Dans les médias

Articles de février 2012


« Les débats de la matinale » sur France Inter : Pierre Moscovici / François Baroin

Catégorie : Actualité,Politique | Par pierre.moscovici | 28/02/2012 à 11:27

Pierre Moscovici a participé ce matin au débat de la matinale de France Inter qui l’a opposé à François Baroin, Ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie.


Les débats de la matinale : François Baroin /… par franceinter


Les débats de la matinale : François Baroin /… par franceinter


Pierre Moscovici invité de Jean-Pierre Elkabbach

Catégorie : Actualité,Politique | Par pierre.moscovici | 27/02/2012 à 11:33

Pierre Moscovici était hier l’invité de l’émission « Le Grand Rendez-vous » présentée par Jean-Pierre Elkabbach d’Europe 1, Thierry Borsa du Parisien et Michaël Darmon iTélé.


Meeting de Pierre Moscovici à Limoges

Catégorie : Actualité,Politique | Par pierre.moscovici | 22/02/2012 à 20:54

Pierre Moscovici a tenu hier une réunion publique de soutien à François Hollande au Centre Culturel Jean Moulin – Beaubreuil à Limoges.


Meeting de Limoge : le discours de Pierre… par PartiSocialiste


Pierre Moscovici invité de BFMTV

Catégorie : Actualité,Politique | Par pierre.moscovici | 22/02/2012 à 20:16

Pierre Moscovici était ce soir l’invité de Ruth Elkrief sur BMTV.


Débat Moscovici Ruth elkrief 22 02 2012 par SCHOUM1


« Oui à la solidarité et non à l’austérité » – Libération

Catégorie : Actualité | Par pierre.moscovici | 22/02/2012 à 15:48

Interview de Pierre Moscovici publiée dans le journal « Libération » en date du 22 février.

Pourquoi avez-vous choisi de vous abstenir ?

Par ce vote, nous disons oui à la solidarité et non à l’austérité. Tout d’abord, le MES est indispensable pour stabiliser la zone euro et garantir une aide financière à tout Etat membre en difficulté. Il représente un progrès par rapport au Fonds de solidarité financière, qui avait été bricolé dans l’urgence et l’improvisation. Le MES est plus réactif et ne va pas exiger, pour chaque décision, des jours et des nuits de palabres entre dirigeants. Et il est permanent. Dès lors, il était difficilement concevable que les socialistes disent non au MES.

Pourquoi ne pas l’approuver, alors ?

Il comporte de sérieuses insuffisances. Sur le plan technique, le MES devrait pouvoir disposer du statut d’une banque et par conséquent être financé par la Banque centrale européenne (BCE). Mais l’Allemagne a refusé cette proposition, un temps avancée par la France. Cela limite considérablement sa capacité d’action. Le MES est un pare-feu qui n’a pas encore la taille, la souplesse et la vitesse d’action nécessaires. De plus, tel qu’il est conçu, le MES est lié au traité d’union budgétaire, ou plutôt d’austérité, dont François Hollande a dit qu’il voulait la renégociation. Ce lien, affirmé à la fois dans le traité sur le MES et le traité budgétaire, nous ne pouvons pas l’accepter. En votant le MES sans réserve, nous entrerions dans un engrenage qui pourrait laisser croire que nous consentons, d’une façon ou d’une autre, au traité d’union budgétaire, qui n’est pas un bon traité.

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Farce

Catégorie : Actualité,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 20/02/2012 à 18:08

Une fois n’est pas coutume, j’ai ouvert hier ma télévision pour regarder le meeting de Nicolas Sarkozy à Marseille : dans une campagne, il faut observer l’adversaire, réfléchir à sa stratégie pour y riposter, mesurer sa force et ses faiblesses. Vous me direz votre sentiment. Pour ma part, je suis resté perplexe, pour le moins.

Il y a décidément du « Bush 2004 » dans la stratégie « Sarkozy 2012 » : une campagne « à droite toute », fondée sur la peur, passant par la démolition de l’adversaire.

La prestation, certes, n’a pas été ridicule. La « machine UMP » s’est mise en route, les moyens déployés sont importants, la technique est au point. Le candidat sortant ne manque pas de mordant, les textes de ses discours, très écrits par d’autres, très lus par lui, sont bien fichus. Les angles d’attaque sont dessinés – il s’agit d’opposer un Nicolas Sarkozy disant la vérité à un François Hollande menteur, le candidat du peuple à celui du système, celui du mouvement au tenant de l’immobilisme, la réforme au statu quo – ils ne changeront sans doute pas, ou à la marge, au cours de la campagne. Il y a décidément du « Bush 2004 » dans la stratégie « Sarkozy 2012 » : une campagne « à droite toute », fondée sur la peur, passant par la démolition de l’adversaire. Les similitudes sont trop fortes, décidément, pour être fortuites. J’entends dire, ici ou là, que cette comparaison réjouirait l’UMP, au prétexte que George Bush a été réélu : c’est oublier trop vite qu’il était alors fort, devant un peuple américain encore marqué par le choc des attentats du 11 septembre 2001, de l’aura du « commander in chief », gagnant de la guerre en Irak.

Une sorte de lassitude plombait l’ambiance, un doute planait sur la salle.

Quelque chose, pourtant, ne passe pas, ne va pas. L’impression, d’abord, était mitigée, ou floue. Le public était très monocolore, très mono-générationnel aussi, et paraissait parfois sans flamme, sans enthousiasme vrai, pas toujours transporté par l’orateur. Celui-ci – peut-être parce qu’il a perdu l’habitude du combat électoral direct, peut-être parce qu’il peine à trouver son chemin – sans manquer de métier, semblait de son côté assez artificiel, mécanique, parfois éteint, toujours enchainé à son discours. Je n’ai jamais été un supporter de Nicolas Sarkozy, j’ai toujours été allergique à son style, gêné par sa façon d’être, bref il ne m’a jamais fasciné – on se souvient peut-être que j’ai été le premier à analyser sa présidence, en 2008, et à le dépeindre alors comme un « liquidateur ». Mais je suis suffisamment averti de la vie politique, suffisamment objectif aussi, pour reconnaitre son talent. En 2007, on le sentait – fût-ce à notre détriment – porté par un souffle, poussé vers la victoire par une énergie. Ce souffle, cette énergie n’existaient pas à Marseille : une sorte de lassitude plombait l’ambiance, un doute planait sur la salle.

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Pierre Moscovici invité de Canal+

Catégorie : Actualité,Politique | Par pierre.moscovici | 20/02/2012 à 12:08

Pierre Moscovici était ce matin l’invité de la matinale de Canal+.
Retrouvez l’interview à partir de la 21ème minute.


La mystification

Catégorie : Actualité,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 16/02/2012 à 19:16

Ça y est, Nicolas Sarkozy est candidat ! La surprise est de taille, tant chacun imaginait que le Président sortant présenterait, comme l’a évoqué François Hollande citant François Mitterrand, ses excuses plutôt qu’une candidature… Je pourrais pousser plus loin cette métaphore, mais l’ironie ne suffit pas. En vérité, l’annonce d’hier soir sur TF1 est à la fois une simple confirmation et un moment important de la campagne.

Et chacun avait compris, depuis des mois, qu’il ne songeait qu’à se représenter, qu’une nouvelle candidature était sa seule aspiration, sa seule préoccupation, presque son obsession.

A proprement parler, la déclaration du candidat sortant est un non-évènement. Personne, tout d’abord, ne doutait que Nicolas Sarkozy aspirait à un second mandat. En vérité, il est en campagne permanente depuis 2007, fût-ce parfois à son détriment, tant il a mis de talent et d’énergie à abîmer sa propre image. Mais telle est – c’est au demeurant une caractéristique partagée avec beaucoup d’autres politiques, mais chez lui poussée jusqu’au paroxysme – sa nature. La politique est sa vie, la conquête du pouvoir, de tout le pouvoir, son moteur. Personne n’imaginait qu’un combattant comme lui, parvenu dans la difficulté, la douleur parfois, jusqu’au faîte de l’Etat, renoncerait au terme d’un mandat. Et chacun avait compris, depuis des mois, qu’il ne songeait qu’à se représenter, qu’une nouvelle candidature était sa seule aspiration, sa seule préoccupation, presque son obsession. Il y avait de l’indécence, à le voir sans arrêt confondre son ambition et sa fonction, faire campagne aux frais de l’Etat, donc du contribuable, avancer caché, abrité derrière ses prérogatives présidentielles, pour se comporter en tout, partout, tout le temps, comme le chef de la droite. Hier soir, le masque est tombé, l’hypocrisie a cessé : il ne s’est rien passé de plus qu’un glissement imperceptible du statut de Président candidat à celui d’un candidat Président.

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