Mon déplacement hier à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle en images

J’étais hier en déplacement à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle, pour rencontrer les agents de mon ministère et souligner la coopération réussie entre Air France et Aéroports de Paris.

J’ai salué la qualité du travail effectué au quotidien par les agents des Douanes, au service de la lutte contre la fraude et en accompagnant les passagers dans leurs démarches en matière de détaxe.

Aux côtés d’Augustin de Romanet, Président-directeur général d’Aéroports de Paris, et de Frédéric Gagey, Président-directeur général d’Air France, j’ai visité le Hall M du terminal 2E de Roissy, exemple concret d’une coopération réussie entre ces deux acteurs majeurs.

Enfin, j’ai rencontré les pompiers du Service de Sauvetage et de Lutte contre l’Incendie des Aéronefs, qui agissent pour garantir la sécurité et la sûreté de l’aéroport.

Je me suis également exprimé sur la situation économique de notre pays, en soulignant la tendance à la sortie de la récession pour une reprise durable en 2014, avec l’amélioration des indicateurs économiques. Vous pouvez visionner mes propos dans cette vidéo de France TV info :

Retrouvez ci-dessous quelques images de ce déplacement :

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Mon interview parue dans Corse Matin, Nice Matin et Var Matin

Je vous invite à lire ci-dessous mon interview parue aujourd’hui dans Corse Matin, Nice Matin et Var Matin. J’y réaffirme notre cap, celui de la croissance, du redressement, de l’emploi et du désendettement. 

 

François Hollande vient de déclarer que « quelque chose se passe en économie ». Il se passe quoi, au juste ?

L’économie française est sortie de la récession et elle amorce une reprise qui doit être durable, de plus en plus forte et créatrice d’emplois.

Ce qui se passe, c’est que l’économie française est sortie de la récession et qu’elle amorce une reprise qui doit être durable, de plus en plus forte et créatrice d’emplois. L’assainissement des structures de notre économie, indispensable après cinq années de crise et de gestion Sarkozy, la politique de désendettement résolue que nous avons engagée et la main tendue aux entreprises ont créé des bases saines pour permettre à la compétitivité de se renforcer et aux finances publiques de se consolider.

Pourtant, 84 % des Français ne croient pas à l’inversion de la courbe du chômage fin 2013. Vous faites sans doute partie des 16 % restants…

Je comprends ce doute, tant la montée du chômage a marqué à la fois beaucoup de familles et l’ensemble des esprits en France. Mais je crois, comme le président de la République, que nous verrons d’ici à la fin 2013 une inversion de la courbe du chômage.

La croissance sera-t-elle en recul comme l’affirment de nombreux économistes ?

Les deuxième et troisième trimestres 2013 renoueront avec une croissance positive. Tous les indicateurs s’améliorent, à commencer par la production industrielle.

Je proposerai de nouvelles prévisions de croissance le 25 septembre, à l’occasion de la présentation du projet de loi de finances. Mais nous connaissons les tendances et, cette année, la croissance sera faible voire étale, entre moins 0,1 et plus 0,1.

En revanche, ce qui est important, c’est que la tendance s’est inversée. Après deux trimestres de croissance négative, le dernier de 2012 et le premier de 2013, les deuxième et troisième trimestres 2013 renoueront avec une croissance positive. Tous les indicateurs s’améliorent, à commencer par la production industrielle.

Et qu’en sera-t-il plus précisément l’année prochaine ?

J’ai toutes les raisons de penser que 2014 sera la première année de croissance véritable depuis trois ans. La croissance ne se constate pas, elle se construit. Toute la politique de François Hollande est orientée vers la croissance la plus élevée possible, et c’est le sens de toutes les réformes que nous menons, baisse du coût du travail, amélioration du financement de l’économie, plan d’investissements d’avenir, soutien aux collectivités locales, transition énergétique, appui à l’innovation…

Y aura-t-il de nouvelles hausses d’impôts en 2014 ?

Notre objectif est de parvenir à la stabilisation des prélèvements obligatoires en 2015.

Les arbitrages fiscaux seront rendus fin août, mais l’équation budgétaire est connue. Nous devons réduire les déficits légués par la droite mais le faire à un rythme qui ne contrarie pas la croissance. Nous le ferons d’abord, comme le recommande le FMI, par des économies sur les dépenses publiques et, ensuite, par une hausse limitée des prélèvements obligatoires, de 0,3 % du PIB, toujours dans la justice sociale. Notre objectif étant de parvenir à la stabilisation des prélèvements obligatoires en 2015.

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Confirmation du rebond de la production industrielle au 2e trimestre – Communiqué de presse

Avec la plus forte progression de la production industrielle depuis le premier trimestre 2011, c’est notre compétitivité et notre croissance économique qui évoluent dans le sens du redressement.

Le gouvernement auquel j’appartiens oeuvre depuis plus d’un an en faveur de ce redressement. Nous sommes aux côtés des acteurs de l’industrie : les 35 mesures du Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi sont autant de leviers pour accroître les investissements, l’innovation, la compétitivité et l’emploi.

Vous pouvez lire ci-dessous mon communiqué de presse sur ce sujet :

 

Selon l’Insee, malgré un léger recul en juin (-0,4 %), la production manufacturière a nettement rebondi sur l’ensemble du 2e trimestre (+1,5 %) après un repli au trimestre précédent (-0,4 %). Il en est de même pour la production industrielle totale qui progresse de +1,4 % au 2e trimestre après avoir stagné au 1er trimestre.

Pierre MOSCOVICI, ministre de l’Economie et des Finances, souligne qu’il s’agit là de la plus forte progression de la production industrielle depuis le premier trimestre 2011. Il relève que sur l’ensemble du trimestre, toutes les branches de l’industrie manufacturière ont contribué au rebond de l’activité industrielle. La croissance de la production du secteur des matériels de transport a été particulièrement soutenue : dans les matériels de transport hors automobiles, la production a atteint son maximum historique en juin ; dans le secteur automobile, après une fin d’année 2012 très difficile, le rebond au 2e trimestre a été le plus marqué depuis l’automne 2009.

Pierre MOSCOVICI considère que le redressement de l’industrie française est une condition essentielle de la compétitivité et du retour de la croissance économique et se réjouit de ces évolutions favorables au 2e trimestre, qui doivent encore être confirmées pour dessiner une tendance durable.

Le ministre rappelle que le gouvernement est aux côtés de l’industrie dans cette période difficile et met en place – avec la banque publique d’investissement, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, le soutien à l’innovation, la structuration des filières – les instruments qui lui permettront de poursuivre les investissements stratégiques, de monter en gamme, et de conquérir ainsi de nouveaux marchés.

De nouveaux signes encourageants de reprise – Communiqué de presse

Je me réjouis des signes encourageants de reprise observés aussi bien en France qu’au sein de la zone euro. Les dernières enquêtes de conjoncture rendent en effet compte d’une amélioration de notre situation économique.

Le Gouvernement est mobilisé au quotidien pour transformer cette amélioration progressive en 2013 en reprise durable en 2014. Notre stratégie ambitieuse pour la croissance, l’investissement, l’innovation, la compétitivité, ou encore l’emploi porte ses fruits. Nous poursuivons notre cap, celui du redressement au service de nos concitoyens.

 

Mon communiqué de presse :

 

Pierre MOSCOVICI, ministre de l’Economie et des Finances, relève des signes encourageants pour la situation économique en France et dans le reste de la zone euro.

Dans la zone euro, la conjoncture semble se stabiliser, comme en témoignent le redressement sensible des enquêtes de conjoncture européennes et l’atténuation du repli de l’activité au deuxième trimestre en Espagne (-0,1 % après -0,5 %) et en Italie (-0,2 % après -0,6 %). En parallèle, la production industrielle en Allemagne a fortement rebondi ce trimestre (+2,8 %). En conséquence, après six trimestres consécutifs de contraction de l’activité, la zone euro dans son ensemble devrait ainsi avoir renoué avec la croissance au 2e trimestre de cette année.

Pour transformer cette amélioration progressive en 2013 en reprise durable en 2014, Pierre MOSCOVICI souligne l’importance de la coordination des politiques économiques au sein de l’union économique et monétaire, ce qui passe par des politiques budgétaires, de compétitivité et de soutien à la demande intérieure qui tiennent compte des situations économiques et extérieures de chaque Etat membre.

En France, les dernières enquêtes de conjoncture de l’Insee, de la Banque de France, et de l’institut Markit confirment l’éclaircie – encore à amplifier – du climat des affaires dans l’industrie et les services marchands, compte tenu en particulier de la bonne tenue des exportations et de la consommation des ménages. Ainsi, l’indice PMI dans l’industrie (enquête auprès des directeurs d’achats de l’institut Markit) s’établit en juillet à son plus haut niveau depuis février 2012 et a connu sa plus forte progression sur trois mois depuis fin 2009. Ces indicateurs suggèrent que l’activité en France a progressé au deuxième trimestre, après deux trimestres de léger recul. La Banque de France table sur une croissance encore modeste de 0,1 % pour le 3e trimestre, estimation prudente qui reflète l’incertitude du contexte actuel.

La stratégie du gouvernement pour faire en sorte que ces signes de reprise se raffermissent tout au long des mois à venir, repose sur trois piliers : l’Europe, qui doit remettre la croissance au cœur de ses politiques ; le rétablissement de la confiance, qui exige de déployer tous les instruments pour l’emploi notamment des jeunes, de consolider notre modèle social, et de redonner le goût d’entreprendre ; la préparation de l’avenir, qui passe, sans préjudice pour le rétablissement des équilibres financiers, par une stratégie ambitieuse pour l’investissement, l’innovation et la compétitivité.

 

Mon interview dans Le Télégramme

Dans une interview publiée aujourd’hui dans le quotidien régional de Bretagne Le Télégramme, je m’exprime sur le rapport du FMI sur la France, sur notre politique économique et fiscale, sur nos réformes engagées et sur celles à venir, ou encore sur l’emploi.

Retrouvez ci-dessous un extrait de cette interview :

Le rapport du FMI sur la situation économique de la France préconise de « rééquilibrer » les efforts et de « réduire les dépenses plutôt que d’augmenter les impôts » afin de soutenir la reprise. Comment accueillez-vous ces préconisations ?

La France refuse l’austérité. Comme le FMI, elle souhaite privilégier la croissance.

Ce rapport souligne une convergence avec la politique économique que nous menons. Il s’agit de donner désormais priorité à la croissance par rapport à la réduction stricte des déficits. Il faut évidemment poursuivre cette politique de diminution des déficits. L’endettement doit être combattu car la France doit se désendetter. Mais il ne faut pas cultiver le fétichisme du chiffre. La France refuse l’austérité. Comme le FMI, elle souhaite privilégier la croissance. Cela passe par une politique des finances publiques qui réduise les déficits à un rythme maîtrisé et raisonnable, tout en soutenant la croissance. Nous devons aujourd’hui privilégier les économies de dépenses par rapport à la hausse des prélèvements obligatoires.

Est-il aujourd’hui possible de baisser la pression fiscale comme le FMI le préconise ?

Mon objectif est bien de parvenir à une stabilité des prélèvements obligatoires en 2015.

Nous sommes dans une phase de décélération de l’augmentation des prélèvements obligatoires. La droite nous a laissé une situation des finances publiques extrêmement dégradée, avec une tendance qui nous a amenés vers les 5 % de déficit. Voilà pourquoi nous avons demandé aux Français un effort très important, de l’ordre de 30 milliards d’euros, répartis aux deux tiers sur les prélèvements et à la hauteur d’un tiers sur des économies. En 2014, l’effort sera un peu moins important. Nous allons inverser la proportion, puisque ce sera deux tiers d’économies et un tiers de prélèvements. Mon objectif est bien de parvenir à une stabilité des prélèvements obligatoires en 2015. Là encore, il y a une convergence avec l’analyse du FMI.

Le FMI recommande une série de réformes structurelles, par exemple sur les retraites. Ces préconisations sont-elles compatibles avec la politique de votre gouvernement ? Continuer la lecture

Ma réaction à la publication du rapport du FMI sur la France

A lire ci-dessous, mon communiqué de presse suite à la publication du rapport du Fonds monétaire international sur la France.

J’y souligne la convergence de nos points de vue en matière de soutien à la croissance, de réduction des dépenses publiques, et de réformes engagées depuis mai 2012 pour le redressement de l’économie française.

Les services du Fonds monétaire international ont rendu public lundi 5 août leur rapport sur l’économie française dans le cadre de leur mission d’évaluation et de suivi des politiques économiques et financières des 187 pays membres de l’organisation internationale.

Pierre MOSCOVICI, ministre de l’Economie et des Finances, qui avait déjà réagi aux conclusions préliminaires du Fonds monétaire international le 4 juin dernier, relève une grande convergence de vues avec le FMI sur le diagnostic et l’analyse des risques qui pèsent sur l’activité en Europe et en France. Il est en plein accord sur la nécessité de donner désormais la priorité à la croissance, ce qui passe par un rythme d’ajustement de finances publiques raisonné et la mise en œuvre de réformes ambitieuses en faveur de l’emploi et de la compétitivité.

Depuis l’élection de François HOLLANDE, la France n’a cessé de plaider pour une réorientation des politiques européennes en faveur de la croissance et contre les politiques d’austérité généralisée. C’est pourquoi Pierre MOSCOVICI se félicite de l’évolution dans cette direction des débats académique, politique, ainsi qu’au sein des institutions européennes et internationales, à laquelle le FMI a pris une part active. Cette évolution a notamment conduit la Commission européenne puis le Conseil européen à recommander un délai de deux ans à la France pour ramener son déficit public sous 3 % du produit intérieur brut.

Le ministre rappelle à cet égard que le projet de loi de finances pour 2014, qui sera présenté en septembre, poursuivra l’effort de remise en ordre des finances publiques tout en soutenant la croissance. Il privilégiera les économies de dépenses par rapport aux hausses de prélèvements obligatoires.

La croissance doit être la priorité, l’objectif central des politiques économiques. Pierre MOSCOVICI se félicite que le FMI salue l’ampleur des réformes engagées en France pour redresser notre compétitivité, développer notre croissance potentielle, améliorer le fonctionnement du marché du travail, sauvegarder notre régime de retraites, moderniser l’action publique, réguler le secteur financier, et simplifier l’environnement réglementaire des entreprises. Pierre MOSCOVICI rappelle la pleine détermination du gouvernement à conduire cet agenda de redressement économique du pays, au bon rythme, et à défendre notre modèle social.