Interview dans l’Est Républicain au sujet de PSA

PSA est et restera une entreprise française : c’est ce que j’ai réaffirmé dans mon interview parue ce matin dans l’Est Républicain. Je vous invite à en lire les détails ci-dessous.

L’État va-t-il entrer au capital de PSA ?

PSA avait déjà indiqué être en négociation avec des partenaires industriels dont le constructeur chinois Dongfeng. Je confirme que ces discussions s’accompagnent d’échanges concernant une augmentation de capital de l’ordre de 3 milliards d’euros, à laquelle pourrait participer Dongfeng, et qu’accompagnerait l’État.

PSA réalise la moitié de sa production en France. Cela va-t-il changer avec cette alliance ?

PSA a déjà deux alliances fortes, l’une avec General Motors, qui va se concrétiser avec la production d’un véhicule Opel à Sochaux, l’autre avec Dongfeng, qui lui a permis de pénétrer le marché chinois.

PSA a déjà deux alliances fortes, l’une avec General Motors, qui va se concrétiser avec la production d’un véhicule Opel à Sochaux, l’autre avec Dongfeng, qui lui a permis de pénétrer le marché chinois. Il n’y a donc pas contradiction entre alliance industrielle internationale et production nationale. L’intervention éventuelle de l’État, à la même hauteur que Dongfeng, et le maintien de l’actionnaire familial au capital, permettraient très clairement à l’entreprise de rester une entreprise française. C’est ma ligne de conduite depuis le début de ces discussions, que je suis de près : ça le restera.

Toute alliance génère des craintes pour l’emploi. Pouvez-vous les dissiper ?

L’État est là pour marquer la volonté d’un ancrage français : PSA est et restera une entreprise française, avec des centres de décision et de productions en France.

Je comprends les questions que peut soulever cette évolution majeure dans l’histoire d’un groupe qui a été, depuis son origine, essentiellement familial. Mais elle a justement pour but de donner à PSA les moyens d’un rebond industriel. Et l’État est là pour marquer la volonté d’un ancrage français : PSA est et restera une entreprise française, avec des centres de décision et de productions en France. Et l’on se doute que, étant moi-même élu du Pays de Montbéliard, je continuerai de suivre de très attentivement l’avenir du groupe, de ses sites industriels et de l’emploi en France.

L’État a-t-il encore vocation à produire des voitures, en 2014 ?

L’État a toujours vocation à pouvoir intervenir en fonds propres dans les entreprises lorsque cela est souhaitable. C’est l’objet de la doctrine sur l’État actionnaire que j’ai présentée en Conseil des ministres la semaine dernière.

Ne craignez-vous pas un refus de la Commission européenne ?

Cette question est prématurée. Je me contenterai à ce stade d’indiquer qu’en l’espèce l’État interviendrait aux côtés d’autres investisseurs, et lui-même dans les mêmes conditions, avec une démarche d’investisseur.

Comment l’opération serait-elle financée ?

Notre nouvelle doctrine de la gestion des participations de l’État nous en indique les moyens : c’est à travers la gestion active de notre patrimoine que nous pourrons intervenir, si nous sommes sollicités.

L’État qui entre dans PSA, c’est l’anti-Florange ?

Il s’agirait ici clairement de garantir l’avenir d’une filière stratégique entre toutes pour notre économie.

Les situations sont différentes. La doctrine adoptée la semaine dernière en conseil des ministres liste de manière très précise les cas dans lesquels l’État est susceptible d’intervenir. Il s’agirait ici clairement de garantir l’avenir d’une filière stratégique entre toutes pour notre économie.

Recueilli par Francis BROCHET

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