Conseil Européen du 30 janvier 2012 – Conférence de presse de Pierre Moscovici

Pierre Moscovici a tenu le 31 janvier 2012 une conférence de presse au sujet du Conseil Européen du 30 janvier 2012 .


Conférence de presse de Pierre Moscovici sur le… par francoishollande

Le Conseil européen a adopté un traité qui confirme les craintes que j’avais exprimées à l’issue du Conseil européen du 9 décembre 2011. Il n’apporte pas de réponse à la crise. Il reste marqué par une obsession de la discipline budgétaire qui aggravera l’austérité et la récession. Il fait l’impasse sur les impératifs de la croissance, de la solidarité, de la lutte contre les risques financiers, mais aussi du contrôle démocratique des décisions européennes.

Le combat contre l’endettement public est un combat pour la Gauche

La responsabilité budgétaire s’impose à tous, dans un contexte de menace sur les capacités d’action de l’Etat. Je l’ai déjà dit et je le répète, le combat contre l’endettement public est un combat pour la Gauche. Parce que quand un Etat est endetté à l’excès, quand le service de la dette devient le premier budget de l’Etat, dans un contexte où il faut réduire les déficits, alors ce sont les services publics qui trinquent. Et si l’on veut retrouver de la souveraineté, si l’on veut retrouver les marges de manœuvre pour développer les services publics, l’éducation, l’hôpital, les services publics locaux, alors il est indispensable de se désendetter. C’est la raison pour laquelle nous mettrons en place, comme François Hollande l’a dit, un cadre national de réduction des déficits et de la dette qui conduit à l’équilibre des finances publiques à la fin du quinquennat. C’est un engagement absolu qui figure en tête du projet de François Hollande. Il ne s’agit donc en aucun cas de remettre en cause cela.

Dans le même temps, nous sommes conscients que la discipline budgétaire ne suffit pas à remettre la zone euro sur le chemin de la stabilité financière, de la croissance et de l’emploi. C’est pourquoi s’il est élu, François Hollande demandera que le nécessaire rééquilibrage des priorités européennes se traduise, dans un traité renégocié, par des dispositions de nature comparable à celles qui figurent aujourd’hui dans le projet de traité.

Je veux évoquer plusieurs dimensions.

La croissance, d’abord. En matière de croissance, nous pouvons penser à la réorientation des instruments existants de la Banque européenne d’investissement, du budget européen. N’oublions pas que nous serons, aussitôt après l’élection présidentielle, dans la négociation des perspectives financières pour la période 2013/2020. Je pense aussi à la mise en place de ressources nouvelles comme la taxe sur les transactions financières, ou encore la taxe carbone aux frontières, pour financer des projets industriels, des projets d’infrastructures, des projets de croissance, des projets dans le domaine de l’énergie. La mise en place de « project bonds » y contribuera aussi.

Le deuxième domaine dans lequel on peut compléter les choses, c’est la lutte contre les risques financiers qui demeurent une menace pour la stabilité de la zone euro, par une action commune de supervision, de régulation dans le domaine bancaire et financier, et par le développement du mécanisme européen de stabilité.

Nous approuvons la mise en place du mécanisme européen de stabilité comme étape — uniquement une étape — vers la mise en place de ce que j’appellerais un pare-feu de dimension adaptée. L’Europe a besoin d’une force de frappe financière importante pour sortir de la crise.

Troisième dimension, c’est la coordination des politiques économiques qui doit être encore étendue pour répondre de façon concertée aux déséquilibres de croissance et de compétitivité qui sont aussi à l’origine de la crise.

Quatrième dimension, la gouvernance, je veux insister sur le rôle de la Banque centrale européenne, qui doit exercer pleinement ses responsabilités dans le cadre de son mandat. Pour nous, cela veut dire certes la stabilité financière et monétaire, mais aussi le service de l’économie réelle, le financement de l’économie.

Enfin, dernière dimension, c’est la solidarité, en ouvrant la possibilité de créer des euro-obligations.

C’est le sens de la renégociation que nous demanderons.

Je veux insister sur le fait que dynamique franco-allemande ne veut pas dire identité franco-allemande, ne veut pas dire imitation de l’Allemagne par la France.

Je voudrais insister sur un point, sur le fait que tout cela exigera une nouvelle dynamique franco-allemande, qui soit basée à la fois sur la crédibilité en matière de conduite de la politique économique et de responsabilité budgétaire, et aussi sur un effort de conviction mutuelle. L’amitié franco-allemande, pour nous, est essentielle, elle est vitale, elle est incontournable. Il ne s’agit pas, en quoi que ce soit, d’entrer dans je ne sais quel conflit avec l’Allemagne ou avec la Chancelière allemande — qui, somme toute, si elle veut venir soutenir un de ses partenaires conservateurs, c’est sa faculté, c’est sa liberté. Elle aura, si François Hollande est élu président de la République, à discuter avec un autre président. Disant cela, et parlant de la dynamique franco-allemande, je veux insister sur le fait que dynamique franco-allemande ne veut pas dire identité franco-allemande, ne veut pas dire imitation de l’Allemagne par la France.

Nous sommes deux pays différents, nous avons deux modèles sociaux différents, et pour ce qui nous concerne nous tenons au nôtre, nous tenons au contrat de travail, nous tenons à l’existence d’un salaire minimum. Nous voulons lutter contre la pauvreté et la précarité. Donc, tout n’est pas à retenir dans un supposé modèle allemand. Il y a des choses qui doivent nous inspirer évidemment. Et quand on parle compétitivité, ce n’est pas tant la compétitivité prix qui est un problème, que la compétitivité hors prix. C’est par exemple l’existence en Allemagne de ce qu’on appelle le Mittelstand, d’un tissu industriel de PME-PMI concentrées sur l’industrie, en lien avec les grands donneurs d’ordres. C’est cela qu’il nous faut non pas copier, mais trouver dans un modèle français.

L’amitié franco-allemande doit reposer là-dessus, sur l’affirmation de deux modèles sociaux, de deux identités nationales, de deux façons d’être, mais qui sont en même temps complémentaires, et chercher à trouver chez l’autre le meilleur de ce qu’il est capable de produire.

Il y a une attente qui n’est pas satisfaite, c’est l’attente d’une Europe tournée vers la croissance, d’une Europe tournée vers l’emploi

C’est dans cet esprit-là que nous agirons pour la renégociation qui, encore une fois, sera un travail de conviction. Non pas de remise en cause des disciplines budgétaires, encore une fois, mais d’ajout, pour compléter, de rééquilibrage, de réorientation. Parce que nous sommes convaincus qu’il y a une attente qui n’est pas satisfaite, c’est l’attente d’une Europe tournée vers la croissance, d’une Europe tournée vers l’emploi. Si l’on n’est pas capable de prendre en compte ces attentes, alors ce qui est au rendez-vous, c’est la déception populaire, c’est le rejet de la construction européenne.

C’est parce que nous sommes passionnément européens, parce que nous sommes attachés à cette dynamique européenne, que nous souhaitons la réorientation et le rééquilibrage.

Alors, comment pouvons-nous y parvenir ? J’entends déjà ceux qui vont nous dire : « ce traité est sur la table, il a été adopté par tous, comment pouvez-vous oser, d’une certaine façon, remettre en cause une telle négociation ? ». Je ferai deux remarques.

La première, c’est que le Président de la République a eu la sagesse de reconnaître qu’il ne serait pas raisonnable de procéder à la ratification de ce traité, qui sera signé dans le courant du mois de mars, d’ici à l’élection présidentielle. D’expérience, ayant été ministre des Affaires européennes, ayant eu à négocier des traités, ayant été Vice-président du Parlement européen, je sais ce que dure un processus de ratification en Europe. Donc, il sera temps, il sera encore temps, il sera tout à fait temps d’ouvrir cette discussion après l’élection présidentielle, sur la base d’un traité qui n’aura pas été ratifié par les différents pays signataires de l’Union européenne.

Nous pouvons parvenir à une renégociation que je souhaite sereine, que je souhaite positive, que je souhaite capable d’engendrer une dynamique nouvelle

Ma deuxième remarque, c’est que nous pouvons parvenir à une renégociation que je souhaite sereine, que je souhaite positive, que je souhaite capable d’engendrer une dynamique nouvelle. Nous pouvons y parvenir grâce à la légitimité que confère l’élection présidentielle. Incontestablement, l’élection présidentielle provoque toujours un effet de légitimité puissant. Elle retrempe la légitimité, elle lui donne de la force. Sur la base de cette légitimité, la relation franco-allemande, comme la construction européenne, repart sur des bases pas entièrement nouvelles, mais renouvelées.

Pour cela, il faut une crédibilité suffisante en termes de responsabilité budgétaire. C’est notre volonté. Il faut enfin prendre en compte les attentes de nos partenaires qui n’ont pas été entendues, et il faut que la convergence de nos demandes avec les attentes européennes soit forte, alors que se profile une récession.
Notre conviction, c’est bien celle-là. C’est qu’au-delà même de la nécessaire responsabilité budgétaire, c’est le spectre de la récession qu’il faut conjurer, c’est la croissance qu’il faut être capable de relancer, c’est la solidarité qu’il faut améliorer, c’est la régulation qu’il faut développer.

C’est ainsi que nous accueillons ce traité européen.

73 réflexions au sujet de « Conseil Européen du 30 janvier 2012 – Conférence de presse de Pierre Moscovici »

  1. Les commentaires récurrents et venimeux sur les relations entre Hollande et tel ou tel économiste sont mesquines, maladroites et contre-productives…
    On dirait que leurs auteurs s’efforcent désespérément de remettre en marche la fameuse machine à perdre, grande spécialité socialiste…Sans commentaire!!!

    • « Les commentaires… sur les relations entre Hollande et tel ou tel économiste sont mesquin(e)s », maladroit(e)s, et contre-producti(f)ves ?

      Si c’est celui dont la gauche avait cru devoir faire un banquier, après l’avoir pris pour un économiste, j’assume :
      Sans doute en effet, un jour, Peyrelevade se vantera-t-il d’avoir fait mieux avec Hollande qu’avec Mitterrand pour le “tournant de la rigueur”.
      Cette fois, Peyrelevade n’aura même pas à se faire « social-démocrate » pour instiller ses vues conservatrices: abandonnant l’incantation du Bourget, Hollande les a déjà adoptées !
      « il n’y aura même pas de séparation entre les banques de dépôt et d’affaires »,
      « la séparation de ces activités devrait avoir lieu au sein même des banques »…
      Evidemment, pas question de nationalisations !
      Même l’UMP se fendait d’un communiqué; « des mesures gentillettes… »
      Sans doute aussi est-ce pourquoi l’ancien banquier qui se présentait « économiste », après avoir un temps signé « journaliste indépendant », est redevenu le conseiller de François Bayrou.

      Si c’est Christian Saint-Etienne, évoqué plus bas, dont il est question, celui-là au moins joue franc jeu:
      En vrai économiste libéral qui connaît la musique, il explique comment « Une erreur d’aiguillage majeure eut lieu pour la France, il y a vingt ans à Maastricht » en décidant de l’euro, « entérinant comme principe fondateur de l’Union la concurrence fiscale et sociale ».
      « Et ce traité a été négocié par un président et un gouvernement français socialistes, alors que Jacques Delors était président de la Commission européenne. »
      « En imposant la concurrence fiscale et sociale dans les faits, il affaiblit l’Etat ayant la fiscalité la plus lourde et les règles sociales les plus contraignantes: la France. »
      L’auteur charge même un peu la barque:
      « La France est la grande cocue de Maastricht »
      « Le traité de Maastricht est la plus grande erreur de politique stratégique de la France depuis la défaite de 1940. »
      « Le paradoxe est que Mitterrand, marqué à vie par l’effondrement militaire de 1940, a provoqué un effondrement économique en France d’ampleur comparable en croyant l’éviter. »
      On ne pourra pas dire qu’il n’aura pas prévenu les socialistes !

      Mais peut-être fait-on allusion à Henri Sterdyniak, qui répétait le dogme qui nous a conduit là, dans l’ouvrage « Changer de civilisation » édité chez Odile Jacob par « Martine Aubry avec 50 chercheurs et citoyens » à l’occasion des primaires:
      La dette ne coûte rien tant que le taux d’intérêt (aprés impôt) est inférieur au taux de croissance. »
      Il n’avait pas prévu la situation où ce raisonnement, allié à la mondialisation sans précaution de Pascal Lamy à L’OMC, conduirait à une croissance voisine de zéro, comme c’est le cas aujourd’hui, c’est à dire à peine quelques mois plus tard.

      Il est vrai que ce dernier a du suivre en cela les enseignements de Daniel Cohen, Professeur à Normale Sup qui fustigeait « Les ennemis de la mondialisation » dans son livre du même nom…

      Pour ce qui est de « la machine à perdre », les socialistes n’ont de leçon à recevoir de personne puisqu’ils ont su, en 2002, persuader l’ancien trotskyste qu’était pourtant Jospin de dire bien haut que son programme n’était pas… »socialiste » !
      Jean Paul Fitoussi, qui insufflait à Jospin cette philosophie de « la dette ne coûte rien » est aujourd’hui, en effet, le conseiller de Sarkozy!

    • « On dirait que leurs auteurs s’efforcent désespérément de remettre en marche la fameuse machine à perdre, grande spécialité socialiste… »

      Cela semble être leur but et c’est assez méprisable.

      • Etant donné le silence éloquent de Hollande et de son Etat-major sur les problèmes actuels qui révèlent leurs erreurs (crise de l’euro, récession en Europe, mondialisation galopante à l’OMC, etc.), on se demande effectivement s’ils ne sont pas les pires à redouter du système UMPS (ou, comme disent certains PSUMP)…

        Un seul sauve l’honneur: Arnaud Montebourg !
        Invité hier de l’émission « Mots croisés », sa lucidité dans l’analyse des problèmes faisait plaisir à voir, face à un Laurent Wauquier qui tentait de vendre ses salades apprises à l’ENA, comme un boutiquier qui compte sa recette du jour, avec la semaine pour seul horizon.
        Même l’invitée allemande n’a pu s’empêcher de noter: vous ne parlez que de « sauver » de l’emploi…déjà fort mal en point, comme un écho involontaire à la critique de Montebourg: aucune « stratégie » pour sortir du piège au moins-disant, qui s’est installé en Europe et dans la mondialisation avec l’idéologie du néolibéralisme !
        L’ennui, c’est que cela s’applique aussi au programme socialiste:
        Pour ne pas déplaire aux épiciers qui croient faire de l’économie, sur les cent milliards de cadeaux fiscaux faits par Sarkozy à ses copains, le programme n’en reprend que vingt-neuf, un peu comme celui de Bayrou qui déclare: »Je propose 20 milliards de diminution de niches fiscales… ce qui ne sera pas aisé à obtenir [?] » !
        Et pas un mot, bien sûr, du libre-échangisme entretenant les bas salaires pour les « investisseurs », ni du sacro-saint euro-mark qui finit de plomber l’avantage que nous donnait notre productivité !

  2. LE NOUVEAU TRAITÉ EUROPÉEN

    Mercredi et jeudi, on était en séance à Bruxelles au Parlement européen. Le principal sujet de débat était une fois de plus le traité intergouvernemental « sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’union économique et monétaire » (« TSCG »). Ce document est finalisé. La version finale de ce traité a été rendue publique (en anglais bien sûr) mardi midi après que 25 Etats membres de l’UE sur 27 se soient mis d’accord pour le signer.
    Les modifications qu’il a subies depuis sa première version, présentée le 16 décembre par monsieur Van Rompuy sont pour la plupart marginale. La « règle d’or » renforcée et sa constitutionnalisation sont toujours à l’ordre du jour. Les sanctions automatisées aussi. La Cour de Justice de l’Union européenne pourra même désormais appliquer des sanctions financières si un Etat refuse de transposer la « règle d’or » dans sa Constitution. Quant aux possibilités de modification du Traité, elles ne sont pas évoquées. Ce Traité ne serait donc modifiable qu’au moment où les Etats parviendraient à se mettre d’accord pour le transposer dans le Traité de Lisbonne. Notez qu’une telle modification est loin d’être acquise car elle requiert une ratification par l’ensemble des Etats-membres. Mais les rédacteurs de ce pacte d’austérité ont pensé à tout. Si on lit attentivement les « considérants », on découvre que la Commission prépare la transposition des dispositions du Traité dans le droit européen via la « méthode communautaire ». Tout le monde évidemment ne sait pas ce que cela veut dire. Cela signifie qu’il y a un pouvoir d’amendement et de rejet du Parlement européen et que les représentants des Etats-membres au Conseil, votent à la majorité qualifiée et non plus à l’unanimité. Dans ces conditions particulières, ce qui est décidé de cette façon s’applique vite à tous sans avoir besoin d’être gravé dans le marbre des constitutions. Jeudi donc, le Parlement européen devait se prononcer sur le Traité finalisé. Nous sommes passés à l’examen de la deuxième motion sur le sujet. Celle du programme commun de la droite et des sociaux-démocrates.

    Comme lors de la séance précédente, la droite, les libéraux, les sociaux-démocrates et les verts ont présenté une résolution commune. L’Europe du « Oui » à son programme commun : l’austérité. Ils y ont réitéré leur accord avec le fond du Traité et ont à nouveau appelé à son inscription dans le Traité de Lisbonne. Ils n’ont pas envisagé la possibilité d’un référendum. Toute la social-démocratie européenne a voté pour ce texte. Vous êtes donc prévenus : si leurs représentants arrivent au pouvoir vous n’aurez pas le droit de donner votre avis sur ce Traité. Ils transposeront la « règle d’or » dans la Constitution et la feront appliquer. Côté français il n’en ira pas autrement. Car les députés du PS se sont contentés de s’abstenir. Le coup de l’abstention est un grand classique du PS. C’est grâce à cela que le Traité de Lisbonne est passé au congrès de Versailles. Nous avions été 115 parlementaires socialistes à voter contre. Si le reste du groupe avait voté contre, comme nous, au lieu de s’abstenir, le Traité était repoussé et le président était obligé de faire un référendum pour le faire passer. Dans ce cas, de nouveau, c’est la même mascarade qui s’annonce. Car c’est un comble annonciateur que cette abstention. François Hollande en effet, affirme qu’il veut renégocier le Traité. Si c’est bien son intention pourquoi ne commence-t-il pas par désapprouver la version actuelle ? Vincent Peillon a voté contre. Pourquoi ? Il le dira sans doute. Par contre, les députés de la gauche du PS qui siégeaient se sont abstenus. Ici gît le « Non socialiste » de 2005. Depuis le rappel à l’ordre de François Hollande, ce qui restait de la gauche du PS s’est fait hara-kiri. Quant aux députés d’Europe-Ecologie-Les Verts, leurs votes sont allés du pour au contre en passant par l’abstention.

    Un dernier mot encore sur l’actualité européenne. Cela vous a sans doute échappé mais lundi dernier ce n’est pas un mais deux traités qui ont été validés par le Sommet de l’Union européenne. La règle en Europe est de faire compliqué pour que personne ne s’y retrouve. Le second Traité institue la mise en place du Mécanisme européen de Stabilité dit « MES ». Ce MES, c’est l’institutionnalisation de l’actuel Fonds européen de stabilité financière. Les prêts qu’il propose aux Etats en difficulté ou « à titre de précaution » sont subordonnés à l’application de plans d’austérité infligés par l’Union et le FMI. Ceux-ci sont à l’origine du martyre actuel de la Grèce. Mais le Portugal et l’Irlande mangent bon eux aussi. Sachez que ce Traité est par ailleurs conçu comme « complémentaire » du Traité sur la rigueur budgétaire (TSCG).
    Apprenez ainsi que les rédacteurs des deux traités ont poussé le chantage à l’austérité au point qu’à partir du 1er mars 2013, un Etat n’ayant pas ratifié le Traité TSCG n’aura pas droit à une assistance financière. Le Traité MES donne en outre un droit de véto à l’Allemagne, à la France et à l’Italie pour décider quel pays aura droit à une assistance financière d’urgence. Il donne aussi un droit de véto à l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne pour la date de son entrée en vigueur, d’où l’importance des votes de ratification de ces quatre pays.

    ce second Traité sera soumis à la ratification de l’Assemblée Nationale dès le 21 février prochain. Il le sera en même temps que l’amendement au Traité de Lisbonne qui permet l’inscription de ce mécanisme et donc du FMI dans le droit primaire de l’Union européenne ! Je rappelle que conformément à l’article 11 de la Constitution française « Le Président de la République, sur proposition du Gouvernement pendant la durée des sessions ou sur proposition conjointe des deux Assemblées, publiées au Journal Officiel, peut soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique ou sociale de la nation et aux services publics qui y concourent, ou tendant à autoriser la ratification d’un traité qui, sans être contraire à la Constitution, aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions. Un référendum (…) peut être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales». Ce Traité entrainant un engagement économique conséquent de la France, le peuple français devrait pouvoir être consulté. Il n’en sera rien bien sûr. Les amis de la liberté au Venezuela et à Cuba n’ont pas l’intention de se rebeller contre un déni de démocratie aussi flagrant. Du temps de l’URSS, les pays du Comécon n’étaient pas traités aussi grossièrement. De toute façon, François Hollande a prévenu qu’il ne demanderait pas de référendum. « Le prochain président » ne sera donc guère différent de l’actuel sur ce point.

      • Au lieu de vous attacher au contenu et répondre sur le fond, ce n’est que diatribe guerrière (« cogner sur… ») et petits calculs tactiques dont témoignent les interventions d’affidés:

        « Nous avons intérêt à ce que Le Pen puisse se présenter; en effet, elle bloque sur son nom… »
        « Pour Régner, il faut Diviser. Diviser la Droite est votre seule possibilité pour Gagner les Présidentielles »
        « Les têtes pensantes de l’Élysée croient que…Bayrou neutraliserait Hollande …comme s’il y avait un pacte entre Sarko et Bayrou »
        Etc.

        Celà ressemble aux discussions de sportifs en chambre, que l’on entend au café du commerce !
        Avez-vous une idée de l’image que vous donnez ?

        NB: Le commentaire ci-dessus n’étant pas de moi, mais extrait du Blog de Mélenchon (d’où le sigle), il n’en garde pas moins toute sa pertinence.

  3. Les critiques de la Droite contre Hollande et le P.S. sont toujours aussi ineptes. D’abord, il y en a qui disent encore qu’il n’y a pas de programme. Ensuite,ceux qui ont survolé les 60 propositions disent(les fameux éléments de langage)qu’elles sont coûteuses (air connu) et qu’elles sont utopiques et font rêver. Or,elles sont hyper-réalistes sur le plan financier et ne font pas beaucoup rêver, c’est le moins qu’on puisse dire! Donc,les débats avec des représentants de la Droite sont stériles et ne représentent qu’un intérêt médiatique et encore!!!…

  4. Réponse à COUSINHUBE:
    Nous avons intérêt à ce que Le Pen puisse se présenter; en effet, elle bloque sur son nom une majorité de voix de droite et elle fait une campagne tellement anti-sarko que ces voix ne se porteront pas automatiquement ni intégralement sur Sarko au second tour sans parler des lepénistes dits de « gauche » qui devraient ne pas s’y reporter du tout…Par contre,si elle ne peut pas se présenter,au moins la moitié de ses voix potentielles iront chez Sarko par paresse,facilité,résignation ou même…conviction.
    D’ailleurs,les propos orduriers de Guéant montrent une fois de plus que la différence entre l’U.M.P.et le F.N. est infime:la droite dite « républicaine » est un leurre(sauf qq exceptions)!!!

  5. Pierre, vous n’avez aucune stratégie pour battre SARKOZY. Ne vous fiez pas aux sondages, ils nous trompent. Par contre regardez bien celui du JDD qui donne SARKOZY à votre hauteur si Marine LE PEN n’est pas présente aux Présidentielles.
    SARKOZY fera le plein des voix Frontistes. Et il battra HOLLANDE comme en 2007.
    Si LE PEN était Candidate, elle pourrait passer devant SARKOZY et là, la Victoire du PS sera possible car beaucoup d’électeurs de
    l’ U.M.P. sont « contre » Marine LE PEN, ce qui n’est pas le cas des électeurs Frontistes qui eux ne voteront JAMAIS pour la Gauche.
    Le choix est simple et seul MITTERRAND l’avait compris: Pour Régner, il faut Diviser. Diviser la Droite est votre seule possibilité pour Gagner les Présidentielles, sinon HOLLANDE fera comme JOSPIN et ROYAL, il sera BATTU.

  6. L’ERREUR D’AIGUILLAGE NON ASSUMÉE:

    Dans la même veine que les marchandages de pourcents dénoncés plus bas, les critiques mutuelles que s’adressent les candidats du « système » pour l’alternance semblent bien dérisoires en regard de l’erreur d’aiguillage qui nous a conduit où nous en sommes.

    Ainsi, l’hebdomadaire Marianne prouve-t-il son sens de l’humour en publiant « l’interview qui bouscule tout » de F. Bayrou: »J’annonce la catastrophe Hollande! »
    De quoi s’agit-il? Des promesses de distribution, pardi !
     » On augmente l’allocation de rentrée scolaire d’un quart [financé fiscalement par la modulation du quotient familial] , on crée une allocation pour les étudiants [sous condition de ressources], soixante mille postes enseignants en cinq ans et cinq mille dans la police et la gendarmerie [à enveloppe constante pour la fonction publique]  »
    « Le seul enjeu, c’est le changement de modèle » !
    « Notre déficit est de cent milliards d’euros [imputables aux cadeaux fiscaux de Sarkozy]. Pour les dépenses, j’ai proposé… le zéro augmentation en valeur, on récupère 25 milliards annuels… grâce à l’inflation. Quant aux recettes, je propose une augmentation de TVA de 1 point cette année et de 1 point l’année prochaine [au lieu de 1,6 point dès cette année], et 20 milliards de diminution de niches fiscales… ce qui ne sera pas aisé à obtenir [?] ! Etc.
    Et Bayrou de prendre à témoin la Parole de J. Peyrelevade:
    « Dans l’état actuel du pays, je ne suis pas sûr qu’on puisse gagner en disant la vérité, mais je suis certain qu’on ne peut pas gouverner si on ne la dit pas ».

    Plus avisés qu’à leur habitude, les journalistes préposés à l’interview s’autorisent alors à faire la remarque pertinente, qu’ils auraient tout aussi bien pu adresser à l’un quelconque des candidats du système:
    « Vous avez approuvé, encensé l’Europe telle qu’elle se construisait. Aussi bien sa méthode, défendue de Monnet à Rocard, consistant à la construire dans le dos des peuples, que sa politique: la soumission au néolibéralisme, en rompant avec le protectionnisme raisonnable du traité de Rome, pour l’ouvrir sans mesure…
    La crise a révélé la faillite de cette façon de faire que vous défendiez, et soudain l’Europe passe, dans votre discours, à la trappe. Elle n’occupe plus que deux pages et demie de votre dernier livre: vous avez fait de votre soleil un trou noir ! Et vous passez sans transition au registre du « produisons français » de Georges Marchais des années 70 !  »

    Suit alors un vrai trou (blanc) dans la suite de l’entretien, d’où n’émergent que confirmations de l’impétrant sur sa soumission totale au système:
    « Si vous ne donnez pas un avantage compétitif en France, alors les entreprises vont fabriquer à l’étranger. »
    « Le protectionnisme, c’est imposer aux autres des contraintes que l’on refuse » [on croyait pourtant que nous faisions l’inverse (ex: la monnaie, le social !)]
    « Il n’y a, en réalité, entre des hommes comme Jacques Delors et moi, aucune différence fondamentale, pas plus qu’avec certaines personnalités de la droite… »

    Les raisons de ce désarroi se comprennent aisément lorsqu’on s’inspire du titre que vient de publier Christian Saint-Etienne (L’incohérence française):
    Une erreur d’aiguillage majeure eut lieu pour la France, il y a vingt ans à Maastricht, en entérinant comme principe fondateur de l’Union la concurrence fiscale et sociale par l’exception faite aux décisions à la majorité en ce domaine, ce qui donne un droit de veto à quiconque. Ce traité a bien été négocié par un président et un gouvernement français socialistes en fin de règne, alors que Jacques Delors était président de la Commission européenne. Comment l’Europe, qui prétend se gouverner par le partage des souverainetés, a-t-elle pu poser le principe de concurrence fiscale et sociale comme principe premier de l’Union politique ?
    Omnubilée par la promesse d’un euro-mark, non seulement la France en accepta toutes les conditions, mais elle consentit à l’affirmation dans les traités européens régissant l’Union, du primat de la concurrence par les normes fiscales et sociales, vraisemblablement sans en comprendre toutes les implications. Ce primat, désormais constitutionnalisé par les traités européens, a semé les graines de la fin de l’Europe politique et peut-être de l’Europe tout court. En imposant la concurrence fiscale et sociale dans les faits, il affaiblit l’Etat ayant la fiscalité et les règles sociales les plus lourdes: la France.
    Ce n’est pas pour rien que la France a atteint le sommet de sa puissance économique et politique de l’après-guerre en 1990-1991: au même moment, lors des deux années qui menèrent à la négociation finale du traité de Maastricht en Décembre 1991, elle a construit le piège mortel dans lequel elle se trouve aujourd’hui. Notre pays n’est plus maintenant que l’ombre de ce que nous étions encore en 1990-1991.

    Face à cela, il y a trois attitudes:
    – la soumission
    – la rupture
    – la renégociation
    Mais certainement pas l’attitude en faux-semblant que nous réservent les candidats du consensus systémique !

  7. Ainsi donc Sarko mise sur une présidentielle sans Marine Le Pen, on comprend du coup la sortie de Claude Géant qui vise à provoquer la gauche, cliver à sur les sujets d l’immigration, nation, sécurité… afin d’attirer la sympathie des lepenistes.

    Le PS et la gauche seraient bien inspiré de ne pas répondre à ces provocation sur le fond sinon par l’ironie, mais seulement souligner le vrai but de l’opération c’est a dire draguer les électeurs d’extrême droite que Sarko considère depuis longtemps comme des idiots de service amnésiques. J’espère seulement que les associations anti raciste ne vont pas monté au créneaux et aider Guéant a arriver à son but, je préfère de loin la réponse des twitos qui fait tourner en dérision les propos de Guéant, c’est plus marrant et nettement plus productif.

    Sarko va surement prendre pendant sa campagne à bras-le-corps ses thèmes d’extrême droite, J’espère que Hollande lui ne rentrera pas dans ces polémiques et restera fixé sur le bilan Sarko, son propre projet et les thèmes qui sont la finance, l’impot, la reforme des institutions avec toujours ce fil conducteur qui est la justice et la l’égalité. Un thème aussi qui serait bien d’aborder c’est la ruralité

    Selon ce que j’ai vu sur Tweet, les têtes pensantes de l’Élysée croient que sans Le Pen, le score de Mélenchon et Bayrou se renforçeront, que Bayrou neutraliserai Hollande …. comme s’il y avait un pacte entre Sarko et Bayrou de non agression et que ce dernier était en service commandé pour casser leur principal adversaire qui est Hollande.
    Si c’est le cas cela voudrait dire que Sarko a promis à Bayrou de le nommer 1er ministre sinon je ne vois pas l’intérêt de Bayrou d’être l’anti Hollande primaire de la campagne.

    Bref bon courage pour sortir de stratégie en nid de crabe, Hollande j’espère restera tel quel avec un vrai programme de gauche crédible, qu’il continuera à bien occuper l’espace médiatique avec ses idées pour cristalliser l’opinion

    • C’est aussi ce que je pense. Bayrou est un homme de droite, et soutient Sarkozy en sous main.

      Son ni droite ni gauche n’a acun sens, mais au seins de l’épique Bayrou il y a vraiment des anti- sarkosiste et j’aimerai bien savoir ce que pense ces gens là , vont ils suivrent Bayrou?

    • Assez d’accord avec vous de ne pas répondre, sinon par l’humour, aux provocations de Gueant.

      J’ai entendu R Dati ce soir dire que le PS n’a pas de programme et cherche la polémique pour exister, un gran n’impoerte quoi bien sur, mais a une heure de grande écoute!!!!

  8. Hollande qui combat la finance avec Pierre Moscovici comme Vice-Président du Cercle des Industries, lobby UMPS par excellence. Mais quelle poudre aux yeux !!

  9. Pierre se projette ici completement dans l apres presidentielles. c est bien mais il faut veiiler au grain pour ne pas oubluer d etapes. En particulier les legislatives.

    • En fait, ptet que Michelle attire l’attention sur la bêtise de certains, dans ce cas, je retire ma remarque sur ses dents :)

    • Le lien est abject cela dit et parce que j’en ai marre qu’a chaque ois qu’on invoque la laïcité c’est toujours contre des pratiques des musulman et mettre en cause l’islam j’aimerai que le candidat de gauche propose un pacte laïc avec des mesures qui impacte toutes les religions
      par exemple :

      -Suppression du CFCM, je ne vois pas pourquoi ce serait à la république de gérer une religion, d’ailleurs c’est anticonstitutionnel et contraire à la loi de 1905 sur la séparation de l’église et de l’état avec un parfum de paternalisme neo-colonialiste. Les musulmans sont majeurs et vaccinés, qu’ils se débrouillent pour s’organiser, qu’ils se disent qu’ils ont les mêmes droits et devoir que les autres français devrait suffire pour s’organiser suivant les lois de la république.

      -L’engagement à ne pas assister au diner annuel du Crif pour le présidnt et pour les membre de son gouvernement

      -L’engagement de refuser les titres de chanoine et la non reconnaissance par les établissement public des diplômes religieux catholique ou protestant au autre.

      Enfin quelque soit la religion, que les écoles privés y compris religieuse ne bénéficient pas de subvention publiques a moins qu’ils soient sous contrat et qu’il acceptent un certain nombre d’élève de parents pauvres. D’autant plus important que les moyens de l’enseignement public ont diminué.

      • Que le Président français n’aille pas embrasser la bagouse de l’homme déguisé en femme au Vatican.
        La religion n’a pas d’état donc aucun représentant en tant que chef d’état.
        Catho, protestant, juif, musulman vos simmagrés vous les faites et vous laissez l’état décier et les députés élus faire leur boulot.Tout député laisse à l’entrée ses penchants religieux.

    • Tout ça n’a aucun sens, c’est tout petit cet article.
      L’état d’Israël a été fondé en 1948, le front populaire a eu lieu en 1936. Etre sioniste à l’époque de Léon Blum, avec ce qu’il avait pu vivre pendant la seconde guerre mondiale, n’avait pas du tout la même signgnification de celle qu’on donne à présent au mot en désignant les extremistes de la droite israëlienne. Le manichéïsme n’a jamais enrichi la réflexion:on peut très bien admirer Léon Blum tout en défendant aujourd’hui la création d’un état palestinien.

  10. Bonsoir, j’ai une question que j’aimerai poser à Mr François HOLLANDE que je soutiens, car je suis socialiste. La question est la suivante, : du fait que je fais partie de la 2 ème génération d’immigré qui sont français et qui respecte les valeurs de la France, je constate depuis plus de 10 ans déjà que nous autorisant des personnes issus comme moi de l’immigration bien établie en france qui font des regroupements familiaux et vont chercher des personnes de chez eux à l’étranger et se marient que ce soit le magreb, la turquie, l’afrique noir etc…. Malheureusement, il y en a trop et les gens qui débarquent en france pour s’installer cherche du travail, alors que nous, nous n’arrivons pas à trouver du travail, j’ai 43 ans et je suis scandalisé par tous ces va et viens d’étranger du fait qu’il font soit des mariages blancs ou que les mariages à 80 % ne sont pas fondé. Il arrive même que la personne divorce au bout d’un an et repart chercher une autre personne pour lui faire des papiers français pour que cette personne s’installe en france. IL y a un vrai trafic qui se fait tous les jours malheureusement, c’est incontrolable. On dit qu’il y a aujourd’hui plus d’un million de chômeur alors poser vous la question, ne faudra t’il pas plutôt arrêter ces regroupent familiaux car les préfectures sont débordés alors qu’il y a 10 ans, il en étaient rien. J’aimerais que Monsieur HOLLANDE puisse trouver un moyen d’interdire ces faux mariage et laisser plus de chance à ceux qui sont là depuis la génération de leurs parents qui sont arrivés en france car la france avait à leurs époque besoin de main d’oeuvre. Merci de votre réponse et bon courage à Mr HOLLANDE pour la suite.

  11. Il est indispensable de renégocier ce traité. Il est inconcevable qu’une majorité sortante signe un traité juste avant de nouvelles élections. De même, il est incompréhensible qu’une majorité sortante impose de nouvelles nominations dans les organismes publiques juste avant de nouvelles élections.

  12. Erançois Hollande et Bernard Henri-Lévy se sont retrouvés cette semaine pour un déjeuner en tête à tête au très bling-bling Restaurant Laurent. Selon Le Parisien, c’est Pierre Bergé qui aurait réuni les deux hommes afin de « réchauffer » leur relation. On se souvient que le philosophe était proche de Ségolène Royal lors de la dernière élection présidentielle.

    L’occasion sans doute d’évoquer ce brave « peuple de gauche » à l’une des tables les plus chères de Paris, et qui sait peut-être « ré-enchanter le rêve français » autour de la célèbre entrée « Truffes noires et salade de mâche, toasts « melba » » du chef… pour la modique somme de 140 euros.

    François Hollande l’assure : il « n’aime pas les riches ». Pas de quoi l’empêcher d’organiser ses mondanités dans l’un des restaurants les plus chics… et les plus chers de la capitale. Si la rencontre devait permettre au candidat socialiste de reconquérir le coeur d’un BHL emballé par la fougue guerrière de Nicolas Sarkozy, elle aura surtout mis en évidence un certain éloignement de François Hollande avec le quotidien des Français.

    Car quelle cohérence peut-on trouver à un politicien qui prononce le dimanche un discours enflammé contre « l’empire de la finance » et une société pervertie par l’argent-roi… et qui déjeune le mardi dans un quatre étoiles parisien (aux prix ridiculement élevés) avec l’un des représentants les plus emblématiques de l’intelligentsia germanopratine ?

    Mais que peut bien penser le peuple de gauche à la lecture du menu du restaurant Laurent ? Les « Truffes noires et salade de mâche, toasts « melba » » à 140 euros ne constituent en effet qu’une entrée. François Hollande et BHL ont ensuite pu déguster un petit carré d’agneau pour 92 euros avant de terminer sur une note sucrée avec un ananas rôti pour la bagatelle de 30 euros. On n’ose imaginer les prix figurant sur la carte des vins…

    • A COUROUVE

      On peut déjà répondre à quelques unes de vos interrogations :

      **Le rêve du candidat PS est évidemment d’avoir une intendance qui suit bien ses volontés. Comprendre un Gouvernement de sa couleur politique et une majorité forte aux législatives pour ne pas avoir à faire trop de compromis avec autrui. En fonction des résultats obtenus, M. HOLLANDE aura plus ou moins de liberté dans ses arbitrages. S’il obtient une victoire éclatante – un taux de participation record, 51% des voix au premier tour – aux présidentielles, il n’aura à négocier des postes que pour les poids lourds du PS. S’il doit négocier au deuxième tour, il lui faudra obligatoirement introduire ses concurrents du premier tour et donc leur sacrifier des Ministères, présidence d’Assemblées ou postes honorifiques. M. HOLLANDE pourrait cependant essayer d’introduire le Grand Oral des Commissaires européens (copie de celui des USA pour les Ministres) en France. A tester ! A défaut de pouvoir s’éviter la présence de personnalités au Gouvernement, le candidat PS pourrait, grâce à l’évaluation des compétences, opérer une sélection ! Une sorte défi politique, retransmis sur une chaîne publique (France 3 ?) avec…Vote du public ? (Pour sortir François Fillon, taper 1, pour évacuer les parasites suivants taper 4 !)

      Hé ! Pas si mauvaise idée ! Vu le pognon que ce sont les groupes avec les « SMS » une opération « vous aussi, participez à la politique en évacuant les mauvais candidats » pourrait s’avérer grandement intéressante pour les finances publiques ! Et puis, sait on jamais, cela incitera peut être les Ministres à être moins obséquieux et plus attachés au service du pays ! Sans parler du fait que ce serait un excellent moyen de juger de la pertinence de l’équipe ! Adieu les sondages vive « politique story » !

      **S’agissant de la Constitution, il semble que le PS souhaite avancer sur le référendum d’initiative parlementaire. Il y a eu pas mal de critique du coté de M. URVOAS, donc on peut supposer qu’une réflexion (au moins) est engagée. Maintenant, ce que l’opposition souhaitait ardemment, serait il toujours d’actualité quand elle serait majorité ? Mystère !

      **Pour ce qui est du référendum, pour les traités internationaux – le compromis européen en est un par ex, le traité ACTA aussi – ce serait un très bon moyen de pression, si M. HOLLANDE décidait de l’utiliser. En brandissant ce que les membres actuels de l’Union Européenne redoutent comme la peste (la menace d’un référendum) le candidat PS pourrait certainement avancer plusieurs pièces. Je doute néanmoins qu’il le fasse. L’usage du référendum étant considéré (allez chercher pourquoi) comme un acte contre la construction européenne.

      **Sur la réforme du Conseil Constitutionnel, vos propositions me semblent très bien et je crois que M. HOLLANDE (qui a évoqué une réforme en la matière) partagera vos pensées. Même chose pour le non cumul des mandats – on va voir si l’engagement du PS est tenu, s’agissant des sénateurs – c’est une promesse qui paraît être tenable. Par contre, sur la longévité du mandat de député, je doute un peu, surtout si la potion consiste à renoncer à se représenter. Grand scepticisme aussi du coté du CES : M. HOLLANDE n’est pas suicidaire ! Après, peut être peut on aboutir à un compromis : on arrête de créer des commissions pour tout et on demande un peu plus de travail au CES !

      **Pour ce qui est de la laïcité, le règlement intérieur me semble beaucoup plus utile.

      Je ne pense pas que le candidat PS cherchera vraiment à modifier la donne actuelle. Après, je dirai que le problème c’est moins les demandes que…Ceux qui les acceptent ! Dans ma société, le règlement intérieur est clair. Dans l’école où travaille mon épouse, idem. Une fois, l’une de ses collègues est venu avec tout l’attirail de la parfaite musulmane. Le lendemain, elle s’est pointée avec une énorme croix (comme en ont les stars). Depuis, la directrice a réagi en interdisant purement et simplement le port de signe religieux de toute sorte. Un peu de répondant suffise souvent. A un employé qui me demandait de pouvoir aller prier pendant son travail, j’ai répondu que la société avait des horaires et qu’il devait faire avec. A la pause, au repas, il fait ce qu’il veut. Mais le reste du temps…Au boulot !

      **Pour ce qui est de Mayotte, vous laissez entendre que le Peuple Français n’a pas été consulté. Or…C’est faux. Le Parlement s’est prononcé sur la question. Un référendum est obligatoire pour toute altération du territoire national. Par contre, si l’on en fait rentrer, le vote parlementaire suffit.

      **Au sujet du vote des étrangers, M. HOLLANDE devra soit y renoncer, soit faire un référendum. Sans quoi, via une QPC, le texte législatif qu’il ferait voter en ce sens, sera caduc. Pour la simple raison que c’est une violation de la DDHC. Seule les Français – parce qu’ils sont souverains – peuvent violer la Constitution. Et, s’il est vrai qu’une révision constitutionnelle peut rendre valide certains pans constitutionnels, réviser la DDHC n’est pas possible par contre. C’est pourquoi l’on a procédé à un référendum sur MAASTRICHT qui privait la France de souveraineté monétaire (disparition du franc à brève échéance en principe) et permettait le vote, au niveau local, des étrangers communautaires.

      **Le quotient conjugal devrait être – en principe – supprimé via la fusion de l’IR et de la CSG. La fin du quotient familial ne fait pas disparaître la politique familiale !

      **Pour la TVA restauration, il faudra une négociation à Bruxelles. M. HOLLANDE s’y risquera t il ? Pas sur…! Surtout que cela risque de faire mal (au porte monnaie et aux affaires) si le taux retenu est le plus haut (au final) !

      **Pour le carburant, au lieu de réduire la TIPP, il serait plus intelligent de taxer TOTAL (taxe plate ?) et pour l’électricité, de cesser d’imposer à EDF de faire le boulot de ses concurrents ! Oui, EDF a une situation monopolistique. A ce que je sache, on ne contraint pas MICROSOFT à trouver des clients à DELL et compagnie ! Encore moins à partager ses savoirs ! C’est (notamment) parce qu’on impose à EDF des trucs qui violent (au passage) le principe de concurrence libre et non faussée, que les frais augmentent !

      **La taxe spéciale importation sera perçue par l’UE comme du protectionnisme. Donc…Amende pour la France au nom de la concurrence libre et non faussée. Même si les importations sont faites hors UE. Pour vos doléances, sachez que la Commission Européenne s’est (enfin) préoccupée du secteur de l’eau en France. Si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à contacter le Commissaire à la concurrence. A force, çà peut marcher ! La suite de vos propositions est trop…Libérale pour les catégories visées et le candidat PS.

      **Pour les universités, il y a déjà une sélection à l’entrée : le BAC ! Je doute que le candidat PS prenne le risque de démolir ce…Monument ! Quant au Brevet, une moyenne égale ou supérieure à 12 pour le passage en seconde, me paraît être une mauvaise idée. Qui peut dire si un élève aura cette moyenne par coup de chance ou par suivi sur deux ans ? Les cours particuliers en petits groupes existent déjà : cela s’appelle le soutien. C’est en général gratuit et mis en œuvre par les enseignants via le projet de l’école, élaboré avec les Parents d’élèves, la mairie et bien sur les enseignants !

      **Sur le statut de l’Alsace Moselle, M. HOLLANDE a déjà fait savoir sa volonté de le voir perdurer. Il veut même le constitutionnaliser. La décision récente du Conseil Constitutionnel est contraire à la Charte des droits ! Et à la DDHC aussi.

      **S’agissant de la loi de modernisation instaurant le dialogue social, M. HOLLANDE veut aussi, en quelque sorte, la constitutionnaliser. Pour ce qui est de la grève, son but est (effectivement) de gêner. Sans quoi elle n’aurait aucun intérêt. L’usager en pâtit certes, mais l’employeur ne peut user d’un tel argument, alors qu’il est souvent l’auteur de l’impasse de la négociation. Et c’est un patron qui vous le dit !

      **Pour la double nationalité, c’est plus une idée démagogue qu’autre chose. La France ne reconnaît que deux choses : les Français et le reste du monde (les étrangers). Une personne peut bien avoir la double nationalité, quand elle vient en France elle est considérée comme « Française ». Si elle invoquait sa nationalité allemande (par ex) alors qu’elle profite des avantages de sa nationalité française, celle ci serait inconnue par les autorités françaises.

      **Deux ou trois grands parents Français pour un futur Président ? Attention à ne pas être plus royaliste que le roi ! Selon vos critères, Louis XVI aurait dû céder son trône à Marie Antoinette ! En effet, de par son père, un Lorrain déjà, et par sa mère ! Alors que Louis XVI avait du sang germanique à 50% si je ne m’abuse, de par sa mère, tout en sachant que sa grand-mère était Polonaise ! Son seul grand père Français étant…Louis XV !

      **S’agissant du « droit » à l’avortement, je suis assez d’accord avec vous. Je pense que le père a été totalement oublié dans l’opération – au nom de quoi une création à deux devrait elle être de la responsabilité d’une seule des parties ? Le père n’a t il donc pas des « droits d’auteurs » ? – et qu’on devrait dès lors soumettre une telle décision, lourde de conséquence, à l’appréciation des géniteurs du fétus, pas seulement à celui de la génitrice. Après, est ce que M. HOLLANDE est prêt à lancer le débat ? Rien n’est moins sur. J’ai plus d’espérance via un recours devant la CEDH pour discrimination.

      Autres idées : à mon sens, trop révolutionnaires pour le candidat HOLLANDE.

  13. Messieurs , mesdames, nous parlons beaucoup des dettes, nous parlons peu de l’enrichissement de certaines personnes sous le régne de sa majesté Nicols la star , celui qui dénonçait la racaille et le grand nettoyage par la karcherisation.
    Aujourd’hui, je ne réclame pas le départ du maître de la France, je réclame son incarcération ainsi que de toute cette famillie qui fait partie de cette racaille d’élite.
    Mr Sarkosy est à la tête d’un quartel familial.
    Olivier, François , Guillaume et lui même , je ne parle pas des filiales et autres complices .
    Nous devons demandé l’arrestation de cette famille pour avoir mis en place des systemes de pillage.
    Je m’explique
    Guillaume à la tête de Méderic qui a bénéficié de forfaitures dans l’attribution des marchés des mutuelles
    François qui a la tête du laboratoire Biogaran (filiale de Servier) bénéficie aussi sur le dos de la santé des relations du chef de l’état avec le sérial killer Servier.Biogaran bénéficiant du transfert vers les génériques de médicaments des autres laboratoires.

    Le dernier le franco-américain Olivier qui à la tête du fond Carlyle, le vautour spécule à mort sur la dette française.
    Mr sarkosy est un saint , sauf que les délits d’initiés partent du plus haut sommet de l’état.
    Nous reviendrons sur l’ensemble des sbires qui chacun à leur niveau pille sans vergogne ce pays.Les dettes pour le peuple, l’enrichissement pour ces proches du pouvoir.
    Nous demandons donc l’engagement de FH pour que, des le résultat des élections connus, la mise en place d’une enquête sur tous les agissements de ce quartel, l’interdiction de quitter le territoire.
    Vous me prennez pour un dingue!!!!!
    Jamais en France l’on a assisté à un pillage orchestré à ce niveau de l’état avec les fonds publics.
    La dette a des raisons, les responsabilités sont celles de l’état oui, nous sommes d’accord.Qui est l’état Sarkosy premier donc en aucun cas , on ne doit faire comme avec Chirac.Ce serait la premiere fois mais il en faut une.
    Autrement cette racaille d’élite echappera à tout proces,
    Iinjure !!!non, ce Monsieur estr une insulte à la France.
    Un ordre nouveau européen doit être mis en place ONE, et pour cela on doit liquider les profiteurs, spéculateurs et pourritures qui gangrénent notre pays, d’autres états vont bouger , l’Espagne, la Gréce, l’Italie , l’Irlande qui ont subit de plein fouet les agissements de politiques totalement vereux.
    Ce sont des milliards d’Euros abusivement sortis.
    Donc pas une commission d’enquête, non un tribunal d’exeption car ceux qui ont fait cela ont trahi les électeurs, la républiques, spolié les français, transgressé toutes les lois de la république.
    Sarkosy c’est la prison ou ……;
    Excessif? utopiste? sarkosy est fini,sa bande de mafieux.
    D’ailleurs l’UMP n’a même pas voix au chapitre elle n’a pas de candidat.

    Si zola était là, il lancerait son « j’accuse » car c’est la réalité de la république d’aujourd’hui, un quartel de pillards, se croyant intouchable.

    • Vous m’excuserez de ne pas joindre à cette famille le fils Jean sans terre devenu baron dans l’électroménger, ni du musicien le 2ieme , le pére joue du pipeau.Et quand ce pauvre gosse a un peu mal au ventre son papa n’hésite pas « allez vote un avion privé, mon fils a mal au ventre »
      Un grand procés.Il ne faut pas écouter la star , le sauveur du monde lorsqu’il dit »Si je perds, on n’entendra plus parler de moi »
      Mais si, mais si, nous allons vous mettre à la une « Le journal de l’imposteur, le profiteur de la France, le pParsite d’état, l’homme qui valait 500 milliards »
      On veut entendre parler de vous surtout de vos agissements et de votre famille.

  14. On entend maintenant dire:
    « il est crucial de rééquilibrer rapidement le commerce extérieur au niveau mondial,…s’inscrire dans une vision d’ensemble du but à atteindre et des leviers à utiliser à cette fin. »

    Mais l’affichage de ces bonnes intentions n’empêche manifestement pas de céder à la tentation inverse:
    C’est toujours un étonnement pour moi que de voir l’aptitude des politiques et des commentateurs à se disputer le pourcent et son déplacement différentiel ici ou là, alors que les véritables enjeux actuels sont ailleurs, d’une tout autre envergure et d’un autre ordre de grandeur.
    On en a eu la démonstration ces derniers jours sur nos écrans TV, avec l’affrontement bien décevant des ténors de la majorité et de l’opposition sur les programmes présidentiels: des protagonistes déplaçant les mêmes pièces sur la même portion d’échiquier, sans aucune perspective ni vue d’ensemble du reste du jeu et des autres pièces.

    Depuis 1960, en effet, la productivité des pays développés a quintuplé, alors qu’elle avait mis un siècle et demi jusqu’à cette date pour simplement doubler… Le pouvoir d’achat, que je sache, n’a pas quintuplé dans le même temps.
    De même, il est ridicule d’invoquer les trente cinq heures lorsqu’on songe ce que cela représente en regard de quarante heures, dès 1936 !
    On parlait encore en ces temps-là de l’idée de « progrès », y compris dans la bouche du général De Gaulle, sur nos écrans moins plats. Et l’on n’entend parler aujourd’hui que de coût du travail, de charges insupportables, de durée et de compétitivité insuffisantes, etc.
    On devrait peut-être se poser la question « par rapport à qui, et en vue de quoi? » A cet égard, l’évocation de l’Allemagne, dont les choix sont montrés en exemple pour avoir permis de récupérer sur ses partenaires européens les déficits qu’elle subit avec la Chine, ressemble au royaume des aveugles où les borgnes sont rois ! On en reparlera lorsque deux milliards supplémentaires d’Indiens et de Chinois auront déboulé sur le marché du travail et du commerce mondial libéralisé sans limite par l’OMC.

    MONDIALISATION: UNE TRANSITION LIBÉRALE SANS PRÉCAUTION

    Il était de bon ton, il y a peu, de prétendre que « la mondialisation n’est pas coupable ». Paul Krugman lui-même reconnaît pourtant aujourd’hui que la mondialisation pourrait bien être le coupable (P. Krugman: A Globalisation Puzzle, 21 février 2010, sur les blogs nytimes).
    Certains ne l’avaient pas attendu, comme Jacques Sapir qui pointait le phénomène depuis longtemps. Il n’est pas inutile de revenir à ce sujet sur les courbes bien connues:
    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2963
    En dépit des dénégations de J.Peyrelevade, le graphique 1 rappelle la chute brutale de quelques 10% qu’a subie la part des salaires dans la valeur ajoutée, après 1982, annulant ainsi toute la montée en tendance d’après guerre qui avait été normale pour un pays à taux de salarisation croissant.
    Le Graphique 2 comparant l’évolution des salaires nets à celle de la productivité confirme et amplifie ces conclusions. Les deux courbes sont étroitement corrélées jusqu’en 79/80. Celle des salaires décroche définitivement en 1982 et ne reprendra jamais sa pente normale.
    Cette période de retournement, sous le premier mandat de F.Mitterrand, est généralement vue comme suite à la « révolution conservatrice » qui avait été engagée par Thatcher/Reagan dès leur accession au pouvoir (79/80), et comme conforme à la politique européenne de Jacques Delors (désindexation des salaires dès juin 82).
    Mais elle est aussi concomitante à l’amorce de la croissance exonentielle chinoise que le rapport Schumann sur l’Europe (Etat de l’Union 2010) fait débuter en 1981, avant que le passage du GATT à l’OMC lui donne sa pleine mesure.
    Cette déflation salariale, qui s’est ensuite poursuivie sous le nom de déflation compétitive, a donc vu la mise en concurrence des travailleurs français avec les travailleurs d’autres pays dont le niveau de salaires était incomparablement plus bas. Certes, une hausse de la productivité a eu lieu dans ces pays émergents, notamment sous l’impact du flux d’investissement direct étranger. Cependant, cette progression ne s’est nullement accompagnée d’une progression équivalente des salaires.
    Un rapport fait pour le Sénat français a évalué cet avantage « compétitif » tout en tenant compte de la moindre productivité:
    Pour les secteurs exportateurs de l’industrie chinoise (et non dans son ensemble), le coût salarial unitaire est compris entre 23 et 33% de celui de la France (un avantage compétitif d’un facteur 4 à 3). Pour les nouveaux entrants de l’Union Européenne, cet avantage compétitif est un facteur 2 dans les branches exportatrices où les investissements ont été les plus importants.
    Voilà qui pose le problème de l’Europe et du rôle des institutions européennes dans le processus de globalisation: L’Europe n’a ni protégé les salariés des pays occidentaux, ni apporté une convergence sociale rapide aux autres, notamment pour les salariés européens nouveaux entrants. Elle a conduit, au contraire, à un nivellement par le bas toujours plus poussé, pour le plus grand profit, bien entendu, des grandes entreprises présentes sur les deux tableaux.
    Derrière les discours sur « la contrainte extérieure », puis sur « la solidarité européenne » se cache en fait la perspective de revenir sur tous les acquis de l’après guerre. C’est une régression que nous vivons en France depuis 1982 !

    Dans une telle situation, la demande intérieure est nécessairement comprimée et la croissance en pâtit. On n’a pu la maintenir à un certain niveau que par l’intermédiaire de dépenses publiques qui ont provoqué une dérive de l’endettement global du pays. Et il semble bien aujourd’hui que nous ayons touché les limites d’un tel système.

    • Autre Marianne qui résume assez bien, en termes crus, ce que je pense:

      http://www.marianne2.fr/Bayrou-encore-plus-liberal-que-Sarkozy_a215175.html

      « Je ne sais pas comment vous vous représentez l’échelle des valeurs politiques. Mais une chose est sûre : je ne comprends pas pourquoi Bayrou et le Modem ne sont pas classés largement à droite, plus même que Sarkozy.
      Une bande de comptables sans la moindre imagination… qui ne voient pas le moindre échappatoire au brouet létal des banksters qu’ils comptent nous faire avaler jusqu’à la dernière goutte. »

    • ENDETTEMENT: UN RAISONNEMENT NÉOCLASSIQUE IMPRUDENT

      L’endettement public auprès des marchés fut bien une imprudente conséquence de l’euro, mais ce n’était pas le credo du PS jusqu’à récemment:
      Dans l’ouvrage « Changer de civilisation » édité chez Odile Jacob par « Martine Aubry avec 50 chercheurs et citoyens » à l’occasion des primaires, Henri Sterdyniak, Professeur d’économie à Paris-Dauphine, répétait le dogme qui nous a conduit là:
      La dette ne coûte rien tant que le taux d’intérêt (aprés impôt) est inférieur au taux de croissance. »
      Il n’avait pas prévu la situation où ce raisonnement, allié au précédent sur la mondialisation sans précaution, conduirait à une croissance voisine de zéro, comme c’est le cas aujourd’hui, c’est à dire à peine quelques mois plus tard.

      Cette dette publique va atteindre dans les pays du G7 les 118% de leur PIB cumulé, soit une valeur identique à celle du début des années 1950, après la seconde guerre mondiale. Or, historiquement, les pays développés sont bien sortis de cette situation sans drame économique. Mais ils ont eu recours aux avances de la banque centrale pour financer la dette publique.
      On ne peut donc sortir du piège qu’en changeant les règles institutionnelles, n’en déplaise à l’Allemagne. En cas de refus, la scission en douceur de l’euro est une solution où le Nord adopterait un euro-mark, laissant aux pays du Sud l’euro nominal et donc la faculté de modifier les modalités pour sa Banque d’émission (BCE) de financer les Etats endettés.
      Nord et Sud y gagneraient en remboursant en euros factuellement dévalués par les marchés qui trouveraient là leurs limites en se punissant eux-mêmes en cas de spéculation à la baisse excessive.
      Evidemmment, il faut pour cela un changement de régime… et pas seulement remplacer l’UMP par le PS: Jean Paul Fitoussi, qui insufflait à Jospin cette philosophie de « la dette ne coûte rien » est aujourd’hui le conseiller de Sarkozy!

      Là encore, Jacques Sapir avait anticipé en décrivant un scénario voisin que d’autres économistes reprennent aujourd’hui à leur compte:
      Dans le cadre de l’article 16, le gouvernement peut requérir de la banque de France qu’elle opère des avances de trésorerie libellés en euros pour couvrir une partie de la dette publique qui serait ainsi rachetée par échange de bons du Trésor. Il ne faut pas avoir de craintes pour le financement ultérieur de la dette, notre taux d’épargne y suffit amplement. Avec le retour au contrôle des capitaux, nous retrouverions la maîtrise de nos taux d’intérêt.
      Bien sûr, il faut s’attendre à des protestations indignées du gouvernement allemand. Mais quelles sont ses possibilités d’action? Soit c’est l’Allemagne qui décide de sortir de la zone euro avec certains de ses voisins, et le retour à un euro-mark s’accompagnera d’une hausse de leur taux de change, donc d’une dévaluation en notre faveur. Soit elle accepte de négocier une évolution graduelle de la zone euro vers le principe d’une monnaie commune comportant des garanties contre toute dévaluation trop brutale de ses partenaires.
      Les avantages que nous retirerions d’une telle politique seraient tels qu’ils inciteraient immédiatement d’autres pays à nous suivre, s’ils ne l’avaient déjà fait.
      Dès lors, pourraient s’ouvrir des négociations pour réviser vraiment les traités européens ou les réécrire sur la base d’un nouveau noyau de pays en y associant de nouveaux partenaires.
      Là encore, ce serait autre chose que le programme Hollande:
      « On demandera à Merkel si elle veut bien assouplir le statut de la BCE! »

      Quant à Bayrou, on a déjà cité l’autre Marianne qui résume en termes crus son programme sur le dèsendettement:
      http://www.marianne2.fr/Bayrou-encore-plus-liberal-que-Sarkozy_a215175.html

  15. « Le combat contre l’endettement public » (Suite)

    Les 29 milliards que prévoit de reprendre timidement Hollande sont plus qu’un peu courts devant les 100 milliards (annuels) qu’a lachés le quinquennat Sarkozy, au détriment de l’Etat, sans compter le défaitisme institutionnel européen sur la création monétaire.
    Pourquoi donc les commentateurs se taisent-ils devant ce qui s’impose:

    -revenir sur les niches fiscales et sociales, tout particulièrement en France où elles furent aggravées par Sarkozy:
    Un petit calcul tout simple suffit (sur l’année 2009, la pire de la crise):
    15 milliards d’euros de pertes fiscales l’ées aux modifications apportées au barème de l’IRPP dès 1999
    + 20 milliards d’euros de pertes fiscales sur L’IS
    + 64 milliards d’euros des 6 niches fiscales les plus iniques (régime sociétés , intégration fiscale, niche Copé, défiscalisaton des heures sup, baisse de la TVA restauration, bouclier fiscal)
    + 38 milliards d’euros d’exonération de cotisations sociales
    = 137 milliards de « dépenses fiscales et sociales »
    Il y a déjà là de quoi stopper le déficit budgétaire, et donc l’endettement public… en ne retenant que les 6 niches les plus notoires sur prés de 500 au total !

    – Reprendre la maîtrise publique de la création monétaire:
    48 milliards d’intérêt annuel de la dette sont versés aux rentiers et banquiers
    (depuis la loi Pompidou/Giscard du 3 janvier 1973, confirmée par le traité de Lisbonne, obligeant le Trésor public à emprunter au marché privé au lieu de sa Banque centrale)
    Ajoutés aux suppressions de niches, cela ferait amènerait à 185 milliards !
    Sans les niches fiscales indues et ces intérêts versés aux rentiers, les finances publiques seraient donc trés largement excédentaires…
    Sans compter que la monétisation directe par la Banque centrale permettrait de ramener l’euro à son cours d’introduction, au change plus compétitif.

    Ce dernier point (bien que non nécessaire pour équilibrer les comptes) est évidemment un sujet de discorde avec les allemands qui nous ont refilé leur mark sous le nom d’euro, et entendent bien le reprendre si le Sud (60% de la zone euro) sort de l’orthodoxie monétaire.
    Mais rester sous l’euro-mark actuel, c’est s’offrir en marché captif à l’Allemagne qui a investi dans l’économie anti-keynésienne de la sous-consommation intérieure:
    Sa balance commerciale est largement excédentaire, alors que la notre est déficitaire. Pourtant, le PIB par tête (et donc le revenu par tête) ainsi que la croissance sont les mêmes depuis des années ! Où passe la différence ? En consommation intérieure réduite (ce pourquoi LIDL est allemand), avec une population où il n’y a pas de SMIC, et où 8 millions de plus ont récemment basculé sous le seuil de pauvreté…
    Mais évidemment, pour les banquiers ou les économistes du papier qui appartiennent à une classe qui ignore le dur labeur et ses problèmes, vive l’Allemagne ! Ils n’osent pas encore nous dire « vive la Chine », mais ils devraient: la Chine, elle, conjugue une monnaie volontairement faible avec l’anti-keynesianisme, de sorte qu’elle est largement excédentaire vis à vis de l’Allemagne !

  16. LES VOEUX PIEUX DE LA NOUVELLE ANNÉE, par P. MOSCOVICI:
    « Le combat contre l’endettement public est un combat pour la Gauche »

    L’endettement public est bien une arnaque pour les peuples, mais ce n’était pas le credo du PS jusqu’à récemment:
    Dans l’ouvrage « Changer de civilisation » (excusez du peu!) édité chez Odile Jacob par « Martine Aubry avec 50 chercheurs et citoyens » à l’occasion des primaires, voici ce qu’écrit en substance Henri Sterdyniak, Professeur d’économie à Paris-Dauphine, répétant le dogme qui nous a conduit là, sous un paragraphe « La dette ne coûte rien ».
    p.395:
    « Supposons que le taux d’intérêt moyen sur la dette soit de X% (4%). Pour stabiliser la dette à Y% (60%) du PIB, un déficit de XY% (2,4%) suffit. Dans ce cas, le coût de la dette, c’est à dire le solde primaire nécessaire pour la stabiliser, est nul. Si la France avait une dette nulle qu’elle souhaitait maintenir, le solde primaire devrait l’être aussi; le gain en termes de marge de maneuvre budgétaire serait nul par rapport à la situation actuelle.
    La dette ne coûte rien tant que le taux d’intérêt (aprés impôt) est inférieur au taux de croissance. »

    L’erreur manifeste est qu’entre les deux situations (endettée ou non-endettée) pour un même pays, le taux de croissance ne peut rester le même: le service de la dette aux marchés est autant de prélevé annuellement sur notre économie productive (2/3 vont à l’étranger, et le tiers restant aux nationaux les plus fortunés qui, ne pouvant le consommer, le capitalisent… notamment en nouvelles obligations).
    Sans cela, l’auteur n’aurait même pas besoin d’ajouter la précaution de sa dernière phrase, car le taux de croissance inclue toute l’économie: selon sa logique, que le taux d’intérêt le dépasse ou non n’aurait alors aucune importance et le pays le supporte en gardant la même croissance.

    L’auteur se contredit plus loin sur ce point, en notant lui-même:
    p.396:
    « Pour réduire la dette de 90% du PIB à 60%, il faudrait un effort de 3% du PIB pendant dix ans. Imaginons que les pouvoirs publics dégagent ces trois points, faudrait-t-il les consacrer au désendettement (au risque de nuire à l’activité) ou à la recherche, à l’enseignement, à la formation, au soutien à l’innovation industrielle? »
    Faire un effort annuel de 3% serait donc inadéquat, mais se mettre dans la position d’abandonner chaque année plus que cela (90% x 3,5%) à des créanciers sans retour ne le serait pas?

    L’arnaque du « puits sans fond » de la dette, qui est une « affaire rentable » pour certains, n’apparaît donc pas encore clairement à tout le monde. Elle se déroule en deux temps:
    – les dirigeants politiques se font élire en perpétuant le clientélisme auprés des lobbies qu’ils ménagent (en Grèce, ce sont les riches armateurs et l’église orthodoxe qui sont exempts d’impôts; en France c’est Total ou BNP off-shore, Bettencourt sans ISF l’année prochaine, etc.).
    – c’est aux mêmes puissances financières que s’adresse ensuite l’emprunt de ce qui ne leur a pas été prélevé en impôts. C’est alors non seulement sauvegardé, mais ça rapporte une rente que l’on veut pérenne.
    Et les agences de notation financières sont là pour rappeler aux peuples assujettis la carotte et le bâton selon un scénario bien huilé qui fait jaser dans les chaumières (le pays est endetté parce que nous sommes « des fainéants… »)

    C’est la raison pour laquelle on ne peut sortir du piège qu’en changeant les règles du jeu, comme la sortie en douceur dans la solution où le Nord adopterait un euro-mark, laissant aux pays du Sud l’euro nominal et donc la faculté de modifier l’interdiction pour sa Banque d’émission (BCE) de financer les Etats endettés.
    C’est une sorte d’optimum, où Nord et Sud y gagnent en remboursant en euros factuellement dévalués par les marchés qui trouveraient là leurs limites en se punissant ainsi eux-mêmes !
    Evidemmment, il faut pour cela un changement de régime… et pas seulement remplacer l’UMP par le PS: Jean Paul Fitoussi, qui insufflait à Jospin cette philosophie de « la dette ne coûte rien » est aujourd’hui le conseiller de Sarkozy!

    • ENDETTEMENT (Compléments à h-toutcourt)

      Les mensonges ou omissions sur la dette sont légion de tous les cotés du spectre politique. La droite, parée des plumes de la gestion, ne dit pas que la dette publique était de 900 milliards en 2002, de 1267 en 2007 et de 1780 fin 2011. On voit donc que la vertueuse droite en 10 ans a accru la dette publique de 880 milliards, dont plus de 500 sous Tsarkocescu.
      Mais ce qui est le plus omis, ce sont les raisons profondes de l’accumulation des déficits budgétaires amenant l’empilement incessant des créances étrangères puisque la dette est détenue à 66 % par les non-résidents. C’est l’inverse en Italie. Au japon, ce sont les Japonais qui ne sont pas absents : ils détiennent 95 % de la dette de plus de 200 % du PIB de leur pays. Aux USA, les Ricains en ont 70 %. Les déficits proviennent en partie du caractère déficitaire de la balance commerciale (75 milliards en 2011 après 55 en 2010) qui a plongé sous Tsarkowitch. Car les déficits de la balance des paiements courants sont un appel à des flux compensatoires de fric, en sens inverse, en provenance de l’étranger.
      En 2006, Galouzeau avait commandé un rapport sur l’endettement du pays au banquier ( ! BNP) Pébereau. Ce dernier avait chargé la barque en ajoutant à la dette de 1160 miliards le montant cumulé des retraites à verser par l’Etat aux fonctionnaires sur plus de 30 ans, soit 900 milliards. M. Pébereau combinait gentiment un stock à l’instant T avec un flux ! Cela, c’est du calcul sérieux à dire d’expert. Il omettait de soustraire de la dette le montant des actifs de l’Etat, soit 650 milliards à l’époque. Il négligeait l’endettement privé alors que c’est celui-ci qui a plombé l’Espagne et l’Irlande. Il ne parlait pas de l’épargne française (16 % du revenu) et des avoirs privés des Français ; par exemple 1400 milliards d’assurance-vie ou plus de 800 de livret A. Evidemment car l’idée cachée était d’empêcher que l’Etat ne se tourne vers cette épargne pour se financer, ce qui aurait ôté aux banques le monopole de la chose et aurait nui à son exportation à l’étranger (considérable) ou à son utilisation par les banques pour spéculer. Il n’empêche : il y avait déjà alarme dont Rodotarin 1er n’a pas tenu compte.

      Le discours de Duracell 1er consiste à s’exonérer de toute responsabilité au nom de la crise éclatée en 2008. C’est manifestement faux car sur les 500 milliards, seulement 110 sont dus à la crise ; la grosse part provient de l’accumulation des cadeaux fiscaux aux riches et aux entreprises : en gros 100 milliards par an. Le processus de limitation des impôts et d’exonération de charges sociales a démarré sous Jospin et a continué sous l’hipponyme Galouzeau de Villepin (inventeur du bouclier fiscal et de nombreuses niches fiscales) ; il a été aggravé par Zébulon 1er avec la loi TEPA de 2007. On en est à 486 niches fiscales qui coûtent 73 milliards au budget, à 15 milliards de baisse de l’IRPP par an et à 30 milliards d’exonérations de cotisations sociales pour les entreprises. Les multinationales du CAC 40 ne paient que 8 % en moyenne d’impôts sur les sociétés (zéro pour total) contre 23 pour les PME. En revanche, le peuple a vu augmenter constamment les taxes qui pèsent sur lui en contrepartie des cadeaux fiscaux faits aux riches. Rappelons que Raskoltignac avait promis de baisser les prélèvements obligatoires de 5 % sous sa présidence (on a eu en fait + 4 points sous sa présidence éclairée). Les socialos se font oublier en omettant de préciser que ce sont eux qui ont précipité la France dans la course à la mondialisation commerciale et à la libre circulation des capitaux. C’est le conseiller, âme damnée de Bérégovoy, le sieur Naouri, devenu PDG richissime, qui a lancé les mécanismes de la spéculation boursière en France. Flanby vient d’annoncer sans rire qu’il supprimerait les stock- options reprises en France par Fabius ou DSK.

      Mais ne nous y trompons pas : cette baisse vertigineuse des recettes publiques a été voulue par tous les politicards ; son but caché est la « stratégie du chaos » ou la « politique de la caisse vide ». Elle consiste à assécher les sources de financement des services publics afin de pouvoir enfin les sabrer au profit du privé quand il n’y aura plus de fric pour les assurer. On les accusera alors de mauvaise gestion après leur avoir coupé les vivres. C’est pourquoi la crise est pour les libéraux « une divine surprise » : on va pouvoir enfin casser la fonction publique, les fonctionnaires, les hôpitaux, les écoles, etc. pour les faire assurer par le privé et l’argent des consommateurs enfin individualisés et responsabilisés.

      Il faut aussi se souvenir des faveurs accordées aux banquiers sous Pompidur (ex-Rotschild) par Valéry Fiscard Déteint : suppression des avances de la banque de France au gouvernement, suppression aussi des prêts d’icelle. ; ensuite, on a accordé aux banques privées le monopole de la souscription-organisation des emprunts d’Etat (avant un quidam pouvait souscrire par exemple auprès des trésoreries générales). L’idée était que les marchés internationaux, bourrés de pétro-dollars et de fonds à placer, prêteraient moins cher qu’en France. Ce fut faux car, avant, l’inflation en France faisait que les taux d’intérêt réels étaient négatifs ou très faibles. C’est d’ailleurs avec les prêts de la banque de France et une inflation de 8 % que le pays s’est redressé après 1945 et a connu les « 30 glorieuses ». A l’étranger, on était déjà dans la protection du patrimoine rentier sans inflation ou presque et avec des taux élevés (pour sauver le dollar victime de déficits budgétaires très élevés). Enfin la politique du franc fort (de Francfort car notre monnaie était alignée par les socialos sur le mark) fit monter le taux de change du franc puis de l’euro. Résultat : les gouvernements ont payé très cher les emprunts, ce qui d’après certains économistes, a créé 900 milliards de dette depuis 1985, soit la moitié des 1800 prévus pour 2012. Ce fut très bien pour les riches qui mieux munis par la grâce des baisses d’impôt souscrivaient aux emprunts et donc touchaient deux fois (moins d’impôt, plus de rente). Dans cette dette « odieuse » il faut enregistrer les stupéfiantes commissions que touchaient les banques pour placer les emprunts. Il faut savoir aussi que les banques empruntaient à très faible taux réel auprès de la banque centrale pour prêter bien plus cher ou spéculer avec effet de levier (en emprunt l’essentiel du montant de la spéculation). Vous voyez, c’est facile la finance quand le pouvoir facilite au maximum ses exactions par socialisation des pertes et privatisation des profits. Evidemment, Chamallow, dit aussi fraise des bois ou guimauve le conquérant, ne nous dit rien de ces merveilles et n’a pas dit qu’il y mettrait fin.

      Une grosse part des déficits, donc de la dette, est liée à la mondialisation commerciale. D’une part, les multinationales ont beaucoup délocalisé dans les pays low cost pour augmenter leurs marges, d’autre part les distributeurs et les industriels sont allés se fournir dans ces pays. Résultat : une désindustrialisation du pays passé en 15 ans de 25 % de pays dans l’industrie à 14 aujourd’hui. Il en résulte un chômage structurel qui mine les comptes de la protection sociale et des aides d’Etat aux plus défavorisés et augmente donc les déficits des comptes sociaux. Notons cependant que les délocalisations ne sont directement responsables de pertes d’emploi que dans de faibles proportions. Mais il faut prendre en compte les volumineuses pertes indirectes : chez les sous-traitants, dans les activités de service associées, chez les producteurs locaux dont les produits ne peuvent concurrencer les marchandises et les produits agricoles importés. Le cumul des choses a été dévastateur pour l’emploi et la balance commerciale. A laquelle il faut ajouter la balance des paiements, ce qui prend en compte le solde des revenus financiers (par exemple, les sommes envoyées au pays par les immigrés ou les dividendes ou les royalties) et des flux financiers (sorties ou entrées de capitaux). Les socialos étaient en 1983 très contents d’emprunter à l’étranger notamment pour le programme nucléaire ; cela faisait des entrées de fric rendant positives la balance des paiements… mais à court terme car le service de la dette (intérêts et amortissements du principal) fonctionne en sens inverse. C’est la même astuce que pour les partenariats sarkozystes public/privé : on évite de payer l’investissement en le finançant par la dette mais on verse un loyer exorbitant et sur 30 ans qui grève les déficits annuels. En fait, cela coûte plus cher et ne fait que diluer la progression de la dette dans le temps.

      • Vous savez la droite s’assoit sur l’orthodoxie financiere dont elle se pare.Vous disposez d’éléments connes bien sûr mais la réalité ne sera pas celle-ci car se cachent des éléments non intégrés au niveau europén, non budgeté, mais couvert par nos garAnties.

        On connaitra la réalité du bilande la Sarkosie qiuans les équipes auront pu accéder à toutela face cachée de l’iceberg!!!!
        Autre point, il a pris des engagements qui couteront 2 milliards de pénalité en toute connaissance de cause de l’impossibilité de tenir ces engagements avant plusieurs années du fait de son ibompétence.Il a posé des bombes à retardement.

  17. LES VOEUX PIEUX DE LA NOUVELLE ANNÉE (suite à h-toutcourt)

    « Il y a une attente qui n’est pas satisfaite, c’est l’attente d’une Europe tournée vers la croissance, d’une Europe tournée vers l’emploi »

    Dès les années trente, après la crise de 1929, un certain Albert EINSTEIN écrivait déjà dans « Comment je vois le monde » (trad. française Flammarion, 1934):
    » Pour la production de la totalité des biens de consommation nécessaires à nos vies, seule une fraction de la main d’œuvre disponible devient indispensable. Or, dans ce type d’économie libérale, cette évidence détermine forcément un chômage…
    Ce même progrès technique qui pourrait libérer les hommes d’une grande partie du travail nécessaire à leur vie est le responsable de la catastrophe actuelle…
    Pour supprimer ces inconvénients, il faut selon moi:
    1. Diminution légale et graduée du temps de travail pour supprimer le chômage; parallèlement, fixation d’un salaire minimum pour garantir le pouvoir d’achat des masses en fonction des marchandises produites.
    2. Régulation des stocks de monnaie en circulation et du volume des crédits, en maintenant constant le prix moyen des marchandises et en supprimant toute garantie particulière.
    3. Limitation du prix des marchandises qui, à cause des puissances ou des cartels constitués qui se dérobent aux lois… »

    Einstein appelait ainsi de ses vœux un meilleur partage des gains de productivité réalisés jusqu’en 1930.
    Que dirait-il aujourd’hui?
    Alors qu’il aura fallu un siècle et demi pour doubler la productivité jusqu’en 1960, elle a été multipliée par cinq depuis lors!

    Quatre-vingt ans plus tard, nous revoilà au même point, après la même crise sans avoir rien appris sur l’essentiel. Comme le souligne Piketty dans ses contributions récentes, la domination financière et l’inégalité résultante retrouvent les niveaux de « la belle époque »: cette normalité capitaliste, note Piketty, « est beaucoup plus proche de la réalité d’aujourd’hui que de celle des trente glorieuses », ce qui ravit le capitaliste refondateur (suivez mon regard). Car c’est bien cet état d’esprit qui le fait fulminer à l’encontre de toute perspective einsteinienne:
    « Extraordinaire accomplissement, qui fonde la création d’emplois sur la destruction partielle de la performance économique!
    Serions-nous devenus un peuple paresseux?
    Comment expliquer un volume de travail aussi modéré? »
    Et il invite tout un chacun à s’en soucier urgemment:
    « Comment nous comparons-nous aux autres? », interroge-t-il, sagace.

    Feu Jacques Marseille, au milieu des années 2000, écrivait dans le Figaro:
    « J’ai fait un calcul rarement effectué. J’ai divisé le PIB français par la productivité d’un travailleur britannique ou japonais. Avec leur niveau de productivité, qui est largement inférieur au nôtre, il nous faudrait cinq millions de travailleurs en plus pour produire la même chose. Autant dire que le chômage ne serait plus un problème en France »
    A cela, il faudrait ajouter que depuis 2002, en multipliant ses « assouplissements », la droite et le patronat ont réussi à annuler toute la baisse due aux trente cinq heures: selon l’étude Emploi de l’INSEE publiée en 2008, avec les heures supplémentaires la durée réelle du travail pour un salarié à temps plein est revenue à 39,4 heures!
    Avec la deuxième loi sur « les 35 heures », on pouvait changer cette définition et considérer que des temps de pause d’habillage ou de douche étaient une RTT.
    Et si « les trente cinq heures » ont coûté cher à l’État, c’est parce qu’on a donné des milliards d’exonérations sans contrepartie de créations d’emplois, ce que le MEDEF ne dit pas.

    On ne dit pas non plus ce qu’il advient chez les peuples modèles du capitalisme:
    Comme l’a rappelé Larrouturou dans son récent ouvrage (« éviter le crash ultime »), l’Allemagne a vu son pouvoir d’achat baisser chaque année durant la dernière décennie et, en Chine, la pression sur les salaires fut telle que leur part du PIB a diminué malgré l’augmentation des effectifs!
    Dire où passe la différence, c’est dire à qui profite le crime…
    Larrouturou pose la question:
    « Comment expliquer que l’Allemagne, qui est le pays le plus compétitif du monde, outre qu’elle souffre aussi de 4 millions de chômeurs, a plus de 6 millions de salariés pauvres? »
    C’est que les gains de productivité, pour être « efficaces » au sens du libéralisme, doivent laisser de moins en moins de place à la création de postes. Sait-on seulement quel est le pays, en Europe, qui a créé le moins d’emplois aprés 1999, c’est à dire depuis la création de l’euro? C’est encore…l’Allemagne!

    Le capitalisme, lui, n’en a cure. Il garde le nez sur la feuille et traque le moindre pour-cent de rentabilité pouvant être arraché aux travailleurs.
    Car, pour le capitaliste, la compétitivité d’un peuple n’est pas, contrairement à ce que le sens commun pourrait induire, l’aptitude à maintenir un haut niveau social d’éducation et de santé, de culture et de créativité, de loisirs et de convivialité, concurremment aux nécessités de la production et de la prospérité. Pour lui la compétitivité, nouveau slogan néo-libéral n’est autre que la rentabilité financière jugée à l’aune de la financiarisation globale mettant les peuples de la planète en compétition, sous l’œil sourcilleux des spéculateurs. De ces patriciens du nouvel ordre mondial dépend, en effet, le sort des combattants dans l’arène économique. Comme autrefois dans la Rome déjà décadente, ils lèveront le pouce ou le baisseront pour faire savoir qui aura la vie sauve. Les plus faibles et/ou les moins agressifs sont condamnés d’avance. Mais les plus forts et les plus roublards ne sont pas à l’abri.
    Déjà, après la Grèce et le Portugal, les Etats-Unis, la France, l’Italie sont menacés!
    La Chine elle-même, avec 9% de croissance en 2010, a vu le nombre total de postes n’augmenter que de 1%. La part salariale du PIB a fortement diminué, et son coût unitaire a chuté de moitié entre 1996 et 2006. C’est dire où passent les bénéfices de la croissance… C’est là où tous les « refondateurs » et néolibéraux voient leur Eldorado, en même temps que l’avenir de la Planète. Toutes nos écoles de commerce branchées envoient par milliers leurs élèves en stage à Shanghai pour y admirer (pas de trop prés) ce gisement de sueur humaine qui sourd du pays. Non seulement nos « investisseurs » s’y précipitent, mais c’est aussi le garant d’une pression salariale inespérée sur les travailleurs occidentaux.
    Et vive l’OMC sous l’égide du « socialiste » Pascal Lamy !

    • LES VOEUX PIEUX DE LA NOUVELLE ANNÉE (suite)

      « Je veux insister sur le fait que dynamique franco-allemande ne veut pas dire identité franco-allemande, ne veut pas dire imitation de l’Allemagne par la France. »

      Pour faire écho à ce sujet, AMECO (Annual Macro Economic data base) indique le temps de travail annuel moyen en Allemagne, passé de 1560 heures en 1998 à 1411 fin 2010. En France, le temps de travail malgré les trente cinq heures était de 1630 heures en 1998 contre 1560 en 2010: il était beaucoup plus élevé en France.
      On ne peut donc pas, concernant la France, expliquer un prétendu « retard » vis à vis de l’Allemagne par les 35 heures !
      …..
      Quant à la pression sur le coût unitaire salarial,, elle a été particulièrement forte en Allemagne depuis l’introduction de l’euro, puisque les coûts unitaires de la main d’oeuvre n’ont augmenté en moyenne annuelle, de 1999 à 2009, que de 0,26%. L’inflation était de 1,52%, d’où une perte de pouvoir d’achat de 1,26% par an.
      De fait, les inégalités ont explosé en Allemagne:
      En 2000, les 20% des Allemands les plus riches gagnaient 3,5 fois plus que les 20% les plus pauvres. Dès 2007, ce ratio est passé à 5, résultat supérieur à la moyenne européenne. La proportion de pauvres en Allemagne qui était de 10% en 2000 passe à 15% en 2007 (13% en France). Au total, l’Allemagne est le pays développé où la pauvreté et les inégalités se sont le plus accrues entre 2000 et 2007.
      (Source: OCDE, Croissance et inégalités, 2008)
      De l’autre coté de la barrière, exactement l’inverse: Avec plus de 12% du revenu national,le 1% le plus riche a dépassé le niveau historique de la fin des années 1920 et du début des années 1930.; il se rapproche dangeureusement des niveaux qui avaient été atteints en 1936/37, du temps du nazisme.
      (Source: Jaques Sapir: Pourquoi la France ne doit pas copier l’Allemagne, Marianne, Février 2011)

      L’augmentation des exportations est toujours interprétée par les néolibéraux comme la preuve d’une performance de l’économie. Cette idée reçue est à combattre. Les excédents extérieurs, au contraire, sont un trés mauvais indicateur quand ils se fondent sur l’austérité à l’intérieur.
      Ainsi, en 1995, les Allemands avaient en moyenne un PIB par tête de 23600 euros alors que celui des français n’était que de 20 200 euro, soit 17% de moins. Mais en 2009, le PIB par habitant en France est de 29900 euros, alors que celui des allemands est de 29100 euros, bien que l’Allemagne soit devenue le premier exportateur mondial…
      De plus, l’Allemagne en 2009 réalise 73% de son excédent commercial totaldans dix pays de la zone euro, pour 100 milliards d’euros, provoquant des déficits chez ces derniers.
      Dans ses relartions commerciales hors de la zone euro, l’Allemagne en 2009 est en situation plus contrastée, sa position restant médiocre, vis à vis des autres grands pays industrialisés.
      L’effet euro est évident: la compétitivité allemande est largement due à sa position et sa politique vis à vis de ceux qui ont accepté pour l’euro le statutqui convenait à l’Allemagne, celui du mark.

    • LES VOEUX PIEUX DE L’ANNÉE NOUVELLE (suite et fin)

      « Nous pouvons parvenir à une renégociation que je souhaite sereine, que je souhaite positive, que je souhaite capable d’engendrer une dynamique nouvelle »

      Dans la foire d’empoigne, les socialistes français ont surtout été adeptes de la dynamique du suivisme… d’abord de Blair, puis Obama, puis Merkel, et bientôt des dirigeants chinois à l’instar de Lamy, pourvu que cela serve les intérêts des lobbies qui sont à l’oeuvre. Ce fut le cas pour Sarkozy, mais ça l’est tout autant pour « le système Hollande ».
      Depuis 1982 (le « tournant de la rigueur » par Delors-Mauroy et leurs conseillers Lamy et Peyrelevade), la France a perdu à ce jeu la moitié de son industrie, passée de 29% du PIB à 13%, en s’accrochant au mark (déflation compétitive) puis à l’euro (nous aurons la monnaie la plus forte du monde… dixit Giscard d’Estaing!).
      Depuis le début des années 2000, avec l’euro, c’est le plongeon de notre balance extérieure, globalement déficitaire pour la première fois de peu en 2003, puis de 5 milliards l’année suivante… nous en sommes à 75-80 milliards pour cette année !
      Face à cela, on entend toujours les mêmes pingouins cacqueter dans les médias qu’il ne faut surtout rien faire, sauf se restreindre!
      P. Lamy propose même qu’on fasse confiance à la Chine:
      http://www.marianne2.fr/Aide-de-la-Chine-a-l-Europe-etes-vous-Lamy-ou-Brunet_a212012.html

      L’Allemagne ne fait qu’appliquer l’orthodoxie monétariste austro-allemande qui date du XIXe siècle, fondée par Carl Menger (1840-1921), qui eut comme célèbres disciples von Mises et von Hayek, et plus tard le monétariste « austro-américain » Friedman.
      Empêcher sa monnaie de s’évaluer est pourtant plus facile que le contraire, dès l’instant où on le veut ! C’est ce que fait la Chine, malgré une compétitivité déjà grande par les salaires…
      Et nous, c’est l’inverse que nous faisons… sans aucune autre obligation que le monétarisme allemand, alors qu’une dévaluation de 20-25% de l’euro nous ramènerait simplement à son cours d’introduction !
      Et le pire n’est pas encore atteint, car l’Allemagne de l’euro-mark est toujours en déficit avec la Chine, et ses dirigeants clament néanmoins: en dehors de la Chine, point de salut !
      Après cela, certains nous diront encore que le libre échange mondialisé n’a rien à voir avec la crise actuelle!
      Une seule consolation: ceux qui le prétendaient il y a peu (P. Krugmann: La mondialisation n’est pas coupable), (D. Cohen: les ennemis de la mondialisation) ont aujourd’hui changé d’avis !

  18. mon post porte sur le comportement de N.Sarkozy, non candidat, mais candidat-présumé qui ne se « dérobera » (sic) pas .Comment accepter ces séances d’apitoiement-sur-soi, d’auto-flagellation, qui sont baptisées « interview ou conférences de presse » et qui ne sont qu’un jeu analogue à celui de vieilles coquettes qui minaudent à coups d’éventail,ou à force de clins d’yeux , pour dire » suivez-moi , jeune homme .. ».N.Sarkozy n’est pas candidat ; un point, c’est tout . Donc ,ses ministres ne sont pas à leur place, quand ils sont conviés à « débattre » du programme socialiste, ils ne sont pas en course . Le chef de l’état a annoncé diverses mesures , ses ministres peuvent donc venir les expliquer et en débattre avec des journalistes ; mais qu’on ne mélange pas les cartes :le gouvernement n’est pas dans la course à la présidentielle,ce n’est pas son rôle .

    • C’est plutôt bien vu Lola:Il n’y a pas de candidat UMP à l’élection présidentielle.Dominique de Villepin est hors UMP?
      Vous avez raison de dire les ministres n’ont pas à venir débattre, ils ont obligation de travailler.
      Logiquement seuls les partis qui ont un candidat doivent débattre.Sarko n’est pas candidat, l’UMP n’a personne donc pas de raison d’être là.
      Cela peut faire grincer des dents mais à priori cette élection ne concerne pas l’UMP qui ne présente pas de candidat tant que Sarko ne se déclare pas, donc suppression de leurs interventions!!!!!

  19. L’EURO, UNE ERREUR…VOULUE, QUI TOURNE AU VINAIGRE !

    Tous les économistes l’ont souligné: il n’y a pas d’exemple d’union monétaire à devise unique qui ait survécu avec des pays conservant leur souveraineté. L’émission d’emprunts d’Etat, lorsque celle-ci est récurrente, constitue en effet l’épreuve de vérité:
    1/ un pays souverain, qui la main sur sa propre Banque centrale, peut toujours alléger le fardeau par la monétisation, fut-elle indirecte. C’est le cas des Etats-Unis, pourtant plus mal en point que la zone euro, et où la Fed a procédé à près de 2000 milliards de dollars de rachats, depuis la crise.
    2/ un pays qui a renoncé à ce droit au profit d’une entité commune, se voit contraint d’en référer aux autres membres en cas de nécessité. Si les autres acceptent d’en partager les conséquences (accrocs à la BCE, FESF, bons européens, etc.), cela revient à faire bourse commune.
    Or, faire bourse commune c’est le fondement même de la fédéralisation…
    Croire que les iniateurs de la création de l’euro, où tous les banquiers centraux étaient partie prenante, auraient été inavertis de cette logique, serait leur faire injure.
    La zone euro n’a donc plus le choix qu’entre deux alternatives:
    – le retour en arrière par la dissolution de la zone… car la divergence grecque touchera vite d’autres pays.
    – la fuite en avant par le pas décisif de la fédéralisation monétaire… qui entraîne sans peine les suivants.
    Les politiques et les opinions ont beau se débattre, les faits et les échéances sont là! De Merkozy à Papandréou, le plus piégé n’a peut-être pas été celui qu’on pense.
    Ainsi se vérifie la stratégie esquissée par Jean Monnet lorsqu’il prononça les mots célèbres:
    « L’Europe ne se fera pas d’un coup, mais par petites touches, à petits pas… »
    l’un de ces pas dans l’esprit du banquier Monnet (c’était fatal) étant celui d’une monnaie européenne susceptible de disputer un jour au dollar son rôle de monnaie de réserve.
    C’était oublier que l’Europe n’est pas une nation, et la cour constitutionnelle de Karlsrhue est là pour le rappeler à tout le monde… Il n’y a que Hollande et Moscovici pour se faire des illusions à ce sujet !

    • En parcourant les blogs bien renseignés (Holbecq PostJorion), on en apprend de plus belles, comme celle de la chronique ci-dessous:
      Dans son entêtement à ne pas déroger aux statuts de la BCE, la zone euro a eu récemment recours à un subterfuge qui lui coûte cher: elle obtient au prix fort des euros en empruntant à la Fed des dollars sortant de sa planche à billets, qui ne lui coûtent rien…
      En d’autres termes, on soustraite en douce la monétisation que l’on s’est interdite, en laissant à autrui tout le bénéfice habituellement attendu d’une telle opération !

      CHRONIQUE AGORA du 27 janvier:

      Oui, c’est vrai, cher lecteur, le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, refait marcher la planche à billets. Mais cette fois-ci, une fois les billets imprimés, il les expédie en Europe. C’est fou mais c’est comme ça. Le graphique ci-dessous le prouve. On y voit la quantité de swaps monétaires sur le bilan de la Fed.

      – De quoi s’agit-il donc ?
      Techniquement, les swaps sont des échanges d’une devise contre une autre. Fonctionnellement, c’est un emprunt.
      En règle générale, l’une des deux parties paie un intérêt à l’autre partie du swap — cela dépend des différentiels entre les taux d’intérêt en cours entre les deux devises. Au cours de la crise 2008-2009, la Fed a fourni près de 60 milliards de dollars sous cette forme de crédit à diverses institutions financières. Finalement, parce que les conditions de crédit se sont améliorées, les emprunteurs ont débouclé ces swaps, ce qui les a fait disparaître complètement du bilan de la Fed… jusqu’à l’année dernière.

      La Fed est en train d’accélérer à nouveau son activité de swap. Comme nous l’avons souvent remarqué, le fait qu’une banque centrale ne puisse pas fournir d’assistance directe, manifeste, à une banque d’investissement ou à un Etat insolvable n’est pas un problème en soi, puisqu’une banque centrale peut toujours fournir une assistance indirecte, déguisée.

      La preuve ? Le “sauvetage déguisé” récemment annoncé des institutions financières européennes. La Banque centrale européenne (BCE) ne peut pas directement renflouer les gouvernements insolvables de Grèce, d’Italie, d’Espagne, du Portugal, etc… De même, la Réserve fédérale ne peut pas directement sauver les banques insolvables européennes.

      On en vient donc aux renflouements indirects… Voici comment ils fonctionnent :
      La Fed ouvre de nouvelles lignes de crédit illimitées à la BCE sous ce qu’on appelle des accords de swap. A son tour, la BCE fournit des capitaux pour trois fois rien aux banques européennes en difficulté. Puis, les banques — comprenant une contrepartie tacite — utilisent ce financement très bon marché pour acheter les bons à fort rendement de la Grèce, de l’Italie, de l’Espagne, etc.

      Si l’on suit donc le parcours de l’argent, la Fed prête de l’argent à la Grèce… et en passant les banques européennes insolvables gagnent de l’argent qu’elles ne méritent pas, tandis que les contribuables perdent de l’argent qu’ils ne méritent pas de perdre…

      Il y a quelques semaines seulement, le montant des swaps en dollar — c’est-à-dire les prêts — avec la BCE n’étaient que de 2,4 milliards de dollars. “Toutefois, la semaine du 14 décembre, le montant a grimpé à 54 milliards de dollars”, révèle le Wall Street Journal….
      Jusqu’à présent, le renflouage indirect de l’Europe par la Fed est relativement faible, de seulement 62 milliards de dollars. Mais nous nous attendons à voir ce chiffre augmenter… fortement.

  20. Cette phrase m’apparait particulièrement ambiguë:
    C’est pourquoi s’il est élu, François Hollande demandera que le nécessaire rééquilibrage des priorités européennes se traduise, dans un traité renégocié, par des dispositions de nature comparable à celles qui figurent aujourd’hui dans le projet de traité.
    Il me semble urgent de la préciser pour clarifier votre pensée.
    D’autre part, le précédent commentaire oublie de préciser que les gouverneurs du MES seraient nommés par les gouvernements des états abondant au fond, et seraient immédiatement révocables; les gouvernements nationaux élus légitimement devraient donc être responsables devant leur peuple de la conduite du MES.
    Ce débat est important, j’invite chacun à lire le traité…dès qu’il sera officiellement disponible.

    • A SEBASTIEN M.

      Chaque pays pourra, effectivement, révoquer SON Gouverneur. Pour la simple raison que, ce dernier étant Ministre, il aura une « double casquette »…D’ailleurs incompatible avec ses missions ! La fonction de Ministre exigeant une RESPONSABILITE POLITIQUE devant le Parlement et PENALE devant la Justice…Celle de « Gouverneur » bénéficiant d’une immunité et d’un droit au « bon plaisir » !

      Il n’en demeure pas moins que les principes démocratiques seront, bel et bien, foulés au pied puisque ce « Gouverneur » pourra faire ce que bon lui semble…Lesdits gouvernants nationaux lui ayant donné carte blanche ! Et comme le changement de « majorité » ou de Gouvernement ne permettra (en rien) de s’opposer aux décisions des 26 autres types qui décideront ARBITRAIREMENT – quelle légitimité a pour moi le Ministre allemand des finances ? – d’endetter notre pays SANS QU’ON PUISSE RIEN Y FAIRE !

      Toute « rebellion » étant puni par des sanctions politiques et financières !

      Ne serait ce qu’en raison de son caractère ANTI DEMOCRATIQUE, le PS devrait s’opposer au MES. A t on bien conscience que ce texte donne à des MINISTRES – pouvoir exécutif – un MANDAT législatif ? Doublé de prérogatives JUDICIAIRES ?

      Où est la SEPARATION DES POUVOIRS dans ce texte ? Nulle part. Les Ministres des finances pourront altérer le budget de chaque pays de l’UE…SANS L’AVAL des PARLEMENTAIRES ! Et poursuivre leur pays ! Sans PROCES ! (Au moins, devant la CJUE il y en a un !)

      Où est, aussi…Le DROIT INTERNATIONAL ? Notre pays a reconnu (via l’ONU) les « droits des peuples à disposer d’eux mêmes ». Notre DDHC dit très clairement que la « souveraineté est ESSENTIELLEMENT nationale ». Et dans tous les textes de notre pays, écrits depuis la fin de l’Ancien Régime, tous les élus se voient reconnaître un MANDAT NON IMPERATIF.

      J’ajouterai à cela que les traités doivent être REVOCABLES et les engagements TRANSITOIRES en raison de ce principe DEMOCRATIQUE ! Ne pas prévoir une sortie possible ou/et la dénonciation des traités existants, est une violation tant du droit international que du socle démocratique européen ou/et français !

      On ne peut, par ailleurs, ALIENER la SOUVERAINETE NATIONALE. Or, c’est bien là ce qui est prévu, puisque ce traité nous engage A PERPETUITE. Et les Ministres des finances se voient accorder un MANDAT LEGISLATIF et un MANDAT JUDICIAIRE par des parlementaires qui n’ont pas plus le droit d’aliéner aujourd’hui la SOUVERAINETE NATIONALE (donc les pouvoirs qui leur sont TEMPORAIREMENT remis)qu’hier, lorsque le Parlement à « octroyer » les pleins pouvoirs (Exécutif, législatif, judiciaire) au Maréchal PETAIN…Ou que jadis lorsque CHARLES VI a « dévolu » le « Royaume de France » à son « héritier » le roi Henri V d’Angleterre !

      Ce dispositif européen – que M. MOSCOVICI reconnaît lui même comme imparfait – ferait perdre à la France son INDEPENDANCE NATIONALE au sens où, effectivement, le Parlement n’aurait pas son mot à dire en matière budgétaire, financière, économique – et le Gouvernement pareillement (je ne parle même pas du Président lui même) – puisqu’on pourra IMPOSER à la FRANCE des ORDRES venant d’une entité qui (et je reprends les mots de la DDHC) n’en émanerait pas EXPRESSEMENT.

      Le Ministre des Finances aura le DROIT – vous rendez vous compte ! – de DONNER DES ORDRES à celui qui l’aura nommé (le PM, le Président) au mépris de la HIERARCHIE gouvernementale ! Quelle autorité pensez vous qu’aura un Président ou un PM qui ne pourront agir sans le bon vouloir de l’un de leur Ministre ?

      Quelle respectabilité aurait une Assemblée réduite à moins que le Parlement de 1788 ? Et qui n’aura même pas le piteux droit de veto du dernier vrai roi de France ?

      Oui, NOTRE Gouverneur, pourra être (s’il le faut) révoqué. Les 26 autres n’en imposeront pas moins à la FRANCE (et donc à ses Institutions) LEUR DIKTAT à la manière des « vainqueurs » du traité de Versailles vis à vis de l’Allemagne, laquelle était peut être encore (officiellement) un pays « souverain » mais officieusement ses mandataires étaient ligotés.

      Qu’on ne s’étonne pas, après çà, de la montée des extrêmes !

      Au reste, le MES viole la Constitution et les traités européens existants, en ce qu’il met fin à la définition de la construction européenne par le Conseil Constitutionnel : union de pays SOUVERAINS, égaux en droit.

      Vous me direz qu’un traité peut violer l’existant. C’est certes possible, mais pas sans référendum. Seuls les Français peuvent violer la DDHC. Pas leurs élus…Qui ont, au contraire, comme les nommés d’ailleurs, en tant qu’association politique, le devoir constitutionnel de ne pas maltraiter ses principes.

  21. En vous écoutant – car cette partie là n’est pas retranscrite par écrit (pourquoi ? J’ai quelques soupçons mais vous laisse encore la présomption d’innocence/naiveté) – je me suis demandé, M. MOSCOVICI, quelle était, précisément, votre connaissance des traités/accords/réflexions actuellement débattus/défendus par les Institutions Européennes.

    En effet, vous commencez votre discours par une approbation du MES. C’est un grand classique du PS que d’approuver tout œuvre européenne – quelque soit ses mérites – en promettant des lendemains qui chantent (« une étape » ! Comme MAASTRICHT était une étape à l’Europe sociale et démocratique ?)…Je ne suis donc pas très surpris de vous voir adouber ce dispositif européen.

    Pour autant, on aurait pu s’attendre, à ce que le directeur de campagne de M. HOLLANDE – ou les personnes chargées de la politique européenne du candidat, voire ce dernier – prenne la peine de…LIRE les textes susceptibles d’engager la France, avant de prendre une décision. Histoire de ne pas se retrouver, in fine, le dindon de la farce ; histoire de rester crédible et cohérent…Aussi ; histoire, enfin, de savoir précisément où l’on va !

    Que dit, en effet, le MES ?

    1. Le capital social du MES s’élève à € 500,000,000,000,00 euros. (article 8 paragraphe 1). Selon le paragraphe 4, les membres s’engagent INCONDITIONNELLEMENT et IRREVOCABLEMENT à apporter leur contribution au MES.

    Le libellé de l’article s’assure ainsi que les futurs Gouvernements – et majorité parlementaire – y sont tenus. Vous avez dit mandat IMPERATIF ? INCONSTITUTIONNEL cet article ?

    Attendez, il y a mieux !

    2. Selon l’article 10, paragraphe 1, les « gouverneurs » (vous pouvez traduire cela par le Soviet suprême du Comité Central) décident SEULS de modifier le capital social.

    Cela signifie rien de moins qu’au delà des € 500,000,000,000.00, des fonds supplémentaires doivent être
    apportés « inconditionnellement et irrévocablement » dans le cas d’une telle décision.

    Laquelle décision est évidemment contraire aux principes de base de la démocratie, puisque – là encore – les élus sont astreints à un MANDAT IMPERATIF et la SOUVERAINETE NATIONALE vole en éclat…Puisqu’une décision extérieure s’impose à notre pays !

    3. «Par la présente, les membres du MES s’engagent de manière irrévocable et inconditionnelle à honorer sur demande tout appel de fonds adressés à eux par le Directeur général en vertu de cet alinéa, et ce dans les sept jours après réception ».

    Vous avez bien compris ? Un petit rigolo (enfin, pas tant que çà) va décider (pour vous et moi) de la politique économique, budgétaire, financière, de notre France ! Et de l’UE en général.

    Autant dire que le « cadre budgétaire » promis par M. HOLLANDE va voler en éclat. Il suffira à un type sorti dont ne sait où, qui n’aura pas de mandat démocratique et sera donc illégitime, de « décider » d’une chose, pour que M. HOLLANDE soit contraint de rajouter des dépenses supplémentaires au budget. Financées comment ?

    4. Et comme si cela n’était pas suffisant. Au delà de ce capital déjà énorme le MES a la possibilité de décider à une majorité simple l’augmentation des fonds. Ainsi en fonction de l’Article 17 paragraphe 1 il est habilité à souscrire, pour répondre à ses responsabilités, sur les marchés, des prêts auprès de banques, d’institutions financières ou d’autres personnes ou entités.

    Bien entendu, un contrôle parlementaire n’est pas prévu. Les modalités de l’emprunt seront réglées par le Directeur exécutif en conformité avec la régulation dont les lignes directrices sont déterminées à être adoptées par le Conseil (paragraphe 2)!

    Non seulement les parlementaires devront trouver des fonds – c’est à dire augmenter les impôts, faire des trous dans les dépenses ou/et s’endetter mortellement – pour financer le MES, sur simple demande du type mentionné plus haut…Mais ils n’auront même pas un droit de regard, sans parler d’un véto.

    Louis XVI, lui, n’a jamais eu à subir semblable humiliation ! Tout roi affaiblie qu’il était, il disposait encore d’un droit de veto. Les parlementaires, eux, subiront en permanence – en cas d’adoption du MES – et les Gouvernements avec eux, ce que jadis on appelait un « Lit de Justice » autrement dit une imposition de mesures par décision royale.

    A l’époque, ces Lits de Justice étaient très mal perçus par les Français. Ils considéraient la chose comme…Arbitraire. Si bien que les rois n’y recouraient que très rarement. Et souvent à leur détriment. Je vous laisse un peu imaginer quelle sera la réaction des Français si le « rêve français » de M. HOLLANDE se réduit à obtempérer aux ORDRES d’un homme, non élu, qui à loisir, sans débat parlementaire ou loi validant sa demande…Renfloue les banques ! Est ce ainsi que M. HOLLANDE compte « lutter contre la finance » ? En s’entravant les mains avant même l’exercice du pouvoir ? Et en ligotant toute liberté à ses successeurs ?

    5. Pour que tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes nous avons l’article 25 («audit externe»). «La vérification des comptes du MES est effectuée par des auditeurs externes indépendants accrédités par le Conseil des gouverneurs. »

    Une étrange garantie pour le succès de l’indépendance, si l’examiné peut choisir son propre examinateur ! Un contrôle parlementaire ? Vous n’y pensez pas ! Par la Cour des comptes ? Blasphème ! Bref, une somme conséquente d’argent sera DONNEE (et non prétée) à une sorte de « conseil » sans légitimité démocratique, pouvant imposer ses décisions aux élus de la République, lesquels ne pourront même pas contrôler l’usage de la dépense publique…Privilège parlementaire s’il en est ! Inhérente à la fonction elle même !

    6. Par les règles d’immunité (articles 27 et 30) le MES et ses organes se sont libérés totalement de tout contrôle juridictionnel et parlementaire.

    « Le MES, ses biens, ses financements et ses avoirs, où qu’ils se trouvent et quel qu’en soit le détenteur, bénéficiera de l’immunité de toute forme d’action en justice. »

    « Les biens, financements et avoirs du MES, où qu’ils se trouvent et quel qu’en soit le détenteur, seront à l’abri de toute perquisition, réquisition, confiscation, expropriation ou toute autre forme de saisie » suite à une « action exécutive, juridique, administrative ou législative»
    Enfin, l’article 30 confère aux gouverneurs, aux directeurs et à tout le personnel du MES l’immunité judiciaire à l’égard de « tout acte exécuté dans leur qualité officielle » et « l’inviolabilité pour ce qui est de leurs documents officiels ».

    Autrement dit, ils n’ont à rendre de comptes à personne. Ces gens, dont on ne sait rien au final, auront donc un pouvoir immense qui ne sera contrebalancé par aucun pouvoir ! De l’absolutisme pur jus ! Et encore…Sous l’Ancien Régime, les rois devaient respecter les Lois Fondamentales du Royaume ! Ici, nulle obligation de ce style !

    Les membres du MES feront selon « leur bon plaisir » ! Ils ne seront même pas contraints de respecter les traités européens et les règles constitutionnelles de base !

    Ainsi, la réflexion sur le « lieu » des avoirs/biens laissent à penser que l’on pourra envoyer des sommes mirifiques dans les paradis fiscaux, faire le hold up du siècle (pensez vous, avoir accès au tiroir caisse de 27 pays sans souci, saigner à blanc la population sans coup férir, et dépenser la fortune en découlant sans risque d’être un jour condamné…Le rêve !)

    C’est cela que le PS approuve…M. MOSCOVICI ? L’absence total de contrôle démocratique sur les décisions européennes ? L’usage, sans contrôle aucun ni responsabilité juridique/politique de sommes mirifiques ? La possibilité d’endetter ad vitam eternam (puisqu’aucune porte de sortie n’est prévue) les pays membres de l’UE ? La violation – aussi – de tout ce qui fait la France ? L’égalité en droit ? La méritocratie ? La primauté de la loi ? Le bonheur des Français ? La DDHC ? Les Droits de l’humains ?

    Le PS adoube donc le MES – qui est une étape ? Cela laisse présager du pire ! – qui met en péril la démocratie elle même ! L’UE avait déjà un « déficit démocratique » plus que troublant. A présent…Elle tend vers la dictature, avec le soutien des partisans de la construction européenne !

    Je veux croire – car sinon, j’avoue que cela me fait très peur – que vous n’aviez pas pris la peine de lire les termes du MES. A vous lire…

  22. Hollande était venu parler du mal-logement, sujet difficile et crucial, mais tout ce qui intéresse les médias c’est ce geste sans intérêt d’une personne dite « déséquilibrée ». Consternant.

    • Les medias cherchent la petite phrase, les injures, les conneries pas les propositions de fonds.Ils agissent comme Gala et cie montrer de l’image pas du contenu.Ils désinforment la masse d’électeurs qui se régale de toutes ces images de VIP, de starlette, de chanteurs ou d’acteur sans avoir un penser.Vous savez « Chez ces gens là, Monsieur, on ne pense pas!!! »
      Sarko le sait et ses troupes communiquent vers ce grand nombre d’électeurs qui n’a pas de capacité d’analyse.C’est délibéré.
      Un exemple :la réforme du quotient familiale, devient la suppression des allocations familiales pour nombre de gens d’en bas.
      Lorsque vous expliquez, ils tombent des nues.

  23. voilà que mr moscovici se prends déjà pour le 1er ministre de HOLLANDE … qui à été enfariné hier ..c’est prémonitoire !!..on s’attends a etre roulé dans la farine !!

  24. Il est bon de remettre les points sur les i sur la discipline budgétaire face à cette droite sarkozyste minable qui ne fait que caricaturer et dénigrer sans argument valable.
    Evidemment que renégocier sera difficile et compliqué, mais il faut faire comprendre dès le début du mandat, en espérant qu’Hollande soit élu, que la France n’accepte pas une orientation menant à l’austérité. La discipline budgétaire oui, mais l’austérité menant à la récession, et donc a toujours plus de récession et d’austérité, surtout pas. Il faut demander et négocier ce rééquilibrage, c’est essentiel, fondamental !

    • A JONAS

      Si M.HOLLANDE « approuve » le MES – qui est 1000 fois pire – je ne vois pas bien comment il pourrait être capable de défendre une autre orientation que celle préconisée par miss LAGARDE (poursuivie pour faux), M. DRAGHI (qui, c’est acté, sera le prochain « Président du Conseil » du MES !) ou la bande de « gouvernants » qui depuis 2008 prennent des décisions plus stupides les unes que les autres, à commencer par la pseudo « aide » européenne, qui n’a fait que violenter la Grèce…

      • Ayez confiance!!!qu’ils disnt, ils trichent, mentent, déguisent, habillent, rusent pour nous berner, profiter et nous laisser l’addition.
        Nous devons demander une grande enquête et traduire tous ceux qui ont menti pour abuser du peuple et qui sont aujourd’hui responsable de ce que l’on va nous demander de payer.
        Le n°1 Monsieur le résident Sarjkosy est à jour des impots dus depuis des années????Si ce n’est pas le cas, il doit être déféré des la fin de son mandat.

  25. C’est un attentat, on ne va pas en faire tout un plat,il n’y a pas assez d’ingrédients.J’espere que FH est allé discuter avec cette personne en détresse pour comprendre et essayer de l’aider.C’est un homme de coeur, prendre un peu de temps peut l’aider et elle et lui pour chercher des solutions globales!!!!!
    Maintenant cela fait partie du métier néanmoins cela demande aussi d’être vigileant car certains peuvent aller beaucoup plus loin!!!!

    • J’ai vu la video.
      Et j’ai été très choquée par la violence de l’intervention des hommes de la sécurité qui se sont rués comme des sauvages sur cette pauvre femme qui n’a pas l’air d’avoir toute sa tête.
      Il n’y a pas mort d’homme, tout de même. Non?

      • Cette jeune femme voulait simplement faire un cadeau à Hollande pour qu’il nous roule dans la farine. Elle a trébuché et la farine s’est répandue. Voilà tout.

        En plus demain c’est la chandeleur!

        • Tout ceci n’a pas le moindre intérêt, sinon de nous montrer votre inutilité et votre bassèsse (MDR et hihihi)

      • Les agents ne peuvent pas forcement penser que c’est de la farine.ils agissent dans l’urgence .Si c’était un produit toxique!!!!
        C’est toujours dommage mais le geste aprés coup est moins grave néanmoins les agents ont réagit correctement.

      • Germaine,

        le souci est qu’a priori, il n’est pas possible de savoir justement s’il y a mort d’homme ou non, s’il s’agit seulement de farine ou d’un produit toxique, simplement d’un geste de mauvaise humaine ou d’une vraie agression dangereuse.

        Le service d’ordre, je trouve, a au contraire été lent à réagir, ils devraient avoir à l’oeil tous les « inconnus » qui s’approchent des candidats.

        Quand on se rappelle l’été dernier Sarkozy presque happé par le bras par un inconnu dans la rue, on se dit quand même merde, ça aurait pu être grave si le mec avait été vraiment un fou dangereux…

  26. PEYRELEVADE PLUS CLAIR QUE SARKOZY ET HOLLANDE:

    Actualité (28) sur son blog:
    Article paru le 30 janvier 2012, dans la rubrique Idées (p17) des Echos
    TVA « sociale » : l’erreur de raisonnement !
    LE POINT DE VUE DE JEAN PEYRELEVADE

    Dans Actualité (17) du 18 Novembre 2010, billet sur l’article paru la veille dans Le Figaro, c’était encore plus clair:
    « POURQUOI IL FAUT AUGMENTER LA TVA, par J. Peyrelevade
    Pour l’économiste, une hausse de cet impôt sur la consommation est indispensable pour réduire les charges des entreprises. »

    Après une dénégation introductive du titre insuffisamment explicite « qui est le fait du journal, répétait-t-il, pas de l’auteur », ce dernier expliquait effectivement pourquoi, selon lui, la TVA doit être anti-sociale et non sociale:
    « Dire, comme on l’entend trop souvent, que par une sorte de magie le niveau des prix ne bougera pas, puisque la diminution des cotisations compensera exactement la hausse des taux de TVA, c’est rappeler du même coup qu’à prix constants les charges totales des entreprises demeureraient inchangées…
    La TVA est un impôt ambigu. On ne sait jamais trop qui le paye, des entreprises ou des ménages. Ce qui explique peut-être son attrait aux yeux des hommes politiques : le payeur est incertain. En l’occurrence, la vérité est brutale et s’appliquerait de même à toute autre forme d’imposition : sa hausse ne peut produire d’effets heureux pour notre système productif que si elle est payée par les ménages.
    Pour que sa hausse apporte des ressources nouvelles, pour que la diminution des charges des entreprises soit réelle, il faut que les consommateurs (donc les ménages) payent des prix majorés d’autant. »

    Voilà au moins qui a le mérite d’être clair sur une « erreur historique » de plus, de la part de Sarkozy:
    – la TVA sociale ? Pas assez douloureuse mon fils !

    De même, dans mon commentaire censuré d’un billet précédent, après l’appel de Hollande à combattre la finance, je reprenais l’extrait d’entretien promis à l’édition du Monde papier (mais passé, à son tour, à la trappe) :
    « Faire de la finance un adversaire ne saurait constituer un programme en soi… La frontière entre la bonne et la mauvaise finance passe à l’intérieur même de la banque de marchés. »
    Ça n’a pas raté: le programme finalement dévoilé par Hollande a suivi le parti des banquiers !
    Au journal télévisé du jour, iTV et BFM TV commentaient le sujet:
    « il n’y aura même pas de séparation entre les banques de dépôt et d’affaires »,
    « la séparation de ces activités devrait avoir lieu au sein même des banques »…!
    Chez Mélenchon l’appréciation générale était « filet d’eau chaude », et chez Marine Le Pen « tir de pistolet à bouchon ».
    Même l’UMP se fendait d’un communiqué; « des mesures gentillettes… » !

    Peut-être un jour Peyrelevade se vantera-t-il d’avoir fait mieux avec Hollande qu’avec Mitterrand:
    Ce sont en effet des hommes comme Peyrelevade (près Mauroy) et Lamy (près Delors) qui ont déjà fait échouer le projet socialiste, en 1982/83, avec ce cher “tournant de la rigueur”, en poussant dans le fossé les “fantaisies mitterrandiennes”, un fait d’armes évoqué avec gourmandise dans l’ouvrage de l’auteur Peyrelade en 2008.
    Cette fois, Peyrelevade n’aura même pas à batailler pour instiller ses vues conservatrices: abandonnant l’incantation du Bourget, Hollande les a déjà adoptées !

    Sans doute est-ce pourquoi l’ancien banquier qui se présente « économiste », après avoir un temps signé « journaliste indépendant », est redevenu le conseiller de François Bayrou.

    • Aucun argument, et j’en ai marre de répeter que Peyrelevade dit ce qu’il veut, cela n’engage pas Hollande. Si vous voulez critiquer Peyrelevade, écrivez lui, mais laissez Hollande qui n’a rien à voir avec. Et où sont vos arguments, à part citer le FN et l’UMP. Vous êtes inutile et fatigant !

      • Jonas,vous avez raison, vous perdez votre temps, visiblement cela l’amuse.
        On peut ne pas être d’accord là c’est de l’acharnement!!!!
        A un moment donné hélas on ne peut plus rien faire.Nous ne sommes par toujours d’accord (heureusement) sur certains sujets , chercher toujours un truc divergeant ne sert à rien et ne fait plas avancé le débat.
        L’important étant ce qui réunit, il est toujours temps plus tard de chercher à améliorer ou traiter les divergences.

      • On n’apprend sur le présent qu’à la lumière du passé.
        Tel est le cas de l’expérience Peyrelevade qui a couté cher à la gauche, en déclenchant « le tournant de la rigueur » au moment où la reprise èconomique se dessinait (cf Liêm Hoang Ngoc: Fermons la paranthèse libérale, Ed.La Decouverte). La dite paranthèse a coûté dix points de partage de la valeur ajoutée aux travailleurs, qui sont allés à la finance et aux actionnaires, et elle dure encore !

        Lorsque l’on formulait sur ce blog des critiques analogues concernant Strauss-Kahn, les mêmes qu’aujourd’hui étaient là pour protester contre l’évidence: on perdait son temps à mettre en garde sur le fond!
        Le paradoxe a voulu qu’ils n’en sauront jamais rien, leur candidat étant déchu sur la forme…de son comportement sexuel.
        Comme quoi, il en faut peu à certains pour abandonner leur point de vue à l’occasion d’accidents sans rapport !

  27. Trop drôle Hollande avec sa gueule enfarinée!
    http://www.dailymotion.com/video/xo
    Il faut avouer qu’il n’a pas dit à la jeune femme « casse-toi pauvre conne » mais son service d’ordre s’est comporté comme des grosses brutes avec elle en la plaquant violemment au sol.
    A quand un pêcheur qui apostrophera Hollande avec un « Flamby va te faire enculer »?
    On va bien rire pendant cette campagne.
    Il aurait fallu que la classe politique dénonce unanimement à l’époque les injures faites au président. Tant pis.
    C’est l’arroseur arrosé. Ou plutôt l’enfarineur enfariné.

    • MDR le casse toi pauve’con, avait suivi un geste déplacé de la personne??Non votre protégé avait insulté directement sans avoir reçu une menace alors svp la ferme.
      Vous saurez juste une chose « Vouloir serrer la main de quelqu’un qui n’a pas envie de vous saluer »c’est faire une intrusion dans sa bulle personnelle donc s’il ne le veut pas on n’a pas à insister ou l’insulter.

  28. Peut-on accepter des distorsions de concurrence en Europe sur la TVA?
    Peut-on accepter que l’on transfere des sieges pour des raisons fiscales ou pour des raisons de TVA au Luxembourg membre de l4Europe??
    Peut-on accepter que l’on accepte de prendre notre argent de consommateurs et ne pas accepter de payer l’acces au marché???
    Peut-on accepter que des entreprises citoyennes payent l’impot et que cet argent va permettre de créer des zones, des infrastructures qui vont profiter à ceux qui refusent de payer les impots???
    Que veut l’Europe ?Etre un grand marché profitant aux spoliateurs ou à ses citoyens?
    Doit n réguler cet acces au marché oui ou non??
    Je ne parle pas de protectionisme mais de liberté du commerce.Qu’est ce que la libert?Une zone de libre échange pour vautours ou un secteur de libre acces
    pour commercer en respectant des régles globales pour l’Europe fédérale?
    L4OMC c’est du privé, du privé, du privé!!!!
    Exemple :La privatisation à bas coût pour les acheteurs des société d’autoroute ont transférer des rentes à des sociétés qui ne respectent pas le cahier des charges de cette même privatisation et ne font pas les investissements.Ces sociétés augmentent les péages régulierement, que font les pouvoirs publics????
    Alors liberté ou spoliation????
    FH doit intervenir pour mettre de l’ordre en Europe et faire en sorte que la liberté de commercer soit aussi respectueuse des régles des états et des impératifs citoyens.

  29. Voila une série de précisions bien intéressante.
    Tout à fait d’accord pour dire que le futur président élu aura toute la légitimité d’un programme de sortie de crise validé par son peuple.
    Mais ne serait-il pas déjà temps d’organiser des tables rondes entre les partis de gauche amenés à etre élus prochainement sur un programme de sortie de crise, en allant un peu au-delà des sempiternels soutiens mutuels et informels ? Cela permettrait de préciser ainsi ce programme, le renforcer par d’avantage de précision AVANT l’élection ? Merkel aura beau peser de tout son poids, un projet préalablement concerté puis passé par les urnes françaises pourra réequilibrer le débat.

    Concernant le contenu, je pense que dans cette période de crise, les français attendent un Etat fort et protecteur, et je crains qu’il ne soit difficile de leur faire admettre et ratifier que seul l’Europe fédérale peut jouer ce rôle.
    Il vous reste 3 mois pour convaincre : vous devriez peut etre faire cet effort pédagogique dès aujourd’hui. Si vous êtes en mesure de trouver des appuis à l’échelle des gauches européennes, vous gagnerez cette crédibilité, et une légitimité à renégocier, c’est certain.

    Pour obtenir l’adhésion du peuple, vous trouverez bien un moyen, mais l’un d’entre eux pourrait être une mesure aussi populaire qu’efficace : la remise en cause de l’opacité financière dans les comptes des multinationales, la remise en cause des accords de coopération juridique avec les paradis fiscaux pratiquant le secret bancaire strict, la lutte contre les circuits de défiscalisation des bénéfices… Ce sont des sommes colossales de recettes perdues chaque année, et en plus c’est facile à comprendre…
    Comment peut on continuer à faire avaler au peuple que la vente en France de décalitres d’essence par une société comme Total ne génère pas un centimes d’impôt sur les sociétés ?
    Il ne s’agirait pas bien sur de « tout prendre » à ces sociétés, mais d’envisager des moyens de les faire ENFIN participer significativement aux recettes de l’Etat.

    Bien entendu, les français comprendront que cette mesure, et bien d’autres encore, ne sont envisageables qu’à l’échelle européenne, et si on leur promet une Europe sociale, ils voteront comme un seul homme.

      • Oui lola, tu as raison.
        J’aurais en fait due dire « validé par LE peuple français ».

        Car il faut bien distinguer LES peuples européens de ce qui pourrait devenir demain LE peuple européen.

        Et il faut un préalable démocratique dans chacun des pays composant l’Europe (référendum, élection présidentielle) avant d’envisager sereinement l’établissement d’une Europe fédérale.

        Une simple ratification parlementaire ne me semble pas envisageable si le projet de chacun des candidats n’a pas été clairement détaillé lors de la campagne. Et en amenant ce sujet dans la campagne française, on pourrait confronter l’europe libérale de sarko à l’Europe des peuples de FH. Du tout cuit…
        En plus, celà crédibiliserait la stature internationale de ce dernier tout en attirant Le Pen sur un terrain glissant car non maitrisé par ses cadres.

Les commentaires sont fermés.