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Pierre Moscovici invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV

Catégorie : Actualité,Politique | Par pierre.moscovici | 23/04/2012 à 11:49

Pierre Moscovici était ce matin l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV.


Bourdin 2012 : Pierre Moscovici par BFMTV

Retrouvez ci-dessous la retranscription de l’interview.

JEAN-JACQUES BOURDIN
Dites moi ce matin tout a changé, il va falloir que François HOLLANDE assume sa position de favori, comment va-t-il faire ?
PIERRE MOSCOVICI
Ecoutez oui c’est sûr que beaucoup de choses ont changé et le résultat d’hier mérite quand même qu’on y revienne deux secondes parce que c’est la première fois dans l’histoire de la VèmeRépublique, la première fois, ça n’était jamais arrivé, qu’un président sortant est devancé par un candidat socialiste. Pour François HOLLANDE c’est un score extrêmement élevé, c’est le score le plus élevé, le plus élevé d’un socialiste sous l’histoire de la Vème République à l’exception de celui de François MITTERRAND en 88 qui était à l’époque, réélu en cohabitation.
JEAN-JACQUES BOURDIN
Oui mais même s’il a bénéficié d’un vote dit « utile » et notamment la dernière semaine.
PIERRE MOSCOVICI
Moi je voudrais bien qu’on arrête un peu ça, c’est-à-dire que je crois qu’il y a eu, pourquoi sans arrêt chercher à rabaisser un score d’un homme qui a fait hier 28,6% qui est un score très élevé et qui a, je crois, convaincu beaucoup de Français qu’il avait de la force, qu’il avait de la constance, qu’il avait de la cohérence, qu’il n’était pas quelqu’un qu’on bougeait facilement, qu’il avait un cap, qu’il avait une vision, qui n’a pas fait de concessions à la facilité pendant le premier tour. Et je crois qu’aujourd’hui, les Français commencent à regarder François HOLLANDE comme leur prochain président. Alors évidemment ce statut de favori, comment l’aborder ? Avec de l’optimisme, oui moi je pense qu’hier une première étape a été franchie, une première marche du changement a été gravie, incontestablement, d’autant que la gauche elle même s’est reconstituée, elle est 8 points au-dessus de ce qu’elle était en 2007. Il y a là le socle d’une belle victoire, d’un rassemblement pour le changement, mais là où je vous rejoins, c’est qu’il faut absolument convaincre, convaincre et convaincre encore et que la responsabilité de François HOLLANDE est importante…
JEAN-JACQUES BOURDIN
Mais comment, comment concrètement traduire ce statut de favori ? Comment, parce que jusqu’à maintenant, et Pierre MOSCOVICI vous allez me répondre, franchement, est-ce qu’il y a eu adhésion autour de François HOLLANDE ? Est-ce qu’il y a eu adhésion ?
PIERRE MOSCOVICI
Oui je crois que c’est un vote d’adhésion.
JEAN-JACQUES BOURDIN
Il y a doute, il y a doute encore sur ce qu’il est, sur ses capacités, sur, vous le savez bien, entretenu ou pas, mais ça existe non ?
PIERRE MOSCOVICI
Là où vous avez raison, c’est qu’il y a un désaveu massif pour Nicolas SARKOZY et que c’est une dimension du vote qui est importante.
Mais on n’obtient pas 28,6% des voix par hasard. Les Français ne prêtent pas leur confiance facilement et s’ils l’ont fait, c’est parce qu’ils ont vu que cet homme François HOLLANDE qui est parti il y a deux ans alors qu’il était très isolé, dans une campagne longue, qui a emporté des primaires devant les socialistes et ce n’est jamais facile parce que les socialistes c’est quand même un parti qui est un parti compliqué, en suscitant l’adhésion de millions de gens …
JEAN-JACQUES BOURDIN
Enfin vous-même vous n’y croyiez pas, quand il a déclaré sa candidature, vous étiez un supporter de Dominique STRAUSS-KAHN, franchement, vous y croyez ou pas ?
PIERRE MOSCOVICI
Je vais vous dire les choses, je suis son directeur de campagne, je le connais depuis 28 ans maintenant, j’ai découvert des choses pendant cette campagne, moi il m’a impressionné, il m’a impressionné par sa ténacité, par sa résistance, par le fait que justement il était un homme d’un tempérament extrêmement égal. Et puis qu’il résistait aux facilités, c’est-à- dire qu’il a pris une posture il y a déjà un an qui est la France est en crise, il faut apporter des solutions, il faut le faire avec responsabilités, il faut être crédible, il ne faut pas faire n’importe quoi ou faire des propositions démagogiques. Il n’a jamais cédé aux surenchères et en même temps, mais il faut être profondément de gauche, est-ce que vous pouvez lui reconnaitre, ce qu’il faut lui reconnaitre, c’est qu’il a démarré tôt et qu’il est resté toujours et sur le même rythme, et sur les mêmes positions puisque ce qu’il dit depuis le 22 janvier, discours du Bourget, c’est la même chose. Et donc, franchement moi il m’a impressionné François HOLLANDE, je le lui ai dit d’ailleurs, il m’a appris des choses et puis c’est un homme qui ne ménage pas sa peine, il est extraordinairement exigent avec lui-même, avec les autres, il travaille énormément parce qu’il est investi dans cette campagne par le sentiment d’une mission d’être le deuxième président de la République socialiste, d’être le prochain président de la République dans une situation de crise extrêmement grave pour notre pays. Il est conscient, il est habité par ça.
JEAN-JACQUES BOURDIN
Bien, Pierre MOSCOVICI, vous avez écouté Henri GUAINO il y a quelques instants sur BFM TV et sur RMC, que lui dites vous ce matin ? Lui dit, grâce à Nicolas SARKOZY nous avons quand même traversé la crise d’une manière, sans trop de mal, que dites vous à Henri GUAINO qui dit, il y a une différence, il y en a un qui a la stature internationale, l’autre qui ne l’a pas. Que dites vous à Henri GUAINO, que répondez- vous ?
PIERRE MOSCOVICI
Je réponds d’abord qu’il n’est pas lucide sur ce qui s’est passé hier soir, parce que c’est quand même un désaveu, un désaveu massif, un président sortant je le répète, qui est devancé par un candidat, ça n’était jamais arrivé ! Même Valéry GISCARD D’ESTAING et Dieu sait qu’à l’époque il y avait la crise, les difficultés, était au premier tour devant François MITTERRAND en 1981. C’est unique, et puis, pourquoi ça ? C’est parce qu’il y a un échec terrible. Si vous prenez l’économie française, moi je veux bien qu’on nous dise qu’elle a mieux résisté que d’autres, quand je vois que nous avons un million de chômeurs en plus qu’en 2007, 600 milliards d’euros de dettes publiques en plus, que par rapport à l’Allemagne, puisque c’est par rapport à elle qu’il faut se positionner, nous avons un déficit du commerce extérieur record alors qu’ils ont un excédent. Notre compétitivité qui s’effondre, l’emploi industriel qui recule, enfin le quinquennat de Nicolas SARKOZY est un quinquennat d’échec, en plus c’est un quinquennat d’injustice. Regardons les choses en face. Ce que les Français ont dit hier c’est nous ne voulons plus de cela. Quant à la fameuse stature internationale, elle a un mot, un nom, c’est l’Europe. Et bien sur l’Europe je dis moi que Nicolas SARKOZY fait fausse route, je dis qu’il faut réorienter la construction européenne, les Français ne veulent pas et ils ont raison, de l’Europe de SARKOZY et MERKEL qui est réduite à l’austérité ; quand on a que l’austérité, à la fin on a la récession et en plus on ne réduit pas ses déficits. C’est ce qui se passerait si on continue. Il faut changer et c’est exactement le contraire au fond, les Français hier ils ont marqué une première étape du changement, un premier pas vers le changement, confirmons.
JEAN-JACQUES BOURDIN
Mais cette France du «non» qui a voté hier, qui a voté MELENCHON ou qui a voté Marine LE PEN, Jean-Luc MELENCHON, Marine LE PEN, cette France du « non » elle fait plus que vous, que votre candidat, Pierre MOSCOVICI.
PIERRE MOSCOVICI
Je ne mélange pas ça, je pense que ce sont des hommes et des femmes qui ont des convictions, qui ne sont pas les mêmes…
JEAN-JACQUES BOURDIN
Est-ce que c’est un vote d’adhésion le vote du Front National, aux idées de Marine LE PEN ?
PIERRE MOSCOVICI
Je pense qu’il y a de ça et puis il y a aussi autre chose. Il y a deux composantes si vous voulez. Moi je suis élu d’une région où le Front National fait des scores très élevés, dans ma circonscription hier soir, François HOLLANDE a fait 29%, Marine LE PEN a fait 26% et SARKOZY 21%. C’est le pays de Montbéliard, l’industrie automobile et je sais qu’il a d’une part des gens qui ont des convictions d’extrême droite avec des valeurs que je récuse totalement, avec des tentations xénophobes, racistes etc, qui sont d’ailleurs souvent celles des dirigeants du Front National et puis il y a aussi des gens qui sont en colère sociale, qui n’en peuvent plus des délocalisations, dont le travail n’a pas été protégé, dont l’emploi industriel a été perdu, qui se demandent si on va encore produire des bagnoles, pardonnez-moi de parler comme ça, à Sochaux, dans dix ans ou dans quinze ans…
JEAN-JACQUES BOURDIN
Mais ils se demandent aussi quelles solutions François HOLLANDE peut leur apporter pardon Pierre MOSCOVICI.
PIERRE MOSCOVICI
Et bien moi je pense que ça fait partie des enjeux de ce second tour, c’est-à-dire de rassurer, de s’adresser à eux, non pas en leur disant, voilà je pense comme vous sur tel ou tel sujet, ou bien d’abandonner ses propres convictions, François HOLLANDE ne le fera pas. Mais de dire s’agissant par exemple de l’industrie française c’est nous qui allons proposer le redressement de l’industrie française avec une banque publique d’investissement, là où Nicolas SARKOZY a accepté le déménagement du territoire parce que justement, sa vision des choses ce n’est que le libéralisme et puisque vous parlez de la France du « non », moi je suis quelqu’un, j’ai entendu qu’Henri GUAINO disait tout à l’heure qu’il avait toujours voté « non » au traité, moi j’ai toujours voté « oui ». Mais je crois qu’aujourd’hui les Français ils peuvent se retrouver autour à la fois d’un «non» et d’un «oui». Le «non» c’est le non au traité d’austérité, c’est insupportable et le « oui » c’est la réorientation de la construction européenne qui enfin remet de la croissance dans le moteur parce que, s’il n’y en a pas, l’Europe va définitivement se couper des peuples.
JEAN-JACQUES BOURDIN
Mais pourquoi est-ce que vous ne faites pas rêver ? Pourquoi est- ce que François HOLLANDE ne fait pas rêver Pierre MOSCOVICI ?
PIERRE MOSCOVICI
Encore une fois, c’est un jugement de valeur intéressant…
JEAN-JACQUES BOURDIN
Non je vous pose la question parce que je l’entends, vous l’entendez vous aussi, j’en suis certain.
PIERRE MOSCOVICI
Deux choses, d’abord encore une fois je pense que cet homme convainc plus qu’on ne le dit facilement, moi je le pense encore une fois, qu’il a touché quelque chose chez les Français par sa simplicité, par sa proximité et puis la deuxième chose c’est que ce n’est pas quelqu’un qui cherche encore une fois, à jouer sur les peurs ou à être dans la facilité ou les facilités…
JEAN-JACQUES BOURDIN
Est-ce que vous pensez que Nicolas SARKOZY…
PIERRE MOSCOVICI
…je pense que François HOLLANDE est un homme qui est conscient de la gravité du moment, de la crise et qui ne cherche pas, il veut un rêve français, mais il ne cherche pas à vendre des illusions. Il n’est pas un bonimenteur comme Nicolas SARKOZY en 2007.
JEAN-JACQUES BOURDIN
Est-ce que vous croyez que Nicolas SARKOZY va opérer une forme de rapprochement avec les idées, je ne parle même pas des hommes, du Front National ? Sincèrement ?
PIERRE MOSCOVICI
J’ai noté qu’il l’avait déjà fait hier soir…
JEAN-JACQUES BOURDIN
C’est-à-dire ?
PIERRE MOSCOVICI
Quand il a évoqué les thèmes du second tour, j’attends de voir ce qu’il va dire ; il y a une chose avec laquelle je suis en désaccord complet avec ce qu’a dit Nicolas SARKOZY, il a prononcé un mot qui m’a choqué, il a dit : j’appelle les patriotes à me rejoindre. Mais le patriotisme n’est pas l’apanage de la droite. Moi j’aime mon pays, j’aime ma patrie, il y a des patriotes à gauche, il y a des patriotes à droite, alors arrêtons de faire comme s’il y avait d’un côté la vraie France et de l’autre côté l’anti France. Nous ne sommes pas l’anti France, nous sommes la France qui aime la justice, nous sommes la France qui veut se redresser, nous sommes la France qui veut donner la chance à la jeunesse, nous sommes la France qui veut réorienter l’Europe..
JEAN-JACQUES BOURDIN
Mais aux yeux de beaucoup, vous êtes la France qui protège les assistés ! Vous êtes la France qui veut ouvrir les frontières, vous êtes la France… Pierre MOSCOVICI, je l’entends, vous aussi.
PIERRE MOSCOVICI
Oui bien sûr je l’entends eh bien il nous reste justement cet entre deux tours pour convaincre, convaincre que non, nous avons tout autant de fermeté que quiconque par rapport à l’immigration illégale. Convaincre que nous ne voulons pas d’une Europe qui soit une passoire, mais convaincre aussi que la France c’est le pays des droits de l’homme, que la France sait accueillir sur son sol ceux qui y viennent en situation régulière, que nous avons besoin à la fois de cette ouverture au monde, elle est indispensable, et aussi de protéger notre propre pays.
JEAN-JACQUES BOURDIN
Quand Louis ALIOT sur RMC ce matin dit, je vote blanc au second tour de la présidentielle, vous le prenez comment ? Vice président du Front National.
PIERRE MOSCOVICI
Je le prends comme un désaveu de ce que j’ai entendu hier dès 20h00 dans la bouche de quelqu’un comme Jean-François COPE ou Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET qui disait, voilà, il y a un bloc de droite qui fait 48%. Eh bien non il n’y a pas de bloc !
JEAN-JACQUES BOURDIN
Est-ce que ça vous choque que l’UMP aujourd’hui mette dans le même pot commun, l’UMP et le Front National ?
PIERRE MOSCOVICI
Ce n’est pas que ça me choque ou pas, c’est que je constate simplement que ce n’est pas vrai parce que quand Louis ALIOT qui est je crois le numéro deux du FN dit qu’il va voter blanc, ça veut dire simplement qu’il ne se laisse pas comme ça approprier par l’UMP. Mais vous savez là, il y a une dissymétrie fondamentale, d’un côté il y a Nicolas SARKOZY qui est tout seul, il est isolé, qui a appelé à voter pour lui et qui va appeler à votre pour lui ?
JEAN-JACQUES BOURDIN
François BAYROU peut-être.
PIERRE MOSCOVICI
On verra, il est libre, il va s’adresser aux candidats, on lui répondra…
JEAN-JACQUES BOURDIN
Qu’est-ce que vous dites d’ailleurs à François BAYROU et à ses
9% ?
PIERRE MOSCOVICI
Ecoutez François BAYROU est un homme qu’il faut respecter dans sa liberté, il a dit qu’il allait s’adresser aux candidats, nous verrons ce qu’il dit, parce que c’est important. En même temps moi ce que je constate c’est qu’il a exprimé beaucoup de choses pendant ce quinquennat qui était très critiques sur l’étique, sur l’Etat impartial, sur la morale en République, sur l’exemplarité de l’Etat qui font qu’il est loin de Nicolas SARKOZY. Mais ce sont ses électeurs qui vont choisir. Je reviens quand même sur la dissymétrie que j’évoquais, d’un côté un Nicolas SARKOZY isolé qui aujourd’hui a fait le vide autour de lui et de l’autre côté une gauche qui atteint un niveau élevé, plus élevé que depuis 1988, ça n’était jamais arrivé, 44% et qui s’est rassemblé sans tractation, sans transaction, sans négociation, sans arrangement, sans aucune forme comme ça de petits arrangements entre amis. Ce n’est pas comme ça que ça s’est passé et ce soutien de MELENCHON, de Jean-Luc MELENCHON et d’Eva JOLY, il a été très digne, nous avons une force qui est une force unie pour le changement.
JEAN-JACQUES BOURDIN
Bien, Nicolas SARKOZY propose trois débats entre deux tours, vous     dites    non, un           seul     débat. Auriez-vous    peur    du        débat Pierre MOSCOVICI ?
PIERRE MOSCOVICI
Cette affaire me fait sourire, je vais vous dire, d’abord il y a déjà eu des débats, vous vous en souvenez, entre Nicolas SARKOZY et François HOLLANDE qui n’ont pas tourné à l’avantage de Nicolas SARKOZY. François HOLLANDE attend ce débat, il l’attend avec sérénité, je pense que c’est une confrontation à laquelle il s’est préparé, il s’y est préparé, elle aura lieu. Mais pourquoi voudriez-vous que tout à coup, en fonction des situations on change parce que ça arrange monsieur SARKOZY ? En 2007 est-ce que monsieur SARKOZY a fait trois débats contre Ségolène ROYAL qui d’ailleurs lui demandait qu’il y en ait plusieurs ? Non, il a dit non. Est-ce qu’entre Valéry GISCARD d’ESTAING et François MITTERRAND dans des élections qui étaient très tendues, il y a eu plusieurs débats ? Non plus. Il y a plusieurs questions pour le débat et ça il a raison, il faudra qu’on parle des questions de société, il faudra qu’on parle des questions économiques et sociales, il faudra qu’on parle des questions internationales, et j’ajoute même qu’il faut aussi parler de l’Etat exemplaire, de la gouvernance, des institutions, nous le feront dans un grand débat. Ce n’est pas parce qu’hier soir monsieur SARKOZY a été désavoué par les Français qu’il faut changer les règles du jeu institutionnel de la Vème République pour lui faire plaisir.
JEAN-JACQUES BOURDIN
Mais pourquoi l’a-t-il fait selon vous ? Parce que c’est une « bête blessée » ou pourquoi ?
PIERRE MOSCOVICI
Je pense qu’il l’a fait pour faire parler de lui et pour faire justement laisser dire comme ça que nous aurions peur. Non nous n’avons pas peur mais nous respectons…
JEAN-JACQUES BOURDIN
C’est une tactique, une pure tactique à vos yeux ?
PIERRE MOSCOVICI
Je pense parce qu’il connaissait déjà notre réponse, elle avait été donnée, mais il n’y a pas de raison de bousculer les traditions de la République. Que monsieur SARKOZY déjà affronte ce grand débat, c’est un grand débat qui opposera deux hommes, deux comportements, deux démarches, et moi j’ai confiance en François HOLLANDE parce que je suis persuadé que ce débat-là, il va l’emporter parce qu’il est justement l’homme justement dont les Français ont maintenant besoin pour présider la République.

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59 commentaires

  • Whey dit :

    Bourdin est toujours très direct!

  • xavier de villebrun dit :

    Engagement 50: »J’accorderai le droit de vote aux élections locales aux étrangers résidant légalement en France depuis 5 ans ».
    Cela signifie qu’un Québécois,un Américain,un Brésilien,un Australien,un Suisse,un Norvégien etc répondant à ces conditions pourra participer à l’élection du conseil municipal de la commune où il habite. Où est le problème? Faut-il faire un référendum coûteux pour ça?

  • xavier de villebrun dit :

    Si Sarko récupérait la totalité des voix frontistes,il atteindrait tout juste 45%. Pour gagner,il lui faudrait encore prendre les deux tiers de Bayrou: soit 6% sur 9. Ces 2 hypothèses étant totalement invraisemblables,sa situation est désespérée: on espère que,pour sa santé mentale,il en a conscience de même que son clan!!!…

    • raton dit :

      tu as une drôle de façon de calculer: 75% des voix du FN et c’est plié!

      • Amelle dit :

        27% + 18% = 45%
        Pourtant le calcul mental est plus simple que la règle de 3 qui pose généralement problème chez les ump

      • Jonas dit :

        « raton » vos calculs sont faux. Mais le mensonge est monnaie courante à l’UMP

  • Amelle dit :

    Avec les dernières déclaration de Takiedine sur Sarko qui le qualifie de pas moins qu’un mafieux à la tete de l’etat, je demande que le PS propose 5 débats au candidat Sarkozy

    1 Sur sa relation avec Takiedine
    1 Sur quel est son secret pour vendre dix millions de tee shirt pendant la campagne de Balladure qui avec tout mes respects n’avait pas la popularité d’un John Lenon
    1 Sur la manière dont il a financer son appart de l’île de la Jatte
    1 Sur l’autorisation qu’a donné Woert de vendre l’Hippodrome de Compiegne à prix bradé
    1 Sur les envoleppes récupéré chez les Bettencourt
    Et pendant qu’on y est un débat sur le Sarko One et le pentagone à la française et le fait que le marché soit attribué à Bouygue.
    Un autre sur le recrutement de Proglio à EDF, stephane Richard à Orange et qu’il nous justifie leurs salaires mirobolants.

    Cela fait finalement 8 débats, de quoi réjouir l’UMP entre les deux tours. D’ailleurs pour les satisfaire encore plus je propose que Hollande lui laisse la moitié de son temps de parole pour prendre tout son temps dans les explications.

    Si avec ça l’UMP n’est pas satisfaite, c’est à désespérer d’être sympa

  • Louis dit :

     » […]de l’autre côté une gauche qui atteint un niveau élevé, plus élevé que depuis 1988, ça n’était jamais arrivé, 44% et qui s’est rassemblée sans tractation, sans transaction, sans négociation, sans arrangement, sans aucune forme comme ça de petits arrangements entre amis. Ce n’est pas comme ça que ça s’est passé et ce soutien de MELENCHON, de Jean-Luc MELENCHON […], il a été très digne, nous avons une force qui est une force unie pour le changement.[ ] »…
    Certes, mais qui sera le GRAND DE SABLE du Futur Président et bien sûr Mélenchon, écoutez : http://dai.ly/HXi4Fw
    Et, qui combattra cet arrière plan du « Marché », l’Adversaire: http://youtu.be/hy2JfhnOla4

  • Melody dit :

    Par ailleurs dans la xénophobie ambiante et le poids du FN ne serait-il pas mieux de soumettre le droit de vote pour les étrangers à un référendum ?

  • Melody dit :

    Pourquoi personne n’a calculer ou ne parle De l’idée de Sarkosy de faire travailler 7h les RSA ça représente plus de 10 fois plus de postes que les 60 000 qu’il reproche à Hollande pour les enseignants ! Si l’on divise admettons 3 millions par 5 et bien cela fait 600 000 postes !! Il va les mettre où alors que l’on manque d’infirmières, de policiers, de profs ?? Il va les financer comment alors qu’il trouve insensé de dépenser 10 fois moins ? Et surtout pourquoi personne ne relaye ces chiffres ?
    Et je ne parle pas du nombre de formateurs pour 5 millions de chômeurs….

  • xavier de villebrun dit :

    Benoît Hamon a tout à fait raison de dire q’une grande partie de l’électorat frontiste est xénophobe et raciste et ceci,quelle que que soit la classe sociale à laquelle il appartient; car,au fait,il y a beaucoup de gens moyens et aisés qui votent Le Pen!!!
    Les gens très défavorisés avaient « à leur disposition » 3 candidats « révolutionnaires » dont le discours était très virulent; s’ils n’ont pas été très nombreux à voter pour eux,c’est sans doute parce qu’ils n’étaient pas racistes! Donc,il nous est assez difficile de « récupérer » le vote de ces gens dont un bon nombre est tenté de voter Sarko; en effet,c’est,de loin,le plus proche des idées racistes et xénophobes du Front National. Le tri entre tous ces cas se fera probablement de lui-même…

  • Alceste dit :

    Dans son entreprise de sape systématique de la société française Sarkozy ose tout. Le 1er mai est la journée de solidarité et de revendications collectives issues des luttes, trop souvent sanglantes, des ouvriers du monde entier. Le discours de Sarkozy est aux antipodes des symboles humanistes dont cette journée est porteuse. Elle est la vraie fête du travail, qui consacre l’union des hommes dans leur conquête perpétuelle de la dignité. Parler de « vrai travail » en cette circonstance – éloge de fait du libéralisme dont le chômage grandissant est la manifestation la plus douloureuse – est tout à la fois inepte, affligeant et, pour tout dire, scandaleux. Et infamant quand ce salmigondis politique s’accompagne d’un appel aux vrais « patriotes ». Rapporté aux devoirs et à la noblesse de la fonction présidentielle, tout cela relève de la prévarication et de la forfaiture. Mais notre pensée s’égare probablement. Il n’y a sans doute ici que l’ultime épisode de ce triste drame vécu par la France depuis cinq ans, le drame de la médiocrité, quel que soit le domaine considéré. En tout cas on connaît désormais, clairement, l’autre source d’inspiration du candidat de l’UMP, qui n’a plus rien à envier à J.-M. Le Pen, lui aussi expert en matière de captation d’héritage. Le temps d’une campagne électorale. Malheureusement et heureusement.

  • Nathalie dit :

    Voici la réponse que j’adresse à Mélenchon qui nous a demandé de voter pour Hollande. Elle peut vous intéresser. Parce qu’elle révèle l’état d’esprit de beaucoup de mes camarades, suite à la campagne calomnieuse que vous et vos amis ont répandu sur notre candidat. Vous vous êtes ainsi tiré une balle dans le pied en oubliant que vous avez besoin de nous.

    « POURQUOI JE NE VOTERAI PAS HOLLANDE »

    N’en déplaise à notre « Méluche » bien-aimé, à qui j’adresse ce message, et malgré toute ma bonne volonté de lui agréer, malgré toutes les bonnes raisons qu’il invoque pour nous appeler à le faire et que je comprends parfaitement, je n’irai pas voter Hollande au deuxième tour. Pour une simple et unique raison, incontournable celle-là, c’est que tout mon être s’y refuse, physiquement.

    Depuis 20H10 dimanche soir, heure à laquelle il nous a demandé ce terrible sacrifice, j’essaie de toutes mes forces de me projeter dans ce geste : mettre un bulletin Hollande dans l’urne le six mai prochain. Mais rien qu’à cette idée, que j’essaie vainement d’apprivoiser, je suis saisie tout ensemble de sueurs froides, de tremblements et d’envie de vomir. Je fais vraiment tout ce que je peux : j’imagine la tronche de Sarko de nouveau élu, parti avec sa rolex sur un nouveau yacht pour fêter sa victoire, j’essaie de voir les mines réjouies de Coppé, Morano, Lefevre, et même le regard stupidement énamouré de Kosciusko-Moriset sur son champion, je visionne en accéléré ce que pourront être ces cinq ans de honte et de galère en plus, mais rien n’y fait, les symptômes persistent inexorablement. Et il est fort probable que, même si ma tête s’y résout, mes jambes refuseront de m’y porter, dans ce bureau de vote. Désolé, Méluche, mais je n’y arrive pas… Comment t’expliquer ça ? D’abord, il y a eu le vote Chirac, en 2002, un souvenir qui provoque encore en moi des spasmes de dégoût. Il y a aussi bien sûr ces années où, chacun leur tour, ils ont contribué à nous priver de tout : de la joie de vivre dans un monde juste et apaisé, de la tranquillité d’un avenir assuré, de l’assurance de voir nos droits reconnus, nos justes rémunérations perçues, nos compétences reconnues, nos acquis sociaux préservés, nos services publics, nos espoirs de changement. A nous priver, eux aussi, de la protection de l’Etat et nous livrer sans défense aux requins de la finance. Et puis, bien sûr, le vote du traité de Lisbonne par nos députés, après notre victoire du « Non » dans les urnes. Un upperccut dans la figure dont je porte toujours les stigmates, au plus profond de mes tripes. Un déni de démocratie perpétré par ceux-là mêmes qui viennent te donner des leçons de démocratie, à toi et à Chavez que tu as le culot de défendre, lui qui a du moins régulièrement gagné sa légitimité dans les urnes… Il y a eu, viscéralement logé dans mon corps désormais, ce serment que je me suis fait alors de ne plus jamais donner ma voix, quelles qu’en soient les circonstances, à ceux qui avaient commis ce crime-là. Ceux qui, en plus de nous avoir trahis, se sont ainsi discrédités à jamais. Et puis aujourd’hui, des fois qu’on aurait oublié, que le temps ait adouci les choses et nous ait permis de surmonter ce dégoût, il y a eu ces calomnies sur toi, répandues à la veille du vote par ces journaux amis du PS. Comme un nouveau venin, une nouvelle dose de vaccin. Comment alors aujourd’hui surmonter tout cela ? Quelle potion nous infliger à nous-mêmes pour extraire de notre corps ces répulsions désormais indélébiles ?

    Et puis surtout, il y a cela, qu’aucun responsable politique ne peut comprendre, pas même toi, peut-être. Et encore moins cette caste de médiacrates abonnés aux Dîners du siècle. Car pour le comprendre, il faut le vivre jour après jour dans sa chair et ce n’est plus votre cas, tous autant que vous êtes, à l’abri de vos carrières, de vos notoriétés et de vos salaires. Il faut les subir quotidiennement ces violences et ces humiliations de la part d’un patron, d’un petit chef qui nous maltraite ou d’une administration qui nous refuse nos droits, qui nous impose des règlements absurdes, nie nos compétences ou insulte notre intelligence. Il faut se les coltiner au quotidien, ces abus de pouvoir, ces pots de fer contre les pots de terre, ces dénis de justice tous les jours renouvelés. Il faut les avaler tous les jours ces couleuvres qui nous obligent à renoncer à ce que nous sommes, à ce à quoi nous croyons, juste parce que nous devons manger, payer notre loyer, notre électricité et le reste…

    Alors, il faut nous comprendre, moi et tous ceux qui le vivent comme moi. Tu ne peux pas nous demander de subir cette violence et cette humiliation supplémentaires d’aller voter pour ceux qui nous ont broyés, trahis, abandonnés, ceux qui, dans cette campagne-ci, nous ont traînés dans la boue, toi et nous, avec leurs complices oligarchiques et médiatiques, et qui nous ont volé la promesse que notre envolée représentait. Le vote, c’est tout ce qui nous reste, notre seule liberté, celle qui nous permet de garder notre dignité, d’être en accord avec nous-mêmes. Tu peux nous demander beaucoup de choses, mais pas ça. Qu’ils se débrouillent aujourd’hui avec ceux qui croient à leurs salades. Sans nous. Moi, en tous cas, je ne peux pas. Quel qu’en soit le prix à payer. Désolée.

    • Alceste dit :

      Tout ce que vous écrivez force le respect, d’autant plus facilement qu’on partage la plus grande partie des sentiments que vous exprimez. Soyez donc remerciée pour les avoir écrits. Sachez néanmoins qu’il est tout à fait possible, et tout aussi digne, de parvenir à une conclusion opposée à la vôtre. Tout dépend de la conception qu’on a de la liberté, qui n’est qu’une illusion si l’on n’admet pas qu’elle ne peut être qu’un choix entre des contraintes. Si elle n’est qu’une revendication personnelle, elle est certes respectable dans son exigence d’absolu, mais malheureusement ne trouve aucune place dans un idéal collectif. L’ « humain d’abord », c’est un itinéraire commun (depuis toujours forcément douloureux), non un état à trouver miraculeusement un lendemain d’élection. C’est toute l’histoire des hommes qui le dit. En un mot, si on renonce, le risque est grand de devoir se battre un jour ou l’autre avec une mauvaise conscience de déserteur. En vous lisant, on pense à la petite Antigone qui voulait tout, tout de suite, et refusait de se compromettre dans les cuisines. On l’aime beaucoup, la petite Antigone, on peut même en faire une héroïne au regard de la fin de son histoire. Mais à quoi sert-elle ? Où situer son « droit de cité » ?
      Amicalement.

      • Nathalie dit :

        Chère Alceste,
        Merci pour cette réponse respectueuse en ces temps d’invectives.
        Sans doute qu’Alceste, de retour des enfers, en ramène quelque sagesse.
        Et merci pour Antigone, qui est une belle figure, même si elle ne me correspond que très peu, et même si je ne la trouve ni « petite » ni inutile…
        Et même si le ton affectueux et paternaliste que vous adoptez fleure une certaine condescendance, c’est tellement mieux en comparaison avec ce que nous avons l’habitude de subir de la part de vos pairs, qu’il y a presque de quoi être heureuse de dialoguer !!
        Toutefois, je tiens à vous dire que ce ne sont pas des revendications personnelles qui s’exprimaient là, plutôt une tentative d’exprimer une impossibilité, quasi physiologique, à faire ce que mes pairs jugent opportun. Et que je tentais de l’expliquer. Je ne dis pas qu’il faut me suivre, je ne dis pas que j’ai raison, j’explique pourquoi je ne pourrai pas le faire, et souvent le corps a ses raison que la raison ne connaît pas, mais qu’il faut savoir écouter.
        Et surtout, je voulais pointer ceux qui porte la responsabilité de ce que vous appelez une « désertion ». La mienne mais aussi celle de nombreux autres autour de moi qui pourraient bien faire la différence. Il est vrai que j’avais espéré une étape plus joyeuse, sur le chemin de l’Humain d’abord, avec un score plus élevé. Mais pas le bout du chemin tout de même !! J’avais surtout espéré un peu plus de respect de la part de ceux qui, aujourd’hui viennent nous demander de les aider à élire leur candidat, dans lequel je ne me reconnais pas du tout, bien au contraire. Est-ce que ce ne sont pas eux, les irresponsables ? Ceux qui ne désertent pas, mais qui se tirent une balle dans le pied en même temps qu’ils nous tirent dans le dos ? Quant au mot de « déserteur », il ne me dérange pas, puisque c’est ainsi que les va-t-en guerre nommaient les « objecteurs de conscience ». J’assume cette désertion comme une objection. De conscience, de croissance aussi, terme qu’on retrouve à tous les discours de Hollande, ce qui nous mènera droit dans le mur. Désolée, mais je ne crois pas que le programme de Hollande soit une étape sur le long chemin de l’Humain d’abord. Je crois qu’à ne pas prendre un chemin beaucoup plus radical, tout de suite, il sera impossible de prendre les bifurcations urgentes et nécessaires que notre survie collective exige. Il y a des rendez-vous avec l’Histoire qu’on ne peut manquer, et c’est ce qu’il est entrain de faire. Par ailleurs, je n’ai aucune confiance en lui, qui avec ses pairs, a commis un crime contre la démocratie en votant le traité de Lisbonne. Quels auraient été les commentaires, si un Chavez avait foulé au pied un résultat des urnes pour imposer finalement sa volonté, même en la faisant voter par un Parlement à la botte ? Cela s’appelle la dictature. Les valeurs du PS sont des valeurs que leurs actes ne cessent de fouler aux pieds. Il n’ a aucun espoir à avoir de leur côté. Ce sont eux qui ont libéralisé la finance en France et qui viennent aujourd’hui nous dire que le finance est leur ennemi (pour se dédire le lendemain). Face à cette finance, qu’il ne propose en aucun cas de mater, Hollande se fera manger tout cru, et nous avec. Au terme de son mandat, nous aurons Marine Le Pen, je vous en fiche mon billet. Alors oui, je déserte, en mon âme et conscience. Sans être sûre d’avoir raison, sans penser que ça va servir à autre chose que préserver, du moins, ma propre dignité. Personne ne peut être sûr d’avoir fait le bon choix. Seul le recul de l’Histoire nous le dira. Peut-être que vous, vous serez dans le futur considérée comme une collabo, alors que vous aussi, vous avez essayé de faire ce que vous croyiez être juste, à ce moment-là…
        Amicalement.

        • Alceste dit :

          Chère Nathalie, on aime beaucoup votre réplique. Elle met sous une lumière crue la voie étroite qui s’ouvre à nos luttes, avec ce que cela suppose de conscience de nos actes. Vous admettez aussi, à juste titre, l’imprudence qu’il y aurait à prétendre avoir raison, comme il en va toujours et singulièrement dans les circonstances que nous vivons . Mais cela me conduit personnellement encore à la petite Antigone, à celle d’Anouilh plutôt qu’à celle de Sophocle … (ne voyez là, je vous prie, aucune marque de condescendance), et à la formule qu’on a pu employer à son propos : « Antigone a raison, mais Créon n’a pas tort ». Les termes du problème sont posés. Si l’on privilégie la conscience, c’est évidemment à chacun de s’en sortir tout seul, avec ce qu’il est, ce qu’il a vécu, ce à quoi il aspire, ce qu’il « ressent » au plus profond de lui-même, comme vous dites. Mais tout est là : que vaut notre histoire personnelle au regard des enjeux d’une telle élection ? La force du discours de J.-L.Mélenchon a eu pour fondement, me semble-t-il, sa capacité a rassembler les individualités naturelles, non pas pour les nier mais pour les associer dans un mouvement collectif, suscitant l’enthousiasme, grâce à cela, chez ceux qui avaient fini par ne plus croire à grand-chose, notamment en raison d’expériences du type de celle que vous rappelez. Or c’est bien de cela qu’il s’agit aujourd’hui, encore et encore. Faire que chacun puisse espérer, au besoin envers et contre tout, parce qu’il n’est pas seul. Si vous me permettez une nouvelle référence littéraire spontanée, je crois que nous sommes plongés dans l’univers de Camus. La peste est là. Elle nous oblige à la combattre. La solidarité n’est pas un choix, elle est une obligation, « qu’on le veuille ou non », voire « sans qu’on sache pourquoi », comme dit l’un des personnages de Camus, même si l’on connaît d’avance les limites de l’action. J’ai bien compris que, pour vous, à côté de la peste il y a aussi le choléra. Mais quand bien même vous seriez fondée à justifier ce sentiment, en quoi cela entraîne-t-il le renoncement à agir avec ceux qui seuls offrent au moins une chance de guérir au moins en partie ? Dans notre monde pervers, notre société française a été empoisonnée par le régime que nous connaissons, et qui répand chaque jour plus ostensiblement son venin au cours de cette campagne. Personnellement je ne me vois pas subir tout cela sans réagir, c’est-à-dire sans agir, non pas la tête dans les étoiles, mais fort de la seule force de tous les autres, ensemble. Voilà pour la peste. Quant au choléra, qu’est-ce qui empêche de voir que les temps imposent désormais qu’on s’y attaque aussi ? Mais tout seul ce n’est pas possible, n’est-il pas « juste » de le penser, aujourd’hui comme toujours ?
          Merci, en tout cas, pour ce dialogue
          P.S. Mon Alceste est celui de Molière, peut-être rendu méconnaissable il est vrai… à cause de Sarkozy. Mais j’ai aussi une grande tendresse pour Alceste au féminin, cela va de soi.

          • Nathalie dit :

            C’est décidément un plaisir que d’échanger avec vous, mon cher Alceste.
            Surtout que toutes ces références me rappellent un peu mes années lycée, ça fait un coup de frais !! Ne seriez-vous pas professeur par hasard ? D’où peut-être cette bienveillance paternelle, que j’ai pris pour de la condescendance, cette courtoisie légèrement surannée mais tout à fait délicieuse ? Et bien sûr, cette aisance dans l’écriture ?
            (je ne sais qui est le « on », mais il ou elle est bienvenu(e) dans notre échange…) Oui, je reconnais que ma petite personne a bien moins d’importance que ce destin collectif auquel je suis appelée. Mais pour que je fasse sacrifice de cette conscience qui m’est chère sur l’autel de l’Histoire, et que j’arrive à surmonter ce dégoût au moment de voter, encore faudrait-il que je croie à la guérison qui nous est promise, même partielle. Malheureusement, ceux dont vous prétendez qu’ils proposent de nous guérir sont ceux là-même qui nous ont rendus malades !! Pas tout seuls, certes, mais tour à tour, les uns et les autres, ils nous ont mis dans la situation où nous sommes aujourd’hui, en nous promettant le Graal d’une Europe sociale… Et voilà où nous en sommes aujourd’hui, une Europe à genoux alors qu’elle n’a jamais été aussi riche, des riches toujours plus riches, des pauvres toujours plus pauvres. Et les potions préconisées par ceux-là mêmes qui sollicitent ma voix aujourd’hui relèvent davantage de Diafoirus que de Bernard Rieu !! Les saignées qui nous sont promises, de gauche ou de droite, vont nous tuer, nos amis grecs, espagnols, portugais sont là pour en témoigner… Dois-je voter pour ceux qui vont me saigner plus humainement, au prétexte que mon agonie sera moins violente, plus progressive qu’avec Sarkozy ? Car nul doute qu’ils nous saigneront, les uns ou les autres, sous l’aiguillon efficace des agences de notation. Ce que je crois, moi, c’est que la peste est dans la tête de ceux pour qui vous voulez que je vote. Elle est ce poison qui a colonisé leur esprit (et aussi le nôtre) qui a fait de cet ordre économique mondial imposé par quelques uns pour leurs profits, un ordre immuable, transcendant, auquel on ne pourrait échapper. Voter pour eux, hélas, c’est accepter de mettre la tête sur le billot… Mais lorsque je me propose de ne pas voter, ce n’est pas pour autant que je déserte l’action collective… Car l’action citoyenne passe par bien d’autres moyens, heureusement…
            Bonne nuit à vous et merci pour cette conversation fort intéressante…

    • Amelle dit :

      Comparer un vote Hollande à un vote Chirac je ne comprend mais mais en plus prétendre que le vote Hollande serait un vote pour des patrons nuisibles qui broient leurs salariés c’est juste abject.

      Vous ne voulez pas voter Hollande, faites, personne ne vous y oblige à part la volonté de sortir le pays d’un sarkozysme qui a rabaisser le pays dans tout les domaine et enfin appliquer une politique sociale meme si elle n’est pas ideal. Si vous n’avez ce sentiment et pensez que Hollande ou Sarko se valent, tout ce qui vous anime c’est votre rancœur de n’avoir pas été en tête à gauche parce que en arriver à une telle description ne peu venir que d’une profonde rancune voire haine d’une gauche différente de la votre, alors oui reposez vous le 6 mai, prenez des vacances personne ne vous en voudra.

      Voter est un droit, ne pas voter est un choix

      • Nathalie dit :

        Ne vous déplaise, voter Chirac ou Hollande pour moi provoque le même dégoût. Par contre je n’ai pas dit que voter Hollande était un vote pour les patrons nuisibles, c’est un peu plus compliqué que ça. (même si, en tant qu’intermittente du spectacle, j’ai été beaucoup plus maltraitée par les patrons « de gauche » que ceux de droite, c’est un fait difficile à l’admettre pour la femme de gauche que je suis, mais c’est un fait) . J’ai dit que voter pour ceux qui nous broient m’est impossible, car c’est aujourd’hui la finance qui nous broie, avec tout le système pyramidal qui s’en suit, et son cortège de petits chefs obligés de fournir des rendements élevés aux actionnaires… Une finance qui ,je vous le rappelle au cas où vous l’auriez oublié, a été libéralisée en France par la gauche (Bérégovoy). Une libéralisation par la suite actée dans un traité européen, celui de Lisbonne, que le PS a voté, contre la sanction populaire du « Non »… Oui voter aujourd’hui pour ceux qui ont craché sur la démocratie et livré le pays à la finance me dégoûte… Quant à Sarkozy, je serais ravie comme vous de le voir dégager, mais ça ne peut en aucun cas, constituer un programme en soi. Et puisqu’on en est là, vous n’avez qu’à faire le boulot, puisque vous nous trouvez si peu fréquentables. Le programme de M. Hollande n’est pas à la mesure des enjeux qui nous attendent, qu’il soient économiques ou écologiques. Nous serons dans la même merde dans cinq ans, et même plus encore, et nous aurons Marine Le Pen. Désolée de jouer les oiseaux de mauvais augure. Rassurez-vous je n’ai jamais pensé que nous puissions être en tête de la gauche, même si j’avais espéré un meilleur score en effet. Mais surtout j’avais espéré que vous ne nous tireriez pas dans le dos comme vous l’avez fait, ce qui a eu pour effet de permettre à Marine Le Pen de rafler la mise des mécontents. J’ai voulu vous faire comprendre que ça revenait à vous tirer une balle dans le pied… Maintenant, assumez. Bonjour chez vous.

        • Jonas dit :

          Dimanche 6 mai vous aurez le choix entre Sarkozy et Hollande, continuer comme cela fut pendant les cinq dernières années, ou changer pour le redressement du pays, la justice sociale et fiscale etc.
          Je ne vois vraiment pas où le PS a tiré dans le dos de Mélenchon, ce que j’ai vu c’est Mélenchon qui attaquait certes Sarkozy et Le Pen mais aussi le PS, et François Hollande qui ne l’a jamais attaqué.
          Maintenant, Jean-Luc Mélenchon appelle à battre Sarkozy, et pour cela, il faut voter Hollande.

          • Nathalie dit :

            Alors c’est que vous ne liez pas les journaux… Libé, Le Monde, Le Nouvel Obs et j’en passe, tous vos amis, ont fait de Mélenchon, sur ordre sans doute, un ami des tyrans, un Robespierre en puissance, faisant du même coup de tous ceux qui le soutiennent des imbéciles… Désolée, mais je ne crois pas que la France va se redresser à coups de plans d’austérité, qu’ils soient de droite ou de gauche. Je ne crois pas non plus à la justice fiscale telle que nous la prône François Hollande, vous demanderez à Thomas Picketty, spécialiste de la fiscalité, ce qu’il en pense. Quant à la justice sociale, à l’heure où l’Europe exige toujours plus de coupes dans les budgets sociaux, où la règle d’or est acceptée, on peut lui dire adieu… Quand en plus on a le culot de vouloir augmenter le SMIC de 2 € par mois, c’est à pleurer de rire…

          • Jonas dit :

            Les journaux sont libres, ils ne sont pas aux ordres d’Hollande !!
            François Hollande ne cesse de dire que l’austérité n’est pas la solution.
            Le 6 mai, votre choix sera de continuer l’injustice terrible que l’on subit depuis 5 ans, les attaques contr eles valeurs de la République etc. ou de voter pour le changement, le redressement dans la justice. Je vous laisse à votre interprétation du programme.
            En tout cas voila quel sera votre choix, vous pouvez choisir de ne pas choisir, mais en ce cas vous laisserez les autres décidez à votre place. Libre à vous.

  • xavier de villebrun dit :

    En « triturant » dans tous les sens les résultats et les reports projetés,en se plaçant aussi bien du point de vue de Sarko que de Holl,on en arrive au même pronostic: Holl est élu avec environ 53% des voix. Un sursaut d’anti-sarkozysme peut faire très légèrement progresser,les gens sentant confusément que la « bête » bouge encore; par contre,s’il y a des difficultés imprévues dans la campagne,on peut glisser vers 52%. Ces faits sont incontournables: débats et meetings même gigantesques n’y changeront quasiment rien (sans vouloir être péremptoire!).

    • raton dit :

      Bien qu’ayant essayé dans tous les sens, comme toi, je n’arrive pas au même résultat. Pour les miens de calculs, Sarkozy est réélu. Juste, certes. Mais réélu. Es-tu sûr de tes calculs?

      • Jonas dit :

        « Pour les miens de calculs »
        Quels sont ces calculs, si ce sont les mêmes que « 75% des voix du FN et c’est plié! » (cf plus haut) vos calculs sont encore faux. Mais le mensonge et la manipulation sont monnaie courante à l’UMP.

  • Amelle dit :

    J’ai l’impression que Sarko crée une polémique tout les jours pour ne pas parler de son non-projet économique et social et surtout ne pas parler de son financement vu que tout le monde en d’accord pour dire qu’il manque au moins une 20e de milliard d’euro au financement de son projet.

    Merci de polémiquer sur ces sujets de fond qu’on avance un peu, histoire que l’UMP arrête ses contre vérité sur le projet socialiste et parle un minimum de son non projet.

    En parlant de contre vérité, un prospectus ou une page sur le site de tousHollande ou du PS sur toute les mensonges avec les vrais mesure répété par l’UMP serait bien venu.

    Et tenez bien sur le « vrai » travail, qui comme le « vrai français » ou le « vrai chrétien » à l’époque de l’inquisition, sont des concepts fumeux complètement imaginaire.

  • Christine R dit :

    Pourquoi demander sans cesse à F Hollande de « nous faire rêver », mes rêves m’appartiennent, je ne demande pas au président de la république de s’en occuper. Qu’il se contente de s’occuper de redresser le pays, me faire espérer oui sans doute, rêver je sais le faire sans lui.
    Mais parlons de rêve: je rêve de médias un peu plus imginatifs, qui sortent un peu des rengaines du « vote référendaire contre N Sarkozy », F Hollande a un programme qui tient la route, beaucoup d’économistes l’ont approuvé, ça n’étoufferait personne de dire tout simplement que les français adhèrent par bon sens. Il est vrai qu’il mise sur la croissance, c’est prendre un risque, mais tout les programmes prennent des risques, la seule question étant de choisir le risque le mieux calculé économiquement, et qui garantisse aussi la paix sociale, sans laquelle on ne peut rien réformer.
    Rêvons aussi d’un adversaire politique d’un peu de bonne foi, mais là c’est sans doute trop demander: ne voilà-t-il pas que N Sarkozy réclame à présent d’affronter « enfin » F hollande programme contre programme, alors que deux semaines avant l’election il n’avait pas encore trouvé le moyen de pondre le sien pendant que F Hollande exposait depuis des mois ses propositions…un peu fort du café!
    Juste dire en conclusion que je devrais normalement me réjouire du résultat du premier tour et que je n’y parviens pas vraîment: les 18% du FN ont un goût amer. En 2002, on est descendus par millions dans les rues pour moins que ça, aujourd’hui ça a l’air de passer comme une lettre à la poste, ou presque. Je pense malgré tout que F Hollande a raison de parler à ces électeurs avec respect, mais qu’il ne recule sur rien, surtout pas sur le vote des étrangers.

    • Amelle dit :

      Faire rêver parce que les gens sont désespéré par l’abaissement du pays. Économiquement ils n’arrivent pas à voire le bout, socialement on leur demandent tout les jours d’abandonner des droits et des avantages que leur parents et grand parents ont eu avec des luttes, éthiquement parce qu’on a l’impression que l’élite politique et économique de ce pas n’a plus aucune morale.

      On a l’impression que personne ne veux arranger les choses et donc on demande de nous faire rêver et tendre vers un programme crédible qui nous sortirai de ce marasme. Si Hollande veux effectivement mettre un termes aux injustice de ce pays en appliquant son programme qui est quand m^me assez bien ficelé, il réenchantera le rêve français.

    • raton dit :

      Il est vrai qu’il mise sur la croissance

      Oui, mais il ne dit pas comment! Ah si! réenchanter le rêve français! On nous prend pour des débiles, là?

      • Christine R dit :

        En réorientant l’Europe vers la croissance, ce que ne fait pas N Sarkozy qui je vous le rappelle au passage mise lui aussi sur la croissance, mais sans s’en donner les moyens.

      • Jonas dit :

        Non on ne prend pas les français pour des débiles, redresser la France ce n’est pas débile. C’est Sarko avec ses mensonges à répetition (il ne cesse de mentir, il n’arrête jamais) qui prend les français pour des abrutis. Mais les français ne sont pas des abrutis…

  • xavier de villebrun dit :

    En ce qui concerne le score de Le Pen,il n’est pas tellement surprenant puisque les sondeurs lui accordaient 16% et parfois même 17; en fait,sans vouloir minimiser,elle ne fait qu’un point de plus que son père en 2002…Son électorat est très hétérogène et on ne peur prévoir précisément ce qu’il fera le 6 mai; s’il y en a beaucoup(nous dit-on) qui veulent voter Sarko,ce n’est pas très cohérent puisqu’en votant Le Pen,ils condamnaient tout ce que Sarko a fait depuis 5 ans,voire 10. Le vote Le Pen reste un vote de gens dégoûtés de la situation actuelle,un vote de dépit car ces électeurs savent tous qu’elle ne sera jamais présidente,le 2ème tour de 2002 l’ayant amplement démontré pour son père. Remarques sans conclusion: car on ne sait pas trop quoi déduire de tout ça…

    • Jonas dit :

      « en fait,sans vouloir minimiser,elle ne fait qu’un point de plus que son père en 2002. »
      Elle progresse de plus de 900 000 voix par rapport au second tour de 2002 (son père), et de presque 1 million et demi par rapport au premier tour. C’est vraiment inquiétant.

    • Amelle dit :

      A 20h le score qu’on nous donnait était à 20%, je comprend donc les personne qui ont flippé j’étais de ceux là.

      Aujourd’hui avec le recul et le recul de son score, je trouve que finalement ce n’était pas exceptionnel, Bayrou avait fait mieux en 2007 en pourcentage et en nombre de voix et on voit son score aujourd’hui.

      Cela dit: J’ai vu un sondage TNS Sofres qui ont demander au électeurs du FN quel est leur principale préoccupation , c’était comme on peut le prévoir l’immigration mais à 47% ce qui veux dire que 53% de ces électeurs ne n’en font pas une obsession, la second principale préoccupation était le chômage à plus de 40% .

      Hollande n’a pas besoin du FN, les voix de la gauche et d’une partie des centristes, électorat extrêmement volatile mais assez anti sarko, suffisent pour faire élire Hollande. S’il est de l’honneur de la gauche de ne pas verser dans la xénophobie pour racoler des voix, je pense qu’il est de son devoir d’aller voir ceux qui sont fragilisé à cause de leur condition de vie et de leur tendre la main afin qu’ils puissent s’en sortir et que cela commence par une réorientation de l’Europe vers la croissance.

      Je rappelle Paris et à Lyon, deux villes que je connais ont développé des politiques de proximité depuis quelques années et ont réussi à faire baissé le vote FN élection après élection. On comprend alors la fierté d’un Delanoé par rapport à sa ville ou le FN à fait 6%.

      Donc c’est possible, on peux terrasser le vote FN pour le peu qu’ on donne de l’attention aux personnes qui ne savent pas comment s’en sortir et pas à s’adressant à eux qu’au moment des élections.

      • Christine R dit :

        D’accord avec toi Amelle. Il y a aussi par exemple deux manières de répondre à celui qui accuse l’étranger de lui prendre son travail: la première, simpliste et factice, est celle de promettre l’expulsion des étrangers, la seconde, celle qui mérite d’être défendue, est celle de la réindustrialisation du pays.

        • Bof dit :

          Sauf que… l’étranger on peut l’expulser tout de suite. Rapide. Efficace.
          Alors que la réindustrialisation est un processus long.
          Il faut donc attendre pour juger. Des années. Combien?
          Problème donc. Le type aura vite fait de choisir la solution.

          • Christine R dit :

            Rapide sans doute, voire expéditif, mais inefficace car le problème du chômage relève de facteurs beaucoup plus complexes où la variable immigration a peu d’influence.
            Expliquer, convaincre, se projeter sur le long terme en pensant à nos enfants, s’adresser à une société adulte au lieu de renoncer an faisant »Bof ».

      • Jonas dit :

        Le vote Bayrou était pour une moitié conjoncturel en 2007, sur le rejet de Sarkozy et surtout de Royal (il a fait une campagne de Centre gauche) par leurs propres électorats potentiels. Le vote FN est malheureusement moins volatile et plus structurel, du moins aux présidentielles. La progression doit être endiguée, pour la santé de notre démocratie il faudrait même que ce vote baisse. Et la tâche sera extrêmement ardue et très complexe.

    • raton dit :

      Son électorat est très hétérogène

      Tu rêves bonhomme. L’électorat de Le Pen c’est à droite. Et ceux qui disent qu’il y a des gens de gauche, pourquoi ne sont-ils pas chez Mélenchon le Sauveur?

      Sarkozy sera réélu. Comment? Par la haine de l’Autre.

      A 2017!

      • Jonas dit :

        Vous pratiquez aussi la voyance en cabinet. Cessez de prendre vos rêves pour la réalité et attendez le verdict des français. Dans ceux qui votent Le Pen, beaucoup avaient voté Sarko en 2007 et ont le sentiment d’avoir été trahis, manipulés, par un président qui a dit qu’il s’occuperait d’eux et les a abandonnés, pour ne s’occuper que de lui-même.

        • raton dit :

          Vous pratiquez aussi la voyance en cabinet

          Tu ne crois pas si bien dire. Vrai.Bravo!

  • xavier de villebrun dit :

    Sarko fait une fixette ridicule et puérile sur ses 3 débats.Il faut bien sûr rappeler qu’en 1965,1969 et 2002,il n’y en a pas eu et personne ne s’en était offusqué. Ensuite,ces « débats »n’apportent rien sur le fond,sont confus,superficiels et violents,les protagonistes ne faisant que s’insulter et se couper la parole à la gr

    • Christine R dit :

      Perso ça ne m’aurait pas dérangée qu’il y ait plusieurs débats, d’autant plus qu’Hollande n’est pas handicapé. Il est vrai que ça ne s’est jamais fait, mais on ne peut pas invoquer uniquement les habitudes tout en répétant que le changement c’est maintenant.
      Mais sur le fond vous avez raison de dire que ça n’apporte rien de plus, si ce n’est une diversion, débattre sur le débat…on se raccroche à ce qu’on peut.

      • Nicolas (Nantes) dit :

        Le but est d’éviter les risques inutiles, mais également de montrer que désormais, ce n’est plus Sarkozy qui commande.

  • Vens dit :

    Pourquoi ne pas employer le terme de « réconcilier » en l’associant au terme « rassembler » ?

  • guillaumeA dit :

    Finalement Montebourg avait vue juste dans la primaire.

    Le concept de la démondialisation aurait parlé au classes populaire et le FN serrait plus bas.

    Bon on gagné avec Hollande mais Montebourg avait a mon avis vue juste dès la primaire. Sur les banques aussi et sur la BCE…

    • Christine R dit :

      Je n’ai rien de particulier contre Montebourg mais je doute qu’on ait gagné quoi que ce soit avec lui!

    • raton dit :

      Bon on gagné avec Hollande

      Attends le 6 mai au soir, ça vaut mieux!

      • Jonas dit :

        Qui a dit que c’était gagné ? A part vous qui dites plus haut que Sarko a gagné.
        Vous avez raison sur un point : « attendons le 6 mai au soir ».
        Et jusque là, renvoyons Sarko à son bilan, mettons en avant le projet, adressons nous à tous les français qui veulent le changement.

  • Speranza dit :

    LETTRE OUVERTE A MOSCOVICI

     » La seule chose dont il faut avoir peur, c´est de notre peur » (a dit à peu pres Maupassant. L´auteur de la Horla!!!Il sait de quoi il parle)

    LA STRATEGIE CONCRETE !!!ou explication des valeurs de la politique pour les nuls comme moi qui vous écris.

    Je me permets de vous faire part humblement de mes observations critiques faites dimanche soir lors des resultats sur les elections sur les chaines de TV et ce matin dans votre interview car je suis un peu inquiete. Tout n´ est pas encore gagné! Je ne partage malheureusement pas votre optimisme car la bataille du deuxième tour sera quand même serrée: à l ´heure actuelle, je considère encore -comme votre parti l´a souvent répété-que « Sarko est un adversaire redoutable”. Pour vous donner un ex ,apres ces résultats du 1er tour: je trouve même l´èlève SARKO “trop bien noté” en vertu de la politique de son quinquennat. Bref la « bonne note » n´est pas méritée. La surnote n´est dû qu´au talent du candidat de savoir bien se vendre .
    J´arrive maintenant au but de mon mail. Hier en écoutant les commentaires de Coppé ou de Sarko sur les résultats des élections, je me suis amusée à analyser leur talent. ILs sont trés talentueux . Pourquoi? Parce qu´ils ont un style tres concret, tres terre a terre, trés tangibles.

    Ainsi quand Coppé aborde sur FRance 2 le sujet du nucléaire (fermetures des centrales) à « fermer en 10ans », c´est concretement la menace d´une note élevée d´electricité et « le chaos dans les 10ans » qu´il insinue , cela en quatre mots !!!et bien sûr en relation avec une candidate ..qui a chuté dans sa popularité…

    Bref le cheval de bataille de Sarko et Coppé contre vous depuis le début de la campagne se resume à 2 équations reposant toujours et toujours sur la peur soutenue par une argumentation concrete et tangible:
    1. changement par Hollande= chaos social programmmé.
    2. Hollande= president sans envergure

    Venons en à Sarko. Il exige 3 débats sachant la réponse de Hollande et sachant aussi l´avantage qu´il peut en tirer. Tres concretement, sans un discours abstrait, il arrive à eveiller dans l´imagination des esprits la crainte que Hollande n´est pas à la hauteur.
    Ainsi comme a dit Maupassant, c´est nous même qui alimentons l´objet de notre peur, et sans limites, sans raison , puisque c´est nous même qui l´imaginons. Et cette chose est tres bien exploitée dans la strategie des adversaires.

    Bref, il apparait évident que l´objectif principal de votre campagne du 2 eme tour , dans la defense de votre programme, c est de desamorcer cette peur que ce programme peut declencher, peur nourrie par la strategie sarkozienne . Et le meilleur desamorcement à cette strategie est d´argumenter dans le concret, le tangible .

    Par exemple, reprenons, Mr Moscovi ce que vous avez dit ce matin ,
    – par rapport á la politique de l´immigration: vous avez dit « Convaincre que nous ne voulons pas d’une Europe qui soit une passoire mais convaincre aussi que la France c’est le pays des droits de l’homme, que la France sait accueillir sur son sol ceux qui y viennent en situation régulière, que nous avons besoin à la fois de cette ouverture au monde, elle est indispensable, et aussi de protéger notre propre pays » . Je trouve que vous repartez trop vite dans l´abstrait, le non- tangible.
    Pourquoi ne pas dire plus court: « vouloir que la France soit un pays d´accueil ne veut pas dire la France va devenir une passoire » Puis passez concretement et brievement auxes mesures que vous allez prendre et qui démontrent que la France ne sera pas une passoire.
    – par rapport au refus des 3 debats. la aussi, vous avez aussi trop longtemps argumenté : Est-ce qu’entre Valéry GISCARD d’ESTAING et François MITTERRAND dans des élections qui étaient très tendues, il y a eu plusieurs débats ? Non plus. Il y a plusieurs questions pour le débat et ça il a raison, il faudra qu’on parle des questions de société, il faudra qu’on parle des questions économiques et sociales, il faudra qu’on parle des questions internationales, et j’ajoute même qu’il faut aussi parler de l’Etat exemplaire, de la gouvernance, des institutions, nous le feront dans un grand débat. Ce n’est pas parce qu’hier soir monsieur SARKOZY a été désavoué par les Français qu’il faut changer les règles du jeu institutionnel de la Vème République pour lui faire plaisir) C´est trop long et trop abstrait!!!Pourquoi ne pas dire d´une facon concrete  » la quantité n´est pas garante de la qualité ou « Un débait de qualité (dans la courte quinzaine qui va defiler) , c´est mieux que 3 débats mediocres »

    – quand Coppe dimanche soir sur France 2 insinue des menaces qui pesent autour dudroit de vote local accordé par le PS aux étrangers (sans dire lesquels et c´est là le talent dont je parle), pourquoi Martine Aubry n´a pas retorqué concretement que leur donner le droit de vote, c´est aussi dans notre interet commun, c´est comme expliquer à votre voisin dupalier comment fonctionne ou ferme le robinet de gaz dans votre appartement , de votre immeuble, en votre absence. C´est les responsabiliser. Bon d´accord , mon explication n´est pas geniale , il y a mieux dans le genre (Montembourg serait bien mieux) mais vous comprenez l´esprit dans lequel je parle.

    Si parler de changement , c´est parler de progression par etapes, dites lesquelles concretement, simplement par des ex. Face á des explications simples et concretes, vos adversaires auront du mal á « exciter la peur2 dans l´imagination des esprits. Qui dit changement ne dit pas chaos de la gauche, mais au contraire une bonne organisation.

    Si vous me permettez d´emettre un souhait pour votre campagne:la « concretitude » dans votre campagne, même… et surtout quand vous défendez vos belles valeurs..

  • Jonas dit :

    J’écoutait le Chant des partisans sur youtube.
    Cette citation à la fin de la vidéo :
    « Quoiqu’il arrive, la flamme de la Résistance français ne doit pas s’éteindre, et ne s’éteindra pas »
    Charles de Gaulle, 18 juin 1940.

  • Jonas dit :

    La triste vérité qu’il faudra combattre :

    En 1995 Le Pen fait 4,5 millions de voix. En 2002 il fait 4,8 M au premier tour et 5,5 au second tour.

    Là Marine Le Pen fait environ 6,4 millions de voix. Presque un million de plus que le maximum du 2nd tour de 2002.

    Cette progression doit être endigué, il faut même faire reculer le FN. Pour cela, il faut entendre la desespérance sociale, proposer des solutions pour le mieux-être des classes populaires, pour l’avenir industrielle du pays, il faudra faire cela pour la campagne et une fois, esperons le, arrivé au pouvoir. Ne jamais laisser le sentiment d’une distance, d’un oubli voire d’un mépris envers ces classes populaires et délaissées. Bref faire l’inverse de ce qu’a fait Nicolas Sarkozy. Il faut aussi ne jamais transiger sur les valeurs, rassembler les français autour des valeurs de la République. La lourde tâche de réconcilier ces français avec la politique.
    François Hollande a eu la bonne attitude jusqu’ici. Qu’il continue dans cet esprit de responsabilité qui le caractérise et qui nous rend fier de le soutenir !

    • Jonas dit :

      Concernant le mieux-être des classes populaires, cela se résume simplement :
      1- L’emploi, notamment l’emploi industrielle
      2- Le pouvoir d’achat

      Si la gauche n’est pas au service des classes populaires, alors ce n’est plus la gauche.

    • Pascal dit :

      le pen, c’est 50% de racistes avec lesquelles ça ne sert à rien de discuter et les autres qui ne croivent plus aux politiques classique, parce que les sociétés se délocalisent, parce que les gens travaillent pour rien, parce que les prix augnentent sans cesse, parce qu’il faut admettre que ceux qui ne veulent pas travailler vivent mieux que les smicards (je parle pas de ceux qui cherchent sans jamais trouver)
      François hollande aura sans doute 5 ans pour convaincre, sinon ce sera coppé et il est encore pire que sarko. Que pourra t’il faire vu l’état dans lequel le pays aura été laissé; nous sommes plus que surendetté. J’espère qu’il prendra m. aubry comme premier ministre, elle ki aurait surement perdu l’élection mais qui tiend la route pour redresser la france.

      • raton dit :

        J’espère qu’il prendra m. aubry comme premier ministre, elle ki aurait surement perdu l’élection mais qui tiend la route pour redresser la france.

        Étrange paradoxe!

        • Jonas dit :

          On en est pas au choix du premier ministre mais à celui du président de la République.

  • Ben dit :

    Percée du vote blanc ou nul : les votes blancs et nuls qui étaient de 536000 en 2007 ont augmenté de 40%, passant à 700000, soit un niveau intermédiaire entre Eva Joly et Philippe Poutou. À ce niveau cela ne peut pas être de simples erreurs. Ce sont des gens qui l’ont fait exprès. Il y a peut-être des partisans des recalés des 500 signatures, des partisans des recalés des « primaires » ou ce qui en tient lieu, de chaque camp, et puis… des gens qui ne font confiance à aucun des hommes/femmes politiques pour résoudre leurs problèmes, mais qui, paradoxalement, sont venus pour le dire… ? Ce serait bien qu’un sociologue ou un politologue se penche sur la question pour essayer d’en savoir plus.

    J’ai trouvé dans Agoravox un « appel au vote blanc », daté du 17 avril : http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/vote-blanc-le-11eme-candidat-pour-114938

    • Jonas dit :

      Le vote blanc est loin d’être négligeable en effet, et le minimum serait qu’on en parle pendant les soirées électorales, ce qui n’est malheureusement pas le cas.

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