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Articles de mai 2014


Après les élections européennes, politiser l’Europe

Catégorie : Actualité,Europe / International,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 28/05/2014 à 20:15

 Après les élections européennes, politiser l’Europe

 

Dimanche, la France a élu ses 74 députés au Parlement européen. Près d’un tiers d’entre eux (24), élus sur les listes du Front national, partent pour Bruxelles avec un mandat clair d’obstruction et de destruction de l’Union européenne. Le score obtenu par le Front national dimanche dernier est considérable. Il ne peut pas – et ne doit pas – être relativisé au niveau national. En effet, on ne peut plus seulement prétendre qu’il s’agit d’un vote de protestation dopé par une forte abstention. La participation a certes été trop faible, mais elle est en légère hausse par rapport à 2009. En outre, les scores de l’UMP, et encore plus du PS, donnent un signal politique clair, que chacun à droite comme à gauche doit entendre. Le vote Front national exprime toujours le rejet combiné des élites, des partis de gouvernement et de l’Europe. Mais ce résultat est aussi clairement, si nous n’y répondons pas, l’amorce d’un vote d’adhésion à un parti, à ses chefs voire à sa vision du monde.

En tant que responsable politique français, engagé pour l’Europe depuis plus de vingt ans, je me sens le devoir de poursuivre le débat politique, même si la campagne est derrière nous.

Je respecte pleinement les électeurs du Front national, comme tous les électeurs : c’est la démocratie. Mais, en tant que responsable politique français, engagé pour l’Europe depuis plus de vingt ans, je me sens le devoir de poursuivre le débat politique, même si la campagne est derrière nous. Ne cédons pas au fatalisme de mauvais résultats, mais regardons-les en face pour apporter des solutions et avancer. Car l’Europe ne peut pas seulement être évoquée par ceux qui l’aime deux semaines tous les cinq ans. C’est tous les jours qu’il faut l’expliquer, la défendre, la façonner par nos idées et nos actes.

Et je veux dire clairement ce que je crois.

Le programme de repli hexagonal qui est celui du Front national, serait, s’il venait à être mis en œuvre un jour, une catastrophe pour notre pays, ainsi que pour le continent européen tout entier.

Tout d’abord, le programme de repli hexagonal qui est celui du Front national, serait, s’il venait à être mis en œuvre un jour, une catastrophe pour notre pays, ainsi que pour le continent européen tout entier. Croire que l’on peut s’abriter derrière des discours incantatoires et des lignes Maginot imaginaires est une terrible illusion pour un pays comme le nôtre. Nos partenaires européens – dont notre économie dépend grandement – ne tarderaient pas à nous tourner le dos et à fermer à leur tour leurs frontières à nos produits agricoles, à nos services, à nos entreprises, à nos étudiants, à nos chercheurs. Des centaines de milliers d’emplois seraient alors détruits en France. Car l’enjeu fondamental est bien là. Voulons-nous rester un pays leader, une nation ouverte sur l’Europe et le monde pour y prendre notre juste place ou voulons-nous aller à rebours de l’histoire, de notre vocation, et devenir une économie bas de gamme, recroquevillée sur elle-même ? C’est le choix entre un avenir à construire ensemble et la nostalgie d’un passé aujourd’hui dépassé. C’est donc un impératif politique et moral de prendre très au sérieux la menace que représente un tel programme. Nous devons continuer à le discuter, le démonter et convaincre les Français de sa nocivité. Ce débat, il est essentiel en France. Il est fondamental dans le nouveau Parlement européen où les députés du Front national viendront siéger – si toutefois ils sont plus assidus que leurs prédécesseurs…

Quand on discute attentivement avec les Françaises et les Français, même parfois ceux qui ont voté pour le FN, on entend clairement le désir de voir l’Europe avancer.

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Invité du matin sur RFI

Catégorie : Actualité,Europe / International,Politique,Vidéos | Par pierre.moscovici | 28/05/2014 à 9:37

J’étais ce matin sur l’antenne de RFI, invité de la matinale à 7h50. J’ai répondu à Frédéric Rivière sur la situation politique en France et en Europe, sur les enseignements des élections européennes de dimanche dernier, ou encore sur ma volonté de mettre mon expérience au service de mon pays et de l’Europe. Ma conviction, c’est qu’il faut réorienter la construction européenne vers la croissance et l’emploi, avec plus d’investissements, pour réconcilier les Français avec l’Europe.

Il est nécessaire de porter une Europe différente, qui réponde davantage aux attentes des Français.

Mon interview de ce matin sur RFI à voir ou à revoir ci-dessous :

Pierre Moscovici, député PS du Doubs par rfi


Invité du Grand Journal d’Hedwige Chevrillon sur BFM Business

Catégorie : Actualité | Par pierre.moscovici | 26/05/2014 à 21:52

Invité aujourd’hui à 18h du Grand Journal sur BFM Business, j’ai répondu aux questions d’Hedwige Chevrillon.

Élections européennes, conséquences politiques, réorientation de l’Europe : retrouvez mon analyse dans les vidéos ci-dessous :


Pierre Moscovici, ancien ministre de l’Économie… par BFMBUSINESS


Pierre Moscovici, ancien ministre de l’Économie… par BFMBUSINESS


Invité de l’émission C à dire sur France 5

Catégorie : Actualité,Politique,Vidéos | Par pierre.moscovici | 26/05/2014 à 21:12

J’étais cet après-midi l’invité de l’émission C à dire sur France 5. Au lendemain des élections européennes, je me suis exprimé sur les résultats en France et en Europe, sur l’importance de la réorientation du projet européen vers la croissance et l’emploi, et sur les institutions européennes, notamment la nécessité d’un portefeuille économique pour la France à la Commission européenne.

Sur tous ces sujets, je vous invite à voir ou à revoir la vidéo de cette émission ci-dessous :


Une élection majeure

Catégorie : Actualité,Europe / International,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 23/05/2014 à 18:36

Une élection majeure

Dimanche, 400 millions d’Européens voteront pour élire le prochain Parlement européen. A quelques heures de la clôture de cette courte campagne, je veux brièvement revenir sur les enjeux de cette élection majeure.

Oui, l’Europe mérite d’être défendue contre ceux qui cultivent la nostalgie d’un « avant » fait de divisions et de guerres, marqué par les horreurs issues des totalitarismes, par les limites des frontières. Elle mérite d’être aimée.

Ce qui est d’abord en jeu, c’est l’attachement à l’Union européenne, à notre Europe. Celle-ci est attaquée par le grand vent de l’euroscepticisme, de l’europessimisme, de l’europhobie même. Et pourtant, rappelons-le, l’Europe n’est pas notre problème, elle demeure une solution. Prenons garde au nationalisme qui, comme le disait François Mitterrand, porte en lui la guerre. Souvenons-nous que l’Europe, c’est la paix, la démocratie, l’égalité, les droits de l’Homme, la promotion des femmes, la laïcité. Soyons conscients des bienfaits de la construction européenne : le renforcement de notre agriculture, la libre circulation, l’ouverture de nos marchés, l’interdépendance de nos économies. L’Europe, c’est notre vecteur d’influence essentiel, c’est une puissance dans la mondialisation, respectueuse des Nations qui la composent, c’est un idéal, une communauté de valeurs qui toujours attire et inspire. Oui, l’Europe mérite d’être défendue contre ceux qui cultivent la nostalgie d’un « avant » fait de divisions et de guerres, marqué par les horreurs issues des totalitarismes, par les limites des frontières. Elle mérite d’être aimée. Alors, refusons les tentations faciles, le rejet et les frustrations qui servent de slogan à ceux qui, à l’image du Front national, militent pour le retour en arrière, qui offrent à la France et à l’Europe, privées de l’euro, l’avenir d’une économie bas de gamme, repliée sur elle-même, à qui la dévaluation sert de substitut à la modernisation nécessaire, à l’intégration indispensable. Ne faisons pas non plus confiance à ceux qui, à l’image de Nicolas Sarkozy, proposent un affaiblissement des institutions communautaires et un amoindrissement de la cohésion européenne alors que nous avons au contraire besoin de faire de nouveaux pas en avant.

 Je suis un Européen, engagé, résolu, passionné même, mais un Européen lucide et exigeant. Et à l’échelle européenne aussi, le clivage gauche / droite conserve sa pertinence.

Est-ce à dire que tout va bien dans la meilleure des Europes, et que le choix se résume à un vote pour ceux qui croient en l’Europe au détriment de ceux qui la refusent ? Non ! Je suis un Européen, engagé, résolu, passionné même, mais un Européen lucide et exigeant. Et à l’échelle européenne aussi, le clivage gauche / droite conserve sa pertinence. Cette élection porte en elle des grands choix. D’abord, par leur vote, nos concitoyens choisiront celui qui présidera pendant cinq ans la Commission européenne, avec d’importantes prérogatives – fixer le cap économique et social, définir les portefeuilles au sein du collège, porter la voix de l’Europe. Les Chefs d’Etat et de gouvernement, réunis dès mardi en Conseil européen, devront, comme l’indiquent les traités, « tenir compte » du résultat des élections européennes. On connaît les personnalités en lice – Martin Schulz pour les socialistes et sociaux-démocrates, Jean-Claude Juncker pour le PPE – on voit aussi et surtout les options qu’ils défendent et les soutiens qui les portent. Au fond, le choix est clair. D’un côté, la possibilité d’une réorientation de l’Europe vers la croissance et l’emploi, de l’autre la promesse d’une continuité, après une décennie conservatrice. Je suis persuadé que les Européens perçoivent la nécessité d’un changement, qu’ils veulent d’autres perspectives que celle d’un continent connaissant durablement une croissance faible, une inflation trop basse et un chômage élevé. C’est bien de cela dont il est question dimanche : non pas un renoncement à l’Europe, mais l’engagement vers une meilleure Europe grâce à un nouveau leadership.

 Je souhaite que le PSE soit, dimanche, le premier parti d’Europe, ce qui passe, à l’évidence, par un bon score des socialistes français.

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Mon interview dans Le Point : réaction à la tribune de Nicolas Sarkozy sur l’Europe

Catégorie : Actualité,Europe / International,Politique | Par pierre.moscovici | 22/05/2014 à 22:22
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« La tribune de Sarkozy est un acte contre l’Europe »

Le Point.fr : Nicolas Sarkozy publie dans Le Point cette semaine une très longue tribune consacrée à l’Europe. Est-ce une initiative utile au débat ?

Cette tribune, sous le couvert d’une grande profession de foi européenne, tourne le dos à ce qu’est la construction européenne et ne répond pas aux exigences de l’Europe.

Pierre Moscovici : Cette tribune, sous le couvert d’une grande profession de foi européenne, tourne le dos à ce qu’est la construction européenne et ne répond pas aux exigences de l’Europe. Elle crée plus de désordre que de clarté. Elle jette sur l’Europe de la défiance, alors qu’il faut créer de la confiance. Nicolas Sarkozy n’offre pas de solution à la difficulté du moment, c’est-à-dire le déficit de croissance et d’emploi. Au contraire, si ses suggestions étaient appliquées, elles créeraient beaucoup de problèmes. Je pense à sa proposition de diviser par deux les compétences communautaires (la moitié devrait donc être assumée par les États nationaux, NDLR). C’est une formidable régression par rapport à l’esprit européen à un moment où, au contraire, nous avons plutôt besoin d’avancées dans l’intégration européenne. Ce n’est pas d’un affaiblissement des institutions communautaires dont nous avons besoin, mais d’une amélioration de leur rôle. Ce n’est pas de moins d’Europe dont nous avons besoin, c’est d’une meilleure Europe.

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La création d’une grande zone économique franco-allemande, comme le propose Nicolas Sarkozy, n’est-elle pas une solution ?

Je suis un ardent partisan du moteur franco-allemand, j’en ai été un acteur à Bercy avec Wolfgang Schäuble, mais je ne crois pas que l’Europe puisse se réduire à un directoire entre la France et l’Allemagne – ce n’est d’ailleurs pas ce que souhaitent nos amis allemands.

Je suis un ardent partisan du moteur franco-allemand, j’en ai été un acteur à Bercy avec Wolfgang Schäuble, mais je ne crois pas que l’Europe puisse se réduire à un directoire entre la France et l’Allemagne – ce n’est d’ailleurs pas ce que souhaitent nos amis allemands. Or, c’est ce que Nicolas Sarkozy propose. La France et l’Allemagne ont un rôle particulier, elles sont le moteur de l’Europe. C’est pour la réconciliation franco-allemande qu’on a créé l’Union européenne. Ce sont les deux plus grandes économies de la zone euro et de l’Europe. Cela ne suffit pas à dire qu’elles ont plus de droits que d’autres. Ces deux pays ont surtout des devoirs, des responsabilités. Il faut plus de coopération et de coordination entre nos deux pays en prenant en compte que nous n’avons ni les mêmes atouts ni les mêmes difficultés. La France doit poursuivre ses réformes, l’Allemagne doit être capable de stimuler sa propre demande intérieure. Et, ensemble, nous devons faire des propositions pour l’Europe et la zone euro, en vue d’une plus forte croissance.

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Ce que vous reprochez à Nicolas Sarkozy, donc, c’est sa plaidoirie pour que l’on « arrête de croire au mythe de l’égalité des droits et des responsabilités entre tous les pays membres » de la zone euro ?

Ce que Nicolas Sarkozy propose, c’est une fragmentation supplémentaire. Moi, je propose un surcroît d’intégration.

Ce que Nicolas Sarkozy propose, c’est une fragmentation supplémentaire. Moi, je propose un surcroît d’intégration. Il souhaite une inégalité de traitement entre les membres de la zone euro. Au contraire, il faut faire en sorte que les 18 pays qui partagent la même monnaie aillent plus loin dans l’intégration fiscale pour lutter ensemble contre l’évasion fiscale, pour rapprocher les taux d’imposition des sociétés, pour faire en sorte qu’on mette fin au secret bancaire à travers l’échange automatique d’informations. Il faut aussi plus d’intégration sur le plan budgétaire en dotant la zone euro d’une capacité financière qui permette un socle d’assurance chômage commun mais aussi en mettant en oeuvre des projects bonds (des emprunts lancés en commun par plusieurs pays, NDLR) qui permettent de financer davantage l’investissement. Enfin, il faut intégrer davantage politiquement la zone euro avec une présidence permanente de l’Eurogroupe, éventuellement confondue avec un portefeuille au sein de la Commission européenne, et la création d’une chambre parlementaire de la zone euro au sein du Parlement européen.

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Nicolas Sarkozy souhaite « suspendre immédiatement Schengen I et le remplacer par un Schengen II » pour empêcher les étrangers de « choisir le pays où les prestations sociales sont les plus généreuses ». Que pensez-vous du constat et de la solution proposée ?

Rompre avec la liberté de circulation, qui constitue une liberté fondamentale de l’UE, c’est choquant. C’est une erreur.

Comment un ancien président, qui, dit-on, aspire à le redevenir, peut-il ignorer à ce point ce que sont les accords de Schengen ? Comment peut-il laisser penser que l’on peut suspendre un traité du jour au lendemain ? C’est plus que surprenant ! Rompre avec la liberté de circulation, qui constitue une liberté fondamentale de l’UE, c’est choquant. C’est une erreur. Si on le suit, il faudrait réaffecter à nos frontières nationales des douaniers, des forces de sécurité, dont nous avons besoin pour protéger l’Europe sur ses frontières extérieures. Qu’il faille renforcer Schengen, conforter Frontex, mieux définir des politiques communes en matière migratoire, oui. Qu’il faille réformer, améliorer, oui. Suspendre, c’est absurde.

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Politiquement, cette tribune est-elle une attaque contre François Hollande (qui n’est jamais cité) ?

Cette tribune est une démarche totalement personnelle, qui ne me paraît pas être un acte de campagne européenne, mais plutôt un acte de campagne pour Nicolas Sarkozy et contre l’Europe.

Nicolas Sarkozy critique le leadership actuel de l’Europe, et donc son successeur. Mais nous sommes en train de sortir de la crise de la zone euro, là où il avait échoué, notamment grâce à des propositions françaises – je pense au pacte pour l’emploi et la croissance, ou l’union bancaire. Surtout, je ne vois pas où sont ses amis ! Cette tribune ne me paraît pas amicale envers son parti à l’échelle du continent, le PPE, ni envers l’UMP, pour laquelle il n’appelle pas à voter, ni envers les thèses que défend l’Allemagne, qui a une vision toujours intégrée, communautaire, égalitaire de l’UE. Je ne veux pas croire non plus que ce soit un acte d’amitié envers le Front national. Cette tribune est une démarche totalement personnelle, qui ne me paraît pas être un acte de campagne européenne, mais plutôt un acte de campagne pour Nicolas Sarkozy et contre l’Europe.

Propos recueillis par Charlotte Chaffanjon


Invité du Talk Orange – Le Figaro

Catégorie : Actualité,Europe / International,Politique,Vidéos | Par pierre.moscovici | 22/05/2014 à 14:44
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J’étais ce midi l’invité de l’émission Le Talk Orange – Le Figaro, émission consacrée à l’actualité politique française, européenne et internationale. J’y suis revenu sur ma vision de l’Europe, sociale et progressiste, prônant une intégration plus forte au sein de la zone euro et appelant à la mobilisation ce dimanche. Je m’y exprime aussi sur la tribune de Nicolas Sarkozy consacrée à l’Europe, qui tourne le dos à l’intégration communautaire. Je reviens enfin sur mon parcours de ministre, de député et d’eurodéputé, et sur ma volonté de poursuivre mon engagement au service du projet européen.

A voir ou à revoir ci-dessous, mon interview dans Le Talk :


Moscovici : «Suspendre Schengen serait une… par lefigaro

 


Mobilisé sur le terrain pour une nouvelle Europe

Catégorie : Actualité,En images,Europe / International,Politique,Réflexions,Voyages et déplacements | Par pierre.moscovici | 21/05/2014 à 12:05

Mobilisé sur le terrain pour une nouvelle Europe.

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La réunion publique à laquelle j’ai participé hier à Wattrelos ne fait que confirmer ma conviction qu’il est nécessaire de s’engager pour l’Europe, pour une autre Europe.

J’étais hier à Wattrelos, dans le Nord, pour une réunion publique consacrée aux élections européennes. Depuis plusieurs semaines déjà, je me déplace en France, dans nos régions, afin d’être présent aux côtés de nos candidats socialistes et progressistes des listes « Choisir notre Europe » et pour expliquer aux Français les enjeux de cette élection. La réunion publique à laquelle j’ai participé hier, à l’invitation du député-maire Dominique Baert, marquée par des échanges fructueux avec les candidats et les participants, ne fait que confirmer ma conviction qu’il est nécessaire de s’engager pour l’Europe, pour une autre Europe. Je serai ce soir à Bourg-en-Bresse, aux côtés de mon ami Vincent Peillon, pour continuer à porter ce message, à quelques jours d’un scrutin qui ce dimanche donnera un nouveau visage à l’Europe.

J’ai en moi cet ADN européen, mettant depuis de nombreuses années mon expérience au service de l’idéal européen. En m’engageant pour l’Europe, je m’engage pour la France.

Il est pour moi essentiel, naturel même, d’être mobilisé dans cette campagne. J’ai en moi cet ADN européen, mettant depuis de nombreuses années mon expérience au service de l’idéal européen. En m’engageant pour l’Europe, je m’engage pour la France. Car notre destin est intimement lié à celui de l’Europe. Citoyens, consommateurs, travailleurs, épargnants, nous sommes tous concernés par le projet européen, et nos vies quotidiennes sont imprégnées des progrès portés par l’Europe. Pro-européen passionné, je suis fier de ce qui a été accompli depuis l’impulsion donnée par les pères fondateurs. L’Europe est une chance : mettre en commun nos forces et nos atouts, partager nos valeurs et nos décisions, exercer ensemble notre souveraineté, c’est cela toute la beauté du projet européen. Alors quand je vois les dangers du vote eurosceptique, je suis convaincu que l’Europe mérite mieux que le dénigrement, le rejet, le recul et l’affaiblissement.

Voter aux élections européennes ce dimanche, c’est choisir l’orientation de l’Europe. Avec les socialistes européens, avec Martin Schulz, c’est lui donner une nouvelle impulsion, un nouveau souffle.

Ce dimanche, nos concitoyens voteront pour définir la composition du Parlement européen ces cinq prochaines années. Ils pèseront également directement – et c’est une première – dans le choix du futur président de la Commission européenne. Voter aux élections européennes ce dimanche, c’est choisir l’orientation de l’Europe. Avec les socialistes européens, avec Martin Schulz, c’est lui donner une nouvelle impulsion, un nouveau souffle. C’est refuser les politiques d’austérité menées par la droite conservatrice, qui a étouffé la reprise, et promouvoir au contraire une nouvelle croissance, avec des investissements au service des citoyens européens.

L’heure, plus que jamais, est à la mobilisation pour une Europe sociale, une Europe de la croissance et de l’emploi, une Europe du progrès, une Europe des peuples.

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Voici quelques photos de ce déplacement à Wattrelos :