Dans les médias

Pierre Moscovici invité de RFI

Catégorie : Actualité,Politique | Par pierre.moscovici | 03/05/2012 à 10:14

Pierre Moscovici était ce matin l’invité de Frédéric Rivière sur RFI.


Pierre Moscovici, directeur de campagne de… par rfi

Retrouvez ci-dessous la retranscription de l’interview:

FREDERIC RIVIERE
La version intégrale techno, je suppose, puisque ça n’a pas été 8 minutes en vrai, pendant le débat, à peu près 3 minutes.
PIERRE MOSCOVICI
Non, non, je ne crois pas.
FREDERIC RIVIERE
3 minutes. Je ne vais pas vous demander, Pierre MOSCOVICI qui vous avez trouvé le meilleur ? Parce que je pense qu’on connaît à peu près la réponse. En revanche, est-ce que vous pensez que ce débat aura été utile, qu’il va aider un certain nombre de Français à affiner leur choix pour dimanche prochain ?
PIERRE MOSCOVICI
Je pense que ça a été un débat, je me place dans une position objective, de qualité. Tendu sans doute, précis, on sentait aussi, parfois une agressivité entre les deux hommes. Mais en même temps, un débat à la hauteur, dans lequel, on a parlé des problèmes de la France, mais ne me demandez pas mon avis, je vais vous le donner quand même !
FREDERIC RIVIERE
Je crois que je m’en doutais aussi.
PIERRE MOSCOVICI
J’ai eu le sentiment que François HOLLANDE était maître de lui- même, maître de ses dossiers, qu’il était très serein, qu’il était dans la proposition, la démonstration pendant que Nicolas SARKOZY était constamment sur la défensive, ramener à son bilan de temps en temps, dans les attaques vraiment assez basses, politiciennes et que s’il y avait un homme d’Etat entre les deux, c’était François HOLLANDE. Et il y avait comme un air qui flottait de passation de pouvoir, de transition, entre un président qui partait, et puis un autre qui était le futur président. Et c’est vrai que ce long passage de François HOLLANDE sur « moi, président » moi, je trouvais qu’il sonnait juste. Qu’il était fort. Parce qu’il disait, au fond, le président, que les Français souhaitent. C’est-à-dire un président qui cesse…
FREDERIC RIVIERE
C’était une présentation par opposition à Nicolas SARKOZY.
PIERRE MOSCOVICI
Oui, parce que je pense que Nicolas SARKOZY, ce qui explique la situation difficile dans laquelle il est aujourd’hui, c’est d’avoir divisé les Français, c’est de les avoir opposés, c’est de les avoir opposés entre eux. C’est de les avoir opposés aux étrangers, de n’avoir pas su rassembler le pays. C’est de n’avoir pas su le rassurer, et de n’avoir pas su l’apaiser au fond. Et je pense que François HOLLANDE, il le dit lui-même, correspond à ce moment de la France, dans lequel nous sommes, ou après 5 ans de bruits et de fureurs, de tumultes, de divisions, on a besoin de quelqu’un qui donne un cap, qui rassure, qui rassemble, et hier, ça, François HOLLANDE, je crois sincèrement l’a réussi. Alors il faut rester très prudent, parce que le débat c’est un moment. Parce que la campagne se poursuit. Parce que c’est dans la tête des Français que ça se passe. L’élection n’est pas faite. Il faut continuer à mobiliser jusqu’au bout, mais moi, hier, j’ai eu le sentiment, qu’il y avait un homme d’Etat qui s’affirmait face à un autre qui plutôt, avait tendance à s’affaisser.
FREDERIC RIVIERE
Vous pensez que ça peut influer sur le résultat de dimanche ? Que ça renforce François HOLLANDE qui est en tête dans les sondages ? Ou que ça ne jouera pas ?
PIERRE MOSCOVICI
On a quand même des précédents, et le débat est toujours un moment important, parce que beaucoup de Français le regardent, 20 millions, 22 millions, on verra tout à l’heure combien ! Mais je crois, qu’en réalité, ils arrivent, avec un jugement déjà formé, largement, parce que ce n’est pas sur deux heures que se joue une élection. C’est sur un quinquennat d’abord, puis sur une campagne, ils ont deux hommes qu’ils connaissent. Mais je crois qu’ils auront appris quelque chose, hier, c’est qu’il n’y avait pas d’un côté un président avec sa majesté et son expérience, et de l’autre côté un challenger sur lequel on pouvait se poser des questions. Il y avait un président donc l’expérience est un échec, et un homme qui a montré sa sérénité et sa force. Sa cohérence, sa constance, et je crois qu’hier, François HOLLANDE, oui, il a sans doute conforté les motifs de ceux qui allaient voter pour lui, de le faire. Parce qu’ils ont vu qu’on pouvait compter sur lui. La confiance ! Moi, j’ai retenu beaucoup la conclusion. Vous avez d’un côté, Nicolas SARKOZY qui jouait sur des peurs, et de l’autre côté François HOLLANDE qui voulait inspirer confiance, et cette confiance-là, je crois que les Français maintenant vont lui donner, je dirais plus volontiers encore, après ce débat.
FREDERIC RIVIERE
Vous savez qu’on parle un peu des grands sujets qui ont été évoqués, hier, notamment l’Europe. François HOLLANDE a dit hier : je refuse que la BCE prête à 1 % aux banques, qui ensuite prête jusqu’à 6 % aux Etats. Est-ce que ça veut dire que son objectif par rapport à la BCE est d’obtenir, qu’elle prête directement aux Etats à l’avenir ?
PIERRE MOSCOVICI
Absolument ! Si vous voulez moi…
FREDERIC RIVIERE
C’est un objectif, très haut placé ça ?
PIERRE MOSCOVICI
Oui, mais il m’a semblé que c’était un des temps forts de ce débat sur l’Europe. Parce que l’Europe que propose Nicolas SARKOZY, c’est celle qu’il bâtit depuis maintenant 5 ans, c’est une Europe de l’austérité. Contrairement, à ce qu’il a dit, il a sans arrêt reculé, par rapport à l’Allemagne. La France, au début, était dans une posture assez offensive, parfois agressive, je me souviens de début très médiocre, entre Nicolas SARKOZY et Angela MERKEL avec l’idée au fond, c’est la France qui mène le bal. Et puis avec l’échec de Nicolas SARKOZY, la France s’est retrouvée affaiblie, et elle s’est retrouvée en arrière et au final, l’Europe d’aujourd’hui, c’est l’Europe de l’austérité. Et François HOLLANDE propose avec beaucoup de forces, une réorientation nécessaire de la construction européenne et ça passe, en effet, à la fois par des projets, la Banque Européenne d’Investissement qui voit ses capitaux augmenter, des euro-obligations ciblées sur des projets. Une taxe sur les transactions financières. Tout ça est nécessaire. Les fonds structurels européens dopés et mobilisés. Mais aussi un dialogue, je parle bien d’un dialogue avec la Banque Centrale Européenne, parce qu’il serait quand même plus pertinent qu’elle prête directement aux Etats, plutôt qu’il y ait une intermédiation coûteuse.
FREDERIC RIVIERE
Mais cette proposition-là, elle est relativement nouvelle, elle n’était pas au début de la campagne de Nicolas SARKOZY, on entendait Jean- Luc MELENCHON défendre cette idée ?
PIERRE MOSCOVICI
De François HOLLANDE…
FREDERIC RIVIERE
Qu’est-ce que j’ai dit ?
PIERRE MOSCOVICI
Nicolas SARKOZY.
FRÉDÉRIC RIVIERE
Oui, excusez-moi, c’était un lapsus. Vous savez, bon ! On ne l’entendait pas au début. C’est une idée qui a été défendue par Jean-Luc MELENCHON. François HOLLANDE parlait de…
PIERRE MOSCOVICI
Non…
FREDERIC RIVIERE
François HOLLANDE parlait de renégociation du traité, mais pas de cette possibilité de prêter directement aux Etats-Unis ?
PIERRE MOSCOVICI
C’est autre chose, si, si ça fait longtemps qu’il en parle. S’il dit que la Banque Centrale Européenne soit un prêteur en dernier ressort, il le dit. Il l’avait évoqué encore, il y a quelques semaines dans sa conférence de presse. Ca fera partie du mémorandum, mais attention, ça, c’est plus de l’ordre du pragmatique. C’est le dialogue avec la Banques Centrale Européenne, on va respecter sur l’indépendance…
FREDERIC RIVIERE
Oui, mais c’est une révolution économique ?
PIERRE MOSCOVICI
C’est, je crois, surtout, une révolution pragmatique. Ca serait quand même de bon sens, qu’on soit capable de « désintermédier » cela, pour être au service de l’économie.
FREDERIC RIVIERE
Sur les questions d’immigration de communautarisme, hier soir, François HOLLANDE a dit sous ma présidence, que les choses soient claires, rien ne sera toléré en terme de présence de viande halal, dans les cantines de nos écoles. Est-ce que le dire de manière aussi ferme, c’était là, peut-être un petit clin d’œil, aux électeurs du Front national ?
PIERRE MOSCOVICI
Non, c’est l’affirmation de principes républicains, qui est que la laïcité ne se discute pas. D’ailleurs François HOLLANDE a dit, qu’il inscrirait davantage encore les grands principes de la laïcité, dans la Constitution, c’est aussi, une marque, vous avez prononcé le mot, de fermeté. Il n’y a pas d’un côté une gauche qui serait laxiste et une droite qui serait consciente de problèmes qui sont, des problèmes ressentis par beaucoup de Français. Nous serons,… de campagne, je travaille avec lui, tous les jours, il est ferme sur ces sujets-là. Mais en même temps, ferme, mais aussi respectueux, mais aussi humain, parce que c’est important, qu’il y ait cet équilibre si vous voulez, qu’on soit capable de favoriser le rayonnement de la France en abolissant, la circulaire GUEANT. Mais aussi que l’on combatte de manière impitoyable l’immigration irrégulière parce que c’est souvent là que fonctionne des filières, qui sont des filières de passeurs qui doivent être encore une fois démantelées.
FREDERIC RIVIERE
Le droit de vote des étrangers soumis à référendum, si la majorité des 3/5ème n’est pas obtenue au Parlement, ça c’est une annonce nouvelle. Pourquoi pas directement un référendum ?
PIERRE MOSCOVICI
Parce que c’est un sujet sur lequel, il vaut mieux, c’est ce que pense François HOLLANDE, rechercher un consensus au Parlement. Moi, ce que j’observe, c’est qu’il y a bien sûr, la gauche qui y est favorable. Mais qu’il y a aussi des voix à droite. On en a parlé à un moment donné, Jean-Louis BORLOO, il y a aussi des gens de l’UMP, qui y sont favorables. Et même Nicolas SARKOZY s’y était déclaré intellectuellement favorable. Si on peut avoir, ce que Edgar FAURE appelait une majorité d’idées sur ce sujet-là, par la voie parlementaire, autant la chercher, parce que ça apaise. Mais François HOLLANDE prendra ses responsabilités.

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23 commentaires

  • Amelle dit :

    Hier une 2ième journaliste c’est fait agresser dans un meeting de l’UMP, la 1ere c’était au Trocadero quartier pas connu pour être peupler de racaille. Et ce matin Sarko dit qu’il faut comprendre l’exaspération de ses militants.

    D’abord la violence devrait être condamner sans aucune réserve, c’est juste honteux.
    Ensuite quand on incapable d’assurer la sécurité dans ses propres meeting je vois mal comment on peut assurer la sécurité dans un pays.
    Enfin on vois bien que ces agressions sont la conséquence directe d’un discours irresponsable ou on accuse la presse de tout et n’importe quoi, qu’on ne s’étonne pas qu’avec les discours haineux ambiants, l’agressivité ne s’apaise pas dans le pays.

    • Nicolas (Nantes) dit :

      Moi ce qui me surprend, c’est la réponse de Sarko ce matin à la radio. Comme quoi, il condamnait mais qu’il fallait comprendre les militants qui trouvaient qu’il y a un manque d’objectivité des journalistes.

      Déjà, Ruth Elkrief est pas une gauchiste et toujours très neutre sur BFM tv, une chaîne pas du tout hostile à Sarko, suffisait d’écouter Mazerolles après le débat.

      Et de 2, si des militants FN ou PS avaient fait cela, Sarkozy et tout l’UMP auraient immédiatement crié au scandale. Mais comme c l’UMP, circulez, c’est normal.

      Et enfin, quand on passe son temps à critiquer les médias, faut pas s’étonner des débordements ensuite.
      En 2007, les médias étaient très pro Sarkozy face à Royal, on l’entendait moins se plaindre.

      • Amelle dit :

        Parfois j’ai l’impression que Sarko perd les pédales et que ceux qui le suivent ont perdu tout leurs repères au point de défendre l’indéfendable .

        Dernier exemple hier Sarko accusait le PS d’abîmer la république alors que la semaine dernière il affirmait que Le Pen elle est compatible avec cette république.
        Ces gens la marche sur la tête, impossible autrement .

      • xavier de villebrun dit :

        L’incident de Toulon n’est pas surprenant dans la mesure où les derniers meetings de Sarko ont une tonalité de plus en plus fascisante: ce n’est guère rassurant! Il est temps que cette campagne nauséabonde se termine,que Hollande soit élu et Sarko éjecté!!!…A propos des électeurs de Mélenchon,celui-ci ayant siphonné les ex-électeurs de Besancenot et Laguiller,ces personnes ont toujours très peu voté pour le candidat de la gauche « classique » d’où la déperdition de 20% sur les 11 obtenus par Mélenchon…

  • dimitri dit :

    Bonjour quelle leçon de démocratie à la française. a) la gauche minoritaire en France peut gagner une présidentielle, b) un parti qui recueille 2,30% des voix peut avoir des députes a l’assemblée nationale grâce a un accord débile avec les socialistes alors qu’un parti qui recueille 17,90% risque de ne pas avoir de députes bravo pour les valeurs républicaines.

    • Amelle dit :

      On appelle cela de l’habilité politique, le parti à 2,8% sait faire de bons accords politiques et s’adapter à un scrutin majoritaire celui a 17,9% non.

    • Nicolas (Nantes) dit :

      Dimitri, faudrait plutôt s’interroger pourquoi pour l’instant, le pen n’arrive jamais à gagner une élection sur son nom ou sur le nom de son parti. Pourquoi elle n’arrive jamais à faire 50,01% à une élection.

      Maintenant, les présidentielles et les législatives, tout le monde sait comment ça marche. On vote et on fait des alliances si aucun parti n’arrive à avoir à lui seul la majorité.

      Dès lors que Le Pen ne veut faire alliance avec personne et que personne ne veut faire alliance avec elle, bah il est logique qu’elle n’obtienne pas de députés.

      Pour cela, il faudrait de la proportionnelle, qui aide les partis qui sont minoritaires et ne veulent s’allier à personne à avoir des élus sans jamais pouvoir atteindre les 50% requis.

  • Amelle dit :

    Les sondages pour Hollande aujourd’hui sachant qu’ils sont tous orienté à la baisse
    Tns 53,5%
    Harris 53%
    Csa 53%
    Bva 52,5%
    Ipsos 52,5%
    Opinionway 52,5%

    Il reste deux jours, tant que Hollande reste au dessus des 50% il est gagnant.

    • xavier de villebrun dit :

      Logiquement,le résultat devrait correspondre à la moyenne de tous ces sondages extrèmement proches du 6 mai. L’érosion de Holl semble surtout s’expliquer maintenant par un report insuffisant des voix de Mélenchon: ça en dit long sur le sectarisme d’une certaine gauche qui se complaît dans une opposition éternelle et refuse,comme on dit,de « mettre les mains dans le cambouis ». Quant au choix de Bayrou inattendu mais logique et cohérent,il peut nous apporter un petit plus au moins dans certaines régions où il a de l’influence,mais ça ne peut se refléter dans les sondages tous antérieurs à cette prise de position.

      • Amelle dit :

        Les électeurs de Melenchon votent à + de 80% sur les sondages d’aujourd’hui. On peut espérer mieux mais c’est un bon score. À titre d’exemple les électeurs de Joly votent Hollande à + 70% et ceux de Poutou de + 60%

        Par contre ce qui est bizarre c’est le vote des électeurs du Modem qui se reportent sur Sarko plus son discours est haineux. Dans un sondage Sarko à fait +13% chez les électeurs Bayrou, perso j’ai essayer de comprendre leurs raisonnement, rien, je n’y arrive pas.
        C’était avant la déclaration de Bayrou espérons que son positionnement les fassent revenir à la raison.

    • Nicolas (Nantes) dit :

      Le directeur de l’institut CSA expliquait hier qu’il fallait relativiser la tendance baissière de Hollande.

      Il expliquait que le 1er mai avait été bon pour Sarkozy et que sur les 30% n’exprimant jusque là pas d’intention chez les électeurs de Le Pen, environ 10% se reportaient sur Sarkozy, 20% toujours dans l’abstention et le vote blanc, et donc que ces deux éléments expliquaient le resserrement. Mais qu’à l’inverse, le débat avait clairement stoppé ou limité la baisse de Hollande et que la déclaration de Bayrou hier soir (et prise en compte dans aucun de ces sondages car effectués tous avant) allaient faire la différence et il pronostiquait un 53/54 pour Hollande dimanche soir.

    • Pascal dit :

      Les sondages ne se sont jamais beaucoup trompés et si les scores étaient inversés, on ne donnerait aucune chance à FH.
      De plus avec le débat remporté, le choix de bayrou, les déclarations de l’ex ministre lybien qui accusent ns, encore un des proches de ns condanné pour détournement d’argent public, je ne vois pas comment fh pourrait passer de + de 52% à moins de 50 en 2 jours. mais comme tous ici le doute raisonable subsiste.

  • Alceste dit :

    Les remous provoqués dans le clan Sarkozy par la décision de F.Bayrou sont éclairants. Alors que le candidat sortant et son entourage multiplient depuis des lustres leur mépris pour cet homme au motif qu’il ne pèserait (*) pas lourd dans le paysage politique, voilà que sa parole est jugée assez retentissante pour justifier un flot d’anathèmes. Et cela de la part des courtisans qui soutiennent sans scrupule leur seule planche de salut, supportant aujourd’hui sans broncher qu’on puisse proclamer effrontément que « la gauche a abîmé la République ». L’impardonnable crime de F.Bayrou est donc là : d’avoir refusé l’avilissement constaté aujourd’hui à force de compromissions et, pire encore, d’avoir méprisé les grimaces dont on l’a honoré au cours des dernières semaines. F.Bayrou n’est pas un homme de gauche. Mais il se montre comme un des survivants d’une époque où l’esprit public trouvait matière à se nourrir d’influences diverses, même contradictoires, pourvu qu’elles soient tournées vers le même but, le progrès de la société française. On ne dira pas que son choix est courageux, tant l’adjectif est galvaudé quand il s’agit de politique. On se contentera d’y louer tout simplement un acte de civisme, sans grand espoir qu’on puisse encore comprendre cela à l’UMP, ce qui, somme toute, est sans grande importance pour la plupart de nos concitoyens.

    (*) Pardon pour cet emprunt au dialecte élyséen …

  • Greg dit :

    Encore 3 jours ! Vivement qu’on voit la tête de $arko totalement débité par le résultat !

  • Amelle dit :

    Bayrou va voter Hollande à titre personnel j’avoue que c’est une agréable surprise. Apparemment l’une des raison de sa décision est le panneau douane écrit en arabe du clip flippant de Sarko, je crois que le fait qu’il arrive hier à poser le mot musulman à coté de vote des étrangers l’a achevé de le convaincre.

    Avec ce positionnement on mesure l’égarement de Sarko depuis 2007, même s’il a débuté cinq ans plus tôt concernant ces divisions perpétuelles. Pour ce second tour, alors que Hollande à eu le soutient de Joly, Melechon, Poutou,Cheminade et Bayrou, sans parler des chercheurs, des médecins aujourd’hui et des syndicats, il est impressionnant de voire que Sarko n’a eu aucun appel à voter pour lui … sauf si on compte Ramadan aussi ironique soit-il et de l’extrême droite Carl Lang beaucoup plus sérieusement.

    Aujourd’hui tout le monde parle d’anaphore après le débat d’hier, je ne peux oublié que le 1er utilisé était au Bourget. Hollande aura commencé par un « C’est pour l’égalité …. » et fini par un « Moi, président de la république », quelque soit le résultat c’était un bon début de campagne et une belle fin de campagne. Un beau résumer de ce que voulons à gauche.

  • xavier de villebrun dit :

    Dans ce débat,Hollande a tenu des propos fermes,déterminés et très clairs; il a été conduit à tacler les calomnies et les vantardises mensongères de Sarko qui n’a pas su répondre nettement ni sur son bilan ,ni sur son programme. Rétrospectivement,on est accablé qu’un individu aussi instable,aussi incompétent,aussi mégalomane,aussi peu fiable ait dirigé la France pendant 5 ans. La lâcheté des autres leaders de droite vis à vis de lui est proprement stupéfiante: au lendemain de sa défaite plus que probable,on va s’amuser à les regarder et à les écouter…

  • torres dit :

    Pourquoi F. Hollande ne parle jamais de ces scandales qui pourtant choquent les français de droite comme de gauche ?Les 264 sondages en 2 ans que Sarko a commandé à des entreprises dirigées par ses amis et qui ont été payés par le peuple français vous en pensez quoi ?
    C’est jamais qu’un scandale Sarkosien de plus qui s’ajoute aux milliards prêtés aux banques sans aucune contrepartie, aux 400 millions donnés à Bernard Tapie contre l’avis de la justice officielle, aux 50 millions reçus de Kadhafi, aux morts de Karachi suite aux rétro-commissions reçues pour la campagne de Balladur dirigée par Sarko, aux enveloppes Bettencourt, aux pressions exercées sur les juges d’instruction Trévidic, Le loire , van Ruymbeke, aux magouilles du procureur Courroye mis en examen et qui continue d’exercer comme si de rien n’était, etc., etc… même les dictatures bananières africaines ne vont pas jusque là…
    Vous trouvez ça normal et bien votez Sarko mais ne critiquez pas les gangsters et autres caïds des cités qui ne font que suivre l’exemple qu’on leur donne en haut lieu.

    • Jonas dit :

      Il est vrai que du point de vue de l’exemple donné d’en haut, les cinq ans de présidence Sarkozy furent un désastre. Faisons tout pour que Dimanche cela cesse !

  • Alceste dit :

    Post-scriptum
    Il est intéressant de lire ce matin les grandes « plumes » de la presse, indispensable caisse de résonance du débat d’hier soir. On ne résiste pas à en citer une, modèle de ces raisonnements dont la tradition française a le secret, en particulier à droite quand les choses tournent mal. Philippe Tesson, sur le site du Point, écrit ceci : « Le fait est que Hollande s’est livré sur tous les sujets à une attaque implacable du bilan de Sarkozy, forçant celui-ci à la défensive et lui interdisant d’élever le débat. » On apprécie l’hommage à François Hollande. Mais on reste ému de la sollicitude du brancardier. N.Sarkozy aurait été empêché d’élever le débat à cause de la détermination de son concurrent. Ne faut-il pas avoir du génie pour trouver cela ? Un magnifique sophisme a enseigner dans les écoles de journalisme, assurément.

    • Adrien dit :

      C’est pas beau de tirer sur les ambulances, Alceste ! Ou alors attendez le convoi du 6 mai, ça n’en fera que plus de dégats…

      Parce qu’un Tesson vieillissant, à propos d’un Sarko pantois, reconnaissez que ca fait une cible facile, même si c’est tentant, je le reconnais !

  • Alceste dit :

    Au regard de la hauteur attendue d’un candidat sortant, la rhétorique de Sarkozy fut d’une impressionnante rusticité. Au lieu d’exposer les raisons conduisant à voir si possible en lui un homme nouveau, capable de faire progresser la France grâce à son programme, en dépit de ses échecs et surtout de ses multiples manquements, observés par les Français depuis de longues années, il n’a su que s’en prendre au projet de François Hollande. A vrai dire la notion de « projet » avec ce qu’elle indique de visées supérieures, lui est apparemment étrangère ; il ne retient que les points susceptibles d’émouvoir telle ou telle frange de sa clientèle, exactement comme il l’a toujours fait dans sa direction du pays, persévérant dans son entreprise de désunion du peuple français. Ce faisant, il a renoncé lui-même au rôle attendu de lui, celui d’annoncer une politique porteuse d’espérances, laissant à François Hollande la direction de la réflexion, paraissant même surpris en découvrant que ce soir-là son vis-à-vis n’était pas forcément venu pour l’applaudir. Son auditoire habituel avait changé ; il n’a pas paru le savoir. Il s’est donc contenté d’égrener les assertions qui lui sont coutumières, à grands coups de procès d’intention, d’erreurs délibérées et d’insinuations. C’est du reste ce dernier point qui retient particulièrement l’attention. N.Sarkozy n’avait manifestement envisagé ce débat que sous la forme d’un procès piégé. Il était venu la besace pleine de ce qu’il croyait être ce qu’on appelle vulgairement des peaux de banane, ne résistant pas à puiser son inspiration aux plus bas étages de la pensée politique. De ces peaux de banane il n’en a manqué aucune. Mais c’est lui qui a glissé dessus, aux yeux de tous. Tout cela est navrant. Merci à François Hollande d’avoir montré un autre visage de la France

  • marie mcb dit :

    Comme d’habitude, NS a porté des coups bas immediatement, mais François Hollande l’a renvoyé dans les cordes avec intelligence car il a une tres grande vivacité d’esprit.
    NS a essayé de dévier des questions qui le genait en parlant d’autre chose, comme il sait faire, mais heureusement, cette fois, ou François Hollande, ou les journalistes l’ont ramené à la question posée, ce que j’ai vivement apprécié.
    François Hollande a la stature d’un Président de la République.
    Alors que NS etait en ebullition.

    • COPA dit :

      je partage votre avis sur l’attitude des journalistes qui pour une fois n’est pas coutume on recentrer le débat (ce ne fut pas le cas lors du débat avec M Copé)
      En aucun cas M Sarkozy n’a proposé concrètement son projet. J’ai capté quelques propositions mais rien sur le financement de celles-ci. Il a parlé d’un rapport de la Cour des Comptes. je suis de nouveau allé sur le site pour vérifier ces dires, et je n’ai rien trouvé sur ces propos. J’ai ressorti le Rapport Annuel de 2011, rien sur ce qui a été dit (j’invite d’ailleurs les lecteurs à lire le chapitre I, très intéressant notamment sur les mesures dites « non documentées »).
      Pour ma part, je trouve le projet de M Hollande cohérent liant réduction des déficits et croissance, notamment ses propositions sur l’Europe.
      Plusieurs fois, j’ai signalé au travers de mes commentaires sur les articles du journal, que je comprenais pas pourquoi, il fallait que la BCE passe par les banques pour acheter les obligations d’Etat
      N’avons nous pas subi une crise financière à l’origine de tout ce désordre économique ( peut être voulu d’ailleurs, pour mieux faire passer certaines réformes)…….

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