L’indignité

L’indignité

J’ai envie de pousser aujourd’hui un « coup de gueule » contre l’opposition – contre l’UMP et ses pseudo-ténors plus précisément.

Il n’y a qu’une attitude qui soit à la hauteur des responsabilités que nous ont confiées les Français : travailler sans relâche au redressement du pays, pour retrouver des perspectives de croissance et d’emploi.

La France et les Français traversent une période difficile. La croissance a été nulle en 2011, elle sera encore très faible en 2013, même si j’espère que la prévision de la Commission – 0,1% – sera in fine dépassée. Le chômage ne cesse d’augmenter – nous en sommes au 21ème mois consécutif de hausse, et chacun sait que les prochains chiffres ne pourront pas être bons. Dans cette situation, il n’y a qu’une attitude qui soit à la hauteur des responsabilités que nous ont confiées les Français : travailler sans relâche au redressement du pays, pour retrouver des perspectives de croissance et d’emploi. C’est ce que fait le Gouvernement, autour du Président de la République, à travers une politique économique et sociale que j’ai déjà eu l’occasion de dépeindre comme une véritable « révolution copernicienne » : consolidation de la zone euro, réduction des déficits, soutien à la compétitivité, réformes structurelles, à commencer par celle du marché du travail.

Notre action au service des Français est à la fois essentielle et terriblement ardue : nous l’assumons.

Notre pays fait face à des vents adverses. La zone euro connaît une deuxième année de récession. Au dernier trimestre 2012, notre économie a plutôt mieux résisté que celle de nos voisins : – 0,6% pour la zone euro, – 0,6% pour l’Allemagne, – 0,7% pour l’Espagne, – 0,9% pour l’Italie. En 2013, le PIB de la zone euro pourrait reculer de 0,3%. Cet environnement complique, incontestablement, le retour à une croissance créatrice d’emploi, même si nous résistons un peu plus qu’ailleurs, notamment grâce à la consommation intérieure. Cette dégradation de la conjoncture nous a conduit à demander un délai dans le retour du déficit sous les 3% du PIB, qui devait être atteint dès 2013, et qui ne pourra l’être qu’en 2014, du fait de la contraction des recettes publiques. J’ai demandé à la Commission d’examiner ce report, pour ne pas ajouter l’austérité à la récession, et laisser jouer cette année les « stabilisateurs automatiques ». Le Commissaire chargé des affaires économiques, Olli Rehn, a fait preuve de compréhension, tout en nous demandant de démontrer la réalité de notre « effort structurel » en matière de finances publiques et notre volonté de poursuivre les réformes nécessaires au renforcement de notre économie : nous le ferons d’ici au 15 avril. Chacun sait, aussi, que la diminution du chômage est, dans ce contexte, plus compliquée. C’est dire que notre action au service des Français est à la fois essentielle et terriblement ardue : nous l’assumons. Comme le dit François Hollande, nous sommes là parce que c’est difficile. Nous ne demandons aucune indulgence, nous savons que nous serons jugés aux résultats, mais j’ai la conviction que nous tenons le bon cap, celui de l’intérêt général pour notre pays.

L’opposition nous abreuve d’une critique non seulement radicale, mais pleine d’agressivité, voire de mépris

Que fait, pendant ce temps là, l’opposition ? Elle nous abreuve d’une critique non seulement radicale – c’est après tout son droit, et nous n’avons pas ménagé la droite lorsqu’elle était au pouvoir – mais pleine d’agressivité, voire de mépris. Le florilège est impressionnant, de Jean-François Copé, égal à lui-même, à François Fillon, jamais effleuré par le doute, en passant par Xavier Bertrand, dont les cadeaux doucereux sont souvent empoisonnés, ou encore Bruno Lemaire, décidément bien changé par l’ambition. Les prétendants au trône de l’UMP, peut-être pour éviter de se déchirer à belles dents, font assaut de morgue pour nous dénigrer. On pourrait considérer que c’est de bonne guerre : je suis trop averti de la politique pour penser qu’elle se fait en gants blancs, et je suis le premier à savoir et reconnaître que les responsables en place doivent, naturellement, rendre compte au peuple de leur action. C’est pourquoi je prends ces vociférations – elles ressemblent par ailleurs au tempérament de ces hommes qui pensent, au fond, que la gauche au pouvoir est toujours une usurpation – avec beaucoup de sang-froid.

Il y a là beaucoup d’impudeur, voire d’impudence, et même une forme d’indignité, qui me choquent presque malgré moi.

Et pourtant, il y a là beaucoup d’impudeur, voire d’impudence, et même une forme d’indignité, qui me choquent presque malgré moi. Car enfin, qui sont-ils, pour nous donner des leçons, pour nous suggérer de couper dans les dépenses publiques de désendetter l’Etat, de faire repartir la croissance, de muscler nos entreprises, de lutter contre le chômage ?  Ne sont-ils pas ceux qui, il y a 9 mois encore, entouraient Nicolas Sarkozy, et qui ont été sanctionnés non pas seulement pour leurs excès d’arrogance ou de brutalité, mais bel et bien d’abord pour leur échec ? Il leur faut beaucoup d’audace, ou bien peu de mémoire, pour ne pas se souvenir, ou tenter de faire oublier, ce que fut leur consternante performance, le marasme dans lequel ils ont plongé la France. Revenons-y, un instant. La croissance ? Elle a été de 0,0% en moyenne de 2007 à 2011 ! Le chômage ? Il a hélas crû de 1 million sur le quinquennat précédent ! La dette publique ? Elle a augmenté de 600 milliards d’euros en 5 ans ! La dépense publique ? Elle est passée de 53 à 57% du PIB pendant les années Sarkozy / Fillon ! La compétitivité ? Le Rapport Gallois a éloquemment montré comment elle s’était affaiblie en 10 ans, comment la France avait décroché, au regard de l’Allemagne notamment, pendant cette décennie !

Nous sommes aux responsabilités, nous serons jugés par les Français au bout de ce quinquennat pour ce que nous aurons fait.

Voilà leur bilan, il est accablant. Il ne s’agit pas pour moi de refaire le « coup de l’héritage » : nous sommes aux responsabilités, nous serons jugés par les Français au bout de ce quinquennat pour ce que nous aurons fait. Mais comment passer sous silence que les difficultés des Français, que l’ampleur de notre tâche doivent beaucoup à leur incurie, pendant les 10 années écoulées, qui ont été des moments de recul et de division ? La droite, par ailleurs elle-même fracturée, traversée des haines et des rivalités que l’on connaît et qui ont amené l’UMP au bord de la scission, aurait pu, aurait dû observer un temps de discrétion, elle devrait, si elle avait un minimum de sens de l’intérêt général, faire preuve d’un peu de décence. Car au fond, si nous menons actuellement ce travail si prenant, si rude, de redressement de nos finances publiques et de notre tissu productif, c’est parce qu’ils ont beaucoup cassé de notre modèle économique et social pendant la décennie où ils ont – si mal – dirigé la France, c’est parce qu’ils ont laissé notre économie se dégrader.

C’est la stratégie du sérieux de gauche, toujours préoccupée de la justice sociale, que nous menons, c’est j’en suis convaincu celle dont la France a besoin.

Alors, oui, ça suffit ! Le Gouvernement, autour de Jean-Marc Ayrault, poursuivra sa politique de réduction des déficits – encore supérieurs à 5% en rythme annuel à la fin du quinquennat précédent, ils baisseront en 2013 comme ils ont baissé en 2012. Il désendettera la France. Il approfondira la justice fiscale et sociale et réduira les dépenses publiques de 60 milliards d’euros en 5 ans. Il renforcera la compétitivité de notre économie – le lancement de la BPI, le préfinancement du CICE y contribuent. Et comme l’a dit et encore répété ce mercredi le Président de la République, François Hollande, nous maintenons l’objectif de l’inversion de la courbe du chômage d’ici à la fin 2013. Pour y parvenir, nous devons mobiliser toutes les ressources de nos politiques économiques et d’emploi, accélérer la mise en œuvre des choix que nous avons fait. C’est cette stratégie, celle du sérieux de gauche, toujours préoccupée de la justice sociale, que nous menons, c’est j’en suis convaincu celle dont la France a besoin.

Plutôt que de se délecter des difficultés des Français, l’opposition aurait pu apporter sa pierre au débat d’idées.

La droite, qui a si mal gouverné le pays, ne souhaite pas être une opposition certes ferme, mais objective et constructive dans une période de crise. Plutôt que de se délecter des difficultés des Français, de dénigrer notre pays au risque d’alimenter le « french bashing » qui fait peser sur la France une forme de suspicion et fragilise notre image à l’étranger, elle aurait pu apporter sa pierre au débat d’idées. Ce n’est pas sa culture, elle s’y refuse. Tant pis ! Cela ne nous détournera pas de ce qu’il faut faire pour rendre aux Français l’espoir d’un retour à la croissance et de la décrue du chômage. Pour nous, pour moi, c’est cela qui compte, et rien d’autre.

45 réflexions au sujet de « L’indignité »

  1. Le déficit de l’Etat français s’est creusé de 300 millions d’euros fin janvier par rapport à un an plus tôt, s’établissant à 12,8 milliards d’euros, annonce vendredi 8 mars le ministère du Budget. Fin janvier 2012, le déficit de l’Etat s’établissait à 12,5 milliards d’euros.

    L’année 2013 commence bien. Surtout ne changez rien!

  2. Hello,
    C’est un blog pour socialiste only??
    Les autres n’ont pas le droit de poster quelque chose.
    Pas grave. Le peuple vous sortira et c’est pour très bientôt.
    Vous serrez les premiers à ne pas terminer un mandat cela parait évident.
    Merci d’avoir censurés mes posts précédent je vois que l’avis de vos concitoyens comptent peu et je ne parlerai pas de votre volonté de débattre.
    Cordialement Mr Ramadier

    • ps: J’ai du changé de nom et de mail pour poster ce mot.
      Pour votre info.
      Donc Blog inutile et non constructif
      Bonne nuit les bouffons

  3. Non seulement je ne doute pas ,mais j’approuve intégralement la politique actuellement menée dans tous les domaines car il n’y en a pas d’autre possible…

  4. Les blogueurs qui critiquent violemment l’actuel pouvoir sont majoritairement des gens de droite qui ont voté Sarko,Chirac etc… par le passé; ils font croire qu’ils sont des déçus du hollandisme pour donner plus de poids à leur propos et inquiéter les autres. Donc,ce qu’ils écrivent ne présente aucune objectivité et,si Holl faisait une politique exactement à l’inverse de ce qu’il fait, ils le condamneraient tout autant!

  5. Drôle de voire la droite faire le bilan d’une gauche qui n’a même pas fait un an de pouvoir et oubli son bilan catastrophique.

    S’il on veut réellement comparer les bilans allons y mais mandat contre mandat donc avec celui de Jospin en 2002. Et franchement économiquement comparer au mandat Sarkozy voire même celle de Chirac la gauche n’a pas à rougir. Pour rappel, les comptes de la sécurité sociale étaient à l’équilibre, caisses de santé, chômage, famille et même retraite étaient renflouer, Jospin a même mis une cagnotte de 30 millards e qui était appelé à être amplifié et utiliser pour les générations future …. c’était sans prévoir Sarko qui en dirigeant éclairé à utiliser cette cagnotte de manière complètement stupide un peu comme sa vente des réserves d’or mis de coté par de Gaulle qu’il a jugé de vendre non pas en pleine crise quand l’or est monté à sa valeur …. non ça aurait trop beau, il l’a fait quand il était ministre en 2004 quand la croissance mondiale et européenne étaient au sommet (sauf en France) et à donc vendu cet or à son prix le plus bas.

    Jospin à laisser des chiffres du chômage des plus bas, jamais atteint depuis, Jospin à laisser un excédent commercial supérieur à celui de l’Allemagne à l’époque, une croissance supérieure à celle de l’Allemagne de l’époque, une industrie assez puissante….

    Et on peu en écrire des tonnes et des tonnes comme cela, donc les leçon d’économie quand on a fait de la casse économique pendant une décennie au point ou la parole économique de la France dans ce domaine c’est considérablement affaibli, non seulement ça suffit mais en plus c’est vraiment indécent. Au moins la gauche dans l’opposition avaient une légitimité vu son bilan de critiquer des mesures qui ont détériore le pays. Les sarkozystes d’aujourd’hui eux n’ont pas cette légitimité, la moindre des choses c’est qu’ils la ferme au moins pendant les 5 ans parce que vu l’état du pays qu’on hérite ou tout est à refaire, à réinventer parce qu’il y eu beaucoup de mutation non préparer, il nous faudra au moins 5 ans pour réparer tout cela.

    • Bonjour,

      Jospin était au pouvoir lors d’une période dorée, non seulement en France mais dans le monde entier: http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%B4mage_en_France

      Il est évident que lorsque tout se passe bien dans les pays voisins, cela se passe bien aussi chez nous (et l’inverse est vrai également, comme on le voit en ce moment). D’autre part, il a également profité des reformes difficiles mais nécessaires faites par Juppé avant lui (qui n’en a malheureusement pas fait assez a cause de la rue, on n’en serait pas la aujourd’hui…). D’autre part, vous souvenez-vous qu’il est le responsable politique a avoir le plus privatisé des entreprises publiques ?? Ça tombe bien, ça donne de l’argent aux caisses de l’état!
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Privatisations_en_France#Gouvernement_Lionel_Jospin

      Et comme par hasard il a regretté ensuite de ne pas s’être attaqué au problème des retraites…
      http://m.lesechos.fr/redirect_article.php?id=0202455187513

      Je ne dénigre pas son bilan, mais la réalité est bien plus nuancée que ce que vous dites.

      Cordialement,

      Pierre

      • Reste que c’est dans les 10 années de droite, après Jospin, que l’industrie a tant reculé, que la compétitivité s’est tant dégradée. Voir le rapport Gallois par exemple. Ensuite le coup de la période dorée à bon dos, il suffit de comparer les performances de la France et de l’Allemagne dans la période Jospin et dans la période Sarkozy et cet argument ne vaut plus grand chose. Enfin, Jospin aurait effectivement dû réformer les retraites, il avait prévu de le faire une fois élu président, on sait ce qu’il c’est passé ensuite…

      • Bonsoir,

        Donc si je comprend bien, les bons résultats pendant 4ans de Jospin (je ne parle pas de sa 1ere année)seraient grâce aux reformes Juppé par contre les mauvais résultats 10 premiers mois de Hollande n’auraient rien a voire avec une décennie de politique de droite ou tous c’est détérioré? Donc si dans un an et demi, deux ans Hollande arrive à améliorer la situation se sera grace à Sarko sinon se sera de sa faute? Court comme argument non?

        Vous dites qu’à l’époque de Jospin la croissance de nos voisins était bonne, mais entre 2003 et 2008 aussi or dans le cas Jospin le taux de croissance de la France était un des plus forte d’Europe, et pendant la décennie suivante la croissance française était l’une des plus faible … comparons ce qui est comparable.
        Jospin a effectivement privatisé je le regrette, mais il a utilisé l’argent pour créer le Fond de réserve de retraite FRR, je rappelle en passant que les 2 reforme Fillon des retraites n’ont servi absolument à rien sauf à appauvrir des travailleurs seniors virés de leur boulot ou des retraités qui n’avaient pas le moyen d’avoir leur cotisation complète faute de travail lors du versement de leur retraite. Preuve s’il en est que ni l’allongement de l’age de la retraite ni l’allongement des cotisations quand le chômage est au plus haut et quand les gens n’ont pas les moyens de travailler n’ont de sens.
        Seuls deux paramètres rapportent concrètement de l’argent à la caisse de retraite la première et c’est aussi la plus importante et c’est la baisse du chômage en dessous de 6-7% si possible et on l’a vu avec Jospin. Et la seconde c’est la hausse des cotisations et on l’a vu avec la hausse de cotisation de 0.1% en Juillet qui a rapporté plus que prévu à la caisse de retraite.
        Les deux reformes Fillon étaient deux coups de sabre dans l’eau, elle n’ont pas rapporté un centimes au contraire la situation n’a fait que se dégrader, en plus elles étaient terriblement injuste.

        Jospin a aussi crée la CMU, pas mal comme mesure de gauche? il a mis en place les 35h, et on dira ce que l’on voudra mais pour moi c’était une excellente reforme même si pour la seconde loi on aurait pu assouplir la mise en place.

        Je trouve aujourd’hui complètement incohérent que les 30-50ans travaillent 38h/par semaine(alors que la moyenne de l’OCDE est de 33h/semaine) quand les 20-30ans ou les 50-60ans sont massivement au chômage, un retour de la situation d’avant l’assouplissement Fillon de 2002 serait assez juste et qu’on arrête de me répéter les paroles d’évangile de sainte Parisot qui dit que le travail n’est pas un gâteau qui se partage mais que plus on travaille plus le travail se crée. Ben voyons! qu’elle ailles dire cela aux ouvriers de PSA, ils l’apprécieront à sa juste valeur.

        Pour revenir au sujet, continuer la comparaison ne me dérange pas, mais n’empêche plus on creuse plus on se dit que les sarkozystes sont vraiment très arrogant.

        Cordialement,

        Amelle

        • Bonjour Amelle,

          Débat tres intéressant. Les reformes de Juppé ont forcément contribué à améliorer les comptes de l’état sous Jospin -mais ce n’est pas le seul facteur bien évidemment-, ainsi que sous les gouvernements suivants également, sinon on aurait une dette encore plus abyssale que celle que l’on connaît actuellement.. Vous ne croyez vraiment pas que tous les pays ont connus un surrégime pendant ces quelques annnées qui s’est régulé ensuite avec la crise post 11 septembre ?? Vous souvenez vous que même sous Jospin la France était encore en déficit malgre le surrégime economique mondial ?! Vous trouvez des points communs entre ce qu’a fait Jospin et ce qu’a fait Schroeder (qui n’etait pas boosté par une croissance folle en 2002..) ? Si la politique de gauche est si efficace, pourquoi le programme de François Hollande n’est pas appliqué tel qu’il l’avait annoncé pendant la compagne? D’ailleurs, pourquoi les marchés n’ont pas accueilli avec enthousiasme l’arrivée de Hollande au pouvoir? Parce que si il y en qui étaient contents de ces années là, c’étaient les traders (cf cours du CAC40/SP500/… en 2000)!!
          Attention, encore une fois, je ne dénigre pas l’ensemble du bilan de Jospin (ou même celui de la gauche en générale) mais dire qu’il a été touché par la grace, non.

          L’industrie a commencé a se dégrader bien avant les 10 années de droite (par exemple Florange/Gandrange sont loins d’être les premiers sites sidérurgiques a avoir été fermés malheureusement…), mais en effet ça s’est accélérer a ce moment là. Ce n’est pas le fait d’avoir reculer l’age de la retraite qui a fait perdre de la compétitivité aux entreprises… Les 35hr payées 39hr par contre… Augmenter les cotisations pour maintenir l’age de la retraite a 60ans (alors que même Mitterand savait que ce n’était pas viable!) également… De plus, comme je l’explique dans mon premier commentaire, jamais la gauche n’a crié gare aux déficits, jamais. Au contraire, c’était « Dépensez plus, dépensez plus, ….! » Ce n’était pas vraiment une opposition intelligente et constructive (et ça a malheureusement manqué à l’amélioration du pays puisque cela a cultivé le principe d’affrontement social, contrairement à ce que l’on a vu en Allemagne).

          Donc oui la situation est moins bien que sous Jospin, mais non nous serions pas dans une meilleure situation que maintenant si la gauche avait gouverné, au contraire!

          Il suffit de regarder la courbe du déficit pour tout comprendre que de simples ajustements ne suffis(ai)ent pas, et que ni la droite ni la gauche n’a pu apporter de réponses durables à ces problèmes:
          http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Dette_publique_France_1978-2010.png

          Vous qui critiquez Sarkozy sur sa gestion de l’or, vous pensez quoi de la ventes des actions EDF en décembre 2007 pour financer les logements étudiants (et de ne pas creuser encore plus la dette)? Je vous laisse chercher la valeur d’une action EDF à ce moment là et neufs mois plus tard..

          Enfin, je n’ai voté pour Sarkozy a aucun tour des deux dernières présidentielles (je précise que je ne me suis pas abstenu) et je n’ai voté qu’une seule fois pour Chirac lors du deuxième tour en 2002. Donc bon me classer comme Sarkozyste est donc tout simplement erroné (et même presque diffamatoire) et je ne pense pas être arrogant puisque j’argumente mes réflexions avec des liens. Simplement les faits sont les faits et le monde n’est pas aussi simple que « Droite=tous nuls », « Gauche=tous très bons ». C’est une logique qui me fait penser a deux choses: celles de George W Bush d’une part (manifestement vous mettriez la droite dans « L’axe du mal ») et aux Visiteurs d’autre part (Jacquouille La Fripouille: « Jour, Nuit, Jour, Nuit, … »). C’est dire le niveau… J’ai voté pour Bayrou a chaque fois que je l’ai pu car c’est le seul qui avait une vision réaliste de la situation de la France ainsi que des réponses à apporter. Le déni de réalité n’arrange pas la situation car les faits sont têtus, et il ne sont ni de droite ni de gauche.

          Cordialement,

          Pierre

  6. Bonjour Mr Moscovici,

    Vous accablez le bilan de la droite de ces dix dernieres années qui n’est certes pas génial. Mais en meme temps que proposait la gauche? : dépenser plus! Donc le déficit aurait été plus grand qu’il ne l’est actuellement! D’autre part le parlement a majorité UMP a forcement limité son action car l’opposition du PS a systematiquement refusé de voir la realité en face (vous savez autant que moi que les deputés peuvent difficilement voter des mesures trop impopulaires, pourtant necessaires, de peur de perdre leur siege au patlement.. Problème classique de la démocratie..): compétitivité des entreprises (35hr…), réforme des retraites, réduction des dépenses publiques, … Que des sujets d’actualité maintenant !!! Pourtant a chaque fois la gauche criait au loup disant que ce n’était pas nécessaire et qu’au contraire il fallait surtout ne rien faire. Je n’ai pas le souvenir d’une seule proposition réaliste de la gauche pour améliorer la situation sur ces sujets!! La meilleure preuve est que le programme économique du candidat Hollande est déja considéré inapplicable!!

    Donc non la situation actuelle n’est pas seulement due qu’a la droite. Vous et l’ensemble de la gauche y avez aussi une part de responsabilité non negligeable..

    Cordialement.

  7. SENE,

    et les casserolles que se trimbale Sarkozy , vous font elles sortir de vos gonds????

    Elles devraient et cessé de qualifier les socialistes de pourris!!!

    arreté s’il vous plait de défendre l’indefendable!!!

    500 milliards € supplementaire en 5 ans !!!qui dit mieux!!

    gardez vos insultes pour vous.

  8. Les électeurs de gauche déçus par l’actuel gouvernement sont un peu naîfs. S’ils avaient lu attentivement les 60 propositions, ils auraient vu qu’elles étaient très modérées et très réalistes et le moins qu’on puisse dire est qu’elles ne font pas rêver et ne promettent pas la lune! Si la situation et les perspectives ne sont pas bonnes,ce n’est dû en rien à la politique gouvernementale mais à la conjoncture et d’ailleurs tous les pays européens connaissent peu ou prou les mêmes difficultés. D’ailleurs,ceux qui critiquent n’ont rien à proposer sinon des incantations ou des injures…Tous ces commentaires ne manifestent que le néant de la réflexion…Hélas!!!

  9. Il ne faut pas désespérer monsieur Moscovici, les chiffres ci-dessous sont plutôt encourageants:

    – 2 % des personnes interrogées pensent que la France respectera en 2013 son objectif de 3 % de déficit public.

    – 4 % que la courbe du chômage sera inversée d’ici la fin de l’année.

    – 10 % que le chef de l’Etat n’augmentera pas les impôts sur les classes moyennes après 2013.

    Continuez comme çà.
    Je vous promets que vous allez bientôt battre le record du nombre de chômeurs de 1997.
    Ce record est à votre portée, si si. Encore un petit effort.

    • Ne leur mettez pas le chômage sur le dos à eux tout seul.
      Ce sera le triste record du à ces deux partis de MERDE UMP et PS ou PS et UMP vous les mettez dans le sens que vous voulez suivant l’alternance c’est toujours pareil.

      ps: mon post de 8h51 est toujours sous modérateur ???????
      L’opinion et la vie d’un Français moyen dérangerait il??

      Pour quand la révolution ???

        • Cest intelligent ça!!!

          ça denote votre irresponsabilité!!!Et ça ne me rassure pas du tout!!

          Il est vrai je ne partage pas vos idées revolutionaires, je soutiens bec et ongle ce gouvernement!!!

          • Ils auront plus de raisons de le faire en cas de responsabilité qu’en cas d’irresponsabilité ! irresponsabilité que pointe très justement Sagone.

    • … Et plus de la moitié des français affirment que Nicolas Sarkozy s’en serait mieux sorti que le président socialiste s’il avait été élu en mai 2012, selon un sondage BVA !!!

      Quel désaveu!

      • Pour l’instant, le seul désaveu que les Français ont donné, c’était en mai dernier. Attendez un peu, soyez patients :)

      • Sarkozy aurait mieux fait que M Hollande, sur quels critères appuyés votre analyse Ah oui un sondage BVA. je vais vous dire ce qu’aurait fait Sarkozy: il suffit de regarder ce qui se passe en Grande Bretagne, tailles à tour de bras dans les protections sociales, transferts d’un maximum de charges vers les plus pauvres; flexibilité accru du travail avec, comme en Allemagne, une baisse des revenus Et je vous renverrai sur ce que prévoyait le Programme de Stabilité du précédent gouvernement qui s’appuyait sur une croissance 2013 de 1,75% après 0,7% en 2012 (initialement 1,75%), la reprise étant soutenue notamment par l’extérieur. Et sans compter qu’il nous a laissé un trou de 7MDS pour ramener le déficit à 4,5% en 2013 comme prévu initialement. Je crois que nous sommes loin de ces hypothèses bien trop optimistes!

    • Le taux de chômage en France a franchi fin 2012 la barre des 10%, ce qui n’était pas arrivé depuis 1999.

      Félicitations!

  10. beatrice,

    Non , non ce n’est pas la peine de nous raconter , nous cpnnaissons.

    une dette de 500milliards € supplementaire apres avoir signé un traiter pour ramenet la dette a 3°/° du pib ,

    je n’ose imaginer ce que cela aurait été avec Sarlozy????

    rien que d’y penser àa me fait froid dans le dos!!!
    tout pour les plus favorisés de ce pays et pour les autres???impots , impots….mais encore plus sévères que ceux de F Hollande et de P Moscovici…

    les soit disant bonne idées de l’opposition , pourquoi ne l’a t’elle pas fait lorsquelle était au pouvoir pendant 10 ans ??? mais oui 10 ans, c’est énorme!!!et rien de rien sauf a servir les plus aisés de ce pays….

    vous semblez oublier que pendant que vous payez votre dernier tiers , les plus riches de ce pays recevaient un chèque bien consequant du fisc!!!

    Alors 2017 est encore loin , vous exigez de Francois Hollande qu’il redresse en 10 mois , même âs encore 1 ans ,10 ans de politique laxiste???

    Tout pour les riches!!!!

    • Au fait Béatrice,

      si F Hollande se représente en 2017 je revoterai pour lui les yeux fermés et des deux mains.

      mais nous n’en sommes pas là c’est la 1ere fois qu’un Président apeine élu on parle dejà de 2017….

      C’est dingue ça!!!

  11. Tout à fait d’accor y en a assez de ces vieux ringards qui ne veulent pa svoir la vérité en face et c’est eux qui nous ont amenés dans cette situation depui splus d’une dizaine d’année M.MOSCOVICI j’aimerais vous contacter directement pour un sujet important sur mon mail

  12. Monsieur le ministre,

    J’ai bien lu votre papier, je voudrais souligner que l’opposition fait son travail à l’assemblée nationale. Si elle est dans la critique c’est son rôle, comme vous quand vous étiez dans l’opposition.

    Également, certes l’ancienne majorité a laissé une dette, mais depuis 10 mois que vous êtes au pouvoir, je pense que vous auriez pu faire le nécessaire pour éviter de l’austérité en France, la Commission européenne vous a mis en garde sur la gestion des comptes publique.

    Je vous demanderais de faire une vraie politique sur le retour à l’emploi, et de trouver des solutions pour éviter aussi les fermetures de nos industries, mettez-vous en VRP, afin de séduire nos investisseurs de l’étranger comme en France.

    Enfin, je pense et certes l’ancien gouvernement à dépenser sans faire attention à ses engagements, mais vous pouvez pas le nier durant la campagne de M.Hollande, la crise existe et existera tant que le retour des investissements et la baisse des dépenses ne seront pas à jour.

    Les années passent vite, le peuple va exploser dans la rue, la misère, le malaise social s’installe de plus en plus.

    Justement et pour finir les critiques de l’ancienne majorité peuvent vous servir sur quelques points.

    Cordialement,

    Ludovic Zanker
    Président d’Europe Consulting

  13. suite….
    enfin et ce n’est pas le moins important une volonté politique doit être assumée de faire reculer la pauvreté et la précarité source de la montée du populisme, passant entre autre par une aide accrue et pérenne aux associations et structures qui accompagnent et permettent une meilleure insertion par le logement et l’activité économique des personnes en exclusion.
    Tout cela permettra à nos concitoyens d’accepter la nécessaire rigueur écomomique de la période.
    Des efforts oui mais pour changer l’avenir de notre pays.

  14. Bravo pour ce coup de gueule qui est juste.
    Il faudra en pousser plus sur les plateau de télé et les chaînes d’info.
    Beaucoup de pédagogie pour dissiper rapidement l’impression que ce changement maintenant se fait malheureusement dans la continuté.
    Enfin il ne faut pas réduire une politique de gauche à l’économie aussi primordiale soit elle.
    Il y a des mesures de société et sociétale qu’il faut mettre en avant.
    Aujourd’hui des mesures aussi importantes que la décentalisation, se font pratiquement en catimini alors que cela devrait être au centre des débats politiques. Le non cumul des mandats, la rénovation de la vie politique, la lutte contre les conflits d’intérêts, l’approfondissement de la démocratie politique et sociale, une politique culturelle ambitieuse devrait animer et rythmer l’agenda politique et médiatique.
    Enfin et ce n’est ps le moins important, une volonte politique a

  15. Les gens qui mettent dans le même sac la droite et la gauche avec ls slogan : tous pourris sont sur la pente du fascisme. Ils souhaiteraient un « bon dictateur » qui redresserait tout et remettrait les gens au travail(comme disaient Seillière et Dassault)ou bien des clowns comme en Italie( il y en a même 2 maintenant!).Ces réflexions sont totalement irresponsables et n’apportent rien hélas…

  16. Il est évident que la droite estime que le pouvoir lui est dû de toute éternité et que la place de la gauche est nécessairement dans l’opposition. Quand elle parle d’union nationale face à une situation grave,cette union doit se faire automatiquement autour d’elle et jamais autour de la gauche,l’Histoire l’a démontré… Actuellement,au milieu de ses vociférations grotesques(cf les questions au gouvernement),on constate que l’opposition ne fait aucune proposition même modeste ou insignifiante: c’est le néant total. Elle offre un tableau lamentable et pathétique!!!…Donc, il ne faut rien lui laisser passer et l

  17. Bonjour Monsieur Moscovici,
    Je me fais les mêmes réflexions quand j’entends l’un ou l’autre, surtout l’autre d’ailleurs (celui qui prend la mine de circonstance pour dire combien il est inquiet), critiquer le gouvernement et le Président de la République. Ils nous serinent avec leur catastrophisme (même si je sais que la situation est grave), leurs phrases toutes faites, leur arrogance, leur opposition systématique. Le problème est peut-être qu’ils parlent plus fort que vous, du moins c’est que je reçois. On n’entend pas assez la Gauche, qui devrait monter au créneau plus souvent pour vous soutenir. Parce que le doute s’installe. Même moi, dans un moment de faiblesse, il m’arrive de croire une demi-seconde que l’opposition a peut-être raison puis je me retourne sur les 5 dernières années et je me dis que finalement non. On a besoin d’avoir confiance, alors montrez-nous que vous êtes sûrs de vous, que vous avez confiance en votre politique de redressement de la France dans la justice et je suis persuadée qu’on sera beaucoup moins attentifs aux critiques de l’opposition.
    Je terminerai en citant deux grands sages :
    Émile Zola a dit : » Savoir où l’on veut aller, c’est très bien, mais il faut encore montrer qu’on y va. »
    Maître Yoda a dit « Que la force soit avec vous ! »

  18. Bonjour M. Moscovici,

    C’est encourageant de lire un « coup de gueule » de votre part. C’est rassurant. On se dit que finalement vous n’êtes qu’un homme, à la barre du navire France (c’est mieux qu’un pédalo) en dérive.

    Tout d’abord, vous avez raison de dire que la droite est dans l’opposition dogmatique, manichéenne, purement idéologique, mais de façade. Elle a mené la politique économique européenne, néolibérale, qui est inscrite dans les traités européens. Tout cela ponctué d’un amoncellement de niches fiscales et de dette publique. Bref, un cocktail explosif.

    Cependant là où je n’arrive pas à vous suivre, c’est lorsque vous dites pouvoir relancer la croissance, inverser la courbe du chômage tout en menant une politique de restriction budgétaire alors que nous sommes en période de récession. Tous les économistes sérieux, c’est à dire les Prix Nobel (et non les François Lenglet, Elie Cohen ou Alain Minc…) comme Krugman, Stiglitz – et même le très libéral Friedman – disent TOUS qu’il faut absolument laisser la zone euro éclater, que les politiques européennes d’austérité mènent à la catastrophe et que la seule solution est un retour aux monnaies nationales ou un fédéralisme assumé (L’Europe allemande). C’est vrai que Mundell avait théorisé les zones monétaires optimales. Aujourd’hui c’est la barrière des cultures et des peuples qui bloque. Visiblement, on peut harmoniser un marché, mais pas les nations…

    Je ne souhaite pas être véhément ou indigne, mais vous qui êtes si européen, regardez le résultat de l’application de politiques de réduction des déficits en période de crise en Grèce, en Espagne, en Irlande, au Portugal, en Italie… Je ne suis pas un expert, mais les ministres des finances de la zone euro de gauche comme de droite, ont tous échoué ces dernières années. N’y a-t-il pas une raison plus profonde ?

    Encore une fois, je ne suis pas un expert, mais le fondement de l’économie étant la monnaie, pourquoi ne pas attirer un peu plus notre attention sur l’euro sur les conditions dans lesquelles il est géré ?

    Pourquoi les pays de l’U.E qui sont en dehors de la zone euro ont plus de croissance que les États utilisant la monnaie commune ? La souveraineté monétaire ne permet-elle pas d’adapter notre monnaie à notre compétitivité ? Aujourd’hui pourtant il me semble que nous faisons l’inverse : nous conservons l’euro et donc, pour continuer à échanger (d’être compétitif) il faut baisser le « coût du travail ». Soit, mais c’est une harmonisation vers le bas qui se réalise, en référence au modèle allemand. Ce modèle allemand qui laisse 7 millions de travailleurs pauvres, des branches professionnelles sans salaire minimum, etc… Le mythe du couple franco-allemand serait-il en train de s’effondrer ? (http://www.u-p-r.fr/dossiers-de-fond/le-mythe-du-couple-franco-allemand-traite-elysee)

    Personne ne souhaite rentrer dans une guerre des changes et altérer les développements économiques. Mais aujourd’hui, ne croyez-vous pas que les choix les plus cruciaux sont ceux qui touchent à la monnaie et au volontarisme économique ? Nous sommes actuellement piégés (institutionnellement et juridiquement) par un ensemble de règles européennes absurdes qui ont fait leur temps. Plusieurs exemples me viennent à l’esprit comme évidemment l’article 123 du TFUE, interdisant aux banques centrales nationales de prêter à leur propre État. C’est tout de même incohérent à l’heure où la FED impriment 85 milliards de dollars par an pour racheter les bons du trésors et autres créances. Le Japon, l’Angleterre, la Chine pratiquent également des politiques monétaires adaptées à leur économie et à leurs intérêts géopolitiques.

    Pourquoi se plier à tout prix devant cette volonté européenne financée depuis toujours par les Etats-Unis ? N’était-ce pas un beau projet – du temps de la guerre froide – qui se révèle aujourd’hui être dévoyé par des compromissions d’intérêts, des lobbys et surtout l’absence de « peuple européen » ? La cohésion européenne n’est-elle pas une belle utopie ? Les Français veulent une Europe française, c’est à dire sociale et solidaire, républicaine et universaliste. Comment leur expliquez que ce sera une Europe néolibérale et atlantiste ? Sont-ils d’accord ? Le référendum de 2005 n’était-il pas un avertissement suffisamment fort ? Les élections récentes en Italie ne confirment-ils pas le déclin de cette utopie marchande ?

    J’ai bien peur que nous soyons à une époque incertaine quant aux évènements politiques. Certains pays frontaliers risquent de basculer prochainement dans des crises politiques majeures. Ce qu’il se passe en Italie et en Espagne ne pourra pas être résolu comme pour la Grèce, Chype ou l’Irlande. Il y a urgence M. le ministre.

    M. Montebourg prône la démondialisation, S. Hessel a appelé les jeunes générations a retrouver leur capacité d’indignation… Voilà deux beaux messages dont la gauche pourrait s’emparer. Nous sommes en train de prendre conscience du désastre mais nous avons encore à manger. Pour combien de temps ? Encore combien d’immolations de chômeurs ? Encore combien de retraités précaires ? Encore combien d’élus corrompus ? Encore combien de seigneurs (ou éléphants) du service public qui ont définitivement oublié l’intérêt général au profit de querelles stériles d’égo et d’ambitions (les primaires UMP…) ?

    Les jeunes de ce pays dont je fais partie, ont de plus en plus de mal à croire en l’avenir… pourtant l’avenir c’est nous !

    Vive la France !

  19. Bonjour Mr Moscovici,

    J’adhère pleinement à vos propos. Comme je le dis souvent, les cancres de hier voudraient maintenant se muer en donneurs de leçons d’aujourd’hui. C’est assez indigne effectivement au vu de la situation que connait le pays. Mais un dirigeant UMP, ça glose sur tout, c’est même à ça qu’on le reconnait.

    Je me permets de vous communiquer ce lien qui correspond à mon profil sur « Le Plus » du Nouvel Obs.
    A mon modeste niveau « d’antipathisant de droite », j’y chasse l’UMP à travers des billets réguliers.
    Puissent-ils vous apporter courage et réconfort ! :-))

    http://leplus.nouvelobs.com/jeanmartais

    + un billet (un peu daté maintenant) particulièrement en rapport avec votre article :
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/670938-comment-fillon-et-l-ump-cognent-sur-le-gouvernement-pour-camoufler-leur-propre-bilan.html

    • Béatrice ,

      ne croyez vous pas exagerer en qualifiant F Hollande, de nul???? De quel droit pouvez être aussi sevère???

      Pire que Sarzy dites vous???? Vous avez la mémoire courte!!!

      Sarrkozy a laissé 500 milliards € supplementaire dans le pays !!! l’avez vous oublié??? E tout ça pourquoi??? pour servir ses amis!!!

      Avez vous oublié que lorsque vous payez votre dernier tiers , les plus favorisés de ce pays recevaient un chèque du fisc???
      F Hollande a trouvé une situation très difficile.

      croyez vous Sarkozy réelu aurait fait mieux??? Certainement pas ça aurait été encore plus dur!!!Je n’ose l’imaginer!!!

      ne voyez pas que votre petit nombril , regardez la France .

    • Chère Béatrice,

      Je ne suis pas un partisan béat de la gauche socialiste et je ne suis pas d’accord avec toute sa politique mais quand je vois le comportement de la droite en ces temps où l’union nationale devrait être de mise, je me dis juste qu’elle déshonore le statut d’opposant sans faire son devoir politique, juste pour des raisons politiciennes, électoralistes.

      Mr Moscovici confesse lui-même que la gauche, en son temps, n’a pas ménagé la droite et est victime d’une certaine façon d’un retour de bâton. Mais tout est question de méthode, de limites, de déontologie et de dignité.

      Et quand après une décennie où elle a goinfré ses « clients », fait exploser le chômage, creusé le déficit comme personne et massacré l’école publique, la droite vient faire la leçon, c’en est plus que je ne peux supporter.

      De l’humilité et de la solidarité, voila ce que la droite aurait intérêt à montrer si elle veut un jour revenir au pouvoir qui, contrairement à ce qu’elle pense, ne lui revient pas de droit, comme un héritage divin.

      Cordialement

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