Mon point presse de ce matin suite à la décision de Moody’s

J’ai tenu ce matin un point presse suite à la décision de Moody’s d’abaisser d’un cran la notation de crédit à long terme de la République française, avec maintien d’une perspective négative.

Point presse de Pierre Moscovici sur la décision de Moody’s

– Le Mercredi 20 Novembre 2012 –

Mesdames et Messieurs,

Je vous ai réunis aujourd’hui pour vous faire part de ma réaction après l’annonce hier soir de la décision de Moody’s d’abaisser d’un cran la notation de crédit à long terme de la République française, avec maintien d’une perspective négative. Elle fait suite à la mise sous perspective négative le 13 février 2012.

Permettez-moi tout d’abord de replacer la décision de Moody’s dans son contexte et rappeler que ce changement de notation ne remet en cause ni les fondamentaux économiques de notre pays, ni les réformes engagées par le gouvernement, ni la qualité de notre signature :

–          la note de crédit à court terme de la France demeure au plus haut niveau. La note de crédit à moyen et long terme a été abaissée d’un cran et se situe un cran derrière la note la plus élevée. La France demeure l’un des pays les mieux notés dans le monde et en Europe. Concrètement, la France est un cran en dessous de l’Allemagne, mais 7 crans au dessus de l’Italie et 8 crans au dessus de l’Espagne ;

La France est un pays solide. L’économie française dispose de nombreux atouts.

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Mon discours lors de la 9ème édition des Entretiens de l’AMF

Retrouvez ci-dessous mon discours de jeudi dernier pour la conclusion des débats de la 9ème éditions des Entretiens de l’Autorité des marchés financiers.

Discours de Pierre MOSCOVICI, Ministre de l’Economie et des Finances

9ème édition des Entretiens de l’AMF – Conclusion des débats

« Financement de l’économie :
le rôle respectif des banques et des marchés ».

– Le Jeudi 15 Novembre 2012 à 12h30 au Palais Brongniart –

Mesdames et Messieurs,

Merci pour cette invitation. L’AMF a choisi cette année de consacrer ses Entretiens au « financement de l’économie », un choix qui me paraît particulièrement judicieux à ce stade de la crise économique et financière très grave que traverse notre pays. Évidemment vous vous en doutez c’est l’un des axes clés de mon action à la tête du Ministère de l’Economie et des Finances, et c’est aussi l’un des leviers du Pacte de compétitivité et de croissance qui a été annoncé mardi 6 novembre par le Premier ministre et confirmé ce mardi 13 novembre par le Président de la République lors de sa conférence de presse. Le projet de loi de création de la Banque Publique d’Investissement, qui sera présenté au Parlement la semaine prochaine, et les réflexions en cours sur la fiscalité de l’épargne, confiées aux parlementaires Karine Berger et Dominique Lefebvre, pour mieux orienter l’épargne vers les financements à long terme, y contribueront également.

Mais je voudrais avant tout vous parler aujourd’hui du projet de loi de réforme bancaire que je présenterai dans les prochaines semaines dont le Président de la République a souligné l’importance lors de sa conférence de presse. Je le conçois comme un grand marqueur de l’action gouvernementale en matière financière.

Je souhaite que cette réforme imprime profondément le secteur, fasse référence en Europe.

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Mes réponses aux questions au Gouvernement du Sénat

J’ai répondu hier, lors de la séance de questions au Gouvernement du Sénat, aux trois questions ci-dessous :

– La première de la sénatrice Marie-Hélène Des Esgaulx sur le rapport Gallois et le pacte de compétitivité.

– La seconde du sénateur Alain Richard sur le Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi.

– La troisième de la sénatrice Eliane Assassi sur la politique économique du Gouvernement.

Invité du « Face à face » de Christophe Barbier sur iTélé

J’étais ce matin l’invité du « Face à face » de Christophe Barbier sur iTélé.
J’ai abordé les sujets de la conférence de presse du Président de la République, de la compétitivité, de l’emploi, de la TVA.

Je souhaite une France forte, je souhaite une France qui redresse la tête, je souhaite une France qui crée des emplois, je souhaite une France qui retrouve la croissance.

Ma réponse à Jacqueline Fraysse sur le rapport Gallois et les mesures annoncées par le Gouvernement – Questions au Gouvernement

Retrouvez ci-dessous ma réponse de ce mardi 13 novembre 2012 à la question de la députée Jacqueline Fraysse, lors de la séance de questions au Gouvernement de l’Assemblée nationale, sur le rapport Gallois, les mesures annoncées par le Gouvernement pour la compétitivité, et la TVA.

Ce Gouvernement a décidé de s’attaquer avec courage au déficit de compétitivité français.

« Une révolution pour la gauche » [Le Républicain Lorrain]

Mon interview de jeudi dernier au Républicain Lorrain sur le pacte de compétitivité, la croissance, la TVA, l’avenir de PSA et le financement des collectivités locales.

Le pacte de compétitivité, c’est baisser les impôts pour les entreprises, et augmenter la TVA pour les consommateurs. Est-ce vraiment socialiste ?

Pierre MOSCOVICI : « La politique économique du gouvernement est un triptyque, qui exigeait des choix courageux : le sérieux budgétaire, la levée des incertitudes européennes, et la compétitivité. C’est une révolution copernicienne pour la gauche, et plus largement pour notre pays. J’ai toujours dit que compétitivité n’était pas un gros mot pour un homme de gauche et qu’il fallait l’aborder de manière globale. Nous aurions été fautifs de ne pas agir sur le coût du travail, tant le diagnostic sur ce point du rapport de Louis Gallois est précis et convaincant. Cela n’est pas le seul problème, mais c’est un vrai problème. Il fallait répondre par une mesure puissante, immédiate, efficace : c’est le crédit d’impôt compétitivité et emploi, qui permettra la création de 300 000 emplois et l’augmentation de 0,5 % du PIB dans le quinquennat. »

Nous faisons un usage plus juste de la TVA.

Mais il y aura bien une « TVA sociale »…

«Non, ce n’est pas la TVA Sarkozy ! Elle entre en vigueur en 2014, pas en 2012 en pleine crise, car nous n’avons pas voulu toucher davantage le pouvoir d’achat en 2013, compte tenu des efforts importants que nous demandons pour réduire le déficit public. De plus, nous faisons un usage plus juste de la TVA : Nicolas Sarkozy avait touché uniquement au taux normal, majoré de 1,6 point, alors que nous l’augmenterons de 0,4 point seulement, en abaissant le taux réduit, qui concerne notamment l’alimentation, de 5.5 % à 5 %. Au total, nous faisons deux fois plus pour la compétitivité avec deux fois moins de TVA que Nicolas Sarkozy. »

Mme Parisot parle « d’avancée significative », tandis que M. Mélenchon qualifie le plan de « lamentable ». Cela pose question à votre électorat…

« Je regrette que M. Mélenchon se laisse aller à de telles facilités. Il se trompe. Les Français de gauche veulent le redressement du pays, et ils savent que nous faisons les efforts indispensables. Des voix s’élèveront, et exprimeront des positions traditionnelles. Je les comprends, il y a un travail intense de pédagogie à faire. Et il y a une bataille politique à mener, contre la droite : comment osent-ils nous donner des leçons sur la compétitivité, eux qui l’ont dégradée à force de ne pas agir ou de faire les mauvais choix ? »

Vous avez souvent cité le rapport Attali. Préparez-vous des mesures sur les professions réglementées, comme les taxis ou les notaires ?

« Le rapport Attali reste une source d’inspiration, par exemple sur la stabilité des réglementations. Mais s’agissant des professions réglementées, je dirais qu’il nous faut mobiliser tout le monde, plutôt que d’ouvrir de nouveaux fronts. »

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Mon discours d’ouverture de la 5ème conférence annuelle des Entrepreneurs

CC Олександр

Retrouvez ci-dessous le script du discours que j’ai prononcé ce matin, en ouverture de la 5ème conférence annuelle des Entrepreneurs.


Discours de Pierre MOSCOVICI,

Ouverture de la 5ème Conférence annuelle des Entrepreneurs,

« Le pacte de compétitivité, ma réponse aux besoins des entreprises »

Mesdames et Messieurs,

Bienvenue et merci de votre présence à cette cinquième conférence annuelle des entrepreneurs, que je suis heureux d’ouvrir à vos côtés. Hasard heureux du calendrier, cette conférence coïncide cette année avec l’entrée du Gouvernement dans une nouvelle phase de sa politique économique, cruciale, celle du long terme, des réformes de structure, qui mobilisera tout particulièrement les entreprises, autour du « pacte de compétitivité » que nous avons présenté la semaine dernière.

Il n’y a pas d’économie prospère sans entreprises performantes. C’est l’objet même du pacte de compétitivité.

Au sein du gouvernement, j’ai participé à la conception de ce pacte, sous l’autorité du Premier Ministre et du Président de la République. Il se veut une réponse à vos besoins, comme une démonstration, aussi, de notre capacité d’écoute et de notre volonté de promouvoir l’entrepreneuriat. Nos entreprises ont du talent, elles sont l’atout phare de notre économie, nous devons prendre appui sur elles pour renouer avec la croissance et l’emploi car il n’y a pas d’économie prospère sans entreprises performantes. C’est l’objet même du pacte de compétitivité.

A un « choc » ponctuel, unilatéral et limité, nous avons préféré un pacte de long terme, ambitieux et concerté. Ce choix me paraît à tous égards meilleur, parce qu’il met en route une mobilisation collective, dans le temps, de toutes les forces du pays.

C’est ensemble que nous relèverons les défis de l’économie française.

  • Ce pacte est global, il couvre tous les aspects de la compétitivité : les coûts, pour redonner de l’oxygène aux entreprises, mais aussi le hors-coûts. L’un ne va pas sans l’autre, d’ailleurs : pour innover, investir ou construire une image de marque, nos entreprises doivent dégager des marges et les utiliser pour investir et embaucher.

  • Ce pacte, comme tout contrat, engage ses parties prenantes : aux engagements des uns doivent répondre les contreparties des autres, dans une démarche d’où chacun sort gagnant. Je me suis beaucoup investi pour que cette économie figure au cœur du pacte de compétitivité, afin d’en faire un véritable pacte de confiance. La gravité de la situation impose la mobilisation de tous, c’est ensemble que nous relèverons les défis de l’économie française.

  • Un pacte ne clôt pas le débat, mais ouvre sur une négociation pour sa mise en œuvre. Je dirai dans un instant quel rôle j’y tiendrai, dans les prochaines semaines, aux côtés de Jean-Marc Ayrault.

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