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Mon interview à Sud Ouest : « Il y a en France un problème de compétitivité »

Catégorie : Actualité,Politique | Par pierre.moscovici | 26/10/2012 à 17:28

CC Parti socialiste

J’ai accordé hier un entretien au quotidien régional Sud Ouest. J’y ai notamment abordé les enjeux de la compétitivité et de l’emploi.

Retrouvez-ci dessous le texte de cet entretien :

Ce vendredi, Pierre Moscovici, Ministre de l’Économie et des Finances du gouvernement Ayrault, est en visite dans le Lot-et-Garonne. À Marmande, chez Creuset Aéronautique.

Pourquoi une telle visite ?
Pierre Moscovici : Je veux être le ministre des entreprises. Ce genre de visite, c’est pour moi l’occasion de mener ce dialogue continu que j’ai noué avec les chefs d’entreprises et les salariés. C’est pour ça que j’irai d’abord dans une entreprise, Creuzet Aéronautique à Marmande aux côtés du député Matthias Fekl. Elle fait partie de ces entreprises de taille intermédiaire qui sont en France le chainon manquant, si on compare avec l’Allemagne. Nous manquons d’entreprises moyennes, innovantes et exportatrices.

Ce gouvernement est aux côtés des entreprises, en particulier des PME.

Celles-ci ont besoin d’être encouragés. Je veux aussi valoriser les entreprises qui marchent. Je rencontrerai ensuite à Agen des chefs d’entreprise pour une libre discussion, parce que je n’ignore pas qu’il y a chez eux des interrogations et des inquiétudes. Je veux leur dire que ce gouvernement est aux côtés des entreprises, en particulier des PME.

Ces chefs d’entreprises, s’ils vous demandent de revenir sur les 35 heures, quelle sera votre réponse ?
Ni le rapport Gallois ni le gouvernement ne préconisent la remise en cause des 35 heures. C’est une grande réforme du gouvernement Jospin à laquelle la gauche est attachée, parce que la conquête du temps libre constitue un progrès social qui va de pair avec l’évolution de notre société. Avec les assouplissements intervenus depuis 1997, nous sommes parvenus à un équilibre. Je note d’ailleurs que M. Sarkozy n’a pas supprimé les 35 heures, et que ni le Medef ni la CGPME ne demandent leur suppression.

Et l’allègement du coût du travail, qui lui serait bien dans le rapport Gallois ?
Il y a en France un problème évident de compétitivité. On le voit bien avec le déficit de notre commerce extérieur (70 mds d’euros). Mais le problème dépasse le coût du travail. La réponse doit être globale. C’est le sens du pacte de compétitivité présenté hier par François Hollande.

Il y a d’abord les problèmes de compétitivité hors coût : insuffisance du financement du tissu de PME – la création de la BPI y répond –, recherche et développement, coût des services et de l’immobilier, formation, réforme du marché du travail, modernisation de l’Etat… Il y a un énorme chantier de transformation de notre économie que la gauche va mener. Nous allons faire des réformes de structure.

Mais il faudra aussi prendre des mesures pour réduire le coût du travail. Le gouvernement attend le rapport Gallois, qui n’est pas enterré et qui sera une source d’inspiration importante. Dès le lendemain de la remise du rapport, le 5 novembre, le gouvernement se réunira en séminaire et arrêtera très vite des propositions globales, car nous n’avons pas de temps à perdre.

Est-il envisageable que vous augmentiez la TVA et/ou la CSG ?
J’ai une éthique qui consiste à ne pas donner de position personnelle tant que le gouvernement n’a pas pris sa décision collective. Je dirai simplement que nous devons veiller à ne pas fragiliser le pouvoir d’achat des ménages.

Parce que nous sommes sérieux et justes, nos taux d’intérêt restent bas.

L’objectif des 3% de déficit fin 2013 est-il toujours tenable ?
Je suis sur ce point d’une fermeté absolue. C’est une question de crédibilité pour la France. Je ne veux pas que mon pays tombe entre les mains des marchés et perde sa souveraineté. Parce que nous sommes sérieux et justes, nos taux d’intérêt restent bas, c’est essentiel et j’y tiens.

Pour lire la suite de cet entretien, cliquez sur le lien suivant : http://www.sudouest.fr/2012/10/25/pierre-moscovici-il-y-a-en-france-un-probleme-de-competitivite-860765-710.php

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4 commentaires

  • laurent POINGT dit :

    Bonjour,
    Je suis moi même dierecteur d’une PME de 11 personnes filiale d’un petit groupe suédois. Ce groupe a des filiales en pologne, france, allemagne, Angleterre et bientôt russie.
    Quand je fais des comparaisons, nous avons tous un chiffre d’affaire qui se tient par rapport à nos marchés respectifs. Il y a simplement une différence: à la fin de l’année la pologne a un résultat à 2 chiffres, l’angleterre la suède et l’allemagne entre 8 et 10%. Quand à moi je suis à 4% ce que je considère très bien. La différence: les taxes et impots, et les couts du personnel. Je précise que nous sommes dans l’industrie électrique.
    On peut retourner le problème dans tous les sens. Ce sont des faits. Et probablement que d’ici 1 ou 2 ans on va me demander de n’être plus qu’un distributeur, la production partant ailleurs.

  • Amelle dit :

    Ainsi donc les « PDG » ont un programme et veulent l’imposer à Hollande. Quelqu’un peux leur dire qu’Hollande a été élu pour mettre en place un programme de GAUCHE suite à 10 ans de droite dont 5ans de Sarkozyme. D’ailleurs on se demande, pourquoi n’ont ils rien demander à la droite tout ce temps? En tout cas, s’ils veulent mettre en place leur projet, le meilleur moyen c’est qu’un des leur se porte candidat aux prochaine présidentielle.

    Pour l’instant, demander une baisse de dépense sans avoir rénover la fonction publique relève de l’inconséquence. On a déjà essayé la logique comptable avec l’RGPP, cela n’a pas fait baissé les dépenses tout simplement parce que l’état paye des sous traitants pour faire le travail des fonctionnaires, la fonction publique n’a aucun sens si ce n’est être au service des citoyens. La méthode la plus juste serai la méthode canadienne, méthode participative qui met au coeur l’avis des agents publics.

    J’ai bien aimé le congres finalement, Desir a été très bon orateur, reste a travailler ses débats télévisé. Pour la stratégie, les actions, le projet PS, on jugera sur pièce. C’était intéressant d’écouter les ministres à la tribune, ils ont été tous bon, perso j’aime bien ce gouvernement même avec sa soit-disante cacophonie, j’ai même aimé Montebourg en marinière, ça lui allait tres bien, ce n’était pas du tout ridicule comme on a entendu.En fait la seule qui me désespère c’est Filipetti surtout quand elle parle internet et nouvelle techno, tout simplement parce que dans ce domaine précisément, elle a tendance à trop écouter les lobby contrairement à Fleur Pellerin qui semble mieux maitriser le sujet.

    La taxe google par exemple c’est ne rien comprendre au principe du web, Google est une boite qui offre des services d’excellentes qualités aux internautes gratuitement et se fait rémunérer avec des services pro pour les entreprises. Son moteur de recherche, son service mail, ou service de cartographie permettent à des millions de personne d’accroitre leurs productivités. Son « Google actualité » tant decrié par les patrons de presse qui n’ont rien compris n’est qu’un kiosque numérique dédié pour les internautes gratuitement, le taxer est juste dingue d’autant plus qu’il renvoie des millions d’internautes aux sites d’info concerné et leur permet de profiter de leur publicité. S’il faut taxer « Google actualité » pour avoir afficher les titres sur une ou deux lignes, il faudra être cohérent et taxer les émissions de revue de presse matinales radio et TV. Alors Google arrêtera d’indexer la presse française et les radio et TV arrêteront leurs revue de presse.
    Le problème de la presse c’est de renouveler leur business model parce qu’ils n’arrivent plus a vendre leur presse papier, on est juste à coté de la plaque avec cette taxe.

    Ce problème me fait craindre que de plus en plus les ministres soient tenté d’entendre les groupes d’intérêt, et finissent par s’isoler et être distant des citoyens. Ce serait dommage.

  • Christopher Shafroth dit :

    Bonsoir,
    J’étais vendredi après-midi parmi les entrprises du lot et Garonne et je vous ait interpellé sur le taux de TVA dans la restauration. Je voudrais vous remercier pour cette initiative consistant à rencontrer les chefs d’entreprise. Je partage votre axe qui consiste a baisser la dette, pour l’équilibrer en 2017. Je pense qu’effectivement la compétitivité passe par des taux d’intérêts bas et que les taux de la dette souveraine donnent le ton. Par contre il me semble vital que les gouvernements arrêtent de changer les règles tout le temps! Il n’est pas possible pour nous les chefs d’entreprise de piloter dans un contexte ou la fiscalité n’a pas de continuité. Merci encore d’être à l’écoute.
    Christopher

  • seb dit :

    Quelques remarques :

    **Je remarque, et j’apprécie, Monsieur le Ministre, que vous vous déplaciez pour garder un lien avec les entreprises. Je regrette, en revanche, que ce dialogue ait été rompu avec nos représentants (à nous chefs d’entreprise) et que la loi des finances, comme celle sur la sécurité sociale, soient si préjudiciables aux entreprises que vous dites, pourtant, vouloir encourager…Et qui, même si elles ne sont pas toutes exportatrices, n’en sont pas moins les premières à employer et à donner leur écot à Bercy.

    Était-il, par ex, bien judicieux de taxer à 20% les ruptures conventionnelles ? Je comprends que le Gouvernement cherche à éviter que certains employeurs peu scrupuleux utilisent cet outil pour exécuter des licenciements sans le nom. Il me semble me rappeler, néanmoins, qu’une rupture conventionnelle ne peut être faite sans l’aval de l’inspection du travail. Dès lors, au lieu de taxer tout le monde, pourquoi ne pas demander à ladite inspection de se montrer plus attentive ?

    Même chose…Le Gouvernement propose de mettre fin au « forfait » des employés des SAP. Idée généreuse, j’en conviens. Mais économiquement – et fiscalement – particulièrement néfaste, étant donné que les principaux employeurs de ces personnes…Sont des particuliers ! Lesquels n’auront aucun scrupule à revenir au bon vieux « travail au noir » ! Autant de recettes fiscales et cotisations sociales en moins…Doublés d’exigences sociétaires. Une demande en hausse de crèches publiques par ex. Quel intérêt y a-t-il, budgétairement, de faire passer une dépense étatique de bon sens – et juste car égalitaire – aux collectivités territoriales (mairie, département, région), qui seront contraintes d’augmenter les prélèvements locaux pour financer ces mesures…Aggravant du même coup le déficit public ?

    Je m’arrête là, mais les mesures gouvernementales actuelles sont toutes du même tonneau. Beaucoup de bons sentiments et aussi un réel désir – souvent peu suivi d’effet – de se montrer le « bon élève » européen…Mais aussi, malheureusement, un certain aveuglement sur les conséquences de ces mesures.

    **Une des choses qui me frappe, dans cette interview – et j’avoue vous en avoir déjà fait le reproche – c’est que vous ne semblez pas comprendre les attentes des chefs d’entreprise. Je veux dire par là que vous êtes Ministre. Vous êtes donc censé savoir comment diriger votre barque. Pour ce faire, vous pouvez (et devez) être conseillé…Néanmoins, le « cap » lui, est déjà fixé. Et vous ne devez pas sortir de la trajectoire qui vous a été donné.

    Or, que voit-on ? Un Ministre qui ignore de quoi demain sera fait. Les 35 h ? Pas de réponse claire. Une hausse de la CSG ou de la TVA ? Vous ne savez… ! La TVA réduite pour les restaurateurs ? Même topo. Et j’en passe et des meilleurs.

    Il est pourtant crucial que vous puissiez donner des réponses définitives. Ou plus exactement, que vous soyez, en toute chose, en correspondance avec le mandat que vous avez reçu. (Sauf si, évidemment, celui-ci viole la Constitution, les traités ou est absurde)

    Tout simplement parce qu’un chef d’entreprise a besoin d’avoir des « assurances ». Et que celles-ci soient respectées une fois la campagne électorale passée. Sinon, vous contraignez l’entrepreneur à un attentisme qui ne peut faire de bien à personne. Plus vos propos seront en cohérence avec vos actes, plus les chefs d’entreprise auront confiance en vous. Et plus la confiance sera présente – dès lors que vous nous laissez un peu souffler – plus il sera envisageable de créer des emplois, d’investir, etc.

    **La confiance justement, est tout aussi nécessaire sur le plan budgétaire. Vous martelez depuis plusieurs mois maintenant, l’objectif (ou impératif) du respect des 3% de déficit fin 2013. Le problème, c’est que nous n’en prenons pas la route.

    En effet, ce 8 octobre 2012, la Banque de France à confirmer qu’elle estime que le PIB de la France devrait reculer de -0,1% au 3ème trimestre. Et cela, après trois trimestres consécutifs de stagnation de l’activité économique du pays.

    Et ce n’est qu’un début. Car, compte tenu de l’ampleur des mesures récessives décidées par le Gouvernement et compte tenu de ce que des mesures récessives encore plus sévères sont prises, au même moment, à une échelle inouïe par tous les partenaires économiques de la zone euro qui nous entourent, la suite des événements est écrite : notre pays, comme tous ceux qui l’entourent, notamment ceux du sud, est en train d’être aspirée dans un désastre économique et social sans aucun précédent.

    Au reste, les économistes sont unanimes pour dire que vos prévisions de croissance sont excessives. Bâtir sur celles-ci le budget du pays n’est donc pas une preuve tangible de votre volonté de gagner la confiance des acteurs économiques, qu’il s’agisse des marchés ou des entreprises, sinon des ménages…Qui a défaut de s’y connaître toujours en gestion, savent lire…Et tirer des conclusions.

    ** A propos de gestionnaires…Peut être serait il temps de renvoyer ceux qui œuvrent en Grèce. Comme le souligne tous les médias du pays, lors que les Grecs ont subi des sacrifices énormes de quelque 49 milliards d’euros depuis 2010 en échange de deux prêts internationaux successifs, les résultats budgétaires n’ont pas été à la hauteur, car l’impact de la récession a été beaucoup plus important que prévu.

    En effet, depuis 2009, le coefficient multiplicateur des mesures de rigueur sur le recul de croissance a été d’environ 1, au lieu de 0,5 qui avait été retenu pour la mise au point par l’UE et le FMI des plans de redressement dictés à la Grèce en contrepartie de son « sauvetage » financier.

    Du fait de cette récession sans précédent, les écarts budgétaires sont également permanents, tandis que les mêmes erreurs pèsent sur l’estimation du chômage, qui vient de franchir, en juillet, la barre fatidique des 25%.

    S’ajoute à ces difficultés actuelles du pays, les estimations contradictoires des gestionnaires du problème grec, autrement dit les divergences entre le FMI et l’UE sur la solvabilité à terme du pays et les moyens de la garantir. Le FMI semble plaider pour un nouveau soutien financier, ce qu’exclut en l’état l’UE.

    Aux vues du brio obtenu par la troïka, on peut s’interroger (très vivement) sur le degré de confiance que peuvent avoir, à son égard, les acteurs et observateurs économiques et financiers…Et plus encore (s’agissant de la France) sur la crédibilité de ses diagnostics, lorsqu’elle devra se prononcer sur les budgets nationaux…

    Dans ces conditions – troïka discréditée (à juste titre), politiques nationaux n’inspirant guère confiance (à raison), situation économique désastreuse (reflet des mesures de rigueur excessive jusqu’à maintenant)– comment comptez vous tenir votre objectif de respect des 3% ?

    **Je termine avec le PM. Je ne suis pas au Gouvernement, j’ignore donc comment se passe les choses. Je constate, en revanche, que le PM n’a pas plus de cap que ses Ministres. Alors de l’autorité, de la solidité et de l’honnêteté, peut être…Mais une carte avec une destination à atteindre, çà j’avoue que je ne la vois pas.

    Quant au procès qui lui est fait sur son « anticipation » de la décision du Conseil…Il est, au contraire, tout à fait justifié. D’une part parce qu’un PM, digne de ce nom, ne devrait pas présenter au Parlement un projet de loi qui viole la Constitution ! D’autre part, parce que même s’il savait que le Conseil Constitutionnel allait censurer le projet de loi, il ne lui appartenait pas de communiquer sur le sujet ! Le PM fait suffisamment la leçon à ses Ministres pour qu’ils s’occupent de leur Ministère, pour s’abstenir lui-même de s’aventurer sur les plates bandes des Sages !

    Au reste, je n’ai pas souvenance – bien que chacun puisse présumer d’un vote positif d’une majorité à l’endroit du Gouvernement qu’elle soutient – que le Gouvernement actuel comme ceux d’hier, ait un jour anticipé l’application d’une loi…Avant son adoption par le Parlement ! On vote d’abord, on s’occupe des décrets après. Et bien là, c’est pareil. On soumet une loi au Conseil Constitutionnel, qui se prononce. Et seulement après, on prend acte de « l’avis » de ce dernier ! La séparation des pouvoirs est encore valide à ma connaissance ! Il serait d’hommage que le PM fasse ce qu’il reprochait à M. SARKOZY qui, pour le coup, en dépit de ses multiples défauts, n’a jamais fait passer une loi au JO avant sa lecture au Parlement, sous prétexte que son PM avait une majorité godillot !

    S’agissant de vos rapports avec M. MONTEBOURG…Je ne sais trop qu’en penser. En revanche, vous ne semblez guère l’aider dans son « combat » pour la séparation des banques.

    http://www.lalettrea.fr/strategies-d-entreprise/2012/10/12/moscovici-cede-aux-banquiers,107918774-ARL

    Comme l’explique la lettre A, le Trésor s’est rangé à la vision du lobby bancaire, favorable à une évolution à minima. A savoir une simple loi d’encadrement des activités bancaires les plus risquées au lieu de la séparation des activités de dépôt et d’investissement, promise par F. HOLLANDE et soutenue par 84% de nos compatriotes.

    Il est vrai que les membres du Trésor ont bien du mal à mettre des bâtons dans les roues des banquiers. Beaucoup espèrent pouvoir pantoufler dans la banque ou n’importe quel autre secteur du privé.

    On a d’ailleurs pu avoir, récemment, un aperçu de leur…Indépendance d’esprit. A l’occasion de «l’affaire Matthieu PIGASSE» par ex. En effet, c’est la direction du Trésor, qui gère la tutelle de l’Agence des participations de l’Etat, qui a organisé l’appel d’offres lors duquel Lazard fut sélectionné. De toute évidence, ses membres ne se sont même pas posé la question des risques politiques qu’ils faisaient courir à votre collègue (à moins que ce ne fût à dessein, pour se débarrasser de ce Ministre gênant ?)

    Ou donc, concernant cette fameuse séparation des activités bancaires…Puisque (au combien surprenant !) le CRFRS n’a même pas auditionner Thierry PHILOPPONAT, défenseur acharné d’un tel projet…Il est vrai que parmi ses membres on compte Jacques de la ROSIERE, qui qualifiait cette mesure plébiscitée par les Français d’erreur…Et trois de ses éminents collègues ont fuité (dans le Financial Times) leur inquiétude à séparer ces pauvres petites banques !

    Au fait, quand comptez vous saisir la CJUE pour violation des traités européens par la BCE ?

    http://www.hervecausse.info/La-decision-de-la-BCE-du-6-sept-2012-sera-t-elle-attaquee-devant-la-Cour-de-Justice-de-l-Union-europeenne_a738.html

    Derrière cette décision, couverte sous l’idée de la sauvegarde de l’euro, que l’on croyait pourtant sauvé par le nouveau traité européen, il y a selon certains économiste la volonté pure et simple de faire remonter les pertes obligataires des Etats du sud dans le bilan de la BCE… les pertes de la BCE pourraient être ainsi, à terme de trois ans, gigantesques.

    Or, comme les opérations monétaires sont au bilan de la BCE, ces pertes s’imputerait sur le capital social, que les allemands et français, notamment, devraient reconstituer.

    Recapitaliser la BCE de milliards et milliards… la BCE jure qu’elle n’a pas l’intention de perdre ce financement accordé aux Etats dont elle rachète les titres. Comme elle jurait hier ne pas pouvoir acheter des obligations étatiques ?

    Je ne doute pas que le Ministre que vous êtes, attaché au caractère sain des comptes publics et désreux de servir l’intérêt général, hésitera à saisir la CJUE pour empêcher semblable mesure pernicieuse pour la France.

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