Extrait de mon livre « Combats – Pour que la France s’en sorte » : Le Président (3/15)

Je vous invite à lire ci-dessous un troisième extrait de mon livre « Combats – Pour que la France s’en sorte », consacré aujourd’hui au Président de la République François Hollande.

 

 

Extrait 3 : Le Président

 

Tous les mardis, à dix-sept heures, je m’entretiens en tête à tête avec le président de la République. Nous nous connaissons depuis longtemps, depuis près de trente ans puisque nous nous sommes rencontrés en 1984 à la Cour des comptes.

« Je repense souvent à ces premiers jours quand je passe la grille de l’Élysée. Tous les mardis, à dix-sept heures, je m’entretiens en tête à tête avec le président de la République. Nous nous connaissons depuis longtemps, depuis près de trente ans puisque nous nous sommes rencontrés en 1984 à la Cour des comptes, où j’entrais alors qu’il revenait d’un passage en cabinet auprès du porte-parole du gouvernement de l’époque, Max Gallo, et d’un séjour à l’Élysée – déjà ! – aux côtés de François Mitterrand. Quand nous étions plus jeunes, nous faisions cours ensemble à Sciences-Po, un cours d’économie d’ailleurs. C’était déjà – hasard de l’histoire – le mardi après-midi. Nous avons même, en 1991, écrit ensemble un livre, qu’il m’arrive de consulter et qui montre que nous sommes restés constants dans nos conceptions économiques, même si les temps, eux, sont très différents. C’est drôle d’y penser en se retrouvant toutes les semaines, lui président, moi ministre.

François Hollande a aussi cette grande force d’empathie qui a marqué pendant la campagne lorsqu’il s’est défini, dans son discours du Bourget, en affirmant « J’aime les gens ».

François Hollande n’a pas beaucoup changé : les ans ont passé, l’expérience politique acquise est considérable, et il a acquis la gravité d’un chef d’État en période de crise. Mais il conserve le même regard curieux et vif, l’œil rarement sévère, plutôt rieur, le sourire toujours prêt à accompagner ou à apprécier un bon mot. Il écoute, beaucoup, et vous regarde sans qu’on sache vraiment ce qu’il pense. Mais il sait tout, il voit tout, et sa réflexion politique, nourrie par un travail de tous les instants, est toujours aiguë. Il a aussi cette grande force d’empathie qui a marqué pendant la campagne lorsqu’il s’est défini, dans son discours du Bourget, en affirmant « J’aime les gens ».

Il est désormais le président de la République française et je suis son ministre. Nous restons proches, politiquement et amicalement.

Cela se voit dans les déplacements que j’ai pu faire avec lui : hop, dès que possible, il va juste dire bonjour à qui se trouve sur son chemin – je plains son service de sécurité, je tremble pour le protocole. Une nuance de taille, toutefois, à cette sensation de continuité entre nous : il est désormais le président de la République française et je suis son ministre. Nous restons proches, politiquement et amicalement, mais cela exclut désormais la familiarité, du moins dans le travail de redressement du pays que nous conduisons ensemble. » […]

 

La campagne, les jeunes, et la finance seront les thèmes de l’extrait que vous pourrez lire demain sur ce blog.

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