Dans les médias

Articles de octobre 2013


Le Grand Rendez-vous sur Europe 1, iTélé, Le Monde : mon interview de ce dimanche 27 octobre

Catégorie : Actualité,Politique | Par pierre.moscovici | 27/10/2013 à 17:26

J’étais ce matin l’invité de l’émission Le Grand Rendez-vous sur Europe, i>TELE et Le Monde. J’y ai répondu aux questions de Jean-Pierre Elkabbach, de Michaël Darmon, et d’Arnaud Leparmentier, mais aussi aux interrogations des Français, pendant près d’une heure.

L’intégralité de cette interview :

http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Le-grand-rendez-vous/Sons/Le-grand-rendez-vous-avec-Pierre-Moscovici-1688507/

 


Extrait de mon livre « Combats – Pour que la France s’en sorte » : Le Président (3/15)

Catégorie : Actualité,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 27/10/2013 à 16:57

Je vous invite à lire ci-dessous un troisième extrait de mon livre « Combats – Pour que la France s’en sorte », consacré aujourd’hui au Président de la République François Hollande.

 

 

Extrait 3 : Le Président

 

Tous les mardis, à dix-sept heures, je m’entretiens en tête à tête avec le président de la République. Nous nous connaissons depuis longtemps, depuis près de trente ans puisque nous nous sommes rencontrés en 1984 à la Cour des comptes.

« Je repense souvent à ces premiers jours quand je passe la grille de l’Élysée. Tous les mardis, à dix-sept heures, je m’entretiens en tête à tête avec le président de la République. Nous nous connaissons depuis longtemps, depuis près de trente ans puisque nous nous sommes rencontrés en 1984 à la Cour des comptes, où j’entrais alors qu’il revenait d’un passage en cabinet auprès du porte-parole du gouvernement de l’époque, Max Gallo, et d’un séjour à l’Élysée – déjà ! – aux côtés de François Mitterrand. Quand nous étions plus jeunes, nous faisions cours ensemble à Sciences-Po, un cours d’économie d’ailleurs. C’était déjà – hasard de l’histoire – le mardi après-midi. Nous avons même, en 1991, écrit ensemble un livre, qu’il m’arrive de consulter et qui montre que nous sommes restés constants dans nos conceptions économiques, même si les temps, eux, sont très différents. C’est drôle d’y penser en se retrouvant toutes les semaines, lui président, moi ministre.

François Hollande a aussi cette grande force d’empathie qui a marqué pendant la campagne lorsqu’il s’est défini, dans son discours du Bourget, en affirmant « J’aime les gens ».

Lire la suite


Mon allocution d’ouverture à la Conférence Europa hier

Catégorie : Actualité,Europe / International,Politique | Par pierre.moscovici | 27/10/2013 à 12:04

J’ai prononcé hier à Paris l’allocution d’ouverture de la Conférence Europa, organisée par EuropaNova. Cette Conférence permet de rassembler une soixantaine d’acteurs européens engagés, qui mènent ensemble une réflexion d’ampleur sur l’Europe, et proposent des initiatives et projets innovants, qui seront la base de propositions de réformes ambitieuses. J’ai rappelé lors de cette Conférence Europa mon attachement profond à l’Europe, intimement lié à mes convictions progressistes et européennes.

Voici le texte de mon allocution d’ouverture :

 

Discours de Pierre MOSCOVICI, Ministre de l’Economie et des Finances

Conférence EuropaNova

Allocution d’ouverture

-

Merci, Monsieur le Président, pour cette introduction,

Mesdames et Messieurs,

-

C’est avec plaisir que j’ai accepté cette invitation. Je remercie plus particulièrement EuropaNova, et j’en profite pour lui souhaiter le meilleur anniversaire pour ses dix ans : sa contribution pour faire vivre l’espace public européen est précieuse.

L’Europe est le fil directeur de ma vie politique, et elle y a occupé suffisamment de place pour que je trouve aujourd’hui sur mon chemin de nombreux visages familiers, au gré des rencontres et des évènements.

J’ai tout particulièrement plaisir à ouvrir cette conférence aux côtés d’Enrico Letta, que j’ai bien connu dans une vie antérieure, à l’époque où j’étais jeune ministre aux affaires européennes dans le gouvernement Jospin, et lui encore plus jeune ministre des politiques européennes dans le gouvernement de Massimo d’Alema. Nous avons depuis, tous les deux, fait du chemin, mais nous avons gardé des engagements communs, et une amitié personnelle. Nous sommes tous les deux des réformistes à la sensibilité européenne affirmée, et nous voulons tous deux aujourd’hui, dans nos responsabilités, dans l’action politique, impulser le changement. Le point de vue que je voudrais partager brièvement avec vous aujourd’hui est donc marqué par ces convictions, à la fois progressistes et européennes.

L’Europe est l’’exemple le plus abouti, la réalisation unique et exceptionnelle d’une ambition d’intégration régionale totalement originale.

Partageons d’abord un diagnostic lucide : aujourd’hui, l’Europe est inquiète. Elle doute, et elle doute d’abord d’elle-même. Elle est le premier pôle économique dans le monde, mais elle n’a pas su protéger ses citoyens de la crise, et cela a alimenté leur défiance. Son poids compte sur la scène internationale, mais sa voix ne porte pas assez, et elle s’interroge sur son déclin. Elle exerce une puissante force d’attraction sur ses voisins, mais certains la combattent de l’intérieur. Elle est l’exemple le plus abouti, la réalisation unique et exceptionnelle d’une ambition d’intégration régionale totalement originale, et pourtant on n’a jamais autant parlé des lignes de fracture qui la parcourent. Ce paradoxe, cette confusion, je la ressens très fortement, comme Ministre de l’Economie et des Finances.

Dans les moments de crise, il est toujours utile de revenir aux sources, aux fondements, pour y puiser l’inspiration. D’où l’Europe est-elle née ? Elle est née d’une interrogation, profonde, ontologique même, sur la puissance. L’histoire tragique des Nations européennes du début du XXème siècle, c’est celle d’Etats qui se sont engagés dans une course à la puissance qui a débouché sur des tragédies d’une noirceur inconcevable. C’est aussi celle de Nations qui ont toutes apporté des réponses variées, mais dramatiquement conventionnelles, et donc fatales, à l’interrogation suivante : « Qu’est-ce que la puissance ? ». La puissance, telle que les Nations la définissaient à l’époque, c’était le contrôle de l’espace géographique, la domination militaire, le jeu des alliances bilatérales, la profondeur des ressources des empires ultramarins…

Cette définition-là de la puissance est forcément relative, et elle est forcément conflictuelle. Tous les recoins sombres et douloureux de notre histoire commune nous le rappellent. Ils l’ont aussi définitivement décrédibilisée. Après la seconde guerre mondiale, la question de la puissance était toujours ouverte. Mais cette fois, nourrie par l’histoire, une réponse fondamentalement originale et novatrice, dont on ne mesure même pas encore bien la portée et les implications aujourd’hui, a été formulée : la puissance, c’est l’interdépendance. Le fondement de l’idée européenne, il est là, dans ce remplacement d’une définition profondément délétère de la puissance par une définition prometteuse et porteuse d’autre chose que le chaos. Il y a une statistique que j’aime bien, parce que je la trouve formidablement révélatrice dans sa simplicité de ce qu’est l’Europe aujourd’hui : le premier pays client de la France, c’est l’Allemagne – juste devant l’Italie d’ailleurs. Le premier fournisseur de la France, c’est aussi l’Allemagne avant l’Italie qui est troisième. Je pourrais multiplier à l’infini les exemples comme celui-ci : la réalité de nos interdépendances, elle est incontestable. Et j’ajoute que la création de la monnaie unique n’est pas une étape « de plus » de cette construction de nos interdépendances, elle en est l’incarnation la plus absolue. Avec une conclusion immédiate : c’est ensemble qu’on perd, c’est ensemble qu’on gagne.

Quand je dis que cette substitution des définitions de la puissance a été un bouleversement, je le pense vraiment. Je pense même que cela a été un bouleversement tellement profond que certains n’ont toujours pas pleinement réalisé ses implications. Peut-être d’ailleurs faut-il pour se rendre compte de cela, regarder l’Europe, et notamment la zone euro, avec les yeux de l’étranger. J’ai fait énormément de déplacements à l’international, dans les premiers mois de mon mandat – à Hong-Kong, aux Etats-Unis, en Suisse, au Canada, en Côte d’Ivoire… – pour promouvoir l’attractivité de la France et ses réformes économiques. Etre VRP de l’économie de son pays, ça fait partie de la description du poste. Dans tous ces pays, on me disait à chaque fois : d’accord, la France se réforme, mais parlez-nous de l’attractivité de la zone euro. Manière de souligner à quel point les destins de ses membres sont liés : curieusement, c’est peut-être ceux qui nous regardent de l’extérieur qui voient le mieux nos interdépendances.

L’intérêt commun, qu’est-ce que c’est ? Ce sont des disciplines, pour le faire respecter. Ce sont des solidarités, pour l’incarner et l’exercer effectivement. Ce sont des procédures et des institutions, pour le définir ensemble.

Lire la suite


Extrait de mon livre « Combats – Pour que la France s’en sorte » : Déménagement (2/15)

Catégorie : Actualité,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 26/10/2013 à 15:19

Suite de la série de billets de blog qui vous propose des extraits de mon livre « Combats – Pour que la France s’en sorte » : je reviens ici sur mon arrivée à Bercy, au Ministère de l’Economie et des Finances.

 

Extrait 2 – Déménagement

Passation officielle de pouvoirs faite, François Baroin quitte le ministère. Les autres ministres de Bercy prennent possession de leurs bureaux.

Passation officielle de pouvoirs faite, François Baroin quitte le ministère. Les autres ministres de Bercy prennent possession de leurs bureaux. Dans la cour, l’intendant a les poings posés sur les hanches et hoche la tête, avec la philosophie de celui qui restera. Il pense tout haut, on pourrait presque l’entendre : il se demande comment il va bien pouvoir caser tout son petit monde dans le bâtiment. Nous sommes en effet six – nous serons sept à l’arrivée de Nicole Bricq, au Commerce extérieur, après les élections législatives de juin 2012. Mes deux ministres délégués, Jérôme Cahuzac et Benoît Hamon, s’installent au cinquième étage. Il a d’ailleurs fallu quelques minutes pour qu’Arnaud Montebourg, en charge du Redressement productif, accepte de gagner le troisième et laisse au ministre délégué au Budget son bureau historique, dans lequel Michel Charasse a tenu à garder les meubles hérités de l’époque où le ministère s’appelait « Rivoli » et occupait une aile du Louvre, rendue par François Mitterrand à un meilleur usage.

 Je suis désormais le ministre de l’Économie et des Finances de la cinquième puissance mondiale, mais d’une puissance affaiblie au sein d’une zone euro en crise, dont la compétitivité et les comptes publics se sont érodés depuis dix ans.

Lire la suite


Extrait de mon livre « Combats – Pour que la France s’en sorte » : Une nuit à Bruxelles (1/15)

Catégorie : Actualité,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 25/10/2013 à 18:39

Dans le livre que je viens de publier, Combats – Pour que la France s’en sorte, j’aborde de nombreux sujets qui me tiennent particulièrement à cœur, des sujets en lien avec ma fonction de ministre, mais aussi des sujets plus personnels. J’y apporte une explication globale de l’action du gouvernement depuis mai 2012 et je décris le contexte dans lequel cette action s’inscrit. J’y présente le combat politique qui est le mien, pour une gauche réformiste, au service de mes concitoyens.

Afin de partager le sens de ce livre et ses grands thèmes, je vous propose de découvrir sur ce blog une série de quinze extraits qui suivront ces prochains jours, notamment sur le Président de la République, sur la raison d’être du politique, sur Bercy, sur le combat contre le Front national, ou encore sur la gauche et l’exercice du pouvoir.

En voici un premier extrait, qui sont les premières lignes de ce livre, dans lesquelles je reviens sur une réunion nocturne du Conseil des ministres des Finances européens en mars dernier.

 

Extrait 1 – Une nuit à Bruxelles

Trois heures du matin, le 16 mars 2013. La salle du Conseil des ministres des Finances européens, à Bruxelles.

« Trois heures du matin, le 16 mars 2013. La salle du Conseil des ministres des Finances européens, à Bruxelles. Une grande table circulaire. Elle date. En témoignent les cendriers creusés à même le bois, devant chaque participant. La table a été menuisée au temps d’une Europe où on fumait dans les lieux publics. Je m’imagine mes collègues du jour une cigarette à la bouche. Petit effort de mémoire : j’essaie de me rappeler quels ministres français de l’Économie étaient fumeurs. Delors ? Pas le genre. Bérégovoy ? Peut-être. Balladur ? Il ne s’en cachait pas : a-t-il osé sortir un gros cigare, un Cohiba, dont il raffolait, dans cette salle ? François Baroin fumait, lui, mais il s’est trompé d’époque : il devait sortir de la salle. Les couloirs du Conseil ont cela de sépulcral qu’on y pense parfois à ses lointains prédécesseurs. Des mânes flottent.

Nous devons trouver une solution à une nouvelle crise européenne : éteint en Grèce, l’incendie couve de nouveau dans la petite île de Chypre.

Lire la suite


Invité de l’émission « Les Grandes Gueules » sur RMC

Catégorie : Actualité,Politique | Par pierre.moscovici | 24/10/2013 à 18:30

Vous pouvez écouter ci-dessous le podcast de mon interview dans l’émission « Les Grandes Gueules » aujourd’hui sur RMC.

Je me suis exprimé sur des sujets qui me tiennent à cœur et qui sont au centre de mes missions de ministre de l’Économie et des Finances : le redressement de la France, le retour de la croissance, l’inversion de la courbe du chômage, ou encore le soutien à la compétitivité des entreprises de notre pays.

L’obsession que nous avons, c’est la croissance et l’emploi, et c’est d’aller vite pour réformer le pays.

 


RMC : 24/10 – GG l’invité : Pierre Moscovici par rmc-podcast

 


Invité de la matinale d’iTélé ce jeudi 24 octobre

Catégorie : Actualité,Politique,Vidéos | Par pierre.moscovici | 24/10/2013 à 11:31

J’étais ce jeudi 24 octobre l’invité de la matinale d’iTélé, à 7h40 et à 8h15.

J’ai d’abord répondu aux questions de Christophe Barbier dans l’interview politique à 7h40. Je me suis exprimé sur la consolidation de l’emploi et l’inversion de la courbe du chômage, sur le retour de la croissance, sur nos politiques de simplification, sur la compétitivité de nos entreprises, sur le budget pour 2014, ou encore sur l’Europe.

Il y a un travail de réformes considérable qui est fait, il y a des résultats qui sont maintenant là en termes de croissance et d’emploi, il y a un redressement qui est au bout du chemin, et rien ne doit nous détourner de l’essentiel qui est le combat pour la croissance et l’emploi.

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo
Pierre Moscovici : « l’inversion de la courbe du chômage, c’est le pari du Président »

-

J’ai ensuite répondu aux questions de Bruce Toussaint et des téléspectateurs, à partir de 8h15. J’ai abordé à cette occasion les sujets de l’éthique en politique, de notre cohésion au sein du gouvernement, ou encore des atouts innombrables de la France. Je reviens aussi sur le sens de mon livre « Combats – Pour que la France s’en sorte » et sur ma conception de mon rôle de ministre de l’Economie et des Finances.

Les combats que je mène, ce sont des combats pour la France, des combats pour notre économie, des combats pour l’emploi, des combats pour l’Europe.

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo
Pierre Moscovici : « je ne suis pas un bisounours »

 


Ma réponse à la députée Danielle Auroi sur la politique européenne – QAG

Catégorie : Actualité,Assemblée nationale,Politique,Vidéos | Par pierre.moscovici | 23/10/2013 à 20:01

J’ai répondu cet après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, à Danielle Auroi, sur la politique européenne et ses enjeux, notamment en matière d’harmonisation sociale et fiscale, de SMIC européen, ou encore de taxe sur les transactions financières (TTF).

L’Europe sociale est de retour, et ce très largement à l’initiative de la France.

 


Politique européenne : réponse de Pierre… par pierremoscovici