Dans les médias

Pierre Moscovici invité de France Info

Catégorie : Actualité,Europe / International,Politique | Par pierre.moscovici | 27/03/2012 à 10:39

Pierre Moscovici était « l’invité du matin » aujourd’hui sur France Info.


"Nous annulerons la TVA socale" Pierre Moscovici. par FranceInfo

Be Sociable, Share!

Tags: , , , , , , ,


9 commentaires

  • megevet dit :

    Je viens de voir M.Mondebourg sur BFMTV. Toujours très à l’aise il a été deux fois poussé à critiquer ses alliés :
    – l’accord avec les verts pose problème ? On en laisse pas sur la route 2% d’electeurs potentiels, qui peuvent être aujourd’hui dans le doute, et s’interroger avec d’autres sur l’intérêt de voter Hollande ?
    – En comparant Mélenchon à Marchais, en parlant du programme de gauche, en compararnt les deux époques, en liant Hollande et Mélenchon dans un futur proche, les électeurs de Bayrou peuvent être tenter de prendre peur. Or ces électeurs sont indispensables…..
    Voilà quelques réflexions que m’a inspiré le prestation de M Mondebourg…..
    Salutations cordiales

  • Mike Paris 15 dit :

    Bonjour messieurs,
    On parle aujourd’hui avec crainte du retour du protectionisme
    en Europe,malheureusement dans l’état dans lequel elle se trouve
    je crains qu’un peu de celui-ci ne lui face pas de mal.
    Aujourd’hui L’Europe est la seule partie du monde ou il n’y a pas de croissance,et beaucoup de chomage !!

    • Sagone dit :

      A Make Paris 15,

      C’est pour cela que F Hollande veut que le traité signé par Sarkozy-Merckel et non ratifié soit renogié pour qu’il prenne en compte la croissance , l’emploi et en créant des euro-obligations.

      le prochain budget européen doit être mis au service des grands projets d’avenir : industrie et technologievertes , eco-onstruction, santé transports energie.

      pour protéger nos emplois et nos entreprise face a la concurence déloyale , il fera en sorte que les sociales et environnementales dans les échanges commerciaux avec tous les pays.

  • Marianne dit :

    LA « MENACE PROTECTIONNISTE » selon les libéraux:

    « Strauss-Kahn craint le retour du protectionnisme », titrait Le Nouvel Obs il y a encore peu de temps.
    « La situation comporte deux risques majeurs : des troubles sociaux et le protectionnisme » déclarait d’un même élan Christine Lagarde à Davos.
    Et, plus ils le disent, moins ils savent de quoi ils parlent. Evidemment, pour s’en apercevoir, il leur faudrait prendre le temps de réfléchir un peu au sens des mots.
    Redouter le « retour du protectionnisme » n’a en effet de sens que si nous estimons vivre dans une situation de non-protectionnisme.
    Mais ce non-protectionnisme existe-t-il ?

    La concurrence non distordue règne, nous dit-on, en Europe.
    Avec l’Estonie, qui fixe à zéro son impôt sur les sociétés ?
    Avec la Roumanie, où les employés de Renault-Dacia payés 300 euros par mois représentent une sorte d’élite salariale ?
    Avec la Pologne, qui refuse toute réglementation environnementale et les coûts qui l’accompagnent ?
    Avec le Royaume-Uni, qui dévalue subrepticement sa monnaie de 30 % contre l’euro, et, d’un claquement de doigts, diminue d’autant ses prix d’export ? Avec le Luxembourg, dont la transparence bancaire fait paraître limpide une flaque de pétrole ?
    Concurrence non distordue sans doute également avec la Chine, et avec le Vietnam, ou pourquoi pas la Birmanie, puisque BK Conseils, l’entreprise unipersonnelle de Bernard Kouchner, nous certifie que le travail forcé y est une légende.

    Pour que le « non-protectionnisme » ait un sens, il faudrait ajouter aux règles du libre-échange l’hypothèse de parfaite identité structurelle des systèmes socioproductifs mis en concurrence… Or, cette hypothèse est évidemment délirante. Fiscalité, protection sociale, niveaux de vie, réglementation environnementale, taux de change, droit du travail, tolérance sociale aux inégalités, préférence politique pour les coûts collectifs de services publics : les économies sont différentes en tout.
    Toutes les différences restent autant de distorsions, c’est-à- dire, pour certains, de protections de fait.

    Ceux qui tirent leur fiscalité vers le bas, qui ne veulent ni des coûts de la protection sociale ni des coûts de la protection environnementale, ceux qui manipulent leur change, ceux dont le droit du travail autorise toutes les pressions salariales, tous ceux-là sont à l’abri de formidables barrières et n’ont nul besoin de droits de douane ou d’obstacles non-tarifaires pour s’ébattre et prospérer dans le commerce international libéralisé. Le monde différencié, le nôtre pour longtemps encore, est par conséquent – à savoir : en tant qu’il est différencié – protectionniste ! N’est-il pas absurde alors de hurler à la « menace protectionniste » dans un monde qui l’est nécessairement ? A moins, focalisant jusqu’à l’hystérie le regard sur certaines protections, que ce soit pour mieux faire oublier les autres.

    On voudrait croire qu’il n’y a, parmi les enragés de la « concurrence libre et non distordue », que des cyniques – pour qui le level playing field n’est que l’instrument rhétorique et pratique d’un rebasculement du rapport de force entre le capital et le travail, par régime du commerce international interposé. Au moins, ceux-ci ont-ils les idées au clair et ne se racontent-ils pas d’histoire. Mais il y a, dans ces rangs, bien plus encore d’ahuris, qui croient vraiment ce qu’ils disent et persistent à ne pas voir que leur célébration de la concurrence non distordue dans les marchés a pour effet de faire jouer de la pire des manières – la plus déniée et la plus destructrice – la concurrence très distordue par les structures.
    Par un paradoxe que jamais, semble-t-il, les amis des « grands marchés » de toutes sortes ne parviendront à saisir, la concurrence non distordue s’avère donc le parfait complément du protectionnisme des structures.
    La concurrence entre des entités qui ne sont pas strictement identiques est immédiatement faussée par leurs différences mêmes – d’où résulte que le concept de concurrence non faussée est une parfaite ineptie. Et celui de protectionnisme avec, du même coup.

    Si donc nous vivons dans un monde de fait protectionniste et voué à le rester – sauf le fantasme de la « grande homogénéisation » du monde –, il faut prendre son parti de l’inanité de la discussion qui s’obstine à opposer le protectionnisme aux bienfaits du « libre-marché ». Rendons-nous à l’idée que le problème est tout entier plongé dans le registre du protectionnisme lui-même, qu’il n’en sortira pas, et qu’il n’y a dès lors plus qu’à choisir entre ses différents degrés et ses différentes formes. Ce débat prend, pour le coup, tout son sens, puisqu’à ce moment seront mises sur la table toutes les sortes d’hétérogénéités, de différences, de protections et d’inégalités entre lesquelles il faudra nécessairement passer des compromis – c’est-à-dire envisager de corriger des distorsions par des distorsions contraires (et compensatrices).

    Il s’agit évidemment là d’une révolution copernicienne, que refuseront également les cyniques et les ahuris, quoique pour des raisons fort différentes.

    Lecture recommandée:
    Le Protectionnisme et ses ennemis, LLL & Monde diplomatique,
    HJ. Chang, S. Halimi, F. Lordon, F. Ruffin, J. Sapir

    • Bangor dit :

      Ras le bol.

    • Bangor dit :

      « Quoi qu’en disent les gouvernements, le retour au protectionnisme devient donc incontournable. »

      Et la connerie, elle est incontournable ?

  • Marianne dit :

    AVEC LA MÊME POLITIQUE NÉO-LIBÉRALE ?

    « Nous annulerons la TVA sociale »… Oui, mais avec quelle politique nouvelle à proposer en Europe et au Monde ?

    Les sociaux-libéraux, partisans du libre-échange, croient agir dans le sens de l’histoire. Selon eux, cette politique est à l’origine de la richesse des pays développés.

    Rien n’est pourtant plus éloigné de la réalité.
    Les faits historiques sont sans appel : quand les pays actuellement développés étaient encore en développement, ils n’ont mené pratiquement aucune des politiques qu’ils préconisent. Et nulle part l’écart entre le mythe et la réalité historique n’est aussi flagrant que dans les deux cas de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis.
    Il est piquant de noter que ce sont les deux puissances anglo-saxones censées être les bastions du libre-échange, et non pas la France, l’Allemagne et le Japon, pays considérés comme les tenants de l’interventionnisme étatique, qui utilisèrent le plus agressivement le protectionnisme. Pendant le XIXe siècle et au début du XXe, les droits de douane furent relativement faibles en France et en Allemagne (15% à 20%) et ceux du japon furent plafonnés à 5% jusqu’en 1911, aux termes de traités léonins. Pendant la même période, les tarifs douaniers moyens sur les produits industriels aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, s’inscrivaient dans une fourchette de 40% à 50%.

    Inversement, si le libre-échange était si efficace, la croissance économique aurait du s’accélérer au cours des vingt dernières années, parallèlement aux mesures de libéralisation commerciale.
    Or, les faits sont encore là:
    Pendant les années 60 et 70 où existaient davantage de protections et régulations, l’économie mondiale progressait beaucoup plus vite qu’aujourd’hui. Et, au cours de cette dernière période, sans les fortes performances de la Chine et de l’Inde (qui n’ont absolument pas suivi les recettes libérales), le taux moyen serait encore plus faible.

    LES ERREURS DU DOGME LIBRE-ÉCHANGISTE

    Malgré cet échec, le dogme néolibéral sur les vertus du libre échange continue de sévir, et ce grâce à un appareil économico-politico-idéologique qui n’a d’équivalent que celui de la papauté au Moyen Âge.
    Par leur emprise, en premier lieu aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, les néo-libéraux sont en mesure de peser sur l’ordre du jour politique des institutions multilatérales , particulièrement la « sainte trinité »: FMI, Banque mondiale, OMC. Faisant la pluie et le beau temps dans les médias dominants de l’ensemble du monde, ils ont pu édulcorer et éventuellement occulter les informations qui les gênaient, notamment les chiffres désastreux de la croissance.
    Parvenus aux positions dominantes dans les départements d’économie des universités les plus en vue, ils ont veillé à ce qu’aucun économiste dissident n’y soit admis.
    Rien d’étonnant à cela: leur modèle « d’équilibre général » est le modèle statique de Walras, déjà dépassé au XIXe siècle quand Marx mit en lumière l’importance de la croissance capitalistique dans la divergence entre classes. Et ce n’est pas le fait d’avoir élaboré les conditions nécessaires à un équilibre, avec Arrow-Debreu dans les années cinquante, qui change cet état de fait:
    Les néolibéraux font tous référence à un modèle stationnaire, dans un monde éminemment non-stationnaire où la croissance est devenu l’enjeu principal !
    (cf, à ce sujet, le commentaire final sur l’Addendum dynamique dans: http://www.pauljorion.com/blog/?p=33654)

    Entre pays de niveaux de développement différents, même une intégration du type de l’Union Européenne doit impliquer à la fois des mécanismes de transfert des plus riches vers les plus pauvres.
    Et ce n’est réellement possible que si les économies pauvres sont petites et peu nombreuses par rapport aux économies riches car, si tel n’est pas le cas, celles-ci trouveront l’accord trop couteux pour elles.
    C’est pourquoi l’élargissement de l’UE s’est arrêté aux frontières de la Grèce et des PECOS, qui posent l’un et l’autre le même problème à des titres différents: la Grèce ne peut garder l’euro que si la zone se fédéralise pour la soutenir, et les PECOS ne pourront bénéficier longtemps de la solidarité de l’UE s’ils continuent de pratiquer le dumping monétaire, fiscal et social.
    Certains pays ont suivi le modèle américain, comme l’Espagne, l’Irlande et le Royaume-Uni où l’on assiste à un appauvrissement relatif et parfois absolu de la population. La déflation salariale importée y engendre une explosion de l’endettement des ménages qui, dépassant en 2007 les 100 % du PIB, a produit un phénomène d’insolvabilité comparable à celui observé aux Etats-Unis.
    Même dans des pays relativement éloignés des modèles ci-dessus, la déflation salariale est patente. L’Allemagne a mené une politique de délocalisation massive de la sous-traitance. On est ainsi passé, grâce à l’ouverture de l’Union européenne aux pays d’Europe centrale et orientale, de la logique du made in Germany à celle du made by Germany. Dans le même temps, le gouvernement allemand a transféré sur les ménages (via la taxe sur la valeur ajoutée, TVA) une partie des cotisations qui incombaient aux entreprises. Cette stratégie a permis un fort excédent commercial, au détriment de ses partenaires de la zone euro chez qui l’Allemagne réexporte de la déflation salariale ; mais au prix d’une croissance faible en raison d’une demande intérieure déprimée malgré un accroissement inquiétant de l’endettement des ménages (68 % du PIB).
    Quant à la France, les gouvernements de ces dernières années ont tenté de réagir à la mondialisation par des politiques dites « de réformes structurelles ». Ces dernières, en allongeant la durée globale du travail et en mettant en cause les prestations sociales, n’ont fait qu’entériner les effets de la déflation salariale importée.
    L’émergence depuis une dizaine d’années du phénomène des « travailleurs pauvres » des deux côtés du Rhin est directement liée à ces politiques.
    Paul Krugman, qui a longtemps prétendu que « la mondialisation n’est pas coupable », reconnaît aujourd’hui que la déflation salariale importée via le libre-échange a un rôle crucial.

    La déflation salariale trouve son origine dans les politiques prédatrices menées, en matière de commerce international, par les pays d’Extrême-Orient depuis 1998-2000, à travers le libre-échange généralisé impulsé par l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
    Quant à l’idée que cette déflation salariale est le prix à payer pour que d’autres pays nous rejoignent… rien n’est plus inexact.
    L’économie chinoise poursuit depuis trente ans un rattrapage technique rapide. Dans le même temps, le coût salarial, direct et indirect, n’y évolue pas. La montée en qualité de ses exportations menace, en revanche, à terme la totalité des emplois industriels dans les pays développés.
    Ce que les travailleurs des pays développés perdent en revenu ne va pas en majorité vers ceux des pays émergents, mais sert essentiellement à enrichir encore plus une mince élite dont la fortune a littéralement explosé dans les dix dernières années.
    Au jeu du libre-échange, des délocalisations et de la déflation salariale, il n’est nul gagnant, si ce n’est ceux qui ont empoché les profits et qui ont su les placer en des lieux préservés.

    LE RETOUR DU PROTECTIONNISME

    Des mesures protectionnistes, qui permettent de moduler les échanges avec l’extérieur, s’imposent donc. C’est même la condition sine qua non de toute politique de revalorisation salariale qui rende les ménages solvables et permette d’accroître la demande. Augmenter les salaires sans toucher au libre-échange est soit une hypocrisie, soit une stupidité. Par ailleurs, seul le protectionnisme peut arrêter la spirale du moins-disant fiscal et du moins-disant social qui s’est instaurée aujourd’hui en Europe.
    Son but doit être clairement précisé. Il ne s’agit pas d’accroître encore les profits mais de préserver et d’étendre les acquis sociaux et écologiques. Il s’agit donc de pénaliser non pas tous les pays pratiquant les bas salaires, mais ceux dont la productivité converge vers nos niveaux et qui ne mettent pas en place des politiques sociales et écologiques également convergentes. Bref d’empêcher le commerce mondial de tirer tout le monde vers le bas.

    Le cadre de l’Union européenne est inadéquat pour un tel retour. Le rétablissement d’un important tarif communautaire s’impose, mais il est clair que l’espace économique européen actuel est tellement hétérogène qu’il permet à des politiques de dumping fiscal, social et écologique de prospérer. En plus du tarif communautaire, il convient donc d’envisager un retour aux montants compensatoires monétaires en vigueur dans les années 1960. Ces taxes, provisoires, viseront à compenser les écarts de taux de change, mais aussi de normes sociales et écologiques, entre les pays de la zone euro et les autres membres de l’Union. Un tel changement implique un conflit au sein de celle-ci.
    Si la mise en place de mesures coordonnées est, à terme, la meilleure solution, seule la menace de mesures unilatérales par la France peut imposer l’ouverture du débat — lequel aboutira à la mise en place de cercles concentriques permettant, au sein de l’Union, de respecter les différences structurelles existant entre les pays membres.
    L’alternative au protectionnisme et aux montants compensatoires est simple : soit voir autrui nous imposer ses choix en matière sociale et écologique, soit imposer les nôtres. Le libre-échange signe donc la mort de la liberté de choix dans les systèmes sociaux et économiques.
    C’est ce que montrent les échecs répétés de toutes les tentatives pour construire une « Europe sociale », grande illusion des sociaux-libéraux, ou tout simplement pour aboutir à l’harmonisation fiscale. Sans des mesures susceptibles de pénaliser les stratégies de dumping social, fiscal et écologique, la loi du moins-disant s’impose partout.
    La combinaison du libre-échange et de la rigidité monétaire de l’euro rend alors nécessaire, du point de vue des entrepreneurs, l’immigration clandestine. Le sans-papiers n’étant pas couvert par le droit social existant, l’immigration devient l’équivalent d’une dévaluation de fait et d’un démantèlement des droits sociaux face à la pression de la concurrence importée.

    Quoi qu’en disent les gouvernements, le retour au protectionnisme devient donc incontournable.

    • Bangor dit :

      Ras le bol.

      « Quoi qu’en disent les gouvernements, le retour au protectionnisme devient donc incontournable. »

      Et la connerie, elle est incontournable ?

    • Sagone dit :

      Mariane,

      vos posts sont trop long et indigeste…

Flux RSS des commentaires de cet article.