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Moscovici : La croissance faible n’est pas une fatalité [Le JDD]

Catégorie : Actualité,Politique | Par pierre.moscovici | 20/08/2012 à 10:08

INTERVIEW – Le ministre de l’Economie et des Finances estime que l’économie française peut rebondir l’an prochain. Même si les prévisionnistes sont pessimistes.

La France accuse une croissance nulle et les perspectives sont médiocres. Le gouvernement va-t-il revoir à la baisse sa prévision pour 2013 (+1,2%) dans la loi de finances que vous préparez?
Ce n’est pas d’actualité. Dès lors que nous sommes capables de relancer la dynamique en Europe et en France, nous avons un réel potentiel de croissance en 2013. Il faut pour cela mettre en œuvre les mesures obtenues fin juin par la France auprès de nos partenaires européens. Je souhaite également des progrès rapides et forts sur la supervision bancaire, ainsi que des mécanismes d’intervention financière de nature à stabiliser les marchés et à restaurer la confiance. Sur le plan national, nous voulons aussi soutenir l’activité par une politique économique active, notamment en faveur du pouvoir d’achat, du logement et de l’investissement des entreprises.

Les économistes anticipent une faible hausse du PIB l’an prochain…
Ce n’est pas une fatalité. Beaucoup a d’ores et déjà été fait pour relancer la croissance et le pouvoir d’achat. Nous avons augmenté le Smic et l’allocation de rentrée scolaire, encadré les loyers dans 38 agglomérations, étalé la facture du gaz léguée par le gouvernement précédent… J’ai aussi à cœur la compétitivité de notre économie. Nous voulons mener une politique favorable à l’entreprise et à l’investissement, en particulier grâce à la banque publique d’investissement. Des réformes de structure, à la francaise, stimuleront la croissance.

Comment comptez-vous réduire le prix de l’essence?
La hausse des cours des carburants a repris. Notre objectif est que leurs prix soient significativement inférieurs aux niveaux actuels. Les mesures à prendre doivent être les moins coûteuses possible pour nos finances publiques. Je recevrai le rapport que j’ai demandé le 24 août. Je réunirai les industriels du secteur, raffineurs et distributeurs le 28 août. Les mesures appropriées seront alors prises : chacun fera sa part de l’effort.

Le traité budgétaire sera sans doute adopté avec les voix de la droite tandis que certains, à la gauche du PS, ne le voteront pas. Ce scénario vous convient-il?
Le texte qui sera soumis au vote du Parlement n’est nullement un abandon de souveraineté. Le Conseil constitutionnel a été parfaitement clair à cet égard. De plus, il ne s’agit pas uniquement de voter ce traité mais un ensemble de mesures en faveur de la croissance, de l’union bancaire, de la stabilité de la zone euro ainsi que la taxe sur les transactions financières. François Hollande s’était engagé à réorienter l’Europe, il l’a fait. Sa démarche est radicalement différente de celle de Nicolas Sarkozy. Je souhaite que l’ensemble de la majorité donne acte de ce progrès au président de la République.

Si j’étais convaincu qu’un desserrement était positif, je l’envisagerais. Nous ne maintenons pas l’objectif d’un déficit à 3% en 2013 par amour d’un chiffre : le désendettement est un impératif afin de conserver notre souveraineté et la maîtrise de notre destin. La France emprunte à des taux d’intérêt extrêmement faibles, parfois négatifs. Pourquoi? Parce que, depuis le 6 mai, les marchés ainsi que nos partenaires constatent que nous menons une politique crédible. Cette crédibilité reconquise permet d’obtenir des conditions financières favorables. Tout signe de défaillance serait sanctionné, ce qui renchérirait le coût de la dette. Nous sommes dans le peloton de tête en Europe, nous devons y rester.

Fillon et Raffarin vous taxent, eux, d’immobilisme face à la crise…
Ce n’est ni sérieux ni crédible de la part de ceux qui ont tant affaibli le pays. Le changement est déjà engagé. En cent jours, nous avons obtenu un plan pour la croissance en Europe, commencé le redressement de nos comptes publics, organisé la conférence sociale, entamé le redressement productif, rétabli l’exemplarité de l’État, etc. Le chemin parcouru est déjà considérable.

L’opposition vous accuse aussi de grever le pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires en supprimant la défiscalisation des heures supplémentaires…
Quelle mauvaise foi! La fin de la défiscalisation, ce n’est pas la fin des heures supplémentaires! Les chefs d’entreprise peuvent toujours en proposer à leurs salariés, ils le font pour s’adapter aux commandes, pas pour l’appât fiscal. En outre, nous supprimons la hausse de TVA que l’ancien gouvernement avait fait voter. Nous rendons ainsi aux Français des couches populaires et des classes moyennes 11 milliards d’euros de pouvoir d’achat. Notre principe d’action est et sera toujours la justice sociale.

Comment comptez-vous réduire le prix de l’essence?
La hausse des cours des carburants a repris. Notre objectif est que leurs prix soient significativement inférieurs aux niveaux actuels. Les mesures à prendre doivent être les moins coûteuses possible pour nos finances publiques. Je recevrai le rapport que j’ai demandé le 24 août. Je réunirai les industriels du secteur, raffineurs et distributeurs le 28 août. Les mesures appropriées seront alors prises : chacun fera sa part de l’effort.

Le traité budgétaire sera sans doute adopté avec les voix de la droite tandis que certains, à la gauche du PS, ne le voteront pas. Ce scénario vous convient-il?
Le texte qui sera soumis au vote du Parlement n’est nullement un abandon de souveraineté. Le Conseil constitutionnel a été parfaitement clair à cet égard. De plus, il ne s’agit pas uniquement de voter ce traité mais un ensemble de mesures en faveur de la croissance, de l’union bancaire, de la stabilité de la zone euro ainsi que la taxe sur les transactions financières. François Hollande s’était engagé à réorienter l’Europe, il l’a fait. Sa démarche est radicalement différente de celle de Nicolas Sarkozy. Je souhaite que l’ensemble de la majorité donne acte de ce progrès au président de la République.

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30 commentaires

  • gaffrig dit :

    concernant le traité budgétaire européen, pour rester dans le ton de la campagne 2012, en // du terme unifier j’utiliserais aussi le verbe « normaliser », parex les normes comptables, les gestions de régions, les conditions de travail…une meilleure lisibilité rassurerait tout le monde.
    AM parle d’un nouveau traité pour l’UE. de toute façon il y en aura bien un prochain. pour bien poncifier le post « gvt c’est prévoir » dc j’en conclue qu’AM est une bonne gouvernante.

  • Amelle dit :

    Très bon discours de Martine Aubry, on a beau dire, c’est une excellente oratrice, qualité rare chez les femmes politiques.

    Je ne l’aurai pas cru il y a 4 ans mais si c’est pour avoir Desir ou Cambadelis à la tête du PS, j’ai envie de supplier Aubry de rester. Les deux compères ne pourront pas faire face à Fillon qui même s’il n’est pas un bon orateur, est un excellent débatteur et Copé qui est bon en … en fait non il n’est ni bon débatteur ni bon orateur juste une caricature de Sarko mais il y a Juppé, Le Maire … et ni Desir ni Camba ne font le poids, déjà, il ont du mal à convaincre les socialistes, donc le reste des français.

    En plus il y a les élections locales, régionales et européennes en 2014, je sais que tout le monde anticipe une victoire de la droite mais quand même, rien n’est écrit d’autant plus que le gouvernement devrait aider les territoires en leur proposant un pacte de croissance, j’attends aussi beaucoup de Dufflot pour qu’avec les élus locaux, ils puissent mettre un terme à la croissance du FN dans les zones péri-urbaine ces poches ou l’extrême droite prospère en mettant en place des politiques locales adapté et sur mesure pour une meilleure qualité de vie.

    Si on commence à faire ces efforts, les élections de 2014 ne sont pas forcement perdu d’avance, ou au moins avec une perte très limitée.

    Aubry a les compétences et les qualités, devant une opposition grossières des UMP, elle a une capacité à rendre et à donner des coup qui impressionnent (quand son adversaire n’est pas socialiste), pendant son discours aujourd’hui, j’ai vu des sarko boys dans les réseaux sociaux avec la délicatesse qu’on leur connaît souhaiter la voir brulée, c’est dire qu’elle va nous manquer.

    Sinon il y a Gorces mais c’est un gentil, encore faut il qu’il continue en mettant en place une motion digne d’être votée à moins qu’il ne s’allie avec Dray, j’ai aimé sa contribution et en plus c’est un excellent débatteur.

    Le congres me donne le tournis, je ne sais plus quel dieu prier pour que ni Camba ni Desir ne remplace Aubry.

    • Nicolas (Nantes) dit :

      Amelle

      je comprends aussi tes doutes, mais n’oublions pas que lorsqu’Aubry a gagné le congrès de Reims, tout le monde disait qu’elle n’avait pas les qualités (notamment d’oratrice) pour mener à bien le PS et qu’elle n’était là que pour empêcher Royal. Et finalement, Aubry a surpris, en gérant bien le PS et en se montrant efficace dans la communication.

      Donc moi je reste positif, si c’est Camba (comme les disent les pronostics), bah il n’y a pas de raison qu’il ne s’en sorte pas. ET de toute façon, comme tu le dis, les alternatives sont peu nombreuses et peu convaincantes.

      Aubry aurait pu rester c’est vrai, c’est dommage.

      • Thomas P. dit :

        D’autant plus que Hollande n’avait aucune des qualités pour être élu président… mais qu’il l’est quand même devenu!
        Alors…

        • Amelle dit :

          Il maîtrise ses sujets, il est resté 10 ans à la tête du PS, très intelligent, très bon orateur et finalement un esprit de synthèse qui l’aide aujourd’hui dans sa fonction au niveau international.
          Hollande avait donc des qualités pour devenir président.

          Après cet hommage, je me sens obliger de critiquer un peu Hollande et justement j’ai un reproche à lui faire c’est ses priorités dans ces sorties et en matière de com.

          Sa tournée des festivals cet été après la conférence sociale à fini par me taper sur les nerf. Ca donnait un air de vacance mal venu, à la limite qu’il aille voire les festivaliers pourquoi pas, mais il aurait du en profiter pour aller voire en même temps les personnes qui sont dans la mouise et qui ne connaissent pas les vacances, par exemple les pêcheurs, les agriculteurs, les hôpitaux, les agents du service public … . L’impatience des électeurs notamment de gauche viens aussi de là je pense.

          Je ne sais pas qui s’occupe de la com de Hollande mais on se demande à quoi il pense quand il conseille, c’est pratiquement la même bourde qu’il a fait le 8 mars quand Hollande est aller voire une maternité et une crèche … le jour tout le monde célèbre le droit des femmes, le candidat Hollande célébrait la maman, c’était consternant. Mais heureusement rien de cela n’est important et cet été le gouvernement à quand même bien bosser même si on a l’impression hollande en a fait moins.

        • seb dit :

          Par défaut, c’est un peu çà qui est dommage. Esperons qu’à la manière d’un « Charles VII » il tentera de prouver sa valeur, histoire de ne pas être « gagnant parce que le moins pire » (à priori)

      • Amelle dit :

        Euh … excuse moi mais personne n’a jamais dit qu’Aubry était une mauvaise oratrice, tout le monde reconnaît aussi qu’elle maîtrise ses sujets comme Hollande, DSK, Fabius, Royal.
        Ce qu’on lui reprochait c’est l’organisation du TSS pour évincer Royal avec Camba et Bartelone, avoir tromper Delanoe à l’époque et aussi qu’elle n’avait pas de projet pour le PS

        Depuis qu’elle à repris à son compte les thèmes de rénovation suite à la défaite aux européennes, sa volonté de réconcilier et de parler avec tout le monde ça a marché d’autant plus que tout le monde s’y est mis, Aubry, Royal, Fabius, Hamon, Delanoe, Hollande … c’est ce qui a permis la victoire aux régionales et une préparation des présidentielles avec une loyauté impressionnantes de tous pendant la campagne.

        Désolée mais camba c’est autre chose, il n’a aucun poids devant Fillon et il est loin de maitrise ses sujets comme les ténors du PS.
        En plus on a beau dire mais il est quand même bizarre que Hollande demande à ce que aucun condamné ne puisse accéder au gouvernement ou à la présidence pour donner l’exemple et faire une rupture mais qu’on accepte que le patron du PS le soit. Je vois de loin la droite nous taper à fond dessus pareil pour Désir.

        Au moins Dray même après la plainte de tracfin que Bercy avait déposé avec beaucoup de zèle et un an d’enquête, on n’a rien trouvé ni même mis une seule fois en examen, on lui a juste gaché sa vie professionnelle mais rien trouver de probant contre lui sauf qu’il est bordélique, qu’il aime les belle montre et à des beaux parents qui sont loin de vivre dans la misère. C’est sûrement des tares mais incomparable avec des condamnations.

        J’espère qu’il y aura des surprises et surtout d’autre candidat notamment Gorce et Dray sinon ça augure assez mal du reste du quinquennat.

  • Jonas dit :

    Si les plus grands pays se mettaient d’accord, il y aurait de quoi faire pour en finir avec la crise. Déjà la réforme que j’attend le plus est celle de la séparation des banques selon les activités (dépôt et crédit d’une part, spéculation de l’autre). Ce sera nécessaire mais pas suffisant. Il faut encore plus de régulation pour mettre fin à cette finance folle qui risque de nous conduire à une nouvelle crise dans l’avenir. Déjà rétablir les règles en vigueur avant la terrible dérégulation depuis l’ère Tatcher Reagan. Et ensuite aller plus loin, réguler fortement la finance pour éviter tout risque d’une nouvelle crise et remettre la finance au service de l’économie. Enfin, les Etats pourraient mettre fin aux paradis fiscaux et ainsi récupérer une manne financière considérable, qui permettra de résoudre la crise des dettes souveraines, et qui permettrai aussi d’effectuer les investissements nécessaire pour rendre nos modes de prudction et de consommation sensiblement plus écologique, plus durable.
    Bon tout çà c’est ce qu’il faudrait faire, après, les G20 ne mènent jamais à rien, les dirigeants viennent la pour la photo et la montagne accouche systématiquement d’une souris. Pourtant c’est dans l’intérêts des grands pays d’éviter une nouvelle crise et de récupérer l’argent nécessaire pour mettre fin à celle-ci. Donc pourquoi ne le font-ils pas ? Parce qu’ils n’arrivent jamais à se mettre d’accord ? PArce qu’ils manquent de courage ? Parce que les dirigeants sont entourés de personnes qui ne veulent pas que ça change (notamment le gouvernement américain et les financiers de wall street, et le britannique avec la city) ? Je ne sais pas trop, mais je pose la question, qui est cruciale.

    • Amelle dit :

      Idem
      Moi aussi j’attends la reforme sur la séparation banque de detail/banque d’investissement à caractère spéculative. J’attends l’interdiction aux banques d’exercer dans les paradis fiscaux, de supprimer ou taxer les flux vers ses paradis (pas forcement ceux y venant dans un 1er temps).
      J’attends la mise en place de la taxe Tobin, il serait préférable qu’elle soit modulable, très hautes concernant les achats/ventes de quelques heures donc purement spéculatives, moyennement haute quand celles qui se font sur 3 mois, faible si c’est sur 1 an et pas de taxe sur les vrais investissement à long terme.
      J’attends la suppression de la vente à découvert, des LBO, de certain produits dérivés comme les CDS, le hors bilan, les dark pool dont le but comme son nom l’indique c’est de rendre les échanges opaques, exiger des banques de ne pas titriser +5% de leur encours comme le proposait Lordon … bref j’attends un bon coup de balai(avec savon, javel … si possible) dans le monde de la finance, des marchés et des échanges financier avec un minimum voire maximum de contrôle.

      J’attends aussi la mise en place de la banque publique d’investissement qui devrait booster le travail de PME.
      Et justement concernant les PME/PMI j’attends les mesures concernant la diminution de leur impôts sur les société à 15% mais aussi la création d’un micro-environnement très favorable à leur développement et je ne parle pas seulement d’impôt.

      Ce qui m’inquiète par contre c’est la réduction de la dépense. Une réduction des effectifs sous le seul prisme du chiffre ne me parait pas différent de la logique comptable de Sarko des RGGP, j’aurai préféré une méthode inspirée de la méthode canadienne ou l’on demande à chaque direction, chaque structure, chaque service, chaque bureau ce qu’il pourrait faire pour diminuer sa dépense, c’est plus long mais peut être plus juste. Il serait peut être aussi intéressant de redéfinir les processus des structures entre elles et des processus entre d’administration et les usagers. Redéfinir le système d’information pour mieux définir la suppression les postes si besoin pourrait aussi permettre une réorganisation plus souple. Un travail de conception avant d’imposer le nombre de poste à supprimer.

      J’espère que la réduction de la dépense se fera aussi via une suppression de toute les aides à l’emploi aux entreprises qui n’ont jamais permis un seul emploi de plus puisqu’on sait maintenant que l’emploi ne vient que par un bon carnet de commande.

      Il serait aussi intéressant de faire connaître les contreparties qu’on demande aux entreprises aidés par l’état, il est assez insupportable de voir l’argent du contribuable aider des boites où les actionnaires s’attribuent des dividendes astronomiques comme cela a été le cas pour Renault ou pour les banques, c’est aussi valable sur le plan européen, il serait intéressant de connaître quelles sont les contreparties qu’on demande aux banques espagnoles aidées par le FESF.

      Et en parlant d’Europe j’avais lu il y a quelques mois un article sur un journal anglais que je ne retrouve plus, une analyse assez intéressante ou l’auteur préconisait non pas une sortie de la Grèce que tout le monde attend et qui serait catastrophique pour l’Euro mais la sortie de l’Allemagne, car disait-il l’Allemagne à les moyens d’une sortie sans se retrouver en difficulté,coté zone euro cette sortie permettrait une baisse automatiquement du coût de l’Euro, cela générera une inflation maîtrisable, ce qui permettra à l’Espagne, l’Italie et les autres pays de renouer avec les exportations et stabiliser la situation. Sur le papier cette perspective n’a que des avantages.

      Seulement voila, les allemands ne cachent plus leur l’envie de plus en plus pressante de virer la Grèce, cela conduira forcement à virer aussi l’Espagne qui a pourtant toujours été l’élève exemplaire de l’Europe. Merkel ne veux pas voire que les politiques d’austérité n’ont rien résolu depuis 4 ans, au contraire la situation et de la Grèce, l’Espagne & co n’ont fait que s’aggraver.
      Avec ce statut quo on ne s’en sort pas, avec des taux d’intérêt aux pays qui dépassent les 6% la situation ne peut que se dégrader c’est pour cela que la création des monnaies communes pour les pays menacé ou qui le veulent devient une urgence tout comme un plan qui gérera l’après sortie des pays pour la zone euro et pour ces pays là que cette sortie cela se fasse ou non.
      Si c’est le cas, il y aura au moins eu anticipation et bonne gestion de la crise, si ce cas ne se présente pas
      la monnaie commune n’a pas d’incidence majeur pour le pays et beaucoup y trouvent même des avantages.

    • seb dit :

      Les questions que vous posez sont intéressantes. Personnellement, je pense que les difficultés pour parvenir à des accords importants (favorables à l’intérêt général, pour ceux particuliers il n’y a jamais de problèmes bizarrement sont de deux ordres.

      **En premier lieu, je pense, les politiques sont soumis à des devoirs/intérêts contradictoires, qu’ils essaient de synthétiser, mais qui ne permettent pas de grands accords.

      Ex : en tant que Président de la République française, M. HOLLANDE se doit d’être hostile aux paradis fiscaux. Le Prince consort d’Andorre (qui est un paradis fiscal) doit, lui, préserver le régime fiscal avantageux de la principauté. Or…C’est le même homme !

      S’ajoute à cela que les partenaires européens de M. HOLLANDE sont soumis à de semblables intérêts contradictoires…Soit parce qu’ils sont eux-mêmes un paradis fiscal (Luxembourg, Angleterre avec Jersey, Irlande), soit parce qu’ils en protègent un (la France défend Monaco).

      Comment, dès lors, se mettre d’accord…Ne serait ce qu’à minima ?

      **En deuxième lieu, les politiques ont une peur terrible de l’audace. Probablement parce qu’ils ne croient pas réellement ce qu’ils disent publiquement. Pour eux, la France n’a pas les moyens d’avoir une voix sans l’UE. Pour eux, l’UE n’est jamais assez grande. Bref, le crédo de nos politiques semble être : sois un Panurge.

      La France a les moyens de faire plier les « marchés ». Comment ? De la même manière que la France révolutionnaire face aux monarchies coalisées : en prenant à partie « l’opinion publique » ! Ou…En utilisant les « armes » de ses « ennemis ». Pour contrer les Lois Fondamentales, n’a-t-on pas écrit la DDHC ?
      L’UE a des forces importantes, qui lui permettent aisément de se soustraire aux diktats « des marchés », seulement, elle ne le fait pas. Par pure lâcheté ou/et par peur.

      Rien n’interdit, par ex, aux Etats membres de dénoncer les traités européens pour restaurer leur droit régalien d’émettre monnaie. Ne serait ce qu’à titre transitoire. Mais voilà, les politiques ont peur d’agir. Alors qu’ils savent (au fond d’eux) qu’une telle solution pourrait restaurer la croissance et ne nous causerait aucune rétorsion. Mais voilà, ils ont peur…

      Il y a, bien sur, d’autres solutions.

      Pour résumer, je dirai qu’on est au Conseil royal de Charles VII avant l’arrivée de Jeanne. Tous les « conseillers » du monarque lui disait d’attaquer ici ou là, de semer la terreur a tel endroit, de flatter untel ailleurs. Tous ces « conseils » ont été suivi mais n’ont apporté aucun résultat tangible.

      Jeanne a, elle, tout de suite compris ce qu’il fallait pour restaurer la Monarchie : un sacre à Reims. Point barre. Bref, un coup d’audace (passer tranquillement entre les lignes ennemies pour se faire sacrer), un pari remporté (Orléans, la foi (en sa mission) et la volonté (de bien faire)

      Il manque aujourd’hui tous ces éléments. On donne des milliards qui ne servent à rien, on ne restaure pas du tout la confiance, on se cantonne à suivre des conseillers qui n’ont pas du tout réussi dans leurs fonctions (BARROSO a coulé son pays, Mme LAGARDE n’a su que nous proposer une « croissance négative » et on s’interroge sur l’intérêt d’avoir un « Président du Conseil Européen)

  • marie mcb dit :

    Depuis 1971, depuis que le dollar a remplacé l’etalon or, les économies mondiales sont déstabilisées, les Etats s’endettent de plus en plus et le chomage augmente de plus en plus. Si cette spirale infernale n’est pas arrêtée, ce sera le chaos mondial et avec lui les guerres.

  • marie mcb dit :

    La priorité des priorités est de superviser et de controler les banques européennes pour stabiliser les marchés et préserver la souveraineté des Etats. Si cela n’est pas fait, la prochaine crise financière des banques américaines nous conduira au chaos mondial.

  • domi 25 dit :

    Il est venu le temps de la nation Europe,fini celui du chacun pour soi!

    • seb dit :

      Vos propositions pour y parvenir ?

      • domi 25 dit :

        Prendre exemple sur le fonctionnement des USA.

        • lola dit :

          @Domi :cela n’a pas grand sens .

        • seb dit :

          Vous seriez favorable, par ex, à la mise en oeuvre d’une « Constitution Européenne »…Faisant moins de dix pages ?

          • domi 25 dit :

            C’est surtout le contenu qui compte.Et je pense que les représentants français sauraient la comprendre même si elle est rédigée en anglais! @ seb

        • Nicolas (Nantes) dit :

          Ne pas oublier une chose. Les USA ont une seule langue, ça paraît anecdotique, mais pour qu’un esprit national européen se crée comme aux USA, c’est une chose très très importante la langue. Avoir une vingtaine de langues différentes, de langues officielles, cela complique sérieusement la tâche, sans oublier l’histoire de l’Europe qui s’est créée à partir d’une multitude de nations différentes, contre une seule nation aux Etats-Unis.

          • Jonas dit :

            Oui Nicolas, la multiplicité des langues est la raison pour laquelle il n’existera jamais d’Etats-Unis d’Europe.
            Mais là où domi a terriblement raison, c’est qu’il est indispensable que les pays europées, en commençant par leurs dirigeants (et les dirigeants des institutions européennes), se rentrent dans le crâne une bonne fois pour toutes qu’ils sont complètement interdépendants, et qu’ainsi la solidarité entre les pays est absolument indispensable

          • domi.25 dit :

            Il n’y a pas si longtemps,marcher sur la lune était utopique…

          • Amelle dit :

            Je ne pense pas que la langue soit le vrai problème, perso je pense que le problème vient du fait que l’Europe a été conçue pour être loin des citoyens,ils ne voient que la structure bureaucratique qui se coupe les cheveux en 4 sur des sujets qui n’intéressent à chaque fois qu’une niche de citoyen.

            La vrai solution serait une constituante avec referendum sur toute l’Europe sur les sujets vitaux pour l’Europe, une élection du président ce qui lui donnerait une grande légitimité et un pouvoir réellement supra national, première brique d’une Europe fédérale.

            Mais actuellement, ce qui nous manque c’est un ministre de l’économie et des finances qui pourrait gérer la crise avec le pouvoir d’imposer des reformes. Je verrai bien pour ce poste un Gordon Brown qui quoi qu’on en dise est un authentique keynésien, qui n’a pas hésité à nationaliser les banques et déployer à grand plan de relance et permis à la l’Angleterre de sortir de la crise plus vite que d’autre avant que Cameroun n’arrive et ne plombe l’économie.

            Un ministre de l’économie de l’Europe de cette trempe ne serait pas un luxe mais cette fonction n’existant pas, j’aimerai bien qu’on propose la présidence de l’Europe à Brown même si ce n’est pas un conservateur d’autant plus que se serait un pied de nez à tout les eurosceptiques anglais qui ont tout de même aujourd’hui toutes les raisons de l’être.

          • Jonas dit :

            Je suis d’accord avec ce que tu dis Amelle, et si il peut y avoir des transferts de souveraineté, je maintiens qu’on ne pourra jamais aller jusqu’au fédéralisme du fait de la multiplicité des langues, et de l’histoire également.

          • Nicolas (Nantes) dit :

            Je dis pas qu’une nation européenne est impossible, mais une nation, ça ne se crée pas je crois, ça s’installe naturellement ou pas, en tous cas à partir d’un territoire central géographique déjà uniforme (ce qui n’existe pas vraiment).

            De plus, au-delà de la diversité des langues, les mentalités économiques de chaque pays sont elles aussi divergentes (simple exemple : Anglais et Français), les intérêts sont différents et l’histoire a forgé des peuples différents à mon avis.

            Mais je dis pas que c’est impossible, je dis qu’on ne le verra certainement pas de notre vivant.

          • Nicolas (Nantes) dit :

            Amelle

            un pouvoir supranational, soit, mais quels peuples en veut vraiment ? Les Anglais, les Danois, sont-ils disposés à avoir un président européen qui gouverne une partie de leur quotidien ? Les Français et les Allemands sont-ils disposés à accepter de partager un pouvoir avec de petits pays ? Ces mêmes petits pays sont-ils prêts à se fondre dans une masse unie où ils ne représenteront pas grand chose ?

          • Nicolas (Nantes) dit :

            On ne passe pas d’un claquement de doigts d’un système multinational européen à un système qui s’est construit dès le départ sur une base fédérale comme aux USA.

          • Amelle dit :

            Bien sur que ça ne passera pas avec un claquement de doigt.
            D’abord l’Europe n’est pas une histoire commune (enfin ça dépend et plutôt dans la guerre)mais c’était d’abord un projet.

            Quand les pères fondateurs américains ont voulu construire l’Amérique fédérale, ils savaient que le peuples de migrant venu d’Europe formaient un peuple hétérogène rien ne les rassemble seul le projet fédéral.
            La différence aujourd’hui avec les pays européens c’est qu’il n’y a pas une élection qui les rassemble même l’élection des députés européens ce ne sont pas des listes européenne mais des listes nationales donc très en autonomie.

            C’est pour cela qu’une élection d’un président au suffrage universel donnera de fait une légitimité supra nationale au président élu, l’anglais ou le danois acceptera vu que c’est lui qui vote pour lui. Maintenant ce n’est pas parce que ce président aura une légitimité supra national qu’il faudra lui donner tout les pouvoirs, on doit limiter ses prérogatives et ses domaines d’intervention histoire d’avoir un minimum d’indépendance entre institution européenne.

            Même chose pour le parlement, si les listes étaient européennes et non pas nationales, cela aurait permis au citoyen même danois ou anglais d’avoir plus de proximité pour les partis européens PSE ou PPE qui auront plus d’audience.

            Et ce sentiment ne viendra pas d’un claquement de doigt, il s’installera au fur et à mesure, et petit à petit on réfléchira de plus en plus Europe et de moins en moins enfin jusqu’à un certain degrés parce qu’en France par exemple la culture française est quand même très forte englobante et c’est pareil pour les autres pays avec de longues histoires.

            D’ailleurs la crise à permis déjà des rapprochements, on a vu la collusion entre sociaux démocrates d’un coté PS-SPD et conservateur d’un autre UMP-CDU, au Pays Bas la gauche est en bonne position en prônant la croissance comme Hollande pour les prochaines élections, même chose en Angleterre, le parti travailliste à repris des couleurs en critiquant l’austérité de Cameroun et en le comparant à Merkel, Ed Miliban avait même parler de camerkozy, ce qui m’avait fait sourire à l’époque. Pour peu que le PSE organise un front commun et permette des échanges et de prise de position commune.

          • seb dit :

            La langue n’est pas un élément si essentiel, pour la « formation d’une Nation ». Notre pays en est la meilleure preuve !

            Ne pas parler la langue de leur souverain n’empêchait pas les sujets des rois de France d’aimer profondément leur monarque.

            Ou…De se sentir « Français » ! Cela autant à Bouvines (donc bien avant que François 1er n’institutionnalise le français au détriment du latin…Sans interdire à son peuple de parler « patois » cependant) qu’à l’époque de Louis XIV, dont la « lettre aux Français » nous ferait presque croire que nous sommes sous la III République revancharde et patriote !

            A contrario, « Rome » qui avait une langue et un Empire étendu, n’a pas su créer de « Nation romaine ». Peut être parce qu’à contrario de la France, qui avait une « clé de voûte » (le roi) apte à fédérer les Français, l’Empereur était lui seulement « respecté » ou « craint ».

            Rien d’impossible, selon moi, à l’idée d’une « Nation européenne ». (Nos ancêtres auraient sans doute été sceptiques si on leur avait dit qu’un jour la Monarchie s’éteindrait (1) et si on leur avait dit que la « France » serait « une » !)

            En revanche, je suis dubitatif sur les chances de l’actuelle UE de devenir, si elle ne change pas d’ici là, un creuset pour un tel projet. Avoir pour seule ambition « l’union bancaire » (le mot social est devenu un gros mot), pour seule motivation « çà sinon le déluge » et commme « clé de voute » la seule personne de M. BARROSO (candidat par défaut de la Commission) n’est pas franchement enthousiasmant.

  • seb dit :

    Concernant le TSCG, vous avez mal lu la réponse du Conseil Constitutionnel. Ce dernier reconnaît bien un abandon de souveraineté – la règle d’or – puisqu’il demande clairement au Législateur de ne pas inscrire icelle dans la Constitution…Sous peine de se voir contraint, si tel était le cas, à réviser icelle ou à tenir pour illégal le traité !

    S’agissant des textes européens, il est exact que le TSCG ne sera pas le seul à devoir être validé – car pour l’examen, le Gouvernement semble plaider pour la version super accélérée ! (Ce en quoi il ne diffère pas du précédent Gouvernement) – par le Législateur. De là à prétendre que les textes qu’on soumettra aux parlementaires aideront la croissance…

    – le Six-Pack renforce les sanctions applicables en cas de non respect des critères de Maastricht,

    – le Mécanisme Européen de Stabilité permet au Ministre des finances d’engager des milliards d’aide sans accord préalable du Parlement français,

    – le Pacte Budgétaire (TSCG) oblige les Etats à l’adoption d’une règle d’or censée rassurer les marchés financiers,

    – le Two-Pack, en cours d’élaboration, prévoit l’obligation de transmettre les projets de lois de finances à la Commission européenne. (Une mise sous tutelle de la France)

    Bien évidemment, tous ces textes ont été élaborés sans la participation des parlementaires Français ! Heureusement que le Parlement devait être revalorisé !

    Quand on sait que les réformes entreprises à l’échelle européenne ont pour vocation à contraindre (« coordonner ») de plus en plus les politiques budgétaires nationales, on ne peut que s’étonner de la mise de coté des parlementaires Français dans le processus d’élaboration des textes européens. Guère étonnant de la part d’un parti militarisée, on peut s’interroger quand un Gouvernement plus en phase avec le parlementarisme joue l’absolutisme.

    En effet, un regard outre-Rhin nous apprend que cette situation n’a rien d’inéluctable et qu’une réforme ne serait en rien synonyme de rejet de la coordination européenne. Au contraire, une plus grande intégration des parlementaires Français garantirait la légitimité démocratique de la construction européenne. Et montrerait (aussi) que les politiques Français ont conscience de leur responsabilité.

    L’article 23 (3) de la loi fondamentale (Constitution) allemande indique qu’ « avant de concourir aux actes normatifs de l’Union européenne, le Gouvernement fédéral donne au Bundestag l’occasion de prendre position. Dans les négociations, le Gouvernement fédéral prend en considération les prises de position du Bundestag. »

    A ce titre, la Commission des affaires européennes du Bundestag reçoit l’ensemble des documents communautaires et peut déposer des amendements.
    Elle collabore même directement avec le Parlement européen via la nomination de certains eurodéputés, habilités à participer aux débats de la Commission.

    De même, la Constitution finlandaise prévoit, en ses articles 93 et 96 la « Participation du Parlement à la préparation au niveau national des dossiers de l’Union européenne».

    En Italie également, la commission des politiques de l’Union européenne de la Chambre des députés donne son avis sur les projets d’actes de l’Union européenne.
    Comment expliquer que de telles dispositions n’aient pas été encore introduites dans la Constitution française ?

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