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Pierre Moscovici invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV

Catégorie : Actualité,Politique | Par pierre.moscovici | 17/05/2012 à 16:35

Pierre Moscovici, ministre de l’Économie, des Finances et du Commerce extérieur, était ce matin l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV.

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11 commentaires

  • SEB dit :

    Pourriez-vous préciser votre pensée sur certains points de votre interview au nouvel observateur ?

    http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20120522.OBS6024/moscovici
    -et-schaubl-veulent-garder-la-grece-dans-l-euro.html

    Quelques extraits qui m’ont laissé perplexes :

    « Chacun peut être inquiet pour la Grèce, et nous le sommes. Mais une sortie de la Grèce provoquerait une contagion de la crise dont l’ampleur n’est pas prévisible et peut-être pas maîtrisable ».

    A l’heure actuelle, il y a déjà contagion de la crise – au départ limitée à la Grèce, elle s’est propagé « grâce » aux plans européens, au Portugal, à l’Italie et peut on dire, à la France et l’Allemagne – donc je ne vois pas trop en quoi une sortie de la Grèce de la zone euro (et donc de l’Union Européenne dixit les traités) « provoquerait » ce qui est déjà ! Que la crise soit amplifiée – et encore, rien ne permet de le dire actuellement – admettons, mais qu’elle soit provoquée par un départ de la Grèce…C’est ignorer le quotidien des millions d’Européens qui vivent la dite crise au jour le jour, depuis (au moins) 2008 !

    Au reste, pourquoi s’inquiéter pour la Grèce, alors que celle-ci est (jusqu’en juin) dans une situation semblable (quelque part) à celle de notre beau pays, la France ? Sur le plan politique j’entends : en Grèce, ce qui « pose problème » c’est l’impossibilité technique de former un Gouvernement, le pays est donc en « affaires courantes » ; en France, l’actuel Gouvernement et le Président voient leurs décisions restreintes à l’émergence d’une « majorité pour gouverner » (le Gouvernement Ayrault pouvant très bien commencer la législature avec l’équipe parlementaire en place, mais n’étant pas sûr d’être soutenu par icelle) Dans un cas comme dans l’autre, aucun acte international –traité par ex – ne peut être approuvé avant juin. (Au moins)

    Alors pourquoi s’inquiéter pour rien ? Ne devrait on pas se réjouir, tout au contraire, que les Grecs aient démis les deux partis qui l’ont mené où l’on sait, de la même manière qu’on peut fêter l’arrivée au pouvoir de M. HOLLANDE ? Serait ce un crime qu’un parti grec désapprouve les politiques de M. BARROSO – qui a fait couler son pays – alors qu’on applaudie en France M. HOLLANDE de contester celles ci ?

    « Il faut tout faire pour qu’il y ait, après les élections du 17 juin, un gouvernement grec favorable à la zone euro et qui s’engage à faire le nécessaire pour rester dans la zone euro ».

    Le gouvernement grec, c’est la République. Il est bon que les partenaires européens souhaitent soutenir ce régime politique…Même si l’on peut s’interroger sur le degré de soutien de Monarchies présentes dans la zone euro.

    Mais peut être vouliez vous dire le Gouvernement grec, au sens d’organe exécutif, appelé à gouverner un pays ? Êtes-vous sur qu’un tel soutien – de qui d’ailleurs ? De la zone euro…Ou de la troïka ? (UE, FMI, BCE) – soit franchement apprécié par les bénéficiaires ?

    Au reste, on ne voit pas très bien quel est le fond de votre pensée, puisque les deux architectes de la zone euro sont en conflit sur son rôle et sur les mesures qu’elle doit mettre en œuvre pour se…Stabiliser ! A qui ce Gouvernement grec doit il montrer sa détermination ? A la France (qui lui demande d’agir pour la croissance) ou à l’Allemagne (qui désire que le pays subisse une ultime saignée ?) Et comment ? Et peut être le plus important…Pourquoi ? L’épée de Damoclès, c’est la Grèce qui la brandit sur ses partenaires…Nullement le contraire ! Les traités sont formels : un pays ne peut décider que souverainement de sortir d’une organisation, ses partenaires n’ont, en la matière, aucun droit de véto ou d’ingérence. On peut s’en plaindre…Il ne fallait pas signer les traités antérieurs…Qui sont en vigueur.
    « Il faut tout faire pour aider les forces pro-européennes et pro-euro en Grèce », en proposant notamment « des mesures pour relancer la croissance et redonner espoir aux Grecs », répond cet Européen « convaincu », assurant parler un « langage commun » avec le ministre allemand.

    Fort bien…Mais ce brevet européen que vous leur décernez (est on pro européen quand on viole les règles européennes ? Ce qu’on fait le « PS » et le « RPR » de Grèce) fait il donc oublier au nouveau Ministre de l’Economie que vous êtes, qu’ils sont responsables (c’est acté) de la situation budgétaire de la Grèce ? Seront-ils donc meilleurs gestionnaires demain – et aptes à restaurer la confiance – qu’hier ? Par quel miracle ?

    A force de déplorer que le nouveau Parlement grec ne soit pas capable de dégager une majorité “austéritaire”, on semble oublier que les deux partis censés la former demeurent les plus éminents responsables du chaos économique grec actuel ! De fait, ces deux partis, d’après tout ce que j’ai pu lire sous la plume des spécialistes de la Grèce, sont les responsables premiers de ce qui arrive aujourd’hui. Les électeurs grecs ont enfin – au moins à cette élection – sanctionnés ces partis clientélistes, corrompus, sans vision, ayant bien mal utilisé les fonds européens mis à leur disposition depuis 30 ans.

    Toute personne attachée à la démocratie et à une bonne gestion de la Grèce devrait s’en réjouir, comme on a pu se réjouir de la fin des partis italiens de la “Première République” (1946-1992) ou de celle des partis communistes dans l’est de l’Europe. Eh bien non, certains journalistes visiblement mettraient presque des cierges (au Mont Athos?) pour souhaiter qu’ils regagnent une majorité aux prochaines élections du mois de juin ! Or, si l’on admet que ces deux partis sont des instances littéralement crapuleuses, le salut de la Grèce passe sans doute par leur liquidation pure et simple ! Quoi de mieux alors qu’une liquidation démocratique par les électeurs grecs eux-mêmes ? Pour lutter contre la fraude fiscale, la corruption et l’inefficacité de l’État grec, ne faut-il pas en effet commencer par liquider les deux partis qui les ont autorisées si longtemps ? Vu leur efficacité à gérer l’État grec dans le passé, ne vaut-il pas mieux s’en passer désormais ?

    Je sais bien que le PASOK est membre du PSE et “Nouvelle Démocratie” du PPE, les deux “partis au niveau européen” dominants en Europe, mais après tout, si ces branches-là sont pourries, pourquoi ne pas se réjouir que des électeurs grecs, enfin rationnels, les coupent ? Ne vaut-il pas mieux pour les autres dirigeants européens (et la zone euro) avoir à (re-)négocier avec des “hommes nouveaux”, fussent-ils radicaux, qu’avec des produits de l’Ancien Régime ?

  • COPA dit :

    Extraordinaire ces journalistes: ils s’inquiètent que beaucoup de ministres n’ont pas exercé de fonction ministérielle et si il y avait eu plus d’anciens ils auraient certainement crié au loup: les éléphants sont de retour.
    Je profite aussi de ce blog pour dire mon indignation sur l’attitude des journalistes sur France 2 lors de l’interview de M A Montebourg Quelle attitude vindicative pour démontrer que même la gauche ne pourra rien faire face aux licenciements et de s’appuyer avec vergogne les prises de positions de M Montebourg avant les élections Faut il leur rappeler que c’est M Hollande qui a été élu président de la république et donc que c’est son programme qui sera appliqué, et non pas à chacun de jouer sa partition personnelle! Même mon épouse, qui d’ordinaire ne dit jamais rien, fut offusquée par leur attitude
    Je vais être sans doute méchant dans mes propos, mais si ces messieurs ne sont pas d’accord sur le résultat des élections, je pense qu’ils devraient être honnêtes avec eux mêmes et céder leur place sur les chaînes publiques. pour ma part j’attends des chaînes publiques plus d’impartialité

  • Cédric dit :

    Cher camarade,

    Tout d’abord félicitations pour votre nomination, même si j’aurais préféré vous voir aux affaires étrangères.

    Par contre, à l’instar du commentaire de Yvan Stepov, je suis surpris que vous souhaitiez devenir député, en partie, pour descendre le Doubs. Je pensais qu’un député votait pour 2/3 des lois européennes et pour le reste des lois pour l’ensemble de la France.

    De plus, je suis extrêmement déçu de votre prise de position sur votre candidature aux législatives. Je suis foncièrement contre le cumul des mandats. François Hollande est plutôt pour, comme vous et comme Jean-Marc Ayrault. Je trouve votre position très dépassé. Vous ne souhaitiez tout simplement ne pas être dans la précarité. Il est quand même difficile à avaler cette position, il serait bien que les politiques soient de temps en temps face à la précarité, comme les citoyens que vous souhaitez défendre. Votre justification est vraiment de mauvaise fois.

    Amitiés socialistes

    • Jonas dit :

      Pierre Moscovici n’exercera pas son mandat de député tant qu’il sera ministre. Le mandat sera exercé par son suppléant ou sa suppléante, et il redeviendra député s’il quitte le gouvernement. Je pense qu’il s’agit de poursuivre un ancrage local bâti pierre après pierre (sans jeu de mots), il s’agit de ne pas abandonner une région pour laquelle il a beaucoup donné et qu’il ne compte pas laisser tomber du jour au lendemain. Mais le non cumul des mandats est un engagement et sa fonction est très importante et doit être exercée à plein temps, d’où le désistement prévu après l’élection, si le peuple lui donne mandat.

      • domi 25 dit :

        Mr Pierre Moscovici n’est pas encore élu,rien n’est gagné d’avance.Attendons que les électeurs se soient prononcés! Son suppléant est un homme qui se nomme BARBIER Frédéric . Vox populi,vox Dei @ Jonas

    • domi 25 dit :

      @ Cédric Mr le ministre risque sa place au gouvernement(s’il n’est pas élu ).S’il est élu , son suppléant prendra du galon.Soyez sérieux dans les critiques !

  • yvan stepov dit :

    Des banalités (beaucoup) et quelques perles :
    – « la parité au gouvernement est tout à fait fondamentale » : on aurait pu penser que ce qui était fondamental était la compétence et la capacité à porter le projet présidentiel, au féminin ou au masculin,
    – « le fait d’élire le ministre des finances » [dans la 4ème circonscription du Doubs] « n’est pas une mauvaise chose » : ministre avec une préférence pour le Doubs ?

    • Bangor dit :

      1/ On peut espérer que la parité n’est pas incompatible avec la compétence et la capacité à porter le projet présidentiel.
      2/ Je n’ai pas compris la portée de votre remarque sur le Doubs.

      • yvan stepov dit :

        1 – Bien entendu, mais je suis réservé sur cette vision mécanique de la parité qui consiste à la considérer comme une règle primordiale (« fondamentale ») au niveau de groupes définis arbitrairement (ici, le gouvernement). Ce qui est important, c’est que cette parité soit assurée globalement dans le pays. Pourquoi s’interdirait-on à ce titre de nommer par ex. 34 femmes ministres ?

        2 – Tout simplement que dans l’absolu, l’action d’un ministre se situe exclusivement au niveau de l’intérêt national. Je n’ai pas de doute à ce sujet quant au nouveau ministre de l’économie, mais l’expression employée était plutôt maladroite.

        • Jonas dit :

          1: Sur la parité, c’est une mesure qui permet de faire évoluer les pratiques, à terme, quand les femmes n’auront plus besoin de ce type de règles pour être élues ou nominées, cette règle ou cette loi n’aura plus lieu d’être. Enfin je le vois comme cela. Sans cette règle on aurait pu se retrouver avec 80% d’hommes voire plus…

          2: Je pense que ce que veux dire M. Moscovici c’est que le fait que le ministre de l’économie soit élu d’une circonscription fortement ouvrière et fortement touchée par la désindustrialisation est une bonne chose pour la politique industrielle, et donc a fortiori pour cette région très touchée.

          • Franckie dit :

            Sur le 2ème point, c’est pourtant un argument de promotion de sa candidature énoncé par M. Moscovici lui-même : le fait d’élire un ministre comme député ne peut qu’être un point favorable au Pays de Montbéliard ( il n’a même pas parlé du Doubs dans sa totalité, mais ce n’est pas étonnant quand on sait à quel point Montbéliard et Besançon font mauvais ménage). D’ailleurs dans la presse aujourd’hui ( Est Républicain, en page France Monde), il est fait état d’une quinzaine de collaborateurs pour son cabinet, « dont plusieurs dédiés au le Pays de Montbéliard, fief du ministre ». Il n’y a donc aucune ambiguité sur la collusion d’intérêts nationaux et locaux pour le pilote de Bercy. A quelques encablures des législatives, c’est d’importance de le remarquer…

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