15 réflexions au sujet de « Pierre Moscovici invité de Canal+ »

  1. @ Nicolas (Nantes), et aussi à l’autre… SUR LES RENATIONALISATIONS :
    « soit on veut racheter les parts et y’a pas le budget pour ça, soit on reprend gratuitement les parts vendues et ça s’appelle simplement du vol. »
    Il existe bien d’autres solutions:

    EX: on indemnise le prix d’achat originel, avec ses intérêts tenant compte de l’inflation…
    Ça représente très peu et c’est encore un cadeau, qui laisse aux actionnaires actuels l’essentiel de leur manip gagnante: le total des dividendes depuis leur acquisition !
    Bien entendu, en cas d’acquisition par l’Etat, les dividendes actuels viendraient s’ajouter aux milliards de bénéfices déjà évoqués… Ces dividendes versés par les grands groupes sont bien supérieurs à leurs investissements !
    Et Hollande nous dit qu’il n’y aurait plus d’argent… qu’il ne pas promettre plus ! Allons, allons, un peu d’imagination…et de bonne volonté !
    Pour toutes les nationalisations de Mitterrand, on avait indemnisé les actionnaires en bons du Trésor à terme. Ce serait une excellente chose par les temps qui courrent: cela ferait peut-être réfléchir les financiers détenteurs sur toute spéculation concernant la dette…allant contre leurs intérêts !

  2. Sarkozy n’est pas malin…
    Après les déclarations de Hollande au Guardian:
    « La gauche a été au pouvoir pendant 15 ans, durant lesquels elle a libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et aux privatisations. Il n’y a absolument rien à craindre. » ,
    il suffisait qu’il rappelle le bilan du PS en la matière, pour apparaître, en regard, comme un parangon de vertu dans le domaine !
    Il est vrai qu’il ne lui restait plus grand chose à libéraliser ni à privatiser…

    LIBÉRALISATION DE LA FINANCE PAR LE PS AU POUVOIR:

    1984 : loi bancaire libéralisant et dérèglementant le métier bancaire

    1986 : acte unique européen (« Le marché intérieur comporte un espace sans frontières intérieures dans lequel la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux est assurée…
    [Le Conseil] s’efforce d’atteindre le plus haut degré de libération possible. L’unanimité est nécessaire pour les mesures constituant un recul en matière de libération des mouvements de capitaux. »)

    1986 : loi Bérégovoy sur la dérèglementation financière (déréglementation, désintermédiation, décloisonnement, désinflation « compétitive »)

    1988 : la France accepte le principe de la fin du contrôle des changes et la liberté de circulation des capitaux, sans la moindre harmonisation fiscale

    1988 : directive Delors-Lamy prévoyant la libéralisation complète du marché des capitaux pour 1990

    1990 : forte diminution de la fiscalité sur les revenus du capital

    1992 : traité de Maastricht (« toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites »)

    1998 : création d’un régime fiscal avantageux pour les stock-options

    PRIVATISATIONS JOSPIN / STRAUSS-KAHN, SOUS LE SECRÉTARIAT DE HOLLANDE :
    Cession des 31 milliards d’actifs restés publics sous la droite:

    Le Crédit Lyonnais
    Le GAN
    Le CIC
    L’UIC
    CNP Assurance
    La Soc’été Marseillaise de Crédit
    Dassault
    L’Aerospatiale
    Thomson-CSF
    Thomson Multimédia
    EADS
    ASF
    TDF
    La SFP
    Les autoroutes du Sud de la France
    France Telecom
    Air France
    +
    Préparation du changement de statut d’EDF
    Filialisation des opérateurs dans le rail et à la Poste

    Au fait, comme le rappelait Footnote, Hollande ne s’est-il pas érigé en pleine assemblée nationale contre la « privatisation rampante » Suez-GDF du guvernement Fillon, et n’a-t-il pas promis qu’elle serait défaite quand le PS reviendrait au pouvoir ? Je n’ai pas su le voir, moi non plus, dans les 60 propositions…

    • 1992, avec Mélenchon qui défendait le oui.
      1998, avec Mélenchon comme membre du gouvernement qui défendait la politique de ce gouvernement,

      et surtout 30 ans de mandat de sénateur socialiste, le Mélenchon, ça le gênait pas trop pendant toutes ces années.

      En 2006, il s’est simplement réveillé ou a juste vu le créneau politique laissé par Besancenot ? Naïveté ou opportunisme ? Au choix…

      • N’appartenant à aucun parti, je note que Mélenchon a fait autrefois partie du bal des cocus, pour en partir à temps lors du TCE !
        Ce n’est pas une raison pour les autres de se féliciter de continuer à danser sur la même partition !
        Hollande plus encore qu’Aubry est un enfant de Delors, homme venu de droite qui nous a amené ce désastre d’Europe libérale, l’autre étant Lamy, son « moine-soldat », qui continue d’instiller le même libéralisme et ses dégâts à travers le monde.
        Voter Hollande, même au deuxième tour, comme on a voté les yeux fermés pour Mittterrand naguère, on n’est pas prêts de s’y laisser (re)prendre !

        • C’est tout de même troublant cette fascination du PS à s’en remettre toujours à des gens ayant des origines de droite:
          – Mitterrand fit partie de Vichy et fut décoré, en tant que tel, par Pétain de la Francisque. Il ne dut qu’à la rencontre de sa femme de virer vraiment à gauche.
          – Delors était un catho chef de cabinet de Chaban Delmas, qui s’est découvert socialiste lorsqu’il n’y eut plus rien à espérer de ce côté-là.
          – Hollande est issu d’une famille d’extrême droite dont le père fut un élu aux thèses plus affirmées que celles de Marine Le Pen.
          Doit-il à sa rencontre avec Ségolène (père militaire catho conservateur) d’avoir compâti à l’ENA sur le même sujet ?

          • Je n’ai pas dit cela, mais simplement qu’il semble lui en rester quelque chose de profondément conservateur…
            Quand on est aussi timoré, on ne se porte pas candidat au nom de la gauche pour diriger une nation qui a fait la révolution de 1789 !
            A Valmy, en voyant les armées des monarchies européennes débouler sur la France, Hollande n’aurait pas seulement hissé le drapeau blanc, il se serait rallié à elles…au nom de l’unité européenne !

    • Vous avez oublié de citer le chien de ma voisine qui aboie nuit et jour:c’est de la faute à Hollande! Sarkozy avait le temps d’améliorer les choses en cinq ans: résultat : faillite!!!Vous allez bientôt me dire que la planque à Borloo c’est la faute aux Socialos! Pas besoin de talonnettes pour mesurer la dette .

    • Le PS a malheureusement fait bien pire que la planque à Borloo, en termes d’intérêts nationaux bafoués. On en pâtit encore avec la bourde récente des allemands sur l’A 380…
      Et il n’a même pas eu à le faire pour des raisons électorales:

      SOUVENEZ-VOUS DE LA PHOTO DANS LES JOURNAUX:

      A droite y figurent les deux naufrageurs de l’industrie aérospatiale française.
      Strauss-Kahn et Jospin.
      A gauche, aux dépens de la France, les trois bénéficiaires : le chancelier Schröder, Jünger Schrempp, président de Deutsch Aerospace et Jean-Luc Lagardère.

      Le gouvernement Jospin a cru bon, aux dépens de l’intérêt national, de faire deux somptueux cadeaux :

      – A J.L. Lagardère, en contrepartie d’une somme dérisoire, plus de 30 % du capital de la Société nationale Aérospatiale. L’Aérospatiale était en quelque sorte l’aboutissement des bureaux d’études qui avaient conçu et permis la commercialisation de la Caravelle, du Concorde, d’Airbus, mais aussi des Nordatlas, des Vautours, des hélicoptères, des engins balistiques et tactiques, des satellites, alors que la DASA n’était qu’un modeste sous-traitant mais qui, fusionné avec l’Aérospatiale bradée à Lagardère (Matra) et après privatisation, devait former EADS.

      – Aux Allemands la fusion accordait 30 % du capital, le gouvernement français n’en gardant que 15 % (et J.L. Lagardère également 15 %). Mais la nouvelle société possédait 80 % du capital d’Airbus, l’entreprise placée sous contrôle allemand par l’intermédiaire de la participation de Daimler-Chrysler, l’industrie automobile allemande devenant aussi aérospatiale. Autre cadeau partiel, EADS siégerait en Hollande et serait une société de droit hollandais, la France perdant le fleuron de ses « ex-activités » aérospatiales.

      L’affaire fut présentée comme une « victoire (française) nette et sans bavure » par le Nouvel Observateur (du 21 octobre 1999). Il fallait tromper les Français et leur faire croire au génie politique de leurs dirigeants alors que l’accord conclu à Strasbourg le 14 octobre 1991 est pour eux catastrophique. Elie Cohen, chercheur au CNRS, fut à peu près le seul, à avoir dit la vérité : « Le seul point fort de la spécialisation industrielle de la France, qui était l’aéronautique, est en train d’être bradé » (Libération). Mentant outrageusement, le Nouvel Observateur (daté du 21-27.10.1999) titrait ainsi son article : « Comment la France a raflé la mise », alors qu’en réalité, la mise c’était notre industrie aérospatiale qu’elle livrait aux profits du secteur privé et à une firme automobile allemande. Six ans plus tard, Pascal Aubert dans la Tribune (29 juin 2006) écrira que EADS, « cette magnifique entreprise est, en réalité, une pétaudière ».

      Le Nouvel Observateur, désireux d’amplifier encore sa dithyrambe, citait les propos naïfs et, depuis infirmés par les faits de Lionel Jospin : « (EADS) un outil puissant de la construction d’une Europe forte, solidaire et maîtrisant pleinement son avenir… (approuvant) le caractère équilibré de l’actionnariat, stable et de long terme, du nouveau groupe puissamment et durablement ancré à l’Europe ». Autant de stupides contre-vérités. Messieurs Lagardère et Bishoff se sont empressés de vendre une part de leurs actions tandis que Noël Forgeard cédait ses stocks options au bon moment et que les Britanniques cherchaient à vendre leur participation… Autant de témoignages de la « stabilité » de l’actionnariat » vantée par Lionel Jospin, avec D.S.K. pour complice.

      Pour la France et pour la soi-disant « construction européenne », l’accord créant EADS a de bien plus graves conséquences que la seule avidité financière et de carrière de ses dirigeants.

      – D’abord, n’ayant aucune idée des exigences d’une entreprise scientifique, technique et commerciale aérospatiale, les politiciens français se sont « fait berner » par leurs homologues allemands, mais ils ont mis sur pied une sorte de monstre politico-administratif qui ne pouvait aboutir qu’à l’échec : direction binationale, multiplication des niveaux de responsabilité, recours à un nombre trop élevé d’implantations industrielles, à une pléthore de sous-traitants de nationalité, de culture technique et de méthodes de travail différentes. Résultat : six années de chamailleries au sommet, de rivalités nationales, de spéculations financières douteuses, de coups bas dont l’affaire Clearstream n’a révélé que quelques aspects. Ceci au détriment de l’intérêt national délibérément bafoué.

      – La France détenait plus de la moitié du marché mondial des avions de combat, marché gagné au cours des années 50 et 60. Elle l’a totalement et irrémédiablement perdu au profit des matériels anglo-allemands et américains (F.16, F.18 hier, J.35 demain) : Coût : plus de 200.000 spécialistes et 2.000 ou 3.000 ingénieurs conduits à se « reconvertir » ou à relever de l’ANPE et disparition d’un fort potentiel de science et de technicité.

      – Si les bureaux d’étude de EADS ont mis cinq ans pour calculer et réaliser la prototype d’un avion de très gros tonnage (plus du double de celui des appareils antérieurement commercialisés), l’industrialisation du projet A 380 est un échec. Le calendrier des livraisons aux entreprises de transport aérien ne sera pas tenu ; il faudra indemniser les acquéreurs et subir le discrédit d’une firme à la direction équivoque, incapable de tenir ses engagements. Résultats : une « restructuration » de l’ensemble, euphémisme pour annoncer des économies sur l’emploi de la contribution d’EADS au chômage. La société d’entretien technique SOGERMA en a déjà été la victime, la contraction du nombre des sous-traitants en fera beaucoup d’autres. « L’outil puissant de la construction de l’Europe » de M. Lionel Jospin, en quenouille.

      (d’après le général Pierre Marie Gallois)

      • La maison brûle , mais vous êtes en train de vous demander qui fera la vaisselle….

  3. je voudrais dire quelque chose avec mr moscovici .. sa photo là :pas rasé ce n’est pas beau .. ça fait négligé .. je n’aime pas !!

  4. Ainsi,Sarko est entré en campagne en jouant sur le populisme et la démagogie comme prévu et ça peut être payant. Les sondeurs prévoient d’ailleurs qu’il va gagner 2 points voire plus dans leurs enquêtes au détriment de Bayrou et de Le Pen; logiquement, Hollande devrait rester stable. Si la victoire de Sarko n’est pas encore envisageable,il peut très bien être en tête au 1er tour;et c’est une certitude si Le Pen est absente! Cela va donc être très dur pour nous et on doit surtout compter sur les jeunes cad les nouveaux électeurs…Je souhaite ardemment me tromper dans ces prévisions pessimistes!!!

    • A mon avis, Le Pen sera présente au premier tour.
      C’est l’intérêt de Sarko qu’elle fasse le plein des voix protestataires plutôt qu’elles n’aillent chez Mélenchon.
      En donnant des gages à cet électorat en promettant un peu de proportionnelle aux législatives, il les ramène à lui, sans compter l’électorat de Bayrou tout aussi intéressé.
      Sarkozy a fait le calcul: la gauche ne représente que 42 ou 44%.
      La France est majoritairement de droite, comme l’immense majorité de l’Europe. Stratégiquement, il a tout intérêt à cliver dans un premier temps et rasseùbler sa « famille » élargie ensuite.

      En effet ce n’est pas gagné.

  5. Pourquoi tant de langue de bois (la matinale – j’m/j’m pa)? Peur ?(diffamation) Stratégie du gentil?(Sarko est méchant nous c’est les gentils du peuple) Sagesse? (devoir de réserve).
    Je ne comprends pas l’intérêt de ne pas répondre directement à une question, et peut-être encore moins d’y répondre en faisant l’air de ne pas le faire…
    Tellement pas cohérent à mon sens avec cette citation de Léon Blum qu’arbore votre page.

    • C’est précisément tout ce qui fait le charme « jésuitique » de Moscovici ! ;)

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