Dans les médias

Mon interview dans Le Télégramme

Catégorie : Actualité,Politique | Par pierre.moscovici | 07/08/2013 à 12:11

Dans une interview publiée aujourd’hui dans le quotidien régional de Bretagne Le Télégramme, je m’exprime sur le rapport du FMI sur la France, sur notre politique économique et fiscale, sur nos réformes engagées et sur celles à venir, ou encore sur l’emploi.

Retrouvez ci-dessous un extrait de cette interview :

Le rapport du FMI sur la situation économique de la France préconise de « rééquilibrer » les efforts et de « réduire les dépenses plutôt que d’augmenter les impôts » afin de soutenir la reprise. Comment accueillez-vous ces préconisations ?

La France refuse l’austérité. Comme le FMI, elle souhaite privilégier la croissance.

Ce rapport souligne une convergence avec la politique économique que nous menons. Il s’agit de donner désormais priorité à la croissance par rapport à la réduction stricte des déficits. Il faut évidemment poursuivre cette politique de diminution des déficits. L’endettement doit être combattu car la France doit se désendetter. Mais il ne faut pas cultiver le fétichisme du chiffre. La France refuse l’austérité. Comme le FMI, elle souhaite privilégier la croissance. Cela passe par une politique des finances publiques qui réduise les déficits à un rythme maîtrisé et raisonnable, tout en soutenant la croissance. Nous devons aujourd’hui privilégier les économies de dépenses par rapport à la hausse des prélèvements obligatoires.

Est-il aujourd’hui possible de baisser la pression fiscale comme le FMI le préconise ?

Mon objectif est bien de parvenir à une stabilité des prélèvements obligatoires en 2015.

Nous sommes dans une phase de décélération de l’augmentation des prélèvements obligatoires. La droite nous a laissé une situation des finances publiques extrêmement dégradée, avec une tendance qui nous a amenés vers les 5 % de déficit. Voilà pourquoi nous avons demandé aux Français un effort très important, de l’ordre de 30 milliards d’euros, répartis aux deux tiers sur les prélèvements et à la hauteur d’un tiers sur des économies. En 2014, l’effort sera un peu moins important. Nous allons inverser la proportion, puisque ce sera deux tiers d’économies et un tiers de prélèvements. Mon objectif est bien de parvenir à une stabilité des prélèvements obligatoires en 2015. Là encore, il y a une convergence avec l’analyse du FMI.

Le FMI recommande une série de réformes structurelles, par exemple sur les retraites. Ces préconisations sont-elles compatibles avec la politique de votre gouvernement ?

A côté de notre politique macroéconomique, il faut une politique microéconomique de stimulation de la croissance. C’est ce que nous entreprenons.

Nous sommes sur deux terrains. D’abord sur le terrain de la politique budgétaire et économique avec, encore une fois, la poursuite de la réduction des déficits, mais sans ajustements supplémentaires. En soutenant la croissance à un rythme convenable, il nous faudra deux ans pour revenir à un déficit de 3 % du PIB (produit intérieur brut). Le FMI, comme nous, est conscient qu’il faut privilégier la croissance. Nous menons cette politique. Mais à côté de cette politique macroéconomique, il faut une politique microéconomique de stimulation de la croissance. C’est ce que nous entreprenons. […]

Pour lire la suite de cet entretien, vous pouvez consulter l’édition papier du Télégramme ou cliquer sur ce lien (version abonnés) : http://www.letelegramme.fr/ig/generales/france-monde/france/moscovici-priorite-a-la-croissance-07-08-2013-2195146.php

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