65 réflexions au sujet de « Pierre Moscovici invité d’Arlette Chabot sur Europe1 »

  1. Nous entendons toujours la droite dire »FH ne sait pas dire non » Ce qui est usant.
    Il serait temps de mettre en avant dans les discours que Sarkosy dit non à quoi » A tout ce qui va dans le sens du bien être populaire »
    Il a dit « oui » à la protection des riches
    Il a dit oui à la réduction des impots des riches
    il a dit oui aux niches fiscales pour les riches
    il a dit oui à la fermeture de classe scolaire
    il a dit oui aux suppressions des postes de prof pour vos enfants
    il a dit oui aux banques
    il a dit oui aux grands financiers planqués dans les paradis fiscaux
    il a dit oui à l’allongement du temps de cotisation pour la retraite
    il dit oui à l’augmentation de la pression fiscale pour les classes moyennes
    il a dit non en reduisant les aides aux handicapés
    il a dit oui au maintien contre vents et marée de nos troupes en Afganistan
    Il n’jamais dit non à ce que demandent ses amis, il dit toujours non au peuple.
    J’aimerai que les conseillers de FH mettent en place tous les oui, oui, oui
    et de l’autre les non,non,non
    Il suffit d’entendre ses sbirs déblatérer su l’homme qui dirait toujours oui alors que le félon a trahi tous ses engagements pour dire oui à la finance internationale, oui à l’exploitation du peuple

  2. A Marianne :
    Nous n’avons aucun intérêt à ce que l’Allemagne s’en aille voguer sous d’autres mers…En abandonnant froidement la zone euro à elle même ! Et elle même n’y a pas intérêt, parce que, si elle fait sauter la zone euro, c’est sa compétitivité – via l’export – qui va se briser. C’est pour çà – entre autres – que A. MERKEL accepte de rester sur le TITANIC. Le gros souci viendra en 2013, quand sa majorité va se disloquer ! Il ne faut pas se leurrer : les députés qui la soutiennent ont déjà eu un aperçu (avec les élections partielles) de la popularité de la solidarité européenne (et la presse allemande s’en donne à cœur joie sur les méchants Grecs qui fraudent le fiscs et qui sont renfloués par les gentils Allemands !) auprès de leurs électeurs. En 2013, il ne fait pas un pli que ladite majorité va entériner un mouvement de sauve qui peut, semblable à ce qu’on a pu connaître en 2007 avec les soutiens de M. BAYROU ou qu’on verra se profiler rapidement, à partir de 2012, si M. SARKOZY se prend un vent !
    La seule solution – je suis désolé de le dire mais c’est vrai ! – c’est de sortir ensemble de l’euro. Pour éviter que l’Allemagne se casse la figure si elle le faisait seule, en coulant les autres avec elle ! Pour contourner (aussi) le désastre d’un naufrage grec ou italien (là, ce n’est pas notre AA+ qu’on perdrait : ce serait notre possible croissance pour 20/30 ans !)
    Si la France se taillait seule, elle ne serait pas trop lésée car sa croissance dépend plus de la consommation intérieure que de l’export. Elle est moins dépendante (en la matière) que l’Allemagne. Surtout, elle a un réseau hors zone euro, qui lui permettra de remonter la pente. Par contre, ses partenaires, eux, morfleront…Et sur le plan diplomatique, il sera extrêmement difficile de négocier par la suite (comme le souhaite Marine ou NDA) un nouvel accord, ne serait ce que des bilatérales à la suisse.
    En revanche, une sortie « ensemble » couperait toute possibilité aux investisseurs de tabler sur les pays disons stables (grosso modo) en délaissant les pays instables (grosso modo). M. HOLLANDE, qui a des qualités diplomatiques, me semble t il – du fait de sa fonction de maire…Et de père de famille ! – convaincre ses partenaires européens (zone euro) de se rallier à une telle proposition. Sinon, il faut proposer la fédération – comme le souhaite M. BAYROU ou Mme LENOIR ou M. JOLY – mais très franchement, je ne suis pas sur que les citoyens européens (de la zone euro) soient prêts pour un tel saut. On l’a vu en 2005 et dans la continuité de 2007 : les Français aiment la France. Entre elle et autrui, ils choisissent la première. On peut désapprouver, le contester, mais si un citoyen de l’Alabama considère les USA comme sa Patrie, l’UE (et encore moins la zone euro) n’est pas du tout dans une telle configuration !
    Le scénario de M. LORDON m’effraie un peu, je dois dire.
    A BANGOR : les options que je présentent ne sont pas celles de M. NDA ou M. MELENCHON. D’une part parce que je propose une sortie ensemble – quand les deux sont plutôt partisans du saut en solitaire – d’autre part parce que je ne propose pas qu’on viole ou casse les traités, seulement qu’on utilise les « armes » que nous possédons !

    A LOLA : je ne considère pas M. HOLLANDE comme un demeuré mental. Je ne fais que des observations sur son discours et je me contente de répondre à Marianne sur les moyens qu’il pourrait – s’il en avait le souhait – utiliser pour parvenir à ses fins. Là encore, je ne suis pas le discours de M. NDA. Celui ci propose une sortie de l’euro unilatéral. Je suis contre. Il ne propose pas non plus l’utilisation des options de droit cités plus haut.

    • « Nous n’avons aucun intérêt à ce que l’Allemagne s’en aille voguer sous d’autres mers… »
      Quelles autres mers?
      L’Allemagne a le même déficit commercial que nous avec la Chine.

      « En abandonnant froidement la zone euro à elle même! »…
      L’Allemagne fait l’essentiel de ses bénéfices exportateurs en zone euro, au premier rang de laquelle la France paie un lourd tribut: de 30% d’activité industrielle en 1982, on est passé à 13% aujourd’hui. Et la désindustrialisation de la France, à l’ombre de l’euro-mark, se poursuit!

      MOURIR POUR LE YUAN ? (…et l’EuroMark)

      Tel est le titre du livre passionnant de Jean-Michel Quatrepoint, paru cette semaine, aprés son remarquable « Sur la crise globale » prix de l’excellence économique 2009 :

      L’ALLEMAGNE…
      Hostiles à l’origine à l’abandon du mark, les Allemands ont fort habilement récupéré la monnaie unique à leur avantage. Avec l’euro, il n’y avait plus de risque de dévaluation compétitive de la part des autres pays européens, à commencer par la France. En dix ans, grace à l’euro, l’industrie allemande s’est refait une santé sur le marché européen. En y exportant, mais aussi en y prenant les parts de marché, et en éliminant de fait les concurrents potentiels.
      Ses industriels ont dû retrouver un nouvel HINTERLAND. La diplomatie allemande s’est alors employée à reculer plus à l’Est les frontières de l’Europe. Pologne, Tchécoslovaquie, Hongrie… puis pays Baltes, etc. Sans parler de la Yougoslavie qui éclate à la suite de la reconnaissance unilatérale de la Croatie par Berlin.
      L’industrie allemande tient son nouveau Hinterland. Elle va y investir massivement (environ deux cent milliards d’euros), notamment l’industrie automobile. Elle y trouve une main d’oeuvre de qualité, dans des monnaies qui ont tendance à se dévaluer face au mark, puis à l’euro.
      Les délocalisations y ont été légion.

      … À DEUX VITESSES
      [En Allemagne], le salaire minimum n’existe pas pour les activités de services, commerce, artisanat ou l’agriculture. C’est le revers de la médaille…
      Selon une étude de l’Institut du travail de l’université de Duisbourg, 6,5 millions de personnes, soit 20% des travailleurs, touchaient en 2010 moins de dix euros de l’heure, dont deux millions moins de six euros. Le coût des services à la personne (le coiffeur est payé 5 à 6 euros de l’heure), souvent exercés par des immigrés, est bien moins élevé en Allemagne que dans la plupart des pays européens. Ce qui a rendu moins pénible la stagnation du pouvoir d’achat des autres classes moyennes. La baisse des prix de l’immobilier a, elle aussi, permis aux ménages allemands de se loger à bon marché.
      Voilà qui explique que la population allemande et les syndicats aient jusqu’à présent accepté cette politique de rigueur salariale et que l’Allemagne soit tellement obsédée par l’inflation. Que les prix dérapent, que les services et l’immobolier s’envolent, que l’alimentation devienne plus chère, et c’est tout le consensus autour de la stratégie mercantiliste qui risque d’éclater!
      Si l’Allemagne engrange des excédents commerciaux lui permettant de limiter ses déficits publics, si les entreprises accumulent les bénéfices, une partie de la population, elle, a été décrochée. En termes statistiques, on définit la classe moyenne allemande comme les ménages ayant entre 70% et 150% du revenu médian (1940 euros par mois pour une famille avec deux enfants). En 2000, 62 % de la population allemande entraient dans cette catégorie. En 2006, ils n’étaient plus que 54%. La différence, soit 8%, correspond aux ménages tombés dans la trappe à pauvreté.

      Le modèle allemand fait désormais florès, à telle enseigne qu’on veut l’imiter partout: à Paris comme à Washington. Sans comprendre toujours que les réussites de la Chine et de l’Allemagne tiennent à une alchimie particulière, à une stratégie mercantiliste qui ne peut réussir qu’à une condition: que les autres, les clients, ne fassent pas la même chose.

      • A MARIANNE,

        Tout à fait d’accord avec vous, concernant le pseudo modèle allemand, chanté un peu partout…Alors qu’il n’y a pas franchement de raison à cela.

        **Population : 81 millions d’habitants pour l’Allemagne contre 65 en France. Particularité, ce nombre diminue. En France, on continue à faire des gamins (et pas à cause du quotient familial !), pas eux.

        **PIB : 3900 milliards de dollars, contre 2600 en France. Par habitant, ça fait 48000 contre 40000. Les États-Unis c’est 47000. Et le Luxembourg près de 110000. Pour y avoir habité (au Luxembourg), je préfère sensiblement me contenter d’un PIB par habitant moindre, si je peux garder la chance d’être citoyen d’un aussi beau pays que la France ! (Ce n’est pas être chauvin que de reconnaître qu’au Luxembourg, on fait vite le tour de la question ! La France, on la découvre chaque jour avec bonheur !)

        **Emploi/Chômage : difficile d’effectuer des comparaisons avec des données différentes. En Allemagne, le SMIC n’existe pas, le travail temporaire est légion (donc du boulot mais pas franchement bien payé) et l’on constate que si le PME sont plus aidées qu’en France (parce que nos élus sont influencés par des matchs de foot payés par des grands groupes : ma propre boite ne peut évidemment pas rivaliser ! Tout au mieux pourrait elle financer une séance ciné pour voir JEAN DUJARDIN !) c’est sans doute à cause du poids culturel et politique des barons locaux. (Entre autres) Il ne faut pas oublier, non plus, que M. SARKOZY et compagnie (mais c’est une pratique de longue date, partagée par la gauche comme la droite) se sont faits plaisir en reprenant à leurs comptes les magouilles sur les chiffres du chômage : passage de la catégorie A à D, radiation temporaire (à l’approche d’élections surprenant !), oubli des chiffres de l’outre mer, seule prise en compte de la catégorie A, et ainsi de suite !

        **Dette : c’est là où l’on se marre ! En valeur absolue, c’est la plus forte de la zone euro. 1700 milliards en France, 1900 milliards en Italie… En Allemagne, c’est carrément 2000 milliard ! Rapporté au PIB, on revient légèrement sous celle de la France, mais bon, on est loin des gestionnaires diligents qu’on tente de nous faire accroître qu’ils sont ! On notera d’ailleurs l’oubli – fréquent – de la prise en compte des retraites ! Sur ce point là, les dirigeants Français comme Allemands partagent la même complaisance pour la remise à plus tard. Résultat ? 7000 milliards d’euros sont à provisionner ! Et eux…Ils n’ont pas de démographie active pour compenser (autant que faire ce peu) le coût d’icelles !

        **Croissance : prenons les estimations de celles de notre agence de notation chéri, qui a dégradé notre note : Allemagne 0.6%, France 0.5%.

        Je vais me faire enguirlander par LOLA ou BANGOR mais…Sans chercher à donner des leçons à qui que ce soit, relire la théorie des avantages absolus et compétitifs serait peut être utile ! Nos dirigeants finiraient peut être par comprendre qu’un pays qui a tout misé sur l’export – en zone euro/UE – n’a peut être pas les mêmes intérêt qui a sa croissance tournée vers la consommation intérieure !

        C’est d’ailleurs pour çà que l’Allemagne s’en moque de son déficit commercial avec la Chine. Cela ne touche pas sa croissance. Cela fait couler ses voisins, en étrangle financièrement d’autres…Mas elle reste, globalement, préservée.

        C’est aussi pour çà que je me fais beaucoup de souci. Jusqu’à maintenant, l’Allemagne a plutôt joué les médecins de Molière – il faut saigner ! Il faut faire des lavements ! – sans s’inquiéter vraiment des conséquences sur ses partenaires. Sa stratégie commerciale (au reste) qui vise à concurrencer ses voisins de la zone euro (et donc à favoriser ses exportations dans ladite zone euro/UE) est tout aussi significative : si les dirigeants Allemands estiment que le pays doit faire telle démarche, ils se moqueront bien des conséquences ! C’est pour çà que j’espère que M. HOLLANDE proposera la sortie ensemble…Avant que l’Allemagne ne décide de tous nous cocufier !

        Ce qui ne saurait tarder…Grâce à super Mario ! (Le nouveau chantre de la BCE/accessoirement le mec qui a aidé à falsifier les comptes grecs !)

        Soyons directs : le Portugal sera clairement la prochaine Grèce. Un ratio dette publique/PIB de 111% (à peu de chose près, celui de la Grèce fin 2008), et un taux d’intérêt des obligations à 10 ans de 14% sur une trajectoire verticale… Malgré des plans d’austérité drastiques (-25% sur le salaire des fonctionnaires…), le déficit public ne devrait passer que de 6% à 4,5% du PIB… dans le meilleur des cas, avec plus de 2% de récession prévue en 2012 !

        Autrement dit, le Portugal, s’il devait re financer sa dette sur les marchés internationaux, devrait consacrer plus de 15% de son PIB au seul paiement des intérêts. C’est impossible. Le Portugal fait banqueroute, point. Pas besoin de faire un dessin, LTRO ou pas, aucun banquier, aucun assureur sain d’esprit n’achètera de dette portugaise nouvelle. Le Portugal a bénéficié d’une première aide de 78 milliards, tout comme la Grèce en avait reçu une, pour le résultat que l’on connait. (En quatre ans, la dette est passé d’environ 110% du PIB à 170%, et même les haircuts proposés aujourd’hui, à plus de 70%, ne lui permettront pas de retrouver un taux d’endettement soutenable !)

        Que peut faire l’UE ? Continuer à suivre la politique mortifère de MERKOZY/DRAGHI : augmenter les ardoises du FESF ou du MES (deux trucs illégaux au passage, au regard des traités existants !) lesquels dispositifs (en dépit des courbettes) n’arrivent déjà pas à lever des fonds, tout cela dans un contexte de dégradation de la note souveraine des pays qui forment leur ossature ! Demander l’aide du FMI ? C’est l’idée qui est aussi avancée…Sauf que ses adhérents (USA en tête) ne sont pas tellement convaincus qu’en propageant la peste, on puisse l’arrêter !

        M. HOLLANDE propose des euro bonds. Une idée très populaire auprès des banquiers…Pour une raison simple : si la BCE achète des bons du trésor qui valent 50% de leur valeur nominale au prix de 100% je comprends leur intérêt ! Sans doute ferais je de même, si je trouvais des clients suffisamment naïfs pour m’acheter des produits valant 50% de moins que leur valeur, au prix fort ! Golman Sach, l’ancien employeur de DRAGUI se régale ! Et puis, ce n’est que l’argent du contribuable ! Pas sur cependant que le contribuable appréciera l’hyperinflation ou la méga-contraction qui résulterait d’une mise en place d’euro bonds !

    • La zone euro s’est ficelée toute seule, la tête dans le sac… et se plaint de ne plus pouvoir bouger, de ne plus voir aucune issue!
      Alors que les autres maîtrisent l’émission de leur monnaie, ce qui leur permet un dumping monétaire et les met évidemment à l’abri de toute perte de compétitivité, la zone euro est ficelée par l’orthodoxie monétaire austro-allemande qui, à la fois:

      – empêche à l’intérieur de monétiser les dettes publiques par la BCE
      – entraîne à l’extérieur une monnaie surévaluée qui ruine nos exports

      On connaissait le cas classique des pays déficitaires et à monnaie faible, mais celui de pays déficitaires avec une monnaie trés forte qui les désindustrialise, il fallait être effectivement trés fort pour l’imaginer en dotant la France,la Grèce et l’Allemagne de la même monnaie…
      C’est pourtant ce qu’ont réussi à faire les sociaux-démocrates avec leur conception de l’Europe, Pascal Lamy continuant même son numéro à la tête de l’OMC, avec l’ouverture totale à la Chine, pays de 1,3 milliards d’habitants aux salaires dans un rapport de 1 à 30 avec les notres !

    • @seb la formule était un peu expéditive ! je le concède ; ms ts les blogs regorgent de conseils, ce qui, en fait, est excellent, cela prouve que les électeurs ouvrent les yeux et les oreilles .

  3. Il est frappant que le discours du Bourget se soit limité à l’incantation (réussie) mais n’aborde aucun des sujets économiques et monétaires qui font problème au PS:
    – le désatre de la zone euro: augmentation des prix en interne et perte de notre compétitivité en externe.
    – la part décroissante des salaires dans le partage de la valeur ajoutée, qui ont perdu dix points depuis leur désindexation des prix en Juin 1982 par Delors.
    – la désindustrialisation: depuis le « tournant de la rigueur » de Mauroy-Delors en 82/83, on est passé de 30% d’activité industrielle en 1982 à 13% aujourd’hui)
    – le libéralisme mondialisé et ses délocalisations, sous la houlette de Pascal Lamy, avec la bénédiction du PS: qui ne dit mot consent !

    Dans son livre « La France est-elle finie? », Chevènement rappelle:
     » Le cabinet de Pierre Mauroy et celui de Jacques Delors…étaient convaincus de la véracité du « Théorème de Schmidt »: les profits d’aujourd’hui font les investissements de demain qui feront les emplois d’après-demain.
    [Le livre se dispense de noter que cela devint, pour beaucoup d’économistes, le « Paradoxe de Schmidt »: les profits d’avant-hier firent l’épargne des riches hier et le chômage des pauvres aujourd’hui]
    Bref, la priorité était à la restauration des profits.
    Et quiconque se mettait en travers de ce grand vent libéral relayé par les médias passait vite, au mieux, pour un « archéo ». On reste médusé, rétrospectivement, par la facilité avec laquelle la victoire du néolibéralisme se sera imposée…  »

     » Y avait-il place pour une autre politique fondée sur l’industrie, la recherche, la reconquête des marchés à l’exportation? Le Président de la République n’était pas sûr que cette politique fût possible. Il consulta et donna le sentiment d’hésiter au fond de lui-même.
    Chevènement poursuit:
     » Pierre Mauroy demeura premier ministre. Ce fut l’acte de naissance du « social-libéralisme ». L’essentiel, pour ceux qui avaient imposé ce tournant, était que la France restât accrochée au mark au sein du SME, enserrée dans un carcan que le parti socialiste encore dans l’opposition en 1978 avait alors dénoncé. C’est ainsi qu’on réformerait « la France par l’Europe » (titre d’un livre de Jacques Delors). »
    Enfin, Chevènement évoque « une décision prise presque par surprise, aux lueurs de l’aube, en juin 1982″, après laquelle « la part des salaires a régressé de dix points dans le revenu national » et que l’économiste Alain Cotta assimilera à un « don Delors » fait au patronat. Ce dernier s’en félicitera plus tard en ces termes: «Nous avons obtenu la suppression de l’indexation des salaires sans une grève!»  »

    Le livre conclue sur ces points:
     » Après mars 1983, la politique dite de la désinflation compétitive… déconnecta en sens inverse les salaires de la productivité. Après ce tournant de la rigueur, la libéralisation de l’économie, le poids du chômage aidant, conduisit à faire des profits les seuls bénéficiaires des gains de productivité.
    Le cap avait bel et bien changé, mais la conscience ne s’en fit sentir que plus tard… »
    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2963
    Rappelons que ceci eut pour conséquence de faire chuter la croissance à 1,2%, divisant par deux celle (2,4%) qu’avaient déjà divisée Giscard/Barre marquant ainsi la fin des trente glorieuses (plus de 5% en moyenne pendant trente ans).

    MAUVAISE AUGURE ?

    Il ne faudrait pas que les silences de Hollande annoncent un bis repetita, toujours au nom de l’Europe, et pour respecter l’orthodoxie monétaire austro-allemande, la social-démocratie s’apprêtant à sacrifier la croissance, la consommation et le social, à l’euro !

    • Vous n’avez décidément rien compris au discours du Bourget, que vous n’avez manifestement pas écouté, ou alors très mal.

      • J’ai suivi le discours du Bourget en direct sur mon écran TV.
        Discours Mitterrandien réussi au plan incantatoire, je l’ai dit, mais l’absence des thèmes monnaie, Europe et Mondialisation est pour le moins surprenante.
        Je réitère donc mon interrogation, car votre réponse n’en est pas une:
        Qu’y avait-il à comprendre dans ce domaine au Bourget, même en écoutant bien, puisque ces sujets n’ont pas été traités ?

        • Pour vous répondre, il faudrait défaire votre présentation simpliste et biaisée, il faudrait que je visionne à nouveau et précisément le discours, pour ne pas dire d’approximations, ça me prendrait plusieurs heures pour vous faire une réponse solide. Et je n’ai pas que ça à faire, de faire des réponses solides à des attaques simplistes et biaisées. Je ne peux que vous conseiller de réecouter le discours (on le trouve sur dailymotion), en tout cas je vous assure que la croissance, l’industrie, l’Europe, la monnaie, les salaires, la mondialisation, que tout cela était présent dans le discours. Ce n’était peut-être pas ce qu’en a retenu la presse par contre.
          Nous aurons plus de détails jeudi, il sera sans doute plus aisé d’examiner les choses qu’en recherchant des citations dans une vidéo.

        • Voici un extrait de l’entretien qui aurait du paraitre dans l’édition du Monde papier de ce jour.
          Cela donne une idée du dialogue avec un banquier « social-démocrate » déclaré soutien de Hollande, concernant les problèmes fondamentaux de la monnaie et de sa Banque centrale (pas un mot), ainsi que du surendettement de l’Etat depuis la loi Pompidou-Giscard de 1973 (« Ce n’est pas de la faute des banques… »)
          Conclusion: C’est aux Etats et à leurs contribuables que revient de faire l’effort. Nous, on se contentera de limiter la réforme… »à l’intérieur même de la banque ».
          __________________

          Peyrelevade : « Faire de la finance un adversaire ne saurait constituer un programme en soi »

          LEMONDE.FR | 25.01.12 | 12h04 • Mis à jour le 25.01.12 | 12h09

          Jean Peyrelevade, président de la banque d’affaires Leonardo France, est l’un des rares banquiers à soutenir le principe d’une séparation des activités de dépôts et de marchés des banques, tel que le propose François Hollande, candidat socialiste à l’élection présidentielle.

          LE MONDE: Il y a une dimension « punition »… La cautionnez-vous ?

          « Non. C’est absurde. Cela procède d’une vision schématique et racoleuse. L’effondrement de la finance mondiale trouve sa source outre-Atlantique, en 2008, dans les mauvais comportements des banques américaines et le déficit de régulation. En outre, la matière première de la finance, c’est la dette : en émettre, en souscrire, la placer.
          Quand il y a un excès de dette, alors cela donne une finance hypertrophiée. Il est de la responsabilité non pas des banques mais des emprunteurs, et notamment des Etats, de réduire l’endettement. Ce n’est pas la faute des banques si la Grèce s’est surendettée et si la France affiche depuis trente ans un déficit permanent de ses finances publiques.
          Il faut avoir à l’esprit que la banque de marchés est utile à l’économie lorsque elle est exercée pour le compte des clients. Elle sert par exemple à placer les émissions obligataires des entreprises. La frontière entre la bonne et la mauvaise finance passe à l’intérieur même de la banque de marchés. »

          LE MONDE: Y-a-t-il, selon vous, d’autres mesures à prendre pour « maîtriser » la finance ?

          « Nous n’aurons pas progressé si nous ne réduisons pas le surendettement de nos économies. Faire de la finance un adversaire ne saurait constituer un programme en soi. Il est impérieux de nous désendetter. La finance, et son poids dans l’économie mondiale, se réduiront en proportion. Et on pourra alors la réorganiser. »

          • Quel rapport avec Hollande, hormis qu’il le soutient et est d’accord avec une proposition.
            Je moi, qui soutient Hollande et est d’accord avec ses propositions, je dis quelque chose, c’est imputable à Hollande. Belle preuve de votre malhonnêteté intellectuelle.

          • correction : « si moi qui soutient Hollande… c’est imputable à Hollande ? »

          • bizarre, bizarre , je croyais et j’ai lu que peyrelevade soutenait Bayrou . Par ailleurs , Hollande n’a pas dit que l’adversaire était les banques et la finance ; il a parlé du monde de la finance ,ce qui n’a pas le même sens .Mais il me semble que vous avez parlé ,à propos de ce meeting, d’incantation, et même d’un discours mitterrandien incantatoire; il ne faut pas oublier que les mots ont un sens.

    • M.Vendetta :it’s a piece of cake ! mais pourquoi diable V.Trierveler va-telle confier ses états d’âme à GALA ???

      • Je n’appelerai pas ça « confier ses états d’âme ». Je vois plutôt cela comme une interview qui vise à la faire connaitre et se dévoiler un peu, c’est une sorte de loi du genre, certains français aiment connaitre la compagne ou le compagnon d’un(e) candidat(e) à la présidentielle.
        Après, personnellement c’est quelque chose qui ne m’a jamais interessé et je ne vois pas bien l’intérêt, que je trouve purement people. Mais le people compte aussi pour certains français. On peut le déplorer mais c’est un fait.

  4. On doit envisager la candidature éventuelle de Juppé à la présidentielle( d’ailleurs,Sarko l’envoie en éclaireur jeudi soir à la place de Fillon!).
    Juppé serait un candidat + dangereux que Sarko: il donne une impression de sérieux, de compétence, d’équilibre tout le contraire de Sarko. On ne peut lui reprocher vraiment le bilan du quinquennat puisqu’il n’est ministre que depuis fin 2010 et qu’il n’a occupé que des ministères régaliens;de plus,on conteste peu sa politique étrangère d’autant qu’il a souvent été en désaccord avec les « fantaisies » de Sarko dans ce domaine et…dans d’autres…Enfin, les condamnations qu’il a subies lui st excusées puisqu’il s’est sacrifié pour Chirac! Donc, il faut travailler sur cette candidature au cas où…..

  5. Pour Yannick Noah, il n’y a pas lieu de polémiquer, il est en instance de jugement et a été très clair :
    « Je suis un citoyen comme tout le monde et je pense que je peux défendre mes droits »
    « Où je ressors tranquillement et je sortirai les mains dans les poches, où je paierai et à ce moment-là, je paierai »
    Clairement, il conteste la somme que lui demande le fisc. Quand le jugement sera rendu, s’il doit payer, il paiera.
    Comparé aux innombrables évadés fiscaux, Noah fait au contraire preuve de civisme (à condition qu’il paie effectivement si le jugement se prononce en sa défaveur) en se conformant aux lois de la république. Et les lois de la république prévoit que les personnes ont le droit de défendre leurs droits, et le devoir de se conformer aux jugements rendus (certes un jugement a déjà été rendu mais l’appel est un droit).
    Donc Noah n’est ni dans l’illégalité ni dans l’évasion fiscale, et c’est à mettre à son crédit. Notons au passage qu’il n’a pas demandé un seul euros pour se produire dimanche au Bourget.

    • Et qu’il est parti,aussitôt la prestation terminée ,ce qui évacuait toute ambiguïté ; ce que je voulais dire , c’est qu’on s’intéresse plus à la couleur des chaussettes du candidat qu’à ce qu’il dit ,tout en lui reprochant ce n’en pas dire assez .

    • Noah a tenté une évasion fiscale en Suisse, ce qui n’est pas excusable. Par ailleurs, il n’est pas acceptable qu’un contribuable refuse de payer ses impôts avant d’y être condamné par la justice.

      • S’il a tenté une évasion fiscale en Suisse, c’est effectivement comdamnable. Après refuser de payer ses impôts et estimer que la somme reclamé n’est pas la bonne sont deux choses différentes. Je ne saurai dire où se situe Noah. Mais l’évasion fiscale n’est pas excusable, je suis totalement d’accord.

        • C’est vrai que l’affaire n’est pas totalement jugée donc pour l’instant on parle de redressement d’impots et non d’évasion fiscale caractérisée.
          FH aurait pu éviter sa présence malgré tout.J’apprécie beaucoup Noa mais on peut se tenir en dehors des polémiques.Si infraction il y a , il n’est pas plus excusable qu’un autre.
          Je suis partisan de faire une loi sévére pour les étrangers français, ceux qui se réfugient en Suisse pour ne pas payer d’impot.
          Suppession de la citoyenneté, perte de la nationalité au bout de ans d’exil pour eux et les enfants.
          Visa pour venir en France et surveillance sur le territoire pour controler s’ils ne viennent pas à nouveau faire partir de l’argent.

          Interdiction de vote en France de par cette perte de citoyenneté
          Excessif???La droite dit bien « Etre français cela se mérite » alors né en France peut être mais refus de leur part d’être citoyen français appele des sanctions draconniennes.

      • Coupable avant d’avoir été reconnu fautif par la Justice!La présomption de culpabilité vient d’etre inventée.C’est un procédé intolérable! Il ne manque plus que le Goulag,non?

  6. Les programmes annoncent l’interview tv du chef de l’état , dimanche soir ,comme un moment fort de la « Campagne » :il passera au crible tous les points du programme de Fr.H .Il serait temps que le Président respecte le rôle qui est le sien :il gouverne ; il n’est pas candidat . Les journalistes sauront-ils le lui faire remarquer ?

    • Et,s’il annonçait officiellement ,sa candidature aux élections présidentielles?

      • Certainement pas au cours d’une interview ,un dimanche soir ! il aime jouer ,lancer qq pétards ,en off, qui deviennent ,out ,2 secondes plus tard ;et il attend que ses ministres nettoient et planifient le terrain .Il veut se faire desirer !

  7. Je ne comprends pas comment vous avez pu valider ce clip « lipdub » consternant.
    Après le discours de François Hollande où il y avait enfin de la hauteur, de la tenue, c’est la douche froide et il y a vraiment de quoi être en colère.

    • Je croyais qu’un lipdub était un clip video qui montre un individu ou un groupe de gens qui chantent en play back ; ce qui correspond exactement à la séance désopilante offerte par l’UMP ;je n’ai pas vu, encore, l’équipe de François Hollande se trémousser en poussant la chansonnette ; je vais guetter l’événement!j’ai aussi une question qui me tenaille ,de façon urgente : y.noah doit-il au fisc 500.000 ,800.000, 1.585.647 euros ? tous les blogs sont en émoi , c’est le plus important de la semaine ;on aurait pu conseiller à Fr.H ,pour chauffer la salle ,Le Grand Johny ,mais il est toujours en transit entre Gstaad et los angelès,ses 2 résidences,Aznavour réside en Suisse depuis toujours,le ténor vit au Chili et à new-york et celui qui chante les îles vit en Angleterre ; je ne vois que Mireille Mattieu pour tenir le rôle mais elle est déjà prise ….

      • Lola, oui, à l’UMP, ils hurlent dès que la gauche parle de cannabis, mais ils encensent un mec qui prend son rail de coke au ptit déjeuner, notre célèbre Johnny…

    • c’est pas lipdub, c simplement un ptit gimmick de campagne. Un lipdub, c une chanson avec un son en arrière-plan et les personnages miment la chanson avec les lèvres. Là, c juste un geste pour la campagne. On aime ou on aime pas, mais ça a quand même rien à voir avec le clip de l’UMP

  8. Je ne doute aucunement que François Hollande sera élu.Nullement besoin de vous rappelez que le Peuple va vous étriller si vous ne tenez pas vos paroles,on a donné avec cet histrion de président actuel.Le seul bémol c’est d’afficher Lang pendant cette campagne,cet homme n’est pas fiable du tout,il a plombé le PS avec ses accointances avec l’UMP et Sarkozy.

  9. Comme Pétain.
    !Dimanche,François, « tu nous a redonné l’espérance ».

  10. COMME NOUS, CHEVÈNEMENT S’INTERROGE…

    Pour lui, si le candidat socialiste est « apparu comme un homme conscient de la difficulté de sa tâche et de l’étroitesse de ses marges », il a noté que sur l’Europe, il n’avait « pas évoqué la crise de la monnaie unique ».

    « Je crains qu’il ne surestime la possibilité d’obtenir d’Angela Merkel, sur la simple base de son élection, la révision autre que cosmétique du futur traité européen. J’ai gardé le souvenir du Pacte de stabilité négocié par Jacques Chirac et avalisé en juin 1997 par Lionel Jospin », a poursuivi M. Chevènement.
    Par ailleurs,
    « François Hollande n’a pas contesté le contrôle que le futur traité instaurerait sur les budgets nationaux, dessaisissant ainsi les parlements de leurs prérogatives. »

    Il a noté en outre que le député de Corrèze n’avait « pas présenté de scénario alternatif s’il s’avérait que le monde de la finance (…) ne lui facilitait pas les choses.

  11. ET POURTANT, PEYRELEVADE SOUTIENT HOLLANDE…
    ce qui ne lasse pas d’inquiéter, à lire son dernier billet « Mélenchon aux chiffres faux (9) », où il fustige Libération en ces termes:
    « On y trouve l’affirmation que depuis vingt-cinq ans la part dans la valeur ajoutée des entreprises des dividendes nets versés aux actionnaires est passée de 3% à plus de 8%,… et dans les mêmes vingt-cinq ans « la part des salaires reculait de 8 points »…ce qui permet de conclure : « Si un coût doit baisser, c’est bien celui du capital ». »
    Horreur, enfer et damnation !
    Notre célèbre banquier réagit aussitôt:
    « Je ne me lasserai pas de répéter que de telles affirmations sont grossièrement fausses et alimentent donc la démagogie la plus basique »!

    Le « refondateur du capitalisme » est manifestement en mal d’inspiration pour en être ainsi réduit à la chasse aux imprécisions les plus minimes chez ses adversaires. Fonder tout un billet sur l’affirmation qu’« en vingt cinq ans…la part des salaires reculait de 8 points », alors qu’il eut suffit de dire « en trente ans, de dix points » donne une idée du vide argumentaire:
    « Ma démonstration simple est toujours la même : 2012 – 25 ans = 1987
    Conclusion : en vingt-cinq ans, la part des salaires n’a pas diminué de 8 points mais au maximum de 2 … »
    Rappelons que, lorsque la bonne référence (à 1982) était fournie par JL Mélenchon et bien d’autres, l’argument était tout autre (peyrelevade | le 14 janvier 2011 à 17:04) :
    « En 81/82 la part des salaires dans la valeur ajoutée au prix de base a atteint un pic absolu, record historique qui n’a plus jamais été touché… On peut rester un court moment en haut de l’Everest. Personne ne considère que c’est une situation normale… »
    C’est d’ailleurs ce que qu’annonçait déjà l’auteur dans ses billets de 2009 sur « le partage de la richesse »:
    « Les plans de rigueur de 1982 et 1983 et la désinflation compétitive permirent de corriger partiellement la situation. »
    Ce qui ne l’empécha pas de dire, dans la foulée:
    « Au cours de la période les salaires bruts par tête ont augmenté au même rythme que la productivité du travail », contre-vérité flagrante au regard des courbes bien connues:
    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2963
    A chacun de se faire une opinion sur quelles « affirmations sont grossièrement fausses ».

    • ADDENDUM, POUR PRÉVENIR LE PIRE:
      Au lieu de traquer le pourcent dans des décalages de date, pour mieux avaliser ses thèses conservatrices du travail toujours trop cher, l’auteur ferait mieux de voir les faits en face:

      En science économique, la productivité du travail s’évalue comme le ratio entre la valeur ajoutée et la rémunération du travail correspondant (cf Wikipedia). A ce jeu là, charges comprises, le travailleur français est au top mondial, derrière les Etats-Unis dont l’essentiel provient de la spéculation financière, et avec la Norvège qui le doit à sa ressource pétrolière très rentable.
      Ce n’est donc pas le coût du travail en France qui obère la rentabilité des entreprises, comme l’illustre le fort taux d’investissements étrangers.
      Il ne reste donc comme explication qu’un mauvais management des patrons et/ou de mauvais choix des financiers et investisseurs français qui préfèrent la rente à l’emploi industriel. Ce n’est certainement pas la faute des salariés si le patronat français est traditionnelllement frileux sur l’innovation et si leurs banquiers et investisseurs le sont tout autant. On en a eu un bel exemple de la part de l’auteur sur ce blog, lors de la longue diatribe qui l’a opposé à h-toutcourt à propos du projet Concorde, dans « Marianne aux chiffres faux (7) ».

      Et au lieu de nous vanter l’exemple allemand, Peyrelevade ferait mieux de lire ses collègues:

      http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2012/01/24/les-bas-salaires-allemands-seraient-a-l-origine-de-la-crise-en-zone-euro_1633684_1581613.html
      Et dans le même temps, « peu de choses ont été faites pour améliorer la compétitivité par le biais d’une progression de la productivité », selon ce rapport.
      « La politique de déflation salariale n’a pas seulement amputé la consommation, restée plus d’un point de pourcentage en retrait du reste de la zone euro sur la période 1995 à 2001. Elle a aussi conduit à un accroissement des inégalités de revenus, à une vitesse jamais vue, même durant le choc de l’après réunification », dénonce l’OIT, en faisant référence à des données récentes de l’OCDE sur le sujet.

      L’ALLEMAGNE EST LOIN D’ÊTRE UN MODÉLE !
      Hervé Gattegno, rédacteur en chef au « Point », sur les ondes de RMC, pour sa chronique politique « Le parti pris »:
      Il faut se méfier de la présentation des politiques français. Le grand mythe de la réussite allemande, c’est sa croissance économique, la rigueur de ses finances publiques, sa politique de PME et son chomâge en baisse.
      La vérité, c’est que sa croissance est au niveau de la nôtre (proche de zéro), que la dette allemande est la plus élevée d’Europe – ce qui nuance la légende de la rigueur teutonne -, que le taux d’imposition des entreprises a été réduit et qu’il est légèrement inférieur à celui pratiqué en France – mais pas pour les PME, qui sont moins taxées en France.
      Concernant le chômage en Allemagne, il faut savoir que les chômeurs de plus de 58 ans sont écartés des statistiques. D’autre part, il n’y a plus d’allocation chômage au bout d’un an et le demandeur d’emploi est obligé d’accepter la place qu’on lui propose, y compris des emplois sous-payés.

      LE MODÈLE ALLEMAND À NE SURTOUT PAS SUIVRE (extrait du livre de O. Berruyer, actuaire: Stop, tirons les leçons de la crise, 2011):
      Le fameux modèle allemand ne peut marcher que s’il est fortement exportateur – le consommateur allemand ne pouvant acheter ses produits « compétitifs ». Ce n’est donc en rien un modèle, puisque tout le monde ne peut l’appliquer, tous les pays ne pouvant être exportateurs nets. Il repose sur une conception d’exploitation de ses voisins: vouloir être exportateur net (donc « gagner ») signifie vouloir que ses partenaires commerciaux soient importateurs nets, et « donc, perdre en permanence ». Ce genre de « jeu » ne dure jamais bien longtemps.
      Le manque de performance de ce système « parasite » s’observe sur deux graphiques, qui illustrent que LA CROISSANCE ALLEMANDE A ÉTÉ INFÉRIEURE À LA CROISSANCE FRANÇAISE 13 FOIS EN 16 ANS, et que NOTRE PIB PAR HABITANT A DÉPASSÉ SON HOMOLOGUE ALLEMAND alors qu’il lui était inférieur de 15% en 1995.
      Soulignons pour l’anecdote qu’un point a été cependant préservé par l’Allemagne: sa trés faible durée du temps de travail. Car on le sait peu, mais L’ALLEMAND TRAVAILLE 10% DE MOINS QUE LE FRANÇAIS, 1310 heures de travail par an contre 1470 en 2009…

    • Marianne ou le dernier avatar d’Hadrien/Krimo/Footnote/H_toutcourt et j’en oublie certainement. Ah les courageux anonymes… Créer donc votre site et faites en votre signature !

      Aux dernières nouvelles, si cela avait une quelconque importance vu l’influence plutôt dérisoire de Peyrelevade, ne soutient pas Hollande mais plutôt Bayrou.

      http://nousbayrou.tumblr.com/post/15345499152/jean-peyrelevade-sur-son-soutien-a-hollande

      « J’ai changé d’avis” “le discours de Bayrou est plus cohérent, plus clair” (podcast) »

      • Je suis au courant, et c’est bien ce qui est le plus inquiétant:
        Que Peyrelevade puisse passer de l’un à l’autre sans aucun distingo sur le fonds, mais avec seulement la nuance « plus cohérent, plus clair », en dit long sur l’assimilation qu’il fait des deux programmes en gestation…
        Déjà, Hollande a pris ses distances avec la fiscalité de Piketty…
        Manifestement, Peyrelevade sait des choses que nous ne savons pas, pour se permettre ce qu’il laisse transparaître dans ses billets. Dans l’ordre récapitulatif:

        08 décembre 2011
        Piketty aux chiffres faux (8)
        J’ai déjà parlé, sous un autre angle, du dernier livre de Piketty, « Pour une révolution fiscale » et j’ai dit le mal que j’en pensais.

        06 décembre 2011
        Actualité (25), article paru dans le Figaro du 28 novembre 2011:
        Le pire est certain….Haro sur les prêteurs ?
        On aimerait bien en retrouver maintenant qu’ils ont fui.

        28 novembre 2011
        Actualité (24), article paru dans Le Monde du jeudi 10 novembre:
        Haro sur le CAC 40 ?
        Une cible trop facile

        23 novembre 2011
        Actualité (23)
        il faut que les salaires…augmentent moins vite que la productivité
        (c’est déjà le cas!)
        Il faut sortir d’une économie de la consommation…

        Interruption…

        28 septembre 2011
        Marianne aux chiffres faux (7)
        Ce ne sont pas les salaires directs qui sont en cause, mais… notre Sécurité Sociale.

        13 septembre 2011
        Marianne aux chiffres faux (6)
        …les prestations sociales sont, au moins pour partie, sous-taxées et ne sont donc pas complètement prises en compte dans les revenus fiscaux.

  12. Est ce que M. HOLLANDE serait assez aimable pour « dégommer » le pseudo « traité qui va sauver l’Europe » ? Un véritable européen (personne qui est pour la construction européenne mais sait faire preuve de sens critique quand elle est instrumentalisée par ceux qui se prétendent ses défenseurs) le ferait.

    Franchement…Comment supporter un tel « truc » !

    Je ne partage pas tout, mais c’est plutôt bien perçu. J’aime surtout le coté « dénonciation » ! (Belle ambiance en perspective !)
    http://blog.slate.fr/europe-27etc/8677/too-small-a-step-to-succeed/

    Je vous résume cette quatrième mouture : plan foireux !

    Parmi les « nouveautés », un pays de l’eurozone ne pourra obtenir de renflouement que s’il a ratifié le traité. Dommage ! Le droit international interdit ce type de chantage (1) et l’UE ne peut « conditionner » son aide (au surplus illégal au regard des traités existants !) à une signature (2) ! On ne connait pas la loi des contrats/traités en UE ?

    La Commission européenne voit son rôle renforcé. Sauf que…Si la Commission conclut qu’un pays a mal retranscrit les obligations du traité, eh bien, euh… un autre pays devra porter l’affaire devant la Cour de Justice.

    Pourquoi me direz vous ? Parce que la Commission Européenne étant une Institution de l’UE, elle ne peut pas se donner de nouvelles fonctions…Sans l’unanimité des requérants (révision des traités européens) !

    Idem pour la CJUE ! Donc ce n’est pas la Commission qui porte plainte, mais un pays auquel la Commission aura demandé de dénoncer son voisin…! Et le recours aura lieu devant une Cour de Justice…Mais pas forcément la CJUE.

    Pour parer à l’éventualité qu’un pays membre saisisse sa propre Cour de Justice – avec la partialité qui va avec – ou une Cour « amie », la nouvelle mouture précise (il leur en a fallu, du temps…) que le traité constitue un « compromis », « au sens de l’article 273 » du Traité européen. Cet article dit en effet que la Cour de Justice « est compétente pour statuer sur tout différend entre États membres en connexité (sic) avec l’objet des traités, si ce différend lui est soumis en vertu d’un compromis ».

    Sauf que…Le « compromis » en question violerait les traités et donc « l’objet des traités » ! Sans parler des « engagements du Conseil Européen » à l’endroit de…L’Irlande, via le traité d’adhésion de la Croatie ! (Là encore, solution bancale)

    En dehors des soucis juridiques et politiques générés par un tel « truc » – les relations diplomatiques vont être superbes si l’on doit dénoncer ses voisins ! – le plus beau est dans « l’utilité » et « l’efficacité » du « truc » !

    Le PE l’a déjà dégommé…
    http://www.euractiv.fr/nouveau-traite-juge-inutile-parlement-europeen-article

    Son efficacité réduite à néant…
    http://www.objectifeco.com/economie/economie-politique/article/vincent-benard-regarde-l-europe-tomber

    Comment mieux prouver le manque de « stature internationale » du Président actuel qu’en dégommant son traité (ce qui permettra, in fine, de présenter un bien meilleur projet) ?

    L’UE n’en a pas besoin, la France non plus, et même Standard and Poors (et cie) n’y voit aucune solution.

    Pourquoi ne pas « désintégrer » le traité…Et proposer des choses beaucoup plus simples (juridiquement parlant) mais aussi plus efficaces et politiques :

    -inscrire dans la Constitution/traités européens la possibilité de sanctionner financièrement et politiquement une personne publique qui ferait preuve de manquements à son mandat dans l’exercice de celui ci.

    Le « signe » serait évident. Aujourd’hui, les politiques (sur le plan national et européen) peuvent violer toutes les règles édictées, assurés qu’ils sont que rien ne viendra les menacer.

    Si demain, était donné à une personne morale (entreprise, association, organe politique) le droit de faire sanctionner une personne publique…Ladite personne publique serait moins tentée de violer son mandat. (Attention : je parle de mandat, pas de promesses)

    L’efficacité du système ne fait pas de doute : si demain, M. BARROSO voyait sa position politique ou ses emoluements menacés, il jouerait son rôle au lieu de complaire au chef d’Etat du moment ! N’oublions pas que, si ce bonhomme avait fait son job (sanctionner les déficits dépassant 3%) on n’en serait pas là !

    Idem pour une personne publique « nationale ». Si un Ministre peut craindre de perdre son job (ou ses emoluments) il n’obéiera plus en aveugle.

    -empêcher le « reclassement » des personnes publiques sanctionnées pour « manquement à leur mandat dans l’exercice de leur mandat ». (Pantouflage = non) Autrement dit, pas d’envoi « sympathique » vers le privé ou dans un coin perdu « diplomatique ». Pas non plus d’investiture dans une « circonscription gagnable » (ou gagnante)

    Trop…Simple ?

    • CHANGER, C’EST BIEN,…mais pour Hollande “ce qui doit être changé ce n’est pas le rapport aux agences de notation ou aux marchés » comme il l’a déclaré le 14 Janvier après la perte du triple A par la France. Dans ces onditions, dire que son adversaire c’est “le monde de la finance” paraît un peu court.

      Ce qu’il ne nous dit pas, c’est comment cela sera possible, ou comment cela pourrait avoir la moindre efficacité sans toucher au libre-échangisme intégral voulu par l’union européenne, et auquel le PS s’est rallié.
      Que peut en effet le soutien aux entreprises si elles continuent à être en concurrence sans limites ni protection contre la production de pays où les salaires ne valent rien et où la protection sociale n’existe pas ? Que peut faire la France alors que toutes les décisions économiques sont entre les mains de Bruxelles ? Que peut faire la France qui n’ a plus de pouvoir sur sa monnaie, alors que toutes les puissances économiques du monde, Etats-Unis, Chine, mais aussi l’ Angleterre, la Suède, bref tous les pays qui ne sont pas dans le carcan de l’euro utilisent sans état d’âme l’arme la dévaluation compétitive ?

      Il se lamente sur TF1 du scandale absolu de voir la BCE prêter aux banques privées 500 milliards d’Euros que celles-ci vont ensuite prêter aux Etats à 4%, 7% voire 28% dans le cas de la Grèce. Mais comment mettre fin au scandale lorsque comme lui, on a voté tous les traités, refusés par les Français en 2005, qui interdisent à la BCE de prêter aux Etats et qu’on ne propose pas de revenir dessus ?

      http://www.marianne2.fr/Entre-Hollande-et-Sarkozy-c-est-encore-et-toujours-oui_a80815.html

      • Il faut le demander au Président de la République.En effet lui aussi veut s’opposer à la puissance de la finance.Il l’a dit! Fin décembre 2011.On peut réguler les échanges planétaires sans vouloir tout casser!

      • A Marianne…D’accord avec vous. M. HOLLANDE promet beaucoup de « changement » mais ne clarifie pas tellement sa méthodologie. On verra jeudi si celle si est plus affirmée (bref, si l’on ne se « contente » pas que de l’explication financière).

        Maintenant, la vraie question à mon sens, c’est de savoir si M. HOLLANDE va se donner les moyens d’arriver à ses fins. Il n’y a rien d’impossible dans ses engagements…A condition de s’en donner la peine.)

        **Comment contrebalancer le libre échange intégral voulu par ERT (lobby industriel puissant qui écrit la plupart des traités : il suffit de consulter leur site pour voir leur vision consacrée deux ans plus tard, si ce n’est un !)

        En utilisant le droit. Nos politiques nationaux aiment à donner l’image de l’impuissance alors qu’ils sont, dans les faits, munis de boucliers et d’épées en nombre.

        Mais, évidemment, comme la plupart d’entre eux ne lisent pas les traités…Ils s’emprisonnent eux mêmes ! A l’image de nos parlementaires, qui ont un pouvoir bien plus grand que leurs homologues européens (PE en tête), mais ne s’en servent pas parce qu’ils confondent amitié et vassalité.

        M. HOLLANDE a deux outils à sa disposition : les traités et la Constitution. On pourrait même dire trois, en raison du caractère spécifique de la DDHC.

        Pour « influer » sur les politiques européennes, M. HOLLANDE pourrait commencer par défendre, devant la CJUE – à l’égal de l’Angleterre ou de l’Allemagne – une coutume spécifique française : le caractère social de la République.

        Il est très probable, pour ne pas dire assuré, que la CJUE – déjà sous influence française – aura à coeur d’européaniser cette notion « française » comme elle l’a fait pour d’autres coutumes constitutionnelle. Dès lors, il sera loisible aux syndicats, travailleurs, et même politiques, de s’abriter derrière ce « caractère social de la République » pour éviter des privatisations, rendre plus contraignante les délocalisations, mettre fin à la directive bolkenstein ranimée sous le nom de « service » (laquelle met en place le servage facultatif), etc.

        Suivant cette voie, M. HOLLANDE pourra faire reconnaître, par la suite, la primauté de la DDHC sur le droit européen (qui est déjà effective mais pas encore bien reconnue par tous) et international, en raison de l’article 16 du texte. Comme il est interdit – sous peine de voir toutes les décisions politiques passer de légales à arbitraires – de réviser icelle…Le seul moyen de rendre « compatible » notre droit avec celui de l’UE sera soit d’incorporer la DDHC dans le droit européen – en faisant d’icelle une charte de valeurs primant sur la charte des droits et les traités eux mêmes – soit de reconnaître à la France une dérogation spéciale en raison de la DDHC. Là encore, il est très probable que l’on accepte la proposition – ne serait ce qu’en raison du statut de la France et de son image à travers le monde -et la CJUE fera sans doute le même travail avec la DDHC qu’avec les points non négociables de la Constitution allemande ! Ou le Commonwealth anglais !

        Dernier point – mais non le moindre – M. HOLLANDE pourra faire inscrire dans la Constitution que les engagements du pays ne valent que pour une durée de législature. Au terme d’icelle, les traités/contrats sont reconduits de manière tacite….Sauf si le Parlement (nouvelle majorité) s’y oppose, au terme d’un débat qui devra avoir lieu 100 jours avant « l’anniversaire » de l’engagement.

        Dans ce cas là, le Gouvernement aura obligation de renégocier les traités mis à l’index ou de trouver des solutions à même de satisfaire les parlementaires.

        Sur le plan européen, une telle « nouveauté » n’aura aucune conséquence pour la France. En effet, la Constitution est très précise : aucune majorité ne peut avoir de mandat IMPERATIF. Autrement dit, aucune majorité ne peut être engagée par ses prédécesseurs. Que ce soit sur le plan de la loi…Ou des engagements européens/internationaux. Si le nouveau Gouvernement révise la Constitution – ou fait voter une loi amendant l’article 88,1 qui précise le caractère « CDD » des traités – il ne peut être sanctionné par Bruxelles, surtout si – jusqu’à la date d’anniversaire – il respecte scrupuleusement les engagements en cours.

        **Que peut faire M. HOLLANDE au niveau de la monnaie ?

        Et bien, proposer la sortie conjointe de l’euro – pour éviter un effet domino catastrophique – puisque, de toute façon, nous allons vers le mur sinon.

        Eventuellement, en menaçant préalablement ses partenaires d’une sortie en solitaire – moins cata pour nous que pour autrui : la France peut trouver des marchés au sein de la francophonie, travailler avec les dix hors euro, intensifier ses relations avec la Chine, le Brésil et les USA. Tout le monde n’a pas cette chance ! – proposer ladite sortie (nos partenaires peuvent faire preuve de cohérence de temps en temps) en « grand prince » sur le ton de « nous pourrions, mais nous préférons que »…Tout le monde sait, en Europe, que si la France se casse, l’Allemagne va suivre…Et on aura des pays qui vont se casser la gueule dans les jours qui suivent puisque les « winners » quittent le navire !

        Plus radicale mais bon…Il peut proposer de changer de Constitution. Et conditionner l’inscription des traités européens dans icelle…A la mise en place d’un financement direct des Etats, à taux zéro, soit par la BCE, soit par les banques nationales. C’est le gros avantage des Constitutions : si elles « meurent »…Les engagements pris par le pays périssent dans le même temps.

        Ce ne serait pas la première fois que nous utiliserions une telle « arme » ! Les révolutionnaires l’ont fait – le meilleur moyen de mettre fin aux privilèges ? Donner une Constitution à la France ! – Napoléon aussi (et il a très fortement conditionné l’inscription des engagements de la France envers autrui), le Général De Gaulle également (la CECA, par ex, étant l’oeuvre de la IV ème, il était loisible de la reprendre ou non dans la nouvelle Constitution « De Gaulle »)

        Je ne parle même pas des « Lois Fondamentales » du pays, qui ont permis de se dégager d’engagements « vassaliques » ! La plus connue des ruses, en la matière, n’étant autre que la « loi des mâles » qui interdisait aux femmes de transmettre le Royaume de France !

        Bref…M. HOLLANDE a beaucoup de possibilités, des outils puissants (qui nous protègent aussi contre toute mesure de rétorsion) mais va t il s’en servir ? Là…Est la question !

        • Ces supputations sont admirables, mais il faudrait prêter à Hollande le profil d’un Chevènement et au PS le programme du Front de Gauche !

          Il était frappant que le discours du Bourget se cantonne dans l’incantation et n’aborde aucun des sujets économiques et monétaires qui font problème:
          – le désatre de la zone euro: augmentation des prix en interne et perte de notre compétitivité en externe.
          – la part décroissante des salaires dans le partage de la valeur ajoutée, qui ont perdu dix points depuis leur désindexation des prix en Juin 1982 par Delors.
          – la désindustrialisation: depuis le « tournant de la rigueur » de Mauroy-Delors en 82/83, on est passé de 30% d’activité industrielle en 1982 à 13% aujourd’hui)
          – le libéralisme mondialisé et ses délocalisations, sous la houlette de Pascal Lamy, avec la bénédiction du PS: qui ne dit mot consent !

          Pour l’euro, apprendre que des voix s’élèvent Outre-Rhin pour envisager la sortie de l’Allemagne de la zone euro est plutôt une bonne nouvelle vis à vis des pays qui se sont engagés sur une pente qui n’était pas la leur. On ne peut que réitérer ici le commentaire de h-toutcourt:

          La solution consistant à ce que l’Allemagne et ses satellites, comme ils commencent à l’évoquer, reviennent à une monnaie séparée comme le mark, résoudrait tous les problèmes à la fois:
          Il est important pour que cela fonctionne que les autres pays gardent nominalement l’euro, mais avec une nouvelle politique monétaire rendue possible par l’absence de l’Allemagne et son orthodoxie héritée de l’Ecole Autrichienne. La dévaluation factuelle de cet euro par les marchés réduirait en réalité continuellement le service de la dette libellée en euros, débloquant la situation pour les pays méditerranéens et la favorisant encore plus pour l’Allemagne et ses satellites dans leur nouvelle monnaie forte.
          Dans ce scenario, il est crucial que ceux qui s’accomodent de la surévaluation actuelle (Allemagne, Pays-bas, Luxembourg, Finlande et Autriche) soient ceux qui sortent de la zone euro, pour permettre aux autres pays de retrouver leur souveraineté sur cet euro en redonnant son statut normal à la Banque Centrale (privilège d’émission).
          L’euro redeviendrait ainsi une monnaie comme les autres (y compris le dollar), tout en laissant la monnaie surévaluée à ceux qui s’en accomodent.

          Frédéric Lordon propose même une stratégie pour pousser l’Allemagne à ce scénario, le moment venu, lorsque les longues tergiversations pour « parler à nos amis allemands » ou renégocier un traité auront depuis belle lurette disparu de la liste des solutions pertinentes. :
          http://www.revuedeslivres.fr/%C2%AB-nous-assistons-a-l%E2%80%99ecroulement-d%E2%80%99un-monde-des-forces-immenses-sont-sur-le-point-d%E2%80%99etre-dechainees-%C2%BB-entretien-avec-frederic-lordon/
          Face à ce qu’il faut bien identifier comme des enjeux vitaux pour le corps social, un État, confronté au non-vouloir de la BCE, prendrait immédiatement la décision de réarmer sa propre banque centrale nationale pour lui faire émettre de la monnaie en quantité suffisante et reconstituer au plus vite un bout de système bancaire en situation d’opérer. Observant alors au coeur de la zone une ou des source(s) de création monétaire hors de contrôle, c’est-à-dire une génération d’euros impurs, susceptible de corrompre les euros purs dont la BCE a seule le privilège d’émission, l’Allemagne, cour constitutionnelle de Karlsruhe en tête, décréterait immédiatement l’impossibilité de rester dans une telle « union » monétaire devenue anarchique et la quitterait sur le champ, probablement pour refaire un bloc avec quelques suiveurs triés sur le volet (Autriche, Pays-Bas, Finlande, Luxembourg).

          • @ seb et Hadrien-Marianne
            Vous délirez complètement. François Hollande a un discours très clair et ses options sont très éloignées de celles de Dupont-Aignan ou de Chevènement.

          • Il est évident que vous considérez F.H. comme une sorte de demeuré mental , qui , en plus de ses conseillers, fort nombreux , aurait besoin d’une sorte de cabinet secret (les blogueurs) qui ont toutes les solutions, eux.Pour moi , je sais faire le soufflé au fromage , je ne sais pas être président ; chef d’état , c’est pas mon truc ; je zappe les posts qui alignent les conseils , les pourcentages ,en veux-tu en voilà ,et je ne dois pas être la seule ; le Bourget , c’était un meeting ,un exercice de  » figures imposées » comme dirait N.Montfort , le roi du patin à glace ; voyons maintenant les « fi-gures libres » où s’expriment le mieux la technique et la virtuosité de l’Artiste. Après il faudra réfléchir…mais je sais que je n’attend pas de F.H. qu’il fasse du Dupont-Aignan!

    • Je vous rejoins domi25
      Alternance donne à penser qu’on se donne le tour comme si c’était convenu et que l’on s’incrit dans le prolongement…..
      Changement oui car il y a lieu de créer le changement de politique pour créer le futur
      Certains termes ne portent pas la même consonnance pour les gens.
      Le peuple veut un changement réel et marqué dans la gestion des affaires du pays.

      • L’argent n’est rien d’autre qu’un outil pour l’Humanité.La Liberté guide nos pas sur le chemin de nos espoirs…

        • L’argent est un moyen pas un but, hélas certains pensent que c’est une finalité.Les seules valeurs réelles sont » le travail et la création »
          Le reste dont l’argent sont des outils, on a créé l’argent pour faciliter les échanges pas l’inverse.

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