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Mon discours lors de l’ouverture des Assises de l’entreprenariat hier

Catégorie : Actualité,Politique | Par pierre.moscovici | 30/04/2013 à 13:06

J’ai ouvert hier, avec ma collègue Fleur Pellerin, les Assises de l’entreprenariat. J’ai réaffirmé notre politique volontariste en faveur de la compétitivité française. Le Pacte national pour la Croissance, la Compétitivité et l’Emploi, notamment avec le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi et avec la Banque publique d’investissement, constitue une avancée majeure dans le sens du renforcement de notre compétitivité. J’ai aussi rappelé notre volonté de remettre l’entrepreneur au cœur de la société.

Retrouvez ci-dessous le discours que j’ai prononcé à cette occasion :

 

Assises de l’entreprenariat 2013

Ouverture – Lundi 29 avril 2013

 

Mesdames et Messieurs,

C’est avec grand plaisir que j’ouvre aujourd’hui, avec ma collègue Fleur Pellerin, ces Assises de l’entreprenariat – et vous me permettrez d’accueillir particulièrement chaleureusement la vingtaine de chefs d’entreprises du Pays de Montbéliard qui sont parmi nous.

Einstein disait : « La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre. ». Un autre disait que c’était la révolution qui était comme une bicyclette, mais c’est une autre référence. Si on file un peu la métaphore, relever la compétitivité française, c’est pareil, et aujourd’hui nous sommes donc là pour avancer.

Nous avons passé un premier braquet avec le Pacte pour la Compétitivité, la Croissance et l’Emploi, publié le 6 novembre, et sa mesure phare, une baisse du coût du travail de 20 milliards d’euros au travers du Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi. Nous passons aujourd’hui le deuxième.

Ces assises doivent je crois être l’occasion, pour le Gouvernement, de faire passer un message et de rétablir quelques vérités.

Ces assises doivent je crois être l’occasion, pour le Gouvernement, de faire passer un message et de rétablir quelques vérités. Je n’ignore pas, en tant que Ministre de l’économie, les interrogations qui peuvent traverser le monde de l’entreprise au sujet des perspectives économiques de notre pays.

Ces Assises ont permis de se dire ce qui doit être dit et de mettre les choses à plat. En cela, elles doivent être un levier pour que, en confiance, nous travaillions ensemble pour redresser la France. J’insiste sur ce thème de confiance. Je veux le dire ici très nettement, en tant que Ministre de l’économie, mais aussi des entreprises : ce gouvernement et les socialistes en général sont des soutiens convaincus de nos entreprises. Cela doit être dit et cela doit être entendu. François Hollande, qui s’exprimera tout à l’heure, est un social-démocrate convaincu. Je le suis aussi. Je n’ignore pas les voix dissonantes qui se font parfois entendre mais c’est cette ligne politique et économique que les Français ont choisi en mai 2012 et c’est elle qui s’appliquera.

Ce « socialisme de la production » part d’une conviction : c’est dans nos entreprises que se créent la valeur et l’emploi

Pour travailler en confiance, il faut s’extraire du bruit médiatique et juger ce que sont les faits. Ces Assises, voulues par le Président de la République, s’inscrivent dans la droite ligne de ce socialisme de l’offre que nous dessinons avec conviction, depuis notre arrivée aux responsabilités, autour du sérieux budgétaire, du Pacte de compétitivité, bien sûr, et des grandes réformes de structure comme celle du marché du travail. Ce « socialisme de la production » part d’une conviction : c’est dans nos entreprises que se créent la valeur et l’emploi ; l’entreprise est une activité utile non seulement économiquement mais aussi socialement.

Cette ligne, je l’assume. Comme j’assume sans sourciller le reste, de la nécessaire réduction des dépenses publiques au non moins nécessaire juste partage des efforts – notamment en termes de fiscalité.  J’assume, nous assumons, le combat contre la rente : c’est tout le combat de ce gouvernement que de soutenir ceux qui investissent, ceux qui créent, et de combattre la rente. La rémunération doit être corrélée au risque. C’est une question de morale sociale et d’efficacité économique.

Le Président fera, en clôture de cet évènement, les annonces fiscales et financières qui poseront les premiers jalons de notre volonté de remettre l’entrepreneur au cœur de la société.

Ces propositions ont pour objectif de répondre aux besoins exprimés par les entrepreneurs

Ces propositions ont pour objectif de répondre aux besoins exprimés par les entrepreneurs : recréer une véritable incitation à investir pour les investisseurs professionnels et les créateurs d’entreprises, encourager l’orientation de l’épargne populaire, aujourd’hui abondante, mais mal canalisée, vers les PME et les ETI, assurer la capacité d’un chef d’entreprise à rebondir après un éventuel échec, soutenir l’innovation y compris sociale en garantissant que les entreprises jeunes et innovantes puissent trouver les financements dont elles ont besoin. Je note d’ailleurs les inquiétudes croissantes des entrepreneurs sur la situation de trésorerie : le plan que j’ai proposé en début d’année est une première réponse, mais je comprends qu’il faut aller plus loin et dans les semaines à venir je proposerai notamment une réforme du marché de l’assurance-crédit.

Nous devons continuer à travailler ensemble, à travailler en confiance – par-delà les divergences de vue qui peuvent exister

Ce diagnostic partagé, et les propositions ambitieuses qui découleront des Assises, ont été rendus possibles par l’implication de tous, dans ce processus ouvert et inclusif mené par Fleur Pellerin, avec le talent indéniable et l’énergie qui sont les siens. Elle partage le succès de cette manifestation avec tous les entrepreneurs qui se sont mobilisés autour d’elle, et que je tiens à remercier chaleureusement ici. Nous devons continuer à travailler ensemble, à travailler en confiance – par-delà les divergences de vue qui peuvent exister. C’est ainsi que nous redresserons la France.

Seul le prononcé fait foi.

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22 commentaires

  • marie mcb dit :

    Si la compétitivité a fortement baissé de 2002 à 2012, c’est parce que les prix ont trop fortement augmenté :
    habitation : 250 pour cent
    gaz : 300 pour cent
    voiture : 80 pour cent
    essence : 60 pour cent
    alimentaire : 200 pour cent
    Alors evidemment, plus on dépense pour certains postes, moins on dépense pour d’autres.
    Je suppose qu’ils ont voulu augmenter l’inflation en espérant que cela provoquerait comme dans les années 70, une augmentation du pouvoir d’achat, en s’endettant …
    Complètement raté !!!
    Les prix ont augmenté
    les dettes ont augmenté,
    la compétitivité a diminué,
    la pauvreté a augmenté, le chomage a augmenté.
    Pour redresser la courbe, il faudra du temps et du courage !

  • Patclo dit :

    Tenez un petit article intéressant:paru dans Alternatives Economiques »
    MADE IN GERMANY
    LE MODÈLE ALLEMAND AU-DELÀ DES MYTHES

    
Que ne lit-on et n’entend-on pas en France sur le modèle allemand ? On fait en particulier très régulièrement l’éloge de la rigueur budgétaire allemande, et de la capacité de nos voisins à accepter de lourds sacrifices pour restaurer la compétitivité de leur industrie.

    Or, explique Guillaume Duval, ce ne sont pas là les véritables raisons des succès actuels de l’économie allemande. Cette réussite est due surtout aux points forts traditionnels du pays : un système de relations sociales très structuré, un monde du travail où le diplôme ne fait pas tout, un pays où l’entreprise n’appartient pas aux actionnaires, une forte spécialisation dans les biens d’équipement et les technologies vertes, une longue tradition de décentralisation qui permet de disposer partout d’un capital financier, culturel, social, humain suffisant pour innover et entreprendre, etc. Au cours de la dernière décennie, le boom des pays émergents a permis à l’industrie allemande de profiter pleinement de ces atouts.

    Au contraire, la profonde remise en cause de l’État social, menée au début des années 2000 par le chancelier social-démocrate Gerhard Schröder, a probablement fragilisé le modèle allemand : le développement spectaculaire de la pauvreté et des inégalités menace son avenir.

    On l’aura compris, ce qu’il faudrait copier ce sont plutôt les caractéristiques traditionnelles du modèle allemand que les réformes récentes qui y ont été apportées. Il n’est cependant jamais aisé de transposer les éléments d’un modèle national lié à une histoire particulière. Une meilleure compréhension de la société et de l’économie allemandes par les Français est en revanche indispensable pour réussir à imaginer ensemble un avenir pour l’Europe.

    Sans compter l’article suivant paru dans médiapart: »
    Compétivité et crise de la zone Euro et les responsabilité de l’Allemagne

    « Lors du dernier conseil européen, Mario Draghi a présenté aux chefs d’Etats une analyse de la situation économique de la zone euro. Ses conclusions concernant la France ont été sans appel et montrent que notre pays souffre d’un manque de compétitivité, du au coût du travail. Cela amène l’Union Européenne à demander à la France de prendre des mesures pour diminuer le coût du travail et flexibiliser le marché de l’emploi[1].
    Cependant, il y a un problème avec cette analyse du président de la BCE. En effet, Mario Draghi a fait une grossière erreur dans sa présentation qui biaise totalement ses conclusions.
    Bonne lecture

  • fataliste dit :

    Cette video démontre jusqu’à l’absurdre l’incompréhension et l’intolérance qui règnent dans ce pauvre pays.
    http://brest.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/ville/brest-mariage-gay-les-veilleurs-manifestent-leurs-opposants-aussi-01-05-2013-2088527.php
    On comprend ceux qui veulent faire exploser le système. C’est peut-être préférable, le vivre-ensemble n’étant plus possible apparemment.

  • serge dit :

    C’est la crise, mais les salaires des banquiers augmentent : cherchez l’erreur !
    Mardi 30 Avril 2013 à 10:00 | Lu 16608 fois I 33 commentaire(s)

    Laurent Neumann – Marianne
    Laurent Neumann – Marianne

    S’abonner à Marianne+ Imprimer Augmenter le texte Diminuer le texte

    Société Générale, La Défense, février 2013 – Christophe Ena/AP/SIPA
    Parfois, la recension des faits, bruts de décoffrage, vaut mieux que tous les commentaires savants. Reportez vous à la page 25 du quotidien économique Les Echos, paru ce mardi 30 avril. Titre : « Les rémunérations des dirigeants des banques françaises sont reparties à la hausse en 2012 ».

    Ce n’est pas Marianne qui le dit, ce sont Les Echos, la bible des libéraux français. L’austérité est de mise partout : dans la gestion de l’Etat – qui impose des hausses d’impôts conséquentes et une réduction des dépenses publiques que certains jugent encore insuffisante ; dans les entreprises où la disette salariale dure maintenant depuis plus de 10 ans ; dans la majorité des foyers français où l’on tape dans les comptes d’épargne pour assurer les fins de mois. Partout, donc, sauf dans les banques.

    Ainsi le salaire (fixe + variable) de Jean-Laurent Bonnafé, le patron de BNP Paribas, a progressé de 42,08% à plus de 2,8 millions d’euros. Celui de Frédéric Oudéa, son homologue de la Société Générale, a cru de 30,42% à près de 2,2 millions d’euros – et ce, alors même que le résultat de la banque chutait de 67,5%. Même chez BPCE (Banques Populaires – Caisse d’Epargne), le Pdg, François Pérol, voit sa rémunération augmenter de + 2,62% alors que le résultat de sa banque a perdu 19%.

    Sous la pression de l’opinion publique anglaise, les banquiers britanniques ont fait des efforts de « modération.» En Allemagne, toujours citée comme le modèle à suivre, les rémunérations des banquiers ont été « bridées ». En France, c’est Noël au moment des vacances de Pâques. Les patrons des banques françaises ne sont d’ailleurs pas seuls à se goinfrer pendant la crise : les 3000 traders de BNP-Paribas se sont ainsi répartis quelque 550 millions d’euros de bonus. Soit, en moyenne, 170.000 euros par personne.

    En 2008, on ne s’est pas contenté de sauver les banques – et sans doute fallait-il le faire. On a aussi sauvé les banquiers. Cinq ans après le déclenchement de la Grande Crise économique, tout le monde se serre la ceinture… sauf eux !

    Ne le répétez pas trop fort, on pourrait vous accuser de populisme, voire de « banquophobie ».

  • James dit :

    Bravo à vous Mr Moscovici vous êtes l’incarnation des grands hommes !

  • infox dit :

    François Hollande n’a pas caché sa consternation en apprenant qu’une partie du gouvernement envisageait de se rendre à Soustons, dans les Landes, les 4 et 5 mai, à l’invitation du Mouvement des jeunes socialistes (MJS).
    Ce week-end-là, un rassemblement est organisé pour célébrer la première année du quinquennat. Jean-Marc Ayrault et sept ministres sont attendus. « On va voir quoi? s’étrangle un proche du chef de l’Etat. Des ministres se promenant en tongs à la plage et faisant la fête en pleine crise?

  • gattien dit :

    La crise n’est pas pour tous le monde!!
    Que la justice francaise agisse rapidement Monsieur le ministre des finance ou est la justice alors!!Attendez pas comme pour Mr Cahuzac!!

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-double-vie-de-claude-gueant-135085

  • gattien dit :

    La double vie de Claude Guéant…

    Claude Guéant marchand d’art ? Vendeur de tableaux ? On connaissait jusque là sa brillante carrière politique, ses fonctions de directeur de cabinet, de ministre des Finances, et de ministre de l’intérieur dans le gouvernement de N. Sarkozy mais on ignorait qu’il était aussi amateur d’art…

    Des juges s’interrogent, selon Le Canard enchaîné, sur le versement de plus de 500.000 euros depuis l’étranger sur un compte de Claude Guéant, qui proviendraient de la vente de tableaux d’un peintre hollandais

    L’hebdomadaire satirique révèle que les enquêteurs avaient découvert ces versements d’argent à la faveur d’une perquisition en février dans le cadre de l’enquête, alors conduite par le parquet de Paris, sur les accusations de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy.

    Claude Guéant a expliqué avoir cédé « un bien » acquis il y a « une vingtaine d’années », des oeuvres du peintre hollandais Andries van Eertvelt du XVIIème siècle. Il affirme pouvoir apporter la preuve de ces transactions : « Au moment des perquisitions j’ai dit, je l’ai fait inscrire au procès verbal, que j’avais les justificatifs. »

    Un demi million d’euros ! Coquette somme qui surgit là dans les comptes de Claude Guéant … A-t-elle été déclarée au fisc ?

    Autre problème : Claude Guéant aurait aussi acquitté de nombreuses factures en liquide, en fait des « primes de cabinet dont il avait bénéficié au ministère de l’Intérieur quand il y officiait ».

    Interrogé à ce sujet Claude Guéant reconnaît que ces primes n’ont pas été déclarées et rajoute quand on lui pose la question : « on peut dire que ce n’est pas normal, en effet  » !

    Décidément, on constate encore qu’un homme politique flirte avec l’illégalité et le monde de l’argent.

    Bien sûr, Claude Guéant a le droit de vendre des tableaux qui lui appartiennent mais il est pour le moins curieux que ces sommes aient été cachées et ne soient révélées qu’à l’occasion d’une perquisition et d’une enquête.

    Il est aussi tout à fait anormal que Claude Guéant n’ait pas déclaré des primes conséquentes qui lui ont été versées : alors que tous les français sont mis à contribution en période de crise, on constate encore que des hommes politiques fortunés peuvent, eux, échapper à l’impôt.

    La double vie de Claude Guéant peut-elle encore nous surprendre dans un monde où les affaires se multiplient, où les hommes politiques sont compromis dans des évasions fiscales, des détournements d’argent ?
    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-double-vie-de-claude-gueant-135085
    Faut pas laissez faire des choses pareil oui mr le ministre de l’économie regardez bien que la justice des finances agisse dans cette affaire!!!!

  • Charle dit :

    MR LE MINISTRE FAUT AGIR!!POUR NE PAS DIRE VOUS NE SAVEZ PAS!!

    LES CHERS TABLEAUX DE CLAUDE GEANT
    30 avril 2013 | Médiapart Par Dan Israel
    Confidentiel 10 Commentaires
    Deux tableaux d’un artiste flamand du XVIIe siècle valaient-ils 500 000 euros en 2008 ? C’est ce qu’affirme Claude Guéant pour répondre aux informations du Canard enchaîné de ce matin. L’hebdomadaire révèle qu’au terme des deux perquisitions qui ont visé son domicile, dans le cadre de l’affaire Tapie et du financement de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy par la Libye de Kadhafi, les enquêteurs ont trouvé la trace d’un versement de 500 000 euros, venant d’un compte à l’étranger, sur un des comptes de l’ex-ministre de l’intérieur.

    « Cet argent n’a strictement rien à voir avec un financement libyen, a déclaré Guéant sur RMC ce mardi. (…) Cet argent vient d’une transaction banale d’œuvre d’art. C’est juste le produit de cette vente. J’ai vendu ces tableaux à un avocat étranger. J’ai tous les justificatifs. Tout cela est une affaire privée et banale. »

    Cette vente, si elle a bien eu lieu, s’est faite à des tarifs étonnants, vu la cote de l’auteur de ces deux marines, Andries Van Eertvelt, dont le Louvre ne détient pas un seul tableau. Un lecteur de Mediapart, féru de peinture classique, nous a mis sur la piste d’un lot de tableaux du même peintre qui avait été mis à la vente en juillet 2008 chez Drouot. Proposée par l’étude Baron-Ribeyre associés, cette paire de tableaux, des batailles navales, était estimée entre 150 000 et 200 000 euros (pour le lot). Mais elle n’a pas trouvé preneur.

    Le catalogue de la vente est encore disponible sur le net, les tableaux sont présentés dans le lot n° 86. Les voici (cliquez sur l’image pour la voir en grand format) :

    © BaronRibeyre.com

    Et s’il s’agissait des tableaux détenus par Guéant ? Le peintre et les dates concordent. Il pourrait avoir cédé les œuvres à « l’avocat étranger » après l’échec de cette vente. Mais que cela soit le cas ou non, un mystère persiste sur le prix de la transaction, bien plus élevé que la cote officielle de l’artiste. A la même période, une autre marine de Van Eertvelt s’est vendue à Munich pour 17 000 euros. Et chez Sotheby’s, son tableau le plus cher s’est vendu à 168 750 euros en mai 2010.

    Des fonds spéciaux toujours distribués après l’interdiction de Jospin en 2001 ?

    Par ailleurs, Claude Guéant s’est livré à des déclarations étonnantes pour justifier des paiements en liquide qui intriguent aussi les enquêteurs. Il assure que l’argent venait des primes en liquide versées aux collaborateurs ministériels : « Les factures en liquide portent sur des montants modestes (20 000 euros). Cela vient de primes payées en liquide. Elles n’ont pas été déclarées car ce n’était pas l’usage. A posteriori, on se dit que c’était anormal. D’ailleurs, ça a été modifié », a-t-il déclaré. Problème, Lionel Jospin est censé avoir officiellement mis fin à cette distribution des « fonds spéciaux » en 2001.

    Or, c’est en mai 2002 que Guéant est devenu directeur de cabinet du ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy. Mais il a expliqué au Monde qu’à son époque, le système perdurait : « Quand je suis arrivé au ministère de l’intérieur, il y avait plus de 400 personnes concernées par ces primes dont le régime fiscal n’était pas défini. J’ai d’ailleurs remis le système à plat pour mettre fin à ces pratiques en 2006. » Des explications qui ne convaincront peut-être pas Roselyne Bachelot, ministre de l’environnement en 2002. « Soit c’est un menteur, soit c’est un voleur », a-t-elle déclaré sur Direct8.

  • Boudzi dit :

    Ce jargon de bureaucrate…

  • infox dit :

    Voilà un rapport qui devrait mettre de l’huile sur le feu dans dans les relations du couple franco-allemand, déjà bien échaudé par la polémique suscité en France par le PS. Dans un projet de texte sur l’Europe publié la semaine dernière, les socialistes français accusent Angela Merkel d’être la « chancelière de l’austérité » à « l’intransigeance égoïste ».
    Réponse – non officielle – de l’Allemagne: la France menace de devenir « l’homme malade de l’Europe ». C’est en tout cas ce qui serait écrit noir sur blanc dans un rapport au virtriol sur l’économie française qui circulerait dans les couloirs du ministère allemand de l’Economie, révèle le Handelsblatt. Le quotidien allemand de référence du monde des affaires en publie des extraits en Une de son édition de mardi 30 avril.
    « L’industrie française perd de plus en plus en compétitivité, la délocalisation à l’étranger des entreprises se poursuit, la marge des entreprises est faible », est-il écrit dans ce rapport compilé par les fonctionnaires du ministère du libéral Philipp Rösler (FDP), selon le journal. Le document en question est « une note à usage exclusivement interne, pas destinée à être publiée », compilée par un service « qui analyse régulièrement la compétitivité des pays de la zone euro », a précisé plus tard à l’AFP le ministère, confirmant donc indirectement l’existence de ce rapport.
    Le document fait état des « coûts du travail en forte hausse » en France, « du temps de travail le plus faible d’Europe », de « pression fiscale la plus élevée de la zone euro » ou encore d’un manque d’investissement dans la recherche et le développement, écrit le Handelsblatt, en général bien renseigné sur tout ce qui provient des services de Philipp Rösler. Le journal conclut sur deux pages d’analyse sur la France en notant que « le fier voisin » français « menace de devenir l’homme malade de l’Europe ».

    En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/economie/ce-rapport-allemand-qui-etrille-l-economie-francaise_383060.html#XdzZX38B0bKdrUQ8.99

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