Extrait de mon livre « Combats – Pour que la France s’en sorte » : Le socialisme de l’offre (10/15)

Retrouvez un nouvel extrait de mon livre, consacré aujourd’hui au socialisme de l’offre.

 

 

 

Extrait 10 : le socialisme de l’offre

 

 

 

« Il y a toujours eu deux conceptions, une conception productive – on a même pu parler du socialisme de l’offre – et une conception plus traditionnelle où on parlait de socialisme de la demande. Aujourd’hui, nous avons à faire un effort pour que notre offre soit consolidée, plus compétitive. » Ces mots, que le président de la République prononce lors de sa conférence de presse de novembre 2012, donnent la ligne de la politique économique du gouvernement.

 

 

 

C’est l’honneur de ce gouvernement, suite au rapport Gallois, d’avoir laissé de côté une position partiellement idéologique et très datée, et d’avoir pris la mesure d’un enjeu national.

 

 

 

« À gauche, même du temps de Lionel Jospin ou de François Mitterrand, personne n’a jamais été partisan d’une telle politique, estimant que trouver un compromis avec les entreprises revenait à mener une politique libérale », estime le politologue Gérard Grunberg. Manière de dire que nous avons fait, sur ce point, notre aggiornamento. Dans l’opposition, nous avons rejeté toute idée que la France souffrait d’un problème de compétitivité liée au coût du travail. C’est l’honneur de ce gouvernement, suite au rapport Gallois, d’avoir laissé de côté une position partiellement idéologique et très datée, et d’avoir pris la mesure d’un enjeu national.

 

 

 

Aux côtés du président de la République et de Jean-Marc Ayrault, j’ai contribué à concevoir, puis largement porté, le Pacte pour la compétitivité, la croissance et l’emploi

 

 

 

Aux côtés du président de la République et de Jean-Marc Ayrault, j’ai contribué à concevoir, puis largement porté, le Pacte pour la compétitivité, la croissance et l’emploi, y compris sa mesure phare : le Crédit d’impôt compétitivité emploi voulu par le président lui-même, qui est une baisse intelligente du coût du travail. Était-ce un reniement de la gauche au pouvoir ? Réduire l’imposition des entreprises est vu par certains comme une rupture, ou même un revirement. En réalité, à la distinction entre ménages et entreprises, qui a ses limites, il faut préférer la distinction entre revenus du capital et revenus du travail. Abaisser la fiscalité des entreprises, c’est d’abord réduire le coût des facteurs de production et donc soutenir l’activité, l’investissement et l’emploi. Pas de reniement donc, plutôt un retour à des sources anciennes de la pensée de gauche, qui, rappelons-le, fut au XIXe siècle largement marquée d’abord par le positivisme, par le productivisme ensuite. Nous n’avons pas inventé le socialisme de l’offre, complémentaire et non contradictoire, de l’action pour le soutien de la demande et le pouvoir d’achat : nous l’avons retrouvé.

 

 

 

Nous n’avons pas inventé le socialisme de l’offre, complémentaire et non contradictoire, de l’action pour le soutien de la demande et le pouvoir d’achat : nous l’avons retrouvé.

 

 

 

Et après l’avoir exhumé, nous lui avons donné un contenu. Nos mesures parlent d’elles-mêmes. Car qui a embrassé avec autant de force ce chantier que nous le faisons ? Personne. » […]

 

 

 

Sur ce blog dès demain, un nouvel extrait, dans lequel je dresse le portrait de la France dans dix ans et où j’expose mes scénarios économiques pour notre pays en 2025.

 

 

 

2 réflexions au sujet de « Extrait de mon livre « Combats – Pour que la France s’en sorte » : Le socialisme de l’offre (10/15) »

  1. Tous les politiciens,à un certain niveau sont compétents:ce qui les distingue,ce n’est pas leur compétence,mais tout simplement la politique qu’ils pratiquent. Ceci dit,ceux qui ont goûté au pouvoir savent bien qu’il n’y a pas beaucoup de choix dans le domaine économique et financier à cause des marchés, de la mondialisation, de l’Europe etc…etc….

  2. Ce n’est pas un article sur l’incompétence de François Hollande. On peut y lire ceci :
    « Hollande est intelligent, sympathique, drôle, démocrate, républicain. Cent fois plus raisonnable que son prédécesseur. On ne le répétera jamais assez. »

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