Mon entretien dans Le Figaro paru aujourd’hui

Je vous invite à lire ci-dessous un extrait de mon entretien paru aujourd’hui dans Le Figaro. Réduction des dépenses publiques, compétitivité, Bercy, Europe, emploi et croissance : je reviens sur l’ensemble de ces sujets et y apporte mes convictions de Ministre de l’Economie et des Finances.

Le gouvernement a annoncé 50 milliards d’économies de 2015 à 2017, mais on ne voit rien venir. Quelle est concrètement votre méthode pour les identifier?

Le chef de l’État a annoncé le 14 janvier la création d’un Conseil stratégique de la dépense publique. Cette instance qu’il préside se réunit à un rythme très soutenu.

Le chef de l’État a annoncé le 14 janvier la création d’un Conseil stratégique de la dépense publique. Cette instance qu’il préside se réunit à un rythme très soutenu. Ce qui est novateur? D’abord, le fait que la question de la dépense publique soit traitée au plus haut sommet de l’État. Ensuite, nous traitons de l’ensemble des composantes de la dépense – l’État, la Sécurité sociale et les collectivités territoriales. Enfin, nous sortons de la logique du «rabot». Chaque réunion est consacrée à une famille de politiques publiques – prestations sociales, logement, emploi – évaluée au regard des gisements d’économies potentiels mais aussi les réformes de structures possibles.

On vous dit candidat à un poste de commissaire. Est-ce le cas?

Je me sens à ma place à Bercy et je crois avoir encore beaucoup à y apporter. J’y mène la politique sociale-démocrate du président en assumant chacun des choix qui ont été faits.

La décision de remanier appartient au président. Pour ma part, je suis un responsable politique, impliqué depuis vingt ans, candidat aux élections municipales, et je suis un Européen engagé, expérimenté, attaché aux institutions communautaires. Mais je suis avant tout un serviteur de mon pays. Donc je servirai là où les plus hautes autorités françaises considéreront que je suis le plus utile. Cela dit, je me sens à ma place à Bercy et je crois avoir encore beaucoup à y apporter. J’y mène la politique sociale-démocrate du président en assumant chacun des choix qui ont été faits. Je crois avoir une personnalité rassurante pour les Français, et crédible pour les entreprises. Et j’ai la conviction que la stabilité pour négocier les positions françaises à Bruxelles, Berlin ou Washington – gagner la confiance du club des ministres des Finances européens et de nos homologues du G20 n’est pas si simple et prend du temps – est un atout sérieux pour notre pays.

Arnaud Montebourg est monté en première ligne dans le dossier du rachat de SFR, en défendant l’offre de Bouygues contre celle de Numericable. Est-ce le rôle d’un ministre de Bercy?

L’essentiel est que, quelle que soit l’entreprise finalement retenue, des engagements clairs soient pris en termes d’emplois et d’investissement en particulier dans le très haut débit.

Arnaud Montebourg a sa personnalité, et la fougue qu’on lui connaît. Il défend ses convictions avec force. L’essentiel est que, quelle que soit l’entreprise finalement retenue, des engagements clairs soient pris en termes d’emplois et d’investissement en particulier dans le très haut débit: ce sont des enjeux publics. La satisfaction du consommateur doit également être prise en compte.

Retrouvez la suite de cette interview dans Le Figaro d’aujourd’hui ou en suivant ce lien (abonnés) : http://www.lefigaro.fr/mon-figaro/2014/03/18/10001-20140318ARTFIG00358-moscovici-les-50milliards-d-economies-presentes-en-avril-seront-precis.php