Pierre Moscovici sur Bloomberg TV

Pierre Moscovici a répondu hier aux questions de Bloomberg TV.
Cliquez sur l’image ci-dessous pour retrouver la vidéo (en anglais).

Retrouvez ci-dessous la retranscription en Français de cette interview :

CAROLINE CONNAN : à propos de ce sommet social.
Pensez-vous qu’il a été utile pour freiner l’aggravation de la situation économique que connaît la
France en ce moment ?

PIERRE MOSCOVICI :
Ce n’est jamais inutile d’avoir un dialogue avec nos partenaires sociaux. Ce n’est pas inutile de prendre quelques mesures, comme le chômage partiel, ou l’augmentation des moyens de Pôle emploi. Mais la mesure semble bien faible, surtout quand on voit les sommes allouées, alors qu’il y a quelques mois on faisait des cadeaux fiscaux énormes aux plus favorisés de notre pays. D’un côté 430 millions d’euros pour le chômage, de l’autre 2 milliards d’euros donnés aux plus riches avec la réforme fiscale.
J’appellerai donc ça un sommet électoral, et non un sommet social. De plus, tout le monde sait que ce qui nous attend maintenant, la TVA, est un coup terrible pour les gens qui ont des bas revenus, et cela n’a pas encore été abordé.

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L’illusionniste

Nicolas Sarkozy excelle, on le sait, dans l’art de la poudre aux yeux. Face à des sondages qui le donnent tous perdant, à une côte de popularité qui ne décolle pas et à la colère si évidente des Français, il persiste et signe : il continue à chercher le « coup » médiatique, sans aucune cohérence, sans vision pour la France et en totale contradiction avec ce qu’il a pu affirmer auparavant.

Nicolas Sarkozy veut faire croire que rien n’est de sa faute, ni les déficits qui explosent, ni la dette, ni le chômage.

Ainsi en va-t-il de l’épisode de la taxe sur les transactions financières. Le candidat sortant a annoncé que la France n’attendrait pas ses voisins pour l’instaurer. Il a ainsi provoqué l’embarras et la distance d’Angela Merkel, guère surprenants tant elle considère la France de Nicolas Sarkozy comme un partenaire peu fiable. Bien sûr, celui-ci veut faire croire depuis quelques semaines que rien n’est de sa faute, ni les déficits qui explosent, ni la dette, ni le chômage. Il joue au Président apaisé, sans passif, presque sans histoire, entrant vierge dans l’élection présidentielle. Pourtant, cette fois, la ficelle est un peu grosse. Que celui-là même qui s’était fait en 2007 le chantre  d’une rupture libérale pour la France se pose en premier défenseur d’une taxe longtemps portée par les alter mondialistes, promue par les socialistes au sein du PSE, défendue par eux au Parlement européen, comme par hasard à quelques semaines du scrutin décisif et quelques jours après les annonces du gouvernement sur la TVA sociale, ne trompe personne.

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