Pierre Moscovici invité de BFMTV 2012

Pierre Moscovici était aujourd’hui l’invité de BFMTV 2012.
Il a répondu aux questions d’Olivier Mazerolle sur plusieurs points de l’actualité.

Pierre Moscovici a ensuite réagi à un reportage de Farida Setiti.

Retrouvez également l’interview de Pierre Moscovici par Le Point :

72 réflexions au sujet de « Pierre Moscovici invité de BFMTV 2012 »

  1. On se demande pourquoi on parle sur ce blog de l’affaire du tweet qui ne présente strictement aucun intérêt,mais vraiment aucun. On ferait mieux de souligner que le gouvernement se débrouille très bien de manière extrèmement professionnelle face aux énormes difficultés qu’il rencontre,nettement mieux qu’en 1981. De l’autre côté,l’opposition se contente d’aboyer des injures,oubliant les ministres grotesques,incompétents ou sectaires qu’il nous fallait supporter il y a encore 3 mois ne serait-ce que Baroin le Harry Potter de la politique qui s’était roulé par terre pour obtenir Bercy et qui était la nullité incarnée dans un poste essentiel…

    • On en a parlé pour la simple raison que Hollande a apparement décidé d’en parler pour le 14 juillet et qu’en conséquence pendant quelques jours c’est la chose que l’on retiendra de cet interview. De + je suis parmis ce qui sont etonné par la communication et enfin parce que j’avais envie de pousser un coup de gueule depuis les législative ou je m’avais autocensurer et j’ai trouvé la bonne occasion pour le faire.

      J’ai beau être militante socialiste de gauche, quand il y a quelque chose qui m’agace j’aime le dire dans un cadre socialiste, j’évite quand même en période électorale mais sinon je pense qu’il est bon d’émettre des avis différens pour avancer voire même nécessaire.

      • Si Hollande parle du tweet,c’est qu’un des 2 journalistes lui aura posé la question et,là ça en dit long sur leur déontologie. Vu ceux qui ont été désignés ,il y a une petite chance qu’ils ne posent pas ce genre de question, mais rien n’est moins sûr. Je pense que Holl ne souhaite pas être interrogé là-dessus,mais il a dû faire savoir qu’il ne se déroberait p

        • Holl a dû faire savoir qu’il ne se déroberait pas si on avait le culot de lui parler de ce tweet, mais il faut répéter encore que ça ne présente aucun intérêt!!!…

    • Hier, Thomas Hollande s’est lâché sur «l’affaire Tweetweiler», décrivant son père « ahuri » par le tweet de sa compagne.
      Bien vu. L’adjectif  » ahuri  » correspond parfaitement à la photo.

      • Et l’adjectif crétin
        Vous convient
        Parfaitement bien.

        à HiHiHi qui fait HiHan tout le temps .

    • Le Point aurait-il besoin de lecteurs au point de racoler sur le blog de P.Moscovici ?? I have goose bumps up and down !Brrrrr!
      Les off ,les in ,les rogatons de potins dont les hebdos français devenus tabloïds, se régalent ,sont juste bons à mettre au cabinet
      comme dirait Molière. On suppose que des « journalistes » ! vont « interviewer » à tout-va pour avoir des « info » de 1° ou dernières mains. La politique française n’a rien à faire de cela .
      Des couv.décoiffantes ,des articles de pacotille, crimping ; non
      merci .

  2. Est-ce rentable de construire des automobiles en France? Que peut faire un Gouvernement face aux grands capitalistes qui délocalisent? Les Socialistes ont-ils un réel pouvoir ? Voilà de VRAIS problèmes pour l’avenir !

    • En effet, on parle de soutenir l’industrie automobile, mais dans quelle perspective? Produire des véhicules que personne n’achète plus ? C’est une chose de produire, encore faut- il pouvoir vendre. Alors vendre des voitures, pour quoi , pour qui? On n’entend guère EELV sur ce sujet. Qui peut acheter en masse des voitures dans notre contexte? Prix des carburants prohibitfs, incitations à prendre les transports en commun, problèmes de santé publique liés aux particules fines, pouvoir d’achat en berne, rien n’incite à la consommation de ce genre de produit industriel.
      La question devrait plutôt être : que faut- il faire de la filière automobile? C’est peut être la fin d’une époque, ce qu’on se refuse de voir, me semble-t-il. La relance de la croissance par la consommation ne peut pas faire l’économie d’une réflexion à plus long terme et de décisions, sans doute douloureuses et difficiles à prendre, qui ne sont pas forcément en phase avec le tempo des politiciens dont les yeux restent rivés sur les prochaines échéances. Quitte à être saignante, autant que la reconversion industrielle se fasse dans une perspective d’un développement « durable » largement passé à la trappe dans le débat politique récent. Sinon, c’est reculer pour mieux sauter. Jusqu’au saut fatal.

  3. Hollande qui veut parler de Trierweiller le 14 juillet après la bonne séquence de la conférence sociale, est bien raisonnable ?

    Ça n’a jamais réussi à Sarko de parler vie privée dans une interview pourquoi cela changerai avec Hollande? Les gens veulent qu’on leur parle d’eux et de leur soucis. Je sais qu’on est en été mais si le feuilleton de l’année pourrait être autre choses que François, Valérie ça arrangerai pas mal de monde.

    Depuis l’affaire du tweet Trierweiller a mal gérer sa com, on aurait voulu entendre même en off qu’elle s’excusait non pas pour avoir « mal évaluer l’impact du tweet sur un Francois furieux » mais plus des excuses à Aubry et à Ayrault pour avoir compliquer les choses pendant la campagne socialiste et les avoir mis dans une situation pas possible.

    Quand Dray a fait sa gaffe en organisant son anniversaire avant le second tour et en invitant un pestiféré, il a eu le courage d’aller dans les plateaux de suite, expliquer les choses et s’excuser de la gêne qu’il a occasionné à ses amis. Ce qui permis que cette histoire qui ne méritait pas non plus un lynchage soit contenu. Trierweiller aurait du choisir la même stratégie même si faite de manière indirect via ces amis journalistes.

    Ces amis journalistes qui ont eu la gentillesse de nous révéler toutes les vacheries qu’elle leur a dites sur Royal, on a garde notre souffle à l’idée que d’autre vacheries sont en stock sur d’autre personnalités socialistes.

    Suite à cela les autres collègues ont eux voulu aller plus loin en nous remontant les « papiers » de Trierweller depuis 2005 ou à l’époque déjà elle encensait son champion …. et évidemment piquait au passage sa compagne officiel de l’époque, toujours de manière aussi vache

    Et enfin on a eu la promo de ce qu’il devait être un album de photos montrant l’accession de Hollande au pouvoir, personne n’a parler de la qualité des photos, on a eu seulement lu des articles sur les commentaires, du coup on a eu l’impression que c’est un roman photo qui parle des état d’âme de Treirweller pendant la campagne. C’était du grand n’importe quoi, il faut quand même le dire

    La conférence sociale à permis de changer de sujet d’autant plus que les humoristes dont cette histoire a fait leur bonheur, sont en vacance et vont peut être passer à autre chose si on arrete de parler de Trierweller. Pourquoi remettre cette histoire au tapis ?
    En tout cas tout cela nous a prouver une chose, les « conseillers » de la « première dame » sont soit complétement incompétent soit il bénéficient d’emploi fictif et qu’en fait ils ne « foutent rien ».

    La meilleure réponse à cette histoire aurait été justement de demander à ces conseiller de rechercher un vrai boulot ailleurs, et d’adopter le système de la maison blanche.
    La communication de Michelle Obama passe par les conseillers d’Obama rien qu’elle ne fait ou ne dit ne se fait sans leur validation, aujourd’hui on peut comprendre pourquoi.
    Dans le livres les Obamas on apprend que Rahm Emanuel secrétaire générale de la maison blanche avait des relation exécrable avec Michelle Obama tout simplement parce que c’est lui qui décidait, même quand elle a voulu rester à Chicago en début de mandat Rahm Emanul a refusé et Obama lui a donné raison.
    Sachant que Michelle Obama est loin d’être une potiche, c’était une grande avocate dans un grand cabinet avant la candidature de son époux, même chose pour Hillary Clinton qui était militante progressiste avant que Bill ne le soit, et qui une fois à la Maison Blanche à respecter tout les codes surtout après son échec à mettre en place une assurance maladie, elle faisait des animation et se préoccupait essentiellement de sa fille.

    Un président doit maitriser sa com, quand le premier ministre, les ministres et les conseillers sortent de la ligne officielle, ils sont de suite recadrer parce qu’on sais qu’a la fin c’est le président qui devra en répondre devant les citoyens. Cette règle doit s’appliquer aux compagnes du président parce que la aussi c’est lui qui est visé et doit rendre des comptes si elle ne suis pas les règles et qu’on ne compare pas avec Danielle Mitterand parce que tout simplement la situation n’a absolument rien à voire. Danielle Miterrand quoi qu’on en dise n’a jamais mis le nez sur les affaires interne du PS, elle défendait elle de vraies causes, des valeurs qui était partager avec une grande partie de la gauche.

    Le pire serait que Hollande vienne en fin de mandat dire que s’il y a eu des erreurs en début de mandat c’est a cause de Valérie. Ce n’est pas acceptable, c’est pour cela que la meilleure solution aurait été de ne plus parler de cette affaire, et de demander la démission les conseiller de Treirweiller qui n’ont pas su la conseiller, de faire en sorte que ces sorties soit organisé via le secrétariat de l’Élysée. De plus cela aurait été un acte d’autorité qui donnerait une autre image de Hollande devenu la risé des humoristes et qui ont décidé que Trierweiller à qui il donne l’image d’une sorcière sortie tout droit des contes de Grimm serait leur tête de gondole.

    Franchement pour le 14 juillet parler de PSA, de l’emploi et du financement de la protection sociale intéressera nettement plus.

    • Pourquoi demander la démission des conseillers de Treirweiller « qui n’ont pas su la conseiller » ?!
      Le scandale, ce ne sont pas les conseillers, c’est qu’elle ait un cabinet de 5 ou 6 personnes à son service à l’Élysée.
      Hollande aurait dû faire preuve d’autorité et lui dire « puisque tu veux rester journaliste, pas de cabinet ». C’est logique, non?
      Elle veut le beurre et l’argent du beurre.

      • D’accord avec Mélanie…et Armelle , on ne la plus vue ni entendue pendant quelques temps ça nous a fait des vacances.

        il y a des choses plus importantes en France que les etats d’ame de cette dame.

        Elle doit des excuse a tout le monde.

        • Oui je suis ok, et en même temps, que Thomas Hollande en rajoute une couche en déplorant qu’on parle de la vie privée du Président, alors que c’est précisément ce qu’il est en train de faire, je trouve ça tout aussi idiot.

          Hollande est très discret et c’est ce qu’on lui demande. Alors que l’entourage se calme, fasse dégonfler leur ego et tout se passera bien.

      • « Elle veut le beurre et l’argent du beurre »

        … et se taper le crêmier !!!

    • On lui posera sans doute la question. Alors qu’il en parle mais qu’il close très vite le sujet, Et qu’on ait bien le temps de parler de PSA, de l’Europe, de l’économie, de l’éducation, du budget etc.

    • Paparazzi ,vous êtes la Perle fine de ce blog ,irremplaçable et
      insurpassable, par vos propos vulgaires, grossiers, salaces ,et absolument inintéressants ; ne changez pas : vous devenez célèbre
      dans tout l’univers .

        • A mon avis, y’a un Balkani qui se cache dessous, c obligé, un comportement aussi poissonnier et vulgaire, je vois pas d’autre solution :)

          • Ou Morano ;-)

            Je me rappelle que pendant la campagne un des pseudo qui rôdait était le même que celui de Guillaume Peltier, je rappel qu’à l’époque j’avais fait le rapprochement et je me posait des questions un moment puis j’ai vite oublié l’histoire.

          • Peltier c’est Madame Michu. Moi c’est monsieur Bitru. Rien à voir.

          • Oui je crois que c’est bien ça, c’etait Mme Michu j’avais oublié son pseudo

  4. Sinon, vous en pensez quoi de cette idée de contribution Aubry-Ayrault qui engagerait tous les ministres ?

    Je trouve ça nul et non pertinent. Que Aubry et Ayrault présentent un candidat commun, c pas le souci. Mais l’idée que tous les ministres soient obligés de la signer, c’est franchement tout mélanger.

    Le PS n’est pas là pour dire amen au gouvernement, il est là pour jouer une force de proposition. Donc que des motions différentes soient présentées et même qu’une motion un peu divergente de la ligne Ayrault gagne, il n’y aurait rien de scandaleux.

    Et je dis ça tout en votant certainement pour cette ligne Ayrault Aubry.

      • Je vous en prie, parfois ça fait même du bien, ça détend ;)

    • C’est pour cela que je suis intéressée par la contribution de Gaetan Gorce qui je respecte énormément.

      Pour l’instant je n’ai pas trop le temps à me consacrer au congres mais il y a tellement de chose à faire pour poursuivre la rénovation du PS que je vais normalement m’y mettre à partir de la mi aout.

      Maintenant concernant la motion Aubry-Ayrault je comprend la volonté de verrouiller un minimum par peur d’une opposition venant de l’intérieur contre le gouvernement mais je pense que cela n’arrivera pas.

      Les ministres franchement je pense qu’ils ont d’autre chats à fouetter, d’ailleurs Ayrault aussi normalement. Je verrai assez mal qu’ils passent leur temps dans les batailles du congres au lieu de faire leur boulot cela dit je comprendrais qu’ils donnent leur avis mais pas qu’ils s’impliquent dans des contributions ou motions.

    • Quelqu’un pourrait-il dire à « Rainman » que ses manches de chemise sont trop longues?
      Surtout la droite. A moins qu’il n’ait un bras plus court que l’autre.
      Alors c’est qu’il a le même tailleur que l’autre nabot, ce plouc de Manuel Valls avec son éternel costume de mariage et ses cravates ton sur ton.
      Ah! La France est bien représentée avec cette bande de branquignols. Quelle honte!!!

      • he bien riez ! ça vous fera passer l’amerture de vous être pris 4 branlées de suite :))

        • Nicolas (de Nantes )

          Comment ça 4 defaites ???

          Ils ont perdu toutes les éléctions depuis les municipale de 2008, et ils ne se posent même pas la question , pourquoi ont ils perdu???

          Ils passent leur temps a critiquer , a moquer, et que sais je???

          pendant ce temps le gouvernement travaille….

      • Papa Razzi,

        ça c’est vraiment une info de grande importance!!!!

        Je ne lis jamais ce genre de feilles de choux , mais vous ça a vraiment l’air de vous séduire…

        continuez donc a en faire vos livres de chevet, avec de telles lectures votre culture va sans aucun doute être enrichie.

    • Ridicule, on voit bien que c pas vrai, son pied gauche sur lequel il est appuyé est parfaitement plat et qu’il n’essaie pas de se rehausser, il assume sa taille lui :)

      Et à part vos tabloïds, vous avez quoi d’autre à dire ?

  5. La conférence sociale terminée, si on doit lui trouver un seul mérite c’est d’avoir tout mis sur la table. Parisot est furax à cause de l’abandon des négociation sur la compétitivité emploi, pourtant elle aurait du bien comprendre que c’est inacceptable pour un salarié de lui demander son salaire pour garder son emploi. On appelle cela du chantage à l’emploi qui n’a pas marché dans pas mal de boite ou les syndicats suite à un referendum ont accepté de baisser leur salaire et ou finalement quand même un plan de licenciement ou une délocalisation a été faite.

    Cette méthode rend fou les salariés si les directions ne tiennent pas leur engagement et on peux les comprendre, d’autant plus que les actionnaires eux en général n’acceptent pas une diminution de leur dividendes.

    Le thème du contrat de travail aussi est intéressant, dans cette négociation on aurait pu invité les boites d’intérim. Perso je pense que le cdd est un contrat qui fait doublon.

    Je pense qu’il devrait y avoir que le CDI et l’intérim voire un troisième contrat pour les étudiants qui ne bénéficient pas du chômage parce que justement étudiant, ces étudiants devrait je pense payer moins de charge, de plus ce contrat pourrait leur donner des droits à des congés par exemple entre 5 et 10 jours pendant chaque période d’examen, de 4 semaines entre juin et novembre et enfin 10j à utiliser à noël ou entre novembre et mai.

    Concernant l’interim je pense que ce secteur n’est pas bien exploité bien qu’il joue un gros rôle aujourd’hui. Il y a je pense moyen de mettre en synergie le pôle emploi et les boites d’interim dans les régions et département cela évitera, la sous traitance que pratique pôle emploi sans stratégie ni processus fiables en mettant en place avec les acteur locaux de véritable plan de gestion des demandeurs d’emploi et de leur carrières.

  6. A l’heure actuelle la conférence sociale parait être une réussite, avec les emprunt à taux négative, cela fait déjà deux bonnes nouvelles pour la semaine.

    La conférence peut être considérer comme une réussite pour 2 raisons,la 1ere c’est que tout le monde parlent de tout. Aucun sujet n’est taboue sauf peut être la reforme qui consiste à fusionner IR et CSG, on en est ou ?

    La seconde c’est parce qu’on a vu un Hollande directif qui fixe les grandes lignes, ce qui pourrai effacer l’image du président sans autorité qui le hante depuis l’histoire de Julien Dray et du tweet.

    Je trouve les thèmes abordés assez utile, maintenant j’ai des interrogation, quand on me dit qu’on va remplacer les cotisations patronales par la CGS je suis abasourdie. Cela voudrait-il dire que les entreprises ne contribueront pas au financement de la protection sociale? Ce serait aberrant si c’est institué par un gouvernement de gauche. A moins qu’on puisse étendre la CSG au personnes morale, entreprise et profession libéral, ça me parait difficile mais si c’est possible se serait pas mal.

    Il parait que la proposition de la CFDT de remettre à plat le système de retraite a été écarté dommage, cela aurait été ma plus grande déception, pourtant je trouve que la retraite a point aurait pu être la plus grande reforme de Hollande s’il l’avait adopté pour la mettre en place. Je verrait bien Piketty comme haut commissaire à la refonte du système social faire les choses en collaboration avec Touraine et Sapin. Cela aurait permis aussi de fusionner les mille et une caisses de retraite, d’uniformiser la procédure pour tout le monde et de permettre aux gens d’anticiper leurs retraites à 10, 15 ans d’avance.

    Autre bonne nouvelle c’est de voire les présidents de région invité, un pacte de croissance Etat-Region en perspective ?

    Enfin un autre sujet qui m’aurait intéressé mais pas de compte rendu la dessus, c’est la mise à plat des aides aux entreprises, cela à t-il été abordé … ou pas ?

    J’attendrais la conclusion et un compte rendu du 1er ministre ou des ministres s’il y en a mais l’essentiel c’est que maintenant on a l’impression que les choses peuvent bouger, ça restera une impression tant qu’on aura pas de mesure concrète mais c’est déjà ça. Plus de brassage de vent comme cela était le cas en Sarkozie, grande avancée.

    • Xavier Bertrand a estimé que la conférence sociale qui se tient depuis lundi avec les partenaires sociaux avait pour «vocation» de «faire avaler la pilule» de cette hausse. Selon l’ex ministre du Travail, la mesure est une «erreur sans pareil» qui va affecter «le pouvoir d’achat de tous les Français». «C’était dans le programme de François Hollande, l’augmentation de la CSG ? Non !», a-t-il poursuivi, ironique, sur BFM TV et RMC.

      • Xavier Bertrand, le même qui voulait augmenter de plusieurs points la TVA et s’effraie aujourd’hui des conséquences sur le pouvoir d’achat ?

      • La droite est deboussolée et dit tout et n’importe quoi.

        sachant que si la roite avait gagné , la potion serait encore plus dure pour les Français.

        La gauche est obligée de faire les reformes qu’ils n’ont pas fait lorsqu’ils etaient aux affaires.

        quand j’entends L Wauquier dire que l’augmentation de la CSG est un « crime » celui là même qui en parlant de « cancer » concernant les chomeurs.

        sachons raison gardé.les mots ont un sens.

        • Wauquiez à toujours été très subtil et mesuré dans ces déclarations, « le cancer de l’assistanat » par exemple c’est lui. Il veux faire de la défense des classes moyennes sa marque de fabrique sauf qu’en général il est assez souvent à coté de la plaque dans son analyse et un peu comme un Copé, il ne donne pas l’impression d’être sincère dans ces convictions donc de crédibilité.

          • Tres juste Armelle L Wauquier a parlé de « cancer  » a propos de l’assistanant.

            mais comme a droite ils considèrent le chomeurs comme des assistés et des féneants, ou est la difference???

    • «Une augmentation de la CSG, pour moi, c’est criminel», a déclaré pour sa part Laurent Wauquiez sur France 2. L’ancien ministre de l’Enseignement supérieur considère que les «grandes phrases» de la conférence sociale cachent en réalité «une hausse brutale d’impôt» et de la CSG pour «ceux qui travaillent». Il souligne que dans le cadre d’une réforme du financement de la sécurité sociale comme annoncée par le président François Hollande durant la campagne présidentielle, il n’y aura «pas une augmentation équitable (de la CSG) pour tout le monde» et qu’il y a «un risque de voir remise en cause la CSG réduite pour les retraités».

    • **Sur la méthode :

      Il est appréciable de voir le Gouvernement faire usage de la concertation. Je regrette simplement que les associations de chômeurs (qui sont autant des actifs que les « travailleurs »), des actifs retraités et bien sur des jeunes eux-mêmes (qui sont au chômage mais ne touchent aucune aide sociale car celle-ci est conditionnée à six mois de travail continu) n’y aient pas été conviées. Leur parole aurait eu du sens, d’autant que ce sont justement les populations qui sont les plus concernées par les problématiques soulevées par le Président.

      **Sur le fond :

      Avant d’en parler, je reviens quelques instants sur le discours du Président.

      « Primo, le redressement des comptes publics, dont la dégradation n’est que partiellement le résultat de la crise et est avant tout d’origine structurelle. Deuzio, la détérioration de la compétitivité du site France qui a eu pour conséquence une désindustrialisation inacceptable et qui nuit à notre indépendance, fragilise nos territoires et réduit nos capacités à créer des emplois. Enfin tertio, la montée inexorable du chômage et de la précarité à laquelle seul le retour d’une croissance plus élevée peut apporter des solutions. Le temps est venu de mettre la France en mouvement, a-t-il conclu. Il n’y a pas de temps à perdre.»

      Ce discours est intéressant je trouve. Car plus on avance dans l’exposé, plus les problèmes deviennent insolubles ! La dette et le déficit financier sont ainsi présentés comme étant le fruit d’une négligence coupable du personnel politique, qui dès lors n’exige qu’une gestion exemplaire des comptes ; le Président emploie le terme de « détérioration » pour mentionner la compétitivité du pays, lequel est réduit au terme de « site » productif, faisant apparaître l’impuissance de l’Etat à restaurer l’âge d’or de l’industrie ; le chômage et la précarité sont eux qualifiés d’inexorables, instaurant ici l’idée que s’y opposer serait comme se confronter à une destinée non modifiable. Seule solution – nous dit le Président – pour changer cet avenir sombre : me retour d’une croissance plus élevée. A se demander pourquoi, dès lors, les chômeurs sont contraints de rechercher un emploi ou pourquoi on leur propose une formation !

      Je trouve ce discours très révélateur. L’équilibre financier peut être atteint, on peut tenter quelque chose pour aider la compétitivité française, mais rien ne peut s’opposer à la montée de la précarité ou du chômage si ce n’est une éventuelle croissance sur laquelle l’Etat a peu de portée. Quel message d’espoir ! A se demander si le Gouvernement est vraiment de gauche et M. HOLLANDE un disciple du socialisme !

      Je trouve dommage (pour ne pas dire choquant : M. HOLLANDE passe trop de temps avec M. BARROSO) le fatalisme exprimé par le Président dans ce discours. Que le chômage arrive, par ailleurs, en fin de liste, aussi. D’autant que les solutions pour résoudre les problématiques ainsi organisées doivent – pour être efficaces – être pensées ensemble et non séparément. Et si l’on devait donner une priorité gouvernementale, ce devrait être celle qu’évoque le Président en troisième point, d’autant qu’elle est la moins risquée ! En réduisant le nombre de chômeurs (pas seulement en terme statistique), on économise mécaniquement les aides qui leur profitent et on accroit la demande, ce qui favorise la production ; en réduisant la précarité, on rassure les banques qui ainsi sont plus disposées à prêter pour un local commercial ou/et un logement…Ce qui ramène (via les notaires) de la trésorerie et favorise mécaniquement toute l’économie. A contrario, rien ne permet d’attester que la baisse des déficits favorise l’emploi ou la compétitivité ou qu’un « site France » compétitif servira le budget ou créera des emplois !

      Au reste, l’impuissance (sur au moins deux problématiques) exprimée par le Président, semble bien plus politique (volonté de ne point agir) que réaliste. On a – et ce n’est qu’un ex parmi d’autres – bien des raisons de croire en la force de l’Etat…Dès lors que ses membres (Ministres, élus) font l’effort de ne pas ignorer celle-ci !

      Rien n’interdit qu’on créé un filet de secours universel par ex…En remplacement des aides existantes, pas toujours bien contrôlées ou utiles aux personnes nécessiteuses.

      Ce revenu ou cette allocation – peut importe le terme – serait versée à chaque personne de plus de 18 ans quelle que soit sa situation (actif, inactif, retraité) et permettrait à celle-ci de rebondir. Son montant pourrait être de 500 euros par mois. A cela s’ajouterait une couverture médicale gratuite (au moins pour ceux qui ne perçoivent que l’allocation universelle et pour toutes les maladies graves nécessitant une hospitalisation ; un système de mutuelle pouvant couvrir le reste) ainsi qu’une instruction gratuite sur la base d’un chèque éducation. Pour les jeunes anticipant leur majorité ou/et commençant leur vie professionnelle, une allocation réduite serait proposée : disons 200 euros par mois.

      Ce filet de secours, dont le coût peut être estimé à 25-27% du PIB, se substituerait à toutes les allocations, prestations sociales, subventions, niches fiscales de quelque nature que ce soit.

      Il resterait alors 10 à 12% du PIB pour les dépenses régaliennes de l’Etat et des collectivités au sens strict (sécurité, diplomatie, justice, armée, grandes infrastructures publiques), ce qui est largement suffisant au vu des niveaux de dépenses réalisés aujourd’hui, et on en resterait à un niveau de dépenses publiques inférieur à 40% du PIB, contre plus de 54% aujourd’hui.
      L’allocation universelle serait versée en fonction du PIB réalisé l’année précédente, via un pourcentage fixe pour éviter toute fuite en avant et tout déficit public.

      Un tel système serait, bien évidemment, soutenu par les entreprises…Et les syndicats ! En effet, le salarié touchant 1000€ de SMIC net aujourd’hui serait heureux d’avoir une allocation de 500€ et un SMIC net de 600€ (ses revenus augmenteraient de 10%), et son employeur verrait le coût du travail réduit de 40%, ce qui représente une puissante incitation à l’embauche.

      La baisse du coût du travail serait plus marquée pour les bas salaires (puisque la réduction possible liée à la « subvention » de l’allocation universelle serait fixe), ce qui permettrait la création de nombreux emplois pour les moins qualifiés et les plus durement touchés par la crise.

      Tout ceci favoriserait, mécaniquement, le pouvoir d’achat puisqu’on aurait des emplois nouveaux (donc des consommateurs entrants), une hausse global des salariés et une baisse des prix (qui pourrait être la condition pour l’instauration de ce système)…Et mettrait un terme au pseudo « trou de la sécu » et au « problème des retraites » puisque les actifs seraient plus nombreux. Bref, on atteindrait sans mal les objectifs fixés par le Président HOLLANDE…Sans fatalisme !

      Enfin, et peut être surtout, l’usage d’une « méthode qui marche » sans recourir à l’austérité généralisée, souhaitée par les 27 (bien qu’elle soit ineffisciente), généraliserait en Europe l’espoir d’un renouveau, portée par la France !

      • Si je comprend bien, un grand projet de gauche consisterait à payer les gens à la place de leur employeur, d’aider une personne de la même manière qu’elle soit chomeur, rmiste, handicapé, femme enceinte, malade,….
        Je ne suis pas d’accord, chacun doit être aider selon sa situation et selon ses besoins.

        Un projet de gauche ne consiste en aucun cas à gérer la misère, le rôle d’un pouvoir de gauche est de la traité et définitivement si possible.

        Il y a 30/40ans un chef de famille pouvait prendre en charge sa petite famille rien qu’avec son salaire, il n’y a aucune raison pour que ce ne soit plus le cas aujourd’hui. L’état n’a pas à payer un supplément de rémunération parce qu’un chef d’entreprise ne veux payer son salarié à sa juste valeur.

        Au lieu de payer un supplément de rémunération à des personnes qui bossent dans le privé pour des actionnaires, je préférais de loin en faire des fonctionnaire au service de leurs citoyens.

        • Je ne sais pas si l’on peut parler de « grand projet de gauche » puisque ces notions (centre, gauche, droite) ne sont pas importantes pour moi. Ce qui m’importe, c’est la France. Ce qui est bon pour elle.

          Ce que je propose – et qui n’est qu’une idée parmi d’autres – c’est que l’on donne à chacun la possibilité de « rebondir » tout au long de sa vie, sans altérer les finances publiques et en favorisant réellement l’emploi et nos entreprises.

          Il ne s’agit, en rien, de « faire payer les gens à la place de leur employeur » – sauf à considérer que les chômeurs, les retraités ou les « jeunes » en recherche d’emploi sont financés par les entreprises ! Tout au contraire, ces trois catégories, fort défavorisés (car ne pouvant accéder à l’aide sociale de notre pays, ce qui n’est en rien bon pour la France) sont abandonnées par la Société alors que le but d’icelle est justement (via un instrument qui s’appelle l’Etat) d’être solidaires envers les plus démunis ou/et les plus éloignés des possibilités permises par notre système social.

          Autrement dit, je propose qu’on donne, à chaque personne majeure – ou ayant demandé une émancipation pour des raisons particulières – une sorte de « capital de départ » dans la vie…Ou de « relance » pour d’autres. Sans discrimination aucune.

          Ce « capital » n’aurait pas pour visée de servir de « rente ». Il n’aurait pas non plus la prétention de « gérer la misère ». Mais de lutter contre icelle, justement, en donnant à chacun sa chance de « rebondir » avec ce capital.

          Vous dites qu’il y a 30/40 ans, chaque « chef de famille » pouvait prendre en charge sa famille. Je ne peux vous contredire ou vous suivre, n’ayant aucun chiffre pour confirmer ou infirmer votre pensée.

          En revanche, il est clair que la situation est bien différente de nos jours. D’abord parce que la « famille » elle même a explosé. Il y a 30/40 ans, les couples restaient ensemble, même si tout n’était pas rose. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. On se met en concubinage, on se pacse, on se marie, on divorce, on a des enfants, on devient veuf, etc. Autrement dit, on est amené à vivre, du fait de l’effondrement du socle familial, des situations financières différentes et parfois redoutables.

          Pour vous donner un ex, ma femme a vu l’un de ses élèves perdre son père dans un accident. La mère de l’enfant a 25 ans, l’enfant n’est pas le sien mais elle l’a adopté. Il lui faudra attendre 55 ans avant de pouvoir toucher une quelconque pension. Elle ne travaille pas (elle est enceinte) et a peine à conserver son logis (elle avait contracté un prêt immobilier que la mort soudaine de son mari remet en cause)

          Ensuite, les années passées, on pouvait « compter » sur sa famille. Ce n’est plus forcément le cas aujourd’hui. Cancers et autres maladies du genre, oblige. Et sur le plan financier, si les seniors pouvaient aider avant…Ce n’est pas forcément le cas à présent. Et trouver un job, n’est pas non plus très aisé.

          Comment ce capital serait il trouvé ? En rassemblant toutes les « aides » actuelles, qui ne tombent pas nécessairement là où les besoins se font le plus sentir. Au lieu de gérer des centaines « d’aides » dont la majorité de la population ne connait pas même l’existence (fiscalité complexe oblige) chaque citoyen recevrait non pas un « salaire » mais une rémunération lui permettant de « partir du bon pied » ou de se « relancer ».

          Dans tous les cas, c’est la France qui en profite. Car si les charges des entreprises sont moindre, cela va inciter à l’emploi. Ce faisant, les syndicats ou même l’Etat (en sa qualité de régulateur) vont pouvoir négocier ou/et imposer une « compensation » qui sera un statut plus protecteur (CDI) ou des prix attractifs.

          Et de son coté, l’Etat ne sera pas perdant. Puisque plus d’actifs, cela veut dire plus de cotisations (en volume) tant salariales que patronales. Donc la fin du « trou de la sécu » ou de la préoccupation sur les retraites.

          Deux « bonnes nouvelles » qui vont évidemment aider à obtenir des taux financiers plus attractifs…Et à financer tous les projets de l’actuel Gouvernement !

          Les entreprises – rassurez vous – payeront toujours ! Mais elles le feront plus intelligemment…Et pour le profit du pays. En permettant, par ex, d’avoir des professeurs en nombre suffisant, des policiers sur le terrain, une armée bien équipée (ce qui n’est pas le cas pour l’heure)

  7. On remarquera que BFM n’a pas publié la vidéo du débat avec Xavier Bertrand…

    Ce dernier a été tellement mauvais…

    Peut-être devriez vous demander à ce que cette vidéo soit diffusée ?

  8. Excellente intervention sur BFM TV.
    Le probleme numero 1 est l’emploi et la précarité.
    L’argent engouffré dans la spéculation financière crée chomage et pauvreté.
    Il est donc indispensable de réguler les mécanismes financiers et de stabiliser les fonctions bancaires qui doivent etre controlées.
    C’est un bon début.

  9. Je suis d’accord avec vous qu’il ne faut pas alourdir le cout du travail mais vous vous êteserations? posé la question : est que les patrons et leurs collaborateurs dans ces périodes difficile diminuent leurs renumerations ? ils le devraient.

  10. François Hollande affirme que réduire la dette est le choix « non pas de l’austérité » mais de « la souveraineté » pour la France.

    Ca me rappelle qqun qui disait que la dette était l’ennemi de la gauche.

    C’est exactement ça.

    • PARIS (Reuters) – François Hollande a évoqué lundi une « éventuelle vulnérabilité » de la dette française sur les marchés financiers, lors de son discours d’ouverture de la conférence sociale.

      Le président a estimé que la France ne pouvait prendre le risque de consacrer quelque 50 milliards d’euros chaque année au paiement des intérêts de la dette, sachant que ces derniers peuvent devenir plus onéreux.

      « Nous devons retrouver de la souveraineté, de l’indépendance par rapport aux marchés », a-t-il dit, en soulignant le risque de « devoir lever des fonds qui peuvent à tout moment être rendus plus onéreux par une éventuelle vulnérabilité de notre dette souveraine sur les marchés ».

      Au premier semestre, la France s’est financée au taux moyen de 2,14%, selon l’Agence France Trésor, qui gère la dette de la France. Si ce niveau se prolonge jusqu’à la fin de l’année, il s’agira d’un taux historiquement bas, le précédent record remontant à 2010 (2,53%).

      • Et plus on réduit nos déficits et on se désendette, moins on dépend des marchés et plus on retrouve des marges de manoeuvre pour une action publique.

          • Eh bien Lapalisse ne semble pas clair pour tout le monde puisque certains estiment qu’il n’est pas utile de réduire le déficit et que cela peut attendre.

            Après, sur le comment ? J’attends de voir. Je sais juste qu’il faudra faire différemment des dernières années si on ne veut pas les voir continuer à exploser.

      • Un rien vous rassure, c’est super ça, une nouvelle d’abord ce n’est pas 50 milliards d’intérêts mais 70 que l’on doit payer, un autre farfelu explique que l’on est en train de se redresser parce que l’on a emprunté à un taux négatif, à ce Monsieur et à tous les militants endoctrinés : il faut savoir que cet emprunt n’a pas été réalisé pour investissement mais tout simplement pour payer une échéance de remboursement, c’est de la vulgaire cavalerie de trésorerie normalement punissable devant la loi . Mr Moscovici semble réellement avoir des TOCS à l’encontre de ceux qui travaillent et gagnent de l’argent, lui le véritable travail il ne connait pas, la parlotte et l’agressivité maladive sont ses deux valeurs.
        Nous sommes en plein film socialiste avec la grosse machine à propagande de lavage de cerveaux, vous allez bientôt n’étre plus que deux à croire aux balivernes socialistes. Courage, un proverbe dit : s’il n’en reste qu’un je serai celui là.

        • Ce qui est amusant, c’est que ce gouvernement est là depuis 1 mois et vous semblez le juger a priori.

          Perso, je soutiens ce gouvernement, mais j’attends surtout de voir ce que seront les résultats dans quelques temps de la politique menée. Je n’envoie aucun satisfecit pour l’instant, j’attends de voir, comme bcp de gens d’ailleurs.

  11. Un petit point ce lundi sur la situation à l’attention de tous les bisounours de ce blog:
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/07/08/20002-20120708ARTFIG00168-sauvetage-de-l-euro-les-retards-s-accumulent.php

    L’euphorie aura été de courte durée. Dix jours après leur dernier sommet, les pays de l’euro sont bousculés sur les marchés et poussés à concrétiser leurs ambitions pour la monnaie commune, malgré des moyens limités.

    C’est aux dix-sept ministres des Finances qu’il revient lundi soir de s’atteler aux chantiers légués par les chefs d’État et de gouvernement. La liste est longue, entre les urgences telles que l’Espagne, la Grèce ou Chypre, et les mutations plus radicales, comme l’Union bancaire engagée dans la nuit du 30 juin. Les investisseurs attendent des actes: au bout d’une semaine d’accalmie, ils viennent de renvoyer les taux espagnols et italiens tout près de leurs records historiques.

    Les marchés risquent pourtant de rester sur leur faim, tout comme la BCE qui souhaite, avec le Français Benoît Cœuré, une avancée «urgente» sur l’Union bancaire. L’institution de Francfort dit avoir presque épuisé ses armes conventionnelles après l’abaissement de son taux directeur à 0,75% – du jamais-vu. Elle fait savoir qu’il revient désormais aux États et aux banques de briser le cercle vicieux de l’endettement public et de la crise bancaire.

    L’Espagne et ses banques font précisément figure de test. Mais il semble peu probable que l’Eurogroupe aille au-delà d’un «accord politique» sur le programme que le gouvernement Rajoy devrait appliquer pour décrocher les crédits promis à la recapitalisation de ses banques. Le détail, jusqu’à 100 milliards d’euros, devrait attendre un autre rendez-vous des ministres des Finances, escompté dans la troisième semaine de juillet. Les sommes effectivement allouées pour des géants comme Bankia ne seront effectivement connues qu’après plusieurs mois.

    Impression d’inertie
    Madrid est déjà déçu de ne pouvoir bénéficier d’une avancée essentielle annoncée au sommet du 30 juin: l’injection directe de capitaux dans ses banques par le nouveau fonds de sauvetage de l’euro. Le MES (Mécanisme européen de stabilité) sera opérationnel d’ici à quelques jours, bien qu’il ne soit pas encore formellement ratifié. Pourtant, la recapitalisation directe «ne se concrétisera pas avant le début de 2013», avertit un haut responsable européen. En clair, l’État espagnol devra s’endetter lui-même auprès du MES pour consolider les banques, au risque d’alourdir les doutes sur sa dette ­souveraine.

    La même impression de surplace vaut pour la Grèce, casse-tête numéro un de l’euro depuis trente mois. Athènes vient de reconnaître que son plan de redressement est sorti des clous durant les derniers mois. Elle demande un délai supplémentaire. Ses créanciers, à commencer par le FMI, posent le respect des engagements pris comme préalable. Le premier ministre, Antonis ­Samaras, a décidé un nouveau tour de vis budgétaire, avec privatisations accélérées et fermetures d’établissements publics. Mais la Grèce devra encore patienter si elle veut renégocier un plan d’aide qui lui permette la croissance après cinq ans de récession.

    Au nord, les créanciers posent leurs conditions. L’Allemagne exige que la supervision bancaire centralisée décidée au sommet soit mise en place avec la BCE comme clef de voûte, avant toute recapitalisation des banques espagnoles. Les Pays-Bas et la Finlande s’inquiètent de nouvelles factures au sud. Mollement démentie à Helsinki, la ministre des Finances, Jutta Urpilainen, disait vendredi que son pays «ne s’accrochera pas à l’euro à n’importe quel prix et (qu’il est) prêt à tous les scénarios, y compris l’abandon de la monnaie commune».

    L’inertie est perceptible jusqu’au sommet de l’Eurogroupe. Faute d’accord sur un autre nom, les dix-sept pays devraient reconduire Jean-Claude Juncker à la présidence jusqu’à la fin de l’année. L’Allemagne et la France, d’accord pour rendre la fonction à la fois plus politique et plus visible, n’ont pas encore réussi à s’entendre sur un successeur.

  12. Qu’il est bon d’avoir un président et un gouvernement de gauche, à la fois de gauche et totalement réaliste en soi c’est bien, mais après 5 ans de Sarkozy, c’en est presque une félicité.
    M. Moscovici, bon courage pour votre travail très difficile, archi-prenant, mais, je pense aussi, vraiment passionnant.

    • Mon pauvre Jonas, avec de tels propos lénifiants on se croirait revenu en ex-URSS ou en Corée du Nord !!!

      • Au contraire, je me réjoui du choix démocratique du peuple français. Vous continuez d’être consternant !

  13. J’ai bien apprécié cette interview, plutôt cordiale – entre un Ministre qui se fait professeur et un journaliste qui a le bon ton de ne pas couper la parole à son interlocuteur sans perdre cependant la maîtrise de la discussion – même si je reste sur ma faim.

    A force de se perdre en querelles stériles – faut-il oui ou non employer le mot rigueur ? L’augmentation de l’assiette fiscale signifie t elle que les Français, par foyer, vont payer plus de contribution commune ? – le journaliste passe un peu à coté de son sujet (la justice fiscale, la franchise en politique) et c’est bien dommage.

    Néanmoins, la discussion était passionnante et j’ai trouvé le Ministre très pédagogue et…Patient. Un trait d’esprit m’aurait fort agréé pour régler ces préambules. Après tout, les terminales n’ont-ils pas eu à plancher sur « toute vérité est elle bonne à dire » ? Et le magazine « Capital » n’a-t-il pas démontré, chiffres à l’appui, les bienfaits d’une fusion (il est vrai totale et non pas seulement partielle) de la CSG avec l’IR ?

    Seul écueil – malheureusement non soulevé par le journaliste, car la réponse m’aurait intéressée – à cette interview : toujours et encore l’absence de cohérence politique. En mots et en actes.
    En mots tout d’abord. Nous avons là un Ministre qui se refuse à utiliser un terme (rigueur) par crainte de son association à un autre (austérité) mais qui s’avère incapable de trouver une image/un mot qui corresponde à la politique différenciée qu’il défend ! Comment avoir confiance en un homme/une politique aussi flou(e) ? Il y a pourtant une expression, aussi bien populaire que comprise des marchés, qui accréditerait la volonté gouvernementale de présenter des comptes équilibrés (au moins sains) sans recourir à des expédients ou/et à des mesures : une « gestion » de « bon père de famille » ! Dans l’imaginaire collectif, cette notion renvoie immédiatement (c’est un fait culturel) au bourgeois, tenant ses comptes serrés, tout en vivant bien. On est loin du cost killer qui sévit dans les entreprises du CAC 40 !

    En ex ensuite. Pour bien montrer l’impact du précédent Gouvernement, le Ministre noirci le trait, en tressant des lauriers à l’Allemagne, qui contrairement à la France, vivrait des jours heureux. Le problème, c’est que la prospérité allemande est – c’est un fait économique, forcément connu du Ministre des Finances – repose d’une part sur des « efforts » demandés aux citoyens Allemands, en terme d’acquis sociaux et d’autre part sur une compétitivité réalisée au détriment de ses partenaires européens ! Ce que là encore, tous les économistes reconnaissent !

    Là encore, on a un réel problème de cohérence. Comment tout à la fois glorifier un pays – l’Allemagne – et défendre une politique qui est l’antithèse de celle de ce pays ? Là encore, que faut il penser de la politique gouvernementale ? Le Ministre en charge défendra t il à Bruxelles le programme de M. HOLLANDE…Ou bien les réformes structurelles voulues par la Commission…Sous l’égide de la chancelière MERKEL ?

    En acte enfin. Les choix politiques de M. SARKOZY et ses Gouvernements sont une chose. La situation française n’est, cependant, pas uniquement imputable à ceux-ci, même s’ils n’ont pas fait grand-chose pour améliorer les choses. Le PS a voté chaque plan européen, sans se soucier un instant des effets de l’austérité, en Grèce notamment. Il a, également, donné son aval au sauvetage des banques. Il a surtout mis sa signature à la mise sous tutelle de pays souverains. Et il s’apprête – s’il ratifie le TSCG – a renoncé à toute souveraineté budgétaire et financière (autant dire à toute souveraineté) puisque les recommandations européennes auront valeur d’ordre, mettant par la même fin au mandat non impératif des élus…Puisque, on le rappelle, il n’y a pas de sortie du TSCG prévu par le traité (ce qui fait qu’une majorité ne pourra pas défaire ce qu’une autre a fait : droit pourtant inaltérable des parlementaires depuis 1789)

    Pour finir, l’endettement n’est pas une mauvaise chose. Ce qui pose problème, ce n’est pas qu’on soit à 4% du PIB ou à 10% ou à 2%. Ce qui est un réel souci, c’est que cet endettement soit utilisé uniquement pour le présent, non pour le futur. Tenir un pseudo équilibre de 3% du PIB n’a aucun sens. Ce qui en a, c’est l’usage que l’on fait des richesses crées. Les besoins n’étant pas les mêmes, se fixer un pourcentage du PIB est économiquement stupide. Il serait, je le pense vraiment, plus urgent et nécessaire, de considérer la bonne dette de la mauvaise, et de pourvoir à toute chose pour mettre fin aux excès constatés. Le régime yoyo n’est bon ni pour les mannequins, ni pour les pays.

  14. J’ai suivi votre interview sur BFMTV; je tiens à vous féliciter. Vous avez été particulièrement brillant et convaincant.

    Marcel Blanc

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