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Invité de la matinale de RTL : mon interview par Jean-Michel Aphatie

Catégorie : Actualité,Politique,Vidéos | Par pierre.moscovici | 30/04/2014 à 10:04

J’ai répondu ce matin à 7h50 aux questions de Jean-Michel Aphatie sur RTL.

Je me suis exprimé sur le Pacte de responsabilité, sur l’Union européenne, sur la conservation des emplois du groupe Alstom, ou encore sur Bercy.

L’enjeu, c’est que la France se redresse, avec un appareil productif plus fort, avec plus de croissance et d’investissements, et donc plus d’emplois et de pouvoir d’achat.


Pierre Moscovici : « L’enjeu, c’est que la… par rtl-fr

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3 commentaires

  • Rémi dit :

    Le risque de la politique d’exonération de charges sur les bas salaires.

    La politique du président Hollande, d’exonération totale des charges sociales, sur le SMIC, et d’exonération partielle sur les salaires ne dépassant pas un seuil quantitatif fixé, par le gouvernement, contient probablement un risque majeur d’effet recessif.

    Et cela car la conséquence de ces mesures pourrait etre la suivante:

    -Concernant l’exonération de charges sociales sur le SMIC, elle pourrait entrainer une préférence accrue, pour le SMIC, dans les entreprises.
    -Concernant les exonérations accordées aux entreprises versant des salaires en deçà de certains seuils, elle pourrait, en tout logique, aboutir à une préférence pour le versement de salaire en dessous de ces seuils.

    Le grand risque d’une telle politique est donc un abaissement des salaires, dans les entreprises, dans le dessein d’obtenir les exonérations en questions.

    Cette baisse des salaires distribués, en moyenne, dans les entreprises risque d’engendrer une baisse de la consommation, et donc une baisse de la production, entraînant une augmentation du chômage.Augmentation du chômage qui entraînera à son tour une baisse des rentrées fiscales pour l’Etat(moins d’impôt sur le revenu des particuliers) ainsi qu’une hausse des dépenses sociales (plus d’indemnisation chômage à verser) et donc corrélativement un accroissement de la dette du pays.

    Il faut, dès lors, véritablement réfléchir au risque recessionnaire d’une telle politique.

  • Rémi dit :

    La 3ème voie.

    Dans le débat entre partisans du protectionnisme et partisans du libre-échange existe probablement, une troisième voie à explorer, permettant de dépasser les antagonismes sur ces sujets.
    Le libre-échange est, à l’évidence, un système menant à la ruine des économies nationales et de l’économie mondiale, puisque aboutissant, poussé à son paroxysme, à une situation dans laquelle:

    -Un seul pays du monde, X, produit l’ensemble des biens et des services de la Terre (le pays dans lequel le cout du travail et de la main-d’oeuvre sont les plus bas).

    -L’ensemble des pays, autres que ce pays X (c’est à dire tous ceux dans lesquels les couts et les salaires sont plus élevés que dans le pays X) deviennent, quant à eux, des pays sans production, dans lesquels la population se retrouve au chomage. Ces populations ont alors vocation, dans ce modèle, à devenir de simples populations consommatrices. La logique de ce système contient en elle meme sa propre absurdité, puisque, les populations de l’ensemble de ces autres pays, seront à terme, dans l’impossibilité de consommer, faute de recevoir un revenu, issu d’une production.

    Le protectionnisme, quant à lui, dans sa configuration classique, à savoir, la mise en place d’un tarif douanier, permettant de lutter contre les véléités de dumping social et fiscal du capital, possèderait le défaut d’engendrer un repli des nations entre elles, du fait d’un amoindrissement du commerce international.
    Aucun des deux modèles ne semblant satisfaisants, il pourrait etre mis en oeuvre une troisième solution, hybride. Cette solution pourrait etre mise en place tant à l’échelle nationale, par un pays pris isolément, qu’à l’échelle mondiale. Prise à l’échelle nationale, elle engendrerait une résorbation du chomage, par relocalisation automatique de la production. Prise à l’échelle mondiale, elle aboutirait aux memes effets conduisant à une répartition équitable sur l’ensemble du globe, de la production et donc de la distribution de revenu.

    Elle consisterait dans l’édiction d’une règle simple consistant à subordonner l’autorisation de vente d’un produit donné, dans un pays donné, à la condition qu’une part significative de ce produit ait été fabriquée dans ce pays. La logique du capital étant la constante maximisation du profit, aucune entreprise ne refuserait de vendre ses produits dans un pays pratiquant cette politique, meme de manière isolée. Les entreprises, soucieuses de poursuivre leur vente, dans ce pays donné, installeraient immédiatement une partie de leurs productions dans celui-ci. Et cela car le capital préfèrera toujours vendre avec une marge réalisée sur chaque produit, inférieure à celle qu’il aurait réalisé, en l’absence de cette règle, que de ne réaliser aucune marge du fait de l’impossibilité d’écouler son produit, dans ce pays donné.
    La mise en place d’un tel système qui reconfigurerait totalement l’économie-monde tient à l’édiction d’une simple norme juridique pouvant, dores et déjà, etre mise en place à notre échelle nationale. Cette norme, transposable dans tout pays, disposerait que « La vente, par une entreprise donnée, d’un produit donné, sur un territoire donné est subordonnée à la production d’une part déterminé de ce produit, dans le pays, dans lequel il est vendu ».

    Note sur quelques conséquences du dispositif:

    Sur le plan de la qualification des locaux.

    Il pourrait être rétorqué à la mise en place d’une telle politique qu’il y a des pays dans lesquels la main d’oeuvre pourraient s’avérer insuffisamment formée pour produire les objets vendus localement. Cet argument est à balayer, puisque les entreprises elles-même se chargeraient de développer, seules ou en collaboration avec l’Etat, la formation des locaux, ceux-ci ayant vocation à devenir, dans ce modèle, par nécessité, leurs producteurs. Il y aurait ainsi, en surplus, une quasi-parfaite corrélation, dans un tel système, entre formation des individus et besoins des entreprises, et cela parce que les entreprises seraient obligées de s’investir dans la formation des locaux amenés à devenir leurs producteurs. Alors qu’elles ont le loisir, dans notre système actuel, de se poser dans les lieux où la main d’oeuvre est la plus formée, la moins chère, ou encore la moins fiscalisée, selon les critères et selon les circonstances engendrant les processus de décision de localisation de la production, en leur sein.

    Sur le plan social:

    Outre la baisse immédiate du chômage, par relocalisation automatique de la production qui s’ensuivrait, une telle politique réajusterait les rapports de force entre producteurs et capitaux. Cela car un des principaux instruments de pression des entreprises, à savoir la menace de délocalisation, via la mise en concurrence des travailleurs, disparaîtrait. La demande augmenterait mécaniquement, par hausse de la part versée aux salariés, dans la répartition de la valeur ajoutée. Le monde serait alors plus prospère et beaucoup moins inégalitaire, tant horizontalement, c’est à dire entre les habitants de différents pays, que verticalement, c’est à dire entre les habitants d’un meme pays.

    Sur le plan de la fiscalité:

    -Cette norme annulerait également les méfaits liés aux politiques actuelles tendant à l’attraction des entreprises, par la baisse de la fiscalité leur étant appliquées, rendant ce type de dispositif, sans objet.
    -La fiscalité serait à nouveau, exclusivement guidée par les besoins de l’Etat, en fonction des besoins de financement de services publics.
    Même dans l’hypothèse d’une nation décidant de pratiquer une politique de fiscalité très forte sur les entreprises, celles-ci, dans leurs logique de maximisation de leurs profits, ne quitteraient pas le territoire, sous peine de ne plus pouvoir y vendre leurs produits et donc de perdre de l’argent.

    Conclusion:

    Par une simple norme juridique, qui tient en deux phrases, nait la possibilité de clôturer le monde actuel, dans lequel les entreprises ont pris le pouvoir et dictent leurs conditions aux Etats, contraints de s’y soumettre.
    Ce serait ainsi une véritable inversion des rapports entre Etats et entreprises, les premiers ré-imposant leurs conditions aux secondes, comme dans le monde pré-mondialisation, à la différence près, que dans ce monde nouveau, le marché resterait global, avec la possibilité pour une entreprise de vendre partout dans le monde (et corrélativement de s’y implanter).

  • marie mcb dit :

    Pour consolider Alsthom, je prefererais Siemens à GE.
    Il suffit de comparer Airbus, entreprise franco-allemande à Alcatel, entreprise franco-americaine pour pouvoir prendre une decision serieuse.
    Airbus est une reussite, Alcatel-Lucent est un echec.
    Airbus est une cooperation loyale, Alcatel-Lucent est une predation de Lucent sur Alcatel.
    Ou on construit aujourd’hui une Europe de l’energie, ou on continue de se faire devorer par les americains.
    Le choix est clair.

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