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Pierre Moscovici invité du 7/9 de France Inter

Catégorie : Actualité,Politique | Par pierre.moscovici | 26/01/2012 à 11:39

Pierre Moscovici était ce matin l’invité de Patrick Cohen sur France Inter.


Pierre Moscovici par franceinter

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43 commentaires

  • Hervé dit :

    Bonjour, je viens de regarder le projet Hollande 2012. La 2ème principale contribution au financement des mesures proposées (4Md€) repose sur, je cite, Déductibilité des intérêts d’emprunt. Pouvez-vous m’en dire un plus ? Je n’ai rien trouvé sur le sujet.
    Ensuite, vous avez identifié 2,1 Md€ de financement dans la maîtrise des effetifs de l’Etat : en quoi consiste cette maîtrise ? Quels effectifs seront maîtrisés ? Est ce en lien avec les 60.000 emplois dans l’éducation nationale ?
    Est ce la Hausse des cotisations vieillesse qui permettra de continuer de prendre nos retraites à 60 ans ?
    Comment sera répartie cette hausse entre salariés et employeurs ?
    Bref … beaucoup de curiosités concernant vos propositions,
    Merci d’avance de votre retour

  • Jonas dit :

    Très bonne prestation de Hollande. Il a été malmené mais a très bien répondu. Il est solide et maîtrise le projet sur le bout des doigts. Sarkozy, dimanche, ne sera pas malmené, on lui servira la soupe comme d’habitude. Gageons que les français ne seront pas dupes.

    • Footnote dit :

      Commentaire de potache, anecdotique et de pure forme:
      « malmené, mais a bien répondu », « connaît son projet sur le bout des doigts », etc.
      C’est malheureusement le fond qui manque le plus…

      Pour la nième fois, le petit jeu à somme nulle qui consiste à déplacer les mêmes pièces que l’UMP sur l’échiquier des contraintes comptables à court terme, sans évoquer un seul moment leurs causes (euro-libéralisme, mondialisation galopante et globalisation financière, aux mains des forces qui règnent sur la planète) est fait pour égarer l’attention du quidam dans des voies sans issues.
      C’était un débat d’épiciers consistant à proposer la même marchandise, sous des doses et des arguments différents !

      C’est bien ce qui faisait enrager, hier, Juppé ainsi que Guaino sur BFM TV: comment expliquer que les français veuillent à ce point changer changer… pour d’aussi minimes déplacements comptables? Sarkozy est parvenu à cent milliards de cadeau (annuel) aux privilégiés, qui font aujourd’hui notre déficit, et Hollande n’en rattrappe même pas le tiers!

      Le plus fort en rapport qualité/prix dans ce domaine, c’est Bayrou: il avait abandonné son mouvement depuis les précédentes présidentielles. En quelques semaines, il prend dix pourcents en énonçant des voeux pieux sur le « produire français » après avoir été pendant des années le hérault de l’abandon à l’Europe libre-échangiste et à l’euro, qui nous ont mené là !

    • LIBERTE 2012 dit :

      Vous avez raison, Sarkosy va retrouver ses larbins.Les français se feront une idée plus tard lors des affrontements de la vraie campagne.
      Il faudra qu’il parle de son bilan dont il a la responsabilité.Pour Juppé, il ne sera pas un candidat de rechange on l’a vu, il est dépassé.Le meilleur d’entre eux!!!!!Voilà, on voit les talents UMPipotistes, niveau caniveau .
      Juppé s’en est tenu juste à l’arrogance comme Coppé, ils vont nous servir arrogance, arrogance, arrogance comme une bande de perroquets , arrogance, arrogance, arrogance!!!!!!
      FH est arrogant, il est arrogant, arrogant!!!!!!
      C’est incroyable de voir des ministres , des députés répéter en coeur de ce qu’ils ont retenu de ce daébat.
      Ils n’ont pas de mémoire, le seul que l’on connaisse qui est un vrai arrogant c’est notre grand Président, le fossoyeur français, le grand ami de nos chers suisses évadés fiscaux, l’homme qui dit oui, oui, oui à toutes les demandes des 1% fortunés la poupée qui dit non à tout ce que demandent les autres , le peuple.
      .

  • Marianne dit :

    ET « L’AVERSAIRE FINANCE » ?

    Belle prestation télévisée de Hollande, notamment devant Juppé hargneux.
    Sur la forme, il n’y avait donc rien à redire.
    Sur le fond, il n’en est pas de même:

    Hier, au billet précédant, je reprenais un extrait d’entretien destiné à paraitre dans l’édition du Monde papier, de la part du banquier « social- démocrate » Peyrelevade :
    « Faire de la finance un adversaire ne saurait constituer un programme en soi… La frontière entre la bonne et la mauvaise finance passe à l’intérieur même de la banque de marchés. »
    Ça n’a pas raté: le programme écrit de Hollande a suivi le banquier !
    Au journal télévisé du jour, iTV et BFM TV commentaient le sujet:
    « il n’y aura même pas de séparation entre les banques de dépôt et d’affaires »,
    « la séparation de ces activités devrait avoir lieu au sein même des banques »…!
    Chez Mélenchon l’appréciation générale était « filet d’eau chaude », et chez Marine Le Pen « tir de pistolet à bouchon ».
    Même l’UMP se fendait d’un communiqué; « des mesures gentillettes… »!

    Peut-être un jour Peyrelevade se vantera-t-il d’avoir fait mieux avec Hollande qu’avec Mitterrand:
    Ce sont en effet des hommes comme Peyrelevade (près Mauroy) et Lamy (près Delors) qui ont déjà fait échouer le projet socialiste, en 1982/83, avec ce cher “tournant de la rigueur”, en poussant dans le fossé les “fantaisies mitterrandiennes”, un fait d’armes évoqué avec gourmandise dans l’ouvrage de l’auteur Peyrelade en 2008:
    “Pascal Lamy à Rivoli…, moi-même à Matignon servions de relais entre nos patrons politiques respectifs (Jacques Delors ministre des Finances, Pierre Mauroy Premier ministre)” (p.158-159)
    “C’est ainsi que fut pris le virage de politique économique de Juin 1982, puis mars 1983, vers ce que Lionel Jospin, alors premier secrétaire du parti socialiste, crut bon d’appeler la parenthèse de la rigueur, commettant ainsi une erreur de forme et de fond…” (p.151)

    Cette fois, Peyrelevade n’aura même pas à batailler pour instiller ses vues conservatrices: abandonnant l’incantation du Bourget, Hollande les a déjà adoptées !

    • Footnote dit :

      ET CE CHER EURO ?

      Après les protections douanières, la zone euro a fait sauter la dernière variable régulatrice des équilibres économiques entre Etats: le taux de change des monnaies.
      Rien d’étonnant, donc, à ce que les pays du sud s’enfoncent irrémédiablement, sous monnaie unique, dans le déficit et la dette vis à vis de ceux du nord aux monnaies anciennement plus fortes. La variable d’ajustement a disparu. D’où la dérive divergente des économies de la zone euro.
      Un petit rappel pour la France:
      Lorsque s’acheva l’introduction de l’euro, sous sa forme fiduciaire (2002), notre balance extérieure devint pour la première fois globalement déficitaire, de peu en 2003, puis de 5 milliards en 2004, de 24 en 2005, de 30 en 2006, de 42 en 2007, de 56 en 2008, …et nous en sommes à 75-80 milliards prévus pour 2011 !
      Devant cet état de fait, les admonestations d’auteurs comme Bayrou (2012, état d’urgence) ou Peyrelevade (France, état critique), qui invitent à imiter l’Allemagne, ressemblent à un aveu d’échec: autant demander à la Sicile de devenir la Bavière ! Même un Etat unifié depuis des siècles, comme la France, garde encore un important differentiel régional que seule la redistribution nationale permet de compenser.
      Les européistes convaincus en appellent donc au fédéralisme, seule solution viable pour continuer dans la même direction. Malheureusement, la route est barrée par les dispositions constitutionnelles de la cour de Karlsrhue qui l’interdisent… L’Allemagne exportatrice veut bien profiter de la consommation européenne captive en euros-marks, mais sans promiscuité excessive.
      Impasse, voie sans issue! Voilà ce qu’a dû se dire Georges Papandréou avant de céder la place à un ex-Goldman Sachs. L’ennui, pour eux comme pour nous, c’est d’avoir été amenés jusque là, sans billet de retour: l’inquiétude pointe à nouveau pour le Portugal et d’autres, en attendant notre tour dont le défaut serait ingérable par les banques…
      Et dire que ces apôtres de l’euro-mark comme monnaie unique, de Delors à Strauss-Kahn en passant par Giscard, étaient tous les meilleurs économistes qui soient ! Ça en dit long sur les autres…

      Hollande, lui n’a pas ce souci:
      Se contentant avec Juppé du petit jeu à somme nulle qui consiste à déplacer les mêmes pièces que l’UMP sur l’échiquier de l’euro-libéralisme et de la mondialisation galopante, il semble avoir fait sienne la devise:
      « Il n’est point de problème que l’absence de solution ne finisse par résoudre » !

    • Jonas dit :

      Présentation malhonnête et erronée, et pour la énième fois, Peyrelevade soutient qui il veut, cela n’engage nullement Hollande.

  • Nicolas (Nantes) dit :

    Hollande a clairement le vent en poupe. Pour seule preuve, les ripostes de l’UMP sont systématiquement contre-productives. Après l’hommage faible et sans consistance, maintenant l’arrogance et l’archaïsme des propositions. Mais à chaque fois, c’est un flop. Ca ne prend pas. C’est le signe que Hollande est vraiment en bonne position.

    Et hier soir, il a suffi de prononcer le mot dissolution devant Juppé pour qu’il reprenne son air avachi. Hollande a été solide.

    • Sagone dit :

      Tout a fait d’accord avec vous, J’ai trouvé un peu méprisant vis a vis de F Hollande…

      a aucun moment Juppé n’est arrivé a déstabiliser F Hollande.

      La médiocrite de la dernière phrase de Juppé , montre leur inquiétude,

      • Oui, c’est bien FH montre dela hauteur, de la dignité, bon ton, bonne prestation.
        Juppé se la joue toujours, il se prend un peu pour un prof d’économie.
        Alors, les le plan de FH n’est pas bon etc, etc c’est celui que allons mettre en place qui est adapté.
        Discours passeiste de droite qui fera alors qu’on les a eu au pouvoir et qui ont toujours fait contre le peuple.Un véritable changement.Si FH continue a faire preuve de sang froid, il va rallier nombre d’électeurs indécis.Ton bonhomme mais ferme et rigoureux à confirmer dans les prochaines joutes.
        La droite répondra par polémique, sobiquets, injureset plus, on ne peut rien attendre de gens consevateurs et valets de la finance, ils n’ont aucun plan, aucune idée.

        • domi 25 dit :

          Ils ont un plan: affaiblir la classe des travailleurs pour la rendre sans droits,corvéable…

  • xavier de villebrun dit :

    On a l’impression que si les 60 propositions avaient été totalement différentes,la droite aurait aboyé les mêmes critiques: propositions coûteuses, irréalistes,archaïques,laxistes etc…
    C’est dû au fait que la droite n’a ni idées ni programme, mais qq obsessions: autoritarisme politique,égoïsme social,archaïsme « sociétal »,libéralisme économique à tous crins,xénophobie récurrente et enfin du mal à être vraiment démocrate et tolérante. Ce positionnement rencontre un certain succès parce qu’il fait appel aux pulsions primaires de l’individu et non à sa réflexion:être à gauche oblige à faire un certain effort,être à droite aucun.Tout ceci n’est pas nouveau(des décennies!)mais reste d’actualité…

  • marie mcb dit :

    Excellent duel, excellent débat, entre F. Hollande et A. Juppé, hier soir sur France 2.
    Au début, FH était un peu tendu, mais, au fur et à mesure de l’émission, il s’est décontracté, et à la fin, nous avons vu sa vraie nature : un très grand homme politique, très intelligent et incisif.
    Qu’il garde son armure, il en aura bien besoin contre les mauvais coups de cette droite qui ne fait pas honneur à la France.

  • Guillaume, Strasbourg dit :

    Excellente prestation de FH hier soir. Solide, concret, offensif.

    Deux remarques en guise de bémol:
    – Sur la (re)négociation d’un traité 17+, ou plus exactement sur la négociation d’un nouveau traité si celui qu’on nous promet pour le 30 janvier ne répond pas à nos exigences, il faudra faire preuve de pédagogie et de doigté : réaffirmer nos positions vis-à-vis de nos partenaires et convaincre les marchés qu’une politique de croissance européenne sera bénéfique sur le moyen et le long terme. Les agences de notation elles-mêmes pointent du doigt le fait qu’une politique uniquement resctrictive est insoutenable. Mais attendons de voir le résultat final des négociations en cours…
    – En ce qui concerne les priorités en matière d’emploi public, certes l’éducation, la police et la Justice sont des priorités. Mais attention à l’hôpital public qui est en déshérence. Tous les jours, on constate une dégradation inexorable qui n’est pas acceptable. Ne pas un remplacer un fonctionnaire sur deux ou sur trois dans la fonction publique hospitalière aboutira à une catastrophe en termes de santé publique.

  • lola dit :

    « A.Juppé..meilleur ami du candidat socialiste …..a permis à F.H. de marquer des points  » c’est de l’humour, je pense.Il est dommage que D.Pujadas n’intervienne que de façon très anecdotique:
    s’appuyer sur les qq paroles d’une cousine opportunément découverte, et ce à 2 reprises , n’est pas vraiment très habile ; la dernière partie de l’émission est la plus faible (à chaque émission d’ailleurs):2 journalistes peu incisifs, peu inventifs.
    Malgré cela ,F.H. fut très bon sans se laisser démonter par un A.Juppé « droit dans ses bottes » et qui dit que lui-même n’était pas candidat ,ce qui laisse supposer que…et il se dit que l’intervention de N.S.,dimanche, sera décomptée par le CSA comme temps de parole d’un  » candidat-non déclaré ».

    • Juppé est enlisé droit dans ses bottes et ce depuis longtemps, l’écologiste convaincu par sa fuite au Canda suite à sa confdamnation.Il est dépassé Juppé!!!!

    • seb dit :

      Meilleur ami ou meilleur ennemi. C’est selon, lola ! En tout cas, en choisissant des thématiques éloignées de son domaine – la diplomatie, l’international, voire la défense – M. JUPPE a fait une fleur à M. HOLLANDE, qui (après cela reste à voir) semble moins à l’aise sur ces sujets qu’en matières « nationales ».

      Et oui, je considère que M. HOLLANDE a pu « gagner des points » grâce à M. JUPPE, au sens où ce dernier a fait un travail conséquent pour rabaisser son propre parti ! Allant jusqu’à laisser penser, par ses propos, qu’il voit déjà M. HOLLANDE aux commandes…Sa dernière réplique étant moins révélatrice d’une arrogance naturelle du personnage que du sentiment (partagée par la majorité et le parti ?) que la défaite est proche (pour M. SARKOZY)…A vrai dire, je ne serais pas étonné d’apprendre que M. CHIRAC a utilisé « le meilleur d’entre nous » (c’est dire…) pour déboulonner M. SARKOZY ! (Les vieilles rancunes…)

  • domi 25 dit :

    Cher Mr Moscovici,je tiens,à réitérer mon attachement envers le camarade Hollande qui saura,j’en suis certain,redresser la France.Auparavant,le peuple français lui aura donné le mandat républicain. Cette République malmenée,trop souvent négligée,reste néanmoins la clef de voute de la Nation! Le Citoyen a des droits ,mais également des devoirs envers la République.Dans notre République,l’instituteur est un rouage essentiel,créateur d’avenir.Il est donc logique de restaurer son statut(respect,autorité…)Cordialement…

  • seb dit :

    Enfin ! Ai je envie de dire…! On commence, vraiment, à parler politique et pas seulement petites phrases. Je ne sais pas combien de personnes on suivi l’émission des Paroles et des actes, mais contrairement à la pratique, on avait ici deux compétiteurs tenaces et qui ont tenu (a salué !) à sortir du débat type caniveaux pour s’engager sur des débats dignes de la France !

    On peut même dire – après je ne suis pas sur que cela ait été à dessein ! – que M. JUPPE a fait une fleur à M. HOLLANDE, en n’abordant pas trop les thématiques internationales, en dehors du dossier européen, décrit à la marge de la situation nationale. Personnellement, cela m’a un peu déçu – j’aurai voulu avoir un peu plus de précision quant à la vision diplomatique de M. HOLLANDE – mais grosso modo, j’ai apprécié un tel débat. M. JUPPE a beaucoup de défaut, mais il faut lui reconnaître une vertu : il est plus TALLEYRAND que FOUCHE !

    **La première chose que je retiens du débat, c’est que la majorité actuelle a choisi, pour la défendre, un homme respectable (en ce qu’il argumente et ne se contente pas de petites phrases assassines) mais qui (quelque part) s’est révélé, au final, le meilleur ami du candidat socialiste :

    –Tout au long du débat – d’ailleurs cette donnée semble être partagée par les journalistes – M. JUPPE a utilisé le futur (et non le conditionnel) pour parler de la politique défendue par M. HOLLANDE. Lapsus révélateur de la panique qui règne dans les rangs de la majorité et au Gouvernement ?

    –En choisissant de privilégier les thématiques nationales (même si elles sont de plus en plus dépendantes de choix européens) M. JUPPE a permis au candidat socialiste de marquer des points. De toute évidence, M. MIGAUD a entraîné M. HOLLANDE – comme en témoigne son utilisation efficace et pertinente des chiffres de la Cour des Comptes – alors que M. JUPPE a semblé ne pas maîtrisé aussi bien les domaines de la fiscalité, de l’économie ou du social.

    –Membre récent du Gouvernement, M. JUPPE n’a pas défendu le bilan du Président actuel comme aurait pu le faire un député membre de la commission des finances, voire le PM actuel. Et cela s’est senti tout au long du débat ! Quelque part, M. JUPPE a paru être venu débattre, plus pour rassurer une majorité en panique (même si l’usage du futur au lieu du conditionnel semble exprimer son acceptation de la défaite/sa résignation) que pour défendre un bilan auquel il croit.

    **La deuxième chose qui m’a paru intéressante, c’est l’assurance mise en avant par M. HOLLANDE. Le bémol ? Que celle ci tourne plus autour de la victoire prochaine, que du programme lui même. M. HOLLANDE semblant dire aux Français : quelque soit mon programme, je vais gagner…Alors qu’il devrait envoyer un message disant quelque chose comme : avec mon programme, je vais vous faire gagner (les Français) !

    C’est dommage, je trouve, car il y a de nombreuses occasions d’envoyer des piques relatives au programme, qui (pour moi) auraient été bien plus incisives que les propos, parfois un peu auto centrée de M. HOLLANDE sur sa personne.

    Je prends quelques ex :

    A la question : Votre compte n’est pas bon, vous dites que c’est la croissance qui va changer les choses, mais je n’ai rien vu dans votre programme qui permette de soutenir la croissance, de M. JUPPE, M. HOLLANDE réplique en disant que quelque soit le parti (UMP ou PS) la solution passe par la relance de la croissance et la hausse de la fiscalité.

    Outre que la solution prônée n’est pas la seule possible – à la chute de l’URSS, les pays issus d’icelle, ont pour la plupart axé leur politique sur une imposition à base large mais peu équitable (dîme royale actualisée, la taxe plate) ; au lendemain de la guerre c’est par l’endettement (via le plan Marshall et la politique familiale) que l’on va amorcé les 30 Glorieuses et l’Espagne va remonter la pente grâce aux fonds européens ; Charles V rendra sa prospérité à la France en négociant des trêves avec l’Angleterre et en favorisant les foires/ les villes franches (exonérées d’impôts) ; Napoléon jouera lui sur la monnaie et la mondialisation des échanges en s’inspirant de l’Empire romain ! – et que la croissance n’est pas une fin en soi (sous Louis XIV le pays avait une croissance exceptionnelle et une position favorable : croyez vous que les sujets du roi en appréciait plus la guerre et son corollaire, famine et pauvreté ? En revanche, Louis XII n’a pas donné une telle place au pays, mais ses sujets étaient les plus heureux du monde, puisqu’ils ne payaient pas beaucoup d’impôt et que la guerre était (somme toute) délocalisée ! (En Italie))…Je pense que M. HOLLANDE, au lieu de souligner les points communs de la politique actuelle et la sienne, aurait mieux fait de dire quelque chose du genre : ma politique a le mérite d’être juste, puisque l’impôt sera payé en fonction des revenus de chaque citoyen (conformément à la DDHC) quand la vôtre prône une fiscalité aveugle, qui frappe notamment les classes moyennes et les plus démunis (TVA sociale ou non, CSG, taxes diverses et variées), mauvaiseté qui n’est pas même compensé par une base large à la manière de la taxe plate, jadis défendue par VAUBAN et mise en place dans les pays sorties de l’URSS !

    M. HOLLANDE aurait pu aussi souligné l’absence de programme et de candidat pour la majorité. En disant quelque chose comme : vous critiquez ma politique. J’admets qu’elle puisse être améliorée. Cependant, n’est ce pas un peu simple de critiquer quand on a rien a proposé au pays ? Ni programme, ni candidat…A un mois de l’élection ?

    Même chose concernant le traité européen. La ténacité de M. HOLLANDE a payé. Je trouve cependant qu’il aurait pu très bien dégommer ce traité. Meilleur moyen de pousser à une proposition différente : la sienne ! Ce texte, qui en est à sa quatrième mouture, ne règle rien. D’ailleurs la perte du triple A est à cet égard éloquente ! Si jusqu’à maintenant les sommets européens avaient une utilité, cela se saurait ! On en serait pas à la septième tentative pour sortir de l’ornière !

    Sur le plan juridique, le traité est aussi complètement à coté de la plaque. Le Gouvernement allemand le reconnaît, les membres du PE l’admette. Cf euractiv et eurotopics) et il suffit de lire ses termes pour comprendre la défiance généralisée à l’endroit de l’UE/Zone euro ! Comment voulez vous que les marchés puissent croire que, à la demande de la Commission, un État membre saisira la CJUE, pour qu’elle punisse la violation de modifications des traités existants, non inscrites dans un nouveau traité (seulement un compromis), lesquelles en plus violent l’objet des traités qu’elle est censée conserver !

    En France, on peut envisager que le Conseil Constitutionnel – parce qu’il est plus politique que juridique – puisse constitutionnaliser des règles contraires aux principes inscrits dans la Constitution. Une telle dérive (d’ailleurs) nécessite une réforme en profondeur dudit Conseil. Ce dernier a récemment reconnu, pour ex, la spécificité de l’Alsace Lorraine, en ce qui concerne le travail dominical. Sa position étant très fragile parce que le Concordat est (tout de même) une violation caractérisée de l’article 1er de la Constitution, le Conseil Constitutionnel a donc choisi de contourner l’obstacle en éludant la question du Concordat lui même. Il n’en reste pas moins que sa décision sur le travail dominical ne résisterait pas à un examen par la CJUE ou la CEDH, au nom de la Charte des Droits ou plus simplement encore à un examen plus poussé sur le Concordat. Tant que cela ne concerne que des petites choses, pas de problème. Par contre, le jour où on lui soumet le Concordat, en tant que tel…Aie, aie, aie !

    Et bien, la CJUE, si elle était appelée à se prononcer sur les dispositions du compromis trouvé par les 10/22/26 ? Serait obligée de consacrer la prééminence des traités européens sur ce dernier et donc contrainte de reconnaître qu’en soi, un tel compromis viole les traités actuels. Sans quoi, la primauté qu’elle réclame pour les traités, tomberait en cendre ! Tous les États membres comprenant que, pour violer les traités européens, il suffit de signer des compromis à trois ou quatre ! Les traités interdisent le protectionnisme ? Pas grave, on signe un compromis qui dit le contraire et le tour est joué ! Les traités imposent le non renflouement des établissements bancaires ou des partenaires européens ? Aucun problème, on viole la règle en signant un compromis ! Et ainsi de suite…Marine va devenir la première supporter d’une telle décision !!!

    Il est dommage que M. HOLLANDE n’ait pas pointé du doigt cet…Amateurisme ! Et les dangers qu’un tel compromis pourrait nourrir ! Soit la CJUE reconnaît la nullité du compromis, pour préserver la primauté des traités européens et dans ce cas on ne voit pas l’intérêt de s’embêter avec un tel compromis, soit la CJUE reconnaît la primauté du compromis sur le droit européen…Et là, c’est la porte ouverte au n’importe quoi ! A la manière du Concordat, qui parce que dérogation à la loi commune, pose problème car porte ouverte à la primauté du droit local sur le droit national ! Le seul moyen de constitutionnaliser ce dernier (le Concordat) serait de le rendre compatible avec l’article 1er de la DDHC, qui autorise les dérogations à la règle (loi)…Mais seulement si l’intérêt général le nécessite !

    Autrement dit…Sauf à prouver que les Alsaciens et les Lorrains ont nécessité à conserver leur dimanche chômé, quand tous les autres Français pourraient être contraint à travailler…Je ne vois pas bien comment une règle locale pourrait être acceptée comme primant sur la règle commune ! Il en est de même pour les traités ! Pour les compétences exclusives de l’UE, il est nécessaire qu’une primauté des traités soit reconnue. Sans quoi, on signe un compromis (qu’est ce que le Concordat, sinon un compromis ?) et le tour est joué !

    En France, pour qu’un texte législatif (un compromis) soit légal, il suffit qu’il passe au JO. Il peut être démoli par le CC, mais encore faut il réussir à le saisir ! En revanche, si l’on voulait sanctionner un État membre, qui violerait les dispositions du compromis trouvé, il faudrait saisir la CJUE. Or…La saisir revient à mettre en péril le droit européen ou à annuler le compromis !

    Autant dire que les difficultés à revenir sur ce compromis, c’est du vent !

    • Pablo dit :

      Mon impression du débat avec Juppé hier, c’est que ce dernier a fait le « service minimum ». Combattif au début puis simple contradicteur à la fin, se laissant couper la parole sans broncher.

      • lola dit :

        Je n’ai pas vu la même chose que Pablo; A.Juppé fut combatif et il y eut qq joutes entre les deux pour prendre ou garder la parole ; et F.H. a,à chaque fois, pris le dessus ; le contraste m’a semblé évident entre F.H.qui tenait remarquablement le rythme et Juppé qui n’arrivait pas à creuser une brèche ,et sa dernière remarque elle-même -peu glorieuse- butta sur la réplique de F.H.: »en mai, ce seront les électeurs qui décideront ».M.Aubry entre en piste ,jeudi prochain ; il lui appartient d’être aussi précise et claire.

      • Si la droite voyait en Juppé en candidat de secours, c’est clair, il ne fait pas le poids.

  • Amelle dit :

    Hollande a bien gérer son débat sur France 2, d’ailleurs il a eu du mérite vu que le niveau du début de l’émission était lamentable pour une émission politique. C’est la 1ere fois de ma vie que je vois ce qu’on peux appeler maintenant des pseudos journalistes politique aller jusqu’à rechercher la cousine d’un candidat pour casser son image, pourquoi ne pas avoir demander l’avis de la boulangère et du chien sur la personne d’Hollande pendant qu’on y est, on se demande? C’était juste scandaleux.

    Le pire c’est qu’on sais pertinemment que jamais les journalistes n’auraient osé faire une interview de la sorte à un membre du gouvernement ou responsable de l’UMP et je ne parle même pas de Sarko.

    Reste le débat avec Juppé, Hollande a su le mettre à sa place par contre il faut avouer que le débat été très technique, limite technocratique non assimilable pour le commun des mortels, mais bon, c’est un passage obligé dans les débats, il peux toujours se rattraper dans les meetings pour donner ses visions d’avenir, stratégiques…..

    Dans ce débat ce qui m’a le plus surpris c’est la mauvaise foi de Juppé qui était quand même assez ahurissante.

    Quand il dit que la France en 2009 a mieux résisté que les autres pays, bien sur… mais même le journal conservateur britannique The economist avait reconnu à l’époque que c’est grace au modèle social français que Sarko voulait casser en 2007 mais il a été rattraper par la crise des subprimes, et que la droite veut encore casser. Donc merci le Front populaire, merci le conseil de la résistance, les gouvernements de gauche après guerre, merci Mitterand et Jospin qui ont tous contribuer à construire ce modèle français qui nous a bien protégé en 2009.

    Autre chose, l’affirmation selon laquelle que la crise de 2009 est la plus grande crise depuis un siècle, Sarko nous prend vraiment pour des billes.
    Les deux guerres mondiales ont été des crises bien plus grandes que cette crise, la décolonisation a entrainé une crise avec plus problèmes plus profonds, le choc pétrolier était aussi assez rude.

    Qu’Obama dise que pour les USA la crise de 2009 est la plus violente depuis celle de 29 est compréhensible vu que les deux guerres n’ont pas eu lieu sur leur terre et qu’ils en ont profité pour développer leur industrie, leur commerce extérieur, de devenir LA grande puissance mondiale avec l’URSS, ils ont même réussi à rassembler le plus grand stock mondial d’or à cette période, la guerre froide leur a permis de développer leur puissance militaires et géostratégique et enfin le Vietnam ou l’Irak ne leur ont pas cassé l’économie comme l’a fait la crise de 2009.Donc oui la crise de 2009 qui a mis à la rue des dizaines de milliers de personnes à qui on a pris leurs maisons, qui a produit la faillite de dizaines de petites banques, a cassé la consommation des ménages américains, a entrainé une récession, le chômage de grande ampleur aux État Unis,oui cette crise fut violente pour eux

    Mais la France c’est autre chose, elle en a connu des plus grandes des crises dans son histoire, a coté la crise de 2009 dont on a été préserve grace au modèle Français, ce n’est pas grand chose, quand a la crise de l’Euro c’est une crise de gouvernance qui révèle les failles de l’UE plus qu’autre chose. Donc non Sarko n’a pas été confronté à la plus grande crise du pays depuis un siècle, c’est un mensonge.

    Enfin quand Juppé défend la taxe professionnelle alors que lui même l’a critiqué tout comme la réforme territoriale, je ne sais pas si le PS peux ressortir les propos de Juppé histoire de lui rafraichir la mémoire.

  • lola dit :

    Une seule remarque :A.Juppé voulait finir en beauté et avoir le dernier mot ,et quel dernier mot : » le favori de janvier n’a jamais été le vainqueur du mois de mai ». Il s’est déconsidéré lui-
    même ,par l’inélégance du propos , le manque de maîtrise de soi ,la hargne de celui qui est à bout d’argument ; il montra par là qu’il n’est pas un grand homme politique.

  • Nicolas (Nantes) dit :

    J’ai trouvé Hollande vraiment bien ce soir, je m’attendais à moins bien. Surtout contre Juppé, on a vu un Hollande combatif et réactif, tout en restant calme et posé. Il a encore marqué des points.

    Et une chose est vraie : à ce jour, c’est le seul qui a présenté un programme quasi-complet et la façon de le financer.

    On attend toujours l’UMP : ni candidat, ni programme

    • Jonas dit :

      Un candidat qui fait campagne sans être candidat et sans projet, et qui ne reprendra rien du projet de son parti, et dont il serait bien difficile de dire ce qu’il compte faire pour la suite… et qu’on n’a jusque là pas confronté à son bilan.
      Je suis d’accord avec Amelle, Hollande a été très bon mais les journalistes étaient très offensifs et posaient des questions génantes (auquel Hollande a très bien répondu, excellente répartis), il ne serait absolument pas normal que Sarko, qui doit faire la même émission (en mars je crois), soit traité différemment, et qu’on ne lui pose pas les questions qui fachent, qu’on ne le coupe pas comme ça a été fait, etc.

      Ce qui m’a le plus rassuré, c’est qu’Hollande sait très bien que rien n’est joué, et que la route est encore longue, qu’il faut être tendu vers l’objectif, et se battre jusqu’au bout, faire campagne jusqu’au bout, convaincre jusqu’au bout.

  • La chasse à la fraude fiscale, la traçabilité des fluxs, le controle des mouvements financiers inter-filiales d’entreprises, la chasse au travail noir, la chasse à la fraude intercommunauté européennes etc, etc.
    Toute ces années sous le regard bienveillants d’une classe politique UMP qui se goinfrait sera révolue.
    Le bon français (comme dirait Mari(a)ne) n’a rien à craindre, seuls les délinquants chetrs à Guéants ont des raisons d’avoir peur!!!!!!!
    Le bon français ne rien rien, c’est le fourbe, le traite, le truqueur, le magouilleur, le fraudeur, l’exilé, le menteur ceux qui trouvent grâce aux yeux de Sarko (le tricheur, le dopé, celui qui réussit quelle que soit la méthode)
    Non le bon français ne craint rien puisque lui respecte les lois.
    Nous avons 1600 muilliards d’Euros à retrouver .
    On sait déjà que la fraude c’est 35-à45 milliards par ans.
    On va demander mododification des lois pour remonter sur les 10 dernieres années fiscales.
    Rappeler Sarko parlait de réduire à 18 mois pour les possibilités de délais des possibilités de poursuites.
    Allez FH 10 ans!!!!!
    Ils ont plumé le coq il faut aller chercher les plumes.
    Pas de cadeaux, pas d’amnistie, ils ont frauder, ils payent et on peut aller plus loin « vendre le patrimoine « au nom du salut public.
    Pourquoi laissez ces gens là profiter de leur forfait!!!!!Pas de repos pour ces non-citoyens!!!!Saisie, prison, redressement, réducation (pas le goulag mais on doit leur inculquer les fondements de la république.Un citoyen paye ses impots, il peut les contester mais il doit payer sinon il n’est pas un citoyen.Pas de Suisse français!!!!

    • Bangor dit :

      « Un citoyen paye ses impots, il peut les contester mais il doit payer sinon il n’est pas un citoyen.Pas de Suisse français!!!! »

      Noah ?

      • Pour l’instant il est dans la contestation,!!!!Attendons§§§§Mais vous devez voir une liste trés longue de personnalités donnant des leçons aux français.
        Cela peut paraitre excessif mais la citoyenneté nous donne des droits et des devoirs.C’est un discours que l’on entend trés souvent de la part des droitiers!!!!

  • walter benjamin dit :

    Hollande va trouver des marges de manoeuvres : la fiscalité c’est la clé. Les gens ont oublié que pendant les trente glorieuses, l’impôt était à 75% dans presque tous les pays pour les plus riches, et ils n’en sont pas morts ! vérifiez ,tapez « taux d’imposition » sur wikipédia Roosevelt avait même poussé l’impôt jusqu’à 92% aux états unis et il a été réélu 4 fois tellement ça a plu aux américains. L’utopie néolibérale ou plutôt neo conservatrice qui nous a conduit à une économie de rentiers fils à papa stérile doit cesser .Cerise pour Hollande, la Taxe Tobin que même Merkel réclame permettra un truc incroyable: le traçage des flux de capitaux et donc permettra de taxer à volonté les tricheurs des paradis fiscaux ( de 11 000à 60 000 milliards nous y attendent tout de même excusez du peu! ) Quelle chance aura Hollande ! il sera enfin possible de revenir à l’économie réelle !

  • Marianne dit :

    « L’ADVERSAIRE FINANCE »: FINIES, LES INCANTATIONS DU BOURGET,
    LE PROJET HOLLANDE ACCOUCHE D’UNE SOURIS…DE PEYRELEVADE !

    Hier, au billet précédant, je reprenais un extrait de l’entretien destiné à paraitre dans l’édition du Monde papier:
    Peyrelevade : « Faire de la finance un adversaire ne saurait constituer un programme en soi »
    LEMONDE.FR | 25.01.12 | 12h04 • Mis à jour le 25.01.12 | 12h09
    Je commentais:
    Cela donne une idée du dialogue avec un banquier « social-démocrate » déclaré soutien de Hollande, concernant les problèmes fondamentaux de la finance…
    __________________

    LE MONDE: Il y a une dimension « punition »… La cautionnez-vous ?

    « Non. C’est absurde. Cela procède d’une vision schématique et racoleuse…
    Ce n’est pas la faute des banques si la Grèce s’est surendettée et si la France affiche depuis trente ans un déficit permanent de ses finances publiques.
    La frontière entre la bonne et la mauvaise finance passe à l’intérieur même de la banque de marchés. »

    LE MONDE: Y-a-t-il, selon vous, d’autres mesures à prendre pour « maîtriser » la finance ?

    « Faire de la finance un adversaire ne saurait constituer un programme en soi. Il est impérieux de nous désendetter. La finance, et son poids dans l’économie mondiale, se réduiront en proportion. »
    _________________________

    Je concluais: C’est aux Etats et à leurs contribuables que revient de faire l’effort. On doit se contenter de limiter la réforme financière… « à l’intérieur même de la banque ».

    Ça n’a pas raté: Hollande a suivi le banquier !
    Au journal télévisé de midi, iTV et BFM TV commentaient:
    « il n’y aura même pas de séparation entre les banques de dépôt et d’affaires », « la séparation de ces activités devrait avoir lieu au sein même des banques »…!
    Chez Mélenchon l’appréciation générale était « filet d’eau chaude », et chez Marine Le Pen « tir de pistolet à bouchon ».

    Pourtant, Jonas avait averti, sentencieux:
    25 janvier 2012 à 21:33
    Quel rapport avec Hollande, hormis qu’il le soutient et est d’accord avec une proposition?
    Si moi, qui soutient Hollande et suis d’accord avec ses propositions, je dis quelque chose, c’est imputable à Hollande? Belle preuve de votre malhonnêteté intellectuelle.

    Je me contenterai de répondre: belle preuve de naîveté !
    Et belle preuve également d’ignorance politique: ce sont en effet des hommes comme Peyrelevade (près Mauroy) et Lamy (près Delors) qui ont déjà fait échouer le projet socialiste, en 1982/83. Se fondant sur les marchés financiers qui jouaient contre le franc, ils persuadèrent Mitterrand du nécessaire « tournant de la rigueur ». Pensez donc: la dette, nationalisations comprises, était passée de 21% à…25% ! Elle est aujourd’hui de 86%…
    Ce cher “tournant de la rigueur”, qui a poussé dans le fossé les “fantaisies mitterrandiennes”, est un fait d’armes évoqué avec gourmandise dans l’ouvrage de l’auteur Peyrelade en 2008 “Sarkozy: l’erreur historique”, qu’il eût mieux fait d’intituler “Plus anti-social que moi, tu meurs!”, et qui a été maintes fois cité :

    “Pascal Lamy à Rivoli…, moi-même à Matignon servions de relais entre nos patrons politiques respectifs (Jacques Delors ministre des Finances, Pierre Mauroy Premier ministre)” (p.158-159)
    “C’est ainsi que fut pris le virage de politique économique de Juin 1982, puis mars 1983, vers ce que Lionel Jospin, alors premier secrétaire du parti socialiste, crut bon d’appeler la parenthèse de la rigueur, commettant ainsi une erreur de forme et de fond…” (p.151)
    “Il y eut dans notre action, pour une part significative, comme une sorte de relicat de correction Barriste… »(p.155-156)
    “De 1982 à 1984, le taux de croissance de l’économie française fut divisé par deux (de 2,4 à 1,2%)… Simultanément, en 1983 et 1984, le pouvoir d’achat des ménages subit une légère diminution (-0,1 puis -1,1%), ce qui était conforme à la politique suivie.” (p.156-157)

    On se souvient en effet de Barre, le saint homme de Cap Ferrat traducteur de Hayek, que J. Peyrelevade n’évoque jamais sans émotion: doté d’un tour de ceinture respectable, il ne cessait de geindre en demandant aux travailleurs de réduire le leur.
    Il y a deux personnes que JP vénère entre toutes: Raymond Barre, pour avoir dit « il faut que les Français maigrissent », et Jacques Delors, pour y avoir réussi avec l’Europe !
    Ce qui n’empêche pas notre banquier d’en redemander: « France, état critique », tel est le titre de son dernier livre. Comme on le comprend !
    Aujourd’hui, on peut compter sur les conseils de JP pour continuer dans le bon sens, toujours le même: la croissance étant déja nulle, elle devra passer à négative…à la grande satisfaction des financiers.

    C’est avec de tout autres armes qu’un pistolet à bouchon qu’il faudra combattre la finance !
    Même Sarkozy s’y est laissé prendre, car il n’aura échappé à personne que l’abandon du triple A par Standard & Poor’s est advenue au surlendemain du lancement de son ballon d’essai électoral sur la « taxe Tobin »…
    On ne plaisante pas avec ces choses-là, chez les financiers !

    • Jonas dit :

      Vous pouvez essayer sans fin, Hollande n’est pas le disciple de Peyrelevade, il n’est pas inspiré par lui. Peyrelevade soutient qui il veut, cela n’engage nullement Hollande.

  • Ben dit :

    Sur la laïcité il serait utile de prendre conseil de spécialistes tels que Jean Baubérot. Soit on met l’exception alsacienne dans la constitution, et cela revient à mettre sans le dire le pape dans la constitution (chose à laquelle Christine Boutin elle-même n’avait pas pensé), soit l’Alsace va faire sécession comme l’Écosse.

  • Footnote dit :

    J’ai déjà parlé, sous un autre angle, du dernier livre de Piketty, « Pour une révolution fiscale » et j’ai dit le mal que j’en pensais.

    • Footnote dit :

      Il s’agissait ci-dessus, bien entendu, de l’opinion de l’inénarable Peyrelevade, sur son Blog:
      08 Décembre 2011: « Piketty aux chiffres faux »
      Hollande n’a pas tardé à prendre ses distances, comme on l’a vu (quotient familial), avec la fiscalité Piketty.

      • Pablo dit :

        « Hollande n’a pas tardé à prendre ses distances, comme on l’a vu (quotient familial), avec la fiscalité Piketty. »

        Hollande n’a pas attendu la sortie de Peyrelevade pour prendre quelques distances avec les propositions de Piketty.

        Quelques semaines après la parution du livre « la réforme fiscale », Hollande avait débattu avec Piketty, pointé ses désaccords et exprimé d’autres choix fiscaux.

  • myriam dit :

    plafonner le quotient familial au delà d’un certain revenu, redistribuer en credit d’impot ( forfait/enfant) pour les foyers non imposés n’est pas repris ?

    • myriam dit :

      vu le débat ce soir : en fait redistribuer en allocation rentrée scolaire.

      excellente prestation de Hollande

  • guillaume dit :

    Dommage d’avoir « reculer » sur le quotient familial. Il aurait été audacieux d’aller au bout de sa suppression et d’aller finalement au bout de la logique d’individualisation de l’impôt. Il est difficile de prendre des risques dans la période actuelle mais ce timide pas en avant ne concourt pas à la simplification de l’IR. De même que le plafonnement des niches est une bonne nouvelle mais elles auraient dues être plus profondément remaniées (suppression de certaines).
    Redonner de la lisibilité à l’impôt est à mon sens très important dans une optique de reconquête de justice dans ce pays.

    Pour le reste, on sent quelque chose monter. Nous sommes moins dans l’improvisation. Il y a plus de constance et donc de consistance. FH a enfilé le costume. Reste maintenant à cible 3 ou 4 mesures phares qu’il faudra marteler durant les débats.
    A mon sens:
    – réforme fiscale
    – contrat de génération (même si je ne suis pas forcément convaincu)
    – la séparation des activités de dépôt et d’investissement des banques
    – recherceh d’une plus grande intégration européenne (fédéralisme budgétaire)

  • véronique Offner dit :

    Bonjour,
    Ce n’est peut être pas l’endroit ni le moment mais je viens de prendre connaissance des propositions de F Hollande.
    Je voterai pour lui, je n’ai jamais voulu de la sarkocratie, là n’est pas la question.
    En tant que simple mère de famille, qui travaille, qui bataille pour boucler les fins de mois, qui ne reçoit aucunes aides… le bon sens me dit qu’il serait facile de réaliser des économies.
    Mais ces économies ne vont pas vous plaire, en fait elles déplairont à tous les élus (de droite ou de gauche) et c’est bien là que le bât blesse…
    Il circule sur le net moult infos sur les salaires à vie des députés, ministres, secrétaires d’état, présidents et j’en passe, je n’ai pas la prétention de tout savoir.
    Trouvez vous cela normal ?
    Quand on perd son emploi, on a 23 mois de chômage, renseignez vous sur le montant des indemnités par rapport au salaire net réel…
    Comment voulez vous que les français moyens se retrouvent dans leurs élus ?
    C’est révoltant, désolant, injuste…
    Pour avoir connu le chômage, et les difficultés à retrouver un poste (depuis mon licenciement, abusif, de février 2007, je n’ai trouvé que des emplois à temps partiel, avec un salaire à pleurer), que faut il penser des parachutes en or massif des élus ou des nommés (je veux bien être secrétaire d’état à ce que vous voulez juste pour la paye à vie…)
    Ma question est :
    Est ce que François Hollande va supprimer ces dépenses ??? au moins les diminuer ???
    Quand on perd son travail, qu’elles qu’en soient les raisons, on perd la rémunération qui va avec… pourquoi ce n’est pas pour tout le monde pareil ????
    J’espère une réponse, je n’ose espérer que François Hollande lui même prenne connaissance de ce message… je n’ai pas la prétention d’autant d’importance, mais si les choses pouvaient changer…

    • Jonas dit :

      Concernant le salaire des ministres, je crois bien que la rémunération dure jusqu’à 6 mois après la fin des fonctions d’un ministre, et après il ne touche plus rien. C’est pour leur permettre d' »attérir après une fonction très prenante (sauf en Sarkozie où ils ne servent qu’à parler à la télé). Mais je crois bien qu’une fois les 6 mois passés, ils ne touchent plus rien.
      Effectivement, pour ne parler que de cela, le régime de retraite des députés c’est du plaqué or. Baisser de 30% le salaire du président et des ministres c’est bien, mais tout le monde doit donner l’exemple, les députés aussi.
      Je pense que, si Hollande est élu et que la majorité parlementaire est à gauche, des députés PS ou Front de gauche ou verts auront la bonne idée de proposer une réforme de ce régime de retraite archi priviliégié(je crois que certains l’ont déjà fait d’ailleurs mais ce n’était pas passé). Gageons que cette réforme passera avec une majorité de gauche et en ces temps de crise où donner l’exemple est indispensable.

      • Christine dit :

        Baisser le salaire du Président de 30% ,Sarkozy l’avait augmenté de 170 % , à mon avis il eut été plus juste de soustraire les 170 % et il resterait encore une belle somme !

        • Question
          Ou en est Mr le Président des français dans le paiement de ses impots?????A priori, il avait quelques difficultés pour payer avant .Depuis qu’il est Président et avec l’augmentation substantielle qu’il s’est octoyée est il parvenu à payer!!!!!!
          Cette question devrait être posée à notre grand timonier.

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