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Farce

Catégorie : Actualité,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 20/02/2012 à 18:08

Une fois n’est pas coutume, j’ai ouvert hier ma télévision pour regarder le meeting de Nicolas Sarkozy à Marseille : dans une campagne, il faut observer l’adversaire, réfléchir à sa stratégie pour y riposter, mesurer sa force et ses faiblesses. Vous me direz votre sentiment. Pour ma part, je suis resté perplexe, pour le moins.

Il y a décidément du « Bush 2004 » dans la stratégie « Sarkozy 2012 » : une campagne « à droite toute », fondée sur la peur, passant par la démolition de l’adversaire.

La prestation, certes, n’a pas été ridicule. La « machine UMP » s’est mise en route, les moyens déployés sont importants, la technique est au point. Le candidat sortant ne manque pas de mordant, les textes de ses discours, très écrits par d’autres, très lus par lui, sont bien fichus. Les angles d’attaque sont dessinés – il s’agit d’opposer un Nicolas Sarkozy disant la vérité à un François Hollande menteur, le candidat du peuple à celui du système, celui du mouvement au tenant de l’immobilisme, la réforme au statu quo – ils ne changeront sans doute pas, ou à la marge, au cours de la campagne. Il y a décidément du « Bush 2004 » dans la stratégie « Sarkozy 2012 » : une campagne « à droite toute », fondée sur la peur, passant par la démolition de l’adversaire. Les similitudes sont trop fortes, décidément, pour être fortuites. J’entends dire, ici ou là, que cette comparaison réjouirait l’UMP, au prétexte que George Bush a été réélu : c’est oublier trop vite qu’il était alors fort, devant un peuple américain encore marqué par le choc des attentats du 11 septembre 2001, de l’aura du « commander in chief », gagnant de la guerre en Irak.

Une sorte de lassitude plombait l’ambiance, un doute planait sur la salle.

Quelque chose, pourtant, ne passe pas, ne va pas. L’impression, d’abord, était mitigée, ou floue. Le public était très monocolore, très mono-générationnel aussi, et paraissait parfois sans flamme, sans enthousiasme vrai, pas toujours transporté par l’orateur. Celui-ci – peut-être parce qu’il a perdu l’habitude du combat électoral direct, peut-être parce qu’il peine à trouver son chemin – sans manquer de métier, semblait de son côté assez artificiel, mécanique, parfois éteint, toujours enchainé à son discours. Je n’ai jamais été un supporter de Nicolas Sarkozy, j’ai toujours été allergique à son style, gêné par sa façon d’être, bref il ne m’a jamais fasciné – on se souvient peut-être que j’ai été le premier à analyser sa présidence, en 2008, et à le dépeindre alors comme un « liquidateur ». Mais je suis suffisamment averti de la vie politique, suffisamment objectif aussi, pour reconnaitre son talent. En 2007, on le sentait – fût-ce à notre détriment – porté par un souffle, poussé vers la victoire par une énergie. Ce souffle, cette énergie n’existaient pas à Marseille : une sorte de lassitude plombait l’ambiance, un doute planait sur la salle.

Le candidat sortant s’est enfermé dans la vindicte et l’agressivité. Pour l’essentiel, il s’est contenté d’une tentative de démolition de François Hollande, à coup de caricatures

Et puis, surtout le discours lui-même me semble à côté de la plaque. Il y a cinq ans, Nicolas Sarkozy avait su, dans son entame de campagne à la porte de Versailles, parler à la France entière, sans éviter l’artifice ni les emprunts indus à la gauche, mais avec une incontestable force. Cette façon d’être et de parler avait marqué. Elle était absente hier, tant le candidat sortant – après avoir certes, de façon beaucoup plus plate, redit son amour pour notre pays – s’est enfermé dans la vindicte et l’agressivité. Pour l’essentiel, il s’est contenté d’une tentative de démolition de François Hollande, à coup de caricatures – non, notre candidat ne propose pas de régulariser tous les sans-papiers, non, il n’est pas favorable à l’euthanasie sans réserve ni contrôle, non, il n’est pas un partisan du laxisme ou insensible à l’insécurité… La tentative de se présenter comme le candidat de la France face à celui d’un parti anti-patriotique était laborieuse, elle n’en était pas moins violente pour autant.

Cette posture étriquée me parait de nature à dégrader le débat public. Comme l’a dit hier François Hollande, une campagne électorale, ce n’est pas une cour de récréation, c’est un grand débat démocratique au cours duquel les candidats échangent sur leurs projets, convainquent leurs citoyens de choisir un avenir, une vision de leur pays, une conception de l’action publique. Le candidat sortant, lui, cherche le bruit et la fureur, le vacarme et le fracas, il veut faire descendre le favori de l’élection à son niveau, l’enfermer dans un combat singulier, personnel. C’est un piège dans lequel François Hollande, qui ne laissera rien passer et répondra aux attaques avec toute la fermeté nécessaire, ne tombera pas : il continuera à s’adresser aux Français pour leur présenter ses engagements, les persuader de la nécessité d’entamer le redressement de la France dans la justice après un quinquennat d’échec.

Nicolas Sarkozy court après l’électorat de la droite et de l’extrême-droite pour conjurer la menace du retour de la gauche : c’est court, c’est étroit, et surtout c’est grossier, tant personne n’a pas perdu la mémoire des cinq années écoulées.

Le choix brutal du candidat sortant, chacun le comprend, résulte en effet de sa faiblesse. Nicolas Sarkozy a énormément promis, il a menti, il a déçu, il a beaucoup changé. Son bilan le poursuit comme les remords poursuivent Macbeth. A chaque proposition, à chaque affirmation, il se trouve renvoyé au constat de sa faillite, de ses reniements. Hier encore, il a vanté son expérience, et les vertus de ses réformes. Faut-il encore et toujours en rappeler le résultat, souligner les errements de sa démarche ? Oui, nous le ferons encore et toujours, non parce qu’il s’agirait d’un geste payant mais bel et bien parce qu’il s’agit là d’un résultat disqualifiant pour le sortant. Conscient de cette faiblesse, Nicolas Sarkozy court après l’électorat de la droite et de l’extrême-droite pour conjurer la menace du retour de la gauche : c’est court, c’est étroit, et surtout c’est grossier, tant personne n’a pas perdu la mémoire des cinq années écoulées. Comment comprendre autrement la vacuité des propositions du candidat de l’UMP, qui s’est contenté de promettre hier l’introduction d’une dose de proportionnelle pour les élections législatives… exactement dans les mêmes termes qu’en 2007 ? Cette pauvreté intellectuelle et politique a quelque chose de pathétique.

Le dernier « buzz » du jour – la possible nomination de Jean-Louis Borloo à la tête de Véolia – est au contraire la preuve que s’il existe un « système » mêlant politique, argent et influence, c’est bien le système… Sarkozy.

Dernier tour, dernier truc qui fonctionne à vide : Nicolas Sarkozy se présente comme le candidat du peuple,  contre « le système » ! La prétention est paradoxale, quand on vitupère, comme il le fait, les « corps intermédiaires » – sans en fixer la liste exhaustive, on devine qu’il s’agit du Parlement, des corps de contrôle, des syndicats, des collectivités locales, des administrations, des médias… – qui sont aussi le socle de la démocratie représentative et sociale que le Chef de l’Etat est censé défendre et promouvoir. Elle est surtout baroque et même surréaliste, venant d’un homme qui, plus qu’aucun autre avant lui, a été le favori et le protecteur des élites ! Lorsqu’on a commencé son quinquennat au Fouquet’s avec les premières fortunes françaises, avant de prolonger sa « réflexion » sur le yacht d’un milliardaire en Méditerranée, lorsqu’on a fait du « bouclier fiscal » le marqueur d’une politique avant d’y renoncer contraint et forcé… au profit d’une réforme, avantageuse pour les plus riches, de l’ISF, lorsqu’on est soutenu par Serge Dassault ou Bernard Arnault, lorsqu’on a autant verrouillé la police et fait pression sur la justice, lorsqu’on a à ce point tenté de contrôler les médias, lorsqu’on revendique l’appui d’Angela Merkel, David Cameron, Mariano Rajoy, en cachant certes celui de Silvio Berlusconi, comment peut-on alors se présenter comme le candidat du peuple ? Le dernier « buzz » du jour – la possible nomination de Jean-Louis Borloo à la tête de Véolia – est au contraire la preuve que s’il existe un « système » mêlant politique, argent et influence, c’est bien le système… Sarkozy. Tout cela pourrait être drôle, prêter à l’ironie, si ce n’était pas aussi grave, si ce n’était pas également le signe d’une perversion de l’esprit républicain à laquelle il faut, en 2012, impérativement mettre fin.

La campagne du candidat sortant s’annonce, à bien des égards, comme une farce. Prenons garde à ce qu’elle ne débouche sur une nouvelle tragédie, que serait sa réélection.

Sarkozy 2007 / Sarkozy 2012 : c’est la même campagne, la même inspiration en tout cas. Mais il y a, entre ces deux rendez-vous, la créativité et l’énergie en moins, un quinquennat de déception en plus. Vous le savez, j’aime la formule de Karl Marx dans son ouvrage sur le 18 Brumaire de Louis Bonaparte où il montre que « la lutte des classes en France créa des circonstances et une situation telles qu’elle permit à un personnage médiocre et grotesque de faire figure de héros » : l’histoire se répète « la première fois comme tragédie, la seconde comme farce ». La campagne du candidat sortant s’annonce, à bien des égards, en effet comme une farce. Prenons garde à ce qu’elle ne débouche sur une nouvelle tragédie, que serait sa réélection. Et pour cela, creusons, avec François Hollande, le sillon d’une campagne de projet pour un nouvel espoir français.

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71 commentaires

  • Marianne dit :

    PEYRELEVADE RÉCIDIVE, AVEC TERRA NOVA:

    On peut dire que l’aptitude à corriger le tir n’est pas la qualité dominante sur le blog de « La refondation du capitalisme », qui, après:
    Cessons de taper sur nos grands groupes industriels !
    affiche aujourd’hui sa note sur le site de Terra Nova, dont il est membre du « Conseil d’orientation scientifique », n’en déplaise à Bangor, Lola, Jonas et les autres, intitulée:
    Politique de la demande, politique de l’offre !

    On est certes heureux d’entendre dire, du bout des lèvres que:
    « Sur les dix dernières années, le coût du travail par unité produite (donc compte tenu de la productivité horaire et du nombre d’heures de travail) a progressé en France à peu près comme dans la moyenne de la zone euro… »
    C’est ce qu’on appelle le coût salarial unitaire (CSU), le seul rendant compte de la « compétitivité ».

    Mais c’est aussitôt pour noyer le poisson par la remarque biaisée (car ne tenant plus compte de la productivité):
    « Le coût horaire de la main d’œuvre en France (33,6 euros) n’est dépassé que par la Belgique. »

    Et c’est surtout pour enchaîner avec une grossière contre-vérité:
    « Il faut que nous retrouvions une trajectoire… où les salaires n’augmentent pas plus vite, et même un peu moins vite, que la productivité, de façon à retrouver des marges pour l’investissement. »
    Or, il y a longtemps que la progression des salaires a décroché de la productivité, comme l’indique la courbe bien connue déjà citée ici:
    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2963
    En dépit des affirmations de J.Peyrelevade, le Graphique 2 comparant l’évolution des salaires nets à celle de la productivité montre les deux courbes étroitement corrélées jusqu’en 79/80, puis celle des salaires décroche définitivement en 1982 et ne reprendra jamais sa pente normale.
    Cette période de retournement, sous le premier mandat de F.Mitterrand, est généralement vue comme s’inscrivant dans la « révolution conservatrice » qui avait été engagée par Thatcher/Reagan dès leur accession au pouvoir (79/80), et conforme à la politique européenne de Jacques Delors (désindexation des salaires dès juin 82).
    Mais elle est aussi concomitante à l’amorce de la croissance exponentielle chinoise que le rapport Schumann sur l’Europe (Etat de l’Union 2010) fait débuter en 1981, avant que le passage du GATT à l’OMC lui donne sa pleine mesure.
    Cette déflation salariale, qui s’est ensuite poursuivie sous le nom de déflation compétitive, a donc vu la mise en concurrence des travailleurs français avec les travailleurs d’autres pays dont le niveau de salaires était incomparablement plus bas. Certes, une hausse de la productivité a eu lieu dans ces pays émergents, notamment sous l’impact du flux d’investissement direct étranger. Cependant, cette progression ne s’est nullement accompagnée d’une progression équivalente des salaires.
    Un rapport fait pour le Sénat français a évalué cet avantage « compétitif » tout en tenant compte de la moindre productivité:
    Pour les secteurs exportateurs de l’industrie chinoise (et non dans son ensemble), le coût salarial unitaire est compris entre 23 et 33% de celui de la France (un avantage compétitif d’un facteur 4 à 3). Pour les nouveaux entrants de l’Union Européenne, cet avantage compétitif est un facteur 2 dans les branches exportatrices où les investissements ont été les plus importants.

    Que l’Allemagne et quelques autres aient eu à en pâtir au point de mettre en oeuvre des politiques salariales encore plus restrictives, voilà qui pose le problème de l’Europe et du rôle des institutions européennes dans le processus de globalisation: L’Europe n’a ni protégé les salariés des pays occidentaux, ni apporté une convergence sociale rapide aux autres, notamment pour les salariés européens nouveaux entrants. Elle a conduit, au contraire, à un nivellement par le bas toujours plus poussé, pour le plus grand profit, bien entendu, des grandes entreprises présentes sur les deux tableaux.
    Derrière les discours sur « la contrainte extérieure », puis sur « la solidarité européenne » se cache en fait la perspective de revenir sur tous les acquis de l’après guerre. C’est une régression que nous vivons en France depuis 1982 !

    Quant à la suite, visant à expliquer la « stratégie » annoncée:
    « Il est urgent de s’éloigner de la logique du low cost et de redéfinir la gamme des produits fabriqués par la France »,
    ce serait à mourir de rire si ce n’était si grave:
     » Les raisons principales de notre malheur sont qu’à part quelques trop rares filières d’excellence… nous n’avons plus de produits à proposer sur le marché mondial… Là où nous sommes gravement défaillants, c’est dans la recherche industrielle privée, dans les entreprises, appliquée notamment aux secteurs technologiques d’avenir… »
    Quels sont donc ces « secteurs technologiques d’avenir… où nous sommes gravement défaillants… dans la recherche industrielle privée » ?
    L’aeronautique, le spatial, l’electronique, les communications, l’industrie de défense ?
    Voir précisément la dernière charette de privatisations Jospin / Strauss-Kahn, pour 31 milliards d’actifs, sans parler des trois précédentes (Chirac, Balladur, Juppé). Indépendamment des groupes financiers qui y figurent et dont les bénéfices au sein du CAC 40 (65 milliards) font aujourd’hui cruellement défaut dans les recettes de l’Etat (Le Crédit Lyonnais, Le GAN, Le CIC, L’UIC, CNP, La Société Marseillaise de Crédit et Les autoroutes du Sud de la France), on y relève notamment:

    L’Aerospatiale
    Dassault
    EADS
    La SFP
    TDF
    Thomson-CSF
    Thomson Multimédia
    France Telecom
    Air France
    +
    Changement de statut d’EDF
    Filialisation des opérateurs dans le rail

    A qui donc doit-on leurs revers depuis que ces industries ont été privatisées ? Au groupe allemand à qui l’on a offert le programme Airbus sur un plateau pour qu’il en fasse le pataquès de l’A 380 ?
    Aux clients potentiels du Rafale qui ont mis trente ans à se manifester, jusqu’en cette veille opportune de nos élections présidentielles ?
    Au retournement du marché des telecoms, lorsque Michel Bon à peine en charge de France Telecom privatisée prit le plus monumental bouillon que l’entreprise ait connu ?

    Et à qui devait-on les développements et les succès originels, adossés à la prise de risque que permettait l’Etat ?
    A Sud-aviation, puis Aerospatiale, qui conçurent Caravelle puis Concorde et Airbus (malgré les dénigrements rétrodictifs lus ici : Concorde, un echec total!)
    Au CNES et à la DGA, qui mirent sur pied l’infrastructure de lanceurs civils et militaires permettant à la SFP de se développer.
    A la nationalisation de Thomson (-Brandt et -CSF) qui sépara les activités civiles (Multimedia) et militaires (aujourd’hui Thales) en les développant avec succès, malgré les dénigrements (Juppé: T-Multimedia, ça ne vaut rien!)
    Au CNET, aujourd’hui disparu, qui permit la modernisation et le développement des telecoms en France et conçut un ancêtre d’Internet avec le Minitel…

    On ne peut pas dire que la privatisation (pour une bouchée de pain) de nos grands groupes, dans les industries d’avenir, aura consacré l’efficacité du secteur privé en la matière !
    En revanche, les délocalisations en Chine de la production (EADS)… et de la R&D (Alcatel) battent leur plein !

    Conclusion: pour produire national (comme s’évertuent maintenant à le seriner Bayrou et Peyrelevade), il ne fallait pas honnir les entreprises nationalisées, applaudir les privatisations, et continuer de bénir inconditionnellement la concurrence « parfaitement faussée » de la globalisation !

  • xavier de villebrun dit :

    On comprend bien l’abstention du P.S.sur le texte concernant la Grèce: il ne pouvait l’approuver à cause de ses nombreux défauts et ,en même temps,on ne pouvait priver la Grèce d’un ballon d’oxygène,donc,il fallait s’abstenir.Point barre…
    A ceux qui ont la mémoire courte,on peut rappeler qu’en 1972, le P.S. préconisa l’abstention au référendum sur l’entrée de l’Angleterre dans l’Europe alors qu’il était pour parce que Pompidou voulait opposer P.S.et P.C.F.sur ce sujet et en tirer profit sur le plan électoral;évidemment,le P.S. fut très critiqué à l’époque! Maintenant,tout le monde se fout de cette affaire et même on regretterait plutôt que l’Angleterre soit dans l’Union européenne!!!

  • Jeanine dit :

    Tout sur le patrimoine de Hollande:
    http://www.lexpress.fr/actualite/patrimoine-de-francois-hollande-d-un-couple-a-l-autre_1084958.html

    Un appart à 3000 euros de loyer par mois!!!
    Ben dis donc. Pour qui on est riche à 4000 euros par mois, il ne s’emmerde pas Flamby!
    Sans parler la villa de Mougins, plus le reste.
    Je suis écoeurée.

    • Pablo dit :

      Je trouve que c’est un bel exemple de transparence.

    • Sagone dit :

      Ne soyez pas ecoeurée Jeannine de toute façon vous n’allez pas voter pour F Hollande que je sache?

      Je crois savoir que vous êtes Sarkoziste ça vous regarde,

      Pensez vous que la villa louée dans le 16 eme par Mme Sarkozy a un loyer inferieur a celui de F Hollande? Je ne le crois pas.

      alors fichez nous la paix avec vos commentaires a 3 balles.

    • Jonas dit :

      Pourtant, le patrimoine de Sarkozy fait le double de celui d’Hollande, idem pour les revenus. Hollande a communiqué les impôts qu’il payait, et pas Sarkozy. Enfin, Sarkozy est assujetti à l’ISF alors que Sarkozy ne l’est pas :
      http://www.bfmtv.com/#!les-revenus-de-francois-hollande-et-de-nicolas-actu23745.html

      • Jonas dit :

        Correction Sarkozy est assujetti à l’ISF alors que HOLLANDE ne l’est pas

        • Flamby or not Flamby dit :

          La seule différence, qui apparemment vous a échappé, c’est que Sarkozy et la droite en général ne crachent pas sur l’argent. Au contraire il est glorifié et souhaité à tous!
          Alors que ces tartuffes de gauche avec leur candidat Hollande « J’aime pas les riches », eux, crachent dessus et en supprimant les riches rêvent d’un monde de pauvres.
          Le coeur à gauche mais le porte-feuille à droite comme dit l’adage.

          Vous êtes les imbéciles idiots du socialisme.

          • Jonas dit :

            « La seule différence, qui apparemment vous a échappé, c’est que Sarkozy et la droite en général ne crachent pas sur l’argent. Au contraire il est glorifié et souhaité à tous!
            Alors que ces tartuffes de gauche avec leur candidat Hollande « J’aime pas les riches », eux, crachent dessus et en supprimant les riches rêvent d’un monde de pauvres. »

            Vous délirez, jamais la gauche ni Hollande n’ont demandé un « monde de pauvres » et Hollande a bien dit que ce qu’il visait, c’était la richesse insolente et les excès de la finance.

            La gauche est pour une répartition plus juste de la richesse, c’est tout.
            Quand on gagne de l’argent honnêtement, par son travail ou en investissant dans l’économie réelle, c’est très bien. La gauche dit juste qu’alors, on paiera en proportion plus d’impôts que celui qui gagne moins… contrairement à Sarkozy qui n’a cessé de favorisé les plus fortunés, qui n’en avaient pas spécialement besoin et que les largesses de Sarko n’ont pas fait plus contribuer à l’économie.
            Mais l’employé ou l’ouvrier qui travaille dûr pour son salaire ne peut supporter une telle injustice, et je ne peux que le comprendre !

          • Jonas dit :

            Je ne peux que le comprendre, d’autant que je suis moi-même dans la CSP « employé »

      • Jonas dit :

        Correction : Sarkozy est assujetti à l’ISF alors qu’HOLLANDE ne l’est pas.

        Tout est dans le lien.

  • xavier de villebrun dit :

    La position électorale d’un candidat sortant est particulière: par définition,tous les autres candidats ne sont pas ses concurrents, mais ses adversaires,c’est ce qui explique le très mauvais score prévu de Sarko au 2ème tour et sa défaite annoncée. Par contre, grâce au meeting de Marseille,il va prendre des voix à Le Pen et sans doute,au final,être en tête au 1er tour. Giscard ,en 81, était sortant,en tête au 1er tour avec 28% et battu au second!
    En 2007, Sarko était un concurrent comme les autres et ne voulait pas apparaître comme l’héritier de Chirac ,mais comme un homme nouveau et c’est comme tel que les gens l’ont vu!!! Tout ça pour dire qu’il ne faut pas paniquer si,dans les jours à venir,Sarko passe devant Hollande dans les sondages comme c’est prévisible.

    • Pablo dit :

      Ce que je trouve honteux c’est la publication d’une telle conversation privée dans la presse. Que la police procède à des écoutes téléphoniques dans le cadre d’une enquête et que la justice s’en serve au moment de l’instruction, soit, mais ça n’a pas être diffusé.

    • Sagone dit :

      J’ai quand même quelques doutes sur cette conversation…

      Mais si elle est vrai je suis d’accord avec Pablo.

      mais dites moi Jeannine ça devient vraiment une obsession pour vous de relever tout ce que font ou disent les socialistes, n’avez vous rien d’autre a faire,

      L’obsession ça peut être grave..le savez vous?

    • seb dit :

      A JEANINE,

      Pourquoi ne pas parler d’actes plutôt que de chercher à faire une campagne caniveau dans l’espoir de « démonter » M. HOLLANDE ?

      Je vous trouverais beaucoup plus crédible si vous dénonciez la « farce » qu’on nous a fait hier soir ! La politique de l’autruche semble être la politique phare du PS en matière européenne comme le prouve – une fois de plus – l’abstention sur le Mécanisme Européen de Stabilité.

      En effet, l’abstention n’a rien de « réorientatoire » ou de « dynamique » ! L’abstention c’est le choix de laisser les autres disposer de soi, un veto contre sa propre liberté d’expression.

      Pire encore, le TSCG – traité décrié par M. HOLLANDE – ne nécessite pas le concours de la France. Il peut être ratifié sans elle…Mais ce faisant, la France serait affaiblie au plan européen, donc il va sans dire que M. HOLLANDE, malgré ses belles paroles, votera sans baraguiner ce traité.

      En votant contre le MES – temporairement au moins – le PS aurait été beaucoup plus cohérent. En effet, pour être ratifié, le MES nécessite un quorum de 95% de ses signataires. La France représentant 20,4% de ceux ci. Autrement dit…M. HOLLANDE aurait pu conditionner le ralliement du PS au MES…En contrepartie d’une orientation nouvelle su le TSCG.

      Le fait de préférer l’abstention, qui parait à l’évidence être contre son intérêt direct, montre l’hypocrisie du candidat HOLLANDE sur l’Europe, puisqu’il prétend orienter la construction européenne en se privant des marges qui sont les siennes ! Sauf à chercher à se trouver des excuses pour plus tard, le choix abstentionniste s’explique donc par la volonté de M. HOLLANDE de fourvoyer les Français sur l’Europe, en prétendant réaliser une réorientation à laquelle il ne croit finalement guère, comme le prouve ce vote pour le moins critiquable !

      Voter contre le MES – temporairement – n’aurait pas mis en péril l’idée que le PS (et cela bien que cela contrevienne aux traités en vigueur, tous signés par le PS !) est favorable à la mise en place d’un fond européen plus performant (en théorie)

      En effet, le MES n’entrera en vigueur qu’en 2013…Et non en 2012, puisque les Etats ne sont pas habilités à anticiper les traités pas plus que les lois d’ailleurs ! Une loi peut être, éventuellement, rétroactive…Elle ne peut, en revanche, entrée en vigueur avant le vote des parlementaires ! Il en va de même pour les traités !

      Et…S’agissant de la Grèce, le MES ne lui apporte rien, puisque l’accord obtenu récemment, qui va encore plus saigner le pays, vaut pour le FESF !

      J’ajoute que, prétendre que l’abstention sur le MES signifie « nous ne sommes pas pour l’austérité » est pour le moins étonnant ! Le MES institutionnalisant la mise au rancard du Parlement ! Et donnant aux décisions de la « troika » une primauté sur toute solution « extérieure » ou différente !

      Aux vues des superbes résultats obtenues par icelle…On peut s’interroger sur le degré de naiveté ou d’hypocrisie du PS en la matière !

      On a pu avoir, hier, un petit aperçu des « conditions » offertes aux Grecs pour souscrire au MES ! Cela même avant l’entrée du TSCG !

      **Pour commencer, il va de soi – c’est presque une condition au prêt ! – que les deux partis actuellement au pouvoir (PASOK et Nouvelle Démocratie) le seront de toute façon encore après les prochaines élections et que donc leur engagement à ne rien changer au plan établi ce jour fait partie du plan lui-même (“the provision of assurances by the leaders of the two coalition parties regarding the implementation of the programme beyond the forthcoming general elections”).

      On ne saurait dire plus clairement à quel point les mécanismes démocratiques classiques sont suspendus sine die en Grèce ! Il n’y a même plus de débat à avoir. “There is no alternative”, voilà ce qu’on devrait graver sur tous les frontons de tous les Parlements d’Europe !

      **Ensuite, une terrible formulation qui signifie clairement que les membres de l’Eurogroupe savent bien que les citoyens grecs souffrent déjà beaucoup, mais qu’ils vont souffrir encore plus! “The Eurogroup is fully aware of the significant efforts already made by the Greek citizens, but also underlines that further major efforts by the Greek society are needed to return the economy to a sustainable growth path.”

      Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’aspect moralisateur de la crise en cours n’a pas fini de jouer. Traduction en français (un peu) vulgaire : “On sait que vous en avez déjà un peu chié hein, les buveurs d’ouzo, mais vous n’avez encore rien vu, bande de fainéants, au boulot et vite, bande de nazes!”

      **Une mise en tutelle, cela va de soi : sous la rubrique élégante de “a further strengthening of Greece’s institutional capacity”. Ce terme, qui dit exactement le contraire de ce qu’il prétend dire, revient à encourager la présence permanente à Athènes d’une mission de la Commission européenne. Elle surveillera toute la mise en œuvre des mesures exigées par la “troïka” (“Task Force for Greece, in particular through an enhanced and permanent presence on the ground in Greece, in order to bolster its capacity to provide and coordinate technical assistance”).

      En clair, les institutions grecques ne décideront plus de rien, sauf formellement – ce qui revient bien sûr à les renforcer. C’est du pur Orwell! En d’autres temps, on appelait cela un proconsulat, un protectorat, ou l’aide internationaliste des pays-frères. Cela manque toutefois encore à mon goût un peu de style dans la mesure où on n’a pas encore nommé un “Haut-Commissaire à la Grèce”, ou un “Résident Général”, ou un “Gouverneur”.

      **Pour finir, deux dispositions clairement vexatoires : une mesure technique visant à faire en sorte qu’en pratique les impôts récoltés aillent en priorité au service de la dette (“a mechanism that allows better tracing and monitoring of the official borrowing and internally-generated funds destined to service Greece’s debt by, under monitoring of the troika, paying an amount corresponding to the coming quarter’s debt service directly to a segregated account of Greece’s paying agent”), et une réforme constitutionnelle à adopter dans les deux mois donnant priorité au remboursement de la dette (“Finally, the Eurogroup in this context welcomes the intention of the Greek authorities to introduce over the next two months in the Greek legal framework a provision ensuring that priority is granted to debt servicing payments. This provision will be introduced in the Greek constitution as soon as possible.” –

      En pratique, cette idée que le remboursement de la dette passe avant toute autre dépense publique est effrayante.

      Le reste du communiqué énonce les dispositions proprement financières du plan (rôle du secteur privé, de la BCE, des Etats membres, etc.) en donnant l’image d’efforts faits par les créanciers. Il réaffirme le but selon lequel la Grèce devrait atteindre un rapport dette publique sur PIB de 120,5% (sic) à l’horizon 2020, si tout se déroule comme prévu… (ce dont tous les économistes qui s’expriment sur le sujet doutent par ailleurs).

      Fermez les yeux…Prenez le traité de Versailles, et le diktat imposé au Peuple Allemand. On y est.

      Où est, dites moi, la « solidarité » tant prêchée ?

      • lola dit :

        @ seb Bonne (et longue !) analyse ,comme d’habitude ;mais la présidentielle ,c’est plié ;à l’évidence?

      • lola dit :

        @seb il est bon aussi que vs ayez rappelé les « suites » du MES ,de façon aussi claire ;le commentaire de Ayrault était bien »notre abstention est dynamique et offensive  » ??

  • ANCKAERT Marc dit :

    Il faudra bien un jour dire à Sarkozy que la gesticulation et l’invective ne rendent pas crédible.
    Et les commentateurs qui se cachent derrière des pseudo farfelus ne le sont pas non plus. Ceci pour le rigolo irresponsable nommé Flanby.
    A bon entendeur salut

  • Flamby or not Flamby dit :

    En Chine, Fabius ne fait pas recette.
    L’ancien Premier ministre français a écourté sa visite en Chine où il n’a été reçu par aucun des hauts dirigeants en tant que représentant du candidat socialiste à la présidentielle François Hollande, indique son entourage. Arrivé lundi en mi-journée à Pékin, Laurent Fabius est reparti ce mardi en milieu d’après-midi pour Tokyo au lieu de mercredi matin, annulant une conférence de presse prévue en soirée.

    Bande de rigolos irresponsables.

    • lilide france dit :

      allez ouste .. les chinois se rappelle du sang contaminé ..l rambo warrior ..ect ect …

      • Sagone dit :

        Quand allez vous arreter de déverser autant de bétises sur ce blog? Ayez d’avantage d’armuments politiques.

        et comparons programme contre programme.Je crois vous l’avoir déja écrit,

    • Jeanine dit :

      La vraie « farce » c’est ces deux voyages avortés aux USA et en Chine!

      Si par malheur les socialauds devaient arriver au pouvoir, ce serait la honte pour nous Français d’être méprisés de la sorte de la faute de ces branquignols.
      Personne ne les prend au sérieux de par le monde. Des charlots je vous dis.

      • Pascal dit :

        la vrai farce c’est le petit nicolas argumentant que l’idée même de boolo chez véolia était une ineptie alors que l’on sait maintenant que c’était fait à 80%. pris en flagrant délit de mensonge cette histoire va le poursuivre jusqu’au bout..a toujours vouloir placer ses amis et si sûr de lui qu’il ne s’est même pas rendu compte de l’énormité de sa connerie.

        • Sagone dit :

          Mais oui! Pascal !! Maintenant je comprends mieux le brusque désistement de Borloo de la course a la présidentielle, même ses plus proche amis étaient stupefaits de sa décision.

          Nous avons la réponse, il était prévu pour présider véolia. Quelle bande de charlots.

      • Sagone dit :

        Mais Jeanine la plus grande honte de ma vie a été lorsce que

        Le Président Sarkozy a dit a un quidam « casse toi pove con » et que ces images ont fait le tour du monde.

        La oui !! J’ai vraiment eu honte, maintenant je dirais au début sa choque et on a honte après on s’habitue….

        Les socialistes n’ont jamais tenu de tels propos, alors il n’y a vraiment pas de quoi avoir honte.

        • Jeanine dit :

          Moi, à un mec qui me dit, alors que je lui tend la main amicalement, « me touche pas, tu vas me salir » en tutoyant LE président de la république, je lui mets MON POINT DANS LA GUEULE!
          La « conversation » était censée être « privée ». Si on la connait c’est qu’elle a été enregistrée à distance par un micro spécial.

          • Jeanine dit :

            Désolée. Je voulais écrire « mon POING dans sa gueule de pauvre con de taré »
            Voilà c’est dit.

          • Pablo dit :

            Sarkozy tutoie tout le monde. La scène se passait au Salon de l’Agriculture avec des caméra et des micros partout, ça n’avait rien de privé.

            J’ajoute que si le quidam lambda insulte le Président de la République ou un Ministre, ça peut lui couter très cher (amende, prison).

            Mais l’inverse n’est pas vrai si le PDR vous insulte (on peut pas le conduire devant un tribunal).

        • Jeanine dit :

          Et Frèche avec ses « sous-hommes » c’était pas honteux. Il n’était pas socialiste? Vous l’avez exclu.

          • Sagone dit :

            Je n’excuse pas les propos de Frêche loin de moi cette idée , mais il n’était pas président de la République.

            Ce président m’a fait honte , et vivement qu’on s’en débarasse…

        • Jeanine dit :

          Et DSK? Il ne te fait pas honte ce gros porc?

  • Flamby or not Flamby dit :

    Voilà ce que fait la jeunesse à Hollande et au PS:
    http://www.atlantico.fr/atlantico-light/tract-officiel-brochure-francois-hollande-enfant-doigts-honneur-292929.html
    Pas si fous les jeunes. Ils ont compris que vos propositions étaient complètement bidon!

  • lola dit :

    le meeting de marseille a montré un N.S.d’une violence extrême ,prêt à tout ;un numéro d’acteur qui tient de la gesticulation mais qui semble produire une fascination sur son auditoire ,autant que sur Carla !!!mon dieu ,quel homme!! ;flatterie,démagogie ; quelle réplique ,en face ? quelle stratégie?

    • lilide france dit :

      parce que celui du bourget avec hollande n »était pas violent !!!! .. il a démoli ..regardez vous dans la glace .. balayez devant votre porte !!
      reprenez son discours !!!ah oui avec un autre ton bien sûr ..mais c’était bien pire !!

      • Sagone dit :

        LILI

        vous ne pouvez pas qu’en même pas comparer F Hiollande a N Sarkozy.

        le niveau de F Hollande est nettemùent supérieur et d’une autre suptilité..

  • seb dit :

    Quelques remarques (en espérant que mon commentaire passera) :

    **Je n’ai pas regardé le meeting de M. SARKOZY. Je n’ai pris connaissance de ses propositions – si l’on peut dire – qu’en feuilletant la presse. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le président sortant (qui à preuve du contraire n’est même pas candidat de son parti puisque les militants ne l’ont pas adoubé dixit les statuts !) nage dans le classique et révise ses gammes. On reprend donc les plats de 2007 en espérant que leur magie opérera encore. Rien n’est moins sur…Cependant. Car un candidat se mesure en fonction certes de ses propositions, de son projet, de sa vision…Mais aussi en fonction de sa personnalité, de sa cohérence et de sa crédibilité. Or, en la matière, le Président sortant manque singulièrement d’atouts.

    **Prenons le référendum…M. SARKOZY souhaite l’utiliser pour, dit il, «résoudre les grandes questions qui se posent à la société française.» Depuis une réforme constitutionnelle des années 1990, il est effectivement possible d’utiliser le référendum à cette fin. Aucun pouvoir politique ne s’y est pourtant risqué. Le seul référendum organisé depuis est bien sûr celui, tout à fait classique dans son objet institutionnel, du 29 mai 2005 sur le TCE, et l’on sait comment cela a fini : le peuple souverain a “tranché” (pour user du mot de N. SARKOZY) nettement contre le TCE, et…N. SARKOZY n’a pas respecté sa volonté en lui resservant le même plat à peine tiède dans d’autres assiettes (Traité de Lisbonne) deux ans plus tard.

    Il me semble par ailleurs que des syndicalistes avaient demandé, par pétition, l’organisation d’un référendum sur la privatisation partielle de la Poste. Ils ont été bien sûr entendus comme chaque électeur le sait pour avoir été dûment invité à voter pour cette consultation il y a peu ! Bref, le moins que l’on puisse dire, c’est que le référendum est un joyeux pétard mouillé. Si le Président de la République tient pour une opinion sur la question qu’il fait poser au peuple Français, il ne peut qu’être le vainqueur ou le perdant de la consultation. Soit c’est un plébiscite, soit c’est un désaveu. Or, qui peut imaginer un instant que, sur les deux sujets évoqués (droit/devoir des chômeurs à une formation, mécanisme judiciaire des expulsions d’étrangers), un N. SARKOZY réélu n’ait pas d’opinion ? Qui peut imaginer ensuite qu’il se soumette par deux fois à la possibilité d’un désaveu des Français? Défait, il pourra, certes, ne pas démissionner, se référant plutôt à J. Chirac en 2005, qu’à De Gaulle en 1969, mais il finira à petite vitesse son mandat.

    Les objets des deux référendums éventuels sont assez peu définis à ce stade. Déranger les citoyens pour modifier la répartition des tâches entre justice administrative et justice ordinaire ne me parait pas très mobilisateur en soi. Tant qu’à faire dans le brutal à visée xénophobe, il aurait fallu trouver quelque chose de plus croustillant – la suppression de toute possibilité d’acquisition de la nationalité française par mariage ?

    Pour ce qui est de la proposition sur le droit/devoir de formation des chômeurs, cela parait d’un tel flou à en juger les déclarations des uns et des autres qu’on se demande bien à quoi cela peut servir. Surtout, rien n’interdisait en cinq ans à la majorité de revoir de fond en comble ce domaine de la formation des chômeurs – qui, effectivement, fonctionne bien mal. Là encore, en matière sociale, il fallait faire dans le brutal, par exemple avec la suppression pure et simple de tout fonctionnement paritaire en matière sociale en visant la “mort” des syndicats, ou la suppression “à l’allemande” de la distinction chômeurs/assistés, avec pourquoi pas une allocation unique à hauteur d’un RSA socle. Cela peut encore venir. Patience.

    **La “dose de proportionnelle” à introduire dans le droit électoral pour la Chambre des députés, est du même acabit. Là encore, rien n’interdisait de le faire : la loi électorale, pourvu qu’elle respecte les principes constitutionnels d’égalité des citoyens devant le suffrage, reste à l’entière disposition de la majorité parlementaire de l’heure.

    En plus, la seule grande réforme d’un mode de scrutin sous cette mandature (2007-2012) est allée au contraire vers un renforcement du poids du scrutin majoritaire à deux tours dans les équilibres généraux du système politique français. En effet, si tout se passe comme prévu par l’actuelle majorité parlementaire, en 2014, les conseillers territoriaux (remplaçant les conseillers généraux des départements et régionaux des régions) devraient être élus par un scrutin uninominal à deux tours… avec en prime un relèvement du seuil à 12,5% des inscrits pour se maintenir au second tour (afin de supprimer les possibilités de triangulaire). Autrement dit, la majorité actuelle n’a pas hésité à supprimer une bonne dose de proportionnelle… ce qui correspond d’ailleurs à ses intérêts de boutique. Bref, cette dose de proportionnelle sera oubliée à n’en point douter dans les tiroirs dès que l’élection de N. SARKOZY sera acquise !

    **Reste, maintenant, que le PS, s’il peut tâcler l’incohérence, le manque de crédit – et par là même les mensonges – du président sortant (qui parle au nom de son parti sans mandat pour le faire, on ne saurait l’oublier)…N’est pas forcément très qualifié pour apparaître sous un angle plus élogieux.

    M. HOLLANDE n’a pas de bilan, en tant que Président, mais il en a un en tant que chef de parti. Et son bilan, dans cette fonction, peut se révéler aussi boomerang aux yeux des Français…Que le bilan présidentiel pour M. SARKOZY.

    M. HOLLANDE n’a pas plus respecté les Français – et les militants du PS – que M. SARKOZY en passant outre, et la promesse de la candidate du PS (Mme ROYAL avait promis un référendum sur le futur traité européen) et le vote du Congrès ! (Qui prévoyait aussi un référendum sur tout texte destiné à remplacer le TCE)

    M. HOLLANDE s’apprête, comme ses collègues députés, à voter demain un dispositif européen jugé inefficace par nombre d’observateurs, et qui – de l’aveu même desdits observateurs et d’un député européen comme M. LAMASSOURE – vise explicitement à donner satisfaction à Mme MERKEL !
    http://www.alainlamassoure.eu/2012/02/interview-publiee-sur-le-site-mediapart-fr-le-8-fevrier-2012/

    Mieux encore, ce dispositif échappera totalement au contrôle parlementaire ou/et judiciaire ! Manifestement, M. SARKOZY cherchant à passer outre les corps intermédiaires c’est mal…Mais des « Gouverneurs » agissant de même – le tout sans mandat démocratique ou/et engagement de responsabilité devant le Parlement – c’est forcément formidable, n’est ce pas ?
    http://www.bastamag.net/article2142.html

    Si M. SARKOZY est le roi des menteurs, M. HOLLANDE est celui des non dits. Dommage…!

  • Léon_Botia dit :

    C’est assez pénible de voir les réactions de la cellule riposte de l’UMP quand on sait qu’il n’ont même pas le courage d’accepter un commentaire contradictoire sur leur site.

    Ils sont tout aussi petits que leur chef (je parle de l’esprit, le physique je ne critique jamais)

    C’est vrai que l’UMP risque de s’énerver. Ils ont beau rentrer à fond dans la campagne, les sondages patinent. Certes en récupérant les voix de 2 candidats qui se retirent et un petit point chez Marine le Pen il progresse légèrement au premier tour mais rien ne change au second. C’est normal puisqu’il ne prend que dans son camp. Les conseillers sont inquiets.

    Restons quand même sur nos gardes, rien n’est encore gagné.

    • LIBERTE 2012 dit :

      Ne vous inquitez pas, ils n’ont que l’insulte (dans ce domaine je sais faire aussi s’il le faut)
      Plus le temps passe, plus on voit Sarkosy d’étioler, il est pret à acheter les concurrents ou ceux qui peuvent être contre lui.Il est sur la fin, l’agonie, ses cris ne changeront rien, il va être délocalisé, c’est un futur SDF et son passé va le rejoindre, n’est ce pas mon petit Nicolas, on t’attend cher ami.ONE

  • xavier de villebrun dit :

    J’ai toujours été surpris que beaucoup de Français(même de gauche!)soient impressionnés,fascinés voire tétanisés par Sarko. C’est un homme d’une telle médiocrité et d’une telle vulgarité sans aucune envergure qu’on se demande comment les gens de la droite traditionnelle peuvent le soutenir: il est vrai qu’on ne leur a pas laissé le choix. Mais c’est aussi un « mafieux »(comme dit Cohn-Bendit)à tel point qu’on peut se demander ce qu’il fera,s’il est battu,entre le 6 mai et la passation de pouvoir : il faut s’attendre au pire,c’est plus prudent…Enfin, le comparer à Napoléon III n’est pas très flatteur pour l’empereur!!!

  • Justin Savignac dit :

    Certains commentaires sont tout à fait dignes du candidat-président sortant, tant ils sont agressifs,vulgaires, indigents.
    Cela sans doute pour éviter de parler d’un Président sortant qui met en avant le référendum comme outil démocratique, la mise en cause des corps intermédiaires (en prenant soin de ne pas les citer nommément), la nécessité d’un lien direct avec le Peuple, en ayant pris le soin de considérablement renforcer le contrôle des médias, de la police, de la justice, je n’ose ajouter de l’armée, bien que la présence de Longuet au passé d’extrême droite à sa tête ne soit pas de nature à me rassurer.
    Nous serions sur un autre continent et dans un autre pays que la France je prendrai mes précautions tant ces dispositions sont les prémices d’un régime totalitaire.
    Les personnages qui entourent le président sortant – Guéant, Buisson, Longuet, Mignon, Hortefeux, Copé,…- sont à l’unissons de cette droite à la lisière de l’extrême droite, sans compter les collaborateurs opportunistes type Besson.
    Pierre Moscovici, à qui je veux témoigner ici mon respect et mon amitié pour sa façon de mener cette campagne avec honnêteté et courage, a bien raison de nous mettre en garde qu’elle ne débouche sur une tragédie dont aurions beaucoup de mal à nous relever.
    C’est une raison supplémentaire pour s’engager sans réserves pour que François Hollande soit notre prochain président de la République.

  • Bloggy Bag dit :

    Et quand à présenter un tableau de Napoleon III « le petit », on peut aller jusqu’à Sedan vu le désastre : http://wordpress.bloggy-bag.fr/2011/06/04/une-vision-social-democrate-pour-la-politique-etrangere-de-la-france/

  • arbre-droit dit :

    « Je ne mentirais pas aux français » lança t-il du haut de son estrade lors de ce 1er meeting….1er mensonge.

  • arbre-droit dit :

    Vu les 7 commentaires précédent, Mr Moscovici, j’ai comme l’impression que par votre article, vous avez énervé la « cellule riposte » de l’UMP. Un vrai tir groupé!

  • Roman dit :

    Il est plus dangereux que jamais en se posant en protecteur du peuple ainsi qu’en jouant sur la personnalisation de la fonction présidentielle.
    Si la vérité devait l’emporter sur le charisme ça se saurait, je suis inquiet pour le futur de mon pays.

    Ici votre maxime de Talleyrand ne marchera pas car Sarkozy se contemple mais ne se compare pas.

  • Tom dit :

    Sarkozy a beaucoup de culot d’insulté Hollande de menteur. D’une part, car Hollande n’est encore que candidat, il n’a même pas encore agit. D’autre part, car Sarkozy a lui, c’est un fait, beaucoup menti, comme l’a dit Hollande de manière moins insultante ; « Sarkozy n’a pas respecté ses engagements de 2007 « 

  • seb dit :

    Avant toute chose…Pourquoi avoir « censuré » mon adresse IP ? J’ai essayé plusieurs fois de laisser un commentaire mais sans succès.

    En quoi ai je contrevenu à la politique du blog ?

  • nanie dit :

    balayez devant la porte socialiste ..cette gauche qui pue et qui n’arrete de faire de l’anti sarkozy ..vous etes aigrie mr moscovici .. pauvre député !! j’espère que vous allez perdre !!

    • Bloggy Bag dit :

      il vous reste alors plus d’espoir que sarkozy lui même n’en n’a !

    • LIBERTE 2012 dit :

      Nanie désolé de vous decevoir Sarko n’est déjà plus, il vocifere, fait appel au peuple alors qu’il le méprise.On sent qu’il est faillitaire,il vva déposer le bilan et ce sont ses dernieres attaques , ses dernieres bassesses, son dernier mépris.Il est déjà mort, il bouge encore mais ce sont les spasmes de fin de vie.Son compte est prêt, pas bon.L’heure du chatiment, plus de protectorat.
      On l’attend ONE

      • nanie dit :

        pliée de rire de vous lire liberté chérie …mdrrr .et remdrrr.. il est 3 points de votre bouffon .. il va déposer son bilan ..vous n’avez pas les yeux en face des trous .. vous avez la même façon de vous exprimer que votre député ici …allez je vous laisse dans vos rêves …

        • Pablo dit :

          Wouah Mamie joue la djeunns, lol, mdr, ptdr… ouais tu peux repartir tes analyses de hautes voltiges ne nous manqueront pas.

        • LIBERTE 2012 dit :

          Nanie votre Président est attendu pour son destin.Il va juste payer l’addition de sa trahison.il a trahit la France, prêt à coucher avec la boscherie!!!!Il a vendu son pays alors la copulation avec la Germanie, on va lui rappeler ce que csont les collabos!!!

    • Bloggy Bag dit :

      Il semblerait que vous souhaitiez que le parquet l’inculpe, ce qui est loin d’être gagné vu le temps qu’ils ont mis à l’auditionner.

  • Footnote dit :

     » Une sorte de lassitude plombait l’ambiance, un doute planait sur la salle.
    L’impression, d’abord, était mitigée, ou floue.
    Je n’ai jamais été un supporter de Nicolas Sarkozy, j’ai toujours été allergique à son style, gêné par sa façon d’être, bref il ne m’a jamais fasciné…(on l’espère bien!)  »

    ET C’EST AVEC CE GENRE D’ARGUMENT QUE VOUS COMPTEZ CONTINUER DE MENER CAMPAGNE, M. MOSCOVICI ?

    Quant au dernier « buzz » du jour – la possible nomination de Jean-Louis Borloo à la tête de Véolia – on croyait que ce n’était pas un problème depuis la harangue de Hollande à l’assemblée à propos de Suez-GDF: tout celà devait, on l’a bien entendu, être renationalisé dès le PS au pouvoir…
    En voilà une proposition qu’elle est bonne ! (Dommage, ça c’est Coluche…)
    Pour le budget, aucune inquiétude (cf billet précédent):

    AUX OBJECTEURS … SUR LES RENATIONALISATIONS :
    « soit on veut racheter les parts et y’a pas le budget pour ça, soit on reprend gratuitement les parts vendues et ça s’appelle simplement du vol. »

    Il existe bien d’autres solutions:

    EX: on indemnise le prix d’achat originel, avec ses intérêts tenant compte de l’inflation…
    Ça représente très peu et c’est encore un cadeau, qui laisse aux actionnaires actuels l’essentiel de leur manip gagnante: le total des dividendes depuis leur acquisition !
    Bien entendu, en cas d’acquisition par l’Etat, les dividendes actuels viendraient s’ajouter aux milliards de bénéfices déjà évoqués… Ces dividendes versés par les grands groupes sont bien supérieurs à leurs investissements !
    Et Hollande nous dit qu’il n’y aurait plus d’argent… qu’il ne pas promettre plus ! Allons, allons, un peu d’imagination…et de bonne volonté !
    Pour toutes les nationalisations de Mitterrand, on avait indemnisé les actionnaires en bons du Trésor à terme. Ce serait une excellente chose par les temps qui courrent: cela ferait peut-être réfléchir les financiers détenteurs sur toute spéculation concernant la dette…allant contre leurs intérêts !

    • Bangor dit :

      « on indemnise le prix d’achat originel, avec ses intérêts tenant compte de l’inflation…
      Ça représente très peu »

      Ah oui ? Et dans votre esprit, cela représente combien ? Avez-vous une idée du coût ?
      Indépendemment du prix, il n’y a aucun intérêt à renationaliser GDF.

    • Bangor dit :

      Il y a un problème Kucheida, c’est évident, et le PS devrait se désolidariser. Solférino ne peut pas ignorer les turpitudes de Soginorpa.

  • Flamby or not Flamby dit :

    Parlez nous plutôt du piteux voyage avorté de Hollande aux USA.
    Non? Bon…

    • Bloggy Bag dit :

      Les USA sont les amis de sarkozy l’américain, pas des Français. Il semblerait même que Facebook y soit aller de son petit coup de pouce pour essayer de faire un peu reluire l’aspect mité de la com’ sarkozyste.
      Après les officines médiatiques du genre d’atlantico, l’ump en est à sous-traiter à une société étrangère sa campagne.

      La politique économique à Berlin, la com’ à Palo Alto, l’armée sous le contrôle de l’OTAN, et les affaires étrangères à Carlitta peut-être.

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