Une majorité pour le changement

Une semaine après ma nomination en tant que ministre de l’économie, des finances et du commerce extérieur, je suis de retour dans le pays de Montbéliard, pour y faire campagne en vue des élections législatives des 10 et 17 juin. Je veux convaincre, ici et ailleurs, qu’il faut maintenant donner une large majorité au changement, avec François Hollande.

Le 6 mai, c’était hier – moins de 20 jours – et pourtant, cela semble déjà une éternité. Le temps passe à une vitesse extraordinaire, tant les exigences de l’action sont élevées, tant les attentes des Français sont fortes. L’élection présidentielle n’a certes pas épuisé ses leçons. Ce fut un vote, assurément, de sanction du sarkozisme, de l’inefficacité d’un quinquennat, de l’injustice insupportable d’une politique, de la brutalité d’un comportement et d’un usage de nos institutions, la condamnation en un mot d’une pratique du pouvoir. Mais ce fut aussi, et d’abord, un vote pour le changement, pour le redressement productif du pays, pour le retour de la justice sociale, fiscale, en faveur des plus modestes, de ceux qui ont travaillé longtemps et attendent une retraite méritée, pour les territoires les moins privilégiés de notre pays. Ce fut un vote pour la jeunesse en premier lieu, qui a droit à l’emploi et à la formation, pour l’éducation nationale, qui doit redevenir la première priorité de l’action publique. Ce fut, enfin, un vote pour la réorientation de l’Europe qui ne peut, sauf à dépérir et se couper de ses peuples, se réduire à l’austérité qui condamne à la récession, au chômage, au déclassement. Bref, ce fut un vote d’espoir. Comment, maintenant, le traduire en actes ?

François Hollande a su se situer, dès sa première semaine au pouvoir, à la hauteur de ces attentes. Il a d’abord tenu à changer le style de pouvoir, insistant sur la simplicité et la dignité, sur l’exemplarité aussi. C’est le sens de ses premières décisions

François Hollande a su se situer, dès sa première semaine au pouvoir, à la hauteur de ces attentes. Il a d’abord tenu à changer le style de pouvoir, insistant sur la simplicité et la dignité, sur l’exemplarité aussi. C’est le sens de ses premières décisions : baisser de 30 % le salaire du Président et de ses ministres, renoncer autant que faire se peut à l’apparat des hautes fonctions d’Etat, y compris dans les déplacements officiels, fixer pour les membres du gouvernement la règle impérative de non cumul avec un mandat exécutif local – à laquelle je me conformerai bien sûr dès le lendemain des élections législatives. C’est surtout le signal donné par la mise en place, autour du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, d’un gouvernement entièrement paritaire, pour la première fois dans l’histoire de la République, rajeuni malgré la présence de quelques hommes et femmes d’expérience – j’en suis désormais, le temps passant – faisant sa place à la diversité. Il y a là le signe d’une volonté de présider, de diriger autrement que je sais, pour en avoir parlé souvent avec celui qui est devenu le Président de tous les Français, qu’il est sincère et déterminé.

Déjà le climat s’est modifié, l’agenda politique a changé : Nicolas Sarkozy s’était résigné à l’austérité et semblait suivre la voix allemande, François Hollande respecte nos partenaires, à commencer par Angela Merkel, mais appelle à une nouvelle orientation de l’économie mondiale et européenne. Et déjà, il est écouté.

Chacun aura été frappé, aussi, par le changement du climat international et européen causé par l’élection présidentielle française. François Hollande l’a souvent répété pendant sa campagne : nous ne sommes pas n’importe quelle nation, nous sommes la France, une puissance qui compte, un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations-Unies, du G8, du G20, un pays fondateur et moteur de l’Union européenne. Notre voix compte et porte. Avec aisance et avec force, François Hollande a su, en quelques jours, de la rencontre avec Angela Merkel à Berlin jusqu’à celle, si chaleureuse, avec Barack Obama à Washington, des sommets du G8 et de l’OTAN à Camp David et Chicago jusqu’au Conseil européen informel de Bruxelles, faire passer et partager ses messages. Il faut, face à la crise, impulser une nouvelle croissance, respectueuse de la nécessaire réduction des déficits et de la dette, avec de nouveaux outils – en Europe, les « eurobonds » et l’intervention directe du MES dans la recapitalisation éventuelle des banques, le renforcement des moyens de la BEI, la mobilisation des fonds structurels disponibles, les « project bonds », la taxe sur les transactions financières. Déjà le climat s’est modifié, l’agenda politique a changé : Nicolas Sarkozy s’était résigné à l’austérité et semblait suivre la voix allemande, François Hollande respecte nos partenaires, à commencer par Angela Merkel, mais appelle à une nouvelle orientation de l’économie mondiale et européenne. Et déjà, il est écouté.

Soyons toutefois conscients que cette action ne pourra se développer dans son ampleur et sa cohérence que si le Président et le gouvernement disposent, après le 17 juin, d’une belle, d’une large, d’une forte majorité à l’Assemblée nationale.

Le nouveau gouvernement, enfin, travaille d’arrache pied à de premières mesures pour la justice. Sans Parlement jusqu’aux élections législatives, il n’est possible d’agir que par décret, sans la force de la loi. Mais Jean-Marc Ayrault a déjà annoncé un calendrier social. Et les ministres préparent des mesures fortes – augmentation de l’allocation de rentrée scolaire, droit à la retraite à taux plein, dès 60 ans, pour ceux qui ont commencé à travailler tôt et qui ont cotisé longtemps, lancement du chantier de la Banque publique d’investissement, qui permettra de soutenir fortement la réindustrialisation indispensable de la France. Soyons toutefois conscients que cette action ne pourra se développer dans son ampleur et sa cohérence que si le Président et le gouvernement disposent, après le 17 juin, d’une belle, d’une large, d’une forte majorité à l’Assemblée nationale.

La droite est divisée, souffrante, elle a déjà commencé, on le sent bien, le combat pour son leadership dans l’après Sarkozy. Elle est traversée de courants idéologiques contradictoires – de la « droite populaire », à la « droite sociale » en passant par les centristes. Ses chefs se détestent et s’apprêtent à se combattre jusqu’au dernier sang – François Fillon et Jean-François Copé s’affrontent déjà durement pour prendre la tête de ce qui restera de l’UMP. Et pourtant, elle appelle les Français à faire le choix délétère d’une inversion des résultats des présidentielles ou, pour les moins ambitieux, à affaiblir la majorité du nouveau Président. Mesurons les conséquences absurdes d’une telle hypothèse. Si la droite venait à l’emporter, il ne serait pas possible de redonner à l’éducation nationale la priorité qui lui revient ; il ne serait pas possible de retirer nos troupes combattantes d’Afghanistan avant la fin 2012, comme François Hollande l’a décidé ; il ne serait pas possible de proposer une réforme plus juste des retraites ; il ne serait pas possible de rendre à l’impôt sur le revenu la progressivité qui va de pair avec la justice ; il ne serait pas possible de donner un coup de pouce au SMIC… bref, le changement serait empêché par une cohabitation qui paralyserait le pays et conduirait à un retour en arrière vers les temps révolus du sarkozisme, vers l’austérité et le libéralisme dominant. Il faut donc impérativement donner à François Hollande les moyens de transformer l’espoir qui est né le 6 mai en réalité.

Ce que je suis et fais aujourd’hui, je le dois à ce pays de Montbéliard où je me suis implanté depuis 20 ans maintenant : la force qui est la mienne vient de sa confiance. Etre candidat aux législatives, c’est dire à mes concitoyens que je ne les quitte pas, que je travaillerai demain, en tandem avec mon suppléant Frédéric Barbier, à défendre notre industrie, à promouvoir notre territoire.

Je suis candidat aux législatives, comme 25 membres du gouvernement. C’est un risque, sans doute, c’est aussi un devoir. Ce que je suis et fais aujourd’hui, je le dois à ce pays de Montbéliard où je me suis implanté depuis 20 ans maintenant : la force qui est la mienne vient de sa confiance. Etre candidat aux législatives, c’est dire à mes concitoyens que je ne les quitte pas, que je travaillerai demain, en tandem avec mon suppléant Frédéric Barbier, à défendre notre industrie, à promouvoir notre territoire. En campagne sur le terrain, je rencontre partout la fierté qui est celle de mes électeurs d’être représenté par un homme qui a aujourd’hui le privilège, et surtout la lourde tâche d’être le ministre de l’économie, des finances et du commerce extérieur de la France, et à ce titre d’être au cœur des décisions nécessaires pour réduire les déficits et la dette, pour lutter contre la désindustrialisation, pour muscler notre compétitivité, pour relancer la croissance. Cette fonction peut être, pour le Nord Franche-Comté, un atout : si je suis réélu député, si je poursuis ma tâche au sein du gouvernement, le pays de Montbéliard sera écouté, entendu, défendu. Dans ces circonstances particulières, ma candidature est bien sûr celle d’un socialiste, fier de ses valeurs, de ses engagements, je la crois aussi capable de porter, dès le 1er tour, un rassemblement plus large, d’incarner l’intérêt général.

Les semaines qui viennent vont être, je le sais, chargées. Les responsabilités que François Hollande m’a confiées sont lourdes, exigeantes : je les assumerai. Et je continuerai en même temps à faire campagne pour que nous puissions poursuivre notre action dans la durée, pour que nous puissions agir avec les moyens politiques nécessaires pour changer en profondeur notre pays et l’Europe. Je demande, pour François Hollande et ceux qui l’accompagnent, la confiance. Nous saurons, j’en suis persuadé, la mériter, tout simplement parce que nous sommes conscients que nous avons, dans la crise que traverse le pays, le devoir de servir avec dévouement et désintéressement la France et les Français.

29 réflexions au sujet de « Une majorité pour le changement »

  1. Quelques remarques :

    **Je trouve vraiment bien que vous soyez candidat aux législatives. Une des raisons les plus courantes, pour expliquer que certains Ministres soient faibles, face à leur Administration, c’est qu’en cas de démission/licenciement, ceux ci se retrouvent dans leur Administration d’origine, qui leur fait alors payer cher leur audace, si elle n’est pas en lien avec l’intérêt personnel des membres de l’Administration. En obtenant le sacre républicain, vous serez investis d’une aura particulière et n’aurez pas à craindre une vengeance de l’Administration que vous dirigez actuellement.

    Ce qui me dérange un peu, par contre, c’est que ce sacre républicain n’est pas exigé pour tous les Ministres…A tout le moins pour tous les Ministres régaliens ou/et pour les Ministres ayant un domaine symbolique à gérer : la Justice, la Jeunesse, les Affaires européennes.

    Un autre point m’interpelle aussi : vous dites vouloir travailler en binôme avec votre suppléant. Mais n’est ce pas là anéantir la volonté exprimée par M. AYRAULT, que chaque Ministre travaille à 100% pour la France et elle seule ? Au reste, je trouve dommage que vous n’ayez pas suffisamment confiance en votre suppléant pour lui confier les clés de la circonscription pendant que vous œuvrerez à Paris, à Bruxelles ou aux USA. (FMI, BM, etc.)

    **Je comprends aussi votre volonté de voir le Gouvernement soutenu par une majorité parlementaire de sa couleur politique. Il est normal de vous voir exprimer ce vœu, tant pour le pays que pour vous même, même si je vous trouve un peu trop alarmiste sur la question d’une éventuelle cohabitation. La France en a vécu d’eux, qui se sont plutôt bien passée, il n’y a aucune raison qu’il en soit autrement. Au reste, si M. HOLLANDE désirait vraiment mettre en œuvre son programme politique, il aurait les moyens de le faire via le référendum. Même si, j’en conviens, les choses seraient moins faciles qu’avec un Gouvernement aux ordres et une majorité parlementaire complaisante. Enfin, n’oublions pas qu’une situation x est toujours permanente : même si M. HOLLANDE se voyait imposer une majorité contraire, il pourrait fort bien s’en accommoder pendant quelques mois puis dissoudre l’Assemblée Nationale quand il aurait la certitude que les Français y seraient prêts. Un Président sans majorité ne peut pas tout mais il n’est pas impuissant !

    **Pour en revenir à votre charge – Ministre de l’Économie et des Finances – rien ne vous empêche d’agir, dès à présent. Un Ministre (surtout vous en la circonstance) n’est pas dépourvu de pouvoirs. Vous pouvez améliorer beaucoup de choses sans avoir besoin de l’aval des parlementaires.

    –Par ex, pourquoi ne pas permettre – puisque cela doit être une initiative du Gouvernement (les parlementaires n’ayant pas le droit de créer une nouvelle dépense) – aux parlementaires de faire appel à un NAO, à l’exemple de ce que font les députés Anglais, mais aussi Suédois ou Allemands ? Un NAO qui serait financé par les députés eux mêmes (via le financement de l’Assemblée Nationale, voire pourquoi pas un NAO parlementaire pour députés et sénateurs) et par l’impôt ?

    Depuis x année, on nous annonce des prévisions budgétaires ahurissantes qui – faut t il s’en étonner ? – sont toujours excessivement optimistes. Résultat ? On emprunte dans l’urgence les sommes qui font défaut, on déçoit les citoyens et le Gouvernement perd toute la crédibilité du début de mandat. Jusqu’ici, les lois des finances sont écrites à 98% par Bercy. Vu la grande capacité des membres du Ministère à réussir à fournir au pays des chiffres fiables, je me dis qu’un peu de contrôle parlementaire et d’aide budgétaire au Parlement ne serait pas une sinécure. Ce faisant, se sentant en danger d’être supplanté par des personnes issues de la société civile (ou pas), votre Administration cesserait de s’endormir sur ses lauriers et se mettrait à pondre des textes intelligents et surtout crédibles ! Comment susciter l’élan des investisseurs, des citoyens, des chefs d’entreprise, restaurer la confiance si les chiffres fournies par votre Administration font rire jaune les Français comme les propositions surréalistes de Mme LAGARDE d’user du vélo pour se rendre des Yvelines à Paris !

    Je note que la mise en place d’un tel organisme – qui n’a cependant pas vocation à devenir un Ministère bis – a fait baisser le coût engendré par des structures inutiles, redondantes et a considérablement augmenté les recettes fiscales (premier désir de Bercy) ! Je gage qu’un parlementaire, quelle que couleur politique qu’il soit, souhaite faire des économies, non !?

    –Pourquoi aussi, ne pas prendre l’engagement public – comme çà, vous ne pourrez pas revenir dessus sous la pression de votre Administration – de faire passer en priorité devant le Parlement les textes dits européens ? Ceux ci – en plus c’est la période ! – ont toujours un retard fou. Résultat ? Le Gouvernement fait appel à l’urgence ; les parlementaires recopient la directive au lieu de la nationaliser ; la France se voit imposer des amendes financières et sa crédibilité internationale en prend un coup ; les citoyens bénéficient d’un droit (européen) dont ils ne peuvent se prévaloir ! En prévoyant qu’un texte issue des délibérations européennes arrivera sur la table du Parlement six mois après sa réception par Paris, on éviterait de se faire taper dessus par Bruxelles et on permettrait surtout aux parlementaires de voter en conscience et avec intelligence au lieu de lever la main sans trop savoir pourquoi, pour un texte qui une fois dans la pratique conduira parlementaires et Gouvernement à défaire et à refaire l’ouvrage en permanence. Si Bercy a le désir frontal d’avoir toujours plus d’impôts à toucher, elle doit bien avoir aussi à cœur d’éviter des amendes à la France qui coûtent chères !

    –Dans le même genre d’idée, pourquoi ne pas étudier, dès à présent, un nouveau calendrier parlementaire/gouvernemental ? Est il normal que les élus disposent d’un temps minimal pour étudier le budget du pays…Alors que le temps en question suffit à peine à un auditeur pour évaluer celui d’une entreprise ? Est il, également, normal que des séances aient lieu à des heures indues et surtout que des votes soient procédés à ces heures ci ? Pourquoi ne pas proposer – soyons fous ! – que le travail étatique se fasse à des heures correctes ?

    Du style : le lundi est consacré à la suppression des lois obsolètes à charge pour les administrations responsables de supprimer les décrets relatifs aux dites lois (dans chaque commission : le Ministre des relations avec le Parlement fait la synthèse) ; le mardi c’est au tour des lois actuelles, on fait le point sur les décrets d’application ; le mercredi les parlementaires interrogent le matin les Ministres et l’après midi c’est un Commissaire européen qui vient expliquer où il en est ; le jeudi on étudie les textes européens ; le vendredi c’est au tour des lois nationales. Un jour seulement par semaine consacrée aux lois dites nouvelles ? Oui. Et c’est bien suffisant. Cela permet aux parlementaires de passer à autre chose, d’organiser leurs questions, de faire connaître les projets de loi, d’interpeller les Ministres, etc.

    Bref, bonne chance (avec Remy) : il y a beaucoup de travail.

  2. J’adore le débat en cours sur la mise en application de l’encadrement des rémunérations. Mine de rien, bien que cela soit présenté comme symbolique, c’est une (future) décision extrêmement forte et structurante car elle fixe de nouveaux points de repère dans la représentation de l’échelle des valeurs (ce n’est pas qu’une question de salaire).

    J’espère quand même que Pierre se battra sur l’encadrement des *rémunérations* et pas seulement des *salaires*.

  3. Enfin une bonne nouvelle : Kucheida a été exclu du PS. La morale y trouve son compte… Mais je connais la vie et je suppose que ses bons et loyaux sujets vont le réélire dans un fauteuil et qu’il aura réintégré le groupe socialiste dans moins d’un an.

  4. Cher camarade,

    Encore bravo pour ce début de gouvernement. François Hollande habite la fonction et ses premiers pas sont très beaux et pleins d’espoir.

    Par contre, je ne comprends vraiment pas votre justification de vous présenter aux législatives. Je croyais qu’un ministre de la République travaillait pour tout le monde et non pas uniquement pour son territoire??? De la même façon, je pensais qu’un député votait des transcriptions de lois européennes et des lois pour l’ensemble des français. Il n’y a pour ma part aucune justification à ce qu’un ministre aille devant les électeurs. Que vous soyez un élu ou pas ne change rien. Je pense que nous souhaitons que vous fassiez du bon boulot tout simplement (De Villepin a, je pense, été un très bon ministres des affaires étrangères et il n’a jamais été elu). Après, cela montre juste que par peur de ne pas rester 5 ans au gouvernement, vous ne souhaitez pas subir la précarité que beaucoup de nos concitoyens affrontent. Et c’est trop facile !!! Il faut vraiment voter une loi sur l’interdiction des cumuls des mandats, quelque soit le mandat (je sais que c’est votre suppléant qui prendra votre place mais avec la nouvelle règle que la droite a fait passer, il vous la rendra quand vous le voudrez).

    Amitiés socialistes

    • Mr le Ministre Pierre Moscovici est un camarade socialiste qui a le sens et l’amour du travail en équipe.Son suppléant et ami Frédéric Barbier peut en témoigner! De plus attendez les résultats,par respect du Peuple,svp…..

    • Il n’y a pas de cumul de mandat puisque Mosco ne siégera pas.

      Après, qu’un ministre soit qqun d’élu, ce n’est pas obligatoire, mais c’est quand même assez intéressant. Et effectivement, c’est une mission parfois très courte, il est logique aussi de voir plus loin que le bout de son nez.

      Et oui, il retrouvera son mandat de député le moment souhaité, au même titre qu’un responsable d’entreprise laisse les clés de l’entreprise à son premier adjoint s’il devenait ministre, qu’un fonctionnaire retrouverait son poste aussitôt après sa sortie du gouvernement…

      • Il n’y a surtout pas cumul de mandats parce que les ministres n’ont pas de mandat. Contrairement à ce qu’affirme Pierre lors de son débat avec ses concurrents de l’UMP et du Front national, les ministres ne sont pas élus mais sont désignés, en principe par le Premier ministre.
        Dans une République qui suppose la séparation des pouvoirs exécutif et législatif, il n’est pas normal que vingt-cinq ministres soient candidats à un mendat de député uniquemement pour assurer leurs arrières.
        Les professionnels de la politique, surtout à gauche, devrait avoir le courage d’affronter ce sujet en dehors de la stricte défense de leurs intérêts corporatistes. devraient avoir le courage

        • Non mais attends, comme tu le dis, être ministre est une mission et non un mandat. Une mission qui durer 1 mois comme 5 ans, impossible à savoir d’avance.

          Comme un fonctionnaire se met en congés pour exercer une mission momentanée, comme dans une entreprise, un employé se mettrait d’accord avec son responsable pour arrêter son travail et accepter la mission et ensuite récupérer son poste par la suite, il me paraît logique ou en tous cas pas du tout anormal qu’un élu veuille rester élu et qu’il retrouve ses fonctions d’élu et son mandat une fois sa mission terminée. Je ne vois rien de choquant à cela.

  5. Cohabitation pour cohabitation, je suis d’accord avec la droite. ne donnons pas tout les pouvoirs législatifs à un seul parti. Une assemblée nationale à Gauche, avec une majorité forte du PS est encore la meilleure réponse à la gouvernance libérale du parlement européen et du PPE-UMP. Et comme le rappelle Pierre, il semble que la voix de la France soit particulièrement écoutée depuis quelques jours.

  6. Très bon début du gouvernement.
    On va avoir une belle majorité.

    L’offensive sur l’europe est bonne. Il faut continué sur les eurobonds.

    L’allemagne demande réforme structurel.
    Il faut la prendre aux mots.
    1)Lui donner une réponse sur la compétitivité avec une Cotisation sur la valeur ajouté de 5% et des taxes sur l’environnement pour diminuer les cotisations de 50Mds€.
    2)Faire une réforme systémique des retraites, une retraite par points.
    3)Répondre sur la flexibilité du marchés de l’emploie. Il existe deux solution a ce problème. Donner une facilité au entreprise pour licencier et facilité l’emploie(selon la droite car l’entreprise peut s’adapter a la situation économique).Les entreprises veulent de la visibilité pour investir mais le consommateur aussi, précarisé tout le monde empêche les gens d’investir dans le long terme(une maison, une voiture…). L’autre solution est de mettre la flexibilité dans l’entreprise, favoriser le travail restreint(chômage partiel)pour ne plus licencier et garder les salarié dans l’entreprise. Créer un cadre moderne pour le travail restreint(indemnisation, formation, investissement pour moderniser les process de production de valeur ajouté).
    Transformer le chômeurs en une personne employé par l’état avec un salaire et qui est formé pour repartir dans le privé a la fin de sa formation.
    4)Proposer un nouveau mode de financement de la dette française avec un nouveau produit bancaire pour capter une partie de l’épargne de français et sortir des contraintes de marchés.

    Pierre , notre ministre a la responsabilité avec Montebourg de l’agence des participations de l’état.
    Une énorme réforme doit être conduit par c’est deux ministre.
    Transformé APE non plus comme une agence qui reçoit les dividendes des entreprise publique mais comme une holding qui développe ses entreprises et qui bouge.
    La première options a prendre dans cette réforme est de transformer cette identité en une entreprises qui est les moyens de contrôler ses participations avec des moyens Humains, financier , juridique et une stratégie claire.
    Faire le point sur l’ensemble des participations et les regroupés en pôles dédié a une secteur économique. Un pôle transport avec le groupe SNCF,les aéroports, les ports maritimes, la participations AIR FRANCE. Le but est de coordonnés les choix, avoir une vision d’ensemble, augmenté la participations pour avoir le contrôle quand cela devient nécessaire.
    Un pôle par secteur économique: »énergie »transports »électronique »industrie »chimie » et ainsi de suite.
    Chaque pôle est une holding avec ses participations qu’elle contrôle mais aussi une structure financière avec une banque de financement, des fonds d’investissements pour faire évoluer la filière avec de nouvelles entreprise, des équipes pour valoriser les entreprises a l’export. Chaque pôle est une Caisse des dépôts dans un format plus petit et reprend l’union du privé et du publique.
    La CDC avec 20Mds€ de fonds propre est un acteur important, mettre en place des holdings gérer par l’état sous le format CDC peut être un facteur de stabilisations importante de l’économie et de création de croissances.

  7. L’enjeu majeur de ces législatives est de donner une majorité à notre Président de la République pour que la construction du changement notamment dans l’Éducation Nationale, pour gagner la bataille de l’Emploi et bien tant d’autres domaines soit vraiment bien réel.

    C’est aussi courageux de se présenter au suffrage de ses électeurs & électrices de sa propre circonscription, et de leur montrer que l’on ne les laisse pas tomber, bien au contraire.

    Avec pédagogie, on peut leur expliquer que la croissance se décide aussi durant les sommets internationaux, à Bruxelles, que leur Député – Ministre œuvre pour eux tout en étant à leur écoute sur le terrain. C’est un réel atout, il me semble. Ce sont des flux dans les 2 sens.

    En ne pratiquant pas une langue de bois, comme certains médias laissent le croire aux gens, on peut justement démontrer que l’on peut faire de la politique autrement avec tous les acteurs publics mais aussi privés qui s’engagent pour le redressement de notre pays.

    Il est fini le temps où une seule personne pouvait tout régler. C’est en mobilisant autour de projets, sur des territoires, que la confiance dans notre pays va se reconstruire, et nous gagnerons rassemblé-es pour la croissance et le mieux vivre ensemble en France mais aussi en Europe.

    Optimiste, je pense que nous pourrons par l’innovation mais aussi par bien d’autres mesures et actions, passer à une nouvelle mutation industrielle, écologique, sociale et solidaire.

    Je crois aussi très fermement au redressement du Commerce Extérieur, qui n’est pas seulement dû à à la conjoncture, mais à des raisons « culturelles » et historiques. On cite toujours l’Allemagne en exemple. Je crois que la France ne doit plus avoir de complexes dans ce domaines surtout avec entre autres une jeunesse très ouverte, et bien formée, notamment en langues.

    Tirons parti du programme de François Hollande pour le redresser !
    Montrons aussi l’exemple à nos entreprises nos belles réussites, et allons sur le terrain pour décrocher des contrats dont on a besoin, et mettre en réseau les entreprises qui veulent se lancer dans de belles aventures humaines ;

    La Coopération Commerciale entre les entreprises en Europe est aussi possible et à développer pour relancer le marché « intérieur », et par conséquent notre croissance.

    La France a su déjà s’imposer sur la scène internationale en étant un moteur de la croissance, avec force et détermination. L’Europe, qui était sérieusement en panne prend déjà un autre chemin. Nous devons continuer et leur montrer la bonne direction, c’est à dire au service du quotidien de nos concitoyen-nes.

    L’espoir est là, et l’attente est grande.

    Mobilisons pour gagner les législatives. J’ai trouvé que l’opération porte à porte était très bien. Un retour vers les populations notamment plus populaires, et moyennes avec un accueil de leur part positif. Elle casse aussi le filtre avec les médias et montre mieux la personnalité de nos responsables mais aussi la nôtre, et nos fortes convictions. On se rend accessible.

    Bonne campagne ! Meilleures réussites autour de cette belle cause qu’est le redressement économique de notre France et Européen, mais au delà humain. Il faut y croire et ne jamais laisser tomber.

    La tâche est immense mais tellement passionnante. Nous devons impérativement relever le challenge ! Les économistes de gauche avec du sens pratique le démontreront pour que notre Président de la République soit installé pour 10 ans à l’Élysée.

    Valérie
    Professeur Economie Gestion Education Nationale
    Ancienne Commerciale Export dans l’Industrie
    Membre du Parti Socialiste

  8. @Pierre : mucho mucho bravo !
    Nous savons maintenant qu’il y a une vision à Bercy, et personnellement, ça me rassure. Voila, ça c’est fait, reste à transformer l’essai.

    Les promesses concernant la réorientation politique de l’Europe sont tenues : le combat fait rage, et nous espérons tous qu’il aboutisse à une réorientation bénéfique à tous et toutes (Merkel compris), je veux dire l’Europe des peuples, engagés dans des projets communs.

    Des projets de croissance, bien sur, et qui doivent mobiliser au delà des clivages habituels. Mais pas facile, bien sur, de mobiliser sur des ponts, des autoroutes, des infrastructures (pourtant nécessaires vu les perspectives énergétiques).
    Ce sont d’ailleurs des recettes d’un autre temps, la politique des grand travaux à la Roosevelt, c’est peut être formidable, mais les méthodes keynésiennes ne doivent pas être considérées comme un dogme : il faut réinventer l’intervention de l’Etat (en l’occurrence l’Europe) dans un objectif de croissance (croissance de quoi d’ailleurs : des emballages plastiques dans nos décharges ?).

    Alors puisqu’il faudra bien choisir un axe majeur d’investissement, je m’étonne qu’on ne parle pas d’avantage de la recherche, la vraie (et pas de ces crédits d’impôts scandaleux alloués aux banques pour payer des consultants en optimisation fiscale). La croissance de demain, elle est là, et les défis à relever sont légions, tant notre système productif marche sur la tête.

    En plus c’est tout à fait cohérent avec la priorité éducative du quinquennat (et il faut inciter notamment à la formation continue de nos ingénieurs et techniciens dont le niveau moyen en bureau d’étude fait vraiment de la peine), ainsi qu’avec la réindustrialisation nécessaire (via une réorganisation totale du transfert de technologie) sur des produits à haute valeur ajoutée. Il se trouve que le monde de la recherche fonctionne déjà sur des partenariats internationaux, tous les labos étant déjà impliqués dans des projets collaboratifs, notamment européens. Il n’y a donc qu’a arroser un peu le système pour qu’il produise d’avantage.

    Le voilà, le grand projet européen.

    Dans la même logique, j’y ajouterai bien des incitations à concevoir et produire des produits manufacturés durables, et répondant à une réglementation européenne nouvelle, notamment en ce qui concerne l’aspect « réparable » du dit produit (au delà d’un certain coup carbone, ou d’une certaine valeur vénale par exemple). Car aujourd’hui on a presque oublié le coup carbone de nos machines à laver conçues pour tomber en panne 4 ans après la date d’achat, à cause d’un misérable composant électronique bas de gamme, la plupart du temps placé sciemment qui plus est…

    Autre avantage de cette nouvelle approche de la conception : un peu de protectionnisme sera nécessaire, et exiger une certaine durabilité des produits entrant à nos frontières est loin d’être inacceptable. Ca donnera un nouvel avantage compétitif à nos PMI, tant qu’on restera leader sur ces nouvelles technologies durables bien sur, via un effort budgétaire significatif sur la recherche.

    Croyez moi, il y a beaucoup à faire dans et autour de nos bureaux d’étude. Connectez les aux universités et aux structures de recherche fondamentale, allouez les fonds, et vous verrez, ça tombera tout seul.

    Il faut lever l’enthousiasme collectif autour de projets répondant aux problèmes de notre époque, Keynes doit être réinventé, et hardi !

  9. Moi je ne connais pas grand chose à la politique mais je suis d’accord Pierre Moscovici doit rester au gouvernement donc ceux qui sont dans le Doub: « Votez pour lui, il est un élément important

  10. La FRANCE et le Pays de Montbéliard peuvent s’enorgueillir d’avoir de nouveau un ministre de la trempe de Pierre MOSCOVICI -et ceci dit sans flagornerie, quand bien même la tâche du gouvernement s’apparente aux travaux d’HERCULE, « impossible n’est pas français.

  11. L’EDUCATION!C’est ce qui importe le plus à mes yeux.

  12. Accord total avec Pierre Moscovici, notre roc à Bercy. Et optimisme raisonnable : je ne pense pas que beaucoup de gens aient envie d’une cohabitation.

  13. tous derrière vous Pierre et derrière les membres du gouvernement . Il faut en effet une majorité à Francois Hollande et les français la lui donneront … Amitiés socialistes ..

  14. Bonsoir, je vous souhaite très sincèrement un franc succès lors des législatives. Il serait déplorable de perdre un ministre de votre valeur, au sein de ce gouvernement. Bon courage. Amicalement Corinne de Lyon.

  15. Je sais que mes commentaires ne sont pas en adéquation avec le sujet, mais j’aurai une question:
     » Bien que M Hollande soit président de la République, lorsque je regarde les interviews sur les radios ou sur les chaînes publiques, j’ai toujours l’impression que rien n’a changé: il ne se passe pas un jour sans que l’on voit les représentants de la droite ou que le questionnement des journalistes ne visent qu’à mettre en difficulté les les ministres ou le président. De plus, les reportages sont toujours présentés d’une certaine façon : devinez laquelle?
    Depuis l’élection je regarde les journaux télévisés sur France 2 et contrairement à ce que dit M Pugadas ce n’est pas parce que leur journal est meilleur mais uniquement pour analyser les propos et les commentaires et vous allez certainement me trouver sévère mais je trouve que ces journalistes n’ont plus la place sur les chaînes publiques (ils ont fait eux mêmes leur choix par leur attitude)

    • Oui le pluralisme n’existe pas et la grande majorité des journaleux de télé ou de radio sont inféodés.Ces gens là ne respectent pas la déontologie et biaisent systematiquement les questions, leurs analyses sont partiales donc pas de respect à avoir.Ils ne sont pas pro.Nettoyage des télé et rappel aux patrons de radios que les fréquences peuvent être retirées.La 1ere sanction devrait être à l’encontre de TF1 qui n’a jamais respecté les régles définies pour l’attribution de cette chaîne au privé.Pernaud à faire dégager.Elchabak à faire taire, c’est l’insulte personnifiée .Un type sectaire alors dehors ou on prive la radio de ses droits d’emettre.
      Un peu dirigiste, un peu stalinien, non!!!!!!!Pourtant comment appliquer des régles sans sévérité.La tolérance ils ne la connaissent pas ces leche-cul de la droite.Ils tueraient pere et mere pour plaire à leurs patrons droitier.Comme le Figaro un excellent journal qui paraissait pendant la guerre et il est toujours là avec toujours la même volonté de plaire aux riches.C’est le mal de la société c’est baveux, ces serviles laquets du pouvoir financier.Un bon nettoyage de ces bons journaleux tolérants!!!!D’accord avec vous.Pas de chasse aux sorcieres!!!Que font ils ces gens là, s’ils pouvaient ils bruleraient les gens de gauche.

  16. je trouve cette règle : démissionner d’un poste ministériel si pas élu aux législatives, pas très juste. Car il y a des circonscriptions plus faciles que d’autres, et se séparer de compétences au gvt dans les difficultés économiques actuelles

    • Je suis d’accord, et ça me dérange particulièrement car Pierre Moscovici, est dans une circonscription qui sera apparemment difficile, et il est un élément nécessaire du gouvernement…

      • je suis d’accord avec vous, d’autant plus qu’il est finalement plus simple de ne pas se présenter pour éviter ce risque. et en plus le ministre élu cédera sa place le temps qu’il est au gouvernement

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