Dans les médias

Mes réponses dans l’Est Républicain au sujet de PSA

Catégorie : Actualité | Par pierre.moscovici | 20/02/2014 à 14:11

J’ai répondu ce jour aux questions de l’Est Républicain concernant l’accord entre PSA, Donfgeng et l’Etat. J’y reviens sur les engagements de chacune des parties, sur les perspectives pour le constructeur automobile français, sur le rôle de l’État actionnaire et sur mon implication pour faire aboutir cet accord.

A lire ici, mes réponses parues dans l’Est Républicain :

Au-delà de la nationalité des actionnaires, les salariés demandent des contreparties, notamment en faveur du maintien de l’emploi, quelles sont-elles?

Je comprends les interrogations des salariés, mais qu’ils le sachent : cet accord a été fait pour eux.

Cet accord entre trois partenaires, laissant entrevoir une nouvelle ère, n’est pas fait pour créer des difficultés, mais pour favoriser PSA et lui permettre de continuer sa marche en avant, d’investir et de créer des emplois. Si l’État français est à bord, c’est pour garantir l’emploi en France. Et je peux dire qu’ayant été aux avant-postes dans cette négociation, je ne suis pas là pour brader l’entreprise. Aussi, plutôt que parler de contreparties, je parlerai d’engagements. Lesquels figurent dans l’accord industriel, en particulier la production d’un million de véhicules en 2016 dans l’Hexagone où doit se maintenir 75% de la Recherche et développement. En même temps, d’ici à 2016, chaque usine française devrait bénéficier de la production d’au moins un nouveau modèle. Alors oui, je comprends les interrogations des salariés, mais qu’ils le sachent : cet accord a été fait pour eux.

Est-ce à dire que l’État sera le garant de la bonne gouvernance?

Conserver PSA comme un groupe français, maintenir le pouvoir de décision en France tout comme la production.

Il sera un actionnaire très actif. Selon cette idée: conserver PSA comme un groupe français, maintenir le pouvoir de décision en France tout comme la production.

Pas de fermeture d’usine en France, donc.

Berceau de l’aventure Peugeot, Sochaux est le principal site du groupe, le vaisseau amiral, et a vocation à le rester, j’y veillerai tout particulièrement.

Cela figure parmi les engagements. Ceux qui, parmi les 11000 salariés de Sochaux, s’inquiètent du devenir du site historique, n’ont donc pas de crainte à nourrir. Berceau de l’aventure Peugeot, Sochaux est le principal site du groupe, le vaisseau amiral, et a vocation à le rester, j’y veillerai tout particulièrement. Sa pérennité n’a jamais été remise en cause. Il n’y a jamais eu aucune forme de menace. Mieux, Sochaux, dans la montée en puissance, est un site privilégié. Je rappelle à ce propos que la remplaçante de l’Opel Zafira y sera produite dans le cadre du partenariat avec General Motors.

En quoi le fait que vous soyez élu du pays de Montbéliard a-t-il influé sur le cours des choses?
L’ironie de l’histoire a fait que je sois ministre et également un élu du territoire, ça a aidé, notamment dans la relation de confiance qui m’a permis de dépasser le simple rôle d’intermédiaire. En revanche, et contrairement à ce que j’ai pu lire ici ou là, je ne suis pas l’ami de la famille Peugeot.
Propos recueillis par Sébastien MICHAUX

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