146 réflexions au sujet de « Pierre Moscovici invité de Radio Hollande »

  1. PAS DE DÉSENDETTEMENT… À LA HOLLANDE-BAYROU (cf. CAHUZAC-PEYRELEVADE) !

    ” les déficits budgétaires… Rien de durable ne peut, ne va et même ne doit se faire contre eux, SAUF par le biais d’un CHANGEMENT du système financier mondial. ”
    Cela vient en contradiction formelle des thèses voulant supprimer le déficit par des économies… sans rien changer du système en profondeur !
    A ce sujet,
    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3221
    replace étrangement dans l’actualité le livre
    L’ÉTAT PRÉDATEUR, James (fils de John) K Galbraith, 2009, dont le résumé précise:

    Galbraith montre comment, des années Reagan aux années Bush, la droite au pouvoir a transformé les États-Unis en république-entreprise où l’économie n’est pas régie par les marchés mais par une coalition de puissants lobbies industriels. Ces derniers sont soutenus par un État prédateur qui, loin de limiter l’emprise du gouvernement sur l’économie, entend bien au contraire l’approfondir pour détourner l’action et les fonds publics au profit d’intérêts privés.
    La nouvelle gauche libérale s’est laissé contaminer par le culte du marché libre qui n’a jamais été qu’un mythe instrumentalisé par ses promoteurs. Elle serait bien inspirée de se désintoxiquer et de comprendre enfin que les marchés n’apporteront aucune solution à la crise contemporaine, à la pauvreté, aux inégalités, à la crise écologique, tous ces défis qui appellent au contraire la planification, le contrôle public de la répartition des revenus et du financement de l’économie.

    « Galbraith montre comment briser l’emprise magique des conservateurs sur les esprits de gauche. »
    Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie.

    Voici le passage le plus illustratif du livre:

    ENCORE UN DIEU QUI MEURT :
    LE RÊVE IMPOSSIBLE DE L’ÉQUILIBRE BUDGÉTAIRE

    Ne reste-t-il donc aucune vérité simple? Si le marché n’est pas la liberté, si l’épargne n’est pas une vertu et si la Federal Reserve ne contrôle pas l’inflation, que reste-t-il ? Et la nécessité d’équilibrer le budget ?
    Si toutes les autres formes de conservatisme économique professées par les républicains sont bonnes pour les poubelles de l’histoire, celle-ci, embrassée par les démocrates, n’est-elle pas digne d’être conservée ?
    Hélas, non. En réalité, l’équilibre budgétaire a été le tout premier pilier conservateur à s’effondrer; sa mort a été le compromis avec la réalité le plus réussi des années Reagan. Les réductions d’impôts de Reagan étaient officiellement de l’économie de l’offre, mais elles étaient aussi des réductions d’impôts… Associées à ces baisses d’impôts, les dépenses de Reagan ont provoqué un énorme tournant vers les déficits budgétaires de 1980 à 1983. Et ceux-ci ont alimenté la puissante expansion économique qui a commencé cette année-là et s’est poursuivie jusqu’à la fin de la décennie.
    Les démocrates ont coopéré avec les républicains dans les années 1980 pour défaire les réductions d’impôts de Reagan, et faire voter ces impôts en 1982 et 1984, puis la loi de réforme fiscale de 1986. Et le grand spectacle de leur quête de respectabilité aux yeux des “financièrement vertueux” allait rester à l’affiche tout au long des années 90, dans les négociations budgétaires de la présidence de Bush père, puis dans le premier plan de réduction du déficit du mandat de Clinton.
    Ils oubliaient Keynes, qui avait essayé de leur expliquer que les excédents budgétaires de la fin des années 1990 étaient une grave erreur de politique économique. En ponctionnant des fonds sur le flux des dépenses, ils auraient pour effet de condamner la durabilité de l’expansion. L’association d’une bulle boursière insoutenable et d’une politique budgétaire super-restrictive garantissait que l’administration suivante serait confrontée à une crise économique. Et c’est ce qui s’est passé [avec Bush fils].
    La position des démocrates sur les déficits a une histoire tourmentée, qui oscille depuis longtemps entre réalisme et respectabilité. En la survolant, on comprend pourquoi les déficits budgétaires sont partie intégrante du système financier mondial depuis les années 1970, pourquoi il est impossible d’équilibrer durablement le budget tant que ce système dure, pourquoi essayer de le faire est en réalité nocif, et pourquoi – malheureusement – la gauche n’est pas parvenue, pour l’essentiel, à comprendre tout cela.

    Pourquoi Reagan a-t-il réussi ce que Carter n’a pas pu faire – avoir de gros déficits sans la baisse du dollar et l’inflation qui s’ensuivait? Parce que la politique des taux d’intérêt astronomiques et du dollar super-fort menée par la Federal Reserve a aidé Reagan à se tirer d’affaire. En attirant aux Etats-Unis une marée de capitaux d’investissements, la politique du dollar fort a réconcilié stimulation budgétaire, reprise de l’emploi et fin rapide de l’inflation. Le dollar est alors devenu la monnaie de réserve incontestée, ce qui signifiait que les Etats-Unis non seulement pouvaient mais devaient avoir des déficits commerciaux, à la mesure de la demande de dollars pour les réserves.
    Tant que le secteur privé intérieur continuait à vouloir accumuler des actifs financiers, ce qu’il a fait tout au long du mandat de Reagan, le déficit commercial devait forcément se traduire -pure question de comptabilité- par un déficit de taille comparable du budget fédéral -”théorie des “déficits jumeaux”- mais l’interprétation qui en était donnée rendait le déficit budgétaire responsable du déficit commercial.
    Le rôle du système financier mondial, qui rendait inévitable le déficit commercial, a été négligé. Et l’idéologie des budgets en équilibre s’est maintenue.

    En 1997, la crise asiatique a également ramené une marée de capitaux au bercail, dans le refuge sûr des bons du Trésor américain, renforçant ainsi le dollar. Le déficit commercial a également augmenté. Mais, cette fois, pas le déficit budgétaire. Il a chuté – jusqu’à zéro, et jusqu’à se transformer vraiment en excédent, pour la première fois depuis 1969. Comment cela a-t-il pu arriver?
    Comment le déficit extérieur a-t-il pu augmenter et le déficit budgétaire diminuer ? Il y a un cas de figure (et un seul) où le déficit où le déficit budgétaire peut diminuer tandis que le déficit commercial augmente: quand le secteur privé de l’économie du pays “assume” le rôle jusque là joué par l’Etat, en acceptant lui-même un déficit budgétaire. Et c’est ce qui s’est passé.
    Les cartes de cédit, les emprunts hypothécaires, les prêts contre garantie immobilière sont soudain devenus les forces motrices de la croissance économique américaine. La Bourse et le boom de l’immobilier donnaient à beaucoup de gens l’impression d’être riches. Depuis des années, républicains et démocrates avaient clamé qu’ils voulaient un budget en équilibre. A présent, ils en avaient un – mais c’était un problème, pas une solution.
    Les excédents ont fait ce que font tous les excédents: un Etat en excédent soustrait nécessairement en impôts aux dépenses privées plus qu’il n’injecte en versements aux revenus privés. Cela a obligé l’économie privée à financer son expansion en accumulant des dettes. Mais, à la différence de l’Etat, la dette privée a des limites. Elle ne pouvait pas durer indéfiniment et elle ne l’a pas fait. Le boom de la technologie a pris fin en avril 2000 avec le crash du NASDAQ. L’économie a basculé dans la récession au début de 2001, et le déficit budgétaire est réapparu.

    L’ironie de cette histoire, c’est que l’idéal tant aimé du budget en équilibre, jadis thème crucial des conservateurs, est devenu absurde au moment même où les démocrates s’y sont ralliés. La plupart des républicains, sur le plan pratique, le comprennent: une fois au pouvoir, ils ne font plus semblant de prendre l’Etat fédéral pour un ménage.
    Les soi-disant progressistes ne sont pas de simples perroquets des conservateurs; ils sont les perroquets de conservateurs morts, qui n’ont aucun descendant vivant et dont les thèses sont concrètement inapplicables dans le monde moderne.
    En résumé, et pour le dire crûment, équilibrer le budget est une mission impossible et sans intérêt. À toutes fins pratiques, le déficit constaté dans le budget ne dépend plus des décisions de la politique fédérale, mais du commerce international et de la position financière du secteur privé. Tant que le commerce extérieur américain reste en déficit permanent – et il doit le rester tant qu’une économie mondiale en croissance exige des dollars pour ses réserves – le déficit budgétaire fédéral est fondamentalement permanent. Politiques et commentateurs peuvent dire ce qu’ils veulent sur les déficits budgétaires. Rien de durable ne peut, ne va et même ne doit se faire contre eux, sauf par le biais d’un changement du système financier mondial.

    • Bon sang mais allez sur le site de Peleyrade votre obsession eternel ou Cahuzac votre nouvelle autre obsession.

      Ou mieux, faite ce qu’a dit Melenchon, occupez vous de la droite et de l’extrême droite -sur leurs sites- et foutez nous la paix.

      • Evidemment, c’est tellement plus facile de répéter avec Hollande-Cahuzac les mêmes mots d’ordre irréfléchis que Bayrou-Peyrelevade: »le choix du désendettement car ce désendettement rendra la France plus indépendante et ne pèsera pas sur les génération futur[es] » !

        Quant à celui qui trouve que « de toute façon c’est tellement long », il n’a même pas ce problème…et croit que tout le monde est comme lui !

        • Je sais…. je ne suis qu’une bonne femme, mon intelligence est limitée. Mais si je n’ai pas de cerveau pour savoir ce qui me convient ou ce qui convient pas, pourquoi m’abreuver de pavés de texte que je ne peux comprendre? C’est idiot!

          Merci d’aller rapporter la bonne parole Mélenchoniste à des personnes plus intelligentes qui seraient susceptible de mieux comprendre.

          Et surtout pitié arrêtez de parler de Peyveyrade et de Cahuzac sur ce blog, ça devient usant.

          A la limite parlez de Melenchon ….d’un autre coté, on est tellement bête sur ce blog, est ce vraiment utile?

          • « Peyveyrade » ne va pas être content !
            Lui qui se voyait déjà comme une célébrité…

  2. POURQUOI « LE CHANGEMENT » DE HOLLANDE N’EST PAS CRÉDIBLE:

    Le problème est que l’union monétaire, à la différence de l’Union Européenne est un projet indiscutablement de droite. Si on ne s’en est pas rendu compte au début, on devrait en avoir malheureusement pris conscience maintenant que les économies les plus faibles de la zone Euro subissent le traitement punitif qui était auparavant réservé aux économies du tiers-monde prises dans l’étau du Fond Monétaire International (FMI) et de ses dirigeants du G7. Au lieu d’essayer de sortir de la récession grâce au incitations fiscales et/ou monétaires, comme la plupart des gouvernements l’ont fait en 2009, ces gouvernements sont forcés de faire le contraire au prix d’un énorme coût social. Les humiliations qui s’ajoutent aux souffrances, comme pour les privatisations en Grèce ou « la réforme du marché du travail » en Espagne ; les effets régressifs des mesures prises sur la répartition des revenus et de la richesse ; et la diminution et l’affaiblissement de l’état providence pendant que les banques sont renflouées par les contribuables -tout cela montre clairement que les autorités de l’Europe suivent un programme de droite ; la manière dont elles profitent de la crise pour mettre en place des changement politiques de droite vient corroborer cette analyse.

    Le positionnement à droite de l’union monétaire a été institutionnalisé dès le début. Les règles qui limitaient la dette publique à 60% du PIB et les déficits budgétaires annuels à 3% du PIB -même si en pratique elles n’ont pas été appliquées- sont des règles inutilement restrictives en période de récession et de chômage endémique. Le mandat de la banque centrale européenne de veiller seulement sur l’inflation et pas du tout sur les emplois est un autre signe de ce positionnement néfaste. La Réserve Fédérale (Fed) des USA par exemple est une institution conservatrice mais la loi lui demande quand même de s’occuper de l’emploi tout en essayant de contenir l’inflation. Et la Fed – même si elle a prouvé son incompétence en se révélant incapable de prévoir la bulle immobilière de 8000 milliards de dollars qui a fait s’écrouler l’économie des USA, a fait preuve de souplesse en émettant plus de 2000 milliards de dollars dans le cadre de la politique d’expansion monétaire pour faire face à la récession et à la faible reprise. Les extrémistes qui dirigent la banque centrale européenne ont, quant à eux, augmenté les taux d’intérêt depuis un an en dépit de la dépression et du taux élevé de chômage dans les économies les plus faibles de la zone Euro.

    Des économistes et des observateurs politiques disent que la zone Euro a besoin d’une union fiscale avec une meilleure coordination des politiques budgétaires pour bien fonctionner. Mais la politique fiscale de droite est contre-productive, comme on peut le constater, et le restera même si elle est mieux coordonnée. D’autres économistes -et j’en fait partie- disent que les écarts importants de productivité entre les membres de l’union rendent une union monétaire très difficile. Mais même si on pouvait surmonter ce problème, le fait est que la zone Euro ne vaut pas la peine d’être sauvée si c’est un projet de droite.

    L’idée que l’Euro doit être sauvé pour préserver la solidarité européenne joue sur une interprétation simpliste de la résistance que les contribuables de pays comme l’Allemagne, les Pays-bas et la Finlande opposent au fait « d’aider » la Grèce. Il est certes indéniable que cette résistance vient en partie de préjugés nationalistes -que les médias de masse encouragent souvent- mais pas seulement. Beaucoup d’Européens n’aiment pas l’idée d’avoir à « aider » les banques européennes qui ont fait de mauvais prêts. Et les autorités européennes « n’aident » pas plus la Grèce que les USA et l’OTAN « n’aident » l’Afghanistan -pour mentionner un autre débat où ceux qui s’opposent à des actions destructrices sont aussi qualifiés de « réactionnaires » et « d’isolationnistes ».

    Il semble que la gauche européenne ne se rende pas compte que les institutions, les pouvoirs ni surtout les politiques macroéconomiques de la zone Euro sont essentiellement de droite. Cette méconnaissance fait partie d’un problème plus général qui est que personne dans le monde ne comprend les enjeux macroéconomiques ce qui a permis aux banques centrales de droite de mettre en oeuvre des politiques destructrices parfois même sous des gouvernements de gauche. Cela ajouté au manque de participation démocratique explique peut-être que les politiques macroéconomiques de l’Europe soient plus à droite que celles des USA en dépit du fait que l’Europe possède des syndicats et d’autres organismes qui promeuvent une économie progressiste beaucoup plus puissants qu’aux USA.

    Mark Weinsbrot

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    Extrait de l’article publié originellement dans The Guardian.
    Mark Weinsbrot est économiste et co-directeur du Center for Economic and Policy Research.

  3. L’EFFACEMENT DES DETTES… L’EXEMPLE DE SOLON DANS LA GRÈCE ANTIQUE

    Ce titre du petit livre d’Ina Piperaki et Jean-Michel Reynaud (Editions Bruno Leprince) appelle, lui aussi, au « changement ».
    Le changement qu’il propose prend exemple dans le passé du côté de la situation politique et socio-économique d’Athènes au VIème siècle avant Jésus Christ, où les dettes avaient fini par jeter en esclavage une partie des citoyens.

    L’exemple de Solon dans la Grèce antique

    La solution que Solon proposa en premier lieu est l’effacement des dettes privées et publiques. Mais malheureusement il ne s’agit pas ensuite de réaliser une réforme agraire et une répartition des richesses en vue de l’égalité. Le projet ne va pas jusque-là et préfère ménager les riches. Ce n’est pas de Révolution dont il s’agit mais plutôt d’éviter la révolution. Solon est un contemporain de Bouddha, Confucius et Lao Tseu…

    Hollande, par la bouche de Cahuzac, n’en est même pas là…
    « Il faut conserver la confiance des investisseurs », nous dit Cahuzac dans son interview au « Monde » du 29 mars. A Peyrelevade qui vante le gel des dépenses publiques par le programme Bayrou, Cahuzac veut montrer que Hollande n’est pas en reste:
    « François Hollande a choisi, lui, de ramener le rythme de progression , en volume, de la dépense publique, de 1,7% à 1,1%… Cela diminuera la dépense publique de 2,6 points en 2017.
    Le calandrier de redressement des finances publiques doit être vraisemblable pour s’assurer la confiance des marchés… »

    • LES ORIGINES DE LA DETTE PUBLIQUE
      La montée de la dette publique en France est bien antérieure à l’euro, puisqu’elle démarre essentiellement avec la loi scélérate de Pompidou/Giscard, le 3 janvier 1973, obligeant l’Etat à se financer auprès du marché financier en interdisant l’emprunt direct à la Banque de France. Aujourd’hui encore, notre dette publique est essentiellement la somme des intérêts cumulés payés indûment au marché privé depuis cette date, c’est à dire aux rentiers et aux banquiers.
      Cf http://postjorion.wordpress.com/2012/02/02/228/

    • UNE SOLUTION JUSTE… EN DOUCEUR

      La solution consistant à ce que l’Allemagne et ses satellites, comme ils commencent à l’évoquer, reviennent à une monnaie séparée comme le mark, résoudrait tous les problèmes à la fois:
      Il est important pour que cela fonctionne que les autres pays gardent nominalement l’euro, mais avec une nouvelle politique monétaire rendue possible par l’absence de l’Allemagne et son orthodoxie héritée de l’Ecole Autrichienne. La dévaluation factuelle de cet euro par les marchés réduirait en réalité continuellement le service de la dette libellée en euros, débloquant la situation pour les pays méditerranéens et la favorisant encore plus pour l’Allemagne et ses satellites dans leur nouvelle monnaie forte.
      Dans ce scenario, il est crucial que ceux qui s’accomodent de l’euro-mark actuel (Allemagne, Autriche, Pays-bas, Luxembourg, Finlande) soient ceux qui sortent de l’euro, pour permettre aux autres pays de retrouver leur souveraineté sur l’euro en redonnant son statut normal à la Banque Centrale (privilège d’émission).
      L’euro redeviendrait ainsi une monnaie comme les autres (y compris le dollar), tout en laissant l’euro-mark à ceux qui s’en accomodent.

      Le schéma est trés souple: en cas de recours abusif à la monétisation de la part de membres du «Club Med », un pays comme la France pourrait à son tour sortir pour retrouver son franc, qui deviendrait plus fort que l’euro nominal restant, etc.
      L’essentiel est de laisser l’euro nominal à ceux qui en ont le plus besoin pour rembourser en euros dévalués.
      Le schéma comporte un autre avantage: plus les spéculateurs dévalueraient l’euro nominal restant, plus ils se punieraient eux-mêmes en dévaluant leurs remboursements nominaux dans cette monnaie.
      Evidemment, tous les banquiers et rentiers de la planète protesteront à l’encontre de ce schèma, mais c’est la seule issue à l’erreur d’aiguillage historique d’une monnaie unique pour des économies divergentes.

  4. A la lecture ce matin de l’entretien « accordé » à l’Est Républicain par le candidat de l’UMP, un mystérieux souvenir a surgi, les plus anciens le reconnaîtront : « Dop, dop, dop, tout le monde adopte dop » C’est bien de cela qu’il s’agit : le shampooing dop en litre ou en berlingot pour tout le monde. Répétition à l’infini des mêmes mots, complètement vidés de sens pour autant qu’ils en aient eu, mais assénés sans relâche pour qu’ils pénètrent les esprits préjugés imbéciles. D’autres feront, on l’espère, la liste des assertions mensongères accumulées dans cet entretien. D’autres rediront, on l’espère, l’invraisemblable animosité qui suinte de cette mise en cause devenue permanente du syndicalisme militant. On se contentera ici de noter une fois de plus comment fonctionnent les ressorts de cette machine à tromper, élaborés, bien sûr, par les « conseillers spéciaux » dudit candidat : L’anesthésie, si remarquablement conçue et mise en œuvre par H.Guaino ; et la protection de la droite en péril à grandes bolées de pilules contraceptives au cas où… P.Buisson les cuisine depuis longtemps dans son officine, faut-il le rappeler ?
    « Personne à droite pour s’en émouvoir ? », demandait Diogène, sa lanterne au bout du bras. Il est vrai que son cynisme à lui était d’une autre trempe.

  5. Bonne nouvelle.
    Effa Choly est sortie plus tôt que prévu de la cellule de dégrisement dans laquelle on l’avait enfermée suite à sa chute de dimanche soir dans un escalier.

  6. Ce qui est frappant dans le tir de barrage en ce moment, de Le Pen au PS, c’est le moment où il se déclenche. C‘est à l’instant où l’on est en passe de voir la candidature de Mélenchon plus haut que celle de Le Pen ! C’est là que tout le monde lui tire dessus. Complicité objective avec l’extrême-droite ? Oui bien sûr même si elle est inconsciente. Car le fond de l’affaire est le suivant. Tant que Le Pen est troisième, la chanson du vote utile peut être passée en boucle. L’univers politique des quinze dernières années continue à ronronner avec ses rentes de situation et ses positionnements convenus ! Dès qu’elle n’y est plus, le verrouillage des deux premières places saute. Et les suivants de la file sont mis au pied du mur tout aussi fortement ! Dans cette manœuvre, la première bénéficiaire, madame Le Pen, prend toute sa place et vocifère avec le reste de la meute. Et alors apparaît l’incroyable. Il est frappant de constater que les arguments sont les mêmes que ceux de madame Le Pen.

    Plutôt que de s’interroger sur les moyens de se doter d’une nouvelle dynamique, l’état-major de campagne socialiste cherche à mettre en place un nouveau verrou de contrainte qui prenne le relais de feu le « vote utile ». Celui-ci est en effet assez largement démonétisé. Ils en ont tellement abusé ! De plus voilà que Le Pen, sous la pression du Front de gauche, est cantonnée à plus de dix points derrière le « prochain président ». Ce dernier, comme d’habitude, envoie ses snippers et se donne l’air de regarder de haut la mêlée qu’il déclenche. Le premier à avoir dégainé la nouvelle arme de contrition massive est Jérôme Cahuzac, le conseiller budgétaire de François Hollande et son gardien du temple de l’orthodoxie financière.

    Son idée est de verrouiller la situation en passant en force. Mardi 27 mars sur Public Sénat, il a affirmé que le programme de Hollande est « à prendre ou à laisser ». Pour soulager la violence de la charge il a bien sûr ajouté que le FG serait déjà d’accord. Puisqu’on l’aurait acheté : « Jean-Luc Mélenchon et son parti ont passé un accord avec le PS pour que leurs candidats aient quelques circonscriptions avec quelque espérance de gains ». Or, ce dernier a répondu dans son discours de Lille et le redis pour que ce soit clair : il n’y a aucune négociation et aucun accord ni avec Hollande ni avec le Parti Socialiste. Cahuzac ment donc avec aplomb. C’est d’ailleurs ce qu’a reconnu son propre camarade Christophe Borgel. C’est le responsable des élections au PS. Il est donc le premier informé. A propos d’éventuelles discussions il a démenti : « Jean-Luc Mélenchon a raison: il n’y en a pas eu ».

    De Jérôme Cahuzac, le pire des déclarations n’est pas le mensonge politicien à propos de négociations qui n’existent pas. Pour en prendre la mesure, on se souviendra des inquiétudes exprimées à plusieurs reprises sur les coupes massives dans les dépenses publiques qu’implique le projet de François Hollande. Or Jérôme Cahuzac, chargé du budget dans son équipe vient de confirmer très précisément l’ampleur de ces coupes dans Le Monde du 28 mars: « François Hollande a choisi, lui, de ramener le rythme de progression, en volume, de la dépense publique, de 1,7 % l’an ces dernières années, à 1,1 %. Avec des hypothèses de croissance assumées, cela diminuera la dépense publique de 2,6 points de PIB en 2017, soit une économie de 50 milliards d’euros. » C’est exactement les chiffres qu’avait donnés le Front de gauche, à la décimale près !

    Chacun sait donc désormais à quoi s’en tenir quant au programme d’austérité du candidat socialiste. Et si vous n’avez pas bien compris, lisez encore Cahuzac : « Pour annuler le déficit public en 2017, il faut un effort de 4 à 5 points de PIB [produit intérieur brut] dans la mandature. Nous y sommes prêts. » « 4 à 5 points de PIB » représentent entre 80 et 100 milliards d’euros. Puis Cahuzac explique en quoi consiste l’austérité selon Hollande en prenant un exemple concret : « Clairement, cet objectif interdit la création nette de postes dans la fonction publique d’Etat pendant le prochain quinquennat ». Jérôme Cahuzac confirme ce que François Hollande a déjà reconnu : toutes les créations de postes seront compensées par des suppressions ailleurs.

    Jérôme Cahuzac éclaire aussi dans cette interview un autre point épineux du projet de François Hollande: l’avenir du Traité sur la stabilité budgétaire (TSCG) de Sarkozy et Merkel. Celui qui impose la « règle d’or » d’interdiction des déficits et prévoit des sanctions automatiques contre les Etats contrevenants. François Hollande dit vouloir « renégocier » ce traité. Mais depuis quelques temps, ses soutiens emploient d’autres mots. Il ne serait plus question de « renégocier » mais de « compléter » le TSCG. C’est-à-dire de lui ajouter un protocole pour la croissance mais d’accepter son contenu actuel. Une solution déjà mentionnée dans les Echos début mars où des proches de Hollande affirmaient officieusement qu’il s’agirait d’un protocole sans valeur contraignante.
    Cela fait penser à l’actuel pacte de stabilité… auquel Jospin avait fait rajouter l’expression « et de croissance », ce qui avait suscité l’hilarité de Blair sugérant le complément « et de la joie de vivre »!
    C’est cette solution cosmétique que Cahuzac vient de confirmer dans Le Monde : « La France, et d’autres pays, sauront convaincre de la nécessité de compléter le nouveau traité européen par des mesures de relance et de croissance dans une claire répartition des tâches : aux Etats d’ajuster, à l’Europe de relancer! »
    Cette ligne qui annonce l’austérité, et renonce à refuser le traité qui l’institutionnalise, forme un tout cohérent.

      • Ne vous inquitez pas les supporters de Sarko donnent dans la méthode Coué, comme leur chef, ils versent dans l’auto-satisfaction.Sarko fait feu de tout bois (surtout à Toulouse) et fait donner des fausses informations et il finit par les croire lui-même!!!!
        C’est dingue
        Il fait 25% Nimbus

    • D’abord c’est Hollande qui est candidat et non pas Cahuzac, ce matin Montebourg à dit autre chose.

      Secondo le PS depuis la nuit des temps appelle au vote utile, plus vigoureusement depuis 2002, il l’a même fait en 2007 alors que le PC était à 2%, je n’ai pas mémoire que Mélenchon à l’époque y trouvait à redire.

      Enfin, Hollande a pris l’engagement de se désendetter c’est un choix, pas le front de gauche et c’est un choix aussi, tout à fait respectable.
      Perso,je pense qu’il y a un problème de responsabilité et de crédibilité, on ne peux pas se permettre de s’endetter à des taux ma foi confortable en gérant l’état n’importe comment pendant des décennies puis aller dire, non finalement on ne rembourse pas.

      Si on était dans le cas de la Grece qu’on oblige a emprunté à des taux usurier, je serais d’accord mais pour la France c’est un autre cas. Comme il est inadmissible de ne pas rembourser son voisin, il est inadmissible pour un état qui est le 6ième plus riche du monde de ne pas rembourser une dette qu’il a emprunter aux meilleurs taux. Hollande fait le choix du désendettement car ce désendettement rendra la France plus indépendante et ne pèsera pas sur les génération futur.
      Ce choix n’est pas le choix de l’austérité puisque ceux qui rembourseront cette dette sont ceux qui se sont gavé ces dernières années, et si Hollande veux renégocier avec les européens pour imposer une politique de croissance et de relance, c’est bien qu’il ne veux pas d’austérité.

      Maintenant j’aimerai bien que le front de gauche se bouge et critique un peu plus Sarko au lieu de tomber à bras raccourci sur Hollande pour tout et n’importe quoi.

      Le PS fait son boulot en parlant et en critiquant le bilan que Sarko ne veux pas assumer même si je pense qu’on pourrais faire mieux en appelant toutes les grandes gueules du PS Montebourg, Royal, Aubry, et tous les autres sur internet, la presse écrite chacun selon ses thèmes de prédilection.

      Joly fait très bien son boulot depuis quelque jours en critiquant Sarko dans son domaine qui est la justice, si Mamere, Bové, Dufflot et Cohn Bendit pouvaient eux aussi suivre et parler de leur domaine se serait pas mal.

      Reste vous le Front de gauche, on est à 3 semaines des élections, vous voulez que Sarko dégage ou pas? Si oui, faites votre boulot, oubliez Le Pen, Hollande et aillez une cible unique Sarko, son gouvernement et son bilan.

      C’est bon là, il faut que toute la gauche y aille à la bazooka

      • Observation rapide. Il est bien dommage que le « texte » ci-dessus, pompé sur le blog de Mélenchon, ne se soit pas contenté d’un lien vers l’original. On y lit en effet une très pertinente présentation de l’état désastreux dans lequel Sarkozy plonge l’enseignement professionnel, première victime des coupes budgétaires que l’on sait. Mais on regrette que l’ancien ministre de ce secteur ait écrit ce billet avant de connaître la dernière trouvaille oratoire du charlatan : créer une « banque pour la jeunesse ». Le rapprochement entre la mise à sac des LP et cette annonce est pour le moins significatif, non seulement de l’incohérence de ce que fut cette présidence, qui n’a jamais su en réalité que noyer le poisson par des expédients, mais surtout significatif, en ce que cette annonce comporte de provocation, de la base idéologique qui en est le fil conducteur, celle d’une droite qui ferait frémir aujourd’hui ce qu’elle a pu compter de républicains dans le passé. Tout le discours de Sarkozy à la « jeunesse » est une imposture, sauf si dans la jeunesse on ne considère avec lui que ceux qu’il veut flatter et asservir à sa propagande d’un autre âge, qu’on ne nommera pas. En tout état de cause il serait intéressant de demander au candidat de l’UMP à quoi sert d’avoir prétendument « sauvé » les banques si elles ne sont pas (plus) capables d’accomplir les obligations que notre société leur impose historiquement. Si c’est le cas, la parole est maintenant à Hollande. A Mélenchon aussi. Et à tout le monde.

      • Vous avez bien dit « il faut que toute la gauche y aille au bazooka » ?

        Rappelons tout de même ce que « LE MONDE » du 29 mars développait mamilicieusement, en pleine page 3 :
        « A chacun sa rigueur, le débat PS-MODEM » (J. Cahusac / J. Peyrelevade),
        où la connivence social-démocrate dans l’acceptation du système actuel, éclate au grand jour:

        Peyrelevade: La croissance ne se commande pas…
        Elle suppose la restauration de la confiance des prêteurs. Ce qui passe par la nécessité pour la France de retrouver très vite l’équilibre budgétaire.

        Cahusac: Réduire les déficits est impératif… et le plus vite serait le mieux.
        Mais en attendant, il faut conserver la confiance des investisseurs.

        Peyrelevade: On ne réduit pas le déficit budgétaire sans une action énergique sur la dépense publique. François Hollande, non seulement ne la réduit pas, mais continue à l’augmenter en volume de 1,1% par an…

        Cahusac: François Bayrou propose un gel, en valeur, de la dépense publique jusqu’à 2014. François Hollande a choisi, lui, de ramener le rythme de progression , en volume, de la dépense publique, de 1,7% à 1,1%… Cela diminuera la dépense publique de 2,6 points en 2017.

        Peyrelevade: Nous sommes prêts à faire 30 à 40 milliards d’économies en trois ans… Comment? En réduisant les dépenses de protection sociale…et des collectités locales.

        Cahusac: Le calandrier de redressement des finances publiques doit être vraisemblable pour s’assurer la confiance des marchés… Aux Etats « d’ajuster », à l’Europe de relancer !

        Inutile de continuer, on a tous compris:
        Entre le banquier d’affaires (Banca Leonardo, Gestionnaire de fortunes) et le président de la commission des finances à l’Assemblée nationale, la connivence est la même que lorsque Peyrelevade participa à la desindexation des salaires (juin 1982) de Delors et au « tournant de la rigueur » (1983) de Mauroy, à la grande satisfaction des Barristes pour qui « la France doit [toujours] maigrir » !
        Les salaires et le pouvoir d’achat des salariès ne s’en sont pas relevé, comme en témoignent leur décrochage de la productivité.
        La captation de cette différence explique l’explosion des bénéfices financiers:
        Peyrelevade en sait quelque chose avec la retraite dorée qu’il s’est attribuée, outre sa présidence de Banca Leonardo France.
        Cahusac, qui est de la même planète finance, espère bien « pantoufler » un jour comme lui et lui doit bien cette connivence dans l’analyse…

        Sait-on qu’il en va de même en comparant au programme de Sarkozy, ce qui faisait dire à Marianne.fr:
        « Il fallait entendre Michel Sapin expliquer, sur France Inter dans un débat avec Valérie Pécresse, la différence entre le programme de Sarkozy et celui de son candidat François Hollande:
        – Faisons le débat entre le 0,5% de croissance de nos dépenses publiques qui est le vôtre et le 1% de croissance de nos dépenses publiques qui est le nôtre.
        En bref, une petite dizaine de milliards d’euros. De quoi convaincre des millions d’électeurs de voter Mélenchon… »
        http://www.marianne2.fr/Michel-Sapin-allie-cache-de-Jean-Luc-Melenchon_a216397.html

        Il est où, le bazooka ?

        • Un premier coup de bazooka devrait s’arraquer à:

          – l’abandon au privé de la création monétaire (la loi Pompidou/Giscard de janvier 1973 supprimant la souveraineté monétaire de l’Etat en obligeant la Banque de France à se soumettre aux intérêts des marchés financiers)
          – la desindexation des salaires sur les prix (Mauroy/Delors, juin 1982, ce dernier se vantant auprès des patrons en ces termes: « Vous vous rendez compte, nous avons obtenu ça sans une seule grève »)
          – l’euro-mark et la perte de souveraineté monétaire (Jospin/Strauss-Kahn, 1999): Désormais, les Etats sont soumis au bon vouloir de Mario Draghi, un ex-Goldman Sachs à la tête de la BCE!)
          – le TCE de 2005 (Chirac/Villepin, adoubés par Hollande/Sarkozy posant en couverture de Paris-Match)
          – le TFUE issu de Lisbonne en 2007 (Sarkozy/Fillon, à qui le PS de Hollande s’abstint de s’opposer lors du vote, par la bouche de son porte-parole Moscovici)

          Aujourd’hui, Hollande, Cahuzac et Moscovici sont là pour dire à peu près la même chose aux marchés que ce que leur ont dit les responsables grecs et italiens, en nommant comme premiers ministres un ancien de la BCE et un ancien commissaire européen, eux aussi issus de Goldman Sachs. L’échantillon est parfait…
          Ah, non! regrettent les Socdems, que n’avons-nous DSK !
          Il manque en effet le FMI…

    • L’austérité est déjà au programme du monde occidental! La crise capitalistique doit être prise au sérieux:il faut assumer les erreurs commises.Nier l’évidence serait criminel, le bilan de NS est catastrophique.Hollande héritera des négligences sarkosiennes… @ JLM

  7. Il faut rappeler aux Français car tout le monde semble l’avoir oublié que si N Sarkozy est réelu la TVA va augmenter de 2 points, la loie a été votée pour être appliquée au mois d’Octobre.

    Si F Hollande est élu cette loie sera abrogée.

  8. On a déjà dit pourquoi « Le Monde » daté du 29 annonçait en première page le débat:
    « Quelle politique économique pour la France? »
    pour développer malicieusement, en pleine page 3 :
    « A chacun sa rigueur, le débat PS-MODEM » (J. Cahusac / J. Peyrelevade)
    où éclate la connivence dans l’acceptation néo-libérale.
    Le banquier d’affaires (Banca Leonardo, gestionnaire de fortunes) et le président de la Commission des finances à l’Assemblée nationale s’y disputent le chiffre après la virgule, dans l’estimation de taux de croissance ne différant pas plus que de 0,5% !

    Mais sait-on qu’il en va de même en comparant au programme de Sarkozy, ce qui faisait dire à Marianne.fr:
    « Il fallait entendre Michel Sapin expliquer, sur France Inter dans un débat avec Valérie Pécresse, la différence entre le programme de Sarkozy et celui de son candidat François Hollande:
    – Faisons le débat entre le 0,5% de croissance de nos dépenses publiques qui est le vôtre et le 1% de croissance de nos dépenses publiques qui est le nôtre.
    En bref, une petite dizaine de milliards d’euros. De quoi convaincre des millions d’électeurs de voter Mélenchon… »
    http://www.marianne2.fr/Michel-Sapin-allie-cache-de-Jean-Luc-Melenchon_a216397.html

  9. j’ouvre ma page d’acceuil internet et tous les jours une grande photo de sarko avec une idée nouvelle, une de plus qu’il n’a pas eut pendant 5 ans. à côté une petite photo de fh tête baissé lors de son soit disant coup de pompe revient en boucle.
    pour qui roule mon fournisseur d’accès, je mle demande!

  10. Il y a quelque chose de réjouissant à être traité en Béotien par ce virtuose de l’anachronisme, apparemment très heureux de ce qu’il vient de trouver dans Wikipédia pour le plier à sa thèse. Malheureusement, si effectivement le grand vaisseau de l’Acropole doit bel et bien continuer sa route vers la perfection pour notre propre usage, on doute que la cité d’aujourd’hui puisse s’accommoder des exclusions qui rendaient possible le système athénien. Pour une information très accessible et très complète, on peut se reporter à ce dossier :
    http://www.cndp.fr/archive-musagora/citoyennete/citoyennetefr/presentation.htm
    La bibliographie proposée est évidemment recommandée. Mais dès lors le risque est grand de devoir engager sur ce bloc-notes de longs et longs débats, ce qui en l’occurrence ne se concevrait guère qu’en cas de penchant maladif au copier coller, à moins qu’on ne soit tout simplement un malotru.

  11. Si on parle d’un politicien démago.,prétentieux,vulgaire,agressif,inculte,cynique,hypocrite et méprisant,tout le monde sait qu’il s’agit de Sarko. En fait,il fait peur en particulier aux journalistes de l’audio-visuel qui sont comme tétanisés ou terrorisés devant lui. Ce qui est remarquable, c’est qu’on parle de lui comme d’un homme normal alors que c’est une sorte de psychopathe poutino-berlusconien obsédé par la jouissance du pouvoir. Il est donc particulièrement dangereux en campagne électorale puisque c’est tout ce qu’il sait faire. Pompidou,Giscard et Chirac avaient de multiples défauts,mais,au moins,ils étaient normaux…Nous sommes gâtés!!!!!

  12. A Bloggy Bag disant (30 mars 2012 à 19:01) :
    « Qu est ce que vous y mettez dans la 6eme republique a part des mots creux ? »

    Je complète ici ma première réponse sur le mode de désignation des représentants à la Constituante (démocratie directe du tirage au sort, mode originel de l’antique Athènes), par quelques éléments souhaitables quant au contenu:

    CONTRÔLE RÉEL DES CITOYENS
    – contrôle citoyen du pouvoir: referendum d’abrogation par le peuple d’une loi parlementaire, sur initiative populaire.
    – rappel des élus en qui le peuple a perdu confiance: referendum et élection du remplaçant, sur initiative populaire.
    -contrôle des gouvernants par les représentants du peuple: vote obligatoire d’investiture d’un nouveau gouvernement par les députés.
    – suppression du 49-3 qui permet de forcer les députés à adopter une loi sans vote!
    -création de commissions d’enquête dès que 25% des parlementaires le demandent.
    -dissolution automatique en cas de vote d’une motion de censure, en vertu du « contrat de législature ».
    – élections des députés à la proportionnelle, par un collège électoral non déformé par rapport à la répartition de la population.

    JUGES INDÉPENDANTS ET SÉPARATION DES POUVOIRS
    – désignation par l’Assemblée nationale à la majorité des deux tiers des membres d’une Cours constitutionnelle.
    – alignement du statut des magistrats du parquet sur celui des juges du siège et réforme du CSM.
    – police judiciaire sous l’autotité réelle de la magidtrature.

    GOUVERNEMENT DÉMOCRATIQUE
    – suppression du pouvoir de nomination par le président de la république des hauts fonctionnaires et responsables du secteur public.
    – suppression de l’article 16 qui permet une dictature présidentielle temporaire, unique en démocratie.

    • Une réflexion beaucoup plus complète, entamée lors du referendum sur le TCE en 2005, a effectivement donné lieu au PLAN C, initiative d’Etienne Chouard qui se poursuit jusqu’aujourd’hui:
      http://etienne.chouard.free.fr/Europe/

      Sans oublier la question plus ambitieuse que pose
      LIBERTE 2012 (30 mars 2012 à 21:04):
      « Et si on reconstruisait tout simplement la République!!!! »

      En effet, si la désignation par le sort des représentants d’une Constituante est l’acte fondamental pour une représentation équitable des voeux de la nation, la même démocratie directe devrait s’appliquer à tous ceux qui sont actuellement des « élus »:
      Dans notre démocratie élective, le citoyen doit se prononcer pour des représentants qui font tous en sorte de lui paraître “proche” de ses voeux, avec tous les inconvénients biens connus qu’évitaient les grecs: démagogie, influence de l’éducation, de la position sociale, de la fortune, etc.
      Tel n’est pas le cas de:

      LA DÉMOCRATIE POLITIQUE PAR LE TIRAGE AU SORT (STOCHOCRATIE)

      Le lecteur pourra s’en convaincre par un simple clic sur le mot Stochocratie (de « stochastos »: aléatoire) qui offre, comme premiers commentaires, ceux de Wikipédia sur la démocratie d’Athènes (et autres villes alliées de l’Empire Grec).

      Il y lira notamment que les candidats (car il fallait être volontaire) au tirage au sort n’étaient guère “nantis” d’autre chose que de leur âge (plus de trente ans), outre des vérifications a posteriori sur leurs garanties de moralité et la possession de toute leur raison. C’était le cas pour la plus importante des institutions, le Conseil des 500 (notre assemblée nationale). C’était aussi le cas de la moitié des magistrats du Gouvernement des vingt.
      Seuls étaient élus ceux des magistrats qui avaient des responsabilités militaires, ce qui était le cas des dix “stratèges” du gouvernement, à côté des dix “archontes” tirés au sort susceptibles de les contrebalancer.

      On peut y lire également les appréciations d’Aristote (La politique) et de Montesquieu (L’esprit des lois) qui considéraient tous deux que le tirage au sort était démocratique par nature, alors que l’élection était oligarchique ou aristocratique.

      Rappelons que cette ère de démocratie directe du siècle de Périclès (-507 / -403) et de celui de Démosthène (-403 / -322) représente la plus brillante civilisation dans la mémoire des hommes, celle que l’on nomme encore aujourd’hui “le miracle grec”, essentiellement issue d’une population de citoyens paysans et soldats.

      Elle atteignit des sommets en:
      – philosophie (Socrate, Platon, Aristote)
      – sciences (Pythagore, Démocrite)
      – théatre (Sophocle, Euripide, Aristophane)
      – poésie (Hésiode, Homère)
      – musique (notation musicale)
      – sculpture (Phidias, Praxitèle)
      – architecture (Parthenon, etc.)

      • « Comment pouvons-nous ne pas pratiquer le tirage au sort, nous qui nous proclamons démocrates?”
        BERNARD MANIN, PRINCIPES DU GOUVERNEMENT REPRESENTATIF (Flammarion, 1996)

        “Les Athéniens, sans doute, ne connaissaient pas le concept mathématique de probabilité. Celui-ci ne fut inventé qu’au XVIIe siècle … Il n’est peut-être pas impossible, cependant, que la réflexion sur l’usage politique du sort ait conduit à une intuition approchant la notion de chances mathématiquement égales, malgré l’absence d’instruments permettant de la conceptualiser. Il était vrai, en tous cas, que le sort avait pour effet de distribuer quelque chose d’égal selon le nombre (to ison kat’arithmon) … Ce qui était distribué de façon égale par le sort, ce n’était donc pas exactement le pouvoir mais la probabilité, au sens mathématique d’accéder au pouvoir.”

        Ce tour d’horizon de la démocratie directe à Athènes ne serait pas complet si l’on ne donnait, comme preuves in situ, les passages les plus saillants de son contenu constitutionnel par Aristote, qui la connut sous sa forme la plus achevée. On pourra ainsi se convaincre de l’ubiquité du tirage au sort.

        ————————————-

        ARISTOTE : CONSTITUTION D’ATHÈNES
        (Les Belles Lettres, bilingue, 2002)

        XLI…C’était la onzième réforme de la constitution athénienne…et c’est depuis elle qu’on en est arrivé au régime actuel, en attribuant toujours de plus grands pouvoirs à la foule. Car le peuple s’est rendu maître de tout, et tout est réglé par les décrets et les tribunaux où le peuple est souverain… car le petit nombre est, plus que le grand, accessible à la corruption par l’argent et la faveur.

        – FONCTIONS TIRÉES AU SORT. LE CONSEIL DES 500, etc.

        XLIII…Tous les magistrats de l’administration ordinaire sont désignés par le sort, excepté le trésorier des fonds militaires… toutes les fonctions militaires sont également données à l’élection.
        Le Conseil est désigné par le sort; il se compose de 500 membres, cinquante par tribu. Chaque tribu exerce la prytanie à son tour, dans l’ordre fixé par le sort…

        XLIV. Les prytanes ont un chef, désigné par le sort… Lorsque les prytanes réunissent le conseil et le peuple, l’épistate tire au sort neuf présidents (proèdres), un de chaque tribu sauf celle qui éxerce la prytanie et, parmi ces proèdres, un autre épistate…

        XLVII. Le Conseil collabore aussi avec les autres magistrats dans la plus grande partie de leur administration.
        Ce sont d’abord les trésoriers d’Athena. Ils sont au nombre de dix, tirés au sort, un par tribu, … mais celui que le sort a désigné exerce les fonctions, même s’il est trés pauvre.
        Viennent ensuite les dix vendeurs (pôlètes), désignés par le sort, un par tribu. Ils font toutes les adjudications de la cité, ils mettent en vente l’exploitation des mines et la ferme des impôts, assistés du trésorier des fonds militaires et des administrateurs du théoricon, en présence du Conseil…

        XLVIII. Il y a dix receveurs généraux (apodectes) tirés au sort, un par tribu. Sont encore tirés au sort dix auditeurs des comptes (logistes) par le Conseil dans son sein, pour percevoir à chaque prytanie les comptes des magistrats.
        On tire également au sort dix redresseurs (euthynes), un par tribu, et deux assesseurs pour chacun des euthynes.

        L. Le sort désigne également:
        Dix commissaires pour l’entretien des temples; ils reçoivent des apodectes trentes mines pour faire les réparations les plus urgentes; Dix astynomes, dont cinq exercent leur charge au Pirée, cinq à la ville.

        LI. Sont également désignés par le sort:
        Dix inspecteurs des marchés (agoranomes), cinq pour le Pirée et cinq pour la ville.
        Dix inspecteurs des mesures (metronomes), cinq pour la ville te cinq pour le Pirée.
        Il y avait aussi dix commissaires du commerce des grains (sitophylakes) désignés par le sort, cinq pour le Pirée et cinq pour la ville; il yen a aujourd’hui vingt pour la ville et quinze pour le Pirée.
        Sont seulement tirés au sort dix inspecteurs du port marchand.

        LII. On désigne aussi par le sort les Onze, qui ont à s’occuper de ceux qui sont dans la prison.
        On désigne aussi par le xsort les introducteurs, au nombre de cinq, chargés d’introduire les affaires qui doivent être jugées dans le délai d’un mois, chacun pour deux tribus.

        LIII. Sont aussi tirés au sort les Quarante -àrason de quatre par tribu- , à qui ressortissent les autres actions civiles. Ils jugent souverainement jusqu’à dix drachmes: pour les affaires évaluées au-dessus de ce chiffre, ils s’en remettent aux arbitres publics (diétètes).

        LIV. On a encore recours au sort pour les charges suivantes: cinq agents voyers…; dix auditeurs des comptes (logistes) et dix substituts (synégores) qui les assistent.
        Le sort désigne aussi le secrétaire qui est appelé secrétaire de la prytanie. Il est le maître des écritures publiques…il assiste aux séances du Conseil.
        On tire au sort un second secrétaire, le secrétaire des lois, qui assiste également aux séances du Conseil et prend copie de toutes les lois.
        Sont encore tirés au sort l’archonte envoyé à Salamine et le démarque du Pirée qui, dans les deux endroits, célèbrent les Dionysies et désignent les chorèges.

        LV. Les magistrats dont il vient d’être parlé sont désignés par le sort, et toutes leurs attributions ont été exposées. Pour ceux que l’on appelle les neuf archontes… Aujourd’hui, on tire au sort les six thesmothètes et leur secrétaire, et aussi l’archonte, le roi, le polémarque, un dans chaque tribu, à tour de rôle.
        Pour le tirage au sort des juges, ce sont tous les neuf archontes, auxquels est adjoint comme dixième le secrétaire des thesmothètes, qui y font procéder, chacun dans sa tribu.

        XV… On désigne aussi par le sort les maîtres des jeux (athlothètes) au nombre de dix, un par tribu.

        – FONCTIONS DONNÉES À L’ÉLECTION, STRATÈGES, etc.

        LXI. Toutes les fonctions militaires sont données à l’élection à main levée:
        D’abord dix stratèges. Autrefois, on en prenait un par tribu; aujourd’hui, on les prend parmi tous les Athéniens.
        Sont également élus:
        Dix taxiarques, un de chaque tribu. Ils commandent aux hommes de leur tribu.
        Deux hipparques, pris parmi tous les Athéniens. Ils ont le commandement de la cavalerie, prenant l’un et l’autre en partage cinq tribus. Dix phylarques, un de chaque tribu. Ils commandent aux cavaliers de leur tribu, comme les taxiarques aux hoplites fantassins.
        L’hipparque de Lemnos qui a charge des cavaliers en garnison dans l’île.
        Sont encore élus à main levée: un trésorier de la galère paralienne et, en outre, un trésorier de la galère d’Ammon.

        – LES TRIBUNAUX. JUGES ET TIRAGES AU SORT.

        LXIII. Les juges des tribunaux sont tirés au sort par les neuf archontes, par tribus. Le secrétaire des thesmothètes tire au sort ceux de la dixième tribu… Peuvent être juges tous les citoyens âgés de plus de trente ans, à condition de n’être pas débiteurs du trésor public ou privés de leurs droits civiques.

        —————————————

        On conçoit, pour le libéral forcené, que la pilule soit amère à avaler:
        Le libéral forcené se veut le chantre de l’inégalité. Il ne croit qu’aux vertus de la lutte qui permet au fort d’écraser le faible, au malin de tromper le candide. Plus encore que Hayek ou Friedman, ses modèles sont Mandeville et Spencer. Ce dernier ne disait-il pas, dans son livre “The Man versus the State” (1884) qu’”une créature qui n’est pas assez énergique pour se défendre, doit périr”, que “ceux dont la pauvreté est uniquement due à la mauvaise fortune” ne sauraient davantage “revendiquer une partie de l’industrie des autres en tant que droit”. Il renchérit, à la même date, dans “Social Statics”, voulant sans doute façonner à sa manière le projet utilitariste: “Les forces qui font aboutir le projet grandiose du bonheur parfait ne tiennent nullement compte de la souffrance d’ordre secondaire et exterminent ces sections de l’humanité qui leur barrent le passage”. A tel point que les éditions Belles Lettres qui éditèrent son premier ouvrage cité, sous le titre “Le droit d’ignorer l’État” durent l’amputer des passages les moins “politiquement corrects”.
        Et voilà que les mêmes éditions nous mettent sous le nez l’évidence des principes égalitaristes qui animèrent l’immortelle civilisation athénienne, celle du “miracle grec”… sous la plume de son plus intransigeant témoin, Aristote, qui n’était même pas fan !
        En plus, en bilingue… On peut même pas dire que c’est faux ou mal traduit!

      • Les français ont oublié ce qu’était notre république et ce que nos dirigeants en ont fait.Le pouvoir aujourd’hui est confisqué par moins d’1% de la population, c’est pire que sous la royauté.
        Nous avons aujourd’hui un pitre qui vous parle de la démocratie et des bandes d’ignares prendre partie pour cette bande s’intitulant « Elite » Sarkosy l’élite de l’incompétence »
        Reconstruisons donc cette république pour le peuple, défendons les idées d’égalité (pas forcément d’égalitarisme) de fraternité et de liberté.
        Au nom du peuple liquidons les priviléges et les privilégiés .Oui à la liberté d’entreprendre, non à l’exploitation de l’homme.Facilitons la création mais controlons les dérives.
        Aujourd’hui Nimbus n’est plus qu’un valet au service de la puissance financiere qui avilit les populations et de sa propre famille (cela forme la bande des Daton Méderic, Biogaran, Carlyle et lui à la tête du gang.
        Cet énergumene ne fait que transferer des fortunes colossales dans les paradis fiscaux .On connait sa responsabilité dans la dette et on oublie sa responsabilité dans la crise .Il n’en serait pas responsable le nain!!!!Alors qu’il défend cet ultra libéralisme qui ne fait que détruire la valeur travail et qui crée du papier.Cet irresponsable illuminé a spolié la République laic de ses prérogatives et à ce titre on doit reconstruire la république et chasser les marchands du temple.
        Un grand nettoyage s’impose en France mais aussi en Espagne, en Grece, en allemagne et partout en europe l’on doit reconstruire une société des peuples.

    • LA DÉMOCRATIE ÉCONOMIQUE PAR LA BANQUE PUBLIQUE

      Même démarche sur la nécéssité d’un contrôle citoyen.
      Prenons, en effet, comme exemple dans ce passé récent de nos banques, le problème de la dette et celui de la privatisation du secteur bancaire, qui n’en forment qu’un seul à l’égard des complicités objectives qu’ils révèlent:

      C’est en Janvier 1973, sous l’égide de Pompidou, ancien banquier du Groupe Rotschild, et de son ministre des finances Giscard d’Estaing, de façon presque concomitante à l’entrée du Royaume Uni dans l’Europe d’alors, que fut adoptée la loi interdisant à l’Etat Français d’emprunter auprés de la Banque de France. Contrairement à ce qui se faisait jusqu’alors, cette loi fit obligation à l’Etat Français de s’adresser désormais au secteur bancaire marchand, moyennant un intérêt versé à ce dernier.

      Beaucoup d’observateurs ne virent là qu’un jeu d’écritures, tant que notre secteur bancaire restait nationalisé, comme l’avaient voulu De Gaulle et les Communistes à la Libération. Mais cela ne resta pas longtemps en l’état, comme on s’en aperçut très vite.

      L’opération fut d’abord inscrite, en 1992, dans le marbre du traité de Maastricht, sous l’égide de Delors et aux bons soins de Lamy, son Directeur de cabinet, qui se retrouva deux ans plus tard Directeur du Crédit Lyonnais pour en préparer la privatisation. Entre temps, le nouveau ministre des finances Balladur, ancien proche de Pompidou dont il avait dirigé le cabinet, procéda aux premières privatisations, celles des banques en priorité, dès 1993. L’opération fut parachevée par Strauss-Kahn, qui s’en fit le plus zélé protagoniste au sein du gouvernement Jospin, de sorte que ce dernier restera comme le gouvernement ayant le plus privatisé en France!

      Il en découle, depuis 1993, que la dette publique, jusque là effacée par son retour d’intérêts dans le giron de l’Etat, et avant cela par émission pure et simple, s’accumule aujourd’hui au bénéfice de banquiers privés et constitue la plus gigantesque rente versée au grand capitalisme, au point que les intérêts cumulés ne sont pas loin de rejoindre le montant de la dette elle-même (1200-1300 Milliards d’Euros). Cette rente représente chaque année, comme on le sait, un montant devenu depuis peu supérieur à la totalité de l’impôt sur le revenu. En d’autres termes, sans ce monstrueux cadeau volontaire versé chaque année aux grands actionnaires des banques, les français pourraient s’exempter aujourd’hui de payer l’impôt sur le revenu (et il resterait encore un solde positif)!

      Cette disposition, on l’a vu, découle d’un plan savamment conduit par des personnalités au coeur du système financier et bancaire (Pompidou, Lamy, Balladur, Strauss-Kahn). Il serait évidemment risible de prétendre qu’ils ignoraient les conséquences de leurs actes, puisque c’est ce but même qui était visé: faire main basse sur l’Etat lui-même, au bénéfice d’intérêts privés!

      À ceux qui douteraient de la véracité des faits, je conseille vivement d’écouter en direct l’entretien radiophonique podcasté de André-Jacques Holbecq à propos de son ouvrage “la dette publique : une affaire rentable” (Editions Yves Michel, 2008) http://www.dailymotion.com/video/x6vy8m_la-dette-publique-une-affaire-renta_news

      Cela rappelle, avec une certaine ironie, les propos prononcés par Galbraith en 1992:

      “Telles sont les exceptions que fait la majorité satisfaite à sa condamnation globale de l’Etat en tant que fardeau: dépenses qui profitent aux riches, sauvetages financiers, dépenses militaires et remboursements d’intérêts…Quant aux dépenses de prestations sociales, de logements sociaux, de soins médicaux pour ceux qui n’ont aucune protection, de l’enseignement public, etc. voilà ce que l’on perçoit comme le “fardeau de l’Etat”. Le fardeau, c’est uniquement ce qui correspond aux intérêts des citoyens extérieurs à la majorité satisfaite; c’est, vérité incontournable, ce qui sert les pauvres.”
      (John Kenneth Galbraith)

      Le comble fut atteint lors de la récente crise financière:

      Grisées par de croissants bénéfices, les banques privatisées se jetèrent avec gourmandise sur tout ce qui pouvait représenter une perspective de gains tout aussi alléchante. Ainsi naquit la bulle des “subprime”, sa provenance des Etats-Unis sous paquet-cadeau d’”ingénierie financière” étant, à elle-seule, un gage prometteur de succés pour tous les “winners” du milieu bancaire.

      Mais c’est la suite qui fut des plus cocasses, en Europe, et notamment en France: les pertes abyssales encourues réveillèrent soudainement chez ces plus ardents défenseurs du “laisser-faire” une âme interventionniste qu’on ne leur connaissait pas. Le milieu politique lui-même parut un instant transfiguré: ainsi notre président, à peine remis de ses dévotions en terre ultra-libérale auprès de son homologue Bush, ne trouva pas moins de 360 Milliards de garantie pour les banques, si celles-ci s’avéraient d’aventure gênées aux entournures, sans compter la part de recapitalisation immédiate, sans prise de participation au capital…

      Certains esprits s’offusquèrent: comment pouvait-on aussi gracieusement recapitaliser les banques alors que, quelques jours auparavant, le pouvoir avait mégoté à son commissaire aux affaires sociales quelque 1,5 Milliard pour le RSA en faveur de la réinsertion des chômeurs?
      La réponse ne se fit pas attendre: il suffirait que l’Etat s’endette davantage…auprés des banques, puisque la loi et le traité de Maastricht l’ont voulu ainsi.

      La ficelle étant un peu grosse au regard de l’opinion, on dût préciser que le taux d’intérêt des sommes garanties aux banques serait tout de même supérieur à celui que leur verserait l’Etat. On eut alors la surprise de constater, lors de l’audition des grands banquiers devant la Commission des finances, réunie à cet effet, qu’aucun d’eux ne manifestait plus d’appétit particulier pour ces montants garantis.

      Cela nous ramène à la citation émanant de notre seul “Prix Nobel d’économie”: “Nous ne sommes même pas dans un régime d’économie libérale mais dans la chienlit politico-économique”
      (Maurice Allais)

  13. « Vous récusez le terme de « campagne droitière ». Peut-on dire de Nicolas Sarkozy qu’il mène une campagne populiste ? »
    Henri Guaino : « Non, une campagne républicaine qui s’adresse au peuple. Le mot populiste a une connotation péjorative. Pour ceux qui l’emploient, il signifie démagogique. La politique est toujours confrontée aux passions populaires. La question est de savoir si elle se laisse entraîner par elles pour le pire ou si elle les canalise pour le meilleur. Si vous ne prenez pas en compte les passions, vous risquez d’avoir les colères. A force de rejeter dans le populisme toute attention portée à ce qu’éprouvent les peuples, on finira par conduire le monde sur des chemins tragiques qu’il a déjà empruntés. » (*)
    Pour qui veut comprendre la campagne d’intoxication qui se déroule sous nos yeux, cette approche théorique est tout à fait révélatrice. Tous les régimes totalitaires se sont nourris des mêmes principes, on regrette d’avoir à s’en souvenir. D’abord on voit le « peuple » considéré à l’aune des seules « passions populaires », avec tout ce que l’expression peut comporter de connotations péjoratives ou au mieux condescendantes. Sur le fond, un singulier archaïsme à la vérité, sans doute un vieux traumatisme dû à la lecture de Germinal, et en tout état de cause une notion du « peuple » fâcheusement réductrice. Mais H.Guaino est trop fin lettré pour ne pas avoir senti le danger. D’où la précision étymologique qu’il donne in extremis mais à juste titre au mot « passion », ce qu’on « éprouve ». Las ! Il s’enfonce. Il l’indique lui-même, sans le savoir : c’est d’ « épreuves » qu’il s’agit, et de « souffrances ». S’il avait dit (pensé) cela, on lui donnerait raison. Certes, dans son esprit, les choses sont plus simples : ce qu’on éprouve, c’est ce fameux « ressenti », porteur de toutes les erreurs des sens, qu’il s’agisse de météo où du coût de la vie. Toute la campagne de Sarkozy est fondée là-dessus : Asséner les mensonges pour faire penser que, contrairement à ce qu’on ressent, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais comme cela pourrait laisser sceptique le populaire, terre à terre, un peu obtus et prompt à faire ses « colères » comme chacun sait (c’est le « risque », dit H.Guaino : pour qui, au juste ?), il faut être habile. On va donc « canaliser » tout cela. « Canaliser », voilà le remède contre tous les maux, connu de toute antiquité. Flatter le peuple et lui donner de quoi se divertir. Les médias servent à cela, qui ne manqueront pas d’adorer les pitreries de tribune, même les plus lourdes. Quant aux mises en scène d’arrestations des méchants à l’aube, montées comme dans les meilleurs films de propagande, il n’y aucune raison pour que cela ne marche plus.
    Synonymes du verbe « canaliser » : capter, concentrer, diriger, orienter, enrayer, réprimer.

    (*) http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/03/31/henri-guaino-ne-pas-prendre-en-compte-les-passions-populaires-expose-a-la-colere_1678568_1471069.html

  14. Michel Rocard et Julien Dray hospitalisés pour malaise cardiaque.

    On ne peut pas dire que le PS soit en bonne santé.

    Hollande va-t-il tenir à ce rythme?

    • Sérieux, vous trouvez ça drôle ? Y’a un moment de la journée où vous faites une pause dans vos blagues débiles ? Allez, encore un effort et vous allez nous en sortir une sur le décès de l’épouse du Ministre de l’Education. Non ? Si si, suis certain que vous avez assez de crasse pour ça.

      • Papa Razi,

        Nicolas a raison!!! Avez vous été éduqué ou simplement nourri pour vous rejouir ainsi de la maladie des uns et des autres.

        C’est un peu bestial votre post!!!

      • Rien n’indique qu’elle était encartée à l’UMP, non?

        • Donc il suffirait qu’elle ait une carte UMP, feu Mme Chatel, pour que vous osiez faire votre blague de mauvais goût ? Merci de confirmer votre côté pathétique

  15. En fait,3 évènements successifs ont boosté Sarko: d’abord l’annonce officielle de sa candidature,ensuite le meeting de Villepinte et enfin l’affaire Merah. On ne voit pas trop bien ce qui peut lui arriver encore de positif à part le dévoilement de son programme et ce n’est pas évident que ça soulève les foules…Donc,Sarko a intérêt à parler toujours et toujours de cette affaire pour la faire durer au maximum,affoler les populations e.t.c…Parler aussi sans arrêt de terrorisme,de politique anti-terroriste(ce qui permet,au passage,de relancer Guéant qui était déconsidéré et qu’on voit partout maintenant sur les médias) .Cela peut raccoler les séniors qui votent déjà à droite mais qui le feraient encore plus: manoeuvre misérable et pathétique!!!

    • « L’annonce officielle de sa candidature,ensuite le meeting de Villepinte et enfin l’affaire Merah »
      Non, non, et à voir.

      sarkozy a gagné quelques maigres points suite aux ralliements de Nihous, Boutin, Morin, D2V, et au soutien « mou » de Boorlo.
      L’affaire Merah pourrait bien se retourner contre sarkozy car il semble de plus en plus probable que la DCRI ait foiré. L’histoire du loup solidaire imprévisible ne tient pas debout.

      si sarkozy a rattrapé FH c’est surtout parce que Mélenchon lui a pris les 2 ou 3 points qui le maintenaient en tête. Ceci n’a en soit pas d’impact sur le résultat final, mais cela redonne de l’espoir à un camp trop heureux de voir FH se tasser.

      Ce qui nous amène à la stratégie politique. Le PS s’est fourvoyé avec EELV et s’est trompé d’analyse : nous n’avons pas à gérer la gauche plurielle mais une gauche bipolaire comme dans les années 80. Il faut régler ce problème rapidement. Méluche ne veut pas faire perdre la gauche, j’en suis convaincu. Par contre il veut sa part du gâteau. Je préconise par ailleurs de ne pas envoyer ceux qui ont eu la brillante idée de l’accord avec EELV dans les conditions où il a été signé…

      Je pense toujours que nous allons gagner. La question est de savoir si c’est avec un score en rapport avec le bilan de sarkozy ou si c’est avec le demi pourcent d’électeurs capable de faire un choix rationnel dans l’intérêt de la France.
      Le vrai problème ce sont les législatives.

      • Réponse à Bloggy Bag:
        Finalement,je suis assez d’accord avec vos arguments, votre point de vue est simplement plus optimiste que le mien qui est certes un peu négatif mais pour faire réagir! Dans la « positivité »,on peut rajouter que les enquêtes d’opinion faites jusqu’à l’année dernière donnaient à la fin environ 30% d’opinions favorables à Sarko, ce qui correspond presque à son score actuel;ça veut dire aussi que 70% des Français le rejetaient: on devrait bien en trouver 54 ou 55% pour voter Hollande le 6 Mai si les gens sont logiques avec eux-mêmes!!!

    • La non intervention lors deu siege à Toulouse est volontaire pour faire durer l’affaire.Les forces de police sont mises en danger par guéant et Sarkodsy au risque de faire tuer un des policiers.Le GIPN recommandait l’utilisation de gaz anesthésiants, ce qui estr une évidence.
      Pourquoi un terroriste ayant voyagé aPakistan , possedant un scooter (il devait être surveillé) n’est-il pas tout de suite arrêté par la police?Qui cache des informationS? Qui tirent kles ficelles?
      4 personnes dont 3 gosses sont mortes tuées par le même individu pourtant repéré, catalogué et qui des les premierss heures auraient du être interpellé,pourquoi?????
      N’oublions pas comment sarkosy s’est fait connaître « Human Bomb, tué par la police, et cette affaire a toujours laissé des zones d’ombre!!!!!

  16. Entre Sarkozy et hollande : une différence de taille : le premier est nature, le 2ème croit que pour plaire il faut imiter Mitterand! qui lui a mis ça dans la tête? C’est d’un ridicule absolu, pathétique, énervant!! ( pour ne pas dire tête à claques)
    2ème différence de taille : NS  : longue  expérience  divers ministères, connait le job de la présidence,  FH  ?…..rien
    3ème différence de taille : NS programme : réduire les déficits, FH : augmentation des impôts  ( raccourci volontaire de ma part pour stipuler le plus important à mes yeux)
    Maintenant et pour faire court, ce n’est pas que la France veut de FH, mais plutôt veut le changement d ‘homme et donc plus de NS, donc en principe la gauche avec FH à un boulevard devant elle, encore faut il faire de ce boulevard quelque chose d’attrayant….. Et franchement FH ne fait pas rêver pour toutes les raisons citées plus haut

    • En politique on est jamais vraiment naturel avec tous les plans com’ organisés, en particulier en campagne électorale.

      Mitterrand et Chirac faisaient honneur à la fonction présidentielle. Sarkozy n’aura, de mon point de vue, jamais su faire président de la République.

      Je me souviens encore de ses interventions lors des cérémonies en l’honneur des soldats tués en Afghanistan. Avec tous ses tics et rictus, on avait l’impression de lire un sourire sur son visage…

      Si pour être candidat à la présidentielle, il faut l’avoir été, ça ne laisse que trois candidats: VGE, Chirac et Sarkozy. Vous seriez pas un adepte de la Précipauté de Groland par hasard ?

      Quant au programme, force est de constater que Sarkozy n’en a pas. Il joue clairement la carte du capitaine en période de tempête mais ça s’arrête là. Hollande s’est engagé à redresser les comptes publics.

      Quant aux hausses d’impôts, l’INSEE vient de montrer que le déficit pour 2011 (de 5,2% du PIB) a été d’avantage obtenu par les hausses d’impôts et le dynamisme des impôts que par une baisse des dépenses.

    • Et bien sûr,NS a les mains propres et son bilan est OK ! Il n’y a pas de misère en FRANCE,la REPUBLIQUE n’est pas bafouée.C’est certain,je voterai à droite,fini mon aveuglement!

    • une seule certitude: necessaire est un fin analyste politique de troisième zone. faut bien se motiver pour y croire encore

    • Naturellement con, incompétent, prétentueux, menteur, donneur de leçon , magouilleur, tricheur, irrespectueux, illuminé, menaçant, calomniateur, nombriliste, narcissique, incapable de prendre le moindre recul, irrascible,inféodé à l’argent, colérique, limité intellectuellement, inculte,jaloux, illétré,susceptible, imature, gcangeant d’opinion sans cesse, manipulateur excusez moi mais naturellement minable , tout sauf un homme de devoir et d’état c’est juste bon à faire le lit de la grande finance .Il est du même niveau que Bush.En 1789 on lui aurait mis la tête au bout d’une pique pour qu’il regarde le peuple de haut lui qui aime tant cela.
      Il va être temps de karcheriser la racaille financiere et son valet, le nain va retourner là d’ou il n’aurait jamais du sortir et sa Carla degagera,comme les précédentes.Juste pour la précision Sarkosy connait bien la magouille ministérielle pas les ministeres c’est surtout un usurpateur.Son délire va prendre fin, l’homme qui valait 600 milliards de dettes +250 à venir à son crédit, l’as des as va nous quitter et il va faire un long voyage le malade mental.La République attend l’heure de sa déchéance.Au fait Guéant tu as rdv aussi!!!!

      • J’ai oublié parjure, pas de parole,incohérent!!!!!lache, traitre,n’ayant pas de réelles convictions,imbuvable!!!!!!!
        Je crois que j’ai oublié certaines de ses qualités dans cette liste.Ce sont aux yeux de certains les qualités nécessaires à la conduite de l’état et d’une politique économique!!!!!!!

  17. Il est grand temps que F Hollande laisse Sarkozy a ses délires et nous parle ddu fond de cette campagne.

    Ceux que demande les citoyen c’est : comment fait -on demain pour que le chomage diminue?

    – comment fait on pour preserver notre sécurité sociale qui est la meilleur au monde et comment la finance t on?

    – Comment fait on pour sortir de cette précarité????

    et autres questions de ce genre, les Français attendent de F Hollande qu’il leur parle de leurs vrais problèmes….

    Hier au porte a porte les gens ne m’ont pas parlé d’immigration ni de sécurité, ils sont conscient et me l’ont dit, que sur ces problèmes Sarkozy a largement échoué ,mais m’ont posé des questions sur les problèmes qui les touchent au quotidien!!!

    Et c’est ce qu’ils demandent a F Hollande!!! et ce sont aussi élécteurs du centre droit qui m’ont posé ces questions.

    Ils veilent vraiment se débarrasser de Sarkozy!!!

    ALORS IL FAUT ABSOLUMENT REVENIR DANS CETTE CAMPAGNE SUR LES THEMES ECONOMIQUES ET SOCIAUX.

  18. Avec l’ex-StraussKahnien Cahuzac, venu sans peine à la soupe hollandaise, on aura noté, comme s’est empressé de le relever Peyrelevade, que l’appel à la croissance est d’autant moins crédible qu’il s’inscrit dans la même logique, sans en renier aucun des axiomes:

    – l’abandon au privé de la création monétaire (la loi Pompidou/Giscard de janvier 1973 supprimant la souveraineté monétaire de l’Etat en obligeant la Banque de France à se soumettre aux intérêts des marchés financiers)
    – la desindexation des salaires sur les prix (Mauroy/Delors, juin 1982, ce dernier se vantant auprès des patrons en ces termes: « Vous vous rendez compte, nous avons obtenu ça sans une seule grève »)
    – l’euro-mark et la perte de souveraineté monétaire (Jospin/Strauss-Kahn, 1999): Désormais, les Etats sont soumis au bon vouloir de Mario Draghi, un ex-Goldman Sachs à la tête de la BCE!)
    – le TCE de 2005 (Chirac/Villepin, adoubés par Hollande/Sarkozy posant en couverture de Paris-Match)
    – le TFUE issu de Lisbonne en 2007 (Sarkozy/Fillon, à qui le PS de Hollande s’abstint de s’opposer lors du vote, par la bouche de son porte-parole Moscovici)

    Dans tous les pays d’Europe, s’est mis en place un bipartisme « bonnet blanc et blanc bonnet » qui est bien conforme à la célèbre maxime révèlatrice de Léon Blum, le premier à l’avouer:
    « Nous sommes les gérants honnêtes et loyaux du capitalisme » !
    Jospin avait eu aussi son heure, en déclarant:
    « Mon programme n’est pas un programme… socialiste » !
    Aujourd’hui, Hollande et Moscovici sont là pour dire à peu près la même chose aux marchés que ce que leur ont dit les responsables grecs et italiens, en nommant comme premiers ministres un ancien de la BCE et un ancien commissaire européen, eux aussi issus de Goldman Sachs. L’échantillon est parfait…
    Ah, non! regrettent les Socdems, que n’avons-nous DSK !
    Il manque en effet le FMI…

      • Ça s’améliore grandement, si l’on en croit la météo des sondages !
        Par contre, chez vous, il a fait un temps de chien, m’a-t-on dit…

        Heureusement que vous avez passé l’orage sans trop de dégâts.
        J’avais appris de Moscovici sur ce blog l’idée saugrenue entre toutes de « ces nouveaux outils économiques : les différentes contributions et taxes (telles que la TVA) »
        Il relayait, disait-il, un certain DSK qui avait évoqué dans La Tribune « des instruments plus transparents au niveau européen, comme une TVA européenne», c’est à dire la TVA « sociale » de la droite transformant les cotisations sociales proportionnelles en taxe indifférenciée à la consommation, mais baptisée TVA « européenne » au nom de la convergence avec l’Allemagne.
        Où était-il allé chercher ça ? Chez Sarkozy, sans aucun doute…

        Heureusement que les choses ont bien changé et que, côté programme, vous avez un vrai champion, à ce qu’on m’a dit:
        http://www.marianne2.fr/Michel-Sapin-allie-cache-de-Jean-Luc-Melenchon_a216397.html

        • La TVA est un des rares impôts qui soit harmonisé au niveau européen (seuls les taux varient d’un pays à un autre, avec pour plafond un taux à 25%). Donc en l’état actuel des législations fiscales nationales, c’est plus facile de créer une TVA européenne qu’un Impôt sur les sociétés européen (l’Allemagne vient de le proposer dans son « Pacte de compétitivité »).

          Une TVA européenne pourrait doter l’Europe de ressources propres, ce qui lui donnerait les moyens financiers pour soutenir l’activité et remplir les objectifs de l’Agenda de Lisbonne. Mais on n’en est pas encore là hélas.

          La TVA sociale c’est autre chose. Elle vise à faire évoluer le mode de financement de la protection sociale (d’où le qualificatif « social », il n’a jamais été dit que la TVA était un impôt redistributif) pesant actuellement sur le travail (cotisations sociales) vers la consommation. La TVA est aujourd’hui la première ressource fiscale de l’Etat.

          En contrepartie, en effet, les entreprises bénéficieraient de réductions des cotisations sociales, qui devraient permettre, selon les promoteurs de la TVA sociale, une amélioration de la compétitivité-prix des entreprises, des créations d’emplois voir des hausses de salaires. C’est évidemment très discutable.

          En attendant le premier projet de TVA s’inscrit dans une stratégie européenne commune, quand l’autre s’inspire des politiques de désinflation compétitive par rapport à nos principaux partenaires européens. Une forme de protectionnisme déguisée.

          Par ailleurs je rappelle qu’en 1998, les socialistes ont diminué le taux de TVA d’un point et réformé voir supprimé certaines taxes, par définition non progressives.

    • Pourtant tu as l’air d’aimer ça le balai toi, puisque tu veux en reprendre pour 5 ans

    • J’en connais un sur ce blog qui a fait Sciences Pot de Chambre! C’est du Caca Rassis ! La connerie à l’état pur,il faut consulter avant l’asile…

  19. Si on ne tient pas compte des imprécations talentueuses de Mélenchon et si on regarde son programme,celui-ci est extrèmement séduisant, mais quelque peu irréaliste(c’est un euphémisme). On comprend bien qu’il veut peser sur le 2ème tour et c’est d’ailleurs son seul but. Car,si on fait un peu de politique-fiction en imaginant un second tour entre Sarko et Mélenchon,Sarko serait réélu avec plus de 65% des voix voire plus!!!C.Q.F.D…

    • On va finir par croire que le PS n’a pour programme que d’être à droite du Front de gauche, ce qui lui permet de ramasser les bobos et les zozos, les frileux, les indécis… et tous ceux qui commentent ces élections comme s’il s’agissait de l’ordre d’arrivée au PMU !
      Pas un mot des contenus…Il n’est question ici que de positions tactiques !

      Posez-vous plutôt la question: que se passerait-il si l’ensemble de la gauche était regroupée au sein d’un Front de gauche uni pour changer le système du capitalisme financier, son euro-libéralisme, ses délocalisations…?
      On aurait sur ces points un vrai programme de gauche, tel que celui évoqué entre Mélenchon et Montebourg, au moment des primaires:

      LETTRE OUVERTE DE MÉLENCHON EN RÉPONSE À MONTEBOURG

      Cher Arnaud Montebourg,

      Les trois questions que tu poses me paraissent essentielles. J’y réponds précisément et y ajoute une quatrième qui à mes yeux les conditionne toutes.

      1°) Le contrôle politique du système financier

      Je défends la mise sous contrôle social des banques afin de soumettre la finance à la loi de l’intérêt général. Le programme du Front de Gauche propose de combattre la spéculation et la financiarisation de notre économie en interdisant les ventes de gré à gré, les ventes à découvert et les produits spéculatifs et en bloquant les échanges de capitaux avec les paradis fiscaux. Nous imposerons également la séparation des banques de dépôt et des banques d’investissement. Nous interdirons les stock-options, les LBO et les engagements hors bilan et obligerons les entreprises à la transparence financière. Les mouvements internationaux de capitaux à des fins de spéculation et de placement financier seront contrôlés et taxés à nos frontières. Nous interdirons la libre action des agences de notation et des hedge funds en Europe. Un pôle public financier sera créé pour contribuer à produire et partager autrement les richesses. Enfin, la Banque Centrale Européenne doit prêter aux Etats pour casser la spéculation et mettre le financement des biens publics à l’abri des appétits des investisseurs privés.

      2°) Le protectionnisme européen, social et écologique

      Je combats le dogme du libre-échange pour des raisons à la fois écologiques et sociales. Je veux réduire les transports de marchandises inutiles pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Et je récuse la réduction des normes sociales et environnementales par la mise en concurrence des systèmes sociaux et fiscaux nationaux. Je prône une relocalisation écologique maximale de notre production agricole et industrielle. Pour cela, le Front de Gauche défend l’instauration d’un visa social et écologique qui permettra de bloquer les productions délocalisées pour des raisons de dumping social et fiscal. Il propose l’institution de protections et de normes sociales et environnementales communes aux Européens, avec, par exemple des prélèvements nationaux concertés sur les réimportations en Europe de productions délocalisées et une taxe « kilométrique » de manière à réduire les transports de marchandises évitables. Nous instaurerons un droit de reprise des entreprises par leurs salariés en cas de délocalisation ou de fermeture. J’ajoute que le contrôle des mouvements de capitaux que nous instaurerons permettra aussi de taxer lourdement les investissements supports des délocalisations.

      3°) la VIe République et la lutte contre la corruption

      Le Front de Gauche se prononce sans ambiguïté pour une Sixième République parlementaire. Nous voulons en finir avec ce régime qui dépolitise le débat public et organise le dessaisissement des citoyens. La méthode que le Front de Gauche avance pour rédiger cette nouvelle Constitution est celle qu’ont suivie avec succès les peuples qui ont fait avant nous le choix de la révolution citoyenne, la convocation d’une Assemblée Constituante dès le début du mandat. Mon ambition est donc d’être le dernier président de la Cinquième République.

      Quant à la corruption, je la tiens pour un symptôme de la décomposition de notre République. Elle prospère en raison du fonctionnement oligarchique des institutions, qui mêlent étroitement possédants et cercles dirigeants de l’Etat. Elle est la conséquence de l’accumulation de richesse par quelques-uns. Ceux-là jouissent de ce fait d’un pouvoir d’influence indécent contraire à l’égalité des citoyens. Elle se nourrit de la colonisation de l’Etat par les intérêts particuliers, permise par la libéralisation des services publics et la confusion qu’elle entraîne entre public et privé. Elle est encouragée par le fonctionnement des institutions européennes, où les lobbies font la loi. Nous combattrons la corruption sur tous ces fronts : mise au pas de l’oligarchie par la création d’un revenu maximum, instauration d’un régime parlementaire permettant le contrôle effectif de l’exécutif, abrogation des libéralisations de services publics, pôle public du médicament, nouveau traité européen conditionnant tout transfert de souveraineté à un contrôle démocratique de son usage.

      Voici donc mes réponses aux trois points que tu évoques. Je serais incomplet si je n’en ajoutais un quatrième. Je crois que tu en seras d’accord puisque, comme nous, tu as voté non au Traité constitutionnel européen et à sa copie conforme le Traité de Lisbonne. Rien ne pourra être fait de ce que j’ai dit précédemment sans remise en cause du Traité européen de Lisbonne. Celui-ci interdit en effet toute entrave à la libre circulation des capitaux, promeut le libre-échange généralisé, fait échapper une part croissante de notre législation à la souveraineté populaire et officialise le pouvoir corrupteur des lobbies. C’est pourquoi nous organiserons un référendum pour proposer au peuple français une liste de dispositions sur lesquels la France désobéira sans attendre aux traités européens, prélude à une refondation de l’Union toute entière.

      Reçois, cher Arnaud, mes félicitations pour le combat que tu as mené au sein de ces primaires et qui a permis de faire progresser tant d’idées que nous avons en commun.

      Jean-Luc Mélenchon
      Candidat du FRONT DE GAUCHE à l’élection présidentielle

      C’est évidemment plus exigent… et plus fatiguant. Ça ne permettrait plus le double jeu tel qu’on l’a connu:
      http://www.marianne2.fr/Entre-Hollande-et-Sarkozy-c-est-encore-et-toujours-oui_a80815.html

  20. La pauvreté progresse en France, elle concerne aujourd’hui plus de 11 millions de personnes. En 2004, le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté était de 12,6%, il s’élevait à 13,5% de la population en 2009, soit 8,2 millions de personnes vivant avec moins de 954 euros par mois. Et cela n’a aucune chance de s’être amélioré depuis ! À titre de comparaison, la Grèce, pays en faillite, est actuellement à un taux de 20%.

    Ce triste constat est à mettre en parallèle de l’augmentation de la richesse : Le Monde écrivait en 2011 que la France était la 3ème terre d’asile des millionnaires au monde. Grand bien leur fasse, nulle doute qu’ils seront tentés de remercier Nicolas Sarkozy à moins qu’ils n’aient quelques problèmes de conscience…

    • Tout cela se comprend simplement avec l’image des vases communicants et avec les lois de la « nature ». De la même façon que de par le monde, pendant des lustres, les pays « avancés » ont prospéré sur le dos des pays « exploités », qui n’ont aucune raison de s’en accommoder indéfiniment et réclament légitimement aujourd’hui leur part, comme l’histoire l’exige, de la même façon l’opulence grandissante des uns ne peut que s’accompagner de la pauvreté des autres, sauf si le génie des hommes est assez inventif pour que la croissance profite à tout le monde. On sait cela depuis Hésiode, qui savait bien que la nature avait sûrement besoin d’un coup de main pour qu’il en soit ainsi. Un « riche » étant celui qui a les moyens de s’acheter de quoi être plus riche, on voit bien, inversement, où est le problème pour le pauvre. Sarkozy avait trouvé le truc : enrichissez-vous, qu’il disait, pour faire plaisir à tout le monde. Ses copains l’ont pris au mot d’autant plus facilement qu’il leur a généreusement donné de quoi arrondir leur fin de mois. Quant aux autres ils se sont retrouvés Gros-Jean comme devant évidemment… Et de plus en plus nombreux. Les vases communicants, encore.

    • Le nombre de pauvres progresse pendant que la richesse globale s’accroit .
      Si le nombre de pauvre évolue à la hausse la richesse répartie depuis 25 ans est en forte hausse mais nimbus s’en fout, la Rolex et ses amis riches ont de la valeur, la masse laborieuse et le clapin de base peut crever il n’en a rien à foutre.Ce fleau de notre société doit être rayé de la carte politique, cet énergumene et sa famille doivent payer pour la traitrise à la République.Ce gnome repoussant, valet de la fortune va bientôt rejoindre l’ombre.Si cela ne donne pas plus de richesse aux pauvres , au moins on aura nettoyer une tâche sur le drapeau français.

  21. conseil au modérateur ,s’il y en a un :changez l’intitulé de ce blog qui est devenu le blog de » Footnote » ;je n’ai pas envie d’alimenter sa cuisine ; bon vent à lui ;les choses se passent ailleurs .

    • Lola a raison. En règle générale je suis contre la censure mais la liberté d’écrire sur un site suppose le respect des autres intervenants. Les innombrables copiés-collés d’Hadrien-footnote occupent parfois la moitié du blog de Pierre et c’est inadmissible.
      En bon français, « footnote » peut se traduire par « renvoi ». Prenez le au mot.

      • Je suis toujours partisan du « zoo » pour les trolls. On crée un espace dédié ou leur galimatias reçoit tout l’intérêt qu’il mérite.

      • Le respect des autres intervenants, vous l’avez dit, prenons-le au mot:
        Qui donc est responsable de ces admirables analyses ci-dessous, ô combien respecteuses…?

        – « zoo » pour les trolls
        – mélanchon roule pour sarko [ignorant même l’orthographe du nom invectivé]
        – Melenchon est « l’idiot utile » de l’UMP

        Les Français en ont assez de ces mots d’ordre simplistes, visant à accréditer l’acceptation d’un match UMPS entre deux écuries appartenant à un même système:
        http://www.marianne2.fr/Michel-Sapin-allie-cache-de-Jean-Luc-Melenchon_a216397.html
        « Il fallait entendre Michel Sapin expliquer, sur France Inter dans un débat avec Valérie Pécresse, la différence entre le programme de Sarkozy et celui de son candidat François Hollande. En bref, une petite dizaine de milliards d’euros. De quoi convaincre des millions d’électeurs de voter Mélenchon… »

        • Et oui en matiere de blog vous correspondez a la definition du troll et meme si nous pouvons respecter l individu le trollisme est penible et doit etre gerer comme un elenent penible.

          • Effectivement, c’est comme les fautes d’orthographe…
            Ça « doit etre gerer comme un elenent penible »!

      • @ Bangor .Il ne s’agit pas de censure ; chaque blog a une charte et un modérateur , que chaque participant est tenu de respecter ,quelle que soit l’opinion qui est la sienne . En fait , ici ,sur le blog de P.M. certains peuvent écrire n’importe quoi ,n’importe quelle gaudriole ,ou des copiés-collés sur des dizaines d’écrans ,répétés à l’infini ,tout est permis ;e la nave va ! « flamby va enfin enlever le balai qu’il s’était mis dans le cul  » comme écrit l’un de ces piteux trolls ,ce n’est pas cela le niveau général du blog , mais comme cela ne mène à rien ,et n’honore ni l’auteur qui doit se croire intéressant ,ni le blog de P.M. je préfère ,et depuis un certain temps ,débattre des sujets qui me semblent importants ,de vive voix , dans les Catacombes ,comme les premiers Chrétiens . C’est nettement plus efficace.Mon post n’engage que moi . ( quelqu’un a-t-il lu le livre de J.N.Jeanneney ?)

  22. La défaite de Sarko entraînerait un immense sentiment de soulagement,de libération,de décompression dont l’ampleur est difficile à concevoir. Cela ressemblerait à 1981 avec cette différence que le système giscardien était moins oppressant,moins stressant,moins inhumain et moins liberticide que le système sarkozien. C’est pourquoi il est à la fois suicidaire et affligeant de chipoter continuellement et de manière sectaire sur tel ou tel point du projet hollandais ou sur ses fréquentations supposées au risque de faire baisser F.H. dans les intentions de vote à la grande joie de toute la droite…

      • Ce n’est même pas envisageable vu l’état avancé de decomposition politique de celui-ci.Les médecins constatent une activité comateuse , avec des insultes permanentes, montrant là les symptomes de fin .Certains pensent qu’il ne passera pas avril alors 5 ans!!!Non, on a vu des proches à Lourdes mais maintenant Dieu vous savez lui aussi a choisi son camp.
        Les avis de décés sont déjà imprimés Dieu encore lui sauve son âma mais on dit qu’il n’en avait pas alors!!!!!!Bon voyage au pays de nul part

    • La victoire du sortant entraînerait un immense sentiment de déception, d’abattement, de dépression.
      On peut, comme le souligne Xavier, ne pas être d’accord avec tel ou tel point du programme de Hollande sans pour autant souhaiter le maintien de Sarkozy à l’Elysée.

      • une déception pour moins de la moitié qui n’aura pas voté pour lui. le problème est que les français n’ont pas de mémoire, avec une côte de popularité basse comme personne pendant 5 ans il arrive tout de même en tête du premier tour. c’est ça le plus effarant de l’histoire. et le second tour est encore loin

        • Je ne donne pas plus d’une semaine pour que le score du second tour s’équilibre… et une de plus pour que Sarkozy passe devant.
          Souvenons nous que tout le monde ricanait au premier croisement de courbe.
          Un journal avait même titré: « Quand les courbes se sont croisées quelques heures » puisqu’un autre sondage avait démenti le premier.
          Sauf qu’aujourd’hui TOUS les sondages donnent Sarkozy en tête dont un à 30/26% !!

          IL Y A LE FEU à la maison PS!

          • Et que disent ces sondages pour le second tour ?

            Sarkozy est quasiment en situation de monopole à droite, si l’on met de côté Bayrou (« centre-droit ») ou Dupont-Aignan (droite souverainiste).

          • faut pas exagérer. le nain est encore loin derriere au second tour. mais la prudence est de mise.

          • Pin pon La réalité est toute autre 30/26 premier tour et même il serait plus pres de 25 votre champion de l’arnaque.La manip est grosse et cela ne fonctionne pas pour faire remonter nimbus il baisse alors les petites manip ne passent plus et les intimidations non p)lus d’ailleurs!!!!!
            D’ailleurs à ce sujet les forces occultes feraient bien de faire attention, la puissance du silence ne cache qu’une volonté d’observation pas une fraiblesse.
            La france est déjà à la merci des forces europeennes et votre nain peut compter ses jours de liberté

          • c’est beau de rêver, mais jusqu’à présent seul le sondage csa donne ces chiffres et hollande reste à 53% au second tour. ce que perd fh est gagné par mélanchon, donc ça reste à gauche. en plus votre nain est le seul à droite.
            le dernier sondage en date du 30/3 donne 28.5 contre 27 et toujours 54% au second tour, conforme à tous les autres depuis deux semaines.

  23. JM.Lech dans l’Express aujourd’hui:
    « Tout ce qui faisait la force de François Hollande durant la bataille des primaires, c’est-à-dire une franche jovialité, une liberté de ton rare et une forme d’improvisation maîtrisée dans le propos, a laissé place à une communication amidonnée. A l’image de sa dernière affiche de campagne, qui le voit endosser bien trop tôt des habits de président. Tout cela manque de vivacité et témoigne d’un conformisme affligeant. »
    Tu vois, je ne suis pas le seul à le penser.

    • C’est affaire de temporalité.
      J’ai surtout ressenti le second temps « Tout cela manque de vivacité et témoigne d’un conformisme affligeant. », là où vous évoquez « un esprit vif et rapide » qui « affronte ».
      Quant au premier temps, JM Lech, dont j’apprécie habituellement le propos, a du se tromper d’époque et de lieu, car « la franche jovialité » et la « liberté de ton rare », c’est celle des petites blagues en privé, pas des primaires où Hollande n’eut qu’un souci: laisser parler les autres et ne s’engager sur rien, pas même le programmme socialiste qui « n’était pas le sien »… Curieux, d’ailleurs, pour un ancien secrétaire dudit parti et ce, durant onze ans !
      Ce qui m’a fait dire ici même: attention au syndrome Jospin !

          • Pas du tout et grâce a lui la gauche va faire un score très élevée dès le premier tour.

          • la gauche dans son ensemble, mais les reports de voies seront mauvais. on ne peut pas insulter de la sorte fh comme il le fait et demander ensuite de voter pour lui

          • Melanchon n’est pas un idiot c’est une force de la gauche , c’est le contrepoids de FH et l’équilibre necessaire.La victoire en chantant viendra par ses ralliements, il tire un électorat indécis et abstentioniste vers les urnes.

  24. Parmi les perles de ce blog, à propos de DSK:

    « Cela augure d’une campagne dure et malpropre »
    Par pierre.moscovici | 15/02/2011 à 12:46

    Comme principal protagoniste du lancement de DSK, alors champion des sondages, P. Moscovici ne s’embarrassait pas de nuances: « c’est le meilleur », « sa popularité n’est pas friable », etc.
    Le plus fort, c’est que la perle ci-dessus semble a posteriori étrangement prémonitoire, mais pas dans le sens souhaité…

    C’est tout au moins l’impression qui prévaut lorsqu’on lit, en exclusivité dans « Le Monde » d’aujourd’hui, « ce que révèlent les procès-verbaux de la garde à vue de DSK », dans l’affaire du Carlton.
    Mais DSK a corrigé:
    « Le mot MATÉRIEL désigne une personne de sexe féminin. »
    Malpropre, le mot MATÉRIEL ?
    Non, il est simplement « inapproprié »…

  25. A propos du candidat Hollande:

    « ne pas dévier de sa ligne, développer une approche pédagogique de la diffusion de son programme…
    un esprit vif et rapide…
    Les Français veulent un Président qui affronte[nt?] les situations sérieusement, sans évitement. »

    Vous êtes sûr qu’on parle bien du même ?

    • Je n’en vois pas d’autre, et certainement pas ces roquets qui aboient toujours plus fort pour qu’on ne les oublie pas le jour de la séance de photo.

  26. Bonsoir Pierre,
    Je suis cette élection de l’étranger depuis plusieurs mois. Je pense que François Hollande est de loin l’esprit le plus brillant de tous ces candidats et qu’il porte l’assurance d’un regain de justice dans cette démocratie bien torturée. Ce serait donc un véritable cauchemar, un désastre impardonnable si le sentiment en train d’éclore se confirmait dans les urnes et que François Hollande était battu. Je comprends la logique défendue par vous, de ne pas dévier de sa ligne, de développer une approche pédagogique de la diffusion de son programme… Mais vous êtes tenus de prendre en compte l’aspect bestial, carnassier de votre adversaire. François Hollande a un esprit vif rapide, il ne devrait pas avoir peur d’une confrontation avec un président défaillant qui ne joue que sur les mensonges et la calomnie. Un simple haussement de ton serait déjà un signe encourageant pour des partisans un peu accablés (autour de moi). Lui faire comprendre que s’il veut la bagarre, François Hollande n’en a pas peur -ainsi que ses porte- paroles-. Les Français veulent un Président qui affrontent les situations sérieusement, sans évitement. Sarkozy comme un zakouski avant Merkel… S’il est élu!!! Dans le cas contraire personne ne vous pardonnera la défaite. A bientôt j’espère. Georges Benayoun

    • A propos du candidat Hollande:

      « ne pas dévier de sa ligne, développer une approche pédagogique de la diffusion de son programme…
      un esprit vif et rapide…
      Les Français veulent un Président qui affronte[nt?] les situations sérieusement, sans évitement. »

      Vous êtes sûr qu’on parle bien du même ?

      • 2 fois le même message en une minute ! Il faudrait soumettre Hadrien à un contrôle anti dopage.

        • C’est ma faute, ma très grande faute, j’avais d’abord rempli par mégarde l’encart destiné aux nouveaux commentaires…
          Quelle erreur! Je ne me le pardonnerai jamais.
          Cela va-t-il me valoir l’excommunication du Saint Père ?
          Non, j’apprend que je serai finalement soumis à un contrôle anti-dopage grâce au discernement de Bangor à qui rien n’échappe, et surtout pas la juste appréciation des chosent qui importent.

  27. le publicitaire Richard Attias, marié aujourd’hui à Cécilia Ciganer Albéniz, l’ex-femme de Nicolas Sarkozy a assuré, jeudi matin sur France Inter, que le choix de « la nuit du Fouquet’s » n’était pas imputable à son épouse, ni le choix de la croisière. Elle n’était pas impliquée », a-t-il fustigé.
    Ca est dit long sur le personnage sarkozy, à douter qu’il y en avait encore besoinpublicitaire

    • En voilà une info qu’elle est bonne… et surtout fiable !
      Bangor va sans doute la juger du plus haut intérêt stratégique, par rapport à ces PV irresponsables et sans intérêt du « Monde » daté d’aujourd’hui sur DSK !

      • Il s’agit de Sarkozy, pas de DSK. Que vous inspire le message de Pascal ?

        • J’avais très bien saisi le message (archiconnu)… mais vous apparemmment pas le mien !

  28. « LE MONDE » daté d’aujourd’hui annonce en première page le débat:
    « Quelle politique économique pour la France? »
    et développe, en pleine page 3 :
     » A chacun sa rigueur, le débat PS-MODEM  » (J. Cahusac / J. Peyrelevade)
    ou la connivence social-démocrate dans l’acceptation néo-libérale

    Peyrelevade: La croissance ne se commande pas…
    Elle suppose la restauration de la confiance des prêteurs. Ce qui passe par la nécessité pour la France de retrouver très vite l’équilibre budgétaire.

    Cahusac: Réduire les déficits est impératif… et le plus vite serait le mieux.
    Mais en attendant, il faut conserver la confiance des investisseurs.

    Peyrelevade: On ne réduit pas le déficit budgétaire sans une action énergique sur la dépense publique. François Hollande, non seulement ne la réduit pas, mais continue à l’augmenter en volume de 1,1% par an…

    Cahusac: François Bayrou propose un gel, en valeur, de la dépense publique jusqu’à 2014. François Hollande a choisi, lui, de ramener le rythme de progression , en volume, de la dépense publique, de 1,7% à 1,1%… Cela diminuera la dépense publique de 2,6 points en 2017.

    Peyrelevade: Nous sommes prêts à faire 30 à 40 milliards d’économies en trois ans… Comment? En réduisant les dépenses de protection sociale…et des collectités locales.

    Cahusac: Le calandrier de redressement des finances publiques doit être vraisemblable pour s’assurer la confiance des marchés… Aux Etats « d’ajuster », à l’Europe de relancer !

    Inutile de continuer, on a tous compris:
    Entre le banquier d’affaires (Banca Leonardo, Gestionnaire de fortunes) et le président de la commission des finances à l’Assemblée nationale, la connivence est la même que lorsque Peyrelevade participa à la desindexation des salaires (juin 1982) de Delors et au « tournant de la rigueur » (1983) de Mauroy, à la grande satisfaction des Barristes pour qui « la France doit [toujours] maigrir » !
    Les salaires et le pouvoir d’achat des salariès ne s’en sont pas relevé, comme en témoignent leur décrochage de la productivité:
    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2963
    La captation de cette différence explique l’explosion des bénéfices financiers:
    Peyrelevade en sait quelque chose avec la retraite dorée qu’il s’est attribuée au Crédit Lyonnais (100% de son salaire à vie).
    Cahusac, qui est de la même planète finance, espère bien « pantoufler » un jour comme lui et lui doit bien cette connivence dans l’analyse…

    • Au fait, Cahusac n’est-il pas ce fidèle de Strauss-Kahn qui nous faisait l’apologie d’une économie libérale à visage humain ?

      Il doit apprécier l’autre titre en première page, le même jour, du quotidien « Le Monde »:
      « Exclusif: Les PV qui accusent DSK »,
      renvoyant, sur pleine page 13, au sous-titre:
       » Le mot MATÉRIEL [dans les SMS] désigne une personne de sexe féminin »…
      a convenu DSK en garde à vue, en se justifiant d’une manière qui en dit long:
      « Lorsqu’il y a plusieurs personnes, c’est plus rapide d’employer un mot qu’une liste de prénoms ».

      Sans doute, pour Cahusac comme pour Peyrelevade, les salariés qui n’ont la chance d’être ni banquiers ni députés ou sénateurs sont-ils aussi une sorte de MATÉRIEL…

      • Vous êtes de plus en plus glauque. Au fait, que pensez-vous d’une éventuelle réélection de Sarkozy ?
        Pour qui voterez vous au second tour ?

        • Bonne question, et je vous remercie de me l’avoir posée.
          Vu la position de Cahusac « C’est à prendre ou à laisser », en cas de second tour Hollande-Sarkozy, j’irai voter blanc !
          On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre…

          Le PS de Hollande c’est la même politique que l’UMP de Sarkozy, en pire: il n’y a même pas le courant ex-gaulliste pour en tempérer l’euro-libéralisme béat.
          Cette politique néolibérale assumée par le PS, tout comme celle du SPD qui a fait alliance avec Merkel, ce serait des années de discrédit supplémentaires, dont la gauche française ne se relèverait plus.

          • « en cas de second tour Hollande-Sarkozy, j’irai voter blanc ! »

            C’est à peu près ce que j’avais compris, et cela revient à faire élire Sarkozy. Au moins, votre position devient plus claire.

        • C’est pas fini.
          Comme preuve que la connivence le dispute à l’inconsistance des socialistes (au moins aussi grande sur la TVA que celle de Sarkozy sur l’ISF), les anciens commentaires sur ce blog sont précieux, car vous avez oublié Sina:

          Le 29 novembre 2010 à 19:30, Sina remarquait déjà:

          L’idée nouvelle entre toutes de Moscovici sur « ces nouveaux outils économiques : les différentes contributions et taxes (telles que la TVA) », relayant DSK qui avait évoqué « des instruments plus transparents au niveau européen, comme une TVA européenne »,
          se retrouve sous la plume, et maintenant sur le blog, de cet autre inévitable grand financier démocrate qu’est Peyrelevade:
          17 nov. 2010 Le Figaro
          Pourquoi il faut augmenter la TVA
          Pour l’économiste, une hausse de cet impôt sur la consommation est indispensable pour réduire les charges des entreprises.

          Je ne peux qu’adresser ici à DSK et son disciple les mêmes félicitations qu’à leur aîné:
          BRAVO DSK, BRAVO LES DEMOCRATES !

          • Bangor a raison. ne pas voter hollande au second tour quand on vote front de gauche c’est comme voter sarkozy, et en même temps accepter de ne pas se plaindre lorsqu’il dérèglementera la durée du travail (accord compétitivité emploi) et passera la retraite à 65 ans au moins, voir 67 pour s’aligner sur son modèle l’allemagne.
            les dernières déclarations de mélanchon sont stupéfiantes, discréditer hollande avec autant de méchanceté doit bien faire rirer le nain et me laisse penser qu’il souhaite la victoire de sarko, histoire de rester dans l’opposition car c’est tellement facile de critiquer et ainsi de rester en haut de l’affiche (comme le pen en sorte).
            une situation qui n’est pas du gout des communistes qui ont bien compris qu’ils ont besoin des socialistes pour avoir un groupe à l’assemblée. en un mot, mélanchon ne roule pas pour son front mais uniquement pour lui.

          • Bangor a raison dites-vous?
            Voici ce qu’il disait il y a peu pour défendre la proposition d’augmenter la TVA, avancée par DSK:

            Bangor dit :
            8 février 2011 à 23:09

            …LA TVA N’EST PAS INJUSTE. Elle n’est pas progressive et ce n’est pas son rôle. Il s’agit d’une taxe sur la consommation, pas d’un impôt redistributif.

          • une seule chose compte aujourd’hui: voulez vous encore de sarko pendant 5 ans. à 40 jours du second tour, le reste n’est que littérature.

          • @ Hadrien footnote krimo sina kazem h-toutcourt et j’en passe…

            Toujours la même mauvaise foi. Il ne s’agissait pas d’augmenter la TVA, mais de créer une TVA européenne. Sur le fond, je maintiens au mot près la citation que vous me reprochez, mais nous n’allons pas recommencer une discussion qui a déjà eu lieu. Vous étiez Hadrien et Krimo et j’avais déjà écrit :

            bangor dit :
            7 février 2011 à 22:27
            36ème édition du même message.

          • Jamais l’adage n’a été aussi vrai:

            Gardez moi de mes (faux-)amis…
            Mes ennemis, je m’en charge !

            Et lisez bien ce qui est écrit sans la troncature de Bangor:

            VU LA POSITION de Cahusac « C’est à prendre ou à laisser », en cas de second tour Hollande-Sarkozy, j’irai voter blanc !
            Pour me faire changer d’avis, il faudra que Hollande et les siens abandonnent cette position et négocient un vrai programme avec la vraie gauche…
            Il ne suffira pas qu’un socialiste repenti (Mélenchon) appelle à voter pour ses anciens copains !

          • @ Bangor :
            Vous vous enfoncez encore davantage:
            « Il ne s’agissait pas d’augmenter la TVA, mais de créer une TVA européenne »…
            Parce que sans doute, comme déjà énoncé ici, « tout ce qui porte le nom d’Europe est béni »…
            Une TVA européenne s’ajoutant à la TVA nationale, c’est bien une invention de sozial-democrater !

            Je vais finir par croire tout ce dit Sarkozy: Tous les moyens sont bons, au PS, pour faire payer les classes moyennes, et surtout ces « salauds de pauvres » !
            En revanche, fustiger chez Peyrelevade les 36 000 euros de retraite mensuelle, cumulés avec un salaire de Président de Banca Leonardo France qui passe son temps, à 73 ans, à entretenir un blog anti-social, c’est selon vous « de mauvaise foi » ou « irresponsable » !

            Ça sent, de plus en plus, le Jospin du 21 Avril !

          • « Pour me faire changer d’avis, il faudra que Hollande et les siens abandonnent cette position et négocient un vrai programme avec la vraie gauche… »

            Ah, la vraie gauche, la bonne gauche, la seule gauche, bien rouge, bien révolutionnaire, la gauche extrême qui doit représenter 5 % des électeurs et à laquelle il faudrait faire acte d’allégence.
            Il n’y a qu’une gauche capable de gouverner et c’est celle qu’incarne François Hollande. L’autre, l’ultra-gauche, est un allié objectif du candidat sortant. A ce titre, il faut la combattre.

      • Excusez moi pour cette question stupide « Quelle est la politique économique de Nimbus 1er? »
        Quel est son programme?
        En 2007 il n’en avait déjà pas!!!C’est tout et son contraire, un mariole qui change au gré du vent!!!Un illuminé incapable d’avoir la moindre vision réelle d’un modéle economique, ce gugus n’a qu’une seule pensée l’argent pour sa vulgaire gueule , un type qui n’a jamais su que menacer pour arrriver au pouvoir et d’ailleurs qui continue à utiliser les menaces à travers des montages à la con.
        Que vous le vouliez ou non cet énergumene car on peut appeler celui-ci aujourd’hui énergumene va être dégagé avec toute sa clique et lorsqu’il parle de retrait de la vie politique, il ne se trompe pas.
        Il va la fermer définitivement, on l’a assez entendu et sa famille qui a bien profité de la situation va devoir rendre des comptes comme lui.
        Il peut continuer à trafiquer les sondages avec quelques uns de ses proches, vous savez infléchir un sondage ce n’estpas sorcier .
        Alors la politique économique du valet des grandes familles et l’inféodé allemand va juste connaître une fin digne de son niveau, le caniveau c’est là que finisse les vendus!!!!!
        Excessif mes propos????Pas plus que les tentatives calomnieuses et les menaces parralleles de cet huluberlu , on l’attend et c’est pour bientôt votre numéro 1, bientôt il figurera dans les manuels de l’histoire des pantins politiques.Quelqu’un qui vend son pays ne mérite pas de respect, quelqu’un qui crache sur la France ne mérite pas le respect, quelqu’un qui insulte les français ne mérite pas le respect, quelqu’un qui va chercher la récompense des espingouins pour collaboration ne mérite pas le respect des basques.
        L’heure approche ou sa vanité premiere sera livrée à la vindicte populaire,ses magoules ne changeront rien !!!!Quand on s’assoit sur la démocratie, on ouvre la la boite de Pandore!!!!Il est attendu et son fric amassé ne le sauvera pas, d’ailleurs le rdv vaut aussi pour Jean!!!!et si certains essayent de se sauver en se faisant élire ils serontde toute façon au rdv .Le destin vous rattape toujours.Vous pouvez aussi pensez que les forums sont aussi le terrain des cinglés!!!!Sarko n’est qu’un malfaisant manipulateur pouvant aller jusqu’à l’extrême pour le pouvoir, et à ce titre qu’il ne s’étonne pas que d’aucuns l’attendent

    • « Peyrelevade en sait quelque chose avec la retraite dorée qu’il s’est attribuée au Crédit Lyonnais (100% de son salaire à vie). »

      Affirmation ridicule. Je suppose que vous avez des chiffres et des preuves.

      • Renseignez-vous auprès des gens bien informés.
        Cf Léon_Botia, ci-dessous.

        • Réponse idiote. Et je suis bien informé. J’ai même les chiffres…

          • Dans ce cas, donnez vos infos sur celui dont recommandiez la lecture et maintenant l’intégrité, afin qu’on puisse en juger… Je vous donnerai les miennes !

          • Qui a parlé d’intégrité, dans un sens ou dans l’autre ? Votre mauvaise foi est redoutable.
            La retraite de Peyrelevade est de 36 000 euros par mois pour l’ensemble de sa carrière. Il n’a travaillé que dix ans pour le crédit lyonnais. Nous sommes très loin de ce que vous véhiculez sur le net de façon irresponsable.

      • Oui, je parle d’intégrité, et des commentaires anciens devraient se rappeler en sifflant dans vos oreilles…
        Il est vrai que, lorsqu’on a soutenu l’augmentation de la TVA avec Strauss-Kahn, pour la combattre aujourd’hui avec Hollande, on peut en oublier bien d’autres, tel celui ci-dessous où Hadrien et Sina ont reporté ici,le 28 janvier 2011 à 18:50, leur rappel au banquier belge Ugeux des hauts faits d’armes de son collègue J.Peyrelevade :

        Memento LA TRAHISON DE LA FINANCE (titre de Georges Ugeux)

        Il était piquant, à ce sujet, de relever tout d’abord dans Wikipedia:
        ” PEYRELEVADE: Nommé en 1981 directeur adjoint du cabinet de Pierre Mauroy et conseiller économique du Premier ministre, il géra les nationalisations, tout en professant son opposition à celles-ci [on ne peut mieux dire!].
        Il a occupé de nombreuses fonctions de responsabilité notamment à la tête de grandes entreprises nationalisées : président de Suez de 1983 à 1986,…, de l’UAP de 1988 à 1993, et du Crédit lyonnais de 1993 à 2003 [toutes privatisées dès son départ, montrant qu’il avait bien préparé le terrain]. »

        Lorsque la gauche, revenue au pouvoir en 1988, tenta de reprendre le contrôle de la Société Générale, le ministre Beregovoy demanda sa participation à Peyrelevade qu’elle venait de nommer Président de l’UAP.
        Il est à nouveau piquant de relever dans le rapport du Sénat à ce sujet (dont l’intégralité est consultable en ligne sur les Archives du Sénat):

        ————————————————-
        3° – La participation des actionnaires publics de la Société Générale : une bonne volonté inégale.

        a) Le double refus de l’UAP

        – Le Refus initial de s’associer au montage:
        Au lendemain même de sa nomination à la tète de l’UAP, fin juillet 1988, M. Jean Peyrelevade a été contacté personnellement par M. Georges Pébereau pour qu’il participe à l’opération projetée sur la Société Générale.
        Le Président de l’UAP a décliné la proposition qui lui était faite d’entrer à hauteur de 500 MF dans le dispositif.

        – L’abstention de l’UAP en novembre 1988:
        A la mi-novembre 1988, le président de l’UAP s’est entretenu autéléphone à deux ou trois reprises avec le ministre des Finances “sur quelques aspects techniques” de l’affaire Société Générale.
        Le ministre d’Etat lui aurait fait part de “certaines préoccupations”.
        Mais M. Jean Peyrelevade ne considère pas que le contenu de ces conversations téléphoniques ait répondu à la définition que l’on peut donner d’un ordre ou d’une demande.
        Tout au plus, un souhait, peut-être.
        Ni ordre, ni demande : en conséquence, le président de l’UAP s’est abstenu de procéder en novembre à des achats de titres Société Générale…
        [ce qui laissait le champ libre à une équipe de financiers affairistes, au premier rang desquels Georges Soros, d’où le nom “affaire de la Société Générale”]
        —————————————————

        Et quand aux 36 000 euros mensuels comme retraite sur sa carrière, que l’interessé cumule avec sa présidence actuelle de Banca Leonardo France et ses jetons de présence en conseils d’administration, elle n’infirme en rien « ce qui est véhiculé sur le net », si l’on songe que l’essentiel fut accompli au sein d’établissements alors publics (Le Crédit Lyonnais compris): c’est plusieurs fois la retraite de premier ministre !
        C’est aussi l’équivalent, chaque mois de ce qu’a gagné un smicard dans toute sa vie active, à la sueur de son front !
        A en juger par le nombre d’âneries débitées sur son blog, heureusement déserté, Peyrelevade n’a pas du suer beaucoup dans sa vie… Et certainement pas durant ses deux modestes années de rattrapage en « éco-fi » après l’X, dont il se prévaut pour se qualifier lui-même « économiste ». Il n’y avait que les socialistes pour le considérer comme tel et le prendre pour un grand financier. On ne peut pas dire qu’il leur en aura été reconnaissant !
        Mais il est vrai qu’en regard des montants faramineux que pompe la finance privée… on s’explique, même tardivement, son changement de fusil d’épaule à la tête de Banca Leonardo France, établissement gestionnaire de fortunes.

    • La reprise d’anciens commentaires, à ce sujet, est loin d’être inutile. Elle confirme, au contraire, bien des choses sur « l’insoutenable légèreté » de certains.

      Le 17 novembre 2010 à 15:54, Hadrien disait déjà:

      Interessant article sur le site de Marianne:
      http://www.marianne2.fr/Face-a-l-austerite-liberaux-et-socialistes-se-confondent_a199777.html
      A titre d’exemple:

      – le Portugal (gouvernement socialiste)
      hausse de la TVA à 23%, baisse de 5% des salaires des fonctionnaires, gel des pensions, baisse des prestations de la sécurité sociale.

      – l’Espagne (gouvernement socialiste)
      les salaires des fonctionnaires baissent de 5% en 2010 et seront gelés en 2011, gel des prestations de la sécurité sociale (retraites et aides diverses), suppression de la prime de naissance de 2500 €, report de l’âge minimum de la retraite à 67 ans, hausse de la TVA de 16 à 18%, gel du recrutement dans la fonction publique et les hôpitaux, diminution des indemnités de licenciement.

      Tout ça nous confirme les effets la logique libérale dans l’UE chère aux socdems, que nous connaissions déjà:
      – le “don DELORS” au patronnat en 1982, celui de la desindexation des salaires sur les prix, un prélèvement de 35 milliards actuels sur les salaires à partir de cette date.
      Le ministre en question s’en félicitera plus tard en ces termes: ” Nous avons obtenu la suppression de l’indexation des salaires sans une grève ! ”
      (Cité in Jean Lacouture et Patrick Rotman: Mitterand, le roman du pouvoir, Seuil, 2000)
      – Pascal LAMY, chef de cabinet de DELORS à Bruxelles, et aujourd’hui à la tête de l’OMC, vendra carrément la mêche :
      “Les chefs d’entreprise français sont européens parce qu’ils ont compris que que la remise en ordre et la marchéi-sation de l’économie française se sont faites par l’Europe, grâce à l’Europe et à cause de l’Europe.”
      (dans “Le modèle français vu d’Europe”, Le Débat, mars-avril 2005)

      Ça se traduit en auto-congratulations entre patrons et présidents:
      – En 2000, Denis KESSLER, président délégué du Medef, estime:
      ” L’europe est une machine à réformer la France malgré elle ”
      Cité in La Tribune, 4 Décembre 2000
      – En 2003, Ernest-Antoine SEILLIERE, alors président du Medef, était fondé à exulter:
      ” La contrainte européenne joue à plein pour orienter notre pays dans le sens d’une certaine forme de réforme […] La contrainte européenne est installée dans la société française”
      (Europe 1, 27 aout 2003)
      Et enfin:
      “L’europe, se félicite Nicolas Sarkozy, c’est la plus formidable occasion de réveiller la France, de la faire bouger”
      (Discours du 12 Mai 2005, au Palais des Sports de Paris)

      Comme le fait remarquer Elie Arié, auteur de l’article référencé de Marianne:
      « La distinction « libéraux / socialistes » n’a plus aucune signification…
      Regretterons-nous Sarkozy après 2012 ? »

      • Bis repetita non placent, « ce qui est répété ne séduit plus ».

      • J’ai aussi fait du latin.
        Vous oubliez cette maxime encore plus ancienne, et plus sage:
        NIHIL NOVI SUB SOLE
        Ce qui me permet de renouveler l’exercice avec Sina qui rappelait déjà, le 15 décembre 2010 à 13:48, le phénomène annonciateur de la « Vallsification de Hollande » en vue du second tour, figure obligée au PS. A force de croire les reports garantis, sur sa gauche, on finit par en oublier l’essentiel:

        Memento LA STRAUSS-KAHNISATION DE JOSPIN

        Avant d’entrer à Matignon, Lionel Jospin sermonnait DSK : « Ne répète pas ce que te disent les patrons », lui reprochait de « baigner dans le patronat », s’agaçait de ses dîners en tête à tête avec le CAC 40.

        Mais aussitôt Jospin chef du gouvernement, DSK devient son « conseiller particulier » : DSK a même à Matignon un petit ‘réduit’ discret qui lui évite de faire des aller et retour à Bercy » (Le Point, 13 juin 1998).
        Et que lui répète alors le « réaliste », le « pragmatique » Dominique Strauss-Kahn, sur Vilvorde, sur Michelin, sur l’Europe ?
        Que « les marges de manœuvre sont très faible » , qu’ « il n’y a pas d’autre solution », etc.
        Alors qu’une tentative de transformation réclame toujours, à gauche, une confrontation au monde, aux forces d’argent, à leurs médias, aux intérêts des élites, aux diplomaties conservatrices, Lionel Jospin « écoute » l’homme qui, dans son entourage, accepte pleinement cet ordre des choses – et lui recommande la même acceptation.

        D’où une métamorphose que raconte, surpris, Le nouvel Economiste, au printemps 1999, titrant «Jospin le libéral » : « C’était mardi 6 avril, devant l’auditoire très select de la Fondation Saint-Simon. Lionel Jospin était venu s’expliquer sur ses conceptions économiques : J’ai évolué, a-t-il avoué ce jour-là… affichant sans complexes son pragmatisme de gauche, devant la crème de l’establishment, au cœur du temple de la pensée unique. »

        « Mon programme n’est pas socialiste », proclamerait bientôt le gentil Lionel pour lancer sa gentille candidature à la présidentielle. On connaît la suite.

  29. rectificatif :lundi 02 avril à 18h45 débat avec J.Noêl jeanneney

  30. si vous avez le temps ,peut-être , de lire « l’etat blessé  » de JM.Janneney ; il y a un débat avec l’auteur le lundi 12 avril à la cité Malesherbes ( se renseigner @ cité des livres )

  31. Cher Pierre,

    Je constate que la campagne de François s’essouffle un peu au regard des sondages. Je pense que Montebourg devrait plus intervenir dans la campagne pour contrer Mélanchon et Valls également dans le domaine de la sécurité contre Sarkozy. Ne faites pas l’économie de Valls et Montebourg qui sont 2 atouts pour Hollande, l’un pour la gauche de la gauche et l’autre pour la droite. Je finis pour dire que Hollande doit durcir plus ses discours en mettant plus l’accent sur le bilan de Sarkozy et surtout faire rêver les français mais pas démagogiquement comme le fait Mélanchon. Du courage, Louis

  32. Cher Pierre,
    Est-ce que ce message te parviendra? Je passe par ce canal car est-il normal qu’à part Twitter, Facebook et autres ON NE PUISSE ABSOLUMENT PAS entrer en contact directement avec les référents de l’équipe sur les sites de campagne. Je milite à fond et j’enrage de voir les blancs que nous connaissons en ce moment sur tous les sites des quotidiens et des hebdos même proches. Les réunions de François Hollande (Boulogne sur Mer, Nice…) sont quasiment inexistantes dans les médias. Par contre Sarkozy et Mélenchon en occupent les 2/3. Les résultats dans les sondages ne se sont pas faits attendre. Nous constatons un défaut de communication et souhaitons que cela redevienne lisible comme c’était le cas il y a quelques semaines. Courage nous la voulons cette victoire!

    • Bonjour .excellente remarque de Zekri H.; j’ai constaté que P.Moscovici était toujours aussi masochiste puisqu’il accueille sur son « blog »,les floods de toutes sortes ,les trolls orduriers,et même les pieds de nez :cf test ;seuls quelques inconditionnels ont maintenu le niveau du débat à la hauteur qui doit être celui d’une élection présidentielle .Je saute allègrement tous ces écrans qui encombrent ;mais je me pose les mêmes questions que Z.H. et les autres aussi ; quelle est la stratégie de F.H.et de son équipe? j’attends ,une ligne plus précise,des explications plus claires qui créent, créeraient un élan ;il ne s’agit pas d’être « le bruit et la fureur » mais d’avoir les moyens de convaincre,posément sans faire confiance à des sondages forcément aléatoires et à des alliances tout aussi aléatoires.

    • @Hubert
      Je partage votre sentiment de défaut de communication.
      Il y aurait pourtant à faire, pas uniquement sur le programme comme le réclame Lola, mais aussi sur le bilan de Sarkozy, sur les mensonges de ses sbires lorsqu’ils parlent du programme de F. Hollande comme J-F Copé ce matin sur la 2.
      Il faudrait un site Internet pour répondre à chacun de ces mensonges et rétablir la vérité. Puéril, peut être, usant, certainement, mais cela aurait le double avantage répéter le programme et de pointer du doigt les mensonges du clan d’en face.
      Mais pour une raison qui m’échappe, l’équipe communication de F. Hollande a complètement délaissé le canal web, et ce qui m’étonne encore plus, c’est que les autres aussi !

  33. Holl.paraît se rapprocher inexorablement du score de Ségolène en 2007 et Sarko du sien: honnêtement,ce n’est pas ce que nous avions prévu!!! Ceci dit,2 éléments plus positifs: en 2007,il n’y avait pas la « réserve » des 13% de Mélenchon et Ségolène ne pouvait compter que sur les voix « aléatoires » de Le Pen et de Bayrou; par ailleurs,en 2007,Sarko était vainqueur dans tous les sondages de 2ème tour depuis l’annonce officielle de sa candidature en janvier, ce qui n’est pas encore le cas aujourd’hui…

    • je suis d’accord avec vous même si l’on peut espérer un sursaut de fh qui reste à 28% dans certain sondages, et toujours à54% hormis un 53%. n’oublions pas que le nain n’a aucune concurrence à droite. je trouve qu’on ne voit plus beaucoup fh dans les médias. peut-être pour mieux rebondir avec quelques propositions fortes comme l’a annoncé cahuzac. l’absence fait parfois monter le désir lorsque la personne réapparaît.
      en 2007 à la même époque, j’avais comme beaucoup la certitude que sarko serait président. tandis qu’aujourd’hui le pessimisme est plutôt à droite quoi qu’ils en disent.

  34. Si on regarde les choses simplement,on constate que Mélenchon progresse au détriment de Holl.tandis que Sarko le fait au détriment de Bayrou. Logiquement,les gens ayant quitté Holl. pour M. se reporteront sur Holl.au 2ème tour et ceux qui ont abandonné Bayrou pour Sarko auraient de toutes façons voté Sarko le 6 mai. Donc, ça ne change pas vraiment le rapport gauche- droite qui nous reste favorable.
    D’autre part,on peut voir qu’il y a 3 candidats utilisant la démagogie à haute dose:Sarko,Le Pen et Mélenchon et 3 « simples » démocrates: Holl.,Bayrou et Joly;les 3 premiers réunissent en gros 56% des voix et les 3 autres environ 42. Sans commentaire sinon les effets pervers de l’élection présidentielle au suffrage universel!

  35. Dictionnaire des citations (suite)
    « Mais là-bas (*), il n’y a pas de risque de tsunami… C’est où la plage en Alsace ? »
    Ainsi donc, après avoir tenté une intoxication scandaleuse sur le sujet, le charlatan donne maintenant dans la rigolade, sous les vivats d’un public aux anges.
    Les victimes de Fukushima apprécieront.
    Question : Y a-t-il eu dans l’histoire de la République un seul président pour tenir des propos de ce niveau ?
    Remarque futile : Quand on sait que quelque part à la limite de la Meuse et de la Haute Marne (c’est « là-bas ») on s’apprête par nécessité à enfouir des déchets qui resteront radioactifs pour l’éternité, à quelques mois près, il n’y a évidemment pas matière à se tourmenter. C’est même très rigolo, au fond.
    En attendant, le fait est là : le degré zéro de la politique pour les nuls, qu’on nous pardonne cet accès de colère. N’y aurait-il aucun juste à « droite » pour faire que cela change ? C’est impossible.
    (*) Fessenheim

  36. Propos néolibéral pris sur le blog Bayrou/Peyrelevade:
    BILLET: « François Hollande n’est pas crédible »
    COMMENTAIRE: « les gouvernements étaient habitués à imprimer la monnaie, pour dépenser sans compter. Et ils ont continué à le faire sous l’euro, alors qu’ils n’ont plus le droit d’imprimer de papier et doivent supplier M. Draghi. Voilà comment on en est arrivé là. »

    LES ORIGINES DE LA DETTE PUBLIQUE
    La montée de la dette publique en France est tout d’abord bien antérieure à l’euro, puisqu’elle démarre essentiellement avec la loi du 3 janvier 1973 obligeant l’Etat à se financer auprès du marché financier en interdisant l’emprunt direct à la Banque de France. Aujourd’hui encore, notre dette publique est essentiellement la somme des intérêts cumulés payés au marché privé depuis cette date.
    Cf http://postjorion.wordpress.com/2012/02/02/228/
    La montée de la dette publique ne provient pas non plus d’une tendance à « dépenser sans compter » puisqu’au contraire les dépenses publiques, en proportion du PIB, sont stables ou en baisse dans l’Union Européenne depuis le début des années 1990.
    Elle provient de l’effritement des recettes publiques, du fait de la faiblesse de la croissance économique sur la période, et de la contre-révolution fiscale menée par la plupart des gouvernements depuis vingt-cinq ans.
    Sur plus long terme la contre-révolution fiscale a continûment alimenté le gonflement de la dette d’une récession à l’autre. Ainsi en France, un récent rapport parlementaire chiffre à 100 milliards d’euros en 2010 le coût des baisses d’impôts consenties entre 2000 et 2010, sans même inclure les exonérations de cotisations sociales (30 milliards) et d’autres « dépenses fiscales ».
    Faute d’harmonisation fiscale, les États européens se sont livrées à la concurrence fiscale, baissant les impôts sur les sociétés, les hauts revenus et les patrimoines. Même si le poids relatif de ses déterminants varie d’un pays à l’autre, la hausse quasi-générale des déficits publics et des ratios de dette publique en Europe au cours des trente dernières années ne résulte pas principalement d’une dérive coupable des dépenses publiques. Un diagnostic qui ouvre évidemment d’autres pistes que la sempiternelle réduction des dépenses publiques.

    LES REMÈDES DURABLES
    La dynamique de la dette publique n’a pas grand chose à voir avec celle d’un ménage : la boucle fermée de la macroéconomie n’est pas réductible à l’économie domestique qui est ouverte par l’aval (les dépenses n’impliquent pas de nouveaux salaires du ménage). La dynamique de la dette publique, elle, dépend en particulier de deux facteurs : le niveau des déficits primaires, mais aussi l’écart entre le taux d’intérêt et le taux de croissance nominal de l’économie. Car si ce dernier est plus faible que le taux d’intérêt, la dette va s’accroître mécaniquement du fait de « l’effet boule de neige » : le montant des intérêts explose, et le déficit total (y compris les intérêts de la dette) aussi.
    Mais le taux de croissance de l’économie lui-même n’est pas indépendant des dépenses publiques : à court terme l’existence de dépenses publiques stables limite l’ampleur des récessions (« stabilisateurs automatiques ») ; à long terme les investissements et dépenses publiques (éducation, santé, recherche, infrastructures…) stimulent la croissance. Il est faux d’affirmer que tout déficit public accroît d’autant la dette publique, ou que toute réduction du déficit permet de réduire la dette. Si la réduction des déficits plombe l’activité économique, la dette s’alourdira encore plus.
    Ce qu’oublient évidemment les partisans de l’ajustement structurel européen, c’est que les pays européens ont pour principaux clients et concurrents les autres pays européens, l’Union européenne étant globalement peu ouverte sur l’extérieur. Une réduction simultanée et massive des dépenses publiques de l’ensemble des pays de l’Union ne peut avoir pour effet qu’une récession aggravée et donc un nouvel alourdissement de la dette publique.
    L’Allemagne, à cet égard, s’est comportée comme un pays faisant « bande à part » pour déclarer une guerre de compétitivité à ses partenaires, entraînant avec elle une partie de l’Europe du Nord. C’est compter sur le reste de l’Europe, comme la Chine compte sur les Etats-Unis !
    D’où ce titre du « Monde » la semaine dernière:
    « En Europe, ce n’est pas la France qui fait figure d’exception, c’est l’Allemagne ! »
    Le programme Bayrou/Peyrelevade ne prévoit rien d’autre que d’imiter l’Allemagne dans cette guerre intra-européenne dont l’issue ne peut être que récessive (sauf pour banquiers, députés et sénateurs, qui contrôlent leurs propres salaires et avantages…).

    Les vrais remèdes doivent agir sur les causes énoncées plus haut:
    En premier lieu, le retour à une Banque centrale coopérant avec l’économie, comme c’est le cas de la Fed aux Etats-Unis qui a monétisé 2000 milliards après la crise.
    En second lieu, en mettant fin aux « dépenses fiscales » en faveur des plus riches, qui ont représenté en France 100 milliards par an depuis l’ère Sarkozy.
    Enfin, en maintenant le niveau des « stabilisateurs automatiques » par la protection sociale (assurance-chômage, logement…) ainsi que l’effort budgétaire en matière d’éducation, de recherche, et d’investissements … pour assurer les conditions d’une croissance soutenable.

    • Peyrelevade donne la leçon en oubliant de nous parler de la retraite dorée qu’il s’est attribué au Crédit Lyonnais. 100% de son salaire à vie

      • Des deux, on se demande qui est le « perroquet » imbécile:
        Celui qui a répèté bêtement les mots d’ordre de DSK d’abord, de Hollande-Moscovici-Valls ensuite, ou celui qui les a dénoncés à temps ?

        Le message devient en effet d’actualité, si l’on en croit « Le Monde » daté d’aujourd’hui, qui titre:
        – en première page: les PV qui accusent DSK
        – en pleine page intérieure: A chacun sa rigueur, le débat PS-Modem (J. Cahusac / J. Peyrelevade)
        Dans le premier cas, nos « saillies » (sans jeu de mots) contre DSK étaient prémonitoires…
        Dans le second, l’analyse des points communs « Peyrelevade/Socdem » l’était tout autant !

      • Il est vrai que, sur ce site, on s’interesse davantage aux places d’arrivée dans les sondages, comme au PMU, qu’aux questions de fonds que posent les programmmes… ou ce qui en tient lieu !

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