Dans les médias

Articles de novembre 2012


« Un tournant, non, une nouvelle phase, oui » – Mon interview dans L’Express

Catégorie : Actualité,Politique | Par pierre.moscovici | 29/11/2012 à 17:29

Retrouvez ci-dessous un extrait de mon interview parue dans L’Express ce mercredi 28 novembre.

Notre politique est dans la droite ligne de nos engagements de campagne.

Jean-Louis Bourlanges, ex-député européen, dit de la politique économique de François Hollande : tout était écrit, mais, comme dans les contrats d’assurance, les choses désagréables l’étaient en petit. Approuvez-vous?

La formulation de Jean-Louis, qui est un ami, est amusante, mais laisse penser qu’il y aurait eu une dissimulation light de notre part, ce qui n’est pas vrai. Notre politique est dans la droite ligne de nos engagements de campagne. J’en prendrai deux exemples. D’abord, le choix du sérieux budgétaire. A aucun moment, ni en 2011 ni en 2012, François Hollande ne s’en est écarté. C’est sur ce mandat qu’il a gagné la primaire, puis la présidentielle. Ensuite, le pacte productif. C’était le premier chapitre de son projet présidentiel, la création d’une banque publique d’investissement étant la mesure no 1. Le pacte de compétitivité reprend à la fois la lettre et l’esprit de ces engagements. Mais il est vrai que nous avons trouvé une situation plus dégradée que prévu, et que nous avons dû réagir plus fort et mettre notre démarche en œuvre à un rythme soutenu.

Vous avez tout de même parlé d’une « révolution copernicienne » : qu’est-ce à dire?

La révolution copernicienne, ce n’est pas un reniement, ce n’est pas un virage, ce n’est pas un tournant par rapport à la campagne de François Hollande, mais un changement profond par rapport aux traditions des politiques économiques en France, y compris celles des socialistes. La gauche, ce n’est pas l’augmentation systématique de la dépense. Etre de gauche, ce n’est pas d’emblée redistribuer, mais c’est penser d’abord à produire. Nous sommes en train de sortir du vieux débat entre socialisme de la production et socialisme de la redistribution, en inventant une politique économique qui marche sur ses deux jambes. La demande, car le pouvoir d’achat et la consommation intérieure sont une composante majeure de la croissance française, mais aussi l’offre, sur laquelle nous mettons clairement l’accent. En affirmant le triptyque de notre politique économique – le sérieux budgétaire, l’engagement européen vers une intégration solidaire, la compétitivité -, ce gouvernement, avec son style, aura en six mois imprimé plus de changements que n’importe quel autre de ses prédécesseurs depuis des décennies.

Nous avons une méthode, elle est sociale-démocrate, c’est celle du dialogue.

Lire la suite


Invité de BFM Politique – RMC – LE POINT

Catégorie : Actualité,Politique,Vidéos | Par pierre.moscovici | 29/11/2012 à 11:34

J’étais dimanche dernier l’invité de BFM Politique – RMC – LE POINT.

Retrouvez ci-dessous les différentes séquences de cette émission :

1. BFM Politique : interview par Olivier Mazerolle.

2. BFM Politique : l’interview BFM Business, questions d’Hedwige Chevrillon

3. BFM Politique : l’interview par Charlotte Chaffanjon du Point

4. BFM Politique  : questions de Français à Pierre Moscovici

5. BFM Politique : Pierre Moscovici face à Sophie Pedder, The Economist

6. BFM Politique : l’After RMC, Pierre Moscovici répond aux questions de Véronique Jacquier


Ma réponse à Catherine Vautrin sur la politique du Gouvernement en faveur de l’emploi – Questions au Gouvernement

Catégorie : Actualité,Assemblée nationale,Politique,Vidéos | Par pierre.moscovici | 29/11/2012 à 10:42
Commentaires fermés

J’ai répondu hier à la question de la députée Catherine Vautrin sur la gestion du chômage et la politique du Gouvernement en faveur de l’emploi, lors de la séance de questions au Gouvernement de l’Assemblée nationale.

Le Gouvernement est entièrement mobilisé pour permettre de recréer des emplois.


Interview « l’invité politique » sur Radio Classique et Public Sénat

Catégorie : Actualité,Politique,Vidéos | Par pierre.moscovici | 28/11/2012 à 21:21
Commentaires fermés

J’étais ce matin l’invité politique sur Radio Classique et Public Sénat. J’ai notamment abordé les sujets de l’emploi, de l’industrie française, de la compétitivité, et de la croissance.


« Notre révolution copernicienne » – Ma tribune dans « Libération »

Catégorie : Actualité,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 28/11/2012 à 20:55

Retrouvez ci-dessous ma tribune publiée dans le quotidien « Libération » daté du mardi 27 novembre :

Notre révolution copernicienne

Par Pierre Moscovici, Ministre de l’Economie et des Finances

Le dispositif gouvernemental pour la compétitivité, la croissance et l’emploi illustre à la fois cohérence stratégique, audace et ambition progressiste.

Avant même que le pacte pour la compétitivité ne révèle son contenu, les oracles avaient déjà livré leur verdict : le plan Gallois serait forcément «enterré» et les décisions réduites à l’état de «demi-mesures». La France poursuivrait son «déni» et resterait «l’homme malade de l’Europe». Aux antipodes d’un tableau aussi caricatural, le dispositif gouvernemental pour la compétitivité, la croissance et l’emploi illustre à la fois cohérence stratégique, audace et ambition progressiste.

Ce pacte, c’est d’abord la cohérence stratégique. Sérieux de gauche, intégration solidaire, pacte pour la compétitivité : tels sont les trois piliers de notre nouvelle approche qui, en six mois, a bouleversé le paysage économique. Oui, après dix ans d’errements qui avaient mis à mal la crédibilité de notre pays, il a d’abord fallu affirmer le sérieux budgétaire de gauche. Nous menons une action résolue pour nous désendetter et retrouver des marges de manœuvre dédiées à la construction d’une société revivifiée. Dès l’été, nous avons présenté un collectif budgétaire indispensable pour enrayer la dérive des finances publiques léguée par nos prédécesseurs. Puis nous avons élaboré un projet de loi de finances pour 2013 exigeant un effort d’une ampleur sans précédent : 30 milliards d’euros pour stopper, enfin, l’hémorragie de la dette. Nous l’avons fait dans la justice et en veillant à soulager le pouvoir d’achat des Français par des mesures ciblées : revalorisation du Smic, baisse du prix des carburants, encadrement des loyers, hausse de l’allocation de rentrée scolaire. Le changement est là.

Je suis persuadé que l’Europe reste notre avenir, et l’union politique l’horizon de sa refondation.

Lire la suite


Questions au Gouvernement : ma réponse à Jean-Louis Borloo sur la politique économique et sociale française

Catégorie : Actualité,Assemblée nationale,Politique,Vidéos | Par pierre.moscovici | 27/11/2012 à 21:59
Commentaires fermés

J’ai répondu ce mardi 27 novembre 2012, lors de la séance de questions au Gouvernement de l’Assemblée nationale, à la question du député Jean-Louis Borloo, sur la politique économique et sociale française et sur l’emploi.


Ma réponse à Matthias Fekl sur la Grèce et l’Europe – Questions au Gouvernement

Catégorie : Actualité,Assemblée nationale,Europe / International,Politique,Vidéos | Par pierre.moscovici | 27/11/2012 à 21:37
Commentaires fermés

Retrouvez ci-dessous ma réponse de ce mardi 27 novembre 2012 à la question du député Matthias Fekl, lors de la séance de questions au Gouvernement de l’Assemblée nationale, sur la Grèce et l’Europe.

Nous sommes attachés à l’intégrité de la zone euro.


Classement

Catégorie : Actualité,Europe / International,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 27/11/2012 à 9:21

CC Novopress

Classement

Il y a quelques jours, le « Financial Times » a présenté son classement des ministres des finances des dix neuf principaux pays européens. La note qui m’a été attribuée m’a dans un premier temps interpelé : 16ème sur 19, pour un homme qui a l’esprit compétitif et qu’on dit parfois, de façon d’ailleurs ambivalente, « bon élève », ce n’est pas réjouissant et aurait pu m’inquiéter. A y regarder de plus près, je me suis d’abord consolé, puis franchement amusé.

Le rôle d’un ministre des finances est d’abord d’inspirer confiance, de porter une politique économique solide, de rassurer les agents économiques, nationaux et européens.

Un mot d’abord, sur la méthode. Créé en 2005, ce classement attribue une note en fonction de 3 critères : les compétences économiques, la crédibilité sur les marchés, l’habileté politique. Les résultats qui me sont attribués ne sont pas mauvais, sur les deux premiers critères – somme toute pas les moins importants – puisque j’y pointe, selon des estimations qui peuvent au demeurant se discuter, à la 9ème place. Ce qui pêche, c’est, mais oui, l’habileté politique, pour laquelle je serais le 17ème ministre évalué. Le contraire, je l’avoue, m’aurait davantage préoccupé. Le rôle d’un ministre des finances est, en effet, d’abord d’inspirer confiance, de porter une politique économique solide, de rassurer les agents économiques, nationaux et européens. L’habileté politique est une notion plus subjective, donc moins probante. Ajoutons à cela que les « nouveaux » ministres sont traditionnellement mal notés. Ainsi Christine Lagarde était elle 12ème et dernière de ce classement, considérée comme la « pire ministre » de l’union européenne après ses débuts en 2007, avant d’être première en 2010. Tous les espoirs me seraient dès lors permis.

Lire la suite