’informatique, ont apporté de précieux gain de temps !

    Quant aux services…Ils ont, eux aussi, complètement changé de visages ! Même l’administration est plus rapide ! Très franchement, je ne crois pas que l’on regrette beaucoup les longues files d’attente à la préfecture, les démarches hallucinantes pour obtenir des documents marquetés…Ou la machine à calculer massive des commerçants !

    Si les Français font usage des nouvelles technologie, du progrès, d’une manière qui les satisfait, sans gréver la France, je ne vois pas où est le problème ! C’est peut être justement çà notre atout numéro 1 d’ailleurs ! Ne pas voir dans le travail un absolu – j’adore mon boulot mais j’aime aussi passer du temps en famille (et pas seulement pour faire les courses !) et l’une des raisons de notre bonne…Natalité !

    Alors, petit conseil, lors de votre prochaine interview, demander à M. BERTRAND pourquoi les Français devraient ils travailler plus…Puisque cela ne nuit pas au pays ?

    Les Français ont fait un choix sociétaire : celui de travailler plus efficacement et moins longtemps, pour faire autre chose que bosser toute la sainte journée. Est un mal ? Si oui, j’ignore lequel !

    Si l’on peut donner raison à M. BERTRAND, quand il affirme qu’il faut qu’on fasse « travailler davantage de monde » pour payer certaines demandes sociales (retraites par ex, mais aussi crêches ou soins hospitaliers)…Il convient, en revanche, de s’interroger, quand il nous explique que cette hausse du travail en France (par tête ou globalement, on ne sait trop) serait de nature à conforter une compétitivité assurée par notre productivité, mais à ses yeux (et les siens seuls) insuffisante pour nous la conserver (notre compétitivité) !

    Si M. BERTRAND voulait vraiment assurer la compétitivité de la France, il faudrait qu’il agisse tout autrement ! En effet, les motifs qui vont donner envie à un employeur de choisir un Français ou notre pays, pour une activité économique (ou pas) sont de toute autre nature !

    1.La sécurité politique : et oui, la paix est un critère essentielle pour mener, de manière sereine, une activité !

    2. la sécurité législative : plus une entreprise peut activer des choses en confiance, plus elle aura tendance à choisir le pays qui lui permettra d’agir sereinement en la matière. Bref, si le Législateur, avant de voter, décide de réfléchir à ses actes, il y a toutes les chances pour que les entreprises viennent vivre dans le pays où (rêvons) la « législation est super » !

    3. les infrastructures : gros point fort de la France, pour l’instant, celles ci auraient néanmoins besoin d’un sacrée coup de neuf ! Est ce sérieux d’avoir, sur autoroute, route D ou R, des « trous en formation » et autres facéties ?

    4. la situation géographique : énorme point fort de la France ! Nous sommes idéalement bien placé, nous avons un pays très touristique et vraiment très beau, connu dans le monde entier (vive le tour de France !) même si personne ne sait trop où le situer sur une carte ! Et symbole de classe, goût, bref une très bonne image commerciale !

    5. Le coté « rentable » du Français : lequel coté « rentable » passe par plusieurs critères :

    *la formation : et oui, c’est bête mais…Si un employé sait déjà un peu ce qui l’attend, c’est quand même une source d’argent ! Bref, s’il y a un souci, ce serait plutôt du coté des écoles professionnels et de l’école en général (orthographe, savoir parler français, communiquer, etc. !)

    *la productivité : et oui…Il faut un retour sur investissement rapide ! Une entreprise préfère payer le moins possible d’heures à son personnel et vanter la productivité d’icelle (via une prime par ex) que l’inverse ! Surtout en période de crise ! (Où il est plus difficile de faire comprendre à son banquier qu’on a des frais !)

    *les rapports avec les salariés : tant qu’à faire, travaillons dans la bonne entente ! Et là, il y a un très gros boulot à faire. Certains patrons n’ayant pas encore compris qu’un employé content fait part de son contentement à ses proches et les clients, lesquels par mimétisme en deviennent contents, ce qui favorise les ventes ! Chez moi, on vise l’employé, le client, puis les financiers. Résultat ? Le CA est beaucoup plus fort qu’à l’époque où la société était dirigé par un cost killer qui croyait qu’en tuant son personnel à la tâche, il allait rentabiliser la boite !

    Quelque part, c’est l’application moderne, de ce qu’exprime Ken Follet dans « un Monde sans fin ». Le paysan préfère largement, payer un loyer à son seigneur, produire ce qu’il veut, que de rester un serf, contraint à des servitudes. Et au final, le seigneur y gagne, puisque le paysan travaille avec contentement et non pour assurer la « corvée ».

    Voilà !

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