Ma réponse sur Chypre à Jean-Pierre Chevènement lors des questions au gouvernement au Sénat

J’ai répondu cet après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement au Sénat, à la question de Jean-Pierre Chevènement, sur Chypre.

J’ai défendu ma vision de l’action menée au sein de l’Eurogroupe pour Chypre et l’accord équilibré qui a été conclu.

Il faudra reconstruire l’économie chypriote sur un autre modèle.

Vous pouvez retrouver ma réponse en vidéo en cliquant sur l’image ci-dessous :

 

Questions au gouvernement au Sénat : ma réponse à Isabelle Pasquet sur l’Eurogroupe et Chypre

J’ai répondu cet après-midi à la question de la sénatrice Isabelle Pasquet sur l’Eurogroupe et Chypre lors de la séance de questions au gouvernement.

Je me suis exprimé sur le plan de sauvetage de Chypre, qui est global et juste, et sur notre politique de réduction des déficits et de croissance dans la zone euro.

Le principe de la garantie des dépôts, dans la zone euro, est intangible.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder à cette vidéo :

Extraits de mon interview parue aujourd’hui dans Paris Match

 

Retrouvez ci-dessous des extraits de mon interview parue aujourd’hui dans Paris Match :

La zone euro ne pouvait tolérer une « économie casino », ni demander aux contribuables européens de régler à eux seuls la note. Il fallait donc agir.

Paris Match : Êtes-vous satisfait des décisions prises dans la nuit du 25 mars concernant Chypre ?
C’est un accord finalement juste. Nous ne pouvions pas rester inertes face à cette situation. Et il faut rappeler que l’économie chypriote reposait sur un système critiquable, où la totalité des dépôts bancaires représentait sept fois le PIB, avec des rémunérations des comptes très avantageuses et des impôts très bas, dont celui sur les sociétés. Les non-résidents détenaient 45% des dépôts. Ce système n’était plus soutenable puisqu’il y avait des fuites de capitaux. Sans oublier que la zone euro ne pouvait tolérer une « économie casino », ni demander aux contribuables européens de régler à eux seuls la note. Il fallait donc agir.

[…]

Le rôle du politique, c’est d’élever le débat, de rassembler, pas de diviser ou d’insulter.

Compte tenu de vos efforts, comment avez-vous régi aux attaques lancées par le Front de gauche et Jean-Luc Mélenchon ?
Se faire traiter de « salopard », dont on dit qu’il a « un nom et une adresse », est inacceptable en toutes circonstances. Ces attaques, qui ne sont pas un dérapage verbal mais bien une stratégie de dénigrement des sociaux-démocrates, mélangent l’invective, le dénigrement et la brutalité. Cela va trop loin. Le rôle du politique, c’est d’élever le débat, de rassembler, pas de diviser ou d’insulter. […]

Vous pouvez retrouver la suite de cette interview dans le magazine Paris Match, paru ce jour, ou en cliquant sur le lien suivant : http://www.parismatch.com/Actu-Match/Politique/Actu/Pierre-Moscovici-La-mechancete-de-melenchon-est-regrettable-473941/

Ma réponse au député Michel Destot sur les PME lors des questions au gouvernement

Politique du gouvernement en faveur des PME : j’ai répondu ce mercredi 27 mars 2013, lors de la séance de questions au Gouvernement de l’Assemblée nationale, à la question du député Michel Destot.

Jamais un gouvernement n’avait fait autant pour l’innovation dans les années passées.

 

Mon entretien face aux lecteurs dans Le Parisien-Aujourd’hui en France

J’ai échangé longuement hier avec plusieurs lecteurs du Parisien – Ajourd’hui en France, pour répondre à toutes leurs questions. Plusieurs thèmes ont été abordés, notamment ceux de la croissance, de la réduction des déficits et des dépenses publiques, des impôts, des hauts salaires, de Chypre et de la zone euro. J’ai aussi répondu à plusieurs questions sur Jean-Luc Mélenchon et Jérôme Cahuzac.

Un échange de deux heures, dont vous pouvez retrouver des extraits ci-dessous, ainsi que des vidéos. L’intégralité des questions peut être consultée sur l’édition papier d’aujourd’hui du Parisien-Aujourd’hui en France.

Croissance, déficits, impôts

SYLVÈRE CHAMOIN. Vous avez annoncé 10 Mds€ d’économies en 2013, sans augmenter les impôts. Où allez-vous les trouver ?
Je veux être franc : sur l’année 2013, les impôts vont augmenter. Trente milliards d’efforts demandés aux Français, dont 20 Mds€ de hausse d’impôts (10 Mds€ pour les entreprises, et 10 pour les ménages, surtout les plus fortunés) et 10 Mds€ d’économies. Pour la suite du quinquennat, je souhaite que cet équilibre s’inverse et qu’à partir de 2014 on soit dans une proportion beaucoup plus forte d’économies sur les dépenses publiques que d’impôts supplémentaires. Je pense en effet qu’on atteint des taux d’imposition dans notre pays que beaucoup de gens jugent excessifs, des taux de prélèvement obligatoire qui ne peuvent pas être dépassés.

Les impôts n’augmenteront plus pour la suite du quinquennat ?
Nous allons viser la stabilité fiscale.

LOUISE LHÉRITIER. Et les économies ?
Elles concerneront l’Etat, bien sûr. Mais aussi les collectivités locales, dont les subventions seront diminuées de 1,5 Md€ par an dès 2014. Les organismes de sécurité sociale devront aussi faire des efforts de gestion. Nous maintenons cependant trois priorités : l’éducation, la sécurité et la justice. Pour le reste, on fait des économies un peu partout. Au ministère des Finances qui compte 170000 personnes, on va supprimer au moins 2350 emplois chaque année à partir de 2013. On a diminué de 20% les dépenses de communication et de 5% les dépenses de fonctionnement. Et on a réduit fortement les primes du haut encadrement.

GUY LEBAS. Peut-on aussi simplifier les impôts ?
Nous avons beaucoup travaillé à Bercy pour faire en sorte que la déclaration de revenus soit simplifiée. Pour la première fois, on ne demandera plus aux Français qui font leur déclaration sur papier de joindre tous les justificatifs. On va faire aussi en sorte que la formule de précalcul de l’impôt soit plus lisible. Et on va encourager encore plus la télédéclaration. Par ailleurs, les Français ne recevront pas la traditionnelle lettre du ministre de l’Economie et des Finances pour les appeler à régler leurs impôts. On va s’adresser à tous les citoyens par informatique. Cela permet une économie de 850 000 € et d’éviter un gaspillage de papier.

Hauts salaires

SYLVÈRE CHAMOIN. Renault a décidé de baisser les salaires et de faire travailler plus ses salariés en échange d’un maintien de l’emploi. Est-ce un exemple ?
Chaque entreprise doit gérer sa situation en fonction de ses propres paramètres. Le PDG de Renault, Carlos Ghosn, a signé un accord avec les syndicats représentant 65% des salariés. C’était du donnant-donnant. Nous n’avons pas de jugement de valeur à porter. Ce que j’apprécie, c’est que Renault reste en France. Par ailleurs, M. Ghosn, qui gagne beaucoup d’argent, avait dit, si je ne m’abuse, que si cet accord était signé, il ferait un sacrifice sur sa rémunération. On l’attend. M. Ghosn doit faire ce geste.

SERGE TCHATCHOUA. Où en est la taxe à 75% ?
Le Conseil constitutionnel a censuré la loi en décembre. Comme je n’ai pas envie d’être censuré une deuxième fois, j’ai demandé à une autre juridiction, le Conseil d’Etat, de nous donner un avis. Le 21 mars, celui-ci a indiqué que le taux de 75 % n’était pas possible. Nous réfléchissons à la manière de garder la philosophie de cette mesure. Il nous reste pas mal d’hypothèses non tranchées aujourd’hui : le type de revenus pris en compte, leur montant, la conjugalisation, la possibilité d’un prélèvement sur l’entreprise. Au plus tard, elle sera prête pour la loi de finances 2014. […]

 

Pour consulter la suite de cet échange, cliquer sur le lien suivant : http://www.leparisien.fr/economie/videos-moscovici-sur-l-annee-2013-les-impots-vont-augmenter-27-03-2013-2674981.php

Les extraits vidéo de cette interview :

 

ENTRETIEN COORDONNÉ PAR OLIVIER BACCUZAT, BORIS CASSEL, MATTHIEU CROISSANDEAU ET PHILIPPE MARTINAT AVEC LA COLLABORATION D’ÉLISABETH KASTLER-LE SCOUR

Ma réponse au député Christophe Sirugue sur Chypre – Questions au gouvernement

J’ai répondu aujourd’hui au député Christophe Sirugue sur Chypre lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.

Il fallait agir à Chypre car le système menaçait de s’effondrer. Cet accord est global et juste.

 

Mon discours à la Stockholm School of Economics : « France, Europe: Separating facts from fiction » et le reportage de France 2 lors de mon déplacement en Suède

Stockholm School of Economics

“France, Europe: Separating facts from fiction”

Monday 25 March 2013

 

Ladies and Gentlemen,

I would like to thank you for inviting me to talk about reform efforts in France, which in fact are directly connected with this official visit to Sweden. This is not a mere courtesy call, but rather a serious visit that is very much a part of our reform initiatives, and one of the most important reforms in particular: reform of the government itself. On this trip, I am accompanied by a delegation that includes ministers, MPs and government representatives. We are here to discuss reforms that Sweden has carried out over the past two decades, and to benefit from your experience as we implement our own reforms.

France is the second largest economic power in Europe, and the fifth largest in the world, two positions we have every intention of retaining.

Government reform is only one of the large-scale structural reforms that we have pursued since the elections nearly one year ago. I will mention others today as well, which may run counter to certain shared ideas. Sometimes, it is difficult to perceive change from a distance. And yet, France is changing – in a moment, I will explain how. But first, let me say a word about the general direction our efforts are taking. France is the second largest economic power in Europe, and the fifth largest in the world, two positions we have every intention of retaining. This goal is within our reach, if we can successfully complete reforms that the country has postponed for so long. It is the responsibility of the current government to do so, and it is exactly what we are doing.

There are four cornerstones to our economic policy: first, setting our budgetary house in order; our public accounts have been in disarray for more than thirty years and are jeopardising our future. Next is restoring the competitiveness of the French economy, which has suffered badly over the past decade, and I will share with you the solutions we have chosen. Third, we are implementing major structural reforms, which are also critical for restoring France’s long-term competitiveness. I am referring in particular to labour market reforms, but we are carrying out others as well. The final cornerstone involves stabilising the euro area and fostering its recovery – an area to which I am devoting a large part of my time. All in all, we are pressing ahead very determinedly with our reforms, even though the context in Europe, marked by a significant economic downturn and fiscal consolidation efforts in many countries – is much less favourable today.

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When I left office in 2002, France enjoyed a trade surplus; currently it has a trade deficit of more than €70 billion.

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Les vidéos de mes interventions lors de l’Eurogroupe extraordinaire d’hier à Bruxelles sur Chypre

Une réunion extraordinaire de l’Eurogroupe s’est tenue hier et cette nuit à Bruxelles, au sujet de Chypre, pour assainir la situation de son système bancaire.

Un accord exigeant, global et juste a été trouvé, avec une garantie totale des dépôts inférieurs à 100 000 €, et pas de taxe spécifique sur les dépôts.

Retrouvez ci-dessous les interviews que j’ai données à cette occasion, à mon arrivée à Bruxelles, puis à la fin de la réunion, et lors de ma conférence de presse :

Arrivée à Bruxelles :

La position de la France, depuis le début, a toujours été qu’il n’était ni souhaitable ni raisonnable de toucher les dépôts des petits déposants.

 

Sortie de la réunion extraordinaire de l’Eurogroupe :

C’est un bon accord, qui permet de résoudre la situation actuelle de Chypre et qui protège les petits épargnants.

Conférence de presse après la fin de la réunion extraordinaire de l’Eurogroupe :

Avec les décisions prises aujourd’hui, nous avons résolu l’essentiel des difficultés du secteur bancaire chypriote. La France a fait entendre ses thèses.

Partie 1/5 :

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