Rencontre du Ministre Pierre Moscovici avec le Président Van Rompuy

Hier, le Ministre de l’économie, des finances et du commerce extérieur Pierre Moscovici a rencontré à Bruxelles Herman Van Rompuy, Président du Conseil européen.

Retrouvez ci-dessous les photos de cette rencontre.

Crédit Conseil de l’Union Européenne

51 réflexions au sujet de « Rencontre du Ministre Pierre Moscovici avec le Président Van Rompuy »

  1. Le retour des trolls UMP sur ce blog, ou comment prouver la bétise abyssale de la droite et son absence totale de vision, de projet ou d’argument. L’insulte et le racolage à l’extrême droite, c’est ce qui leur reste quand ils ont tout perdu politiquement (au sens du projet politique).

  2. Hollande serait-il quantité négligeable pour Merkel, qui s’est entretenue avec seulement Obama et Cameron? A-t-elle oublié que FH avait été élu démocratiquement par les français? Veut-elle lui faire payer la teneur de leur premier entretien?
    http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20120607.OBS7868/europe-merkel-appelle-de-ses-voeux-une-union-politique.html

    Extrait:
    La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré jeudi 7 juin qu’elle souhaitait travailler à une « union politique » en Europe, quitte à accepter l’idée d’une Europe à deux vitesses si certains pays bloquent. Dans une interview à la télévision publique allemande ARD, elle a déclaré :

    Nous avons besoin de plus d’Europe (…) d’une union budgétaire (…) et nous avons besoin avant tout d’une union politique. Nous devons pas à pas abandonner des compétences à l’Europe ». Mais « nous ne devons pas rester immobiles parce que l’un ou l’autre (pays) ne veut pas encore suivre ».

    La chancelière s’exprimait au lendemain d’un entretien téléphonique avec le président américain Barack Obama, avec qui elle a évoqué la nécessité de mesures pour renforcer la zone euro, selon la Maison Blanche. Angela Merkel reçoit jeudi à la mi-journée le Premier ministre britannique David Cameron, avec qui elle doit discuter de la crise de la zone euro.

    • Elle préferait travailler avec Sarko car il disait amen à tout ce qu’elle voulait.L’europe va se réquilibrer et c’est le seul moyen de bâtir.Elle a soutenu les spéculateurs financiers avec Sarko et on peut se poser des questions sur son avenir politique.FH va ouvrir un vrai front pour équilibrer les discussions et avancer.
      Ce n’est quand même pas la droite responsable des situations à travers les spéculateurs fionanciers qui vont régler quoi que ce soit.
      Ils veulent toujours faire payer les peuples, il est temps de leur faire cracher l’argent volé à travers la spéculation sur les dettes.

    • L’important est ce qu’a dit Merkel :
      « Nous avons besoin de plus d’Europe (…) d’une union budgétaire (…) et nous avons besoin avant tout d’une union politique. Nous devons pas à pas abandonner des compétences à l’Europe ». Mais « nous ne devons pas rester immobiles parce que l’un ou l’autre (pays) ne veut pas encore suivre ». »

      J’aurais aimé que ce fût dit par Hollande. J’aimerais surtout que la France s’inscrive sans arrière-pensée dans la démarche fédéraeut initier la chancellière.

      • « la démarche fédéraliste que veut initier la chancellière ».
        Pardon

      • @ Bangor /pour une fois ,j’ai tout compris ! de ce qu’a dit A.M. Sur le site de la BBC on peut lire les 300 posts qui commentent son intervention et qui sont intéressants.
        Lorsque F.H. a rencontré A.M. il lui aurait été difficile de tenir d’emblée un tel discours, me semble-t-il ;c’est tout un plan-projet qu’elle a présenté, en faisant clairement remarquer que pour aider la croissance et l’emploi, il fallait monter des projets qui soient générés par des besoins « effectifs »( à bon entendeur ..)

      • A Bangor :

        Pourquoi parlez vous de démarche fédéraliste, alors qu’il s’agit, en vérité, d’une démarche centralisatrice ?

        –En Allemagne, pays fédéral, le centre exerce des pouvoirs resteints et les périphéries se sont vues, peu à peu, doter de compétences diverses et enrichies. Les Landers ont ainsi beaucoup de poids sur le plan économique, culturel, et même diplomatique.

        –Aux USA, autre pays fédéral, le centre a également des compétences très étroites. Les « Etats » peuvent avoir « leur » Justice, leurs avancées ou reculs culturels (la peine de mort interdite ou permise, le mariage homosexuel ouvert ou fermé), et l’organisation économique est le fait des « Etats » non du « centre ».

        A contrario de cette organisation « fédérale » on trouve…La France. Pays centralisateur par excellence – et cela sous tous les régimes traversés – notre pays a cherché à se « décentraliser » avec un succès pour le moins mitigé. Ce qui est certain, en revanche, c’est qu’il ne s’agit pas d’un pays « fédéral ».

        Si les élus régionaux ont la possibilité de fixer les taux d’imposition…Ils n’ont pas le droit de créer (ou de supprimer) des impôts, prérogative du Parlement. Si les « schémas » économiques sont le fait des régions, ils doivent être approuvés au plan national. Et bien sur, la loi ne diffère pas d’une région à l’autre…Sauf pour ce qui est de l’Alsace Lorraine en certains points.

        Pour en revenir à A. MERKEL, que demande t elle ? Sinon une « centralisation » des compétences, au profit du « centre »(UE) et non des périphéries ? (Etats)

        N’est il pas ici question d’unir budgétairement,
        politiquement, etc. Les Etats…Sous la conduite de l’UE ? Et cela petit à petit, en unifiant peu à peu le « territoire » ?

        Une démarche qui n’a rien de « fédéral » puisque c’est celle choisie par…Les rois de France, qui avec une continuité parfaite ont commencé à unir le pays par la foi (1), par l’ordre (2), par la conquête et les mariages (3) puis par la loi (4) et la langue (5)…Au bénéfice du roi (centre) et donc au détriment des « périphéries » d’alors (comtes, ducs, seigneurs locaux)

        Une démarche qui a été suivi par les révolutionnaires, puis par les Empereurs, et enfin par la République (le préfet est il autre chose qu’un bailli moderne ?)…Et que l’UE reproduit depuis quelques années, en « émiettant » les compétences nationales au profit de compétences »européennes » censées faire « mieux » que le national.

        Alors…Plus « d’Europe » ? Comme jadis « plus de France » ? Pourquoi pas.

        Mais n’est ce pas un peu précipité ?

        Actuellement, l’UE est très mal dirigée. Le Conseil Européen a pour président un homme qui a très clairement fait savoir qu’une division de la Belgique lui agréerait (comme symbole d’unité on a mieux…) ; la Commission Européenne s’organise autour de M. BARROSO dont la compétence la plus intense semble être la courtisanerie intense (en témoigne sa très grande complaisance sur le viol des traités, qui est (tout de même) à la base de nos problèmes. Si la Commission n’avait pas fermé les yeux, on n’en serait pas là).

        Quant au Parlement Européen…Force m’est d’observer que ses membres n’ont pas le moindre pouvoir d’initiative de la loi (ce qui rend grotesques leur élection puisqu’ils n’ont pas même le droit de défendre une loi ! Au contraire des députés nationaux qui peuvent au moins agir sans avoir besoin d’une bénédction de la Commission Européenne ou du Conseil Européen)

        Au reste, ledit Parlement Européen a souvent pour membres les déçus du suffrage universel national ou sert de planques dorées à des Ministres nationaux en mal de popularité ou poursuivis pour des faits judiciaires.

        La BCE, quant à elle, est désormais sous la férule de l’homme qui a aidé, non pas la Grèce, mais les gouvernants d’icelle – toujours avec la complicité passive de la Commission – à truquer ses chiffres !

        Bref, à l’heure actuelle, force m’est d’observer que l’UE n’a pas réussi à démontrer en quoi il serait si nécessaire de lui octroyer de nouvelles compétences, alors que tout ce qui relève, pour l’heure, de sa compétence, n’est déjà pas à louer.

        La Stratégie de Lisbonne I a t elle été un succès ? Certes non. Ce n’est pas moi qui le dit mais ceux qui en ont fait le bilan…M. BARROSO compris.

        Sur le plan diplomatique, A. ASHTON n’a pas non plus fait des merveilles. Peut être parce que cette Anglaise passe par les services de son pays avant de prendre une décision. Peut être aussi parce que l’UE, même si elle est une puissance économique et financière, est un nain politique, à la manière du Japon. Quand l’UE a t elle manifesté sa puissance « diplomatique » ? Face au conflit irakien, on a vu que des divisions. Face au conflit syrien, son unité ne permet pas de convaincre M. POUTINE, encore moins la Chine. Et au moment des JO en Chine, chaque dirigeant a choisi sa méthode. Et pour ce qui est du G20, là encore on a vu la prédominance des USA !

        L’économie alors ? Force m’est d’observer, là encore, que ce ne sont pas des méthodes européennes mais nationales qui ont permis à l’UE de décrocher des marchés ou d’en perdre. Et nos exportateurs dénoncent l’euro trop cher ou la « concurrence non libre et faussée » ! Que fait l’UE ? Pas mieux que les Etats nationaux en la matière.

        La crise mondiale ? Ce n’est pas « l’UE » qui a été appelé à la rescousse mais les…Etats. Ou plus exactement, leur contribuable. Par mimétisme des USA, on a cherché à fabriquer un « Plan Paulson » européen avec les succès qu’on sait. On est encore bien dans la mouise et pas près d’en sortir. Bravo !

        Bref, le jour où l’on aura des dirigeants vraiment européens – pour moi des gens qui violent les traités qui les engagent ne peuvent se prévaloir d’être « européens » – un PE avec des compétences législatives propres, un Sénat si nécessaire (au lieu du Conseil Européen qui viole la séparation des pouvoirs avec ses compétences législatives européennes et exécutives nationales) composés de membres ayant vraiment la volonté politique d’exercer une fonction digne (plutôt que de ne voir en l’UE qu’un gâteau financier à se partager) d’accord.

        A ce moment là, d’accord, pourquoi pas un budget européen conséquent, des compétences centralisées, et ainsi de suite.

        Malheureusement, je perçois plutôt dans les propos de la Chancelière une volonté de féoder l’UE à ses propres désidératas (et ceux du Parlement Allemand)…En utilisant l’excuse d’un pseudo « fédéralisme » qui n’en a que le nom.

  3. Par SYLVIE PIERRE-BROSSOLETTE

    Personne ne semble rien attendre de palpitant des élections législatives. Et pourtant, selon que le scénario s’écrit en rose ou en bleu, la vie de François Hollande peut en être changée. Version rose : le PS a la majorité absolue avec ses alliés du PRG, et tout va pour le mieux (possible) dans un monde pourtant hostile. Version bleue : l’UMP fait un bon score, menaçant la gauche de perdre la majorité sur certains votes, condamnant le PS à négocier le soutien non seulement des Verts mais du Front de gauche. Pour l’Élysée, ce serait le cauchemar.

    Imaginons une Assemblée nationale où Jean-Luc Mélenchon fraîchement élu (cela fait partie du scénario carrément noir) ferait la pluie et le beau temps ! Même si ses amis et lui n’étaient pas nécessaires au PS pour obtenir la majorité, on peut compter sur l’implacable bretteur pour faire tonner sa voix. Le cirque permanent. Si le PS dépend seulement des Verts, ce ne sera guère plus confortable. Cécile Duflot a donné un avant-goût de sa conception de la solidarité gouvernementale avec ses propos sur le cannabis. Elle continuera – et si ce n’est elle, ce seront les élus de son obédience – à ne pas se retenir, alimentant le débat sur les sujets qui fâchent, au nom de la fierté et de l’idéalisme écologiste. L’enfer vert.

    Aubry veut contrôler le groupe PS à l’Assemblée

    Si l’on ajoute un maintien possible de Martine Aubry au Parti socialiste, qui aura le désir de contrôler tout ou partie du groupe au Palais-Bourbon (on peut même imaginer qu’elle cherche à faire élire un de ses partisans à la tête des députés), François Hollande ne sera pas au bout de ses peines. Les déclarations de la première secrétaire réclamant davantage d’impôts à quelques jours des élections lui ont donné un avant-goût de la suite si la maire de Lille restait en place.

    Il ne manquera plus alors que les piques de Ségolène Royal, qui, si elle est élue au perchoir, pourra distribuer bons et mauvais points en toute impunité. Qui a dit que les législatives étaient assommantes ? Pas François Hollande qui, si les Français ne votent pas en nombre suffisant pour les candidats socialistes, trouvera peut-être plus facile de négocier avec madame Merkel qu’avec ses propres amis. Mais tout c

  4. A la tv, à la radio, si jamais je m’y risque,je tombe fatalement sur des gens qui discutent : milliards, faillite, banques,prêts, actionnaires …comme l’Economie n’est pas ma tasse de thé, j’essaie de suivre cahin caha ; mais, ô misère, aucun de ces gens très diplômés n’est d’accord avec son voisin, et même,il semble que ce ne soit pas des divergences politiques qui les séparent ;
    tous ont des solutions différentes ; comme je ne joue pas aux stratèges en chambre, je suis excédée et je voue aux gémonies journalistes, politologues, économistes et financiers qui me semblent incapables de proposer des analyses un peu simples et de
    multiples projections de solutions avec leurs conséquences ; mais je me dis que je dois être la seule à être aussi rétive et aussi bornée ; ma destinée me semble bien noire .

    • Non, Fillon n’a pas répondu. Les principaux chiffres cités par Pierre Moscovici étaient les suivants :
      « 450.000 emplois industriels perdus en cinq ans », « 600 milliards d’euros de dettes publique en plus ».
      Cela vous fait rire ? Il y a vraiment de quoi, surtout si l’on mets en face les cadeaux faits aux plus fortunés : bouclier fiscal, allègement de l’ISF et autres niches fiscales. Surtout, riez bien.

      • Entre 50 et 80 milliards d’évasions fiscales .Pourtant la droite taxait peu!!!!!Pas de leçon à recevoir de ceux qui négociaient dans un hôtel avec les évadés fiscaux.C’est fini.De toute façon, il va falloir qu’ils rendent sous une forme ou sous une autre ce que ce pouvoir vendu leur a permis de piquer.La justice commencera là!!!

    • Rions un peu : G.Jugot a bien une moustache ? quel est donc le Jugnot triste auquel vous faites allusion ? J’ai pensé à Bové …
      J’ai pensé que F.H ou JM.Ayrault avaient ,pour le plaisir ,décidé de …mais finalement j’ai atterri sur Libé : » des portraitistes jugent la photo officielle de Hollande » . C’est très intéressant ,allez y voir et lire . Et puis ,svp ,postez un com.qui nous fasse rire ,tous ; en ces temps tristounets où les humoristes sont assez médiocres, cela sera un vrai plaisir !

  5. Et c’est repartie pour un tour ! Comment faire compliqué, pas efficace du tout, risqué pour le contribuable, et navrant en terme moral ? Comme ceci :

    http://www.bfmbusiness.com/article/1/l%E2%80%99espagne-veut-sauver-bankia-gr%C3%A2ce-%C3%A0-des-titres-de-dette-158681

    Bref, on l’aura compris, un certain Rajoy, envisage d’emprunter on ne sait où (et surtout, à combien…) 23 milliards pour renflouer Bankia. Cela, bien entendu, au moment même où il demande au pays de nombreux efforts et où ledit pays a déjà bien du mal à se procurer quelque argent sur les marchés !

    Il y aurait pourtant une solution – trop simple ? – qui pourrait aider Bankia, éviter de faire les poches du contribuable tout en protégeant le pays (et la zone euro) de nouvelles spéculations sur la « faillite » (banqueroute) de certains Etats !

    En effet, Bankia c’est : 38,5 milliards de dettes (autres que vis à vis de la clientèle) dont 13,6 Mds de dette subordonnée (dites « junior »), 11,6 Mds de dette sénior venant à échéance entre 2013 et 2017, et 13,5 Mds de dette à échéance supérieure à 5 ans.

    En transformant 100% de la dette junior, 50% des titres sénior à long terme et 20% des titres sénior à moyen terme en capital, soit à peu près 23 Milliards, Bankia verrait ses fonds propres augmentés de la somme prévue par le Gouvernement, sans prendre aux contribuables !

    Voilà qui redonnerait à Bankia un oxygène considérable, le capital ne donnant lieu ni à versement d’intérêts obligatoires tant que l’entreprise ne regagne pas d’argent, ni à refinancement.

    Quand je vous dis que c’est trop simple ! D’où sans doute l’abandon d’une telle solution !

    Bien sûr, les actionnaires actuels seraient « liquidés », mais ils ont déjà virtuellement tout perdu. Le contribuable ne paierait rien, et surtout, les déposants verraient le spectre d’un défaut sur leurs comptes s’éloigner. Le risque d’un bank-run dévasateur serait durablement éloigné.

    De leur coté, les créanciers de court terme ne seraient pas impactés, ceux de moyen terme un peu, ceux de long terme un peu plus : cela laisserait le temps aux dits créanciers d’amortir la perte dans leurs propres comptes.

    Cependant, me direz vous, ces pertes pourraient tout de même mettre des créanciers financiers de Bankia en difficulté. Que faire alors ? Et bien, instaurer le même plan aux autres banques du pays !

    Chose qui enverrait un signal extrêmement positif aux prêteurs qui n’osent plus venir sur la dette souveraine espagnol. A savoir : « l’Etat ne couvrira pas les pertes des banques ».

    Bien sûr, il est possible que les pertes de bankia dépassent la somme de ses fonds propres et de ses dettes hors clientèle. Dans ce cas, il resterait la méthode « serbe », et de toute façon, l’application préalable du plan « debt to equity » diminuerait de toute façon à la portion congrue le besoin de refinancement des comptes individuels garantis par l’état espagnol.

    Mais dans le cas contraire, les ex-créanciers redevenus actionnaires de Bankia sauraient que pour récupérer leur mise, ils ne pourraient compter que sur eux même et la capacité à bien gérer leur actif. Cette leçon salutaire, que l’ensemble du monde financier, et pas seulement espagnol, observerait avec attention, provoquerait sûrement, bien plus que toutes les régulations imaginées par un législateur toujours en retard d’une crise, une véritable révolution culturelle positive et saine dans le monde de la banque, qui en a bien besoin !

    Au lieu de passer un temps fou à chercher de l’argent pour renflouer des banques mauvaises gestionnaires, qui utilisent la menace des dépots de leur clientèle pour contraindre les Etats à payer – et une fois la chose faites pour spéculer sur leur banqueroute rapide – les Ministres des Finances pourraient s’attacher à organiser ces « plans » à l’endroit des banques.

    Trop simple comme solution ?

    • Oui, trop simple. Cela reviendrait à mettre les banques en faillite et c’est justement ce que l’on cherche à éviter. N’oubliez pas que c’est l’Etat espagnol qui a emprunté auprès de ses banques et qui les a mises en difficulté. Nous ne sommes pas en présence d’une crise bancaire mais d’une crise de la dette publique.

      • Les banques espagnoles trichent depuis des années sur leurs bilans.Les droitiers ne veulent pas d’intervention de l’état, se rétribue sur l’état et appelle l’état au secours.
        Combien toute la racaille dirigeant les banques s’est elle mis dans les poches les 15 dernieres années.Liquidation, nationalisation, et on élimine cette vermine financiere qui n’a plus sa place dans la société actuelle.

      • Oui, effectivement, et c’est bien tout le problème. Le contribuable doit payer pour éviter à des mauvais gestionnaires de perdre leurs « petits » profits, avec l’argent des autres…

        Alors que l’entrepreneur, lui, peut faire faillite sans problème…Après tout, ce n’est que son argent, l’emploi et parfois toute une économie qui est en jeu !

      • Les banques ne sortiront de l’impasse financière qui est la
        leur qu’en désendettant le passif de leur bilan, et donc en concluant à grande échelle des accords d’échange « dette contre capital ».

        De tels accords sont le moyen usuel de résoudre les faillites importantes dans les entreprises non financières. Leur intérêt est de soulager les trésoreries en éloignant le spectre de l’insolvabilité, car une fois transformée en parts du capital, la dette cesse de devoir être remboursée.

        A court terme, le créancier subit une perte, au même titre que les actionnaires, mais il conserve l’opportunité de se refaire si la banque, une fois recapitalisée, retrouve, grâce à une amélioration de sa gestion, un cours de bourse digne de ce nom.

        Les obstacles à la conclusion de ce type d’accords sont nombreux. Tout d’abord, leur négociation est généralement longue et les empoignades entre actionnaires et créanciers sont parfois homériques. Quitte à devoir intervenir, l’Etat pourrait forcer, en cas de quasi-faillite constatée d’une grande banque, un tel accord « express », par exemple sur la base de la conversion automatique de 20% des dettes en capital au dernier cours coté.

        Les actionnaires, de toute façon lessivés par la perspective d’une faillite, se consoleraient en partageant une petite partie de la peine avec les créanciers. Certes, une telle procédure ne serait pas sans poser quelques problèmes éthiques, car pas exactement respectueuse du droit de propriété. Mais lorsque l’alternative consiste à faire payer aux contribuables les fautes de gestion des mauvaises banques, la morale…!

        En outre, a législation fiscale considère les abandons de créances… comme un bénéfice exceptionnel, donc taxable ! Cette disposition qui empêche de facto la résolution de bien des crises de solvabilité devrait être abrogée au plus vite. (Et on peut le faire sans passer par la loi)

        Mais là n’est pas l’essentiel. En faisant porter une partie du fardeau de la crise de l’évaluation des obligations pourries sur les créanciers, l’échange dette-capital heurte les intérêts de nombreuses banques, fonds d’investissement et assureurs détenteurs de ce mauvais papier, risquant même d’en contraindre certains, à leur tour, à avoir recours à cette procédure de gestion de faillite, ce qui, évidemment, les mettrait en difficulté face à leurs actionnaires. Or, le lobby financier reste certainement plus puissant et mieux organisé que celui des contribuables ou des économistes traditionnels…! C’est si vrai qu’il suffit de lire « acrimed » ou le site de M. QUATREMER sur l’UE, pour se rendre compte que les « conseillers » sur la question de la gestion de la crise sont tous, plus ou moins, en conflits d’intérêt ! Et on peut compter sur l’actuel Président de la BCE (de Golman Sach) pour ne rien changer ! (Il est des leur)

        Les avantages d’une telle restructuration ne s’arrêteraient pas à la solvabilité des banques: en prenant acte que l’Etat n’interviendrait pas pour racheter des actifs toxiques, les banques gestionnaires de ces actifs, principalement des « Mortgage Backed Securities » (MBS), devraient tout mettre en oeuvre pour en rendre moins opaques le contenu.

        Ainsi, elles pourraient trouver des acheteurs prêts à faire de bonnes affaires, notamment chez les Hedge Funds qui le peuvent encore.

        On le voit, il existe des moyens de sauver les banques qui ne creusent pas les déficits publics et n’imposent pas de contraintes indues à des contribuables qui n’en peuvent plus, tout en étant bénéfiques socialement. Mais leur mise en oeuvre suppose que les pouvoirs politiques acceptent un conflit dur avec de très gros détenteurs d’intérêts financiers.

  6. La réponse de P.Moscovici à l’interview de F.Fillon se trouve sur le site du N.Obs du 6 juin sous le titre « culot immense … » bien envoyée.

  7. BFMTV affirme ce soir avoir suivi à moto le président de la République, lors de son déplacement en Normandie pour les cérémonies d’anniversaire du débarquement, et avoir constaté que sa voiture avait dépassé les 160 km/heure « pendant de nombreux kilomètres » alors que la vitesse est limitée à 130 km/h.

    La chaîne de télévision reproduit aussi quelques phrases échangées avec François Hollande à son arrivée en Normandie. « BFMTV: Vous avez pris la voiture pour venir au mémorial? » « Il valait mieux parce qu’il y a un gros problème avec le train ici, je ne vous parle pas de l’avion qui ne correspond pas à mon mode de déplacement », a répondu M. Hollande. « Pas d’excès de vitesse? » « Pas d’excès de vitesse, je ne sais pas. Cela a été signalé? », a demandé le président.

    Quels Tartuffes ces socialauds!!!

    • Pauvre petit troll affamé de kms ,remettez vite votre casque ,retour vers BFMtv où l’on vous nourrira ; go !

    • Vous avez la défaite amère ! Vous vous en remettrez !

      • Amer moi? Je rigole !
        Par contre, vous tous, vous avez la victoire bien tristounette il me semble.
        Vous réalisez tout d’un coup que vous allez en prendre plein la gueule pendant 5 ans.
        Mais vous verrez, vous vous y habituerez!

        • Vous avez échoué donc vous avez perdu. Bizarrement, on préfère avoir gagné que perdu. Et, oui, vous suintez l’amertume.

        • Oui, vous avez clairement du mal à accepter d’avoir perdu. Vous en faites pas, ça vous passera ;)

          • Quand je dis « victoire tristounette », J’aurais aimé par exemple vous voir vous enthousiasmer pour la photo officielle du gros benêt qui vous sert de président!
            Je n’avais pas remarqué à quel point il avait pris la « grosse tête ».
            Physiquement c’est impressionnant: une grosse tête inexpressive sur un petit corps d’adolescent un peu trop enrobé, boudiné dans un costume trop étroit pour lui, une taille en dessous, les manches de chemise dépassant malencontreusement, avec les bras ballants, une main plus grosse que l’autre. C’est Quasimodo votre président!
            Quelqu’un a même fait remarquer que le drapeau tricolore à gauche avait les bandes horizontales et était en fait… le drapeau de la Hollande !!!

            Quand je vous dis qu’on ne va pas s’ennuyer pendant 5 ans…

          • Votre manie de l’insulte est caractéristique de votre amertume de mauvais perdant. Mais Sarkozy et sa clique ont terriblement echoué, et ont été débarqués. Tant mieux pour la France qui n’aurait pas supporté un second quinquennat de Sarko.

          • Le drapeau de la Hollande ? Parce que le drapeau est en long ? Mais placé comme il est, c’est bien le drapeau français. Quand au reste de vos commentaires physiques, du coup, ce sont les talonnettes que vous n’avez pas encaissées pendant 5 ans :)

            Vous inquiétez pas pour nous, nous n’avons pas besoin d’être arrogants pour être satisfaits du vote des Français aux présidentielles. Ils ont été plus lucides que vous apparemment.

            Mais comme vous le dites, votre défaite va vous laisser le temps de rire pendant 5 ans ;)

          • J’imagine que les maires de droite auront la faculté d’accrocher le portrait du gros benêt la tête en bas?
            Même comme çà on le reconnaitra toujours ;)))

          • Oh bah ils le placeront bien comme ils le veulent. J’imagine qu’il y a bien eu des maires de gauche qui ont pensé à placer le portrait de l’ancien VIP sur un tabouret ;)

          • tiens, le multi-pseudo recommence, je vois qu’on reprend des forces depuis la défaite

          • Raphaël Delpard, auteur de « La fabuleuse histoire du drapeau français » (éditions Quai de Seine)

            « Tel que ce drapeau est présenté, c’est le drapeau hollandais. C’est d’autant plus surprenant que le ministère de l’Intérieur a édité une brochure pour établir les règles en la matière ». Deux de ces règles sont brisées sur ce portrait selon lui :
            – « le drapeau ne doit pas être posé à plat, sur un bâtiment ou le sol, mais doit flotter ». Or les deux drapeaux longent le bâtiment de haut en bas.
            – « le drapeau doit être attaché à son support dans le sens vertical ». Or, il l’est de façon horizontale sur le portrait.

            Les règles de cette brochure sont basées sur les coutumes et les usages. En effet, aucun texte législatif ou réglementaire ne fixe les règles de pavoisement du drapeau tricolore, comme l’a précisé Nicolas Sarkozy en 2007, alors qu’il était ministre de l’Intérieur.

    • J’ai voulu croire à la promesse de monsieur Hollande d’être un président « normal » respectueux de tous et de la loi.
      Je dois avouer que je suis déçue de constater que cette promesse aura tenu à peine 15 jours.
      Sachant qu’il arrive rarement à l’heure, il lui suffisait de quitter Paris plus tôt pour arriver à l’heure en Normandie, puisqu’il refusait le train et l’hélicoptère.
      L’épisode ou il avait manqué le discours de Obama était déjà une honte et un camouflet pour la France. A ce stade, le premier respect que l’on doit à l’Autre est d’être ponctuel.
      Monsieur Hollande n’est plus premier secrétaire du PS mais il est président de la République!
      Pourquoi sinon avoir fait cette promesse qui le lie? Aurait-il sous-évalué la tâche présidentielle?
      Si c’est le cas, je suis inquiète pour la suite. Oui je suis déçue.

      • Vous êtezs déçu c’est cela, vous crachiez déjà sur Hollande avant son élection, les bobards ça ne prend pas.

      • Vous êtes déçue, n’importe quoi, vous crachiez déjà ici sur François Hollande avant son élection. Les bobards ça ne prend pas.

      • @ germaine DesPrez: vous avez diablement raison, F.Hollande avait promis d’être toujours à l’heure, et c’est une promesse qui le lie ; vous avez doublement raison d’être mécontente et inquiète ; pourvu que cela ne se reproduise pas …Qui va lui offrir une Rolex ?

    • C’est vrai que Sarko respectait les limitation de vitesse.C’est tout ce que vous trouvez à dire pour critiquer.Putain, vous tombez bien bas.C’est vrai que vous êtiez déjà dans le caniveau.Quand descendez ious dans les égouts?
      Parlons plutôt du nain.Combien les bureax 15000 Euros mois .Toujours pareil , même battu il grille le pognon qui ne lui appartient pas.Vu sa taille et sa classe, il pouvait occuper une studette de 8m2;Certains n’ont même pas cela pour se loger.Non Nimbis c’est 300 m2.Il serait souhaitable de légiferer pour réduire les dépenses de l’état envers ces ex présidents.Surtout lorsque l’on voit ou cet illuminé a conduit le pays.Non il faut que l’on continue à bosser pour entretenir cet incompétent.

    • Socialiste ou autre, le code de la route – la loi en général – doit être la même pour tout le monde. Pas de raison que les élus ou les nommés s’abstiennent de respecter ce que quelques 65 millions d’individus respectent…Meme si ce n’est pas toujours de gaieté de coeur.

      160 Km/h ? Cela mérite quelques explications. Les chauffeurs de la présidence font peut être du zèle. Quelques rappels des règles (aux dits chauffeurs) + changement de chauffeurs (plus respectueux) si amendes suite à radars (consignes aux policiers pour qu’ils ne « fassent pas l’impasse » comme « hier ») pourraient permettre d’améliorer les choses.

      Du coté de Ayrault, j’ai oui dire qu’il aurait pris le métro…Avec 500 CRS, pour se rendre en banlieue. (Nouvelles de France)

      Je ne sais pas trop quoi en penser. Si cela est vrai, il faudrait peut être réduire les effectifs. Ne serait ce que parce qu’un type qui se balade dans le métro avec 300 types à ses cotés, çà se voit ! Un garde du corps me semble bien suffisant. Et encore…Ayrault n’est pas « Sarko ». Il est plutôt populaire en banlieue.

      Je pense qu’un PM doit pouvoir circuler, sans « gardiens ». Après tout, un certain Philippe le Bel marchait bien dans Paris…Sans craindre pour sa vie. (Bon, il est vrai qu’il savait se défendre : après, rien n’empêche le PM de passer quelques cours de self défense)

  8. L’interview de F.Fillon à laquelle il est fait allusion ,a paru sur le site du figaro du 5 juin avec le titre « le gouvernement ne mesure pas la gravité de la situation » .On peut le lire ,ici,grâce à l’obligeance de l’ami ‘et si c’était vrai’ ,mais on peut aller jeter un coup d’oeil aux 300 commentaires et plus qui l’agrémentent dont certains sont vraiment intéressants ;pour moi ,le post de Seb de 11h05 ,est une bonne réponse ,au ‘brave’donneur de leçons qui avait ,lui, si bien mesuré la gravité de la situation et trouvé les remèdes adéquats .

  9. INTERVIEW – L’ex-premier ministre François Fillon juge «désastreuse» la politique économique des socialistes, fondée sur une hausse massive des impôts et faisant l’impasse sur la réduction des dépenses publiques.

    LE FIGARO. – Le nouveau gouvernement ne cache pas son intention d’augmenter les impôts. N’est-ce pas une nécessité à laquelle vous auriez été aussi confronté pour redresser les comptes publics?

    François FILLON. – Nous avions prévu d’augmenter les impôts en rabotant et supprimant les niches fiscales inutiles ou inefficaces. Mais en aucun cas, nous n’avions prévu de hausse généralisée, et encore moins pour éviter de baisser les dépenses publiques! Martine Aubry a vendu la mèche: elle a affirmé le souhait du PS d’augmenter massivement les impôts et de ne pas réduire les dépenses. Ce n’est tout simplement pas tenable: nous avons un niveau de fiscalité particulièrement élevé en Europe et une croissance suffisamment faible pour qu’on ne vienne pas y ajouter des prélèvements obligatoires.

    Tous les rapports, que ce soit celui de la Cour des comptes, de la Commission européenne ou encore de l’Inspection des finances, recommandent tous de freiner les dépenses. Or, que constate-t-on? Que depuis leur arrivée, les socialistes ont annoncé 20 milliards de dépenses supplémentaires. Le gouvernement fait comme si nous étions dans une période normale, confrontés à un dérèglement passager. Or, nous traversons une crise durable, structurelle, pratiquement existentielle. Nos sommes concurrencés par des pays plus jeunes, plus dynamiques, et nous perdons sans cesse en compétitivité.

    Concrètement, sur quelles dépenses peut-on jouer?

    D’abord, il faut continuer l’effort engagé. Chaque renoncement est une marche supplémentaire qu’il faudra refranchir. La règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite est efficace sur le long terme. Il faut aussi poursuivre la réforme de l’État, continuer à réorganiser ses directions et ses services. Les collectivités locales, troisième poste budgétaire de l’État, doivent également participer davantage à cet effort. De mauvaises habitudes ont été prises: quand l’État supprime des postes chaque année, elles continuent à en créer. Sur les dépenses sociales, enfin, il faudra faire des économies. Ce n’est pas un combat idéologique que je mène, c’est un combat pour la survie de l’économie française.

    Pensez-vous que le gouvernement a un plan de rigueur caché qu’il sortira après les législatives?

    Je crois surtout que le gouvernement ne mesure pas la gravité de la situation. La situation financière européenne se dégrade à grande vitesse et si nous ne faisons rien, si nous n’anticipons pas, la France sera touchée inévitablement, à très court terme, c’est-à-dire dans les trois ou quatre prochains mois. Si le gouvernement avait conscience de cette situation, il commencerait à préparer l’opinion publique à un resserrement des dépenses ou déciderait d’un moratoire sur ses décisions les plus coûteuses, comme la retraite ou la suppression de la TVA antidélocalisation. On a aujourd’hui plutôt le sentiment d’une sorte d’autisme.

    Le gouvernement se félicite d’avoir rétabli le dialogue social avec les syndicats. N’est-ce pas la bonne méthode pour gouverner?

    Contrairement à ce qui est dit, c’est une méthode proche de celle que nous avons suivie. Jamais il n’a existé un dialogue aussi fréquent et direct que pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy et jamais autant d’accords n’ont été signés entre partenaires sociaux. Je crains pour les syndicats que, sous couvert de dialogue, ils participent à une politique de gribouille. Sur la retraite, par exemple, les socialistes se renient déjà. Ils ont manifesté contre la réforme, promis le rétablissement du départ à 60 ans, avant d’amender leur discours au fil du temps. Au bout du compte, après les avoir toutes combattues, ils vont bricoler un amendement à la marge des réformes de 2003 et 2010, avec une grande imprécision sur ce que cela coûtera. Je me félicite de ce revirement, mais je suis choqué par la méthode, car il est important de tenir sa parole lorsque l’on fait de la politique.

    Êtes-vous d’accord avec la volonté de François Hollande de remettre la croissance au cœur de l’Europe?

    Si la situation n’était pas aussi grave, on en sourirait presque: la vérité est que la croissance a toujours été au cœur des préoccupations des pays européens, à chaque sommet mais aussi à chaque G8. Il suffit de relire les communiqués publiés pour s’en convaincre. Mais une politique de croissance ne peut être assise que sur des situations budgétaires saines. En mettant maladroitement en avant cette thématique, François Hollande commet deux fautes. D’abord, il laisse se creuser le fossé entre la France et l’Allemagne, alors que le couple franco-allemand est la seule instance en Europe où l’on peut encore prendre des décisions rapides et efficaces dans la crise actuelle. Ensuite, le discours sur la croissance est une forme d’échappatoire au laxisme socialiste, qui essaie de faire croire que, grâce à cette croissance incantatoire, on pourra réduire le déficit sans toucher aux dépenses publiques.

    Défendez-vous les euro-obligations proposées par le chef de l’État?

    Là encore, il s’agit d’une très grande maladresse dans le contexte actuel. Cette question ne touche pas simplement les relations entre gouvernements, elle concerne aussi les peuples. Comment faire accepter aux Allemands – qui ont fourni des efforts colossaux pour regagner de la compétitivité et assainir leurs comptes – de payer pour les autres? Surtout lorsque l’on s’apprête à faire exactement le contraire, puisque la France va augmenter les charges pour financer l’élargissement du départ à 60 ans, accroître le coût du travail en augmentant le smic, mais aussi en supprimant les allégements de charges au-delà de 1,5 smic et restaurer une partie de la taxe professionnelle que nous avions supprimée. Nous sommes à contresens. Les euro-obligations sont un beau projet à long terme, mais il faudra d’abord les appuyer sur un gouvernement économique et une politique budgétaire commune. Que M. Hollande commence déjà par accepter la règle d’or!

    La crise de la dette en Europe est-elle derrière nous?

    Ces dernières années, Nicolas Sarkozy a réussi à convaincre les marchés que la zone euro était bien décidée à défendre sa monnaie. Nous avons créé le Fonds européen de stabilité financière (FESF), renforcé la gouvernance économique… Mais cette crise est une crise structurelle qui ne va pas se résoudre en quelques semaines, ni même en quelques mois. L’enjeu maintenant, c’est de savoir si l’Europe va rester une grande puissance économique. Encore une fois, il n’y a rien d’idéologique là-dedans.

    François Fillon: «Le rapport de force entre la droite et la gauche peut nous permettre de gagner»

    LE FIGARO. – L’UMP et ses alliés peuvent-ils gagner les élections législatives?

    François FILLON. – Oui, car le résultat de l’élection présidentielle a été très serré, malgré la crise et malgré cinq ans d’antisarkozysme. On ne peut donc pas dire que le projet socialiste ait suscité une adhésion massive. Au cours de cette campagne, nous recevons un accueil très chaleureux de la part de nos électeurs, qui sont très motivés et je sens que le rapport de force entre la droite et la gauche peut nous permettre de gagner.

    Depuis l’élection, François Hollande s’efforce de démontrer sa volonté d’instaurer un État modeste et peu dépensier, considérant que l’exemple doit venir d’en haut…

    Les symboles sont importants, mais ils doivent aussi être utiles. Si ces voyages modestes finissent par coûter plus cher pour des raisons de sécurité, ils perdent tout leur intérêt. Le problème ne se limite pas à une question de sécurité personnelle: il s’agit d’assurer le bon fonctionnement et la continuité de l’État. Le gouvernement français n’a jamais eu un fonctionnement très différent des autres et en Allemagne, Angela Merkel n’a jamais voyagé autrement que dans un avion sécurisé. Très rapidement, François Hollande se rendra compte que sa fonction n’est pas «normale» et se résoudra à des ajustements.

    Approuvez-vous la règle d’un écart de rémunération d’un à vingt entre le PDG d’une entreprise publique et ses salariés?

    Il s’agit d’une mesure dérisoire, qui témoigne surtout d’une vision administrée et dépassée de l’économie. Bien sûr, il convient de corriger les abus lorsqu’ils existent. Mais cela n’a pas de sens d’imposer une règle générale à tout le monde, quels que soient la taille de l’entreprise et son environnement concurrentiel. On est, là encore, dans l’apparence, dans le symbole, et pendant ce temps, on mène une politique économique désastreuse.

    • Ce qui est vrai ,c’est qu’il s’agit là d’un article paru sur le site du Figaro le 5 juin ; il a entraîné près de 300 commentaires
      Allez lire l’original sur le Figaro ; et, il est toujours bon de lire la critique de ses ennemis, le meilleur moyen pour ne pas s’endormir .

    • Ce qui est « amusant » c’est que l’homme qui prétend faire la leçon aux socialistes est le même qui :

      **n’a pas tenu compte des rapports de la Cour des Comptes, en arguant du fait que son Président était socialiste !
      **a vu ses estimations économiques/financières battues en brèche par un rapport de la Commission Européenne (celui là même dont on nous a parlé récemment, s’appuie sur les valeurs données par le Gouvernement FILLON !)
      **en cinq ans n’a fait qu’aggraver la situation du pays ! Notamment en dotant celui-ci d’actifs pourris pour sauver les gentilles banques !

      Difficile, par ailleurs, d’accuser le nouveau Gouvernement de légèreté, alors même qu’aucun cent n’est sorti des caisses de l’Etat…Et pour cause ! La nouvelle législature n’est pas en place ! L’honnêteté voudrait que M. FILLON patiente jusqu’à la loi des finances pour avoir une idée des priorités gouvernementales ! Il est d’ailleurs particulièrement ironique d’entendre M. FILLON se faire le champion des contribuables…Alors que la première association les représentant…N’a cessé de dénoncer en lui le M. taxe ! Sans doute que les taxes ne frappent pas les contribuables ! Sans doute aussi, que celles-ci n’ont pas aggravé la situation budgétaire des ménages et des entreprises, le tout de manière inégale !

      Le plus fort est de constater que le brave FILLON s’appuie sur des organismes reconnus (Cour des Comptes notamment)…Pour aussitôt passer outre leurs prescriptions ! Le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux a été mis à l’index par ladite Cour ! Et sur les choix des dépenses…La Cour souligne surtout le besoin de mettre fin aux niches fiscales – quand elles ne sont pas d’utilité publique – et les gabegies des Ministères…Alors que M. FILLON demande des efforts sociaux aux Français !

      L’hypocrisie est aussi de circonstances pour ce qui concerne les retraites. M. FILLON nous parle de respect de la parole politique…Oublieux qu’il est qu’en 2007, le Président et la majorité n’avaient reçu aucun mandat pour réformer icelles ! Au contraire de M. HOLLANDE…Qui même si sa réforme se fait à la marge, a le mérite de respecter ses engagements de campagne. La parole politique de M. FILLON est bien aléatoire !

      La croissance au cœur des sommets européens ou du G8 ? Nous n’avons pas du lire les mêmes communiqués alors ! Il suffit pour s’en apercevoir de lire le blog de M. QUATREMER, celui d’euractiv ou tout simplement de suivre la chronique d’Europe sociale au jour le jour ! M. FILLON nous explique que l’UE se réduit, par ailleurs, à la France et l’Allemagne – nos partenaires apprécieront ! – et que cette forme de politique à deux permet des résultats. C’est sans doute pour çà que la crise est durable (selon les propres termes de l’ex PM) et que l’on a vu se succéder des « sommets de la dernière chance » dont les espoirs ont été touchés en quelques lunes ! Si le résultat vanté par M. FILLON est l’aggravation de la crise grecque, la contagion à l’Italie et le Portugal, la perte du AAA français et le statu quo en matière d’aides européennes…Franchement, je trouve cher ces « succès » !

      Au reste, M. FILLON a une étrange conception de la prospérité économique (croissance) ! Aurait-il donc oublié que c’est un certain Plan Marshall qui a permis le redressement des pays européens de l’ouest…Et non la rigueur budgétaire ? Que, si l’on prend la France, c’est toujours par des investissements qu’elle a repris – de manière fulgurante – de l’énergie, non par la saignée ? On se demande d’ailleurs comment ce brave M. FILLON a pu souscrire à Lisbonne II…Alors qu’il est si attaché à la rigueur allemande !

      On repart dans l’hypocrisie avec les euros bonds. M. FILLON a la mémoire vraiment sélective ! Le MES visait à contourner la règle du traité établissant l’interdiction de mutualiser les dettes. Est-ce mieux d’aider des banques que des peuples ? Si je ne suis pas partisan des euros bonds car c’est effectivement anti méritocratique et surtout inconventionnel et inconstitutionnel – cela viole les traités existants – les propos de M. FILLON me hérissent au plus haut point.

      Au sujet du SMIC, M. FILLON nous parle de coût. Mais il oubli qu’un des Papes du libéralisme a investi dans ses salariés en leur offrant une…Ford ! Preuve que lorsqu’on est motivé en termes de salaires, on peut être plus attaché à produire ! Sans parler du fait que cela redonne de l’espoir et favorise la consommation…Premier pilier de notre économie…Contrairement à l’Allemagne !

      Avant de songer à rendre communs nos budgets ou nos économies, M. FILLON devrait s’interroger : la France est elle l’Allemagne ? Non. Là encore, réviser ses classiques en économie ne serait pas vain. Adam Smith et Ricardo, pour ne citer qu’eux, sauraient sans doute lui rappeler la théorie des avantages absolus et comparatifs ! Comment, alors que les régions ont besoin une politique économique différente – parce Lyon n’a pas les spécialités de Paris ou Marseille ! – les Etats pourraient ils s’accorder sur une politique qui, aujourd’hui, n’avantage que l’Allemagne ?

      …M. MOSCOVICI, puisque vous êtes à Bruxelles, pourriez vous demander au Président du Conseil Européen (il est bon d’entendre ce terme, après avoir tant entendu « Président de l’Europe ») le respect de notre…LANGUE ? Apparemment, la Commission et cie ignorent que le français est langue de travail…Et que les citoyens européens ont le droit (inscrit dans les traités) de pouvoir lire les prescriptions d’icelle (ou autres) dans LEUR LANGUE !!!
      http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2012/05/peut-on-gouverner-une-zone-euro-qui-compte-330-millions-de-citoyens-dans-une-langue-qui-nest-parl%C3%A9e-que-par-moins-de-5-mi.html

      En espérant que M. QUATREMER sera entendu…! Et qu’aucun Ministre ne fera les honneurs de la carpette anglaise ! Je paye pour que l’on utilise ma langue. Alors, s’il vous plait, merci de faire respecter les droits des français. Comment s’étonner des « pertes » du français…Si la RF reste silencieuse quand on bafoue sa langue ? A quoi bon avoir inscrire celle ci dans la Constitution si c’est pour se laisser piétiner par ceux désireux d’imposer le globlish (ce n’est pas vraiment de l’anglais) ?

      Une petite « semonce » du Ministre des Finances à BARROSO – du style un républicain (le français est la langue de la République) ne peut pas lire vos « documents » et par conséquent je ne saurais verser un cent à l’UE tant que je ne serais pas respecté comme représentant de la France – serait bienvenue.

      Même si vous parlez « anglais » avec brio, j’apprécierai que vous défendiez la langue des 65 millions d’invidus qui ne sont pas tous des fortiches en la matière…Et qui ne doivent pas être contraints de l’être !

      Je me tamponne – comme M. QUATREMER – de savoir que le « College » préfère la langue des affaires à celle de la diplomatie. Les rois de France utilisait la langue d’oil pour parler…Mais connaissait aussi celle(s) de leur(s) sujet(s) ! Pas de raison que les citoyens pâtissent des désidératas d’un « Collège » à la légitimité peu criante !

      Pour qui se prennent M. BARROSO et cie ? Des Consuls d’un Empire ?

      • Fillon considere que toutes mesures s’en prenant aux riches, aux ex ministres, aux patrons, aux financiers et,etc sont mauvaises.Il critique une dépense de 3 milliards pour des milliers de gens et trouve normal que des incompétents notoires payés des fortunes conduisent des groupes à des pertes colossales mais doivent être payés des centaines de lilliers d’Euros par mois, avoir des primes de départ pour nullité de millions d’Euros et des retraites chapeau de niveau colossal.Cet expert en économie oublie juste l’esentiel , c’est pris dans les caisses des entreprises et ponctionne les tresoreries, affaiblissant au fil du temps les entreprises.Tellement con ce fillon et c’etait 1er ministre.La belle droite le fric pour 1% des français les dettes pour les autres.Aller donner des leçons ailleurs, quitter cette république que vous avez ruinée.Même pas le courage de démissionner lorsqu’il était en desaccord avec nimbus.Sa residence protégée pendant 5 ans par une trntaine de gendarme .Combien cela a couté.Mais c’est normal, tout pour sa gueule comme nimbus.Mariole, guignol et toute la clique des marionnettes droitieres.

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