60 réflexions au sujet de « Pierre Moscovici invité de France 2 »

  1. Autour de François Hollande, les démonstrations d’allégeance les plus variées se multiplient et s’amplifient. Le favori des sondages laisse faire, sans être dupe.
    Le deuxième étage du QG, au 59, avenue de Ségur, à Paris, est, plusieurs fois par semaine, le théâtre d’un étrange ballet. Quand François Hollande entre dans son bureau, des policiers montent la garde. Il faut montrer patte blanche pour le déranger. Mais, à l’extérieur, l’étroit couloir qui débouche sur l’escalier grouille d’importuns.
    Des visiteurs qui n’ont pas de rendez-vous traînent, passent et repassent, squattent les bureaux voisins pour dire bonjour. « Franchement, déplore, dépité, un membre de l’équipe de campagne, on ne peut pas bosser quand François est là. »
    Les fâcheux sont de tous grades: apparatchiks, grands élus, petites mains qui attendent de croiser le favori des sondages pour lui passer un message ou simplement retenir son attention. On guette le moindre mouvement. « Comme les toilettes sont à l’autre bout, Hollande doit traverser le corridor. »
    « François ne réagit pas en affectif, analyse un cacique. C’est un politique seulement sensible aux rapports de force »
    A un mois et demi du scrutin, sur la foi des sondages, les courtisans se pressent déjà autour de leur champion, exaltés par le parfum de victoire, assoiffés par dix années d’éloignement du pouvoir. « Dans la loge du candidat, après les meetings, c’est un vrai défilé, note un dirigeant socialiste. Au Bourget, c’était étouffant, une centaine de personnes tenaient absolument à le voir. »
    Certains camarades chantent sa grandeur sur Twitter
    Le Corrézien laisse prospérer ce bal des vanités, sans être dupe. Il a payé pour voir. Combien de caciques ne l’ont-ils pas déjà cajolé avant de l’étriller quand il dirigeait le PS? Sa règle en période présidentielle, c’est « l’amnésie ». Lucide et pragmatique, il ajoute: « Sinon, je serais tout seul ».
    La gamme est large en matière d’allégeance. Il y a les camarades qui inondent son iPhone de textos comme autant d’offres de services (Jack Lang) ; ceux qui le convient à leur anniversaire (le producteur Dominique Besnehard, ex-conseiller de Ségolène Royal) ; ceux qui n’ont plus assez de mots sur Twitter pour chanter sa grandeur ; ceux qui envoient des cartes postales de l’étranger.
    Le 3 mars, les organisateurs des Victoires de la musique ont reçu, deux heures avant la cérémonie, plusieurs demandes d’accréditation urgentes émanant de personnalités de gauche. Hasard ou coïncidence, le leader des socialistes venait d’annoncer qu’il assisterait finalement aux médiatiques remises de trophées. Plus classiquement, certains jouent des coudes pour apparaître derrière leur chef à la télévision, une ombre dans le glorieux sillage. « Quand il y a une caméra, on est comme des mouches à merde », s’esclaffe un édile qui sacrifie au rite.
    Ainsi va la cour: le verdict des urnes n’est pas encore connu que déjà elle charrie son lot de disgrâces et de coups bas.
    Encore faudrait-il que tant de courtisanerie paie. A ceux qui quémandent une responsabilité dans l’organigramme, le candidat esquive: « Va voir Pierre » (Moscovici). Ou comment laisser à son directeur de campagne le soin d’éconduire les prétendants.
    Surtout, « François ne réagit pas en affectif, analyse un cacique.C’est un politique seulement sensible aux rapports de force. » Ses soutiens de toujours sont bien placés pour le savoir, qui ont été sommés de faire place, bon gré mal gré, aux pro-Aubry après la primaire, au nom du rassemblement. A l’heure du déjeuner, les hollandais de la première heure se remémorent souvent le bon vieux temps, regrettant que tant de « lèche-bottes » s’agglutinent désormais autour de « leur » François.
    Dans la coulisse, la guerre des postes s’accompagne de son cortège de rivalités en tout genre. « Nous étions assis dans la tribune des personnalités, lors d’un colloque où devait s’exprimer Hollande, se souvient un expert. Quand il arrive, mes voisins se lèvent d’un coup pour l’accueillir à l’extérieur sous la pluie. Je me suis retrouvé seul. A mon tour, j’ai couru les rejoindre. »
    Les plus zélés sont montrés du doigt
    Pas question de céder un pouce. « Lors d’un comité stratégique de campagne, raconte un participant, le directeur de la communication, Manuel Valls, s’est assis à la gauche de Hollande, là où siège habituellement Stéphane Le Foll [responsable de l’organisation de la campagne]. A ce moment-là, l’eurodéputé entre, voit que sa place est prise et demande à Valls de se pousser. »
    Les plus zélés sont vite montrés du doigt. Exemple: le directeur de France Culture, Olivier Poivre d’Arvor. Il s’est démené ces dernières semaines : il était présent dans les loges au Bourget, lors du meeting du 22 janvier, et à la Maison des métallos, à Paris, pour la présentation du programme de Hollande. Sa tribune dans L’Express, alors qu’il dirige un média de service public, a fait hurler Nicolas Sarkozy. L’homme est un habitué du QG où il a rencontré chacun des responsables de la campagne. Il travaille à la constitution d’un comité de soutien.
    « Il n’a pas tardé à se faire flinguer par ceux qui veulent aussi le ministère de la Culture », note, amusé, un élu. Les mauvaises langues ont rappelé qu’il avait été l’un des plus actifs soutiens de Martine Aubry à la primaire, ce qui ne l’avait pas empêché de festoyer à la Maison de l’Amérique latine, le 16 octobre au soir, jour du sacre de François Hollande. Ainsi va la cour: le verdict des urnes n’est pas encore connu que déjà elle charrie son lot de disgrâces et de coups bas.

    REUTERS

  2. FH a dit à Marseille:
    « J’instituerai un nouveau droit : 20 h de formation par an pour ceux qui ont quitté l’école sans diplôme. C’est l’école de la 2e chance, mais aussi de la 3e, de la 4e, autant qu’il en faudra. »

    Autrement dit, au lieu d’être DEALER, devenez LEADER.
    C’est simple il fallait y penser, et le gros benêt (tiens au fait, il n’aurait pas grossi par hasard?) l’a fait.

    • Ceux qui ont quitté l’école sans diplôme seront content d’apprendre qu’ils sont catalogués comme dealers…

      Chaque année près de 150 000 jeunes quittent le système scolaire sans aucun diplôme. On fait quoi pour eux ?

    • il ne sait plus ou il en est .. ça sort tous les jours ..tous les jours .. je suis pliée !!

  3. 20h02. «Pourquoi c’est dans les quartiers les plus favorisés qu’il y a le plus de forces de l’ordre», s’interroge François Hollande

    Tiens maintenant, Hollande se met à parler comme sarkozy?

    « …POURQUOI EST-CE… »

  4. PARIS (Reuters) – François Hollande et Nicolas Sarkozy seraient à égalité au premier tour de la présidentielle avec 28% des voix et le candidat socialiste perdrait une partie de son avance au second, selon un sondage CSA pour BFM-TV, RMC, 20 Minutes et CSC diffusée mercredi.

    Mardi, dans une enquête de l’Ifop, le président sortant devançait le candidat socialiste au premier tour, mais une autre étude de la Sofres donnait François Hollande toujours en tête et Nicolas Sarkozy en baisse.

    Selon l’enquête CSA, tous deux sont à égalité au premier tour. François Hollande perd deux points tandis que Nicolas Sarkozy est stable.

    En troisième position, Marine Le Pen gagne 1 point (16%). Elle devance François Bayrou (13%, stable) et Jean-Luc Mélenchon (11%, +1). Suivent ensuite Eva Joly (1%, -1), Dominique de Villepin (1%, -0,5), Nicolas Dupont-Aignan (1%, +0,5), les autres candidats ne dépassent pas 0,5% d’intentions de vote.

    Dans l’hypothèse d’un second tour qui opposerait le président sortant au candidat socialiste, François Hollande continuerait de l’emporter malgré un net resserrement : 54% d’intentions de vote (-2) pour le candidat du PS contre 46% (+2) en faveur de Nicolas Sarkozy.

  5. Il y quand même eu un pataquès dans l’annonce de la tranche à 75%;d’abord,il est ahurissant que Cahuzac n’ait pas été prévenu alors qu’il allait être présent dans une autre émission;ensuite, Holl.a bafouillé en disant que c’était par mois avant de se reprendre:quand on fait un scoop,ce n’est pas la bonne méthode. Tout ça fait désordre et donne une impression d’amateurisme et d’improvisation: c’est incompréhensible vu la qualité de l’équipe de campagne. D’autre part,contrairement à ce qu’on dit,il n’est pas normal que les courbes se croisent vu l’écart considérable qu’il y avait jusqu’ici. Il est à craindre qu’Holl.dévisse jusqu’à 25%,Sarko se maintenant à 28. C’est la situation de 81,donc on peut encore gagner,mais pas à plus de 52%.Ce sera ric et rac!!!

    • Le n°2 du FN Louis Aliot porte plainte contre deux utilisateurs de Twitter qui auraient proféré des menaces et accuse le Front de Gauche. Dans un communiqué, le Front national accuse nommément Jean-Luc Mélenchon et Alexis Corbière (FG) « d’armer le bras des excités et des esprits faibles ». Leurs « diffamations, injures et provocations de contre Marine Le Pen et le Front National ont évidemment des conséquences : sur le réseau social Twitter, plusieurs appels très précis au meurtre ont été diffusés ces deux derniers jours contre Louis Aliot »

    • ça fait un bon gateau avec un pétillant le soir du 6 mai ma foi ..ça vous va .. !!

      • le message du dessus est pour la rèponse à infox ..pardon ,je me suis trompée de lien !!

  6. HOLLANDE UN PEU COURT…

    Comme il est rappelé sur le blog de Paul Jorion, Gide et Rist (1909) commentent ainsi l’attitude des révolutionnaires : « La Révolution a fait disparaître les avantages de caste… Et elle a maintenu la propriété individuelle – la propriété, qui consacre le plus injuste des privilèges, le droit du propriétaire de « lever une prime sur le travail d’autrui » » .
    Le capital, au lieu d’être caractérisé par “la propriété des moyens de production”, ne pourrait-il être un simple outil comptable utilisé en boucle aux fins de la croissance, et doté de gardes-fous par la loi ?
    Exemple : « Toute appropriation du travail d’autrui par un employeur (contrat d’embauche et évolution dans l’entreprise) doit donner lieu au contrôle par une juridiction compétente (chambre de commerce, par ex) du respect de normes en la matière votées par le parlement. »
    Pourrait intervenir dans ces normes, un ratio minimum par employé du partage de la valeur ajoutée, en fonction des bénéfices, des investissements consentis, etc. Bref, les chambres de commerce serviraient enfin à quelque chose !

    Et qu’on ne nous dise pas que cela contrarierait l’initiative, ralentirait la croissance et autres fadaises… L’abolition du servage et de l’esclavage n’a pas, que l’on sache, ralenti le progrès, bien au contraire. La vraie croissance a besoin d’harmonie.
    A cet égard, l’annonce fiscale impromptue par le candidat Hollande d’un prélèvement dissuasif au delà du million d’euros évoque plus un coup électoral qu’une véritable intention stratégique de s’attaquer au problème.
    Cela n’a pas empêché le camp médiatique des pleureuses, lors de l’émission « C dans l’air », lundi dernier, de nous faire le coup des exilés de Koblenz:
    Comment va-t-on faire maintenant, si tous ces « talents », tous ceux qui « créent » des richesses en créant de l’emploi… s’en vont porter leur fortune hors de France ?
    Peut-on rappeler tout d’abord qu’on nous a fait le même coup, après la Révolution française, lorsque la noblesse de tous poils, et notamment d’épée, a fui hors de nos frontières pour s’allier aux monarchies adverses. On devait, privés de leurs concours passés à l’ennemi, subir les foudres de l’enfer !
    Or, la République trouva dans ses rangs tous les « talents » nécessaires pour battre à plate couture l’Europe monarchique toute entière liée contre elle, et des généraux de vingt ans prirent même Koblenz !

    Quant à la « création » de richesses et d’emplois, par les mêmes, parlons-en :
    La caste des soi-disant « grands patrons » qui se relaient à la tête de nos entreprises et grands groupes privatisés passe son temps à racketter à son profit les bienfaits des nationalisations (1946 et 1981) qui les avaient remis sur pied, et à ne créer de valeur que pour les actionnaires (souvent étrangers) en « dégraissant » les effectifs et en délocalisant !
    Rien d’étonnant à cela: non seulement les dits « grands patrons » n’ont aucun titre de « créateur » mais ils n’ont même généralement aucune formation technique les destinant à l’activité qu’ils sont censés gérer. Il n’est qu’à voir la combine récemment dévoilée entre Proglio, à la mine aussi peu rassurante que son curriculum (commercial et administratif), et son copain Borloo (avocat d’affaires). Ils sont simplement là pour « faire du fric », comme l’a avoué Sarkozy en évoquant lui-même son futur « pentouflage ».
    Il n’est pas jusqu’aux X qui ne souffrent aujourd’hui du même syndrome: on lisait ainsi récemment dans « Les échos » que plus de la moitié des promos se dirige aujourd’hui vers la finance.
    On a même entendu l’un deux, pionnier en la matière, le ci-devant Peyrelevade, conseiller économique de François Bayrou, pasticher Hortefeux sans le vouloir:
    Jusqu’à la centaine de fois le SMIC, ça va !
    C’est lorsqu’il y en a plusieurs…centaines, que ça ne va pas !
    Encore s’agit-il là d’un de ces prétendus « banquiers de gauche » ( il fut préposé au « tournant de la rigueur » de 82/83, comme conseiller économique de Pierre Mauroy qui décida avec Delors de la desindexation des salaires sur les prix… qui nous poursuit toujours).
    Autre célèbre « banquier de gauche » (il fut successeur du précédent au Crédit Lyonnais): Pascal Lamy a qui l’on doit la libéralisation quasi-totale des échanges par l’OMC, pour le plus grand bien des grands groupes qui en captent le bénéfice.
    D’où la crédibilité douteuse de ceux qui clament aujourd’hui, avant tous les autres: « ré-industrialisons », « produisons français », etc.
    Comme on trahit ses saints, on les honore !

    • LES DIVERGENCES DU CAPITALISME

      L’exemple de capitalisme familial par G de la Valette au précédent billet, et tiré de l’expérience, pose toute la problématique de la « refondation », mais est-ce celle du capitalisme ?
      Car la redistribution du surplus qu’est le profit n’est rien d’autre que le point de départ de l’analyse de Marx: le surplus, c’est ce qu’une société produit au-delà de sa simple reproduction. Si le profit peut exister c’est que la société industrielle dégage un surplus. Si les salariés ne produisaient que les biens et services qu’ils consomment, il n’y aurait pas de surplus et donc pas de profit.
      La particularité du capitalisme est bien que le profit revient aux propriétaires des moyens de production. Cette particularité a une conséquence importante: dans la mesure où le profit sert, entre autres choses à investir, les choix d’investissement relèvent de décisions privées. Mais cette façon de répartir le profit est évidemment arbitraire et a quelque chose de primitif dans l’appropriation du travail d’autrui. On peut imaginer, par exemple, que tous les profits soient versés dans un pot commun, dont l’usage serait déterminé par l’ensemble des citoyens.

      La théorie économique néoclassique qui a dominé la fin du XXe siècle tente de justifier les bienfaits de l’appropriation privée par la notion d’équilibre de forces entre agents, prétendant ainsi montrer que le capitalisme concurrentiel serait un optimum social. C’est Walras qui, le premier, décrivit cet équilibre de forces entre agents producteurs et consommateurs maximisant chacun leur critère propre. Il obtint ainsi un système ayant autant d’équations que d’inconnues, ce qui préfigurait la théorie des jeux. Les successeurs, dans les années cinquante, donnérent les conditions plus spécifiques d’existence des solutions, et plus particulièrement celle de Pareto. Or, on sait qu’il eut là un glissement sémantique voulu entre « équilibre de Pareto » et « optimum collectif de Pareto » que ce dernier avait pourtant lui-même distingués. Ceux qui veulent en savoir plus peuvent se référer au billet:
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=33654#more-33654, et ses commentaires.

      Quand on poursuit l’analyse, au moyen de ce qu’on sait des jeux différentiels, on s’aperçoit que le système dynamique résultant est instable: tout avantage ou désavantage d’un des agents à un instant t, s’amplifie exponentiellement ultérieurement avec le temps.
      L’interprétation économique est trés simple et ne date pas d’hier:
      Il s’agit tout simplement de l’accumulation capitaliste par le profit telle que décrite initialement par Marx, et que la financiarisation n’a fait qu’accentuer:
      Selon lui, le taux d’accumulation par le biais du profit représentait souvent une créativité et un travail organisationnel de l’investisseur-exploiteur dont la rétribution n’était pas forcément illégitime (Marx le dit lui-même dans « Le Capital »), mais arbitraire (sans garde-fou).
      Tout a explosé avec la financiarisation, aidée par l’informatique, où la superstructure « finance » fait de l’argent avec de l’argent, à des montants démesurés, pendant que le producteur-travailleur de « l’économie réelle » se coltine tous les problèmes, à une échelle sans rapport.
      A ce jeu, tout ce qu’accumule l’une se fait au détriment de l’autre, et diverge en valeur, jusqu’à l’explosion…
      Ça met donc encore plus en lumière, mathématiquement, pourquoi le « Théorème de l’équilibre général », qui est statique, ne permet en rien de revendiquer une quelconque « politique optimale » de gestion des sociétés, et surtout de leur avenir!

      C’est pourquoi il est difficile de croire à la totale sincérité d’un homme aussi averti qu’Allan Greenspan, faisant l’étonné en déclarant dans le Financial Times le 16 septembre 2007:
      « A long terme, le salaire réel tend à évoluer en phase avec la productivité, et c’est ce que nous avons pu observer durant des générations, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Le salaire réel s’est mis à diverger, pour des raisons qui ne sont pas claires à mes yeux. »
      La raison est pourtant simple, on l’a dit. Ouvrons-lui les yeux:
      Le fonctionnement du capitalisme, à l’état libre, ne réduit pas les inégalités, bien au contraire: l’explosion des revenus financiers est le pendant de la compression salariale sur laquelle elle se construit, renforcée par les énormes déséquilibres de la globalisation depuis les années 80.

  7. Qui a dit:
    « François Hollande n’a pas encore réussi à établir un pont avec les quartiers populaires, contrairement à 2007 avec Ségolène Royal ». Et la ferveur qui accompagnait la candidate socialiste en 2007 n’est de plus de mise maintenant… « Même si je note que les meetings sont pleins, il n’y a pas la même ferveur, le même engouement. Il y a cinq ans, les gens venaient déjà convaincus aux meetings de Ségolène Royal. Là, je parlerais plutôt de curiosité. »

    Mais pour autant, depuis le meeting du Bourget de François Hollande, « les gens le regardent différemment. Il a réussi à faire taire les doutes, y compris au sein du PS, sur son absence de stature présidentielle. Le François Hollande d’il y a trois mois n’est plus le François Hollande d’aujourd’hui. Il a effectué un travail sur lui-même, sur sa façon de s’exprimer. Ce travail de présidentialisation a été réussi. »

    Réponse Thomas Hollande!!
    S’il veut plomber la campagne de son père, c’est gagné.
    Faites le taire!

    • Sarkozy aurait dit de Hollande:

      « Avec lui, on est tranquille, il dit ‘’Je ne promets rien » ; il tient parole » se disant convaincu de le « débusquer ».
      « Dans la campagne, les gens veulent qu’on se batte. A force de planer sans bouger les ailes, on se casse la gueule »

      C’est pas faux. FH ne pourra pas refuser le combat très longtemps… sous peine d’être disqualifié.

    • THOMAS HOLLANDE ,donne une interwieu sur GALLA .. (oui je lis chez le coiffeur ,en me faisant faire les mèches ) .. il parle de ces parents ..tres interessant à lire ..des choses vraies .. vous cliquez sur galla interwieu THOMAS HOLLANDE jene mets pas les liens ça ne marche pas .. lisez c’est bien ..ce jeune est tres lucide !!

      • C’est sur que Galla ça doit être une lecture à votre portée, il y a plus d’images que de textes.

        • pauvre pablo ..vous etes ignoble de dire ça ..des milliers de femmes le lisent .. c’est clair !!

  8. PLUS CRÉDIBLES, LES CONTRADICTIONS DE FRANÇOIS BAYROU ?

    Ce midi, le candidat du Modem présentait son programme dans une conférence de presse qui a attiré mon attention. Il s’agissait, en effet, d’organiser l’ensemble autour du nouveau mot d’ordre de son dernier livre:
    France solidaire !
    Sans se poser un seul instant la question des causes amont de la crise actuelle, Bayrou nous a livré une recette de grand-mère pour y faire face: regroupement et colocation pour les personnes dont le revenu ne suffit plus à leur subsistance (à plusieurs, on partage mieux la pénurie!).

    Outre le fait que c’est une façon un peu naïve de redécouvrir les vertus du collectivisme, tant condamnées en un temps au nom de la liberté individuelle, cet appel à la solidarité a quelque chose de touchant mais d’anachronique, au regard des thèses de son livre précédent (2012, Etat d’urgence) qui appelait, au contraire, à la combativité économique et la foire d’empoigne généralisée, dans le plus pur style darwinien de la survie du plus apte:
    « C’est une guerre que nous avons à livrer. Guerre qui ne dit pas son nom…
    Pour gagner une guerre, il faut se concentrer sur l’essentiel… savoir par quoi commence la survie d’abord et la victoire ensuite. » (p.7-8)
    « Peut-on en sortir? Il le faut. Que faut-il faire? Cibler le sujet…
    C’est le programme de Clémenceau en mars 1918: Ma doctrine, dans les circonstances actuelles, c’est que nous sommes en guerre, c’est qu’il faut faire la guerre, ne penser qu’à la guerre, c’est qu’il faut avoir nos pensées tournées vers la guerre et tout sacrifier aux règles qui nous mettraient d’accord dans l’avenir si nous pouvons réussir à assurer le triomphe de la France… » (p.62-63)

    On nous dira que la guerre dont parle Bayrou, c’est celle transfrontières, que doit vraisemblablement lui inspirer sa proximité des Pyrénées au nom du fameux adage « vérité en-deça, hérésie au-delà ».
    Mais, là encore, contradiction avec:
    « Il n’y aura pas de protectionnisme français. Encore moins y aura-t-il un protectionnisme européen. Le protectionisme européen ne peut tout simplement pas exister en 2012. C’est une immense duperie intellectuelle que de proposer un programme qui requiert l’assentiment de nos voisins, tout en sachant avec certitude que ces voisins n’y souscriront jamais. Jamais au grand jamais. » (p.40-41)
    On doit donc se défendre, mais sans « se protéger ». Bigre! Voilà une tâche bien difficile…
    Mais Bayrou a la solution:
    « Les choix ici défendus reposent sur une option économique, favoriser l’offre plutôt que la demande. La pensée des keynesiens les plus simplistes m’a toujours laissé perplexe. Vous faites peut-être repartir la machine économique, mais chez le voisin , ou le lointain. Vous devenez soutien de choix à l’économie allemande ou à l’économie chinoise. » (p.70-71)
    La voilà donc la fameuse solution: mieux vaut tous s’affamer mutuellement au nom de cette logique bien connue: Je veux ne pas qu’un autre en profite!
    On retrouve bien là tout l’idéal du libéralisme…
    Et Bayrou de conclure, tout comme Peyrelevade :
    « Si l’on doit aider un secteur de l’économie, ce doit donc être le secteur de la production, afin qu’il réponde… à la demande, et non pas le secteur de la demande qui ne peut faire naître… une production. » (p.71)
    Là, Bayrou revient tout droit en enfance, l’âge où l’on sait que la poule fait l’oeuf, mais pas encore comment l’oeuf renouvelle la poule, encore moins comment le coq le féconde.
    Pas besoin de nourrir la poule, nous dit-on, pourvu qu’elle fasse des oeufs, et pour le coq, on compte sur celui du voisin… ce genre d’ânerie que les keynésiens n’ont pas fini de dénoncer !

    • Quand les âneries font école, ou comment
      Jean Peyrelevade inspire François Bayrou :

      FRANCE, ÉTAT CRITIQUE (Plon, Septembre 2011) par J. Peyrelevade,
      ancien conseiller au « tournant de la rigueur » de P. Mauroy,
      ancien vice-président du Modem
      membre du conseil d’orientation scientifique de Terra Nova,
      actuel conseiller “économique” du candidat François Bayrou

      « Proner la démondialisation avec Arnaud Montebourg, imposer comme le suggère le parti socialiste de Martine Aubry des pénalités sur les importations en provenance des zones où ne seraient pas respectées les droits sociaux ou environnementaux…, prétendre avec les souverainistes et certains libéraux que la liberté des échanges n’est concevable qu’entre des pays de niveaux de développement comparables…, autant d’illusions! » (p 12)
      [D’où il résulte la régression de nos salariés au niveau des moins-disants, conformément à la théorie libérale du commerce international, au lieu de la sauvegarde de nos acquis sociaux!]

      « Enfin, demandera-t-on aux exportateurs étrangers de prouver qu’ils paient , sur leur territoire, les mêmes charges sociales que nous avons imposées à note appareil productif? La Chine et l’Inde doivent-elles réinventer la Sécurité sociale et l’assurance-maladie pour avoir le droit d’exporter? » (p 63)
      [Surtout pas, selon JP… qui ne souhaite qu’une chose: que tout cela, au contraire, disparaisse de chez nous!]

      [On l’a également vite compris, à la lecture du reste de l’ouvrage, c’est à une économie de guerre permanente entre les pays qu’invite J. Peyrelevade]:
      « Ce qu’il faut, c’est que les pays européens déficitaires, dont la France, regagnent en compétitivité vis à vis du reste du monde. Ils s’amélioreront du coup vis à vis de l’Allemagne. » (p 101)
      [et l’Allemagne voudra alors regagner son « espace vital », etc.]
      « Nous avons en France une déformation idéologique, à droite comme à gauche, selon laquelle il faut par priorité soutenir la consommation. [Nein!], il faut investir… et donc renoncer à consommer. »
      [L’ennui de ce raisonnement libéral, c’est qu’il repose sur les autres pour absorber l’excédent, sinon c’est la crise… (on y est déjà!)]

      Plus fort que « France, état critique »:
      Ni à droite, ni à gauche, tout à la fois et son contraire…
      2012 ETAT D’URGENCE (Plon, Aout 2011), par François Bayrou,
      Ancien président de l’UDF et successeur de Giscard d’Estaing,
      Ancien ministre de l’éducation nationale d’Edouard Balladur,
      Actuel président du Modem

      Oui, tout pour la guerre économique !
      « C’est une guerre que nous avons à livrer. Guerre qui ne dit pas son nom…
      Pour gagner une guerre, il faut se concentrer sur l’essentiel… savoir par quoi commence la survie d’abord et la victoire ensuite. » (p.7-8)
      En quatre générations avant nous, quatre guerres: la guerre de70, avec l’arrachement de l’Alsace et la Lorraine, la guerre de 14, avec son million presque et demi de jeunes hommes morts, la sève de notre pays, la guerre de 40 avec les destructions physiqueset, c’est pire, la ruine morale, l’Algérie, avectant de gâchis et d’incompréhensions. De tout cela, nous sommes sortis plus grands, plus forts, plus jeunes. (p.16-17)
      [Mais c’est « Frankreich über alles »!]

      Non, tout pour la mondialisation heureuse !
      « Il n’y aura pas de protectionnisme français.
      Encore moins y aura-t-il un protectionnisme européen.
      Le protectionisme européen ne peut tout simplement pas exister en 2012.
      C’est une immense duperie intellectuelle que de proposer un programme qui requiert l’assentiment de nos voisins, tout en sachant avec certitude que ces voisins n’y souscriront jamais. Jamais au grand jamais. » (p.40-41)
      [Et que croyez vous que disent à nos voisins, leurs hommes politiques…?]
      « Parmi les différences qui rendent la compétition difficile entre nous, Européens, et le reste du monde, en particulier l’Asie, il en est que nous n’effacerons pas… la différence de prix du travail.
      D’ailleurs, cela ne durera pas: l’aspiration au progrés social aura son prix, y compris en Chine et en Inde, chez eux demain, comme elle a eu son prix chez nous hier. » (p.41-42)
      [Hier, il n’y avait précisément pas la financiarisation mondialisée pour laminer les acquis sociaux!]

      Non, finalement tout pour la lutte contre l’OMC !
      « Il est bien plus innacceptable que la concurrence soit artificiellement faussée par des décisions politiques qui avantagent les uns au détriment des autres. » (p.42)
      [Comme le sketch de Bourvil: la concurrence capitaliste par l’exploitation de la misère, oui! la concurrence politique par la monnaie, non!]
      « Tant qu’il est encore temps, l’Europe devrait agir. Elle devrait au moins parler d’une voix forte dans le cadre de l’OMC, où s’éternisent des discussions secondaires, alors que tout le monde est muet sur l’essentiel, sur la déstabilisation dont souffrent nos producteurs exposés à une artificielle concurrence. » (p.44)
      [Comme le sketch de Roger Pierre et Jean-Marc Thibaud: si nous, l’Europe, n’avions pas Pascal Lamy à l’OMC pour nous empêcher, vous, les chinois, seriez bel et bien embêtés, vous savez!]

      Une seule solution: la mobilisation générale !
      « Peut-on en sortir? Il le faut. Que faut-il faire? Cibler le sujet…
      C’est le programme de Clémenceau en mars 1918: Ma doctrine, dans les circonstances actuelles, c’est que nous sommes en guerre, c’est qu’il faut faire la guerre, ne penser qu’à la guerre, c’est qu’il faut avoir nos pensées tournées vers la guerre et tout sacrifier aux règles qui nous mettraient d’accord dans l’avenir si nous pouvons réussir à assurer le triomphe de la France… » (p.62-63)
      [Mais Clémenceau avait aussi dit: la guerre est une chose trop sérieuse pour qu’on la laisse aux… professionnels de la chose! A méditer…]

  9. Il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt: si nous gagnons la présidentielle(ce qui paraît encore le plus probable),ce sera essentiellement à cause d’un phénomène de rejet de Sarko qui va bien au delà de la gauche.
    En effet,le programme de Holl. sérieux et raisonnable n’enthousiasme pas les électeurs « basiques » peu politisés,il ne les fait pas « rêver » et,souvent,ils ne croient pas à son application intégrale. Ceci dit,il faut bien présenter un programme détaillé sinon ,on nous reprochera de ne pas en avoir. C’est un cercle vicieux!!!

    • Nous serons (la gauche) appelés à gouverner la France.Nous savons ce que le sarkozisme nous a apporté : le système des castes.Le programme de Hollande est solide(il est notre référence commune). Une campagne électorale est un combat,nous devons être sans cesse à l’écoute du Peuple.La République restaurée effacera toutes les idées extrémistes qui ne conviennent pas à cette grande Nation qu’est la France. TIC TAC TIC TAC ….

  10. Fabius qui dit que la taxe de 75% n’a pas vocation à être permanente, rassurez moi, c’est une blague ?

    Il n’y a pas plus dévastateur de d’annoncer des choses puis de les remettre en question, même Sego avait cette constance, quand on annonce une mesure on s’y tiens surtout à moins d’une semaine de la campagne officielle.

    Si cela s’avère vrai ce sera pas bon pour la crédibilité de Hollande, et ce n’est pas parce que Sarko n’en a aucune de crédibilité qu’on peux se permettre de faire n’importe quoi.

    Si la citation de Fabius n’est qu’un sentiment personnel, j’aimerai bien qu’on me dise à quoi sert Valls.

    La campagne de Hollande se déroule jusqu’ici avec un minimum de faute, merci de ne pas tout faire foirer sur la dernière ligne droite, pitié.

    • Non, l’idée est que cette contribution serait appliquée jusqu’à ce que le déficit public soit revenu à zéro et que la dette revienne à un seuil acceptable. Mais c’est pas tranché.

      • Ce rétropédalage montre en tout cas que c’était complètement improvisé.
        Se souvenir de l’incrédulité de Cahuzac.
        Finalement ce qui est apparu dans un premier temps comme un « bon coup » qui a éclipsé les annances de Sarkozy risque de se retourner contre son promoteur.
        Pas très sérieux tout çà.

        • Bah Hollande a proposé cette mesure, maintenant, il est parfaitement en droit de la préciser, rien de plus logique.

          • dès le départ FH a dit que la taxation à 75% serait durable mais provisoire. un peu imprécis certes mais qui n’est pas en contradiction avec FABIUS. l’idée d’une taxe durant le temps uniquement nécessaire me parait logique et plus rassembleur au centre, indispensable pour gagner au 2ème tour. ce que je regrette surtout, c’est d’avoir laissé a sarko la primeur de la taxation des exilés fiscaux, alors que le ps lui-même y a pensé

          • Je n’ai jamais entendu Hollande dire qu’elle était provisoire, d’ailleurs si c’était le cas, le front de gauche serait tombé dessus.

            En matière fiscal on ne sais jamais combien de temps une loi restera mais il faut savoir que plus que les taux de taxation, c’est l’instabilité fiscal qui fait justement fuir riche et moins riche.

            Alors faisons le grand soir fiscal, rajoutons des tranches, modifions les taux pour l’impôt sur le revenu. Fusionnons l’impôt sur le revenu et la csg, changeons le quotient familiale,l’impôt sur les succession, mettons nous d’accord sur les impôts locaux, la tva que j’aurai préféré écologique …. mais une fois qu’on aura rénover le système, il ne faut plus y toucher pour laisser l’économie végéter sur cet environnement.

  11. Tiens, les commentaires sont de nouveau ouverts …

  12. Il ne faut pas s’affoler, c’est vrai, mais il serait peut être temps de relancer la machine à propositions sérieuses, et reprendre la main sur les sujets de cette campagne, non ?
    Parce que la façon dont la tranche de 75% a été présentée sonne un peu démagogique, et Sarko (Juppé dans un premier temps) ne manquera pas de s’engouffrer dans cette brèche. Et débattre en contre sur l’espace Schengen est un piège habilement monté pour nous empêcher de parler constructif : à fuir absolument !

    Personnellement, je verrai bien le grand retour de l’union des gauches européennes. Puisque le 17/03 François Hollande débattra avec des responsables des gauches européennes : il faut taper un grand coup (j’aimerai bien être présent ce jour la, malheureusement, c’est pas la porte à coté pour moi…) !
    Un peu de courage politique : il y a une fenêtre historique sans équivalent pour réformer la politique fiscale et économique de la zone euro : et il doit bien y avoir un juste milieu crédible entre le couple austérité / dérégulation totale et le protectionnisme aveugle.
    Il faut une réforme profonde de la BCE pour relancer la croissance, et faire tourner raisonnablement la planche à billet. Tous les économistes savent qu’on devra en passer par la. Cependant, il faut tenir compte du problème des retraites par capitalisation allemande.
    Afficher une position commune avec les responsables de l’opposition allemande serait du meilleur effet, non ?

    Par ailleurs, ne serait-il pas possible de relancer Sarko sur sa proposition d’exil fiscal pour les particuliers ? La encore, on doit aussi pouvoir débattre sereinement des défiscalisations massives des entreprises du CAC40 dans les paradis fiscaux : il n’y a pas que les banques, et les sommes en jeux sont colossales. Si on peut s’y attaquer avec une échelle significative (au minimum zone euro, g20 si Obama réelu), on participera d’un changement historique…
    A si seulement !!!

    • D’autant plus que la tranche à 75 % de Hollande court le risque d’être inconstitutionnel si l’on en croit le Canard Enchainé!
      Pour ce qui est de taxer davantage les exilés fiscaux, certains dans l’équipe de François Hollande concèdent d’ailleurs ainsi qu’ils sont favorables à ce dispositif. A commencer par Laurent Fabius et Jérôme Cahuzac.

      • bah oui, moi je trouve que c’est une bonne idée cette taxation des exilés. C’était proposé en 2007, ça avait été reproposé par Cahuzac en commission des finances y’a pas longtemps mais refusé par l’UMP, tant mieux si Sarko vire de bord sur cette question-là.

      • Il y a 15 jours, Seb avait fait part d’un arrêt du Conseil constitutionnel de 2006 ou 2007 relatif au bouclier fiscal. Il était question de taux ou fiscalité « confiscatoire » pour justifier ce mécanisme.

        Or, on est jamais à l’abri d’un revirement de jurisprudence.
        Et c’est moins le principe in abstracto que le schéma global de sa mise en œuvre qui est analysé. Je veux dire par là que tout dépend comment on le met en pratique (dégrèvements, déductions, réductions, crédits d’impôts etc).

        Et peut être que la réduction des déficits publics pourrait être perçu comme un objectif d’intérêt général suffisant, pour avaliser cette nouvelle tranche. La jurisprudence n’est pas indifférente au contexte politique, économique et social du moment.

        • Pour la porte-parole du gouvernement Valérie Pécresse, ce correctif apporté par l’équipe du candidat socialiste – afin de ne pas risquer de voir retoquer par le Conseil constitutionnel une des mesures phares du candidat – est le signe d’une «grande improvisation». «Un jour, on taxe l’assurance vie, le lendemain on ne la taxe plus; un jour, on supprime le quotient familial, le lendemain on ne le supprime plus; on fusionne la CSG et l’impôt sur le revenu, le lendemain on les fusionne plus«, a-t-elle réagi lors du compte rendu hebdomadaire du Conseil des ministres. «Je laisse le Parti socialiste gérer ses propres contradictions, a-t-elle ajouté. Les Français comprendront que cette mesure ne s’appliquera jamais et qu’il s’agissait d’un impôt spectacle pour [leur] faire oublier que dans le programme de François Hollande, il y a 50 milliards de taxes et qu’on n’a toujours pas compris quels Français allaient les payer.»

          • On ne connait toujours pas le programme de Sarkozy et je pense qu’en matière d’improvisation, il n’est pas mal du tout.

            Il nous sort une mesure (l’impôt des exilés fiscaux) qu’il combattait il y a cinq ans. Et ça ne fait pas non plus consensus à l’UMP

            Il menace de retirer la France de l’espace Schengen alors qu’il sa gargarisait d’avoir mis sur pied une politique d’immigration au niveau de l’UE.

            Il dit qu’il faut pas renégocier des traités européens parce que c’est la voix de la France et le voilà à demander la révision de l’accord Schengen.

            Il nous sort la TVA sociale deux mois avant les élections.

            Il défend la taxe Tobin qu’il critiquait il y a dix ans.

            Je continue ?

          • oui, c clair, sarko en termes d’improvisation, il est le maître du monde. Proposer la taxation des exilés en oubliant de dire que cela nécessitera de renégocier près de 180 conventions internationales et surtout après le refus quelques semaines auparavant de cette mesure en commission des finances, quel retournement de situation :)

            Ou parfaite improvisation en reprochant à Hollande de vouloir renégocier un traité européen, tout en proposant lui-même la même chose 15 jours plus tard…

      • C’est pour eviter le risque inconstitutionnalité qu’on parle de plafonnement à 85%, non? On a donc une solution simple à expliquer pour peu qu’on en prenne la peine.

    • Pourquoi elle sonne démagogique? cela fait des années qu’on dit que les augmentations que s’octroie quelques patrons qui fréquentent tous les même conseil d’administration sont juste scandaleuses, sans rien faire de sérieux pour arreter ces délires.
      Voila une mesure qui a vocation a leur dire d’arrêter leur connerie et de retenir leur avidité, perso je trouve qu’il était temps.

      Qu’est ce qui justifie les salaires des Proglio, Ghosn & co, j’ai beau chercher je ne vois pas. Xavier Niel qui a un salaire beaucoup plus bas que celui de Stéphane Richard même s’il reste actionnaire majoritaire de sa boite et c’est normal vu qu’il l’a crée, à un salaire juste, Stéphane Richard son salaire faramineux, je ne l’explique pas.

      Alors non la tranche de 75% n’a rien de demago

      • @Amelle : je suis totalement d’accord pour dire que les patrons du CAC40 ne méritent pas de telles rémunérations, surtout lorsque leurs entreprises perdent de l’argent et licencient pour motif économique.
        Sur le fond, nous sommes d’accord, mais le problème c’est la forme : annoncer une mesure confiscatoire de ce type, qui plus est avec les couacs de communication que l’on sait, sans détailler les modalités d’application, c’est politiquement suicidaire.
        Car le problème c’est qu’en face, on nous sort les chiffres : quelques milliers de contribuables pour quelques millions d’euros.
        Et ce sont les modalités d’application qui comptent : malheureusement, il faut bien reconnaitre que de faire voter les rémunérations par les AG d’actionnaires semble bien plus juste que la taxation aveugle (qui n’a aucune chance de passer au conseil constitutionnel).
        Personnellement, je pense qu’il doit encore être temps de rebondir sur le sujet : si il est impossible de confisquer à l’aveugle, on doit bien pouvoir autoriser les revenus exceptionnels des dirigeants, en les indexant sur les résultats des entreprises (en allant au-delà de la croissance du chiffre d’affaire, par exemple sur le nombre d’embauches en cdi, sur la croissance de l’investissement en véritable R&D, sur l’effort de formation des salariés, sur l’intégration de l’entreprise dans des démarches de développement à l’international…). Punaise, ce ne sont pas les voies de réflexion qui manquent. Si on s’en donne un peu la peine on en trouve des mesures crédibles et justes.

        Nous ne sommes pas le front de gauche, et il faut développer cette affirmation.

        C’est peut être compliqué a expliquer aux français, mais je crois que justement, ils ont l’oreille attentive en ce moment, et sont près a se pencher sur les sujets pour peu qu’on veuille bien les prendre pour autre chose que sur des machines à acclamer.

        Il faut revenir d’urgence aux mesures courageuses, construites et crédibles ! Sans cela, on se fera encercler de toute part, et on s’enlisera.

        Défaite interdite

  13. Les Inrocks
    … « Rien n’est joué on le sait », martèle Pierre Moscovici, qui disait encore il y a quelques semaines que Nicolas Sarkozy ne pouvait plus battre François Hollande.

    C’est tout Mosco çà, l’arrogance.

    • il crache partout sur toutes les radios ..et chaines de télevision .. moi j’attends ls 6 mai!! .. perdante ou gagnante ,je viendrais vous faire un petit coucou ..

      • enfin une réflexion intéressante, ça faisait longtemps jacline.

        Oui, effectivement, perdant ou gagnant, nous sommes tous républicains et accepteront le résultat des urnes.

        • La gauche? Pas si sûr.
          Si par malheur Sarko repasse on en reparlera.

          • si par malheur SARKO repasse ,on en reparlera .. si par bonheur il passait on en reparle plus .. c’est ça !!

        • comment ça ?? ça faisait longtemps .. ça veut dire que si on est pas d’accords on est des pestiférés !!!

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