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Pierre Moscovici invité de l’émission « Les 4 vérités » sur France 2

Catégorie : Actualité,Europe / International | Par pierre.moscovici | 27/07/2012 à 17:34

Pierre Moscovici était ce matin l’invité de l’émission « Les 4 vérités » sur France 2.

Cliquez sur l’image pour accéder à l’interview (vidéo du 27/02/2012).

Retrouvez ci-dessous le script de l’interview :

Gilles BORNSTEIN

Bonjour à tous, bonjour Pierre MOSCOVICI.

Pierre MOSCOVICI

Bonjour.

Gilles BORNSTEIN

Mario DRAGHI a dit hier que la Banque centrale européenne qu’il préside ferait tout pour sauver l’euro. Qu’est-ce que ça veut dire, que doit faire la BCE ?

Pierre MOSCOVICI

Ce n’est pas à moi de dire ce que doit faire la BCE qui, par définition, est indépendante, mais…

Gilles BORNSTEIN

Qu’est-ce que vous souhaitez ?

Pierre MOSCOVICI

Je vais vous dire ce que je pense autour de ce qu’il a dit.  J’ai réagi immédiatement en disant que c’était une déclaration positive. Ce matin je dirai que c’est une déclaration importante, parce que la zone euro traverse une crise depuis plusieurs années, parce que nous avons maintenant sur la table les paramètres des solutions. Après l’élection de François HOLLANDE, il y a eu une réorientation du cours de la construction européenne, les 28 et 29 juin il y a un Conseil européen à 10 qui étaient les paramètres d’une solution, maintenant il faut les mettre en application. Et quand je dis maintenant, ça veut dire que l’été doit être consacré de façon utile à trouver les vraies solutions pour trouver des remèdes à la situation grecque, espagnole…

Gilles BORNSTEIN

Et c’est quoi ces vraies solutions ?

Pierre MOSCOVICI

Alors c’est… justement là où la Banque centrale européenne a un rôle à jouer, à elle de dire lequel. Mais ce que j’ai observé, c’est que…

Gilles BORNSTEIN

Mais est-ce qu’elle doit racheter directement de la dette espagnole sur les marchés ?

Pierre MOSCOVICI

Comprenez-moi, moi je suis aujourd’hui le ministre de l’Economie et des Finances, j’appartiens au Conseil ECOFIN (comme on dit) à l’Eurogroupe, et l’indépendance de la Banque centrale c’est un sujet qui est à la fois délicat et essentiel. Franchement ce n’est pas à moi, ce n’est à personne d’autre d’ailleurs, de dire à monsieur DRAGHI ce qu’il doit faire. Simplement ce que j’observe, c’est que les marchés hier ont réagi en constatant que monsieur DRAGHI – et c’est ça la phrase importante – considérait que la sauvegarde de l’euro, que l’avenir de l’euro faisait partie de la mission de la Banque centrale européenne, qu’il ferait ce qu’il faut et que ce serait largement suffisant. Tout de suite la réaction a été positive. Moi je fais confiance à monsieur DRAGHI pour faire justement ce qu’il faut, c’est-à-dire pour faire en sorte que sur les marchés, il puisse y avoir un apaisement et qu’il y ait une détente sur les taux d’intérêt de l’Espagne, de l’Italie, pour faire en sorte que la zone euro reste ensemble. Parce que la stabilité financière dans la zone euro, c’est un facteur essentiel, d’abord d’avenir de celle-ci et puis aussi (je suis sûr) de croissance. Ce qui fait qu’il y a des doutes sur l’économie européenne, c’est ces incertitudes qui sont là depuis 2 ans. Et quand François HOLLANDE a proposé – c’était pendant la campagne électorale – un pacte qui soit à la fois un pacte de croissance, un pacte de gouvernance, un pacte de responsabilité, il y avait tous les termes de ce qu’il fallait faire : la croissance, il y a un paquet croissance qui est en train de se dérouler ; la gouvernance, c’est l’intégration solidaire européenne que nous voulons ; et puis il y a la responsabilité qui passe par cette stabilité, mais il n’y a pas de stabilité sans solidarité. Et l’intervention de la Banque centrale européenne je crois, la prise de position de monsieur DRAGHI signifie qu’il y a cette conscience que tout ce qu’on… et que tous doivent avoir, que la zone euro pouvait être menacée…

Gilles BORNSTEIN

Ça signifie plus de solidarité entre les Etats !

Pierre MOSCOVICI

Ça, je crois que ce sera indispensable parce que quand on a des situations comme celle de l’Espagne, il faut le faire. Mais cette solidarité, elle est en route d’ailleurs, nous avons décidé un prêt à l’Espagne qui peut aller jusqu’à 100 milliards d’euros pour sauver ses banques. Et ce que dit monsieur DRAGHI, c’est que la Banque centrale européenne jouera pleinement son rôle, moi je lui fais confiance pour dire ce qu’il doit faire, quand il doit le faire, comment il doit le faire.

Gilles BORNSTEIN

Dans un rapport publié ce matin, que publie Le FIGARO, l’OFCE dit que le gouvernement devra choisir entre retour à l’équilibre des finances publiques et baisse du chômage. Si le budget était à l’équilibre en 2017, il y aurait un chômage de 11 % qui pourrait être réduit si le déficit durait plus longtemps. Est-ce qu’il est envisageable d’aller moins vite, dans la réduction du déficit budgétaire, de reporter l’équilibre par exemple à 2018, 2019 ou plus tard ?

Pierre MOSCOVICI

L’OFCE c’est un institut économique estimable, comme on dit d’inspiration keynésienne, qui a des modèles qui sont des modèles assez classiques qu’on connaît bien. Je ne crois pas que cette analyse soit juste et je ne crois pas qu’il faille ralentir notre rythme de réduction des budgets. Je pense au contraire moi que le désendettement du pays est là aussi un facteur de croissance. Vous savez, quand on se fixe des objectifs de réduction des déficits, ce n’est pas pour se faire mal, ce n’est pas par masochisme, ce n’est pas par plaisir, ce n’est pas par nominalisme et ce n’est pas non plus parce qu’on obéit à je ne sais quel diktat extérieur. C’est pour une raison simple, c’est parce qu’on veut que la France retrouve de la souveraineté, c’est parce qu’on veut que la France retrouve des marges de manœuvre pour développer ses politiques publiques. Et moi c’est exactement ce que je souhaite, je souhaite… je préfère qu’on créé des postes d’enseignants, je préfère qu’on finance des hôpitaux, je préfère qu’on créé des postes de policiers, de gendarmes, de magistrats, je préfère qu’on développe nos services publics plutôt que de rembourser des taux d’intérêt… de la dette avec des taux d’intérêt de plus en plus élevés. Et c’est la raison pour laquelle, se désendetter est une mesure qui est positive aussi pour la croissance et pour l’emploi. Plus l’économie est saine, plus les finances publiques sont saines, plus nous retrouverons des marges de manœuvre pour la croissance. A l’inverse, si nous continuons à avoir une politique de déficit élevé, ce qui se passera… je parlais il y a une seconde de l’Espagne, c’est qu’on considèrera que notre politique est peu crédible, c’est que ce qu’on appelle les spreads, c’est-à-dire les taux d’intérêt, augmenteront, c’est la charge de la dette qui profitera uniquement de cela, et c’est la services publics et la croissance qui seront pénalisés. Donc là-dessus je suis en désaccord. Enfin j’ajoute que ces taux de chômage qu’on nous annonce pour 2017, non ça ne me paraît pas crédible parce qu’il y a un paramètre qui est essentiel dans cette affaire, qui fait toute la différence, c’est quel est ou quel sera le taux de croissance ? Il faut une politique qui soit une politique qui dope le taux de croissance, une politique qui muscle la compétitivité de l’appareil productif français, une politique qui soutienne notre industrie, et c’est cette politique-là que nous voulons mener. Je n’accepte pas cette fatalité selon laquelle on serait entre 9 et 11 en 2017 en termes de taux de croissance… de taux de chômage. Je ne sais pas moi aujourd’hui ce qui se passera, je ne connais pas la conjoncture mondiale, mais nous avons la volonté et je crois que l’économie française a la capacité de réduire le chômage. Et en tout cas réduire le chômage, combattre pour l’emploi, l’emploi, l’emploi, c’est la priorité que le président de la République nous répète toutes les semaines et c’est celle que nous voulons appliquer.

Gilles BORNSTEIN

Alors proposition numéro 22 de ce petit livre, le doublement du plafond du Livret A, ça devait être fait avant le 29 juin, nous sommes le 27 juillet, ce n’est pas fait, pourquoi ? C’est pour ne pas froisser les banques ?

Pierre MOSCOVICI

Non, moi je n’ai pas de difficulté particulière avec les banques…

Gilles BORNSTEIN

Je précise que le doublement du plafond du Livret A avait pour but de favoriser le logement social.

Pierre MOSCOVICI

C’est ce que… Pas seulement le logement, l’ensemble du logement. Mais ce que nous sommes en train de faire c’est simple, c’est une promesse du président de la République qui sera tenue, c’est un engagement qui sera tenu…

Gilles BORNSTEIN

Quand ?

Pierre MOSCOVICI

Alors nous avons missionné… j’ai missionné un expert qui s’appelle monsieur DUQUESNE, non pas encore une fois par amour des missions ou des commissions mais parce que ce que je voulais, c’est qu’on fasse d’abord l’inventaire de ce que sont les besoins de financement effectifs. S’il s’avère – et c’est une possibilité – qu’il y a des fonds aujourd’hui disponibles pour le logement social, alors il faudra mettre cette mesure en œuvre de façon progressive. S’il s’avère au contraire – et monsieur DUQUESNE va nous rendre son rapport très vite – qu’il y a des besoins, nous irons plus vite. Bref ! Ce que j’ai voulu, c’est de faire en sorte que cette mesure soit mise en œuvre au fur et à mesure des besoins parce que – et là je vous rejoins – la construction de logement social, la construction de logements tout court, ça fait partie des priorités de François HOLLANDE. Il s’est engagé sur une augmentation significative de la construction de logements en France, on connaît aussi la situation de ce secteur qui est le secteur du bâtiment, qui est un secteur qui est porteur d’emplois, nous la suivons avec attention. Et donc voilà, il faudra trouver les financements nécessaires et nous irons au rythme des besoins.

Gilles BORNSTEIN

Merci  beaucoup Pierre MOSCOVICI.

Pierre MOSCOVICI

Merci à vous.

Gilles BORNSTEIN

Bonne journée à tous. 07:59:42

FIN

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8 commentaires

  • adamastor dit :

    Pierre Moscovici écrivait sur son site internet :

    « Les propos que le président de la République a tenus aujourd’hui à Grenoble (…) sont inacceptables pour tous les républicains de notre pays. (…) Je [les] appelle solennellement (…) à dénoncer avec la plus grande énergie ces propos, et à s’unir pour combattre ensemble, par delà les différences de sensibilité, les mesures que ces propos pourraient inspirer. »
    Qu’allez-vous écrire à la suite des déclarations de Vals concernant les roms?

    • Jonas dit :

      Déjà, Valls répondait à une question lors d’une interview quand Sarkozy a fait tout un discours dans lequel il pointait les roms du doigt et les stigmatisait comme il sait si bien le faire.
      Ensuite le discours de Grenoble prévoyait, dans des cas extrême certes mais c’est une question de principe, de pouvoir retirer la nationalité française aux français « d’origine étrangère ». Et cela menait à des questions très malsaines, comme « qu’est-ce qu’un français d’origine étrangère ? » « A partir de combien de grands-parents étrangers pourra-t-on perdre sa nationalité ? » etc. des questions vraiment très malsaine.
      Bref, Sarkozy a fait un discours pour racoler encore plus à l’extrême droite, alors que Valls répondait à une question et qu’il aborde le problème après responsabilité. On peut s’opposer à ce que dit Valls, mais là le débat peut être sain et apaisé, alors qu’il ne pouvait pas l’être avec le discours dégeulasse et outrancier de Sarkozy à Grenoble.

      • Jonas dit :

        Et encore, je n’ai pas tout dit, je n’ai pas parlé de la surréaction à un fait divers (vice récurrent du sarkozysme), de la confusion entre roms é et gens du voyage, de la circulaire dégeulasse etc.

  • marie mcb dit :

    Il faut faire le ménage dans les banques. toutes les banques. Dans les banques européennes mais aussi et surtout dans les banques anglo-saxonnes qui sont à l’origine de toutes les crises financières.

  • Boris dit :

    « Il faut une politique qui soit une politique qui dope le taux de croissance, une politique qui muscle la compétitivité de l’appareil productif français, une politique qui soutienne notre industrie, et c’est cette politique-là que nous voulons mener. »

    C’est bien beau de dire cela et parallèlement d’augmenter les impôts des consommateurs potentiels, les charges qui pèsent sur les salariés et les entreprises, de rendre inextricables les rapports entre salariés et employeurs, de torpiller le BTP en encadrant les loyers. Rembourser ses dettes est vertueux, encore faut-il réaliser quelles en sont les origines.

    Le résultat que vous souhaitez atteindre est tout simplement impossible à obtenir en s’engageant dans cette voie. Une expérience professionnelle réussie dans l’industrie vous aurait certainement éclairé sur les réalités du monde du travail, sur les conséquences de l’ouverture des marchés et sur les contradictions de la politique archaïque que vous menez.

  • seb dit :

    Mario DRAGHI – l’homme qui a permis aux autorités politiques Grecs (et autres) à tromper leurs partenaires européens/mondiaux – est donc le sauveur (en sa qualité de Président de la BCE) tant attendu ? Rien ne laisse présager, qu’il fera demain mieux qu’hier !

    Je note plusieurs choses qui m’interpellent dans votre interview :

    **La première est que vous semblez confondre – mais il est vrai que les élus et nommés ont cette tendance fâcheuse – indépendance (mandat non impératif) avec impunité (possibilité de violer la loi commune et notamment le mandat représentatif (du pays, du Peuple) qui a été octroyé).

    Pourtant, l’indépendance ne signifie pas droit à faire tout et son contraire. L’indépendance, c’est le droit d’agir, dans le respect de la loi commune, sans être assujettie à autrui. L’impunité, c’est agir en violation de la loi commune.
    M. DRAGHI a droit de mener sa barque comme il l’entend, sur la matière qui le concerne – la stabilité des prix – dès lors que sa politique ne viole pas les règles communes qui s’appliquent aux pays membres et Institutions européennes. (Traités)

    Cette indépendance ne lui donne pas droit, néanmoins, de vous considérer comme quantité négligeable. D’abord parce que vous avez une mission démocratique de contrôle. Ensuite, parce que M. DRAGHI n’a pas le droit de venir sur les plates bandes de l’euro groupe à savoir…Le devenir de l’euro.

    Plutôt que de vous réjouir de voir que les « marchés » ont réagi « positivement » en imaginant M. DRAGHI violer continuellement son mandat et passer outre votre propre légitimité, vous devriez vous demander ce que « les marchés » penseront quand ils verront que vous les avez (avec le brave homme) pris pour des idiots ?

    Je me permets de rappeler que si on définit des règles dans un traité, c’est bien évidemment pour les appliquer en cas de problèmes, et non pas le contraire !

    L’euro, c’est l’affaire des Etats membres. Pas de la BCE. Quand on renonce à l’état de droit, ce n’est jamais porteur de prospérité et de paix. Bien au contraire.

    **La deuxième, c’est que vous continuez, avec une naïveté confondante – ou un réel cynisme – à applaudir un homme (et des politiques) qui sont aux antipodes du mandat qui est vôtre et qui ont montré leur total inefficience. On glosait sur la positive attitude d’un PM de droite. Celle affichée par l’euro groupe et M. DRAGHI relève de la méthode Coué ! Qu’on en juge…

    A en croire M. DRAGHI, la situation a graduellement empiré, mais pas au point de plonger l’ensemble des pays de l’Union monétaire dans la récession et de renoncer aux politiques d’austérité, à la base de ladite récession !

    M. DRAGHI explique aussi continuer des opérations de prêts à trois ans – inconstitutionnelles – pour les banques (et elles seules) dans le but d’aider au crédit…Alors que la BCE, via ses tableaux, montre clairement que ces opérations n’ont pour but que de financer les pertes des banques inconséquentes. On a pu voir, au passage, que ces opérations n’ont pas atteints leur objectif…C’est sans doute pourquoi on les renouvelle.

    Le degré d’ouverture du brave DRAGHI est aussi formidable. Il n’a pas de tabou…Sauf lorsqu’il est question d’augmenter les salaires, laisser couler les banques, virer les PDG idiots, prendre sa retraite, nationaliser une partie du secteur (celui des dépôts) Ce que DRAGHI appelle « tabou » c’est une violation sans réserve des traités.

    Le plus beau, c’est le « plus d’Europe » du brave MARIO.
    « Dans certains pays, le transfert de souveraineté – je préfère parler de partage – que cela implique est un enjeu majeur, dans d’autres, non. Avec la mondialisation, c’est précisément en partageant la souveraineté que les pays peuvent mieux la conserver. A long terme, l’euro doit être fondé sur une plus grande intégration. »

    En gros, abandonner de la souveraineté nationale, on en aura plus au global. C’est joli, mais c’est faux. Exemple : on a perdu le contrôle des capitaux au niveau national, mais en quoi en avons nous gagné au niveau européen ? La raison est simple : il y a désaccord profond entre les pays, et le système de décision n’étant pas démocratique, la majorité ne peut jamais gagner ! Mais, on devrait le savoir : ce raisonnement est celui qui a conduit un certain Laval à vendre la France, en escomptant que plus de collaboration conduirait à plus d’estime. On a vu le résultat !

    Je critique, mais en fait, il est très socialiste ce brave MARIO. Pour lui, il faut que les  » créanciers soient associés » ! Un libéral considérerait que les contribuables n’ont pas à payer les pertes d’autrui (et des banques en particulier)…Pour M. MARIO, ceux-ci doivent être déresponsabilisés et les contribuables payer les bêtises d’autrui. Je ne sais pas ce qu’en pense les lecteurs du blog, mais moi je préfère que les créanciers privés (actionnaires) soient « associés » à 100% pour les pertes…Avant qu’un euro public ne viennent à leur secours !
    Pour finir, la dernière du brave MARIO :

    “Dans la mesure où l’ampleur des primes souveraines handicape le fonctionnement des canaux de transmission de la politique monétaire, elles entrent dans le cadre de notre mandat […] “
    C’est dans ces cas là qu’on comprend le réel souci d’avoir une Institution indépendante, qui à l’image de la Convention ou du consul Napoléon Bonaparte, déclare sans sourciller sa volonté d’outrepasser ses fonctions dans le seul but de faire monter provisoirement les marchés (Certains chefs d’entreprise usent d’une méthode similaire : ils annoncent des licenciements et cela fait monter l’action)

    Personnellement, je n’ai lu nulle part que la BCE avait reçu mandat pour aider les pays ou banques, détenteurs d’actifs pourris ! Le traité de Maastricht, et les décisions de Karlsruhe mais aussi du CC, sur le sujet, sont pourtant clairs car d’inspiration libérales (au sens de responsabilisation)
    Avec un peu de chance, peut être nous annoncera t il prochainement que la BCE rachetera tout achat inconséquent ! Je vais dès lors pouvoir me faire des couilles en or, mon épouse étant (pour certains biens) une consommatrice compulsive !

    • Bangor dit :

      Je suis désolé pour vos organes génitaux en métal précieux, mais le niveau déplorable de vos analyses économiques ne plaide pas pour une augmentation substancielle de vos revenus. Plutôt que de nous inonder par des raisonnements incompréhensibles, vous feriez mieux d’admettre une fois pour toutes que vous ne voulez pas d’une Europe politique supranationale. Les choses seraient plus claires.

      • seb dit :

        Je l’ai déjà dit : je ne suis pas contre une « Europe politique supranationale ».

        Je suis contre un projet européen dont le seul projet est « la finance au pouvoir » (vous avez entendu parlé de « social » ?) et dont les bases (les fondations si vous préférez) sont bâclées.

        Tout ce que je souhaite, c’est que la construction européenne soit un bon projet. Cela passe par le respect des traités qui engagent ses membres et par la mise en place d’un personnel politique, plus attentif au devenir d’icelle…Qu’au sien propre.

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