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Mobilisation

Catégorie : Actualité,Europe / International,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 01/02/2013 à 20:45

Mobilisation

Le premier mois de l’année 2013, traditionnellement consacré en partie aux vœux, vient de s’achever. Il aura, en vérité, été très dense et intense, annonciateur d’une année de mobilisation.

Mobilisation de la France au Mali, tout d’abord. Le Président de la République, qui se rendra demain dans ce pays, a décidé l’intervention de nos troupes à la fois pour protéger nos ressortissants, pour préserver l’existence menacée du Mali et pour contenir le danger terroriste, qui peut, comme la tragique prise d’otage en Algérie l’a montré, frapper loin, dans la région voire au-delà. Certains ont voulu y voir la résurgence de la « Françafrique ». C’est faux ! Nous ne défendons pas, en l’espèce, nos intérêts économiques ou un régime, mais des valeurs auxquelles nous croyons. D’autres nous ont soupçonnés d’être isolés. C’est faux, tout autant ! La France est en première ligne, mais elle agit au nom de la Communauté internationale, avec son appui et celui de nos principaux partenaires. Cette intervention s’est déroulée, elle se déroule encore dans un climat d’unité nationale, un temps ébréché par les velléités critiques de quelques personnalités de droite, vite battues en brèche par la bonne conduite de l’opération. Tant mieux : nos troupes le méritent, et l’action déterminée qu’elles mènent doit être saluée sans réserve. D’aucuns ont voulu voir dans cette décision, et dans sa mise en œuvre, la naissance d’un « nouveau François Hollande ». Ce n’est pas mon sentiment. Bien sûr, la guerre donne toujours plus de gravité, de responsabilité à un homme d’Etat, qui devient alors en pratique le Chef des armées, mais le Président de la République a été lui-même, comme je le connais, réfléchi et précis, calme et volontaire. Plus personne, aujourd’hui, n’en doute, et c’est bien ainsi. On peut, en démocratie, approuver ou désapprouver le dirigeant suprême du pays, mais chacun doit aussi convenir de son leadership légitime.

Mobilisation pour l’emploi, aussi. Ministre de l’économie et des finances, je suis moins impliqué que d’autres dans les réformes « sociétales » – que j’approuve, bien sûr. Comme responsable politique et comme citoyen, je soutiens le combat du « mariage pour tous », mené avec courage et talent par Christiane Taubira. Je crois décisive la réforme des rythmes scolaires, portée par Vincent Peillon, et j’aspire aussi à une législation claire et intelligente sur le non cumul des mandats. Mais je ne peux laisser dire que nous aurions, pour des prétextes politiques, délaissé les questions économiques et sociales au profit de ces approches. Celles-ci se justifient par elles-mêmes : les progrès de la société sont au cœur des aspirations que nous défendons. Elles ne nous détournent pas pour autant de notre objectif central, rappelé par François Hollande tout au long de ce mois : inverser la courbe du chômage d’ici à la fin 2013. La réalité, tout d’abord, nous y ramène constamment, qu’il s’agisse de la progression du nombre des demandeurs d’emplois – moins forte en Décembre 2012, mais ininterrompue depuis vingt mois – ou des difficultés industrielles – la dernière en date étant Goodyear à Amiens. La bataille économique est, bien sûr, plus essentielle que jamais à nos yeux.

C’est à quoi nous avons collectivement travaillé, autour du Président et du Premier ministre, tout au long du mois de janvier. Plusieurs séminaires se sont tenus ces dernières semaines – sur la situation économique, sur l’emploi, sur l’investissement, sur la jeunesse – pour donner l’élan nécessaire à l’action gouvernementale. Celle-ci, j’y insiste à nouveau, suit son cap, garde sa cohérence. Nous voulons à la fois redonner de la dynamique à une zone euro stabilisée, rétablir la situation de nos finances publiques, muscler notre compétitivité, créer du travail et de l’emploi. A cet égard, les mesures prises pour mettre en œuvre les emplois d’avenir et le vote du contrat de générations sont des pas en avant importants. L’accord du 11 janvier sur la sécurisation de l’emploi est quant à lui d’une portée décisive. La méthode choisie par le gouvernement, celle de la volonté politique et du dialogue social, a porté ses fruits, et donne naissance à une avancée sociale sans précédent depuis quarante ans, attendue à la fois en France et à l’étranger. Notre feuille de route est claire : c’est encore et toujours le redressement du pays, l’ouverture, tout au long de cette année de transition, de perspectives nouvelles de retour vers la croissance et l’emploi.

J’y contribuerai à travers plusieurs dimensions. Nous devons, d’abord, appliquer et « vendre » le pacte de compétitivité. Il s’agit en premier lieu, bien sûr, de sa mesure emblématique : le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE). Celui-ci a déjà été voté par le Parlement à la fin 2012 : il doit maintenant être popularisé auprès des entreprises, sur tous les territoires de France. Mais le pacte est plus global, il comporte trente-cinq mesures, allant de la promotion de l’innovation à la simplification administrative ou à la stabilité fiscale. Il suppose avant tout que nous soutenions nos entreprises et leurs salariés. C’est ce qui a été fait, par exemple, pour STX – Chantiers de l’Atlantique qui, grâce à la qualité unique de son offre productive et à l’appui du gouvernement et des banques, a pu gagner une commande décisive, qui lui permettra de construire, à Saint-Nazaire, le plus grand – et j’ajoute, après avoir visité l’entreprise sur place avec Jean-Marc Ayrault, le plus beau – bateau de croisière du monde. Il passe aussi par la réforme du financement de l’économie. Cette démarche est en bonne voie. La BPI, dont la création a été votée en Novembre, est maintenant opérationnelle, elle tiendra son premier conseil d’administration à Dijon le 21 février, et sera la Banque de développement de nos PME et ETI. Je travaille aussi sur une nouvelle conception de l’épargne financière, plus orientée sur le long terme.

Enfin, va commencer, dès le 12 févier, l’examen par l’Assemblée nationale du projet de loi concernant la séparation et la régulation des activités bancaires. Je vous en reparlerai, mais sachez que je le défendrai avec la fierté d’un social-démocrate résolu et d’un Européen engagé, et avec la conviction que grâce à celle-ci, la France sera dotée d’un outil à la fois précurseur et ambitieux, permettant de limiter vraiment l’aléa moral – les risques pris sans responsabilités – d’améliorer la supervision et la résolution du système bancaire, et de prendre en compte les besoins de nos concitoyens les plus fragiles, le tout sans affaiblir notre modèle de banque universelle. Ce projet est la traduction fidèle, littérale même, de l’engagement de François Hollande de séparer les activités des banques utiles à l’économie et à l’emploi des activités purement spéculatives qu’elles conduisent pour leur propre compte. Je sais qu’il est critiqué, parfois avec excès, souvent avec injustice. Il est vrai que je n’ai pas choisi – suivant en cela l’avis unanime des organisations syndicales – de séparer les banques de dépôts des banques d’affaire, refusant de créer ex nihilo des Morgan Stanley ou des Goldman Sachs à la française – établissements que je respecte mais qui ne sont pas mon idéal politique. Mais notre projet est de gauche, profondément : il est moral, il est ferme, il est juste, il défend avant tout l’intérêt des usagers et des consommateurs. Il évoluera, dans le débat parlementaire, en prenant mieux en compte, par exemple, la lutte contre les paradis fiscaux ou l’interdiction de certaines activités spéculatives, en précisant la nature de celles-ci aussi. Il est fait pour durer, et marquer nettement le changement.

Nous nous mobilisons, enfin, pour l’Europe. Notre Europe, et notamment la zone euro, aborde la nouvelle année dans une situation à la fois renforcée et paradoxale. En bonne part grâce à l’action menée par le Président de la République et par le gouvernement, à laquelle j’ai pris toute ma part, la zone euro s’est tirée d’affaire. Les décisions prises pour la BCE, la mise en place du MES, le plan défini pour la Grèce, l’accord trouvé sur la supervision bancaire, les progrès de l’Irlande et du Portugal, les conditions de financement plus favorables de l’Espagne et de l’Italie en témoignent : le doute existentiel qui planait sur la zone euro s’est dissipé, comme j’ai pu le constater à Davos la semaine dernière. Comme l’a dit Mario Draghi, 2012 aura bel et bien été l’année de la relance de l’Euro, celle aussi de son inscription dans la durée : je suis fier d’avoir participé à cette remise à flot, persuadé que je suis de la pérennité, de l’intégrité et de la solidité de l’euro. Pourtant, tout n’est pas réglé, loin s’en faut.

Car la zone euro reste handicapée par une croissance faible, qui limite ses capacités et fragilise le retour à l’équilibre des finances publiques des Etats membres. J’ai aujourd’hui, dans les fonctions qui sont les miennes, la même conviction que je nourrissais dans l’opposition, ou encore pendant la campagne présidentielle : le cycle austérité / récession ne peut être l’avenir de l’Europe, et pourtant il la menace. Qu’on me comprenne bien : je suis persuadé que l’endettement est l’ennemi de l’économie, qu’il empêche la conduite de politiques de gauche en paupérisant les services publics, et que la réduction des déficits publics est un impératif, bref je milite pour un sérieux de gauche et maintiens tous mes engagements pour 2013. Nous devons toutefois avoir une réflexion collective, celle qu’a lancé le FMI, sur l’équilibre à trouver entre la consolidation budgétaire à moyen terme et le soutien à la croissance, sur une approche plus coopérative des politiques économiques en Europe. Et nous pouvons aussi, à l’Eurogroupe comme au G20, nous interroger sur la juste parité des monnaies à l’échelle mondiale. Nous aurons ce débat, auquel le Président de la République contribuera en s’adressant au Parlement européen le 5 février, et nous trouverons, j’en suis sûr, des solutions, en lien étroit avec les institutions européennes et avec nos amis allemands – en compagnie desquels nous avons célébré le 22 janvier, avec force et émotion, le 50ème anniversaire du Traité de l’Elysée.

Vous l’aurez compris, la tâche qui nous attend est immense. Rarement dans le passé – est-ce seulement déjà arrivé sous la Vème République ? – un gouvernement aura été confronté à une situation aussi complexe et amené à traiter de front un si grand nombre de questions, en si peu de temps. Je ne sous-estime pas ce défi. Il exige que nous y consacrions toutes nos forces, en prenant en compte avant tout l’intérêt général, en sachant que nous serons jugés sur nos résultats et non sur nos intentions, en étant conscients de l’inquiétude des Français plongés dans la crise depuis trop longtemps, et donc de leurs attentes comme de leur scepticisme. Et pourtant, je suis confiant, parce que j’ai confiance dans les atouts de notre pays, parce que j’ai confiance dans la qualité morale et politique de ceux qui le dirigent aujourd’hui, parce que j’ai confiance dans les choix, difficiles voire révolutionnaires mais justes dans tous les sens du terme, que nous avons fait. 2013 sera l’année de notre mobilisation sans faille, elle sera aussi, j’en suis convaincu, j’y travaille, celle de la construction d’une nouvelle perspective pour la France.

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6 commentaires

  • Monsieur le Premier Ministre, comment pouvez vous dire que votre projet s’attaque à la  » la racine de ce qui a fait la crise de 2008″, je vous cite,
    alors qu’il ne va filialiser que moins de 1 % des activités bancaires,
    alors que, c’est le soutien implicite de l’Etat qui a permis aux activités de marché de prospérer à des niveaux déraisonnables,
    alors que sur les 8 000 milliards d’euros de bilan cumulé des banques françaises, seulement 22 % sont prêtés à l’économie réelle, aux entreprises et aux ménages.
    Que sont les 78 % restant ? Des activités de marché ? !!!!

  • franc comtoise dit :

    MOnsieur Moscovici,

    vous avez l’intention de présenter une proposition de loi bancaire dans quelques mois. Cela faisait partie du programme électoral de François Hollande candidat. Aujourd’hui, certains députés de votre majorité poussent pour durcir la filiarisation prévue des activités bancaires de dépôt et d’investissement.

    Cette réorganisation peut fragiliser certaines grandes banques françaises.
    Pourtant, il faut protéger l’argent des citoyens.

    J’ai une question : pourquoi les banques françaises se sont-elles lancées dans des activités d’investissement totalement hasardeuses et donc très risquées? de même pour l’octroi de certains prêts?

    Est-ce que les taux d’intérêt bas et meme très bas imposés plus ou moins par la BCE sont en cause?
    Christine Lagarde a demandé très justement que les fonds propres des banques soient augmentés significativement.

    Je pense que le changement des règles bancaires pour être utile à l’économie doit être souple (filiarisation suffisante). La création de la BPI et de la SFIL bien dirigées cad prudemment pourrait donner une référence aux banques françaises qui s’égarent quelque fois en oubliant les règles de base du métier de banquier.

    j’espère que j’aurai des remarques
    salutations

  • Patrick WEINLING dit :

    Monsieur le Ministre,

    Dans l’émission «13h15 le dimanche », ce 3 février 2013 , quand la charmante journaliste brune néanmoins épouse d’un inspecteur des finances, Anna Cabana, se tourne vers vous et vous interpelle en regrettant  « ce qui vous caractérise en tant que Ministre de l’Économie et des Finances, votre prudence, trop grande prudence, dont on attend encore une grande réforme », et en suggérant « Peut-être la réforme bancaire ? », vous n’avez ni repris, ni convaincu.

    Êtes vous à ce point vous-même persuadé que votre projet de loi prochainement discuté à l’Assemblée Nationale « ne sépare pratiquement rien, et donc qu’il ne changera ni les dérives spéculatives de la finance ni ses impacts délétères sur l’économie réelle », pour reprendre des termes de l’analyse de l’économiste Jean Gadrey, que nous sommes nombreux à approuver.

    N’êtes vous pas sur le point de manquer l’opportunité, non pas de faire plaisir à Madame Cabana, mais de concrétiser pour vos concitoyens, un vrai projet de réforme favorable au rétablissement de l’espoir pour les français que la finance folle ne dirige plus leurs destins et que la France redonne aux acteurs économiques les moyens de créer en interdisant strictement les détournements spéculatifs abusifs et stériles.

    N’avez vous pas l’ambition de donner à notre pays un ensemble de dispositions fortes qui permettrait d’empêcher rigoureusement des opérations scandaleuses telles que celles qui furent menées systématiquement par certaines banques systémiques ou pas dans la dérivation de l’épargne populaire vers des opérations honteuses comme la mise sur le marché de Natixis?

    Il n’est pas trop tard.

  • Liberce dit :

    Votre gouvernement vient de réaliser un projet de réforme bancaire, il AURAIT pu être une opportunité exceptionnelle de remettre le secteur financier au service de l’économie réelle, et de protéger l’épargne du pays…
    Malheureusement, influencé par le lobbying des banques, vous aviez refusé, jusqu’à présent d’ouvrir un débat public pour revenir à un juste équilibre.
    Alors que la crise financière qui nous frappe depuis 2007 est l’aboutissement de quarante années de financiarisation qui continue a causer de grave dégât humain !
    Le seul levier pour recouvrer du crédit capable de relancer notre production, de créer des emplois qualifiés et de redresser les comptes, est une séparation stricte entre d’une part banques de dépôt et de crédit, et d’autre part banques d’affaires et de marché et non pas un SIMULACRE de projet de loi tel que vous l’avez concocté.
    D’autant plus que le discours du Bourget de François Hollande allaient dans ce sens.
    Vous avez récemment avoué n’êtes pas un spécialiste du sujet et c’est tout a votre honneur, mais dans ce contexte, entourez vous de personnes compétentes pour qu’il y ait un vrai débat démocratique et non pas un monologue entre les banques et votre gouvernement.
    Il en va de la crédibilité et de la légitimité du partie socialiste, de la politique avec un grand P qui ne doit pas être juste un habillage Cosmetique pour plaire à certains électeurs…
    Votre projet de loi n’est qu’un simulacre, comment pouvez le défendre quand il ne représente que même pas 1 % des activités bancaires…!
    Ainsi, il n’est vraiment pas la hauteur des enjeux que vous évoquer. Votre rapporteur du projet doit rencontrer Olivier Berruyer la semaine prochaine qui connait parfaitement le sujet…
    Alors je vous en prie, écoutez le attentivement pour faire en sorte que le partie socialiste retrouve les valeurs d’humanité qui sont les siennes et qu’enfin nous avancions vers une économie plus réelle et donc plus humaine !

  • Oudrer Anne Marie dit :

    Monsieur le Ministre, vous affirmiez récemment n’être pas un spécialiste de la question bancaire et si l’on peut s’en inquiéter on est également en droit de vous demander de prendre des experts plus avisés dont l’absence de conflit d’intérêts directs rendrait l’opinion moins contestable. Je pense bien sur aux nombreuses entrevues officielles ou non que le lobby des banques s’est vu octroyer. Si l’on prend la simple affirmation que vous faites, ex nihilo, du très bon modèle que constituerait la banque universelle « à la française », vous excuserez du peu, mais c’est l’OCDE elle-même qui considère que les bases de ce modèle rend si fragiles nos banques que sur les 8 plus vulnérables au monde 4 sont françaises. N’oubliez pas que F. Hollande reprochait avant tout à la Finance de « Gouverner sans avoir été élue », par un déni de démocratie que seul un lobby surpuissant peut se permettre. Il me semble que peut être plus que l’aspect purement économique c’est la question de la démocratie qui se joue: il reste à ce gouvernement à démontrer son attachement aux vraies valeurs démocratiques: la filialisation est un trompe-l’œil qui concernera à peine une petite frange d’activités. Une vraie réforme vous obligera à plus de fermeté avec les banques. Le fait qu’elles ne soient pas du tout inquiétes ne vous met-il pas la puce à l’oreille?

  • Amelle dit :

    Comment faire de la croissance dans la zone euro parce que les (autres européens ont nettement moins de soucis) si tout les pays membre font de l’austérité et se concurrence sur la baisse du cout du travail ce qui à terme tue la consommation, d’ailleurs les derniers chiffre concernant cette consommation en France sont plus que préoccupante.

    J’ai appris de Eric Heyer de l’OFCE que les traités européens exigent en terme de réduction de déficit une moyenne de 0.5 point par an, il serait peut être temps que la zone euro revienne à la raison et arrête de faire du zèle en exigeant des taux nettement supérieur afin justement de relancer la croissance et surtout une consommation qui je le pense toujours est le carburant de l’économie et sans ce carburant on continuera toujours à pousser la voiture à la main.

    Pour le Mali je pense que le plus important reste a faire, c’est à dire apporter une solution politique en isolant les touareg d’Ansar El Dine et en tendant la main aux autres touaregs et surtout être ferme contre les exactions commis contre eux et contre les arabe maures tout en veillant que ces derniers ne recherchent pas à se venger dans les mois qui viennent.

    Reste les sujets sociétaux même si je sais que ce n’est pas sur ces sujets que les gouvernants sont jugé, j’ai changé d’avis sur le sujet et je pense qu’avancer sur le societal n’empêche pas de s’occuper de sujet sociaux-economique sujet dont on a pas cessé de parler pendant la présentation de la loi de finance pendant des mois. De plus la loi sur les banques, l’autre sur la sécurisation du travail, une autre que va présenter Hamon qui devrait mettre en place les engagement de Hollande concernant la cession de site industriel ou sur le renchérissement du cout des licenciements bousiers (d’après ce que j’ai compris) arrivent donc ce n’est pas comme si le gouvernement mettait ces sujets de coté. Sans parler des concertations qui viennent sur le financement de la protection sociale et sur les retraites. Manque juste une bonne remise à plat fiscal de l’import sur le revenu et une réflexion sur un impôt sur le patrimoine qui me semble urgent.

    Après la loi sur le mariage pour tous, cette année le plus important sur le sociétal sont les modifications institutionnelles et la loi sur la famille et j espère qu’avant le comité national d’éthique pourra faire ses états généraux comme il le demande.Sur la reforme institutionnelle il serai peut être plus raisonnable que cela se fasse via referendum avec 5 questions dont une sur le cumul, une autre sur le conseil constitutionnel, une troisième sur le conseil de la magistrature et l’indépendance du pouvoir judiciaire, une autre qui je pense peut être bénéfique pour les finances publiques et qui consiste à mettre un nombre maximum d’élu pour 1000 habitants et enfin une bonne fois pour toute la question sur le vote des étrangers aux élections locales.

    L’idéal serait que ce referendum se fasse le plus vite possible et surtout avant les vacances d’été pour que les candidats aux municipales puissent faire campagne à la rentrée calmement.

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