Dans les médias

Mon point presse de ce matin suite à la décision de Moody’s

Catégorie : Actualité,Politique | Par pierre.moscovici | 20/11/2012 à 11:32

J’ai tenu ce matin un point presse suite à la décision de Moody’s d’abaisser d’un cran la notation de crédit à long terme de la République française, avec maintien d’une perspective négative.

Point presse de Pierre Moscovici sur la décision de Moody’s

- Le Mercredi 20 Novembre 2012 -

Mesdames et Messieurs,

Je vous ai réunis aujourd’hui pour vous faire part de ma réaction après l’annonce hier soir de la décision de Moody’s d’abaisser d’un cran la notation de crédit à long terme de la République française, avec maintien d’une perspective négative. Elle fait suite à la mise sous perspective négative le 13 février 2012.

Permettez-moi tout d’abord de replacer la décision de Moody’s dans son contexte et rappeler que ce changement de notation ne remet en cause ni les fondamentaux économiques de notre pays, ni les réformes engagées par le gouvernement, ni la qualité de notre signature :

-          la note de crédit à court terme de la France demeure au plus haut niveau. La note de crédit à moyen et long terme a été abaissée d’un cran et se situe un cran derrière la note la plus élevée. La France demeure l’un des pays les mieux notés dans le monde et en Europe. Concrètement, la France est un cran en dessous de l’Allemagne, mais 7 crans au dessus de l’Italie et 8 crans au dessus de l’Espagne ;

La France est un pays solide. L’économie française dispose de nombreux atouts.

-          la France est un pays solide. L’économie française dispose de nombreux atouts : sa taille, sa productivité élevée, la qualité de ses services publics et de ses infrastructures, la diversification de son appareil productif, l’importance de l’épargne privée (plus de 15% du revenu disponible brut), l’endettement relativement modéré des agents économiques privés (ménages et entreprises) ;

-          Cette force de l’économie française est reconnue par les investisseurs. Nous empruntons actuellement à des taux très bas. Le coût de financement à moyen et long terme est de 1,87% pour 2012 à ce jour, et de 1,02% toutes maturités confondues. Les précédents records au cours d’une année étaient de 2.53% en 2010 et 2,80% en 2011.

Cette décision sanctionne avant tout la situation dont nous avons hérité et qui n’a cessé de se dégrader depuis dix ans.

Je voudrais également souligner que cette décision, dont nous prenons acte même si nous la déplorons, sanctionne avant tout la situation dont nous avons hérité et qui n’a cessé de se dégrader depuis dix ans. Elle s’inscrit dans la continuité de l’abaissement de la note de la France par Standard & Poor’s le 13 janvier dernier et de la mise sous perspective négative de la note française, le 13 février 2012, et de celles d’autres grands pays européens, le 23 juillet 2012.

L’analyse de Moody’s rejoint en partie celle du rapport Gallois, en mettant en avant les pertes de compétitivité de l’économie française. A cet égard, elle jette à son tour une lumière critique sur les dix années écoulées et l’héritage du précédent gouvernement.

Moody’s insiste en outre sur les risques qui pèsent sur la croissance des autres pays de la zone euro, et donc indirectement sur la France, qui occupe une position centrale et se trouve donc très intégrée commercialement avec eux.

Je relève que Moody’s salue les décisions du gouvernement en matière de redressement des comptes publics et de compétitivité.

Ensuite, je relève que Moody’s salue les décisions du gouvernement en matière de redressement des comptes publics et de compétitivité. Il est important de rappeler avec force, aujourd’hui, que le gouvernement a déjà engagé et poursuit résolument son agenda de réformes :

-          la situation de la zone euro commence à se stabiliser et des efforts sans précédents ont été réalisés, que ce soit au niveau de l’Union européenne avec le Pacte de croissance de juin, les annonces de la BCE, la stabilisation de la situation en Espagne et en Italie et l’approfondissement de l’intégration, avec la supervision bancaire intégrée ;

-          le redressement de nos comptes publics a été engagé, avec pas moins de six textes financiers structurants présentés au Parlement en six mois (LFR de juillet, PLF pour 2013, PLFSS pour 2013, projet de loi de programmation pluriannuelle, projet de loi organique relative à la gouvernance et la programmation des finances publiques, PLFR de novembre) et la réaffirmation de nos cibles budgétaires, en particulier l’objectif de 3% en 2013 ;

-          notre potentiel de croissance sera amélioré par la mise en œuvre rapide du Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi annoncé par le Premier Ministre, mais aussi par la réforme du financement de l’économie, la négociation en cours sur la sécurisation de l’emploi et la modernisation de l’action publique.

Enfin, je voudrais également souligner que le secteur bancaire français est plus solide qu’il y a un an : il a réduit sa dépendance au financement de marché, ainsi que son exposition à certains pays et il a accru ses fonds propres par la mise en réserve de ses bénéfices pour atteindre un ratio de fonds propres durs de 9%.

***

J’entends déjà les critiques des uns qui, oubliant leur responsabilité dans la situation actuelle, chercheront à instrumentaliser la décision de Moody’s pour dénigrer l’action du gouvernement, comme des autres qui jugeront que nos efforts sont bien vains puisque le gouvernement n’aurait pas réussi à inverser le cours des choses.

Le gouvernement est pleinement engagé dans un programme de réformes sans précédent.

Aux uns comme aux autres et aussi aux investisseurs, je veux dire que le gouvernement est pleinement engagé dans un programme de réformes sans précédent. Le Président de la République a fixé le cap, le rythme et la méthode de ce programme.

Le cap est ambitieux – le redressement de la croissance et de l’emploi – et le rythme est soutenu – beaucoup a déjà été fait depuis six mois –, la méthode est sérieuse et inclusive un pacte de confiance qui doit concilier justice sociale et efficacité économique.

Nous nous y tiendrons : non pas parce qu’une agence de notation ou une organisation internationale le recommande mais parce que nous estimons que ce programme de réformes est nécessaire et utile pour l’économie française, pour l’emploi et la justice. Nous demandons à être jugés sur nos résultats.

Seul le prononcé fait foi.

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24 commentaires

  • marie mcb dit :

    Excellente intervention sur BFM TV ce soir.
    Oui, le plus important est la supervision des banques européennes pour qu’elles soient controlées et construire une régulation européenne.
    Oui, le plus important est de lutter ontre la précarité et de revenir aux CDI.
    Certains jeunes qui travaillent au Canada ne veulent plus revenir en France parce qu’en France le CDI n’existe plus.
    Oui, il faut protéger la consommation car elle nous permet d’avoir une croissance tres legerement positive.
    Quant à Sophie Pedder, elle devrait se souvenir que si les Anglais ont vu leur niveau de vie considerablement s’améliorer ces vingt dernieres années, c’est grace à Tony Blair et à Gordon Brown et certainement pas grace à Thatcher qui a fait fuir de tres nombreux jeunes de Grande Bretagne, dans les années 80 parce que le chomage y etait gigantesque.
    Elle a cependant raison quand elle dit que l’avenir de l’Europe se joue en France.
    Et nous en sommes tres fiers.
    Il est certain que l’avenir de l’Europe ne se joue pas et ne se jouera jamais en Grande Bretagne.
    Oui, il faut écrire l’Histoire et non pas raconter des histoires.

  • marie mcb dit :

    Tricheries, mensonges et insultes à l’UMP. Comment peut-on demander ensuite à des élèves de collèges ou de lycées, de ne pas tricher, de ne pas mentir, de ne pas s’insulter ? Quel désastreux spectacle pour la jeunesse !

  • Sagone dit :

    Copa,

    Ce n’est pas que en France que Sarko a laissé une formidable pagaille , mais aussi dans son propre camps.
    A chaque instant quand on croit que c’est fini il y a un rebondissement assez indecent ,

    Et ce spectacle lamaentable que nous subisson est ce la faute a F Hollande en particulier et aux socilistes en general????

    Vous seriez bien capable de nous imputer votre spectacle qui dure depuis plus d’une semaine et a mon avis c est loin d’être fini!!!!

    Comment voulez vous que les Français fassent confiances a 2 hommes qui en direct se traite de « voleurs et de mafia  » en direct sur les chaines de TV????

    Alors s’il vous plait laissez nous travailler tranquille

  • Pablo dit :

    Sur la réduction du déficit à 5,2% du PIB, il faut lire la page 18 du rapport de la Cour des comptes (juillet 2012). Pas de quoi pavaner:

    3 – Une réduction liée en partie à l’arrêt d’opérations temporaires

    Des mesures temporaires et exceptionnelles avaient aggravé le déficit en 2010 et leur non reconduction en 2011 l’a réduit. La baisse de 1,9 point de PIB observée en 2011 résulte ainsi de l’arrêt du plan de relance, à hauteur de 0,4 point, de la fin de livraisons exceptionnelles d’équipements militaires intervenues en 2010 (0,2 point, voir plus loin) et de la disparition du surcoût ponctuel de la réforme de la taxe
    professionnelle en 2010 (0,2 point)3.

    (…)

    Isoler ces mesures temporaires ne signifie pas mettre en évidence des opérations artificielles – le déficit a bien diminué de 1,9 point de PIB de 2010 à 2011 – mais souligner que cette diminution s’explique par les
    effets de facteurs spécifiques à 2010 et 2011, d’une ampleur inhabituelle (0,8 point de PIB) et dont il ne faut pas escompter la répétition.

    Puis page 22 du même rapport :

    La réduction du déficit public de 1,9 point de PIB entre 2010 et 2011 peut être décomposée de la manière suivante. Elle tient :
    – pour – 0,8 point de PIB à des opérations temporaires ;
    – pour – 0,25 point à une croissance du PIB (1,7 %) supérieure à la croissance potentielle (1,2 %), c’est-à-dire à l’effet de la conjoncture ;
    – pour – 0,25 point à des facteurs qui affectent la variation du solde structurel mais ne reflètent pas l’effort structurel de réduction du déficit, notamment une élasticité des recettes au PIB nettement supérieure à un ;
    – pour + 0,2 point à hausse de la charge d’intérêt ;
    – pour – 0,8 point à un effort structurel de réduction du déficit primaire, c’est-à-dire à l’impact des seules mesures durables de maîtrise des dépenses et de hausse des prélèvements.

    Les mesures nouvelles relatives aux prélèvements obligatoires se sont élevées à 0,8 point de PIB et l’effort structurel sur les dépenses primaires a été nul.

  • Nicolas (Nantes) dit :

    Et quand on voit l’état de l’UMP en ce moment, on se dit qu’il n’y a pas qu’en France que Sarkozy laisse un gros merdier derrière lui

  • domi 25 dit :

    La Nation doit se retrouver Une et Indivisible en ces années de guerres économiques .Pour le bonheur de son Peuple et de l’Europe!

  • Sagone dit :

    Les chomeurs!!! un peu de respect sont des humains et n’ont pas poussés comme des champignon de puis le moi de Mai…

    Toutes ces entrprises qui ferment brusquement !!!

    F Fillon la dit en direct a la TV pour PSA le plan a été retardé , et comme ça combien y en a t il???? On est en droit de se poser des question.

    • Jonas dit :

      « Tout à fait, le plan était retardé dans le sens, si SARKO avait été réélu, il n’aurait pas eu lieu…

      Hollande élu, il matraque fiscalement les entreprises… PSA engage son plan… »

      Vous n’avez rien démontré du tout, c’est complètement faux, le plan de PSA ont en parlait déjà cet été alors que les mesures pour les entreprises dont vous parlez datent de l’automne, enfin après ça c’est sûr.

      Typique d’une droite sarkozyste qui ne cesse de travestir la réalité, comme Sarkozy l’a fait durant toute sa campagne de 2012.

      De plus c’est un fait, de nombreux plans sociaux ont été retardés du fait de la pression de Sarko et de la présidentielle, et il est évident que Sarkozy ne les aurait pas fait disparaître d’un coup de baguette magique, et s’il avait été élu ces plans auraient évidemment eu lieu de toute façon.

    • Nicolas (Nantes) dit :

      C’est clair Jonas.

      Avec 0% de croissance depuis l’été 2011, la seule explication au fait que le chômage ait augmenté faiblement au premier semestre 2012, c’est que Sarko faisait pression pour retarder tous les plans sociaux après l’élection.

      Et malgré toute la hauteur de ses talonnettes, il aurait été incapable de les supprimer s’il avait été réélu, juste une évidence !

      Comme quoi, la nostalgie brouille la vue.

  • COPA dit :

    Vous ne pouvez pas vous appuyer sur cette réflexion: êtes vous capable de dire ce qui se serait passé si La droite était restée au pouvoir vous êtes fort! Une croissance à l’arrêt depuis plusieurs trimestres, un trou de 7 Mds€ pour ramener le déficit à 4,5%, une hausse continue du chômage, des plans d’austérité imposés par la droite conservatrice et libérale européenne entraînant même l’Allemagne vers le bas. Leur principal objectif étant une baisse des salaires et des protections sociales Pensez vous que les entreprises vendront mieux à une population qui s’appauvrit au sein de l’Europe? Vous en voyez les consèquences. Connaissez vous l’indice de GINI? Je vais vous donnez une information, c’est en Allemagne que cet indice a le plus augmenté au sein des pays de l’OCDE, passant de 0,26 à 0,3
    Comme M Krugman l’a écrit : l’économie doit être au service de tous et non d’une minorité

    • COPA dit :

      Alors la gauche Falcon expliquez moi pourquoi le chômage augmente aussi en Allemagne?: c’est certainement aussi à cause de M Hollande Ce ne serait-il pas plutôt le résultat d’une baisse de l’environnement économique mondial et des plans d’austérité draconien en cours en Europe pour réduire les déficits avec les baisses de salaire sans précédent dans certains pays, de leur chômage élevé qui incite les salariés à accepter ce qui est proposé par les entreprises à leur détriment, avec les conséquences de marchandage dans les autres pays!
      Bonne lecture. J’avais lu l’article que vous avez joint.

  • Jonas dit :

    « Il n’est pas question de dire qu’on est aujourd’hui dans cette situation mais de dire que nous nous y enfonçons inexorablement !

    Et Hollande et Moscovici Ayrault et Cie en seront les responsables ! »

    Qui a laissé filer la deficit de sorte que nous soyons passé de 60 à 90% du PIB en dette entre 2007 et 2012, 600 milliards de dettes en plus ?
    C’est Sarkozy et Cie

    Qui a remis les finances dans les clous une fois arrivé au pouvoir (4,5% en 2012, 3% en 2013) ?
    Hollande et Cie

    Alors il vaut mieux éviter de dire n’importe quoi.

  • Jonas dit :

    Et les conclusions de la cours des comptes indiquent bien que si une partie du déficit est dûe à la crise, une autre partie aussi importante est dûe à des mauvais choix et une mauvaise gestion. Sans parler des coupes de dépenses qui ne tenaient aucun compte des besoins et étaient tout à fait aveugles, et ont donc touché durement le service public, sans parler aussi de l’injustice fiscale, où on demandait sans cesse aux classes moyennes et aux plus modestes de payer les errements d’une politique et les cadeaux fiscaux, sans que le dette et le deficit soient contenus pour autant. Le paquet fiscal du début du quinquennat a été petit à petit défait car il n’a pas été efficace et a grêvé les finances publiques, sans parler aussi de la division des français et de l’irresponsabilité dans les déclarations, des effets d’annonces sans lendemain. Sans parler également de l’absence de stratégie économique qui a continué de déprécier la compétitivité française (voir le différentiel entre 2002 après les 5 années de Jospin et 2012 après cinq années de Chirac puis de Sarkozy, c’est saisissant). Et j’en oublie encore.
    Le bilan de Nicolas Sarkozy est terrbile dans tous les domaines, il a été le pire président de la cinquième république . Il n’a oeuvré que pour sa réelection, non pour la France, et c’est précisément pour ça qu’il a perdu l’élection.
    Ce gouvernement a trouvé la France dans un tat désastreux et ils engagent le redressement, enfin. Et ils ont bien raison de dénoncer la gestion passée, car elle pèse lourd sur leurs épaules !

    • Sagone dit :

      Quelque chose m’échappe si Sarko etait un si bon bon gestionnaire , pourquoi les Français l’ont ils éliminé en mai????

    • Jonas dit :

      « Le déficit du budget de l’Etat s’élève à 90,72 milliards d’euros. Il représente 4,55 % du PIB, contre 7,70 % en 2010, ce qui est CONFORME à la prévision de la loi de programmation et du programme de stabilité. »

      Oui donc il y a bien eu une mauvaise gestion en 2010 et avant, c’est comme l’histoire de la compétitivité qu’il découvre à la fin de son mandat.

      Les 600 milliards de dettes en plus sont bien là, la dette est bien passée de 60 à 90% du PIB, et la cour des comptes a bien indiqué que l’amortissement de la crise n’expliquait qu’une partie de cette dette, une autre partie est dûe à la politique économique et budgétaire de Sarkozy, donc aux mauvais choix, au laxisme et aux cadeaux fiscaux.

    • Jonas dit :

      « Et au PASSIF de François HOLLANDE :

      « Dans un contexte de crise persistante, l’exercice budgétaire 2011 traduit l’amorce d’une stratégie deCONSOLIDATION budgétaire qu’il faudra POURSUIVRE et AMPLIFIER au cours des exercices suivantspour tenir la trajectoire »

      « Le niveau des prélèvements obligatoires étant élevé, il faut INSISTER davantage sur la MAÎTRISE desDEPENSES. Rien ne serait pire, vis-à-vis de nos partenaires, que de ne pas tenir les engagements pris » »

      Mais quel passif ? Au contraire François Hollande a fait en sort qu’on tienne nos engagements, et il a indiqué à sa conférence de presse que l’effort porterait sur la réduction des dépenses, de plus l’effort de réduction de dépenses pour 2013 est très conséquent, plus que ce qu’a pu faire Sarkozy (en un an je parle), et l’effort de réduction va se poursuive. Par contre la différence est que Sarkozy faisait des coupes comptables : tel ministère, un poste sur deux supprimé, ainsi pour tous les ministères, des coupes aveugles ne tenant aucun compte des besoins, purement mécanique, alors que François Hollande cherche à réduire les dépenses en préservant le service public non en s’asseyant dessus et en le fragilisant, comme pour l’éducation nationale par exemple.

      Donc au contraire François Hollande fait ce qu’il faut, en accord avec ce que dit la cour des comptes, pas pour respecter ce que dit la cour des comptes mais simplement pour retrouver de la souveraineté, qui a été endommagé par 600 milliards de dettes en plus et une dette passée de 60 à 90% du PIB

  • Gauderlot dit :

    Je félicite le gouvernement pour son courage , vous avez hérité d’une situation catastrophiqique mais vous devez poursuivre dans la voie fixée par le président c’est la seule façon de remettre la France sur les rails. Il est dommage que la majorité présidentielle se divise au lieu d’être solidaire pleinement du gouvernement . Parlez plus et expliquez clairement ce que vous faites, donnez des résultats régulièrement et ainsi les français vous comprendrons mieux . Ancien chef d’entreprise je vous félicite pour les dispositions que vous prenez pour aider les entreprises persuadez les partenaires sociaux patronat , syndicats qu’il doivent trouver des compromis dans l’intérêt de tous . Et puis félicitez vous de savoir que cope ait été élu c’est une grande chance pour la gauche

  • COPA dit :

    Le rapport du FMI suggère que les coûts de fonctionnement de l’économie française sont trop élevés et qu’il faut trouver un moyen de les réduire. Il insiste beaucoup sur la réforme du marché du travail afin d’aligner le cout du travail sur la productivité mais aussi pour réduire les incertitudes existant sur ce marché tant du côté de l’employeur que de l’employé. Le but de la réforme est de permettre aux entreprises de réagir plus facilement en cas de changement de conjoncture mais tout en simplifiant les procédures pour que le coût de séparation ne soit pas trop élevé améliorant ainsi l’incitation à réembaucher lorsque la conjoncture s’améliore. Cela passe aussi par des politiques actives sur le marché du travail pour améliorer les qualifications de ceux qui se retrouvent sans emploi. La baisse de charges telle qu’elle est envisagée dans le rapport Gallois n’a alors de sens que si elle s’accompagne d’une réforme de fonctionnement du marché du travail.

Le FMI insiste aussi sur la nécessaire amélioration des conditions de la concurrence notamment dans les services afin de gagner en efficacité.
    Le rapport de The Economist est moins précis dans les mesures à prendre que le rapport du FMI mais il est plus critique sur la situation actuelle de l’économie française. Il s’interroge sur le niveau des dépenses publiques (57% du PIB), l’accumulation de dette publique alors que le taux de chômage est au-delà de 10%. L’hebdomadaire britannique ne fait pas du changement politique de mai dernier le facteur de la dégradation récente de ces indicateurs même s’il est critique sur les premières mesures prises par le gouvernement Hollande. En effet, il considère que celles-ci ne permettent pas une hausse de l’efficacité de l’économie française (hausse du SMIC, création de la tranche d’imposition à 75%, abaissement sous certaines conditions de l’âge de départ à la retraite).
    Il considère qu’il faut mettre en place des réformes susceptibles de rendre l’économie française plus efficace sous peine de pénaliser l’Europe et d’être pointée du doigt comme le mauvais élève parmi les grands pays de l’Europe. C’est ce point qui fâche. Que finalement la France parce qu’elle ne fonctionne pas très bien soit potentiellement responsable d’un échec européen.
    Après ces 2 « rapports, vous ajoutez celui de Moody’s: » Moody’s argue notamment de la perte continue de compétitivité de l’économie française, de la dégradation de ses perspectives de croissance, des rigidités de son marché du travail ainsi que de l’exposition de ses banques aux pays de la zone euro en difficulté.
    L’agence précise cependant que l’ampleur limitée du déclassement prend en considération le programme de réformes annoncé par le gouvernement.
    Ainsi les vecteurs du libéralisme sont a l’oeuvre. Mais messieurs deux petites questions Pour quelles raisons la croissance française et européenne est au point mort si ce n’est d’appliquer sans scrupule le diktat économique des dirigeants européens sous la coupelle allemande motus et bouche cousue! Pour quelles raisons ce devrait-être les salariés qui devraient payer les pots cassés à coup de flexibilité du marché du travail et de baisse de salaire Expliquez moi, je ne demande qu’à comprendre!(candide)

  • facon Gerard dit :

    Dépenses de l’état
    monsieur le Ministre
    Faites ce que vos prédécesseurs n’ont pas eu le courage de faire et qui n’entrainera en rien une récession supplémentaire:
    réduction des revenus et avantages anormalement élevés des sénateurs et aussi du personnel au service du Sénat

    Gel des salaires des agents de la fonction publique au dessus de 50000 euros par an ainsi que pour les structures paraétatiques,dont l’utilité est sonvent nulle(rapports enterrés… ).Pourquoi ne pas utiliser les compétences existantes dans les ministères
    Ce n’est pas de la démagogie mais de la justice sociale qui doit prendre en compte les difficultés des travailleurs du secteur privé Je suis un retraité du secteur privé favorisé
    Tout ceci vous le savez le Président aussi,n’attendez pas d’être au pied du mur,beaucoup vous en seront gré
    Respectueuses salutations et bonne chance
    gerard Facon
    P.S
    cela arrivera-t’il jusqu’à vous ???

  • Adrien dit :

    Certaines réformes sont nécessaires. Et si la perspective de changer d’un iota la reglementation financiere herisse le poil de ces messieurs, vous ne devez pas ceder devant cette tentative d’intimidation. Nous vous avons élu, notamment pour cette raison.

    Par ailleurs, je trouve la reprise en main de la communication gouvernementale assez reussie, alors continuez… Evidemment, on aimerai voir de nouveaux succes sur le terrain de la gouvernance europeenne.
    A défaut de pas de geant, continuez la pedagogie à ce sujet : la sortie de crise par l’affirmation europeenne.

    L’aggravation de la crise sera décisive en 2013, et ceux qui auront porté le message de la cohésion politique européenne sur fonds de reformes fiscales et bancaires ambitieuses seront gagnants.

    Je sais bien que les oppositions sont fortes, que c’est un sacré défi, mais il faudrait qu’on parvienne a entendre cette discussion au café du commerce, en lieu et place du mariage gay et du vote des etrangers (bien que favorable a ces deux reformes, je trouve qu’elles parasitent un peu la pedagogie nécessaire en ces temps de crise).

    Sinon, étant donné la siuation, je trouve que votre numéro d’équilibriste de haute voltige est assez réussi… Continuez !

  • Jonas dit :

    La réalité est là, 600 milliards de dettes en plus en 5 ans, une dette passée de 60 à 90% du PIB, 10 ans durant lesquelles la compétitivité s’est grandement dégradée. Moody’s, à l

  • Vincent dit :

    Monsieur le Ministre, n’est-il pas grandement temps de remettre sur le feu le projet d’Agence Européenne de notation qui faisait parti du projet du PS et défendu par notre Président ?

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